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Aube

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MessageSujet: Aube Lun 11 Jan 2016 - 7:54

1er décembre de l'an 6
Autone ouvrit les yeux très tôt, retrouvant près de l’homme qu’elle allait épouser le jour même. Elle savait qu’il s’était levé pendant la nuit, ne pouvant avoir le sommeil lourd après avoir dormi trois ans avec des milliers de personnes. Mais la femme avait perdu ce réflexe d’agripper le bras de Matis dès qu’elle le sentait partir. Leto suivit la jeune femme vers la chambre où elle pourrait se préparer et recevoir d’éventuels invités avant la cérémonie. Elle laissa l’homme dans le lit, jugeant qu’il se réveillerait bientôt, trop nerveux pour dormir. La petite femme se fit couler un bain, profitant d’un peu de tranquillité dans l’eau qui refroidissait rapidement, déjà tiède lorsqu’elle s’immergea à l’intérieur. Elle aimait prendre son temps et rester entièrement sous l’eau, jusqu’à sentir son cœur battre dans ses veines tellement elle retenait son souffle longtemps. Les baignades dans les oasis l’avaient rassurés à son arrivée au protectorat et le bain dont elle avait pu bénéficier au marché noir avait été plus qu’apprécié. Si elle était légère, plus rien ne pesait sur ses épaules, une fois la tête sous l’eau.

La jeune femme caressa la tête de son chien qui réclamait un peu d’attention et se mit à rire en le voyant s’enfuir au contact des gouttes d’eau qui étaient restées sur ses mains. Elle se leva et attrapa une serviette qui resta autour de sa taille avant qu’elle n’enfile son corset, puis ses autres sous-vêtements et enfin, sa robe. Elle s’assied sur la chaise qui était posé devant son bureau où étaient rangées quelques épingles, une brosse à cheveux, un peu de maquillage qu’elle n’avait pas envie d’utiliser ainsi que des bijoux un peu plus féminins. L’espace était surmonté d’un large miroir où elle pouvait voir tout son corps si elle se levait et se reculait. Le rossignol tint ses cheveux encore mouillés dans ses mains afin de ne pas abimer la robe satinée. Elle attrapa sa brosse et commença à démêler la tignasse un peu épaisse, bien que plus courte qu’elle ne l’avait été dans le passé. À travers son miroir, la petite femme détourna le regard vers son compagnon qui s’amusait à courir derrière sa queue dans un coin de la pièce. Leto lui arracha un nouveau rire avant qu’elle ne prenne le papier où elle avait écrit ses vœux, tentant de réviser un instant pendant que ses cheveux séchaient.

Un son retentit de sa porte, la jeune femme se leva alors afin d’aller ouvrir, jetant un coup d’œil dans le petit espace de la porte avant d’inviter l’homme à entrer lorsqu’elle le reconnut. Elle ne croyait pas aux superstitions dont on lui avait fait part, mais avait cette excuse pour prendre ce moment pour elle et se calmer. Elle n’avait toujours pas annoncé sa grossesse à son ami, mais se doutait qu’il avait remarqué lorsqu’il était arrivé et en recevant l’invitation de mariage plutôt hâtive.

-Bonjour Ombre, entre …j’ai beaucoup de temps devant moi. Je suis contente que tu sois venu…Je sais que tu as des obligations à Gloria. Ce mariage n’a rien de ce dont j’ai l’habitude…



Dernière édition par Autone Summer le Sam 16 Jan 2016 - 23:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aube Sam 16 Jan 2016 - 21:45

Il s’était levé avec un léger mal de tête et une bouteille vide près de son lit. Il ne se souvenait plus s’il avait terminé cette dernière avec le futur marié, ou s’il avait terminé d’ingurgité le liquide seul de son côté. Qu’importait ce fait, il avait eu à se hâter, car la cérémonie arrivait rapidement, et l’homme avait quelques petites choses de prévue avant le commencement de cette dernière. Heureusement pour lui, il avait passé la veille à se préparer pour la journée décisive. Il avait crevé ses plaies gonflé la veille et soigné magiquement le tout, afin de son visage soit le plus présentable qui soit. Il avait aussi repeint son masque, avec l’aide de sa compagne, afin que le visage qu’il aborderait soit des plus impeccables… Au vue de sa situation singulière. Le Corbeau avait décidé de se vêtir de blanc pour le mariage, recyclant simplement ses vêtements servant à son ancien emploi d’Archiviste impérial. C’était un tissu propre, et beau, de quoi faire tâche adéquatement sur le corps de l’ancien assassin. Rien ne lui allait mieux que le noir, sa couleur naturelle… Et se voir ainsi en blanc était déstabilisant. Il était de plus assez nerveux pour cette cérémonie, sans savoir pourquoi précisément. C’était le premier mariage où il mettrait les pieds… Enfin, de façon volontaire et en étant invité… De lointain souvenir lorsqu’il y songeait.

Il embrassa sa tendre moitié et quitta sa chambre afin d’aller faire la surprise à son amie. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps afin de trouver où elle se préparait. Il resta un moment près de la porte, souffla délicatement. Quel était ce stresse qui le prenait si insidieusement aux tripes? Il s’agissait d’UN mariage, et non pas SON mariage… Il était supposé être calme et posé, afin de pouvoir rassurer la mariée qui elle, devait être nerveuse. Ayant repris le dessus sur son stresse étranger, il frappa délicatement à la porte. Il entendait un raclement à l’intérieur de la pièce, pareil à un objet dur sur le plancher. Trop léger pour être une chaise, il devait donc s’Agir de griffe, typiquement la marche d’un chien. Logique, puisque la mariée possédait un chien. Il attendit patiemment qu’on vienne lui ouvrir. Il ne put s’empêcher de sourire à la vue de son amie ainsi vêtu. Quand l’idée qu’il devait avoir un sourire idiot au visage lui traversa l’esprit, il reprit son expression habituel. Un sourire en coin restait néanmoins présent, tant la vue de la demoiselle amusait l’homme masqué.

-Bonjour Autone. Tu es resplendissante en ce jour.

Son sourire s’élargit d’avantage. Il pensait ce qu’il disait et cela sans caprice. Il avait rarement vu la jeune femme dans des vêtements aussi raffiné, ou avec une coiffure aussi observé et travaillée. Il entra dans la pièce, accueillant le chien de son ami d’une discrète caresse sur la tête, avant de subir une entièrement inspection du bout du museau de la bête. Il ne sentait pas le musc animal et la sueur, pour une fois dans sa vie… Une autre chose étrange à mettre sur sa liste d’irrégularité de la journée.

-Croyais-tu vraiment que le Corbeau te laisserait seule avant pareil occasion? Ses affaires à Gloria peuvent attendre pour le moment… Ils peuvent se débrouiller sans lui deux semaines de toute façon… Ce ne sont plus des enfants.

Il parlait bien entendu du trio qu’il avait rencontré sur sa route récemment. Beaucoup de chose se mettait lentement en place. Bientôt, ils auraient d’Autre chose à gérer que sa propre personne… Mais c’est ainsi qu’il voulait vivre à présent. Tout comme Summer aujourd’hui, le Corbeau prenait engagement, un contrat qui changerait sa vie à jamais, pour le meilleur, ou pour le pire.

-Est-ce qu’une femme peut réellement prendre l’habitude de se marier?

Il avait lancé cette question de façon rhétorique, à la blague. Il décida de continuer d’Ailleurs sur cette voie et prit une habitude faussement élitiste, avant de s’Adresser de nouveau à Autone.

-Comment se porte la future dame Falkire, à l’aube de sa nouvelle vie?

Il avait abondement exagéré une révérence avec de grand geste théâtral des bras. Il voulait être drôle, et la faire sourire. Il y avait toujours le risque que tout aille de travers, comme toujours dans son cas. Cela ne l’empêcha pour autant d’essayer, il n’avait pas grand-chose a perdre après tout.
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MessageSujet: Re: Aube Ven 22 Jan 2016 - 4:41

Elle avait vu passer plusieurs robes, très élégantes, mais aussi pleines d’artifices. Les corsets et les coutures serrés, les pierres précieuses et celles où la couture s’arrêtait à la taille pour camoufler le ventre. Autone n’avait pas le temps de faire ajuster une robe trop compliquée, au fur et à mesure que son ventre grossirait et ils grossissaient anormalement rapidement pour un abricot qui aurait émergé dans son ventre il n’y avait que trois mois. Peut-être était-elle enceinte depuis un peu plus longtemps, peut-être était-ce normal de saigner, quelques fois, pendant une grossesse. Elle avait omis de mettre un corset serré, comme la bienséance lui aurait exigé. Matis était encore plus formel qu’elle sur ce point et elle était la première à s’opposer à ce genre de bêtises : Il n’y avait aucune convenance qui allait mettre en danger son enfant ou lui faire risquer une fausse couche.

Un sourire éclaira son visage, étrangement elle avait humeur douce et n’avait pas envie de se mettre en colère. La jeune femme remarqua la mine du corbeau, malgré son masque, qui était bien pâle pour un oiseau noir. Non, elle ne s’attendait pas à ce qu’il refuse son invitation, mais elle ne pouvait plus vraiment affirmer croire en sa parole, ou en ses promesses. Elle pâlit légèrement lorsqu’il prononça le mot ''enfant’’. Peut-être un peu paranoïaque, mais surtout nerveuse sur ce point, ce ventre anormalement gros qui attirait les questions. Elle n’avait pas envie de se cacher, pour ne pas attirer les soupçons et scandales…Et elle avait dû le faire quand même.

-Je ne suis pas seule, à part mon fiancé, Luna est présente, Aramis aussi, nous sommes très différentes mais…morneflamme nous a rapproché dans la souffrance.


Comme des animaux qui, à la recherche de chaleur, devaient se coller l’un contre l’autre pour survivre.

-Eh bien, répondit-elle en riant, j’imagine qu’il y a des femmes plus…sélectives que d’autres. J’ai fui mon premier fiancé, certaines trouvent probablement moyen de fuir leur mari…Sérieusement je ne sais pas comment il a fait mais Matis a réussi à se lier d’amitié avec un empereur…et il a réussi à l’inviter au mariage…et à le convaincre d’être son témoin. S’il s’agissait de Korentin Kohan je serais déjà moins mal à l’aise mais je ne connais rien à rien aux coutumes elfiques. Me planter dans la bienséance me fait plus peur que de prononcer mes vœux…


Ses yeux croisèrent le bout de papier où elle avait écrit ses vœux à l’encre, entre deux problèmes de paperasse à la guilde marchande. Elle l’avait appris par cœur, mais n’était pas du tout certain qu’une fois devant tout le monde, les paroles couleraient à flot, sans hésitation. Évidemment que personne n’avait l’éloquence parfaite avec ce niveau de stress sur les épaules, il n’y avait pas de pression, ni de performance ou de spectacle…Mais elle avait quand même peur, de se ridiculiser ou de se laisser emporter par ses émotions ou par l’anxiété.

Le rossignol rit à nouveau lorsque le corbeau fit sa révérence, elle lui répondit de la sienne, parfaitement pratiquée. C’était crissolorio qui lui avait appris, lorsqu’il l’avait emmené à la cour, Matis n’avait pas eu à l’aider de ce côté-là.

-Nouvelle vie…C’est bien fort comme mot. À part un titre, quelques papiers, rien ne changera…Presque…


Elle baissa la tête, regardant son ventre. Il y aurait un enfant, mais son amour pour Matis ne changerait rien. Le mariage, le titre de noblesse, ce n’étaient que des mots.

-Tu avais remarqué hier? C’est ce qui, par-dessus tout, me fait le plus peur. Je n’ai pas envie de les entendre murmurer, je m’en fiche sincèrement mais pas aujourd’hui…
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MessageSujet: Re: Aube Jeu 28 Jan 2016 - 21:57

-Il a vu la gamine tout à l’heure… Ainsi que dame Thredë.

Une simple réponse, cachant une multitude de crainte et de réflexion. Revoir Luna était toujours douloureux et difficile. Trop de souvenirs étaient associé à la gamine. Des bons, et des moins bons. Malgré le fait qu’elle avait grandi et prit en maturité, le Corbeau la considérait toujours comme SA gamine, peu lui importait l’opinion des autres à ce sujet, même celui de Luna. Quant à la Baptistrelle, elle l’avait aidé, par deux fois. Il lui devait donc une partit de sa liberté. S’il avait résidé plus longtemps dans a prison, au bien il aurait écrasé lorsque la structure s’était effondré, ou il se serait perdu dans le labyrinthe de sa pensé. L’elfe avait fait pression lors de son jugement, elle et l’Épervier… Le Corbeau en devait beaucoup à plusieurs personnes à présent. C’était étrange, lui qui avait passé sa vie seul, à présent, il se retrouvait très entouré, trop dans certain cas. N’était-il pas actuellement témoins dans un mariage? Comme quoi le futur restait toujours incertain…

-Dit toi que la majorité des elfes n’en ont rien a faire de la vie d’un humain… L’empereur doit bien estimer ton mari… Et puis, Si le Kohan aurait fait son apparition… Tu aurais perdu ton témoin en moins de temps qu’il n’en faut pour tranche rune gorge!...

Il avait lancé cette dernière partie encore une fois à la blague. Il faisait des efforts exceptionnels afin de se montrer sous son jour le plus sympathique. Les Kohan… Jamais il n’aurait de regret à tuer une personne portant ce nom… Rancune? Oui, le Corbeau était très rancunier, même lorsque le tort n’était pas personnel. Mais avant de venir, il s’était juré de ne tuer personne, en route et une fois rendu… Sauf si le mariage était en danger bien entendu… Et puis, il tentait de baisser son taux de mort, maintenant que la « paix » était instaurée… Le plus difficile restait son sevrage. Ses tendances anthropophagique restaient toujours présentes dans ses tripes. Les combattre était actuellement l’une de ses plus grosses préoccupations… Mais encore une fois, il avait aussi juré de ne manger personne tout au long de son voyage, ainsi qu’au mariage, même si cela étaient des ennemis. Oui, beaucoup de réflexion étrangère préoccupait le Corbeau, et malgré tout cela, il continuait d’être nerveux quant au principe de devoir se montrer devant une foule. Comme quoi les préoccupations personnelles de tous et chacun était très relative.

À la question de son amie, l’homme laissa un sourire éclairer son visage. Il entra d’avantage dans la pièce. Sa main passa sur la tête du chien d’Autone. Il ne connaissait pas l’homme, et pourtant, il semblait affectueux. Le Corbeau avait une nature intimidante, il effrayait les bêtes d’ordinaire. Pourtant, le compagnon du Rossignol n’était pas hostile. Un chien intelligent donc… C’était une bonne chose, d’Avoir ainsi un compagnon canin à l’esprit vif. Bien entendu, le Corbeau pensa à Diès, mais la situation actuelle demandait son attention. Sa mélancolie allait attendre un peu. Il s’appuya sur l’unique fenêtre de la pièce, qui conférait toute la lumière dans cette dernière. L’homme aimait bien les fenêtres… Ces ouvertures étaient des portes, une façon d’espionner, de fuir, d’entrer discrètement, de faucher une vie de loin, de se protéger de l’extérieur… Una accès au monde extérieur… Le masqué était peut-être plus un oiseau qu’il ne le pensait déjà à être ainsi attiré par le grand air et l’espace libre. Être à l’intérieur n’avait jamais été son fort… Il s’adossa au cadre de la fenêtre afin d’être en face d’Autone. Il la regarda un moment. Par lourdement, ou sévèrement. D’avantage comme un frère regarde sa sœur, ou comment le Corbeau regardait Luna. D’une façon protectrice, bien que maline.

-Si cela avait été une autre femme, il n’aurait pu deviner… Mais le Corbeau te connait… Il connait tes formes, tes manières… Tu cachais quelque chose, consciemment ou non, et c’est ce qui l’a motivé à chercher quoi.

Il marqua une pause et tourna sa tête vers la scène extérieure, d’où venait le bruit habituel de la vie en ville. Plus distante que dans une maison pauvre, mais présente néanmoins.

-Et puis… Il avait ses doutes lorsqu’il a su que tu te mariais… Il veut dire… Le Rossignol? Se marier? Il avait peine à le croire… Mais après avoir parlé cette nuit avec ton Mari… Ou plutôt ton futur Mari, il ne pense pas que tu te maries uniquement de façon à dissimuler une grossesse… Ce n'est pas le genre à la Summer qu'il connait d'agir ainsi.

Il reporta son attention sur son ami, toujours avec un sourire aux lèvres. Il fit un pas vers l’avant et mit un genou à terre, près d’elle, afin d’être à son niveau, ou à peu près. Il posa sa main sur la petite épaule de la damoiselle, la regardant dans les yeux d’un air quelque peu grave.

-Sache que personne ne te blessera en la présence du Corbeau, par des paroles ou des gestes. Il a juré de n’abattre qui que ce soit en ce jour, il te rassure. Néanmoins, crois-le, personne ne t’atteindra… Fal… Il veut dire… Matis sera là pour te protéger. Et tu as un ami dans l’Ombre qui veille et veillera sur toi, ainsi que sur l’enfant que tu portes.

Il se releva, l'air un peu plus grave encore.

-Il sait que ne dois pas l'avoir pardonner encore... Mais il tiens néanmoins à te faire cette promesse, qu'importe la véracité que tu lui apporteras. Il a juré devant toi à Sandur et jure à nouveau en ce jour Sacré. Il s'agit ici de son présent de noce... Il s'agit de Mon présent, pour une amie qui m'est chère.
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MessageSujet: Re: Aube Mer 3 Fév 2016 - 4:09

La blague du corbeau choqua légèrement le Rossignol, elle ne réagit pas vraiment, mis à part un léger haussement de sourcil et un malaise ambiant. Si elle avait parlé de Fabius Kohan, elle n’aurait pas été étonnée, mais Korentin… Elle croyait en cet empereur, en sa bienveillance. Bien qu’il fût riche et né ainsi, il avait vécu morneflame avec eux, ce qui le mettait sur un certain pied d’égalité, sur la conscience de la jeune femme. Comme si le volcan lavait les titres, trois ans en n’étant qu’un humain parmi les autres, il n’avait pas cette chose qu’Autone détestait des nobles…Leur absence de souffrance. Cette capacité qu’ils avaient à juger les autres, à détester les pauvres et à les mépriser sans avoir vécu le dixième de ce que les plus démunis vivaient chaque jour. La majorité des hommes et femmes de la cours que le rossignol avait connu n’auraient pas su quoi faire si du jour au lendemain, ils étaient à la rue. Mais sur leurs lèvres restaient les mêmes mots, catin, bâtar, gueux, laidron et des dizaines de mots qui ne se répètent pas. C’était ce plateau d’argent, qu’elle détestait, celui que son empereur n’avait pas eu.

-C’est…très rassurant …que le témoin de mon fiancé n’en ai rien à faire de sa vie…


Elle rit un peu nerveusement avant de prononcer ''Leto’’ tout doucement pour l’attirer vers elle et prit le canin dans ses bras pour enfin s’asseoir et le poser sur ses cuisses. Caresser sa fourrure, gratter le dos de ses oreilles, de son menton et son ventre, cela la rassurait et la calmait. Il était vrai que si lui était indifférent, elle pouvait l’être aussi, être indifférente des manières, des mœurs. Ce n’était pas le moment de se ronger les os et elle savait que c’était mauvais pour son enfant.

Une main se posa sur son ventre, ce geste instinctif, encré et gravé dans la culture et l’imaginaire collectif. Il y avait un être, juste là et c’est elle qui l’avait fait. Il était la fusion de son amour pour Matis, il était le sien, le leur. Petite chose précieuse, fragile, qui pouvait casser à tout moment. Elle l’aimait déjà, cet enfant au nom encore inconnu, cet enfant qui n’avait peut-être encore pas de cœur. Elle devait le protéger, parce qu’il ne tenait qu’à elle. Un sourire paisible se dessina sur ses lèvres, heureuse qu’ils aient partagés une discussion et que Saemon comprenne leurs sentiments.

Puis le corbeau se fit plus grave, portant un serment significatif pour la jeune femme. Elle fronça légèrement les sourcils, comme troublée, ne sachant comment réagir. Elle l’avait pardonné, mais elle n’avait pas oublié, c’était beaucoup trop tôt. Elle n’oubliait jamais, la seule chose qui pourrait encore changer était sa confiance en lui, sa certitude qu’il ne briserait pas cette promesse. Sans qu’elle ne s’en rende compte, les larmes montèrent aux yeux d’une Summer qui n’était pas tout à fait habituée aux flots d’émotions d’une grossesse.

- Tiendras-tu cette promesse, Ombre?

D’un sourire elle se fendit en larmes, mitigée entre les souvenirs d’une trahison et le soulagement de penser que son enfant aurait la protection du corbeau. Elle se sentait chanceuse d’avoir Matis et d’avoir son ami avec elle alors que cet évènement avait tout de ce qu’elle n’aimait pas. Le corbeau pouvait s’en prendre au rossignol, elle savait pardonner, mais il ne pouvait s’en prendre à son enfant, elle ne pourrait jamais le permettre, le laisser entrer dans sa vie à nouveau. La jeune femme essuya ses larmes, respirant doucement pour se calmer.

-Désolé… Je crois que je n’utiliserai pas de poudres aujourd’hui, au risque de voir tout cela couler.


La jeune femme se renferma un peu sur elle-même, se blottissant en quelques sortes contre la bête qu’elle tenait sur ses genoux, elle maugréa un ''Merci '' à peine audible.
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MessageSujet: Re: Aube Ven 12 Fév 2016 - 22:14

Bon, il devait commencer réellement à réduire la quantité de mot stupide qu’il prononçait par phrase. Il devait aussi clarifié ses réflexions… Et arrêter de dévisager la fenêtre à chaque malaise ressentit. Il y avait quinze ans, alors qu’il n’était qu’un assassin solitaire et perdu, il pouvait se permettre d’agir comme bon lui semblait. Il n’avait pas à répondre à qui que ce soit. Ni ami, amie, compagne ou famille. Il avait à peu près tout cela maintenant. Ses agissements faisaient donc des vagues, des ondes qui se briserait sur chaque personne partageant sa vie, de près ou de loin. Il veillait donc à ce qu’il faisait reste… « Normal »… Dans un sens réalisable et conventionnel. Il ne prétendait pas être quelqu’un d’autre devant les personnes près de lui. En fait, à bien y penser, l’homme avait encore peine à définir ce qu’il était lui-même. Le masqué n’avait pas un nom qui lui sciait. Pas d’identité qui lui convenait. Il travaillait sur cet aspect de sa personne maintenant qu’il pouvait se le permettre. Il s’était longtemps détruit sans second regard sur ses réflexions. Maintenant, il définissait plus clairement ses intentions, il composait son existence, il créait.

L’homme était fier de la force qu’il avait présentée, la conviction des mots qu’il avait prononcés. Il pensait ce qu’il disait et faisait tout pour que ses mots soient marqués de ses intentions. Si son expression était celui d’un homme déterminé, cela ne fut que très temporaire. Car lorsque son amie se mit à pleurer, le Corbeau figea automatiquement. Il n’avait aucune idée de la réaction à avoir dans ce genre de situation. Il avança ses bras, comme pour saisir la femme par les épaules, mais il se ravisa à la dernière minute en ramenant rapidement ses mains vers lui, comme s’il avait touché quelque chose de chaud. Ses mains n’avaient pas même frôlé Autone. Il tenta de répété l’opération, sans succès. Il se sentait ridicule. Il regardait dans la pièce, comme si quelque chose dans cette dernière pourrait l’aider à conforter son amie. Son amie qui pleurait pour une sombre raison. L’homme avait lu une quantité importante de livre sur les batailles passé, les techniques martiales les plus complexes. Il avait réalisé des tirs avec son arc qui auraient été jugé impossible… Pourtant, tout cela semblait anodin face à l’accomplissement mythique de comprendre le cœur d’une femme.

Il tendit une troisième fois les bras, puis une quatrième fois. Cette dernière fut la bonne. Il déposa ses mains sur les épaules de Summer, les pressant doucement. Inquiet, il ne comprenait pas ce qui avait pu déclencher ce flot de larmes soudain. Le cerveau de l’homme roulait à pleine capacité, malgré la confusion présente par la faute de l’alcool. Il gardait stratégiquement sa tête loin de la bête sur les genoux de la femme, afin d’éviter une quelconque réaction indésirable de ladite bête.

-Hey! Hey hey hey! De pleure pas!

Il n’osait pas lui toucher le visage, ou les cheveux. Elle le tuerait s’il ruinait d’une quelconque façon ses préparatifs pour son mariage. Ses mots n’allaient peut-être pas être suffisants. Il n’avait rien avoir à perdre à s’essayer.

-Il la tiendra, Autone! Il te le promet. Sur sa tête, et sur sa vie! Plus d’illusion, plus de trahison, de magie… Pour toi, il sera ton Ombre, il te le jure… Allez, ne pleure pas… Tout ira bien. Aujourd’hui, et pour le reste à venir.

Il glissa sa main dans sa poche. Les habits et le contenu de la ceinture du Corbeau devaient comporter au total une trentaine de poche et d’ouverture dissimulée, mais sur sa tunique d’apparat et le reste de ses beaux habits, il n’avait qu’un nombre ridicule de trois poches. Ce n’était donc pas très difficile de retrouver le présent qu’il avait dissimulé dans l’une d’entre elle. Doucement, il sortit la petite statuette et la présenta à Autone, non loin de ses yeux, juste assez haut pour que le chien ne gobe pas le cadeau par malice. Il s’Agissait d’une toute petite statuette d’un rouge sang représentant un petit oiseau, les ailes replié contre son corps, la tête légèrement de côté. Le travail du matériel était impressionnant, et le résultat était une petite statue à la couleur unie et aux traits réalistes.

-Il aimerait t’offrir cela… Il l’a fait faire juste pour toi. Le Rossignol Écarlate.

Lorsqu’il le nomma, il envoya une très faible charge de magie dans l’objet. Ce dernier grossit instantanément et prit la forme d’un rossignol au plumage tout aussi rouge que ce qu’il arborait sous sa forme originelle. Il bougeait cependant, pareillement à un oiseau réel.

-Un messager qui peut être porté dans une poche. Un oiseau partageant ton nom… Un moyen permanent de le contacter. Si le Corbeau voit le Rossignol Écarlate, il accourra chez toi, qu’il porte un message ou non. C’est aussi un présent du Corbeau. Un gage, une garantie en quelque sorte...

Le petit oiseau magique bougeait vivement dans la main de l’homme, agitant ses ailes et sautillant sur place, comme pour se dégourdir.

-Comme ca, l'Ombre sera toujours prêt à venir t'aider, et à séché tes pleurs.

Il passa son pouce de sa main libre sur le visage de son ami, faisant très attention à son geste. Il ne voulait pas être maladroit dans un moment pareil.
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MessageSujet: Re: Aube Dim 28 Fév 2016 - 0:18

Elle cligna des yeux quelques fois, ses larmes s’étant momentanément arrêtés, elle ne sanglotait pas, juste, des yeux mouillés, quelques larmes, un peu trop d’émotion. Elle ne s’était pas tout à fait écroulée, elle avait juste un peu débordé, sans exploser-pour une fois- Elle ne comprenait pas l’empressement de son ami à la consoler, sa panique. Elle avait eu des moments bien plus sombres, des crises plus hystériques devant lui. Pourquoi était-ce différent maintenant? Peut-être s’efforçait-il qu’elle soit heureuse le jour de son mariage, simplement, éviter les larmes…juste pour cette journée-là.

Une promesse, une autre, elle retrouvait doucement son calme, consciente que c’était l’effet que cherchait Saemon en jurant ainsi, peut-être en l’air, ou trop légèrement. C’est ce qu’elle craignait, elle préférait ne pas avoir de promesse, si il devait la trahir à nouveau, si elle devait se ronger les sangs pour sa sécurité, celle de son enfant, l’amitié qu’elle pouvait perdre. Elle n’avait aucune idée de comment elle arrivait à encore être aussi proche de lui, comme si leur amitié avait été scellée dans le sang, dans leur souffrance commune qu’ils avaient sus reconnaître l’un en l’autre.

Elle lui aurait offert un sourire, mais elle restait là, assise les mains sur la bête, plonger ses doigts dans les touffes de poils la rassurait, c’était un contact chaleureux, c’est pourquoi elle évitait de couper la tignasse de son compagnon canin. Ses yeux, soucieux, suivaient les mains de l’homme qui sembla sortir ce qui était son cadeau de mariage…Elle reconnut le rossignol, des yeux exprimant quelque chose comme la surprise, mais trop paisibles, sa bouche s’entrouvrait avant de tranquillement former un sourire. Elle eut un moment de recul, échappant un bruit de surprise lorsque l’objet se transforma. Progressivement, son visage s’éclairait, ses mains daignèrent lâcher Leto, qui n’était pas pour autant malheureux. La bête savait que les caresses de sa maîtresses revenaient, qu’il n’avait qu’à réclamer l’affection s’il la voulait. Elle prit doucement l’oiseau, qui se retransforma en objet inanimé entre ses mains.

Elle étouffa ce qui ressemblait le plus à un rire, elle appréciait sa présence, autant physique que significative. Il l'avait trahi et encore, elle savait qu’elle pouvait compter sur lui si elle avait besoin de son aide, ou simplement d’un ami dans une période difficile. Évidemment qu’elle avait Matis, Leto et probablement d’autres confidents plus ou moins de confiance, mais ils ne pouvaient pas réellement comprendre. Ils n’avaient pas vécu les rues de Gloria, l’esclavage sexuel, bien que morneflame battait tout cela et était incomparable à la vie hors de ses murs, peut-importe son drame.

-Ombre, c’est un très joli cadeau…Merci.


Elle déposa le présent sur son bureau avant de donner une dernière caresse à son animal, le laissant filer ensuite, elle secoua sa robe pour ne pas avoir de poils sur celle-ci.

-Ce n’est que quelques larmes, il n’y a pas de quoi s’emporter…Il faut croire que les nombreux livres de ta bibliothèque ne font pas un juste portrait de la grossesse… Je n’ai pas vraiment de mère, ni de sœur pour m’aider, mais toutes les femmes savent que l’on devient émotive lorsqu’on porte un enfant…


Un gros mystère, tellement inexplicable qu’elle l’avait remis en question, allant même jusqu’à dire que c’était probablement un mythe puisque tous ceux qui le disaient ne pouvaient l’expliquer. Mais ça, c’était avant de rencontrer des femmes enceintes, parce que oui, elle en avait vues dans son ancien travail. C’était simplement indubitable lorsqu’on tombait enceinte. Elle aurait probablement frappé l’imbécile qui aurait réfuté ce fait.

-C’est juste que…J’ai l’impression d’être naïve… J’ai toujours douté de pouvoir te faire confiance et je n’ai jamais pu …Mon instinct m’a poussé à te croire, à me référer à toi lorsque j’étais…sans ressources…Et je n’arrêtais pas de me trouver sotte mais je ne m’écoutais pas. Je m’étais dit que tu serais un contact intéressant, mais je me suis liée d’amitié avec toi…Et…ça m’a fait encore plus mal que ta lame se retourne contre moi.

Elle soupira, elle n’avait pas forcément envie de le gronder, il n’y avait d’ailleurs pas de rancune dans sa voix, ni dans son regard, elle tentait juste de lui expliquer.

-Je ne veux pas te la ramener avec l’affrontement, C’est que…tu dois comprendre pourquoi ça ramène des émotions…
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Aube

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