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Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé]

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Eliowir Serillëiel
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MessageSujet: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Sam 2 Aoû 2014 - 0:07

Ainsi donc ils avaient frôlé la fin du monde. Dévoreuse était certes détruite, mais, fous qu'étaient ces deux "destructeurs de monde", Armanda semblait complètement déboussolée. La magie se faisait incontrôlable, puissance démesurée, folie démentielle. Et cela avait beau en être grisant, enivrant, exaltant, tous les sens du vieil elfe alors aux aguets comme voulant puiser goulument dans cette effervescence nouvelle du monde, tous les sens du vieux lion aux abois face à cette nouvelle ivresse qu'on lui offrait, cela n'en était pas moins anormal et dangereux. Eliowir était peut-être fou, en un sens, mais il était un fou conscient. Il sentait, pressentait, qu'ils couraient à la catastrophe. Et ce, tous en choeur, qu'ils soient elfes, vampires, humains ou même dragons. Pris d'une frénésie inexplicable, le monde s'emballait et eux avec.

L'elfe supputait, mais cela n'était alors que folles hypothèses, sombres présomptions circonspectes devant tous ces phénomènes qui enfilaient la chaine du temps plus rapidement encore que ne s'écoulaient les sables du temps, il supputait donc que tout ceci était dû à la destruction de Dévoreuse et donc à une atteinte sévère de Néant. Avaient-ils vaincu ce sombre esprit avide ? Ou n'avaient-ils fait que le blesser presque mortellement ? L'elfe n'en savait rien, ce qui déjà en soi l'agaçait et rongeait sa curiosité assoiffée, mais il en tirait au moins une conclusion : si tous ces chamboulements étaient bel et bien liés à la destruction de dévoreuse, et il n'y avait aucune raison d'en douter, cela signifiait donc que sans néant, ou néant blessé, la magie prenait essor. Mais un essor... incontrôlable, dangereux. Presque destructeur. Un essor qui semblait n'avoir plus aucune limite. Comme si... comme si néant, au final, avait jusque-là créé un équilibre.

Et si tel était le cas... Autant dire qu'Armanda aurait peine à retrouver quelque équilibre que ce soit : entre un Néant nécessaire pour controler une magie gourmande prête à détruire un monde que pourtant elle nourrissait tout autant, mais un Néant souhaitant justement détruire toute magie, et toute vie magique par là même... Oui, autant dire que si ses hypothèses étaient justes, alors ils étaient mal partis et peineraient à trouver quelque solution que ce soit.

Devaient-ils alors en vouloir aux deux compères d'avoir détruit Dévoreuse sans autre forme de procès, créant alors un tel cataclysme ? Eliowir n'aurait su dire. Cela lui semblait trop tôt pour lui pour se prononcer. Mais au fond de lui... Il devait avouer, qu'au fond de lui, même s'il était agacé de devoir encore et encore subir les conséquences des actions des autres, il ne se sentait pas de leur en vouloir. Pas à l'elfe chanteur en tout cas. Après tout, qui aurait pu prévoir ?

C'était sur ses pensées que le vieil elfe errait dans les vieux marécages, faisant attention dès qu'un tremblement se faisait sentir, ses sens aux aguets, et ses réflexes prêts à agir. Si la surface lui avait montré ses dangers, il préférait encore les affronter plutôt que de devoir subir les mêmes cataclysmes dans les profondeurs étouffantes d'Aigue Royale. Quand il s'était rendu à l'entrée des sombres galeries, tout son être s'était hérissé à s'enfoncer dans de telles obscurités. il avait donc préféré rester encore un peu au dehors, espérant apaiser son esprit agiter en proie à mille et unes questions, même si pour cela il devait user de toute son agilité pour ne pas s'embourber dans les marécages environnants.

Il longeait d'ailleurs une bande de terre à peu près sûre, quand il aperçut deux silhouettes se découper au loin. Semblant se diriger vers les marécages, et plus précisément vers l'entrée de la cité rebelle. Mu par un instinct de fuyard errant, Eliowir s'empressa de se jeter à terre, et laisser son regard nuit percer le petit jour pour observer lesdites silhouettes. Une femme, accompagnée, suivie plutôt, d'un homme. Un garde visiblement au vu de son accoutrement. La femme s'avançait d'un air déterminé, sans une once d'hésitation, semblant parfaitement savoir où elle allait. Et alors qu'elle s'approchait à grands pas, Eliowir put enfin reconnaitre le port fier et altier d'une belle et jeune princesse humaine. Esmelda Kohan de son doux nom... Rasséréné quant aux deux individus, l'elfe se releva alors prestement, pestant intérieurement d'avoir souillé de terre son habit... déchiré déjà par endroit par les cataclysmes répétés et le combat de hyènes qu'il avait dû essuyer.

Il s'avança alors lui-même vers le petit duo, d'un pas serein, enfin aussi serein que possible en de telles circonstances, et à quelques mètres de distance, salua bien bas la digne princesse rebelle en lui offrant une révérence typiquement humaine.

- Votre Majesté, quel plaisir de vous revoir, même si en de bien sombres circonstances, fit-il, son lion ronronnant soudain bien fort et bien vigoureusement à son grand étonnement.

Mais à son grand plaisir aussi...

[HJ : et voilà si souci, je peux éditer. Et je n'ai pas fait entrer elrond en jeu, mais je peux l'ajouter si vous préférez^^]


[center]
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Et quand le lion parle...:
 

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Dernière édition par Eliowir Serillëiel le Ven 17 Oct 2014 - 23:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Jeu 7 Aoû 2014 - 21:47

Esmelda ne savait pas où elle se trouvait. Aigue, dans une des galeries, à l'extérieur. Cela avait-il de l'importance ? Tout était flou, comment était-elle arrivée là ? La jeune femme ne se souvenait plus. Mais qu'importe. La princesse était seule et autour d'elle un lieu invisible qui pourrait être aussi bien Gloria que les plaines du domaine Baptisrel. La jeune femme suivait un chemin en cherchant une chose dont elle ne savait pas ce que c'était, mais elle y allait comme si sa vie en dépendait. Puis sans comprendre elle se retrouva dans une grotte, semblable à celle qu'elle avait visité avec Achroma et Veren lors de la recherche du bouclier. Elle se retrouva face à un homme qu'elle reconnu comme étant le voyageur. La jeune femme l'avait croisé dans les galeries de Aigue, sortant d'un entretien avec son cousin qui lui avait vaguement raconté qui il était. L'homme se tenait devant elle, lui souriant avec sérénité et confiance. Il la rassurait dans ce lieux étrange. Il l'a fit passer dans une petite entrée pour se retrouver à Gloria dans la grande salle de bal. Tout y était magnifique. Les lustres en or brillaient de mille feux, les tentures raffinées et de la meilleure facture, la musique dansante et virevoltante. Et une foule masquée entrain de se délecter d'une soirée de faste et d'amusement comme le palais du dragon savait faire. Le voyageur lui prit la main pour danser et le suivre dans cette foule sans visage. Esmelda riait et s'amusait, dansant, chantant comme elle aimait à faire. Loin la guerre, les soucis, la princesse retombait dans l'innocence du palais et sa sécurité. S'amusant, Esmelda ne vit pas les hommes sans masques qui peu à peu venait autour d'elle leur regard pesant sur elle. Combien étaient-ils ? Deux, quatre, huit ? Le voyageur lui lâcha la main en allant vers un des hommes qui lui tendit un masque qu'il mit à son visage dans un sourire en coin. Et sans comprendre pourquoi Esmelda se retrouva à Aigue face à Verith. Elle était terrifiée. Et l'énorme dragon la regardait d'un œil mauvais, comme lors de leur rencontre. Comme s'il allait cette fois la faire voler dans les airs. Mais le dragon cligna des yeux en baissant sa tête. Il plongea son regard de feu dans celui de la princesse avant de poser le bout de son nez sur sa main, avant de s'envoler dans un fracas immense.

Esmelda se releva d'un bon dans son lit quand une petite armoire se fendit en deux aux pieds de son lit. Elle en oublia presque son rêve, d'ailleurs elle n'y repensera que bien plus tard. Le cœur battant, la jeune femme mit du temps à saisir que le sol continuait de trembler ainsi que les parois de ce qui était dorénavant sa chambre. Ramenant à elle ses couvertures comme si elle pouvait les protéger de la crainte qui s'emparait d'elle. Que se passait-il ? Un tremblement de terre à Althaia, Esmelda n'en n'avait jamais entendu parlé. Du moins pas depuis bien longtemps. Sa porte s'ouvrit dans le même fracas que celui de son armoire. Dans l’embrasure arrivait, Nevérick, son capitaine de garde, le pas chancelant et le regard inquiet.

Quelques heures plus tard Esmelda parcourait les alentours, sous bonne garde. Nevérick était son ombre et marchait dans ses pas, et quelques gardes furetaient dans les alentours. La princesse après s'être assuré du bien être de chacun, de leur sûreté et d'avoir soigner les blesser et envoyer de pieux songes aux morts, la princesse s'inquiétait tout autant pour ceux qui se trouvait dehors, à Althaia, mais aussi dans les petits hameaux proches de la ville. Revenant sur les chemins de terre, la princesse et son garde ne disaient mot, trop inquiet des bruits qui couraient de créatures furetant dans cette chaleur étouffante. Même la nature semblait devenir plus sauvage et luxuriante, comme si elle avait poussé en une nuit ce qu'elle pouvait pousser en un mois sans être moissonnée et façonnée par l'homme. Mais par dessus tout c'était la souffrance du peuple presque jeté dans la rue pour certains. Comme si il était besoin de rajouter un tel malheur à ce peuple déjà en souffrance. Mais les quelques mots de soutien aux habitants de la ville romantique avait semblé touché la bonté de leur âme. Esmelda en fut même étonnée que en ces heures sombres, elle fut écoutée avec tant de... d'attention, presque comme si ses paroles étaient les potions du cœur contre le mal qui les avait attaqué de nuit dans un sommeil profond.

Nevérick aussi n'avait guère rechigner quand elle eut voulu sortir voir au dehors les conséquences de cette nuit de tremblement. Mais après tout, peut être que depuis le temps, il se faisait aux désirs de la jeune femme. Même et surtout quand le moment est grave. Devant eux une silhouette se détacha peu à peu pour enfin leur faire face. Mais l'homme se jeta à terre. Esmelda ne pouvait que sentir son garde devenir de plus en plus nerveux. La terre se soulevant peu à peu, poussière se jouant du vent, sous l'effet du tissu de sa robe claire, la jeune femme s'avança vers l'homme qui au fur et à mesure s'avérait être son elfe sauveur, Eliowir, relevé et qui s'avançait vers eux pour finir dans un très protocolaire salut. La jeune femme lui sourit avec joie et lui fit signe de se relever d'un signe de la main. La jeune femme appréciait l'homme qui semblait prompt tout comme elle à aider son prochain. Ne lui avait-i pas parler des esclaves ? Ne l'avait-il pas défendu devant le prince noir, et même devant Kylian ? Et puis à bien y regarder, il avait le charme des elfes et leurs savoir faire qui était plaisant face à la dureté de la guerre.

« -Sieur Serillëiel je suis ravie de vous revoir. Même si nos rencontres ne se font qu'aux heures sombres de nos vies. Mais ce qui me conforte est de m'assurer de votre bonne santé. »

Sa douce voix enveloppait ses mots comme un doux chant mélodieux que même les plus beaux oiseaux ne seraient reproduire. Mais son œil fut attiré par un autre bruit et une autre silhouette démarchant vers eux.







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MessageSujet: Re: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Lun 18 Aoû 2014 - 13:11

¤ Heureuse surprise ¤


La nouvelle c'était vite répandu dans Aigue, dévoreuse n'était plus. Cette bague, instrument du Néant, véritable danger pour la magie, pour les êtres magiques comme elfes, vampires et surtout dragon, avait été détruite. Détruite par qui ? Par Merithyn Shadowsong et Lorenz Wintel. L'implication de ce dernier dans la destruction de cet objet n'était guère appréciable. En effet que le maudit soit si proche de cette arme, car il s'agissait bien d'une arme et non d'une vulgaire décoration, était plus qu'alarmant. Le vampire avait déjà tué un dragon et blesser un autre. Il y avait en effet de quoi s'inquiéter. Mais le plus surprenant reste que ce dernier ait participé à sa destruction. Au lieu de l'utiliser. Elrond ne savait que trop penser cela, aussi évitait-il soigneusement ce sujet.

Que son maître Merithyn Shadowsong soit impliqué par contre ne surprenait pas réellement l'elfe. Bien qu'il ne connaisse pas les véritables raisons de cet acte, l'élève pensait que la destruction de l'artéfact de Väsà avait été dans l'esprit de Baptistrel une priorité afin d'éviter qu'un danger plus important ne survienne plus tard si elle avait subsisté. Au moins, le risque que les Alayiens mettent un jour la main dessus n'existe plus. Au fond, Elrond se sentait soulager. Oui soulager de voir celle-ci détruite, même si les retomber d'un tel acte c'était immédiatement fait sentir. L'Amarië se souvenait être en train de dormir quand cela arriva, le tremblement de terre qui secoua tout Aigue. Mais les conséquences de la fin de dévoreuse étaient bien plus diverses et variées qu'un simple séisme et sans doute même plus dangereux. Cependant le dragonnier elfique avait su voir du bon dans toutes ces mauvaises choses. La malédiction lancer par Väsà avait perdu en intensité, devenant plus supportable. Cela était sans aucun douté lié au fait que l'entité spirituelle avait été atteinte par la destruction de la bague, mais également grâce au surplus de magie qui s'écoulait dans la trame renforçant son corps, lui être lié à la magie. Au final, il s'agissait d'un mal nécessaire.

Toutefois, ce tremblement de terre avait quelque peu réveillé la paranoïa de son lynx. En effet la peur de voir soudainement le plafond lui tomber sur la tête pendant qu'il dormait, mangeait, ou tout simplement se baladait dans Aigue était devenue croissante. Aussi malgré le danger qui rôdait dehors en raison de la présence Alayienne, l'elfe rouge passait le plus claire de son temps hors de la ville souterraine cherchant même à l'éviter. Après tout, les elfes n'étaient point faits pour vivre sous terre. Cependant, le blond se tâtait d'y retourner. La chaleur dehors était peu supportable pour un être particulièrement sensible à celle-ci. En effet l'environnement dû au surplus de magie était complètement détraqué. Retourner sous la terre pour chercher un peu de fraîcheur le taraudait grandement.

L’elfe finit par décider de retourner vers le centre de la rébellion en dépit de sa peur de voir le plafond s’écrouler. Ce qui le poussa fut Möebius. Celui-ci était retourné dans la forêt elfique, car Elrond préférait le savoir là-bas en sécurité, plutôt qu’ici entourer d’Alayien, mais aussi et surtout, enfermer dans une grotte qui n’est absolument pas un endroit habitable pour un dragon. Aussi lorsqu’il apprit d’Elrond que l’elfe avait quitté Aigue, ce dernier avait menacé de venir le chercher pour le ramener de force chez les elfes s’il ne restait pas à l’abri dans la ville souterraine.

Soupirant et ne voulant pas soudainement se faire happer par un dragon tel une sourie par une chouette, le sylvain c’était exécuté. Cependant son chemin sembla croiser la route de deux personnes.

Alors qu’il marchait en direction de l’une des entrées d’Aigue, marchant lentement dans les marécages, évitant de tomber ou alors de s’embourber sous risque de ne pas réussir à s’en extraire. Ses yeux d’elfes virent au loin des formes se profiler. Ralentissant le pas, se faisant plus silencieux, il observait de loin qu’il ne s’agissait point d’Alayien. Mais ce fut une surprise agréable qui s’empara de lui, lorsqu’il reconnut les trais de la princesse Esmelda Kohan. Voilà longtemps qu’il ne l’avait point vu… depuis la bataille des bois sombres à vrai dire. Il avait eu quelques nouvelles d’elle par son cousin Alrick Kohan, mais n’avait point réussi à la croiser depuis. Sa malédiction n’aidant point à vrai dire.

S’approchant lentement d’eux, il reconnut deux humains et un membre de son peuple. Les deux autres lui étaient inconnus, sa route n’ayant jamais croisé la leur. Sans aucun doute le second humain était un garde, mais l’elfe, qui était-il ? Le rouge finit par arriver à leur hauteur sans se presser et les salua un à un, avant de venir offrir un sourire à la Kohan.

« Esmelda Kohan, je suis heureux de vous revoir saine et sauve en dépit de la situation actuelle, néanmoins il me semble que cela soit notre lot de ne point connaitre un moment de paix. »

Puis les yeux azuréens de l’elfe dragonnier se tournèrent vers le second sylvain en présence.

« Enchanter, je suis Elrond Amarië, dragonnier. »

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Eliowir Serillëiel
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MessageSujet: Re: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Dim 24 Aoû 2014 - 19:19

Eliowir ne se fit pas prier pour se relever, et offrit en retour un sourire enchanté, et enchanteur, à la belle princesse. Oui, belle. Assurément belle. Il y avait certes humaine plus belle encore, mais la magnificence dont se parait la jeune princesse avait une majesté et une grandeur rarement égalées. La grandeur d'âme, l'éclat de l'esprit, qui venaient alors saupoudrer de zircons chatoyants et d'or rutilant les argents irisés de sa délicatesse physique. Son lion se gorgeait alors de cette vision et peinait à détacher ses orbes nuit de cette élégance scintillante qui l'attirait soudain tel un aimant.

« -Sieur Serillëiel je suis ravie de vous revoir. Même si nos rencontres ne se font qu'aux heures sombres de nos vies. Mais ce qui me conforte est de m'assurer de votre bonne santé. »

Il fut étonné un instant de l'impact qu'eurent ses simples mots sur lui. Une force qui le cloua brusquement sur place et semblait le forcer à écouter, écouter attentivement... jusqu'à qu'il prenne conscience que magie était encore à l'oeuvre. Totem plus précisément. Totem moineau, réalisa-t-il abruptement, en un éclair de lucidité. Voilà en tout cas qui s'avérait intéressant. Très intéressant...

Les mots en tout cas le touchèrent et firent mouche. Il en aurait ronronné de plaisir, et c'est d'une voix profonde et suave qu'il répondit :

- Ma santé vous remercie et se porte aussi bien qu'elle le peut en ces temps troublés et en mon grand âge.

Car oui, il se sentait âgé, même parmi des vampires qui pour certains frôlaient ou dépassaient son âge, ou parmi des elfes qui tentaient de rattraper sa séculaire expérience, en vain. Âgé, fourbu, las... particulièrement las depuis ce matin pour tout avouer. Chaque geste, chaque mouvement, lui demandait un effort incommensurable et lui semblait une terrible épreuve du temps. Il n'aurait écouté que lui, ou plutôt son totemique compagnon bien envahissant, il serait resté à comater dans un coin ombragé où la canicule ne sévissait pas trop sévèrement. Trouver un tel endroit étant en soi déjà une gageure...

- Je suis rassuré de vous voir en aussi bonne santé qu'il est possible en notre temps rebelle.

Se disant, il lui offrit un rapide baise-main, non loin de son anneau, tout en faisant tourner le sien de sa main libre. Ou comment lui faire rapidement comprendre qu'ils étaient bien plus que de simples courtisans d'un moment, mais également des alliés, engagés dans une même bataille, un même combat, dans une même armée, en un sens...

Il se relevait tout juste qu'une autre silhouette se dirigeait vers eux. Grande silhouette elfique, comme il le constata rapidement. Il sentit tout de même tous ses sens se mettre aux aguets, prêts à faire appel à ses réflexes si jamais un danger menaçait la princesse. Il ne serait pas dit qu'il arriverait malheur à l'humaine en sa présence. Fierté de lion oblige !

Il contint toutefois les possibles grognements de son lion quand l'elfe s'adressa à la jeune princesse, se contentant d'observer en silence, se permettant de noter tous les détails qu'il put remarquer. S'il n'eut guère le droit au salut protocolaire typique des elfes, au moins l'autre eut la décence de se présenter. Certes, il montrait là qu'il se reconnaissait comme supérieur d'Eliowir, malgré leur notable différence d'âge (le vieux lion sentait de suite que l'autre était plutôt assez jeune), mais au moins ne l'avait-il pas tout simplement ignoré.

Ce fut donc d'un profond salut cérémonial que le vieil elfe répondit, se relevant toutefois de suite sans attendre de permission. Les jeunes semblaient avoir perdu toutes les subtilités de leurs anciennes moeurs et Eliowir ne tenait pas à rester prostré, courbé, jusqu'à ce que cette jeune cervelle comprenne ce que son aîné attendait.

« Enchanter, je suis Elrond Amarië, dragonnier. »

- Eliowir Serillëiel, de ceux qui se prénommaient la Mémoire des Elfes.

Il se retint de nommer ses anciens titres, ou pire encore ses présents surnoms tels l'Infanticide. Ce dernier aurait eu le mérite de tout de suite resituer à qui le jeune elfe avait affaire, mais étrangement, Eliowir n'y tenait pas précisément. Pas tout de suite du moins. Vérité se ferait certainement, très vite même, mais s'il pouvait retarder l'échéance... surtout s'il pouvait éviter que cette vérité ne se fasse devant la princesse Kohan...

Quoique... Si le jeune elfe avait été un tant soit peu instruit, et instruit de leurs histoires, sans nul doute ce nom ne lui serait pas inconnu. Intimement lié à l'histoire des elfes, un nom si proche de la famille impériale... un nom qui s'était qui plus est illustré il y a près de cent trente ans dans un des faits les plus honnis pour les elfes... Peu de chance que ce nom soit totalement inconnu du plus jeune. Même si avec un peu de chance, cela mettrait quelques minutes, quelques instants, avant que mémoire ne se fasse dans son esprit.

- Je suis honoré de faire votre connaissance, noble dragonnier, ajouta-t-il, tout ronronnement l'ayant toutefois quitté.

Car oui, rencontrer un dragonnier était toujours un honneur...


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MessageSujet: Re: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Mer 27 Aoû 2014 - 22:18

La jeune femme était ravie de revoir l'elfe. Leur rencontre avait été des plus charmantes et agréables, malgré le souvenir de leur séparation et le sujet grave dont ils avaient parlé. Les esclaves de Lorenz Wintel, prince sombre des vampires. La jeune femme avait cherché à les aider, à les sauver, aujourd'hui encore, Esmelda tentait de soutenir cette partie de son peuple délaissé et pourtant bien présent, tout près d'elle, trop pour qu'on puisse détourner le regard d'eux. L'elfe lui avait mentionné ce fait avec tant de délicatesse, de peine et de compassion, que la princesse fut touchée de voir un elfe, membre d'un autre peuple, venir se confier à elle, princesse, la voyant comme capable de parvenir à changer les choses. C'était certes une montagne, elle avait échoué, mais Eliowir l'avait vu comme capable de le faire et rien que pour cela, la jeune Kohan lu en était reconnaissant.

La princesse le regarda un instant. Vieux ? Peut être mais sur son visage ne laissait rien paraître hormis les aléas de la vie. C'était un bel homme, les traits fins et harmonieux typiquement elfiques. Mais là il y avait un petit quelque chose en plus qu'elle n'avait pas remarqué la dernière fois. De sa voix, toujours douce comme du velours, Esmelda lui répondit, rassurante.

« -Votre grand âge ne se reflète pas sur votre aura et votre esprit. Et je vois que vous nous avez rejoint, nous avons besoin de personnes comme vous auprès de cette volonté de vaincre contre le Néant.»

Quel galant homme, porté sur le grand respect des règles de la bienséance. Cela pouvait avoir des côtés plaisant parfois.
Des pas la fit comprendre qu'ils ne seraient plus deux bien longtemps. Mais quel ne fut pas sa surprise de voir que c'était son ancien fiancé elfique qui venait se joindre à eux. Lui ici, il avait quitté le domaine baptisrel, mais surtout il semblait en bonne santé. Un inquiétude de moins quand à la bataille qui y avait eu lieu.

« -Elrond, vous êtes ici, et en pleine forme. Rien ne pouvait me faire plus plaisir. Nous ne sommes pas revus depuis cette maudite bataille. J'espère que vous n'avez pas eu à souffrir. Et votre lié !! Il va bien ?? Vous aussi venez voir les dégâts causés par le tourment de cette nuit ? »

Esmelda n'avait guère prit le temps de comprendre, de réfléchir à toutes les impactes que pouvaient avoir eu la destruction de cette bague. Car c'était de cela qu'il s'agissait. De ça et ses conséquences. C'était encore trop tôt, pour qu'elle comprenne et prenne pleinement conscience de tout ceci, pour le moment, elle observait, un peu en retrait, silencieuse. S'en voulait-elle, elle ne savait pas encore. De toute façon, cela était trop tard pour regretter.

Quand le dragonnier se présenta, Esmelda ajouta de sa douce et petite voix qui était Elrond à ses yeux.

« -Eliowir, Elrond était le jeune homme auquel j'étais fiancée et la raison de ma venue chez les elfes. »

Même si la raison était du moins la cause était autre. Politique. Mais ils avaient réussi tous deux à faire face à ce qu'on leur imposait, e,semble, comme des alliés.

« -Il a choisis de devenir baptisrel. Un honorable choix de vie. Je peux vous demander comment se passe votre apprentissage, malgré les temps sombres ? »

La princesse inspira fortement, non pas d'ennui, mais par besoin. L'air manquait, du moins se faisait plus rare à ses yeux.

« -Il fait de plus en plus chaud... cette chaleur, dans les cavernes, sans air cela va devenir somme toute un soucis. Même avec un air plus frais. »

Sous terre malgré la roche, avec toutes les présences, ça allait faire une sorte d'étuve. Le ac allait devenir un lieu de rencontre.
Interrogatrice, Esmelda demanda :

« -Et vous Eliowir que faites vous sur ce chemin ? Vous venez aussi voir l'étendu des conséquences de ce nouvel état ? »

Esmelda continua un peu inquiète, la voix devenant plus tremblante, ses yeux piquant.

«-Etes-vous aussi arrivé depuis longtemps? ... une chaleur pareille en plein hiver. Je ne suis jamais allée au désert d'Esfalia, mais j'ai l'impression d'y être... Et... »


La jeune femme ferma les yeux un instant et sentit ses jambes ne plus pouvoir la soutenir. Elle se sentait oppresser dans son corset qui lui serrait le corps et la compressait l'empêchant de respirer. La chaleur des étés dans la capitale humaine avait toujours été bons et cléments, parfois chaud, mais pas de cette façon, pas de cette lourdeur tenace qui lui agrippait les poumons. La jeune femme se sentit partir sans pouvoir réagir autrement qu'en sentant le sol l'appeler.





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MessageSujet: Re: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Mer 3 Sep 2014 - 15:42

¤ En déroute ¤


L'elfe avait chaud, un peu trop chaud, maudite canicule. Lui qui ne supporte guère bien la chaleur, autant dire qu'il était comblé. Le cours d'eau en bas de chez lui, où plutôt la rivière du fait de la présence de Möebius qui avait considérablement fait évoluer la nature qui entourant sa modeste demeure, lui manquait. Oui, la fraicheur qu'elle lui apportait lui manquait. Mais l'elfe tâchait d'y penser le moins possible, s'employant à respirer lentement pour se ventiler et tâcher de se refroidir quelque peu. Ses pupilles azuréennes passaient successivement sur la princesse et le second elfe en présence, beaucoup plus vieux que lui, dont il n'avait pas eu le plaisir de faire la rencontre, son visage ne lui disant rien. Celui le salua par ailleurs, le blond se mordit la joue de ne pas avoir pensé à cela, du moins à le saluer à la façon des elfes. Êtres en présence de tant d'humains le ramener plusieurs années en arrière et réveillant quelques fâcheuses habitudes d'une trop grande désinvolture.

Les paroles de la princesse lui parvinrent bien vite, faisant plisser les yeux de l'elfe, les paroles de cette dernière semblant lui parvenir comme un écho mélodieux, mais déroutant. Son sourire s'allongeant sans qu'il n'en ait conscience. Mais sans avoir le temps de répliquer, ce fut au tour du vieil elfe de se présenter au dragonnier. Eliowir Serillëiel, si le visage de ce dernier ne lui disait rien, son nom en revanche le fit tiquer, malheureusement rien ne vint sur l'instant. Toutefois, cela lui disait quelque chose, mais quoi ?

« Allons allons, ne parlez pas d'honneur et de noblesse, vous allez me mettre mal à l'aise. Je suis ici, mais en pleine forme seulement pour l'heure, dans quelques jours je ne serais plus d'une aussi bonne compagnie qu'aujourd'hui, mais cela passera. Maudite en effet, Väsà, l'esprit du Néant ne fut pas des plus enchantées de se faire repousser par les champions de ses frères. Quant à mon lié... même si ces derniers mois furent éprouvants, il va de mieux en mieux. L'on ne peut combattre un esprit et en sortir indemne. Mais estimons-nous heureux d'avoir pu revenir. »

Le blond marqua une légère pause, le temps de reprendre une bouffée d'air, laissant son regard passer sur Eliowir, dont il cherchait d'où son nom pouvait bien lui parler, et la princesse dont la voix le perturbait.

« Eh bien, mon apprentissage est long et difficile comme je m'y attendais, mais il se passe bien. Même si, celui-ci un peu retardé en raison des évènements. »

L'Amarië porta son regard au loin, dans la direction où se trouvait l'une des entrées d'Aigue-Royal. Il préférait ne rien ajouter à ce sujet, dire qu'il avait quelque appréhension d'y retourner ne serait que peu flatteur pour lui. Il n'avait pas envie qu'on le traite de couard alors qu'il avait fait face à un esprit. Le sylvain reporta ensuite son regard sur le fameux Eliowir, s'efforçant à se rappeler où il avait bien pu entendre le nom de celui-ci. Certes Serillëiel, nom d'une grande famille elfique, ne lui était pas inconnu, mais le prénom de celui-ci le dérangeait. Pourquoi ?

Alors qu'il l'observait du coin de l'oeil s'efforçant à se rappeler, de l'autre côté, la respiration de la princesse se faisait saccader, ses mots hacher, comme si elle avait mal. Toujours à se plaindre de la chaleur. Quand finalement celle-ci perdit pied, son garde sembla se jeter sur elle afin de l'attraper et de l'empêcher de tomber. L'appelant. Ni une ni deux, le dragonnier s'accroupit avant de se pencher pour voir ce qui n'allait pas. La jeune demoiselle peinait, elle peinait à respirer.

« Pousser vous, elle a du mal à respirer, il lui faut de l'air et... »

Les mots de l’apprenti chanteur restèrent dans sa bouche alors que ses yeux se posèrent sur le visage de la princesse et qu’il sentit son lynx se lécher les babines dans l’ombre à cette vue. Elle s’étouffait, elle souffrait, c’était… c’était… Magnifique. Il lui suffisait juste de poser sa main autour de la gorge de la princesse pour accentuer un peu plus cette douleur. Accentuer la sensation d’oppression et d’écraser que cette dernière devait ressentir sur ses poumons. Oui, juste cela pour rendre ce spectacle encore plus agréable à regarder. La main du dragonnier se crispa quelque peu à cette idée qui lentement envahissait son esprit, entrainé par les ardeurs de son totem avant que la voix du garde de la princesse, dont Elrond ignorait le nom rugisse dans son oreille ramenant, le blond brutalement à la réalité.

« Aider-moi à la retourner. »

Elrond sortit une lame et vint trancher les lacets qui retenaient la robe de la princesse, lui dégageant ainsi le dos et l’accès à son corset. L’Amarië répéta l’opération, rompant les lacets du corset de la princesse avant de le lui retirer sans douceur et de se reculer alors que le garde la remettait sur le dos. Le dragonnier encore sous le choc des désirs de son lynx.

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Eliowir Serillëiel
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MessageSujet: Re: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Dim 14 Sep 2014 - 0:39

La voix de la princesse résonna en lui d'une étrange façon, comme cherchant à l'hypnotiser, comme cherchant à convaincre à toute force son esprit d'acquiescer à ses mots, ses paroles, à l'attirer dans ses harmoniques magiques... Magiques ! Mais oui, bien sûr ! La magie, encore et toujours, qui semblait prendre des libertés et se faisait de plus en plus capricieuse. Il percevait bien la magie de la princesse, mais il s'agissait là d'une autre magie, une magie... totemique. Oui, totemique. Il n'avait pas réussi lors de leur première rencontre à déterminer quel totem avait choisi la jeune princesse humaine, mais ce dernier chantonnait si fort en cet instant, qu'il n'eut plus aucun doute. Moineau. Un moineau alors fort puissant. Redoutablement puissant, même si, Dracos merci, il semblait parvenir sans trop de peine à résister à cet appel intense et péremptoire.

Dès qu'il eut parfaitement conscience de cette magie, et qu'il n'eut plus à la craindre ou à rester sur ses gardes, il put alors goûter, savourer même, les paroles que lui offrait le cher et noble moineau. Et s'il voulait être totalement honnête avec lui-même, il sentait en lui la magie totemique crépiter avec la même ardeur qu'elle semblait animer la princesse : son lion rugissait en cet instant d'un vil plaisir aux compliments qu'elle lui offrait. Il la sentait plutôt réceptive à ses attraits, son charme léonique si ce n'est elfique, et il s'en sentait... désespérément rassuré. Réalisant seulement alors le besoin, l'irrépressible et vital besoin, que ressentait son lion en lui, ce besoin, cette nécessité même, de plaire, d'attirer... de ne surtout, surtout, pas être rejeté.

Fort heureusement pour lui, même si leur conversation respectait les bonnes moeurs, nul rejet ne vint entacher ces retrouvailles, bien au contraire. Il osait même espérer, entrevoir, une certaine attirance mutuelle. Quand bien même il savait d'ores et déjà, au fond de lui, que cette attirance resterait en tout bien tout honneur. Il ne put toutefois répondre que par un signe de tête acquiesçant silencieusement, avec respect, ronronnant presque, aux paroles courtoises ainsi chantées, tandis qu'un troisième convive les rejoignait.

Un elfe. Un dragonnier. Et, comme le lui expliqua rapidement la jeune humaine, un candidat sérieux à des fiançailles, même si ces dernières avaient visiblement été annulées. Et un apprenti baptistrel. Tant de titres et de choses pour définir un seul être, songea-t-il, oscillant entre un brin de jalousie ou de convoitise, lui qui aurait tant aimé devenir baptistrel dans sa jeunesse, et un intérêt certain envers ce jeune elfe qu'il rencontrait pour la première fois. Pour qu'Eliowir ne le connaisse pas, le dragonnier devait être jeune. Dans les... cent cinquante ? deux cent ans ? à peu de chose près sans doute... Quand bien même ce patronyme ne lui était nullement inconnu. Il ne put toutefois que redouter que ce dernier le connaisse, lui, l'Infanticide, le paria Serillëiel. Il hésitait alors à engager plus en avant la conversation avec cet elfe, ou même à répondre aux questions de la jeune Kohan, quand celle-ci interrompit le cours de ses tergiversations, en jouant les belles aux bois dormant.

Honte à lui toutefois, lui qui d'ordinaire se targuait d'avoir des réflexes hors paire... Si le garde et le jeune dragonnier n'avaient pas été présents, nul doute que la princesse serait tombée au sol avec tous les risques de se blesser. Le vieil elfe, mortifié de son inaction, de son manque de réaction surtout, et du secret soulagement de ne pas être le seul à être si indisposé par la chaleur qu'il en perdait connaissance... ne put que rester debout, près d'eux, observant attentivement l'intervention du dragonnier et approuvant ce qu'il entreprenait de faire.

Même si soudain son lion se mit à rugir férocement et qu'un vil, terrible, et irrésistible désir, s'empara de ses sens soudain en effervescence. Tout son corps, son esprit, son âme, se sentirent en émoi devant la vue de cette nymphe en plein songe, presque dénudée. Presque... encore heureux. Si le dragonnier avait retiré corset et haut de robe, heureusement le corps, honteusement désirable, restait couvert du fin et doux tissu d'une chemise longue, telle qu'en portaient souvent les femmes humaines sous leur couche épaisse de vêtements. Pas étonnant qu'avec tant de tissus sur elle, la princesse se sentît si mal. Des tissus qu'il aurait volontiers aidé à retirer, pour tout avouer, pensa-t-il, consterné et contrit d'avoir alors de telles réflexions en pareil moment. Fustigeant son lion outrancier et tentant de le brider.

En vain. Il faillit en gémir de frustration, mais parvint, par un effort de volonté insoupçonné, à résister. Il dut toutefois faire appel à toute sa force mentale pour revenir à la réalité, dure réalité, et à résister à l'appel de cette tentation dévorante.

Il se permit encore de contempler cette magnifique chrysalide ainsi offerte devant lui, avant d'enfin se forcer à réagir. Et à entrer en action, quand il réalisa que soudain les deux autres compères semblaient ne plus savoir que faire, ni comment agir.

- Si vous permettez, proposa-t-il au garde chargé de protéger sa princesse, tentant de rendre sa voix assurée.

Lorsque celui-ci lui accorda le droit de s'approcher, non sans une légère hésitation, et visiblement aux aguets, prêt à intervenir au moindre faux pas de l'elfe, le vieux lion s'agenouilla à son tour au chevet de la belle endormie. Il caressa du bout du doigt le doux visage, avant de légèrement lui tapoter les joues. Des gifles auraient sans doute été plus efficaces, ou éventuellement un baiser, comme il rêvait soudain de lui en offrir, mais il doutait que cela soit considéré comme convenable envers une princesse Kohan. Il réfréna donc ses idées malvenues, et préféra chercher une autre option. De l'eau serait aussi fort à propos... mais il n'osait user de magie pour en invoquer, craignant encore un débordement de magie qui risquerait fort de la noyer. Et personne visiblement ne portait d'outre sur lui, avisa-t-il d'un rapide coup d'oeil.

Il s'apprêtait alors à se lever pour aller en chercher, forçant son corps à lutter contre cette léthargie qui l'enveloppait depuis le matin, quand... des pas souples et presque silencieux se rapprochèrent. Des pas qu'il connaissait bien, et pour cause. Son serval. Ce fidèle compagnon qui ne le quittait plus ou si peu, depuis son départ du royaume elfique.

Il aperçut ses deux compagnons se tendre soudain à cette approche, mais d'un geste il leur intima doucement de ne rien craindre.

- Il est avec moi, et ne lui fera aucun mal, déclara-t-il simplement, tout en sondant le serval du regard.

Il le laissa approcher même si la curiosité l'agitait, observant avec avidité et réel intérêt ce que l'animal comptait faire. Animal qu'il vit s'approcher du frêle et pâle visage, le renifler... avant de le pousser du bout du museau à plusieurs reprises. Eliowir eut la soudaine envie de se fondre en son serval et de prendre sa place, mais se retint à temps, songeant que son lion était décidément réduit à de vils instincts pour en venir à de telles idées si incongrues !

Voyant toutefois que cette méthode était tout aussi inefficace pour venir à bout du songe étouffant de la princesse, il écarta doucement le serval de la main, et reprit ses propres tentatives, tapotant de nouveau délicatement les joues princières, tout en l'encourageant de sa voix grave. Enfin, doucement, les yeux de cette dernière semblèrent papillonner, d'abord timidement, à lents battements, avant de s'ouvrir en grand sur les perles noires du serval sagement assis auprès d'elle.



[center]
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Et quand le lion parle...:
 

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MessageSujet: Re: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Dim 14 Sep 2014 - 21:11

La chaleur accablante, des vêtements d'hiver, il n'en fallait pas plus pour laisser la jeune femme épuisée sans force. Hier le temps était encore très frais, un vrai temps d'hiver, hier encore il n'y avait pas ce trouble quand à l'avenir du monde. Puis vint Merithyn. Son envie de détruire la bague, son envie de délivrer Lorenz du mal et d'une folie certaine. Détruire, la bague et son influence et ainsi les sauver de la folie de certains. Mais à quel prix. Celle de la chaleur en plein hiver, la magie déraillante et eux dans un avenir incertain. Avait-elle eut raison de la lui donner ? Oui, la bague avait été détruite, mais à quel prix ! Mais se morfondre sur la magie puissante, trop puissante n'était pas une solution, mais une force pour vaincre Néant.
Mais pour l'heure, seule la chaleur étouffante lui oppressait le cœur et sa joue qui semblait plus fraîche et râpée. Puis des voix au loin, qui lui firent comprendre qu'elle n'était plus avec ses deux interlocuteurs. La princesse fit un effort pour revenir à elle et clignant des yeux, elle se laissa revenir à la douce lumière du jour.

« -Que...je... »


La princesse chercha à se redresser mais un peu trop vite pour sa tête chancelante. La jeune femme se recoucha un instant avant de sentir le sol terreux sur sa peau. Sa peau ne devait-elle pas être couverte par les tissus de sa robe.

« -Par le Dracos... »

Esmelda toucha son dos et le sentit découvrit. Le rouge lui vint aux joues et elle balbutia comme pour s'excuser de la gêne occasionnée. La princesse chercha à faire tenue plus convenable quand son maître d'arme lui passa sa cape sur les épaules, fusillant du regard les deux elfes.

« -Je m'excuse, mais la chaleur. Ses habits, je ne pensais pas à cela ce matin en me levant...Merci..Je suis confuse et... bien gênée de ...»


Mais elle se stoppa en se redressant et levant presque d'un bond. Derrière les deux elfes, un animal sauvage, une sorte de gros chats à pois. En tout cas un animal sauvage rien de plus, sauvage et encore plus avec la magie à l'envers.

« -Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ne bougez pas y'a un animal sauvage derrière vous. Méfiez-vous certains deviennent un peu fou avec les événements de cette nuit.»

Dit-elle en leur tenant la main pour venir vers elle. Ils étaient certes quatre et armés, mais il valait mieux petre bien prudent.

« -Pchhhttt va-t-en !! Eliow attention, il vient près de vous. »

Dit la jeune femme en essayant de faire fuir de l'animal de la main et de l'autre maintenir sa tenue. On ne savait jamais avec ces animaux sauvages. La destruction de la bague les avaient touché eux aussi. Et d'une bien drôle de façon. Elle avait vu que matin un oiseau attaquant un pauvre homme chauve. De même que la flore, elle était presque sûre d'avoir vu une branche s’abaisser avec violence sur un homme tout à l'heure en sortant. Et avec des griffes pareilles et des crocs prompts à déchiqueter de la viande, il fallait se méfier.





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MessageSujet: Re: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Sam 20 Sep 2014 - 18:25

¤ En déroute II ¤


Elrond était assis, les bras derrières lui, le retenant, tandis que ses jambes étaient quelque peu pliées. Lentement il s'était éloigné de la princesse, se glissant tout en se tirant à l'aide de ses bras, souhaitant mettre de la distance entre l'humaine. Le dragonnier avait, peur. Non peur de la princesse, mais de lui-même, de son trouble qui était soudainement apparu. Peur de son lynx et de ce que ce dernier avait bien pu souffler à son oreille. L'Amarië respirait lentement, les yeux river sur la Kohan, une expression de surprise sur le visage. Que ce serait-il passé si le garde ne l'avait pas ramené à lui en lui parlant ? Que ce serait-il passé s'il avait été seul avec Esmelda et que son évanouissement s'était produit ? Aurait-il cédé à son lynx et ces envies cruelles ?

Elrond restait encore consterner par cela. Son trouble était encore plus grand que celui provoquer par la malédiction de Väsà. Là, c'était son totem, sa magie, un allié qui devenait un danger. Jamais il n'avait été... jamais celui-ci ne s'était comporté de la sorte. L'elfe se sentait trahi par le félin qui l'avait choisi étant jeune.

Le regard azuré de l'elfe rouge restait fixer sur le visage de la princesse des hommes. Lui qui avait beaucoup d'estime pour la race des hommes, et beaucoup d'estime pour cette humaine avec qui il avait failli se retrouver marier, comment une partie de lui avait-elle pu désirer accentuer sa souffrance, non pour la blesser, mais simplement pour s'en régaler, simplement pour le plaisir ? Qu'est-ce qui clochait ?

Même si elle était désormais libérée de la pression exercée par le tissu sur son thorax, ramenant sa respiration à la normale, la princesse des hommes restait encore inconsciente. Sans doute allait-il falloir d’un peu de temps pour qu’elle revienne à elle. Reprenant lentement ses esprits, calmant son trouble provoqué par le comportement inhabituel de son lynx, le dragonnier elfique portant son regard sur le second elfe en présence, cet Eliowir Serillëiel. Toujours rien ne lui revenant à son sujet quand bien même quelque chose tiquait dans son esprit, quelque chose qui semblait prendre de l’importance alors qu’il gardait son regard braqué sur cet être aux oreilles pointues.

Le Serillëiel semblant s’employer à réveiller la princesse, cela prit quelques instants avant que les cils de la brune ne se mettent à battre, papillonnant légèrement alors qu’elle sortait de la torpeur de son évanouissement. Un fait qui n’était pas immédiatement parvenu au jeune sylvain apparut brutalement alors que la gêne de la princesse éclata quand celle-ci découvrit qu’une partie de sa peau s’était retrouvée dénudée en raison du déchirement d’une partie de sa robe. Le garde qui protégeait la princesse vint la couvrir alors que son regard accusateur se porta sur lui, faisant réaliser la situation à Elrond qui s’en sentit immédiatement gêner.

Le rouge monta quelque peu aux joues de l’elfe, honteux, n’ayant pas pour habitude de faire cela, réalisant à quel point, ceci était déplacé, quand bien même il avait voulu venir en aide à la princesse. Levant sa dague, un bout de lacet était resté accroché dans la lame. Il s’apprêtait à parler quand Esmelda bondit, criant, face au serval qui était présent. Mais rien ne sembla parvenir de la part de la bête.

Se redressant lentement, Elrond vint ranger sa lame avant de prendre la parole, la gêne de la situation revenant.

« Je … »

Elrond détourna le regard n’osant plus poser les yeux sur la princesse.

« Je suis désolé pour ce que j’ai dû faire à votre robe… et à votre corset. »

L’Amarië désigna du bout du doigt le corset qui reposait un peu plus loin, dont les lacets le retenant avaient été sectionnés.

« Je vous assure que je n’ai fait que cela dans le but de vous venir en aide, vous vous êtes évanouie et vous sembliez avoir du mal à respirer alors j’ai agi en conséquence, il n’y avait rien de déplacer dans mes intentions. Jamais je n’aurais… »

Le blond s’arrêta avant de s’incline face à la princesse.

« Je tâcherais de me faire pardonner pour les dégâts et la gêne que j’ai occasionnée. »

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Eliowir Serillëiel
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MessageSujet: Re: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Mar 23 Sep 2014 - 15:20

La gêne était tout partagée, pensa-t-il, tentant de fuir du regard le corps légèrement dénudé de la princesse, et d'ignorer royalement le regard furibond du garde. Il préférait ne pas regarder plus longuement la jeune femme de peur de voir son lion surgir brusquement et de paraitre fort inconvenant, bien trop entreprenant voire pire encore... Déjà qu'un insidieux désir montait en lui, et pas seulement un désir physique. Mais aussi un désir de plaire, de charmer, un désir de séduire... Un besoin oppressant d'assurer qu'il avait encore cette possibilité de plaire, lui aussi, de charmer ses dames... Un besoin qui, étrangement, lui paraissait soudain presque vital. Il devait se contraindre à l'immobilité et au silence pour ne pas céder à cette impulsion outrancière de vouloir enjoler.

Il préféra alors se concentrer sur l'attitude de l'autre elfe, qui, étonnamment, semblait soudain prostré, presque choqué. Il s'apprêtait à s'enquérir de son état et de son attitude soudain fermée, quand la princesse prit la parole. Cela eut apparemment le don de faire sortir son congénère de sa léthargie morbide. Et celui-ci s'excusant platement...

Eliowir en aurait roulé les yeux au ciel si sa dignité le lui permettait. Au lieu de cela, il se contenta d'un profond soupir, qui lui arracha d'ailleurs une grimace de douleur, sa côté fracturée par un certain vampire et non soignée par un certain baptistrel se rappelant traitreusement à lui quand il oubliait de ne pas respirer trop profondément.

- Il n'y avait rien d'autre à faire, Messire. C'était là la meilleure manière d'agir, même si la situation peut sembler... des plus gênantes.

Il n'eut toutefois pas l'occasion d'ajouter quoique ce soit, et fut coupé dans son élan se voulant rassurant, par le cri apeuré de la jeune femme.

« -Pchhhttt va-t-en !! Eliow attention, il vient près de vous. »

- N'ayez crainte, Votre Altesse, s'empressa-t-il de rassurer, d'une voix confiante. Il est avec moi.

Mais, comme pour le contredire, l'animal se mit à gronder.

- Il ne nous fera aucun mal, ajouta-t-il, sa voix descendant toutefois d'un octave et se faisant plus murmure qu'autre chose.

Sourcils froncés, le vieil elfe observa l'animal qui soudain découvrait les crocs. Menaçant non pas la jeune femme, ni même le garde, ni lui-même d'ailleurs... mais l'autre elfe. Ce même elfe qui avait eu une attitude si étrange, si prostrée... Se pourrait-il qu'en fait cet elfe incarne un quelconque danger ? Ou la princesse disait-elle juste et les animaux aussi étaient touchés en leur être par les caprices de la magie et d'Armanda ?

- Calme, ami, calme. Il n'y a aucun danger parmi nous, tenta-t-il soudain, s'adressant cette fois à l'animal.

Qui effectivement sembla se calmer, se détourna un temps de l'autre elfe, pour venir se frotter contre les jambes du vieux lion... avant de subitement se remettre à gronder et sauter sans préavis sur le dragonnier.

Heureusement, Eliowir méfiant était resté sur ses gardes et, s'il ne parvint à retenir physiquement l'animal, il élança son esprit tout entier vers le corps animal. Il parvint à l'atteindre sans aucune difficulté, et en prit rapidement le contrôle. Juste à temps. L'animal était sur le torse de l'elfe alors à terre, sa gueule béante tout près du cou... même si l'elfe ne semblait pas en reste question défense. Eliowir aurait eu de la peine de voir son compagnon animal se faire saigner par le dragonnier. Même si, à tout choisir, effectivement, il aurait choisi de sauver la vie du dragonnier... Mais s'il pouvait ne pas choisir justement...

Heureusement les réflexes de son patriote semblaient aiguisés et le pire fut évité. Le serval semblait figé sur l'elfe, avant d'enfin légèrement bouger, se rétracter, se reculer, et ne plus menacer de ses crocs acérés. Eliowir soupira intérieurement... quand il se sentit perdre contrôle... de son propre corps ! Il sentit son esprit comme... se détacher de son corps d'elfe. Un corps d'elfe qui soudain se recroquevillait à quatre pattes, comme prêt à bondir, et grondait tout ce qu'il savait. Un corps d'elfe qui semblait soudain devenir lion... un lion des plus menaçant et visant apparemment la jeune princesse.

Eliowir tenta de parler, mais seul un étrange cri animal sorti de sa gorge... animale elle aussi. S'il avait apparemment pris possession du corps du serval sans aucune difficulté, il semblait qu'il avait perdu le contrôle du sien en contre-partie ! Pire il semblait que l'esprit animal du serval ait pris possession de son corps d'elfe ! Eliowir voyait, horrifié, son propre corps bander ses muscles à l'extrême, prêt à bondir sur sa proie humaine et à l'attaquer sans ménagement, faisant fi de la lame le menaçant soudain.

Après un court instant de tétanie, d'effroi dont l'étreinte glacé menaça de le happer dans les limbes de la folie, après un court instant de panique où il crut perdre son âme, son esprit, sa raison, dans les affres de la magie devenue folie, il tenta de se calmer. D'apaiser peur et terreur, et de reprendre controle, si ce n'est de son corps, du moins de son esprit. Il ferma les yeux... enfin les yeux du serval... et se força à se concentrer. A renouer ces liens soit disant indissociables entre âme et corps, entre esprit et chair. A retrouver ses sensations elfiques, ses sensations... ses remords, ses regrets aussi... ses soucis, ses rejets... Une tentation insidieuse s'empara alors de lui, la tentation de rester, de conserver le corps du serval, de devenir serval lui-même, d'abandonner l'elfe en lui, d'abandonner sa vie meurtrière, sa folie criminelle, sa déraison honnie, et son errance éternelle. Oh oui, douce tentation alors. Qu'il aurait été si simple de devenir et rester animal. Juste animal. Simplement animal. Pas de regret, pas de remord, juste les instincts et les plaisirs simples de la vie. Juste... Juste... si simple. Si tentant. Si facile.

Trop facile, se morigéna-t-il alors, tandis que l'elfe sautait enfin sur le garde et écartait d'un revers de main la lame tranchante sans l'ombre d'une hésitation. Assommant ce dernier avec une facilité déconcertante... et se retournant vers la princesse, sa proie originelle, sa proie si tentante, si... délicieuse... Une proie sur laquelle il sauta alors.

Et le lion outré rugit en lui. Ce corps, ce corps d'elfe, certes corps mutilé, balafré, était son corps à lui ! Et non le corps de son frère serval, vil et faible copie féline de pacotille ! C'était son corps à lui, roi des félins, et à personne d'autre ! Et fort de cette conviction, fort de cet outrage infâme, l'esprit du vieil elfe, secondé par la puissante magie totemique, retrouva le lien ténu, fragile mais bien réel, avec son corps originel. Et, aussi rapidement qu'il l'avait quitté, il le réincarna. Serval redevint simple serval et elfe redevint infâme elfe, mais fier lion. Un lion qui en aurait ronronné de triomphe si son vieux corps d'elfe plus de sept fois centenaires ne se sentait pas soudain si... épuisé.

Essoufflé. Ereinté. Las et éprouvé. Et surtout douloureux. Douleur lancinante qui lui taraudait le côté du flanc... sa côté cassée, se rappela-t-il. Peut-être aurait-il mieux fait de rester serval, ne put-il s'empêcher de penser de nouveau...

Avant de finalement vivement s'écarter, d'un mouvement un peu brusque qui lui arracha un sifflement de vive douleur, alors qu'il roulait sur le côté pour s'écarter de la princesse à terre. Par le Dracos tout puissant, qu'avait-il fait ?

- Je... je.., croassa-t-il tout d'abord, peinant toutefois à reprendre pleinement ses esprits et le contrôle de ses sens.

Il déglutit péniblement, avant de reprendre, d'une voix rauque.

- Je suis confus, je... j'ai voulu empêcher mon compagnon serval de...

"De tuer un elfe, un dragonnier...", ne put-il finir, laissant à la place planer un silence lourd de sens.

- et j'ai perdu le controle. La magie... m'a échappé.

Comment donc leur expliquer ce sort particulier qui semblait le caractériser ? Impossible, lui semblait-il. Comprendraient-ils ? Devineraient-ils ? Ou... Las, fatigué, il abandonna ses explications et se confondit à la place en plates excuses.

- Je suis profondément désolé, votre Altesse. J'espère que vous n'êtes pas blessée. Ni... je ne voulais pas vous faire peur. A aucun de vous, ajouta-t-il vivement, en sondant du regard l'autre elfe, avant de reporter rapidement son attention sur le garde assommé. A aucun de vous, répéta-t-il, confus.

Et l'animal ayant apparemment recouvert aussi ses sens se remit soudain à gronder, toujours en direction de l'autre elfe.

- Ah non, éructa soudain Eliowir tel un vieux volcan se réveillant soudain. Suffit ! Tu as fait assez de dégât ainsi. Va. Allez va, fit-il, tout en chassant l'animal de la main. Ne me contrains pas à t'éloigner de moi-même. Allez, siffla-t-il, tout de colère pétris.

Et l'animal, baissant la queue en signe de soumission, s'écarta, recula... pour finalement fuir en courant au loin. Si le vieil elfe en fut profondément peiné, le soulagement apaisa quelque peu ses regrets.

C'est alors d'un regard fort douloureux qu'il implora pardon à la noble princesse, incapable toutefois de se relever lui-même, restant prostré à terre, à demi allongé à demi assis sur un côté.

[HJ : je me suis un peu laissé emporter par ma fougue donc si quoique ce soit n'allait pas, si trop de liberté était prise, n'hésitez pas, je peux éditer Wink ]


[center]
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MessageSujet: Re: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Sam 27 Sep 2014 - 12:30

La tête encore un peu chancelante Esmelda s’appuya un instant sur son capitaine de garde pour reprendre pied. L'homme lui demanda comment elle allait et s'assura qu'elle ne retombe pas. Il semblait contrarié de ne pas avoir été assez réactif la première fois, il ne flancherait pas le seconde. La princesse sourit au dragonnier comme pour le rassurer et lui enlever la gêne de l'avoir aider de façon peu conventionnel mais de juste façon. La meilleur il fallait l'avouer. Et puis comment en vouloir à son sauveur du moment. Il était un ami fidèle, un allié avec qui elle avait dû batailler pour retrouver leur liberté. Un confident de leur rêve à tous deux. Alors non, elle ne lui en voudrait pas d'avoir brisé un simple bout de tissu. Elle en aurait d'autres, ou bien elle se libérait enfin de ce carcan de la mode et de bonne conduite de la noblesse humaine. La bonne excuse.

« -Je ne vous en tiens point rigueur. En je vous en remercie. Il n'y a aucun mal de fait hormis à ce pauvre morceau de tissu et croyez-le, je préfère que ce soit lui que l'un de nous. »

Et c'était à elle de se sentir gênée de s'être évanoui de la sorte en pleine promenade. Comme si une petite chaleur rendait la princesse des humains incapable de rester debout. Il y avait mieux.
Puis l'animal reprit le centre de leur attention, et même si l'elfe semblait sûr de lui quand à la nature de l'animal, Esmelda en doutait et les secondes à venir lui donnèrent hélas raison quand l'animal semblait s'en prendre à Elrond. Esmelda murmura d'une voix inquiète en restant près de Névérik épée à la main prêt à agir si l'animal s'approchait trop près de la princesse.

« -Eliow êtes-vous sûr, il ne semble pas en accord avec vos dires... »

Et l'animal confirma ses dires en sautant sur le dragonnier. Esmelda poussa un cri en se faisant reculer d'un geste du bras par son capitaine de garde.

« -Ahhhh Elrond... Eliow faites quelque chose. »

Mais l'elfe sembla ne rien faire, avant de jeter à terre son capitaine de garde, comme si son esprit était passé d'un homme calme et posé à un animal sauvage. Esmelda se recula d'un pas, blanche comme un linge et ayant encore plus chaud avec cette tension palpable.

« -Eliowir qu'avez-vous ? Néverick. »

Mais son capitaine était au sol inconscient.

« -Eliowir voyons que se passe-t-il, calmez-vous... »

Mais rien à faire, il semblait comme le serval, prêt à lui sauter à la gorge et en faire son jeu de chasse du moment. Puis tout changea en un éclair, l'elfe semblait se resaisir et sauta à terre comme dans un excès de folie. La princesse resta tétaniser un instant avant de demander d'une voix fluette.

« -Vous allez bien ? Que s'est-il passé ? »

L'elfe semblait encore troublé par sa mésaventure et il parla avec difficulté de son soucis de magie. Il semblait souffrir. La princesse s'approcha de lui afin de l'aider à se relever.

« -Vous n'auriez pas dû, la magie semble un peu confuse en ce jour. Mais ne vous inquiétez pas, je vais bien, nous allons bien. Neverik est bon pour une belle bosse et une rancune à votre égard pour la journée. »

Son capitaine se releva en massant son cuir chevelu, le regard sombre de rage contre l'elfe au sol.

« -Prenez cela mon ami, je pense que les effets de votre douleur à la tête passera bien vite. »

Dit Esmelda en donnant une petite fiole à son capitaine de garde après avoir fouillé dans une petite bourse qui ne quittait jamais le rempli de ses robes. Elle en tendit une autre à Eliowir ensuite.

« -Prenez ceci aussi Eliowir, cette potion vous aidera à vous sentir bien mieux. Et nous devrions rentrer. Les temps semblent plus propice à rester à Aigue à l'abri en attendant d'en savoir plus sur nos amis de la faune, le temps bien chaud et les méfaits de l'utilisation de ma magie. »

La princesse se releva et proposa comme pour conclure à cet incident.

« -Je vous propose un thé bien chaud pour nous remettre de ses aventures et trouver un lieu propice au calme. Le voulez-vous ? »





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MessageSujet: Re: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Dim 5 Oct 2014 - 17:50

¤ En déroute III ¤


Voilà que la princesse était enfin revenue à elle, entrainant avec cela son lot de gênes. Ca lui apprendrait à vouloir venir en aide à une princesse de façon aussi... directe ? Non que ce qu'il ait fait soit véritablement « mal ». Après tout, il lui était bien venu en aide pour l'aider à respirer. Non la question qui se posait, était la question du correct. Mais y'avait-il une façon correcte de venir en aide à quelqu'un ? Ou plutôt... de venir en aide à une princesse. Non plutôt à une femme, sa condition de princesse n'entrait pas vraiment en ligne de compte... ou peut-être un petit peu, aggravant légèrement incorrect de son action. Voilà qu'il s'égarait dans d'inutiles conversations et questionnement internes. L'elfe les évacua avec un léger soupir alors qu'il se redressait après avoir présenté ses excuses à Esmelda. Fort heureusement, cette dernière ne lui en tenait point rigueur. Compréhensive face à la situation. Après tout, il aurait été particulièrement mal venu que cette dernière ne vienne se plaindre alors qu'il venait de la tirer d'une situation qui aurait pu sans doute s'aggraver.

Le regard azuréen de l'Amarië se posa à nouveau sur l'humaine avant de s'en éloigner bien vite. Forte heureusement... ou malheureusement, son attention fut attirée ailleurs. Sur le serval qui leur tenait compagnie depuis un petit instant maintenant. Ce dernier qui jusqu'ici était resté calme semblait soudainement ne pas devenir commode à son égard. Pourquoi lui d'ailleurs ? Il n'avait rien fait de mal, simplement sauver une princesse en détresse. Bon certes, quelques idées malsaines avaient traversé son esprit sous l'impulsion de son totem... mais il n'en était pas responsable.

Ce tournant en direction du félin, Elrond saisit fermement sa dague, se préparant alors qu'il faisait un pas en arrière. Quand bien même, l'animal sembla se raviser un temps, faisant baisser sa garde au dragonnier. Le fourbe être au pelage tacheter se jeta sur lui. Le sylvain en perdit l'équilibre et tomba durement au sol, alors que la bête tombait avec lui sur son torse prêt à se jeter sur sa gorge. L'Amarië avait dressé sa dague pour empaler le coeur encore battant dans la poitrine de l'animal. Il n'avait pas l'intention de se laisser blesser aussi bêtement. Néanmoins son geste fut retenu en même temps que celui du Serval qui s'était soudainement arrêter. Un puissant élan magique s'échappant de lui.

Seul le cri de la princesse résonnait encore dans ses oreilles d'elfe. Bon sang, quelle femme bruyante face au danger et on avait voulu la marier à lui. Qu'aurait-elle fait en voyant les nombreux insectes qui peuvent bien vivre dans la forêt elfique. Le dragonnier se redressa rapidement alors que le félin s'éloignait de lui, redevenu soudainement docile. Le comportement de cet animal était décidément de plus en plus étrange. Les évènements actuels avaient-ils un rapport ?

Mais alors qu'Elrond pensait que la situation ne pouvait pas être plus étrange, et qu'elle allait lentement redevenir à la normale, un autre évènement imprévu se produisit. Un évènement tout aussi déroutant. En effet, le Serillëiel commença à se mettre à quatre pattes, comme un animal, au plutôt comme un félin. Que lui prenait-il ? Ça y est, il commençait à imiter le serval ? C'est lorsqu'un grondement s'échappa de ce dernier qu'il comprit que quelque chose n'allait pas et que la situation allait une fois de plus tourner au vinaigre.

Depuis l’instant où le serval avait commencé son attaque et c’était ensuite arrêté, le dragonnier avait senti quelque chose d’étrange. La magie s’échappait nettement du félin, sans doute pouvait-il la percevoir plus facilement en raison du dérèglement actuel.

L’elfe devenu félin passa finalement à l’action alors qu’il bondit sur le garde et l’assomma d’un coup net. L’Amarië rangea sa dague alors qu’il portait sa main sur pommeau de son épée. Utiliser la magie n’était peut-être pas une bonne idée. Il pourrait faire plus de dégâts qu’autre chose, même en tentant un simple sort pour l’immobiliser. Eliowir arriva finalement sur la princesse alors que le dragonnier dégainait son épée et avançait pour tenter de l’assommer avec le dos de sa lame, quand une nouvelle fluctuation magique eut lieu et que l’elfe semblait revenir à lui, troubler et éreinter.

Elrond resta perplexe face à cela, alors qu’il s’avançait vers le garde, l’aidant à se relever en lui tendant une main, gardant toujours un œil sur l’autre membre de sa race. Celui-ci bafouilla quelques explications alors qu’il se laissait tomber sur le côté.

La situation se désamorça et l’elfe rengaina sa lame dans son fourreau avant de venir vers la princesse pour lui proposer également son aide afin de se relever. Celle-ci leur proposa de conclure cet incident. Ils avaient beaucoup d’émotion en peu de temps, et avec cette chaleur, retrouver le peu de fraicheur qui subsistait à Aigue leur ferait du bien.

« Quelque chose de plus frais me conviendrait mieux vu la température actuelle princesse. »

Elrond tourna finalement son regard en direction du vieil elfe.

« J’ai vu à de mainte reprise, alors que j’apprenais, si on peut dire, à mon lié de chasser lorsqu’il n’était encore qu’un dragonnet, celui-ci envoyer et plonger son esprit dans celui de son gibier. Si je ne me trompe pas, c’est ce que vous avez fait avec le serval ? Même si vous semblez, plutôt que vouloir le surprendre et baisser sa concentration, avoir voulu en prendre le contrôle ? »

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MessageSujet: Re: Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé] Dim 12 Oct 2014 - 23:32

Non seulement il avait assommé son garde mais en plus il avait menacé la princesse Kohan, même si involontairement. Eliowir se sentait mortifié. D'autant plus mortifié quand la jeune femme, loin de lui en tenir rigueur ou de réclamer juste réparation, venait lui proposer son aide pour se relever. Une aide qu'il ne put refuser, même s'il s'en trouva fort gêné. Se hâtant toutefois de se lever quand le garde lui-même était déjà sur ses deux jambes à le fusiller d'un regard noir des plus venimeux.

Il ne put empêcher toutefois une légère rougeur de teinter ses joues pâles quand il se releva à son tour, prenant garde de ne pas prolonger tout contact de façon ostentatoire. Ce n'était pas le moment de créer un énième incident diplomatique. Si la jeune princesse rebelle avait suffisamment de noblesse d'âme pour lui pardonner cet accident de magie, il n'en serait certainement pas de même si ses gestes portaient à confusion...

Il prit la fiole avec un regard reconnaissant, même s'il hésita un court instant à l'avaler. Il n'avait pas pour habitude d'avaler des potions dont il ne connaissait ni le nom ni la composition. Mais jugeant finalement que prolonger une telle hésitation pourrait être pris comme un véritable soufflet, il s'abstint de toute question et avala le remède ainsi offert. Et le reconnut, à son grand soulagement, dès les premières gouttes. Elle ne s'était pas moqué d'eux et venait de leur offrir un sacré luxe.

C'est donc avec une profonde révérence qu'il la remercia d'une voix chaleureuse, dont il ne put chasser les accents ronronnants :

- Je vous suis profondément reconnaissant de votre don et de votre... indulgence envers mon.. égarement magique.

Et, alors qu'il s'attendait à être finalement congédié, il eut la surprise de recevoir une invitation déroutante.

« -Je vous propose un thé bien chaud pour nous remettre de ses aventures et trouver un lieu propice au calme. Le voulez-vous ? »

S'il le voulait ? Il serait bien ingrat et bien impoli de refuser, qu'il le veuille ou non. Il devait avouer en outre ne devoir guère se forcer pour le vouloir et être tenté d'accepter cette délicate intention venant pourtant de la plus haute noblesse du monde des Hommes. Surtout quand cette invitation était ainsi chantée par une bien belle voix... une voix séduisante, attirante, envoutante, qui vous enjoignait à lui obéir et à l'écouter. Une belle voix de moineau, comprit-il soudain, dans un éclair de lucidité.

« Quelque chose de plus frais me conviendrait mieux vu la température actuelle princesse. »
, entendit-il répondre l'autre elfe.

Et se décidant à se joindre au chorus :

- Je ne peux refuser pareille invitation, même si, effectivement, quelque chose de frais serait fort bienvenu.

Soulagé de s'en tirer à si bon compte, il manqua de peu de s'étrangler quand il entendit l'autre elfe s'adresser à lui.

« J’ai vu à de mainte reprise, alors que j’apprenais, si on peut dire, à mon lié de chasser lorsqu’il n’était encore qu’un dragonnet, celui-ci envoyer et plonger son esprit dans celui de son gibier. Si je ne me trompe pas, c’est ce que vous avez fait avec le serval ? Même si vous semblez, plutôt que vouloir le surprendre et baisser sa concentration, avoir voulu en prendre le contrôle ? »

Etonnante et savante déduction. Ce jeune elfe, jeune dragonnier, était des plus prometteurs pour être parvenu à déceler cette magie étrange qu'il avait développé depuis peu. Un instant gêné, il hocha d'abord de la tête silencieusement, avant que les mots ne daignent se joindre à sa réponse :

- En effet. Je semble avoir développé depuis peu la capacité de... prendre le contrôle du corps d'autres créatures. De ce serval surtout, qui, depuis que je l'ai soigné au royaume elfique, me suit partout en toutes circonstances. Je n'avais toutefois jamais songé à la comparaison avec ce que sont capables les dragons...

Voilà en tout cas qui était pour lui une piste intéressante pour étudier et parfaire son sort unique. Oui, unique, car il n'en avait jamais entendu parler par ailleurs. Et avançait alors, en la matière, en terrain totalement découvert, à l'aveuglette.

- Je suis fort consterné par ce qu'il s'est passé encore une fois. J'espère que vous ne m'en tiendrez nullement rigueur noble dragonnier.

Il aurait suffisamment de quoi lui tenir rigueur, quand il aurait compris qui il était réellement...

Et se disant, il offrit une profonde révérence aussi au jeune elfe. Avant de finalement suivre, dans une ambiance étonnamment plus calme et sereine, la princesse qui les guidait alors dans les dédales de la caverneuse Aigue-Royale.

[RP Terminé je pense ? Si oui, je ferais les demandes nécessaires^^]


[center]
Errance



Et quand le lion parle...:
 

Merci à Merithyn Shadowsong pour ses créas graphiques.

Couleur des paroles : #7143BB



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Totems, nos beaux totems, dites-nous tout [Terminé]

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