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Les rats sortent les jours de pluie... [PV]

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MessageSujet: Les rats sortent les jours de pluie... [PV] Les rats sortent les jours de pluie... [PV] Icon_minitimeSam 15 Jan 2011 - 23:21

    La journée se faisait sombre, aux nuages plafonnant un ciel gris et orageux, alors qu’il dardait son regard sur ce dernier, songeur, à se questionner, encore, éternellement, sur le comment du pourquoi, sur le pourquoi du comment, sur le quand et de quelle manière… Tout pour se torturer l’esprit, sans vraiment réaliser qu’il le faisait continuellement, constamment. À quoi bon ? Quelle question insensée… Ça ne serait à rien de se la poser. Or, pour la peine, il s’était remis en question. Il l’avait fait des années plutôt. Un siècle entier plus tôt, en vérité. Il était fatigué, tout simplement fatigué. Un vampire qui ne boit pas de sang régulièrement fini par s’épuiser, au bout d’un moment, et le fait qu’il se traine ainsi, en plein jour, ne faisait qu’aggraver la situation. Qu’en aurait donc dit Roëric ? Il lui aurait probablement passé un savon, à le traiter d’imprudent, et à lui rappeler, encore éternellement, qu’il était son maître et son ami et que malgré tout, il le suivrait partout. Et Kylian l’aurait approuvé, simplement, en se disant qu’il n’avait pas tord, comme toujours.

    Il avait fermé les paupières, en levant son visage vers le ciel lorsqu’il entendit le ciel se déchirer, lorsqu’il le vit s’illuminer brusquement d’un éclair foudroyant. L’eau perça les nuages gris engorgés avant de chuter doucement vers le continent, vers Aladria, le trempant d’une légère averse qu’il semblait apprécier alors qu’il laissait simplement rouler l’eau contre son visage blême comme le cadavre qu’il était. Ça lui faisait du bien, comme un soulagement devant son épuisement, devant l’étrange impuissance qui le tétanisait depuis quelque temps déjà face à un avenir probablement beaucoup plus près que ce qu’il n’aurait pu penser ou s’imaginer. Faire face à Lorenz Wintel… Libérer le premier des dragonniers au prix de passer pour encore plus traitre qu’il ne l’était réellement. Très franchement, cette idée le tétanisait, même s’il promettait, même s’il faisait tout pour que rien de tout ceci n’y paraisse. C’était le doute, terrible doute qui empoisonnait son esprit.

    Il replaça son capuchon, confortablement, déjà trempé, humidifiant sa chevelure brune alors qu’il se redressait complètement pour se remettre en marche. Et il perçu, brusquement, d’un coin de l’œil, furtif, le mouvement fluide d’un homme dans le début de l’âge adulte, marchant et passant près de lui sans qu’il ne l’eut vraiment vu venir, ayant toutefois sentit sa présence. Et le vampire se retourna brusquement, rapidement, saisissant son bras d’une main ferme et solide, celle du guerrier aguerri qui en avait déjà vu par le passer et qui n’était pas prêt à se laisser avoir aussi facilement. Il tendit l’autre main, simplement, un sourire étrangement flottant sur ses lèvres. On lui avait volé son argent, et il l’avait immédiatement repérer. Tout aurait été plus simple s’il lui avait demandé de l’or. Il était plus probable qu’il lui en aurait fourni que lorsqu’on le vole de la sorte… Le relâchant simplement, sans le retenir, il se demanda ce qui ne tournait pas rond, pourquoi ces gens là avaient besoin de ca pour survivre, pourquoi le peuple humain ne s’entraidait pas ? Pourquoi le peuple vampirique faisait pareil, d’ailleurs… Si certains cherchaient la paix, qu’ils se présentent à lui… Qu’ils répondent un peu à ces questions dérangeantes auxquelles lui-même cherchait tant bien que mal réponses vaines et inexistantes.

    Il avait simplement poursuivit sa route, en ce bon matin, simple, où les enfants n’osaient guère jouer dans les rues, où les marchands peinaient à vendre leur articles en soldes, où les clients se faisaient beaucoup plus timide et hésitant, par peu d’attraper la crève. Ou tout simplement parce qu’ils savaient que son peuple, les sangs froids, attaquaient de plus en plus souvent, et le fait que le soleil ne tape pas violemment sur la ville était peut-être une bonne journée pour une mauvaise surprise inattendue…

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MessageSujet: Re: Les rats sortent les jours de pluie... [PV] Les rats sortent les jours de pluie... [PV] Icon_minitimeDim 16 Jan 2011 - 10:54

Evangeline jeta un coup d'oeil par la fenêtre, le regard légèrement inquiet : le ciel était recouvert de nuages noirs, ce qui assombrissait l'ambiance et donnait à la ville un air un peu glauque. Prévoyant une averse, elle prit une cape à capuche qu'elle enfila par dessus sa tunique de cuir ; en effet, elle devait bientôt sortir pour se rendre à un rendez-vous fixé avec un potentiel client situé dans le quartier le plus huppé de la ville. Pour cela, elle devrait en traverser une bonne partie, et décida de passer par le quartier marchand, histoire de regarder un peu les boutiques avant de s'y rendre. Bien sûr, elle n'avait pas énormément d'argent, et elle se fit jurer de ne rien acheter ce jour là.

Elle ouvrit la porte de sa maison et sortit dans la rue, levant une nouvelle fois le regard vers le ciel. On entendait au loin le grondement d'un orage, et cela n'inaugurait rien de bon. Elle pressa le pas histoire d'essayer d'arriver au moins au quartier marchand avant qu'une averse ne lui tombe dessus. Finalement, au bout d'un quart d'heure de marche, les premières boutiques se dessinèrent enfin dans son champ de vision. C'est à ce moment là qu'une goutte de pluie crut bon de s'écraser sur sa tête, occasionnant à la jeune femme une série de frissons dûs à la froideur de cette eau tombée du ciel. Eva jeta un coup d'oeil par terre : les pavés commençaient à se parsemer de petites tâches sombres, signe qu'une averse débutait. Grommelant contre le temps, elle rabattit la capuche de sa cape sur sa tête et accéléra de nouveau le pas.

Les jours de pluies pouvaient s'avérer parfois dangereux pour une jeune femme seule comme elle. Heureusement, elle pouvait compter sur la vue perçante que lui conférait son totem et sur ses bons réflexes. Alors que son regard de rapace scrutait la rue pour détecter tout signe de danger, elle aperçut un jeune homme portant une tunique noire, sans doute pour passer inaperçu. Celui-ci déroba l'argent d'un autre homme légèrement plus grand que lui, portant une tunique au couleurs claires. Elle sourit, baissant la tête et s'apprêtant à continuer son chemin : encore quelqu'un qui rentrerait chez lui sans se rendre compte que sa bourse a été plus qu'allégée... Mais elle se figea en voyant l'homme à la tunique claire attraper le poignet du voleur. Assurément, celui-ci avait été discret et un homme du commun des mortels ne l'aurait pas remarqué. Elle le fixa du regard, curieuse de savoir quelle issue l'altercation allait prendre. L'homme qui maintenait le voleur immobilisé le laissa finalement partir. Eva ignorait cependant s'il avait récupéré son argent.

Persuadée qu'il ne s'agissait pas d'un homme ordinaire, la jeune femme décida de le suivre le plus discrètement possible, même si elle se doutait que s'il avait repéré un voleur relativement bien entraîné, il la repérerait tôt ou tard elle aussi...
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MessageSujet: Re: Les rats sortent les jours de pluie... [PV] Les rats sortent les jours de pluie... [PV] Icon_minitimeDim 23 Jan 2011 - 16:20

    La démarche silencieuse à travers l’eau, ruisselant tout contre lui, détrempant ses vêtements clair, coulant sur sa peau dissimulée et bien trop froide. Froide comme la mort qui ne lâchait plus le corps. Froide comme un soleil qui ne l’atteint point. Froide comme un condamné qui ne vit plus, ou du moins qui ne devrait plus vivre. Mourir la première fois due au venin n’avait certainement pas été de tout repos. Il en gardait un solide souvenir, malgré tout. C’était la douleur à l’état brut avant de se sentir la flamme s’éteindre brusquement, d’ouvrir ses yeux dans la folie de son propre subconscient qui ne se contrôle alors plus du tout pour se perdre dans l’absurdité des actes. Beaucoup de vampires, trop peut-être, à partir de ce moment là se laissait simplement guidé par la soiffe éternelle, la toute première.

    La toute première soif… Il ne s’en souvenait que trop peu, si ce n’était la vu du sang sur ses mains, tâchant et souillant ses vêtements, le faisant paniqué, comme une bête sauvage et blessée, inquiet d’incompréhension. Et c’était Cir qui l’avait supporté, qui l’avait soutenu. Tuer n’était pas une chose facile. Même lorsque l’on en a pas conscience. En prendre connaissance était horrible pour un nouveau né. Ou un nouveau mort, dépendant de la façon dont on peut voir les choses. Kylian, malgré tout, ne s’était jamais vraiment considéré comme mort, même si la froideur avait gagné son corps, même s’il voyait bien qu’Esmelda était mille fois plus vivante qu’il ne l’était vraiment. Et c’était la peine dans son regard, qui le traversait, lorsqu’il se surprenait à songer à ça. Cir avait approuvé, au début, le fait que son petit protégé continue de se tenir parmi le peuple humain, ou ne cherche du moins à garder son humanité, comme un regard mélancolique, un peu triste, qu’il posait sur ce peuple qu’il oubliait peu à peu. Il n’avait pas été là lorsque sa mère était morte. Il n’avait plus été là pour elle, désormais seule, parce qu’il l’avait oublié, tout simplement, que sa mémoire avait effacé son doux visage pour n’en laisser qu’une ombre furtive dans ses souvenirs vagues. Et lorsque le vieux vampire, un demi siècle plus tard, lui avait présenté la pierre, dans le cimetière, le pacifiste avait hésité, regard fuyant, avant de partir aussi silencieusement qu’il était venu. Comme s’il comprenait que mourir pour apporter quelque chose de nouveau, il avait perdu ce qui avait pu être le plus cher pour lui, et qu’il ne faisait que tout juste en prendre conscience. Mais s’il n’était pas mort, il ne serait pas là, aujourd’hui, à affronté la terreur du continent, à combattre pour sa protection et sa liberté. Non, il avait fait le bon choix, il le savait, malgré les regrets et le doutes, il ne pouvait avoir fait mieux.

    Le vampire à l’odora davantage poussé avait reniflé, avait tendu l’oreille, et avait continué sa marche, curieux qu’il pouvait être, et doux qu’il était à ne pas chercher querelle, bien qu’il n’avait pas l’impression que c’était ce que lui cherchait la petite silhouette qui l’épiait depuis quelques instants déjà. Le vampire diplomate bifurqua rapidement, soudainement, sans crier gare, entre deux étalages, se glissant à gestes fluides entres les gens qui se serraient plus à ce niveau pour avancer en espérant qu’elle ne l’a pas perdu de vue plus que cela. Et lorsqu’enfin il se fut légèrement éloigner de la lourde et pesante foule, observant les quelques personnages se déplaçant, se faisant un peu moins dense, il s’arrêta avant de lancer sur le ton le plus léger et amusé qu’il soit, à travers le son que l’eau faisait en tombant.


    « La curiosité est fort probablement la qualité la plus utile qui soit. Certains diront toutefois que c’est un vilain défaut qu’il vaut mieux éliminer… Pourquoi me suivre ? Vous ignorez où je vais, qui je suis, ce que je fais. Si vous voulez connaître, ce n’est pas ainsi que vous y arriverez. Pas avec moi… »

    Et il s’en retournant, visage cacher sous la capuche blanche détrempée, ne laissant qu’entrevoir un menton légèrement barbu et un doux sourire flottant, lèvres fermées. Pas question de démontrer ses dents, après tout, pas en plein public, se serait bien trop risqué.

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MessageSujet: Re: Les rats sortent les jours de pluie... [PV] Les rats sortent les jours de pluie... [PV] Icon_minitimeVen 28 Jan 2011 - 21:01

Eva continuait de suivre la silhouette blanche qui paraissait anormalement agile dans la foule des passants qui faisaient leurs emplettes. Elle ne cherchait pas le conflit et était vraiment curieuse de savoir qui était cet homme aux mouvements si fluides. L'éventualité qu'il s'agisse d'un vampire lui traversa l'esprit un instant, mais elle la repoussa aussitôt : se promener innocemment dans une aussi grande ville qu'Aldaria était du suicide pour un vampire : avec tous les gardes spécialement entrainés pour les repérer parmi des centaines d'humains, il se ferait capturer avant même d'avoir pu dire ouf. Mais cet homme, s'il était un vampire, avait un faux air humain ; aussi la jeune femme décida d'abandonner cette idée qui était insensée. Mais alors, s'il n'était pas un vampire, qu'était-il? Un simple humain sur-entrainé? Peu probable. Tout ce questionnement intérieur avivait de plus en plus la curiosité d'Eva, dont le regard perçant suivait sans le perdre l'homme qui se glissait à travers la foule comme de la soie liquide.

L'homme stoppa sa course (qui n'en était pas vraiment une vu qu'il n'avait fait que marcher) dans un endroit moins peuplé du marché. Là, il se retourna et parla :

« La curiosité est fort probablement la qualité la plus utile qui soit. Certains diront toutefois que c’est un vilain défaut qu’il vaut mieux éliminer… Pourquoi me suivre ? Vous ignorez où je vais, qui je suis, ce que je fais. Si vous voulez connaître, ce n’est pas ainsi que vous y arriverez. Pas avec moi… »

Aucun signe n'avait prouvé qu'il avait remarqué sa présence jusqu'alors, et sa remarque la prit au dépourvu. Ne trouvant rien d'autre à faire, elle décida de jouer franc jeu : elle sortit de l'ombre, se dévoilant au regard de celui qui attisait tant sa curiosité. Maintenant qu'elle se tenait devant elle, elle avait l'occasion de mieux le détailler. Comme elle l'avait vu auparavant, et ce détail n'était pas des moindres, il était habillé de blanc ; ce qui était pratiquement la preuve qu'il n'était pas un vampire puisque ceux-ci avaient l'habitude de se vêtir de noir pour passer inaperçu et garder leur mystère. Mais la jeune femme devait avouer que cet homme avait son mystère bien à lui. Il portait une épée très élégante à la ceinture et semblait ne jamais vouloir se défaire de sa capuche qui lui cachait la moitié du visage ; seuls un menton qu'une barbe de quelques jours recouvrait et des lèvres minces étirés en un demi-sourire étaient visibles à la jeune femme.

Eva garda inconsciemment une main proche de la garde de son épée, au cas où cet homme serait animé de mauvaises intentions malgré la bonne impression qu'il lui faisait à ce moment là. Elle avait appris très tôt à se méfier des apparences parfois (très souvent plutôt) trompeuses... Après avoir vérifié qu'ils n'étaient pas seuls et que des témoins était présents, ce qui limiterait sans doute l'envie qu'une personne mauvaise intentionnée aurait de lui faire un coup "foireux", elle dit à l'homme :


"Je vous présente mes excuses. Mon nom est Evangeline Layen ; avant de me présenter à vous je tenais à m'assurer que c'était sans danger. C'est toujours une précaution que je tiens à prendre avant de parler à quelqu'un, car les mots peuvent parfois signifier bien plus que ce que l'on veut dire... Quand à ma curiosité, elle est innée... et je dois avouer que la manière dont vous avez intercepté ce voleur il y a quelques minutes m'intrigue."

Elle lui rendit son sourire aimable, tout en se demandant s'il allait enlever sa capuche. C'était une des règles élémentaires de la politesse, et la jeune femme aurait bien aimé voir les yeux de celui à qui elle parlait... Mais cet homme semblait au dessus de tout et elle doutait qu'il le fasse.

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MessageSujet: Re: Les rats sortent les jours de pluie... [PV] Les rats sortent les jours de pluie... [PV] Icon_minitimeSam 29 Jan 2011 - 21:13

    C’était comme aspirer à quelque chose de plus grand que soit que de souhaiter se fondre parmi un peuple qui, pourtant, faisait tout pour rejeter ce qu’il était, ce qu’il faisait, qui le craignait comme la peste, comme un parasite étranger venu d’autre part pour les infester. Malgré tout, oui, malgré tout, il agissait sans vraiment s’en rendre compte, comme une aura positive sur toute chose, comme une douce lumière pour calmer les noires colères. Il n’y avait qu’à le regarder face à la famille Kohan, face à la haine que son unique présence avait su engendrer dans le cœur de certains, alors qu’il faisait un étrange face à face avec le danger même d’une telle chose, le confrontant d’un regard calme que rien ne semblait jamais vouloir trahir. Et généralement, ils ne le comprenaient que trop peu pour seulement espérer obtenir la moindre petite information venant de lui.

    Il s’était momentanément arrêter sur les détails qui constituaient ce physique agréables, élancer tout en finesse, comme une lame dans la mêlée, entre les corps mutiler, se glissant entre deux côtes pour porter un coup fatal. Si le peuple humain se montrait méfiant vis-à-vis de lui, il n’y avait point à douter qu’il se montrait à son tour prudent face à eux. Il n’aurait pas fallu que malheur se produise dans cette maigre paix qu’il tentait tant bien que mal de construire, bien qu’avec toutes les difficultés du monde. C’était pourquoi il se présentait à elle avec toutes les précautions possibles, ne se dévoilant que trop peu pour la satisfaire, mais suffisamment toutefois pour qu’elle ne daigne trop s’approcher. Il passa rapidement son regard sur la fine chevelure foncée qui coulait dans le dos de la jeune femme, lui donnant un petit air de raffinement, un petit quelque chose de charmant. Ce fut toutefois les iris d’un vert particulier qui attisa son attention sur elle. Comme s’il aurait eut un semblant d’impression de se refléter dans ce physique qui manifestement était trop semblable au sien, bien que… plus féminin. S’ils étaient nés à la même époque, probablement qu’ils auraient pu être considéré comme presque de ce même sang. Mais s’l la trouvait ravissante et magnifique, il n’en ressentirait jamais rien. La jeune princesse au regard dure et taquin, lui faisant penser à son frère l’Empereur, était seule pour son intérêt. Mais l’idée de ne pas réussir à lui rendre le bonheur qu’elle souhaitait avait dans son cœur l’effet d’une pierre lourde et froide.

    Il se secoua intérieurement, chassant l’absurdité de ses idées. Il y viendrait, un jour. Oui, un de ces quatre, ils ne seraient que tous les deux, hors de tout, loin de tout, une petite maison dans la campagne, tranquille, ou lui comme elle ne se sentirait nullement oppressé par la moindre petite besogne. Elle savait qu’il trainait à Aladria depuis deux ans. Il ne pouvait toujours s’approcher davantage d’elle, par son plus grand malheur… Gloria n’était pas une ville pour lui. Même s’il y avait vu le jour, autrefois. Il n’y avait donc que Ninna sur qui il pouvait compter, pour prendre grand soin de sa belle, la laissant entre les mains de la guerrière, tout simplement, à contre cœur. Oui, un jour, il viendrait la chercher, et ils seraient bien, tout simplement bien, sans crainte. Dans un monde qu’il confectionnait pour elle. Une paix pour laquelle il se battait dans le but premier de ne point voir de souffrance sur le visage de sa douce.

    Elle parla après une seconde de réflexion qu’il venait de passé, s’égarant dans un univers privé que personne ne touchait, comme un temple maudit qu’on n’osait profaner par peur de subir sa malédiction mortelle. Evangeline donc. Son sourire ne s’effaça pas davantage, alors qu’il se contenter d’écouter silencieusement chaque mot qui daignait sortir de sa fine bouche. C’est bien ce qu’il pensait. Si elle était particulièrement curieuse de comprendre et connaître, elle se méfiait, bien que manquant de tact. Du moins, on ne le suivait pas lui sans qu’il ne s’en rende compte. On ne suivait point un vampire, de toute façon. On les fuyait, plutôt, en général. Mais par Dracos, pourquoi tous ces êtres avaient-ils cette étrange tendance à vouloir voir ce qu’il faisait, suivant ses moindre faits et gestes du regard, l’épiant jusqu’à ce qu’il ne disparaisse tout simplement de leur vue ? C’était, quoi qu’il en soit, une bien étrange manie qu’ils avaient là de vouloir le connaître.

    Il émit toutefois un étrange ricanement. Qui parlait de mot ? Les elfes mettaient beaucoup d’importance sur ces derniers, plus que les humains. Et il ne pu s’empêcher de penser qu’elle avait de ce petit côté qui lui rappelait ceux du beau peuple qu’il avait pu croiser depuis le début de ses aventures.


    « Ah, vous n’avez que trop raison. Mais je crois que les mots sont utiles pour toute communication, quelle qu’elle soit. Or il est effectivement plus approprié de les choisir avec soin. Mais les mots, ne sont, au final, que des mots. C’est au récepteur, par la suite, de savoir comment les considérer, et surtout, d’apprendre à les écouter murmurer. Pour l’instant toutefois, je ne peux qu’avouer que parler ne sers qu’à parler, sans plus. »

    C’était probablement ce qui agaçait souvent les gens, chez lui : sa parole. Le pacifiste n’était pas seulement ça : il était diplomate, il était politicien. Et que serait un pseudo dirigeant sans ses mots ? Pas grand-chose, c’était bien vrai. Or, en ce cas, il ne pouvait s’en passer. Il ne passait d’ailleurs que trop rarement ses rencontres avec peu de dialogue, entretenant conversations avec eu pour simplement mieux apprendre, mieux comprendre, parce qu’il était, à son tour, d’une curiosité enfantine à ne plus en finir.

    « Soit. Gardez-là. La curiosité est innée chez tout enfant. Elle disparait en grandissant, faute à son environnement. Ou reste, parfois, naturellement. Elle est précieuse, mais, ne la placer pas n’importe où, à vos risques et périls. Si je n’étais pas moi, vous auriez très bien pu me vexer, et, de ce fait, finir dans les oubliettes de la terre. »

    Ce n’était pas des menaces, il abordait seulement d’un ton grave la situation dans laquelle vivait tout être, présentement, en Armanda. Avec les guerres qui brulaient à chaque coin, il n’y avait pas de risque inutile à prendre. Il posa, bougeant enfin, sa main sur son torse en effectuant une légère révérence en salutation polie, pour se redresser dignement, de cet étrange caractéristique qui lui ressemblait tant, comme s’il n’avait pas été simple paysan mais plus noble, ce qui n’était pas le cas. Et la noblesse, pour lui, ce n’était pas un nom ou un rang. C’était les gestes que l’on posait, sans plus sans moins.

    « Enchanté damoiselle Layen. Je suis Kylian Wallam de nom. »

    Évidemment, son nom, depuis quelques temps, n’était pas exactement le plus inconnu qui soit, alors qu’il savait sa tête mise à pris, à celui qui arriverait à le récupérer et à le ramener à son… enfin.

    « Eh bien… N’aurais-je donc pas dû surprendre ledit voleur et le laisser fuir dans la foule ? Surtout étant au courant de sa visite prochaine, je n’ai pu que récupérer ce que m’appartenais de droit, tout simplement. »

    Bizarrement, il ne chercha absolument pas à s’exprimer sur ce genre de détail, comme si le fait que ce soit une histoire passé ne l’intéressait plus du tout. Bien que ce n’était pas exactement dû à ça. Non, en vérité, il ne cherchait pas à la pousser davantage sur la voie, sur le fait qu’il s’était montré plus sec, plus rapide et fluide pour se saisir de la main vagabonde qui, de toute évidence, avait attiré l’attention de la jeune femme. Non, ceci aurait eut tôt fait de l’attirer sur la piste qu’un homme n’est pas ainsi et qu’il n’y a que les sangs froid. Mais elle douterait, n’est-ce pas ? Parce qu’ils finissaient tous par douter lorsque la question se présentait à leur esprit. Un vampire, dans la ville ? Voyons… C’était la constatation absurde des êtres humains. Ils n’y croyaient pas, tout simplement, ou considéraient la chose comme étant bien trop absurde pour être réelle. Pourtant, la vérité était là, bien face à eux, bien mise en évidence. Et ils apprenaient à le connaître, et comprenaient qu’il était vampire. Sur le coup, très peu l’acceptait. C’était un mot qui provoquait la peur dans leur cœur. Du moins, si on ne le croyait pas plus que cela, on le méprisait comme la mort, lu vouant à son plus grand regret une haine sans fin. Une méfiance qu’il cherchait à supprimer, tant bien que mal, doucement, des regards que l’on posait sur lui. On voulait à tout prix éliminer ce qui gênait. Pourquoi, était-il vraiment seul à ne pas agir ainsi ? Il avait découvert que non, au cours de ses rencontres toutes plus hasardeuses les unes que les autres, à son plus grand des plaisirs, alors qu’il voyait enfin quelques êtres qui feraient à eux seuls, juste parce qu’ils étaient là, juste parce qu’il le voulait, faire changer la face du monde pour quelque chose d’un peu mieux pour les prochaines générations des peuples, pour leur prochains enfants et petits enfants, qu’ils puissent vivre avec un sourire au lèvres, chaque matin, se levant avec le soleil et se couchant avec ce dernier, sans craindre la nuit et les ténèbres. C’était son souhait… L’un de ses souhaits…

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