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C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis]

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MessageSujet: C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] Icon_minitimeDim 11 Sep 2016 - 23:38


I - Promenade dans Estëllin

[23 septembre de l'an 7 de l'ère d'Obsidienne]


Je marchais joyeusement dans les rues d'Estëllin. Comme attendu, la vue était belle et agréable. Je me délectais alors de la grande nature qui entourait les Cimes Elfiques et qui avait recueilli la grande approbation d'Alford Gorder. Déjà, au domaine baptistral, je fus prise d'une félicité si douce et agréable à mon cœur et si rares en ce temps. Je me dis alors qu'en dehors de pareils sentiments, très rares, le traintrain de ma vie ne subissait jamais aucune variation qui fût proprement particulière. Non pas que ma vie fût monotone, mais elle se cantonnait en des expériences tout juste bonnes à garder mon esprit en soif d'en avoir plus. De quoi ne pas tomber dans un contentement stérile. Ainsi, je ne parle pas de ces événements qui, se répétant toujours identiques à des intervalles réguliers, n'introduisaient qu'une uniformité sous l'uniformité déjà présente. C'est ainsi que je me plaisais, comme j'errais dans les rues délicieuses de la capitale elfique dans une après-midi agréable, à flâner, regardant tout et rien. Mais il fallait dire que ces derniers mois, j'avais si bien pris l'habitude à la dérogation de mes tâches pour arpenter les rues d'Aldaria, que je tenais à cette habitude-là autant qu'aux autres, antérieures. J'y étais si bien routinée, comme Luciania me le répétait, que s'il m'avait fallu attendre pour une promenade dans les rues, cela m'eût autant dérangée que si j'avais dû, un autre jour, faire cette promenade qui n'était pas prévue. Mais ces visites urbaines donnaient à mes journées, pour moi et pour mes proches, une figure particulière, indulgente et assez sympathique, il fallait bien l'avouer. Comme imméritées, les douceurs que je découvrais dans la ville elfique me montaient à la tête, comme prise d'une exubérance sans bornes. Cette promenade, bien asymétrique à mes habitudes, était un de ces petits plaisirs intérieurs et locaux qui, dans une vie tranquille (aussi tranquille qu'elle pouvait l'être) et les sentiments fermés, créaient une sorte de lien entre moi et le monde et devenaient assez vite le thème favori de mes conversations et de mes rires.

J'en venais alors à cette pensée qui me turlupinait toujours autant, alors que je m'engageais dans l'étage supérieur de la belle cité. J'avais cette envie pugnace d'un cycle légendaire ou d'un épais carnet de voyage. Si l'un de mes amis avait été assez tenace pour me proposer l'écriture de cette épopée, cette dérogation à l'habitude aurait été le noyau tout prêt pour celle-là. Malgré tout, avec un certain air qui rappellerait la valeur patriotique, Frey me répétait souvent qu'il ne fallait pas que j'oublie ma marche à travers les ruelles d'Aldaria. Ma sœur conférait avec ce garçon-là et elle disait : « Oh, Claire, j'espère que tu iras voir ces magnifiques esplanades ! » Si je me tirais à des discussions philosophiques dans les grands salons, elle venait me chercher : « Mais voyons, c'est bientôt l'heure de ta sortie ! » ; j'en riais bien et je promettais à ma tendre sœur que cet oubli n'était là que pour augmenter le plaisir de mes vadrouilles. L'air ambiant changea alors à ces pensées. L'heure du déjeuner était bien passée, mais je n'avais pas envie d'aller manger, préférant regarder le soleil qui se baladait si haut dans le ciel d'azur, il était seulement deux heures (il était à noter que les rues étaient relativement désertes, à cause du repas du midi et le long des chemins, c'étaient les seuls nuages solitaires qui passaient dans le ciel et qui me tenaient d'une chaleureuse compagnie de leur regard d'en haut). Ma surprise n'était que décuplée lorsque je m'abandonnais à la magnificence des lieux. Le contraste à la fois fort et subtil de ce paysage urbain était une des choses qui, dans ma vie, m'avaient le plus égayées. Je ris en pensant qu'on m'eût trouvée bête à m'étonner de ce qui m'entourait, tout interloquée que je ne susse pas ce qu'était la splendeur d'Estëllin. Ce sentiment m'emplit à la fois d'une toute pure béatitude, mais aussi d'une profonde misère. Elle n'était pas acide, mais plutôt aigre-douce. Dans le plaisir de savoir que j'avais encore beaucoup à découvrir du monde et encore beaucoup à m'émerveiller, je sentais que l'ignorance de ce qui m'entourait me gagnait. Cette pensée à la fois étroite et obtuse me rendait plus comique encore.

Je gravissais les marches qui me menaient à l'ultime étage de la cité elfique. La vue était incroyable et le parc floral me rendait toute joie que je m'y précipitai en courant. Je prenais garde à ce que rien ne clochât dans mon comportement qui était déjà bien atypique pour une fille de mon âge (j'avais néanmoins l'excuse de dire que l'on était toujours des enfants, chez les Lunovel). Les aubépines qui constellaient la verte pelouse me firent chaud au cœur et, puisqu'il était permis d'entrer dans le jardin, je me laissai aller aux inséparables mystères de la nature. En face de moi, les grandes montagnes s'élevaient comme des pics dans le ciel, portant le monde de leur vaste et solide stature. Mon regard se laissa à courir au milieu des fleurs et des décorations desquelles il prenait appui pour se projeter sur les autres merveilles qui m'entouraient et qui enjolivaient la remarquable architecture d'Estëllin, comme des petites perles sur la traîne de la mariée, comme des merveilles tacites qui éclairaient l'ensemble. Je sentais le remarquable travail effectué ici, bien plus majestueux et superbe que ce qu'on trouvait à Aldaria, aussi loin que j'aimais les grandes murailles de marbre. C'était la nature elle-même qui s'exprimait ici et qui, ajoutant leur ornement suprême de ces blancs boutons, avait rendu cette décoration digne de ce qui était à la fois une réjouissance populaire et un génie d'urbaniste. Je levai la tête et j'observai, de toute part, les grandes tours qui s'élançaient à la poursuite des cieux, avec une grâce insouciance, peut-être dans quelque apprêt pompeux. Étant renseignée, je me dirigeai sur la droite, en quittant, le jardin floral pour d'autres merveilles. J'étais comme toute étourdie de ce que je vivais et il me fallait reprendre de la contenance et du sérieux pour la tâche que je me fixais alors. Alexei en aurait eu beaucoup de joie, s'il savait les efforts que je pratiquais maintenant sur ma personne, mais il était bien trop occupé à réfléchir pour lui-même, plutôt que d'avoir de si futiles pensées pour moi. Je craignais qu'il pût entendre mes réflexions et, de peur de paraître égoïste, je tus à moi-même mon désir égoïste d'être présente dans ses pensées. J'avais pu lui rendre visite, quelques jours avant mon départ d'Aldaria et il m'avait accompagnée dans une de mes promenades. Comme sa maison était, pour le confort de son esprit, disait-il, à l'extérieur de la ville, nous étions partis dans les terres boisées où j'avais ressuscité. Quand je fus d'assez bonne humeur pour lui expliquer mon départ, il parut ravi, mais se ravisa rapidement. Sans doute avait-il craint de me laisser supposer qu'il était heureux que je déguerpisse d'Aldaria afin qu'il fût enfin tranquille dans son travail. La discussion n'emprunta pas cette voie-là et il me fit part de sa passion pour les Cimes Elfiques et, par-dessus tout, pour la Bibliothèque qu'on trouvait à Estëllin. Sa passion était l'esprit et il était tout absorbé à un discours dithyrambique que venait appuyer un regard enflammé. J'étais un peu timide devant les regards qu'il arborait, mais je ne pouvais que me nourrir, toute chose étant égale, de son amour pour la connaissance. C'est ainsi qu'une boule se forma dans mon ventre et j'étais prise d'une peur particulière à entrer dans ce lieu qui avait tant été encensé par mon professeur et tuteur.

J'entrais dans la grande tour d'argent, avec appréhension. Bien au fait des cultures, je laissai mes armes à l'entrée, pour ne pas brusquer les mœurs. Comme c'était un lieu qui ne m'était pas familier, je demandais, sans aucun amour de la gloire, la direction pour aller à la bibliothèque baptistrale, m'épargnant une longue promenade ascendante, que le peu d'aptitude que j'avais à m'orienter avec justesse me faisait considérer la tâche, par avance, comme une certaine prouesse d'un génie supérieur. Malgré tout, les indications ne furent que peu à propos que je me rendis compte de l'évidence qu'il y avait à me rendre à la fameuse bibliothèque. Au fil de mes enjambées, je me représentais mon voyage comme un pèlerinage dans les sphères cachées de la connaissance, comme une porte d'entrée vers un monde supérieur, parce qu'on recommandait ce genre de voyage pour entretenir l'esprit. J'étais maintenant à quelques pas de l'extrême limite de la plus pure connaissance, profonde et honnête. J'entrais dans ce lieu sacré. Il me semblait alors que j'avais accompli quelque chose de ma vie et que je trouverais alors les réponses aux questions qui occupaient mon esprit depuis tant d'années. Il subsistait toujours en moi ce sentiment de surprise, car je ne m'attendais pas à une grandeur pareille. Je traînais la jambe, alors que je regardais autour de moi la vaste étendue de connaissance. L'odeur des codex qui embaumait m'apparaissait comme une récompense qu'on ne pouvait obtenir qu'au prix des plus grandes actions et fatigues et qui en valait tout la peine du monde. Je me demandai tout à coup où j'allais bien pouvoir trouver ce que je cherchais et à plus forte raison, ce que je cherchais. Épuisée par la grande contemplation à laquelle je m'étais adonnée depuis mon arrivée dans la ville elfique, je ne savais même pas quel était l'objectif que je me fixais, maintenant que j'étais arrivée à bon port. L'habitude de la curiosité me poussa à regarder quelques ouvrages, rapidement, et me porta d'étagère en étagère. Je pris quelques livres et me posai à une table, pour commencer à les feuilleter. Puis, tout à coup, les besoins prosaïques me rappelèrent qu'ils existèrent, alors que mon ventre se mit doucement à gémir. Malgré la faiblesse du grondement, la disposition de la pièce et la répartition des bibliothèques firent qu'il se fit entendre dans la salle entière, en résonnant contre les murs. Je contractais mes muscles dans l'espoir de faire cesser ce bruit dérangeant, mais cela n'eut que peu d'effet et je ne pus empêcher de voir qu'une elfe aux longs cheveux blonds, majestueuse, leva les yeux pour savoir la provenance de tel bruit. J'eus un regard affligé et j'abaissai honteusement la tête pour revenir à ma lecture.

Je m'émerveillais de la quantité de savoirs présents, sans vraiment en absorber de contenu ; la fascination était trop forte, surtout sur une fille comme moi, pour que je retire la substance intéressante qu'on me proposait alors. J'étais plongée dans un étonnement constant et je ne fis pas attention à la faim qui me gagnait de plus en plus. Les pages défilèrent et je me rendis alors compte de la gêne que j'occasionnais et je me relevai alors avec une détente fulgurante. D'un coup de coude malencontreux, j'avais renversé la pile de livres que j'avais placée sur le côté de la table. Un vacarme s'en suivit et le rouge monta à mes joues, comme aux jeunes filles de la Cour qui se faisaient prendre à des cachotteries avec des nobliaux charmeurs. Je me baissais avec des hontes sans pareille et lâchai piteusement à l'elfe qui me regardait de minables excuses : « Je vous promets que ça n'arrivera plus... Excusez-moi... » Du pourpre, je devins blême, alors que je ramassais les livres pour les remettre sur la table (il y en avait beaucoup et cela me rendait encore plus honteuse de ma situation). Je jetai des coups d’œil rapides vers l'elfe, dans l'attente d'une réponse à mon égard, comme si j'attendais une punition.




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MessageSujet: Re: C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] Icon_minitimeMer 14 Sep 2016 - 16:03

La tour des esprits était une magnifique ambassade pour l'ordre baptistrel, bâtit avec les goûts architecturaux certains de l'ordre, et qui témoignait par son élégance de l'amour pour les arts, et l'harmonie de la Rhapsodie. Cet ordre de mages guérisseur, et pacifiste jouant un grand rôle pour garantir la paix sur Armanda que ce soit diplomatiquement, et politiquement, cela Thredë ne le savait que trop bien. Et même étant devenue impératrice du peuple elfique il restait qu'elle s'engagerait tout de même de son mieux pour la paix, et le bien commun sur Armanda. Un but auquel elle était restée accroché fermement malgré le désespoir de certains, et les situations difficiles. Tenant bon grâce à son exceptionnelle force d'esprit qui lui avait toujours permit d'avancer sans crainte, et ce simple fait. La victoire ne s'obtenait jamais sans lutter, et abandonner n'amenait qu'à la défaite.

Mais aujourd'hui elle était de toute manière bien loin de ces considérations-ci, car elle avait finit de superviser pour aujourd'hui les prévisions pour la construction de la futur académie magique qu'elle dirigerait, et devrait s'entretenir demain avec les précepteurs du royaume elfiques pour débattre avec eux des enseignements qu'ils devraient offrir aux nouvelles générations. Étant une baptistrelle elle se disait qu'en plus des enseignements pratiques il serait bien aussi d'aborder des sujets comme l'art, e tla philosophie qui font d'une certaine manière l'âme d'une nation. Surtout une nation se voulant aussi raffinée, et amoureuse des traditions, et de la beauté que les elfes.

Mais cela attendrait demain, car à l'instant présent elle désirait remplir un autre besoin bien à elle. Sa légère addiction pour la lecture, oui addiction était le mot. Pas car Aramis ne pouvait pas supporter l'existence dans les livres, mais une journée passait sans lire rendait son humeur légèrement plus mauvaise, et une semaine avait une réelle incidence dessus par moment. Et c'était au final bien l'une des seules raisons pouvant pousser une chantebrise comme elle, fille du vent aimant la liberté et les espaces ouverts à rester enfermer dans un bâtiment pendant plusieurs heures d'affilées…

Et elle se trouvait donc dans la bibliothèque au moment où une jeune humaine visiblement d'ascendance noble y entra. Alors qu'Aramis pour sa part tenait en main un ouvrage très récemment arrivé dans la bibliothèque « Analyse de l'influence future de l'ethnie alayienne sur le peuple humain » , un titre très long mais qui appartenait à un ouvrage intéressant. Après tout c'était véritablement une problématique pour l'avenir que le destin du peuple alayien sur Armanda maintenant que ces derniers avaient perdu leurs déesse, et devaient se reconstruire.

Mais sinon elle ne se préoccupa pas vraiment au début de cette jeune humain qui était sans doute venue ici après tout en quête de savoir, et tranquillité. Et à vrai dire quand Aramis capta à son ouïe très fine d'elfe que le ventre de l'humaine grognait, elle releva juste le regard un instant vers Claire, mais ne l'attarda guère, après tout ce n'était pas un crime d'avoir le ventre qui grogne, cela démontrait juste qu'elle ne s'était pas nourrie avant de venir ici. Une erreur au final assez courante parmi les érudits, et amateurs de connaissances qui oubliaient des fois de remplir d'autres besoin que celui de leurs grande soif de connaissance, et dont le corps se faisait ainsi un plaisir de le leurs rappeler. Elle sourit d'ailleurs même légèrement à l'humaine à l'air attendrissant qui semblait particulièrement honteuse d'avoir laissé son ventre grogner…

Et sur ce Aramis ouvrit un geste gracieux l'ouvrage qu'elle tenait en main pour le consulter calmement. Et se plongea assez dans sa lecture pour ne pas vraiment remarquer les bruits que faisait le ventre de Claire, et dans le pire des cas elle n'aurait de toute manière qu'à… Ne put elle finir de penser alors qu'elle entendit un bruit malencontreux, et caractéristique d'une pile de livres venant de tomber par terre… Aramis se retourna donc vers l'origine de ce bruit qui n'était nulle autre que la jeune Claire qui rougissait, et la chantebrise s'avança calmement alors que la jeune humain s’excusa.

« Ce n'est rien, il arrive à tout le monde d'être maladroit à un moment où à un autre après tout. » Dit donc Thredë de sa douce voix qui sonnait comme la brise du printemps, celle qui faisait s'envoler les pétales des roses au gré du vent. Peu avant de commencer à aider la jeune Claire à remettre les livres en place alors qu'elle tourna un instant l'émeraude de son regard vers Claire Lunovel.

« Sachez d'ailleurs que cela fais toujours plaisir de voir une nouvelle âme venue accomplir sa quête de savoir en ces lieux. » Ainsi si cela pouvait un peu apaiser l'humaine ce ne serait pas plus mal… Et sur ce alors qu'elles eurent finit de remettre les livres sur la table Aramis se permit d'ajouter, mais cette fois-ci sa voix sonnait tel un frais mistral.

« Et si vous avez besoin d'aide pour mener à bien cette quête sachez que cela serait une joie pour moi de vous y aider jeune dame. Je me nomme Aramis Thredë, maître baptistrelle. » Et impératrice des elfes, mais cela elle n'avait pas besoin de l'ajouter, de un car tout le monde le savait parmi la noblesse des différents peuples, de deux car elle ne voulait pas mettre son rang d'impératrice en avant ici. Mais plutôt celui de cawr baptistrelle, femme de savoir qui se faisait un devoir d'offrir ce dernier à ceux désireux d'enrichir leurs savoirs. Ainsi elle attendit ensuite de connaître la réponse de la nouvelle arrivante en ces lieux quand à l'aide que pouvait lui offrir la dame elfique à l'apparence aérienne, tel le vent que l'on peut sentir sur ses mains sans jamais pouvoir le saisir, libre et indompté, majestueux dans sa liberté.
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MessageSujet: Re: C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] Icon_minitimeDim 25 Sep 2016 - 17:33


II - Le désir est trop grand pour pouvoir être contenu tout entier

Ces dernières minutes me furent particulièrement douloureuses, ce jour-là. Tout l'est sans doute, qui fait Heure et Temps, quand on est honteuse. Mais si c'était par exemple d'avoir perdu un être cher, la souffrance consistât seulement dans une comparaison plus vive avec le passé d'autres termes aussi peu égaux que cela aurait pu être. Au contraire, il était dans mon cas l'espoir informulé que je me dis, ayant voulu me laisse la liberté des premiers pas et constatant que je ne les avais que mal faits, n'avais attendu que le prétexte de ce temps-là pour me faire prendre la teinte rubiconde. Dès lors, mon désir plein de connaissance était probablement refroidi par les ardeurs de ma peine. Il ne l'était peut-être pas, en réalité, mais, pour que je la crus telle, ce désir, le besoin m'aurait suffi. Car dans le délai infini de la honte, cela aurait pu être n'importe qui, mais il fallut que je tombasse sur l'Impératrice des Elfes elle-même : s'il m'était accordé la faculté de disparaître en effaçant les mémoires, cela aurait été avec une vivacité que je me serais faite rien.

Persuadée au fond de moi d'être fautive, de la même manière que mon genre en général, je relevai ma tête vers la majestueuse elfe qui me glissa doucement aux oreilles, d'une voix céleste : « Et si vous avez besoin d'aide pour mener à bien cette quête sachez que cela serait une joie pour moi de vous y aider jeune dame. » C'était là le signe réconciliateur, qui me préserva non de la honte, mais de la peur de la honte, en réalité de la croyance de la honte, ce qui dans certains cas permettait de la braver sans qu'il fût besoin d'être brave. Une confiance nouvelle se naquît dans mon corps et, toujours un peu gênée, par cela d'avoir une telle figure devant moi, je baissa à nouveau la tête, et répondit sans vraiment de verbe particulière : « Je suis en recherche de ce que l'on appelle humanités, les arts libéraux. J'aime à connaître le pouvoir de la langue et je ne doutais point que je trouverais de quoi satisfaire mes passions, ici. »

Pour que j'eusse attendu ce moment-là pendant des mois, il eut suffi que je récitai cette phrase pour retrouver tout le désir qui m'habitait, comme habitée d'un soubresaut fulgurant. Si indifférente aux quelques instants qui précédaient, je me prêtais à une série de pensées, fussent-elles même d'indifférence, une intention de les manifester, une complication de vie intérieur, où l'on est l'objet d'une passion, mais aussi d'une attraction permanente pour ce qui ne peut être vu et ce qui doit être vu. Pour imaginer au contraire ce qui se passait dans la tête de l'Impératrice, il eût fallu que je pusse tout simplement anticiper dès les quelques minutes ce que j'eusse ressenti celui d'une des minutes suivantes, et où, l'attention, ou le silence, ou la tendresse, ou le souffle, ou l'amitié de l'elfe eussent passé à peu près inaperçus à mes yeux et où je n'eusse pas songé, pas même pu songer à chercher la connaissance trop grande à des questions qui n'auraient cessé de se poser pour moi. Quand on veut, le désir est trop grand pour pouvoir être contenu tout entier. Je croyais être en train d'irradier d'une soif sans fin, pulsion qui rebondissaient toujours plus forte sur les murs couverts d'ouvrages pour revenir en moi ; et c'était ce choc en retour de notre propre passion que nous appelons l'inextricable sentiment de la connaissance.

J'étais tout sourde et abasourdie que ce n'était qu'après quelques instants que je me rendis compte de ma fatale erreur qui sonna tout entière dans ma tête sans qu'arrivât à nouveau l'inexpugnable honte qui précédait. Au risque de paraître moins sincère sur ce pan-là de notre rapport, je repris, un peu doucement en m'inclinant : « Aussi, je me prénomme Claire Lunovel : je viens d'Aldaria où j'ai pu me former à la philosophie et aux sciences des nombres ; je suis heureuse de vous rencontrer. »

Parler était un neurasthénique qui m'assurait que je serais à peu près calmée en restant dans ce lieu. Je me figurais déjà des réponses que l'Impératrice me donnerait et j'en revins presque à désirer écouter la bruit du vent qui émanait d'elle, comme une respiration de la nature même. De même, amoureuse du tout, je croyais à la puissance bienfaisante de la volupté.

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MessageSujet: Re: C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] Icon_minitimeSam 1 Oct 2016 - 19:52

Baptistrelle qu'elle était Aramis ne put que ressentir les émotions qui semblaient tourmentés la jeune humaine, les vibrations de son chant nom étant assez explicites à ce sujet. L'impératrice des elfes en fut presque peiné d'ailleurs, après tout elle ne voulait pas causer de honte à cette jeune femme par sa simple présence. Cette jeune humaine venue étudier ici qui avait rougit d'une faute assez légère au final, faisant preuve au passage d'une timidité presque attendrissante. Cela lui faisait penser à Inaël d'ailleurs, et à une bonne partie de ses anciens, et actuels élèves aux caractère assez timide. Et elle avait toujours une certaine manière de réagir à leurs égards, le désir de leurs donner confiance, et tout cela d'un air souvent maternel. Et c'est maternelle que semblait être en partie l'impératrice des elfes en cet instant, après tout n'était-elle pas par sa position la mère de tout son peuple ? De plus une certaine bienveillance uniquement caractéristiques d'une femme sage, et souverain se dégageait naturellement d'elle.

Et elle écouta donc avec une attention somme toute pleine de compassion la jeune Claire qui avoua les raisons de sa venue. Des raisons tout à fait respectable, car après tout la connaissance était une vertu, et l'érudition une noble but selon une baptistrelle comme elle. La quête de la connaissance était au final la quête de toute une vie, et nous permettait de plus avec le temps de comprendre de mieux en mieux le monde alentours. Un noble but, et un trésor qui valait bien plus que tout l'or du monde au final. Et c'est pour cela que Thredë reprit donc la parole d'une voix qui sonnait comme la douce caresse de la brise du printemps alors qu'elle se baissa un peu pour être au niveau de CLaire.

« Je trouve que c'est une très bonne chose qu'une jeune âme comme vous vienne ici pour enrichir son savoir, et nourrir son esprit de connaissances. Et sachez pour ma part jeune Claire que ce sont des raisons assez identiques qui me poussent moi aussi à venir ici assez souvent pour étudier. » Cela dit avec un sourire presque hypnotisant par le fait qu'il semblait receler une bonté infinie, et alors qu'elle regardait l'humaine avec son regard d'émeraude rassurant, mais aussi transperçant.

Une jeune noble tenait face à elle cela il ne fallait pas en douter, une jeune fleur qui semblait pour sa part ne pas avoir heureusement trop souffert des dernières années tragiques qui avaient tourmentés ce continent. Une jeune femme qui semblait promise à une vie assez douce et éloignée des conflits… Ce qui était une bonne chose d'ailleurs car elle ne semblait pas très robuste, à tel point même que cela devait probablement aider au charme qu'elle pouvait avoir sur les hommes. Là où l'impératrice des elfes tout en étant très féminine, et magnifique semblait aussi très forte. Ce qui se dégageait de Thredë c'était une certaine force intérieur qui pouvait autant intimider que charmer au final.

La force d'une volonté immense, mais aussi celle d'une ancienne guerrière. Une force utilisée néanmoins à un but bienveillant et constructif, quel serait d'ailleurs exactement l'avenir de la jeune humaine face à elle ? Cela l'impératrice n'aurait su le dire, mais elle le lui souhaitait agréable dans tout les cas, mais sur ce elle se concentra sur l'instant présent alors que la jeune humaine se présentait.

« La joie de cette rencontre est tout à fait partagée jeune Claire. » Reprit-elle douce comme le vent marin alors qu'elle se relevait pleinement, reprenant sa grande taille habituelle, en essayant si possible de ne pas paraître intimidante ce malgré son mètre 90 de hauteur. Et elle reprit donc ensuite d'une voix digne d'une enseignante exercée. « La philosophie ? Voilà un bien noble art, pour ma part ce n'est pas mon domaine de prédilection j'avouerai mais je serai enchantée de débattre avec vous si vous le souhaitez par la suite, mais sur ce. » Aussi fluide que le vent elle se mit aux côté de l'humaine, et dit à cette dernière.

« Si vous désirez obtenir quelques ouvrages pour la poursuite de vos études n'hésitez point à me les demander jeune dame, de même si vous désirez un quelconque enseignement de ma part. J'apprécie après tout beaucoup d'offrir mes connaissances à ceux désireux d'apprendre, que ce soit en arts, en lettres, ou par exemple en magie… Je sent un grand potentiel en vous dans ce domaine d'ailleurs. » Acheva t-elle sincèrement à ce sujet, oui elle sentait que Claire avait un grand potentiel magique qui ne demanderait qu'être développé à l'avenir. Après cela restait un choix bien entendu, mais pour sa part Aramis ne pourrait que le lui conseiller, après tout la magie était une chose merveilleuse offrant beaucoup de possibilités à ceux faisant l'effort de développer de leurs mieux leurs affinité avec.
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MessageSujet: Re: C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] Icon_minitimeSam 29 Oct 2016 - 19:59


III - Ayant seulement alors la révélation véritable

Un tourbillon s'engagea dans mon cœur. J'ai eu l'occasion de côtoyer les grands, par leur nombre et leur rang, mais c'était là une tout autre délicatesse qui m'était donné. Je ne savais que penser tandis que l'Impératrice m'attribuait des éloges : je n'étais encore qu'en chemin vers le dernier degré de l'émotion vive ; je l'atteignis enfin (ayant seulement alors la révélation véritable que dans le lieu où j'étais, ambré par la lumière qui filtrait des vitraux, ce n'était pas, comme j'avais, malgré tant d'histoires, continué à l'imaginer, les livres « majestueux et battants comme l'océan, portant le savoir brillant aux regards avoués » qui s'étalaient sur des bibliothèques garnies à toute heure, mais que cela pourrait être moi, le personnage minuscule que, dans une grande fresque peinte sur du lin, les fondements d'un même savoir, devant l'autel de la connaissance), quand j'entendis mon interlocutrice me dire : « J'apprécie après tout beaucoup d'offrir mes connaissances à ceux désireux d'apprendre, que ce soit en arts, en lettres, ou par exemple en magie… Je sens un grand potentiel en vous dans ce domaine d'ailleurs. » À ces mots, je m'élevai à une sorte d'extase ; ce que j'avais cru jusque-là impossible, si même j'avais oser me l'imaginer, je me sentis vraiment pénétrer entre les couloirs du Savoir ; par une gymnastique suprême et certainement au-dessus de mes forces en tant normal, je m'inclinai respectueusement en gage de l'appréciation que j'avais à cette proposition, je remplaçai la honte par une excitation souveraine, d'égale proportion : cette atmosphère qui nous entourait, aussi indicible et particulière fut-elle, comme celle des rêves que mon imagination avait refermée dans le nom de Sartalis, opéra en moi une miraculeuse désincarnation ; elle se doubla aussitôt de la vague envie de se pâmer que l'on éprouve quand on vient de prendre une telle décharge d'émotions et je dus me soutenir à la table pour ne pas défaillir.

Je répondis aux regards et aux inquiétudes que la sage m'adressait par un sourire de pureté. Comme je n'avais grand chose de précis à consulter (car tout était d'importance dans ce lieu, donc finalement et relativement, rien), je m'intriguai du potentiel magique que j'avais en moi. Je pris la voix la plus sûre que j'avais en de pareilles circonstance et lui demanda alors : « Vous dites que j'aurais des affinités particulières avec la magie, est-ce véridique ? » Il fallait dire que je n'eus, même si j'avais eu la chance de côtoyer un sorcier pendant des mois, que peu d'informations à ce sujet-là. C'était quelque chose que l'on évoquait peu au sein de la famille et même dans des cercles plus larges. Non pas qu'elle fut vue comme une immondice, même vertueuse, mais plutôt parce qu'il ne semblât pas nécessaire à mes éducateurs d'en développer pareilles connaissances. C'était pourtant un sujet qui avait un intérêt certain et je ne me départais pas de la manne que cela pouvait être, à mes yeux. Pourtant, ce fut à un refus catégorique auquel je me heurtais. Je pensais alors qu'on m'interdisait les portes d'un monde merveilleux et jeune fille trop sage que j'étais, je me laissais dicter par de simples arrêts vocaux. Je comprends maintenant que la situation était différente et que par la nécessité de mon caractère il fallait que j'attendisse l'heure véritable où je pourrais éclore, de même que la fleur devait attendre que le soleil chauffe l'air et la terre pour sortir de celle-ci.

Je sentais bien que l'heure était désormais arrivée. D'un élan de jeunesse, je me lançai alors : « S'il vous plaît, aidez-moi à comprendre les arcanes de la magie ! » Parole instantanée, propos fugitifs et fugaces ! C'étaient sûrement les plus colorés, les plus beaux, les plus tristes, au gré de beaucoup de mes connaissances, des mots que je tins depuis des mois, de ceux qui peuvent toucher profondément l'autre ; pour moi, de touts les plus chers depuis le jour où je découvris le Verbe, je m'étonna de la puissance qui se dégageait d'eux. Et comme si ce ne fut pas assez, j'en renchérit avec les mêmes propos que je tins à mes anciens professeurs : « Je vous en conjure, je connais votre position, mais si vous êtes libre, commençons tout de suite ! »

J'étais emportée par mon souffle, mais aussi en rapport avec la qualité de mon interlocutrice, par le sien. La promesse du bonheur immédiat qui m'était donnée, qui serait aussi bien refusée qu'accomplie, suffit pour faire naître et éclore de la joie, au creux du nouvel automne.


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MessageSujet: Re: C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] Icon_minitimeLun 31 Oct 2016 - 16:28

L'humaine était très sensible à ce qui lui disait Thredë cela était évident. Que ce soit par son attitude manifeste, ou par les vibrations qu'Aramis ressentit par l'intermédiaire du chant nom de Claire qui était très expressif lui aussi. Cette jeune humaine était décidément comme la rose sur le point d'éclore qui ne demandait qu'à s'épanouir, une rose qui avait pu grandir harmonieusement malgré les dernières années difficiles qu'elle avait rencontré. La chantebrise était assez contente que cette humaine ait su garder son innocence malgré les difficiles guerres qui avaient pu saisir le continent.

En espérant bien que la paix dure longtemps, qu'il n'y ait plus à nouveau de terribles tragédies qui détruisent le cœurs des hommes, et des femmes de tout peuples. Ce n'était même pas une question de guerre au final, qu'est-ce que la guerre entre des humains par exemple ? Une histoire de territoire ou d'intérêts divergents qui au final ne change pas tant les choses pour les humains eux-mêmes, rien de comparable à un guerre contre les vampires qui voulaient les réduire en esclavage par exemple. Ou encore contre Vraorg le blanc qui voulait faire d'Armanda son nouveau terrain de jeu pour ses désirs ludiques, et lubrique de pervers sociopathe. En somme qu'une guerre contre le mal à m'état pur ne revienne pas serait une bonne chose.

Armanda avait l'air de s'être remit après tout du conflit théocrates/protégés, mais il ne fallait pas se faire d'illusions, qu'une telle guerre ait pu dévaster toute nature, créer des volcans, rendre la faune agressive envers les hommes. Démontrait bien que dès que des puissances supérieures comme des esprits s'en mêlaient cela échappait à tout contrôle. De grand pouvoirs au final résultaient en d'aussi grandes responsabilités car l'on avait en mains la possibilité de causer beaucoup de souffrances pensa Thredë. Et c'est un grand pouvoir même si bien moindre que celui d'un esprit supérieur que pourrait par exemple posséder la jeune Claire à l'avenir.

« Oui vous avez le potentiel pour devenir une magicienne au talent admirable, pas la meilleure des magiciennes, mais d'un niveau équivalent au miens par exemple. » Répondit donc t-elle calmement, et patiemment lorsque Claire lui demanda si cela était véridique, question un peu étrange en vérité car une baptistrelle comme Thredë n'avait aucun droit de mentir à cause de son serment de vérité.

En somme oui la jeune dame possédait un grand potentiel magique, peut-être pas un potentiel inégalé ou inégalable, mais assez rare tout de même. Un potentiel dont la jeune humaine pourrait être fier, et qu'elle pourrait développer à l'avenir si elle le désirait bien entendu. La magie était après tout une chose honorable, et familière qui faisait partie de tout armandéen. Même si elle n'était revenu en force qu'il y a presque 10 ans de cela en vérité. Elle restait donc une chose très pratique dans tout les aspects de la vie quotidienne, ou même pour se défendre par exemple.

Et à vrai dire comment pourrait-elle refusé la demande la jeune femme pensa t-elle ? Après tout étudié la magie n'était pas vraiment une mauvaise chose pour Thredë, et si tel était le désir de la jeune noble alors il fallait respecter son choix. Après tout la chantebrise respectait le concept de liberté, et l'honorait. Ainsi elle ne put que répondre d'une voix sage et bienveillante à la jeune dame qui semblait donc maintenant si désireuse d'apprendre les arcanes de la magie…

« Bien entendu jeune Claire, si vous désirez apprendre les arcanes de la magie je me ferai un devoir de vous y aider. » Avant d'ajouter ensuite calmement d'un air d'enseignante, et non pas de reine. « Ma position de reine ne m'empêche pas de vous aidee dame Claire, je suis aussi une baptistrelle après tout et je me fais un devoir quand je le peux de partager ma connaissance avec ceux désirant s'instruire. » Et sur ce elle invita Claire à la suivre alors qu'elle disait. « De ce fait je vous propose donc de commencer par un peu de pratique en dehors de l'ambassade baptistrelle. Car si la magie comporte de la théorie bien entendu, la pratique y conserve un rôle de premier plan, de plus il serait mieux de ne pas s'entraîner à user de sorts au milieu d'une bibliothèque... » Cela dit avec un certain humour alors qu'elle attendit que l'humaine la suive pour se diriger ensuite avec cette dernière jusqu'à l'esplanade florale qui se trouvait en dehors de l'ambassade de la rhapsodie.
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MessageSujet: Re: C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] Icon_minitimeLun 31 Oct 2016 - 18:38


IV - J'aurais sacrifié tous les plus grands avantages que la vie m'offrait

Jusque dans ces jours où toute autre pensée a disparu, où le bel amusement de l'enfant qui enveloppe le cœur des parents d'une félicité certaine est caché bien en-dessous, quand celle-ci cessait de tomber, mais que le temps restait trop suspendu pour espérer qu'il ne sortît pour s'amuser à courir derrière les canards de la cour, alors tout d'un coup, faisant foi de ce qu'il restait alors, c'est-à-dire la plus pure envie, le plus brûlant désir, je me fis guider vers l'extérieur du bâtiment, redescendant les marches qui me guidaient à la haute connaissance. Peut-être descendais-je alors de la pureté de l'esprit, chose contre laquelle Sartalis me défendait alors que j'étais plus jeune, mais dans mon cœur, je me sentais monter paradoxalement vers des cimes jusqu'alors inatteignables. « Tenez, cet air me fait du bien », dis-je alors, comme s'il me parut nécessaire de commenter l'évidence même. Le manteau vert de l'esplanade florale que je fréquentais tout à l'heure avait gardé sa volupté unique : le soleil lançait des fils d'or et brodait au sol des nœuds sombres. Nous trouvions quelques personnes à contempler la magnifique vue qui s'étendait de là. L'assemblée imposante d'Aldaria n'avait pas sa place ici et le parc désert était un endroit de réconfort, semblable à celui que je ressentis dans le Domaine. Mais ce n'était pas dans le même cadre que je venais à Estëllin qu'au Domaine. En effet, je retrouvais le tablier d'élève, comme au temps où je n'étais qu'une petite fille épongeant les connaissances qu'on me prodiguait. J'avais ralenti le pas et l'Impératrice m'attendait plus en avant dans l'esplanade. Elle était magnifique et grande. J'aurais, j'ai bien honte à le dire, pour faire sa connaissance, à cette époque, sacrifié, si l'échange m'avait été seulement permis, tous les plus grands avantages passés, présents et futurs que la vie m'offrait. Car cette, déjà présente, affection que j'avais pour la elfe faite chantre du savoir, était bien plus qu'un amour de l'autre ; et il me semblait que si je l'avais connue, j'avais été pour moi quelqu'un de tout autre, d'entièrement différente, qui connaissait les relations entre le monde et les vivants. Pendant que des officiels marchaient à travers le plus haut étage de la ville elfe, je pressais pour enfin arriver auprès de son institutrice.

J'étais trop excitée pour rester immobile, nous décidâmes donc de marcher encore un peu plus, que je calmasse mon esprit, dont chacun et même les moins fins pouvaient voir l'absolue tempête, mais si j'étais sans défense contre celle-ci, je me trouvais dans son œil, et je ne sentais pas consciemment ce mouvement qui me prenait. Nous fîmes un simple tour pour revenir à notre point originel ; je dois dire que je languissais d'une tendre douleur entre les grands bâtiments qui montaient telles des flèches et les feuilles orangées prises dans l'océan vert de la pelouse qu'on avait soigneusement laissée pousser, et sur laquelle des petites décorations ajoutaient un charme certain. L'Impératrice s'arrêta enfin et me demandait si j'étais prête. Je lui répondis par l'affirmative et la remerciai bêtement, comme une enfant bien trop jeune ou une personne bien âgée, sans que je fusse l'une des deux, en lui disant : « Comme vous êtes aimable ! » puis, priant cette dernière de commencer la leçon, j'ajoutai : « Vous êtes si bonne. Vous savez que je suis tout confuse à l'instant présent ! » Je ne savais pas vraiment ce que je disais, mais ce dont aujourd'hui je suis sûre c'était que la confusion qui régnait en moi n'était pas limité à l'instant présent, mais existait depuis que je maniais le Verbe.

Tout à coup l'air se déchira : entre les montagnes et les nuages, à l'horizon absolument embelli, sur le ciel qui se laissait entr'ouvert, je venais d'apercevoir, comme un signe fabuleux, cette même image que j'eus bien plus tôt, lorsque je me réveillais de mon long somme résurrectionnel dans les forêts aldariennes. Je devins étincelante et rouge sous mes apprêts, animée par la Vie, l'excitation et le désir égotiques. Je me laissai glisser aux souvenirs durant quelques précieuses secondes.

« Voilà ! Voilà ! cela est très bien, je dirais que c'est le signe d'une renaissance, d'une métempsycose, si j'étais plus philosophe, lançai-je prenant la parole au nom de la calme nature d'Estëllin comme pour remercier le monde sans me laisser intimider par quiconque. Je suis comme j'étais, fidèle quand même à mes vieux jours ; pourtant, je suis nouvelle. Si je vous disais que je me sens renaître, même ainsi et comme cela, me croiriez-vous ? Ce ciel, vous allez rire de moi, cela me fait penser aux lumières éclatantes de la première vision qu'a un nouveau-né ! » Je me mis à rire comme une fillette.


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MessageSujet: Re: C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] Icon_minitimeMer 2 Nov 2016 - 19:34

Aramis sourit légèrement amusée par les paroles de la jeune Claire lorsque cette dernière lui disait que l'air lui faisait du bien, en effet un peu d'air libre ne pouvait qu'être agréable après avoir dû erré un temps dans une bibliothèque où se trouvaient nombre d'ouvrages plus ou moins poussiéreux ? Pour sa part en tout cas Thredë ne se sentait jamais aussi bien qu'à l'extérieur, dans le milieu de prédilection de son élément qu'était le vent, et la brise.

Douce brise qui soufflait sur l'esplanade florale alors que l'impératrice s'était un peu avancé, et réfléchissait à comment elle comptait entraîner la jeune Claire. Probablement qu'elle allait montrer à cette dernière comment développer son affinité actuelle avec la magie humaine de toute manière, après tout pour qu'un mage exploite vraiment son potentiel il devait bien entendu tirer au parti au mieux de la magie inné à son peuple. Celle des hommes étant la plus neutre, et polyvalente. Une magie efficace sur mains aspects, et bien entendu utile à tout ceux capable d'en user…

Quand à Claire, cette dernière était tout à fait dans les dispositions nécessaires au futur apprentissage qu'elle allait devoir effectuer. Excitée, mais pas trop et assez enthousiaste et passionné de la matière qu'allait lui enseignait l'elfe pour être une élève attentive. Comment l'humaine userait précisément de cette magie à l'avenir ? Cela serait difficile à concevoir pensa Thredë, mais elle pouvait sentir par les quelques vibrations de Claire que cette dernière était plus tournée vers le bien que le mal, donc supposait que Lunovel saurait user de l'art magique avec responsabilité. Quand à comment elle en userait, cela serait son choix, après tout elle était libre comme Thredë était libre elle aussi.

Néanmoins pour que l'esprit de la jeune humaine soit un peu plus calme elles marchèrent un peu plus avant de revenir peu après à l'endroit où elles allèrent commencer le cours. De manière à ce que tout se passe au mieux, Thredë ayant au passage l'impression presque d'entraîner un nouveau enwr sans que Claire en soit une exactement. Quels sorts Thredë allait-elle essayer de montrer à l'humaine ? Cela elle y réfléchir calmement pendant un instant.

« Point besoin de me complimenter en cet instant très chère, garder je vous prie vos compliments, ou vos remerciements pour plus tard quand je vous aurai fais part de mes enseignement si vous désirez vraiment me les offrir. » Dit donc Thredë d'une voix calme et diffuse alors qu'elle regardait calmement l'humaine qui avait visiblement autre chose à dire.

« Je vous crois chère Claire. Au final l'existence est un mystère pour chacun d'entre-nous, et nous n'avons pas forcément tous la même perception des choses. » Dit-elle donc à la jeune humaine avant de reculer d'un pas et d'esquisser ensuite un premier geste clé. Thredë ferma donc les poings et les ramena contre elle au niveau de sa poitrine en posant un genoux à terre. Immédiatement après un dôme de pierre se forma autour de Thredë, un dôme assez épais dans les faits car Aramis était une mage très puissante quand à la magie raciale des humains. Et ceci fait l'elfe fit ensuite disparaître le dôme pour en sortir, et dit calmement.

« Cela est un sort un peu au dessus de vôtre niveau actuel jeune Claire. Vous pouvez donc essayer de le lancer, mais aurez beaucoup de mal à le faire. Et de ce fait je vais devoir vous demander d'insister quand à son utilisation. Vous devriez y arriver je pense en vous concentrant bien, et en canalisant vôtre énergie mais je vous préviens à vôtre niveau le résultat risque d'être assez décevant. Alors retenez que ce n'est qu'un début, et que vous vous améliorerez à force de pratique. » Elle refit lentement le geste clé pour le montrer à Claire, que celle-ci puisse l'imiter tout en disant.

« Visualiser dans vôtre esprit l'effet que vous recherchez avec ce sort. Concentrez vôtre énergie puis libérer la ensuite vers la terre autour de vous. Respirez, et surtout efforcez-vous toujours de visualiser l'effet du sort pour arriver à lancer ce dernier du mieux possible. Et pour vous aider à cela je vais vous demander pour ces premiers essais de fermer les yeux. Et de prendre tout vôtre temps quand à l'utilisation de la magie... » Ceci dit, Aramis attendit donc que Claire suive ses instructions, et surtout qu'elle le fasse en prenant son temps. Après tout ni l'humaine, ni l'elfe n'étaient spécialement pressées, et la magie demandait une certaine patience dans les faits pour être parfaitement maîtrisé. Patience était donc nécessaire à cet instant de la part de Claire, ainsi il serait bien que celle-ci tâche bien entendu de prendre tout le temps qui lui serait nécessaire si possible pour effectuer avec maestro son sortilège.







[Hrp : Pour ces sorts qu'Aramis va montrer à Claire pendant l'entraînement. Sache que ces derniers sont un niveau au dessus de celui actuel de ton perso, donc en temps normal tu n'es pas censé pouvoir les lancer, néanmoins pour le bien de l'entraînement qui sert à justifier que tu t'améliore en magie et sachant que cela est le prochain niveau que tu es censé atteindre par rapport à ton potentiel innée tu peux dire que tu arrive à les lancer avec beaucoup de mal et à bien moindre puissance. En somme tu commence à acquérir leurs usages petit à petit.]

Sort utilisé :

[Défensif] Dôme de pierre
Afin de se protéger au mieux d'une attaque l'utilisateur utilise la terre qui l'entoure pour créer un dôme l'englobant d'une épaisseur plus ou moins importante selon la puissance du lanceur, disparaît après quelques chocs ou jusqu'à ce que le lanceur décide d'en sortir

Geste clé : Fermer les poings et les ramener contre soi en déposant un genou à terre.
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MessageSujet: Re: C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] Icon_minitimeMer 2 Nov 2016 - 21:11


V - J'étais béate à l'idée d'avoir réussi à manier la terre

Certainement j'étais à de semblables conditions pour l'apprentissage que les années m'avaient inculquée. En dehors des humanités, j'avais pu apprendre les rudiments du travail manuel et artistique. J'avais les notions en matière de couture, je savais chanter et également jouer un peu de musique. C'est cette dernière discipline qui me semblait la plus chère en ce moment. Il s'agissait de reproduire un mouvement déjà existant en lui inculquant la chaleur nécessaire, personnelle et identitaire. Je répondis à mon instructrice d'un regard muet, quant à son incantation. C'était la plus pure arcane, que je n'avais eu que peu d'occasions d'observer dans mes tendres jours. Une demi-sphère de pierre avait entouré mon éducatrice ; la surface était régulière et paraissait d'une solidité suprême. Je dus paraître stupéfiée à cette image qui malgré son apparente naturalité en ces terres m'était tout à fait nouvelle. L'Impératrice réitéra son geste et m'expliqua la nature des pensées avec lesquelles je devais composer pour obtenir un résultat satisfait. Nonobstant mon incompétence dans le domaine, je tâchais de bien faire, afin de rendre fier celle qui dédaignait m'éduquer. Ou alors tâchais-je peut-être de rendre fier ceux que j'avais laissés à Aldaria ? Je ne me posai plus longtemps la question et me mis à l'exercice.

Je regardais les pics lointains, proches de l'horizon. Je pensais à Sartalis, ce mage qui n'usait pas de magie devant moi, pensais à l'aura qui l'entourait, pensais aux forêts aldariennes, pleines de vie. Ma vision se fondit alors dans un noir profond, mat et vierge. Comme un morceau d'ardoise qui n'attendait que le contact de la craie pour souligner sa délicate réalité. Je peignais sur cette toile noire la terre forestière après une longue nuit pluvieuse ; le sol était de boue, dans la simplicité même. Je prenais cette boue qui sentait bon le petrichor pour former une sphère que je voyais tournoyer dans mon esprit. Après cela, tantôt par coquetterie et tantôt par sérieux, je la fis grandir et la creusais de l'intérieur. Le soleil se mettait à frapper fortement, asséchant le tout et j'eus une belle sphère de terre compacte. Je m'efforçai de retourner mon esprit pour trancher en deux la matière terreuse par son diamètre. Le fond forestier qui m'était familier s'évanouit alors, ne laissant que le résultat de ma poterie imaginée sur le plan de travail de mon esprit. Je me concentrai alors sur la forme, les aspects, les détails et les particularités de ma composition. Je fis en sorte d'en mémoriser le substrat essentiel et lorsque je sentais ce frémissement de familiarité, de la même nature que celui qu'on présentait en face d'un objet chéri enfin retrouvé, j'exécutais le geste plus tôt inculqué. Mes mains se fermèrent et je les ramenai sur mes seins avec ce que j'espérais alors être un contrôle assuré. Ce faisant, j'étais descendu à terre d'un genou.

J'ouvris alors les yeux. Au cours de ce colloque muet avec les éléments j'avais constamment maintenu mon amour pour la nature et j'espérais qu'il fut récompensé ; cette affection se trouvait là, cet amour, m'entourant de la chaleur de la terre. J'avais gardé ma vivacité et ma réalité, semblable au corps de celui qui aurait été enseveli un siècle dans une tourbe et dont les lèvres rouges auraient conservé leur fraîcheur. L'obscurité qui m'entourait était bien le signe que j'avais réussi, néanmoins elle n'était pas totale. Je voyais ici et là des craquelures dans la pierre et la structure commençait à s'effriter. Je tentai de maintenir le sort comme je le pouvais, c'est-à-dire en imaginant de nouveau le parfait dôme que j'avais en tête, mais rien n'y faisait ; la chute était inéluctable et le dôme se désagrégea dans un nuage magique.

Je tombais à terre en arrière, bien fatiguée par les efforts que j'avais alors procurés. Que le résultat eût semblé risible aux yeux de n'importe quel magicien, je le conçois très aisément aujourd'hui et j'en suis la première à en sourire, mais à l'époque, c'était la première utilisation des pouvoirs que la nature m'avait conférés, aussi j'étais béate à l'idée d'avoir réussi à manier un tant soit peu la terre de la sorte. J'affichai un sourire heureux, tandis que je tournais mon regard vers l'Impératrice.

Je me rendis compte que j'étais épuisée par l'exercice, malgré sa très courte durée. Je sentais une grande fatigue dans mes muscles et ma tête cognait quelque peu. Pour parachever cela, mon ventre que j'avais oublié la sortie du bâtiment de la Rhapsodie cria à nouveau famine et parla à ma place avant que j'eusse moi-même pu prendre la parole. Je glissai un regard un peu gêné à l'Impératrice, tandis que je m'appliquais à faire taire mon estomac en contractant mon abdomen. J'eus l'air un peu ridicule, mais je voulus d'abord m’enquérir de ma performance : « Qu'en pensez-vous donc ? »




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MessageSujet: Re: C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] C'est dans les livres qu'on vit - [PV Aramis] Icon_minitimeSam 5 Nov 2016 - 17:01

Aramis regarda calmement l'humaine qui eut l'idée de faire une sorte de maquette de ce qu'elle voulait invoquer pour mémoriser avec plus d'aisance ce qu'elle allait ensuite faire avec le sort. Une idée astucieuse pour un premier essai pensa Thredë, mais il faudrait vite que la jeune Claire apprenne à lancer ce sort sans avoir besoin de tels préparatifs à l'avenir, car si jamais elle était victime d'une agression ceux qui lui voulaient n'attendaient certainement pas qu'elle use ainsi de sa magie pour s'en prendre à elle.

La magie en somme était aussi affaire de réactivité, et de maîtrise de soi. Lancer un sort offensif était comme porter un coup d'épée et devait se faire au bon moment au risque que l'adversaire esquive, de même se protéger avec un sort ce qu'Aramis pouvait apprendre à Claire en respectant ses vœux de pacifisme nécessitait de le faire au bon moment au risque sinon de se dévoiler, ou bien de réagir trop tard.

Mais cela viendrait de toute manière avec l'apprentissage, on apprenait après tout d'abord à lancer un sort avant de s'entraîner à bien le lancer, ou au moment adéquat. La magie était un art d'une certaine manière, et nécessitait dévouement et investissement de temps pour être maîtrisé au mieux… La chantebrise regarda donc avec une sérénité bienveillante la jeune Claire mémoriser la forme qu'elle tenterait de donner à son dôme, puis essayer d’effectuer le geste clé que lui avait montrer l'impératrice. Ce avec une certaine grâce typiquement féminine, ainsi Claire puisa dans ses ressources magiques qui ne demandaient qu'à se développer à l'avenir pour s'épanouir complètement pour lancer son sort…

Et le résultat de cela fut, très très honorable pour un premier essai, car dans les faits on ne formait pas un dôme de pierre parfait au premier essai, surtout quand on cherchait à développer ce potentiel magique pour pouvoir vraiment lancer efficacement un tel type de sorts à l'avenir… Le dôme s'était en effet formé mais ce de manière imparfaite et il était bien peu épais, au point que quelqu'un aurait pu probablement le brise d'un coup de poing aguerri à ce stade là, mais c'était un très bon début qui inaugurer beaucoup de possibilités d'améliorations futures pour la jeune Claire. Aramis fut donc optimiste devant un tel résultat, et sourit, fière du fait que son élève d'un jour ait comprit aussi promptement la leçon. Démontrant bien que cette jeune dame humaine avait réellement un potentiel appréciable, il faudrait juste qu'à l'avenir cette dernière prenne le temps, et fasse les efforts nécessaires au développement d'un tel potentiel…

« Ce que j'en pense ? C'était parfait pour un début jeune Claire. » Dit donc Aramis en s'approchant de la jeune humaine, et en aidant cette dernière à se relever tout en ajoutant calmement. « Le potentiel en vous ne demande qu'à se développer très chère, il fait partie de vous, il est une part de vous qui ne demande qu'à ce que vous lui donnez pleinement vôtre attention, et à se développer. » Ce dont elle ne doutait point que Claire arriverait à faire, après tout cette jeune humaine avait l'air très intelligente, et savante. Mais sur ce Thredë supposa que devant la fatigue de Claire il serait sans doute mieux de terminer l'entraînement ici.

« Sur ce je propose que nous terminions nôtre entraînement sur cette honorable performance si vous n'avez rien contre dame Claire. Ceci fait, désirez-vous venir vous sustenter en ma compagnie ? » Finit-elle donc par proposer car visiblement le ventre de la noble ne cesserait certainement pas de protester tant qu'il n'aurait pas obtenu satisfaction. De plus cela était aussi pour Thredë une manière de récompenser sa jeune élève, après tout cela lui ferait sans doute plaisir de se faire ainsi proposer par l'impératrice de venir prendre un repas en privé avec elle au palais. Cela leurs permettraient en plus de pouvoir si Claire le désirait discuter un peu de la magie toutes deux, une passion qu'elles avaient très certainement en commun.
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