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Instant paisible [Pv Sila]

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MessageSujet: Instant paisible [Pv Sila] Instant paisible [Pv Sila] Icon_minitimeMar 28 Mai 2013 - 17:10


L'aube approchait lentement, très lentement, comme les grains dispersés d'un sablier brisé et agonisant, comme les gouttes purpurines du liquide vital s'échappant d'une gorge tendre et délicate ouverte par la barbarie, la sauvagerie d'un être en tout point semblable au monstre, et qui pourtant, comme la plus sensible des créatures, prenait lentement conscience de sa propre âme souffrant le martyre, déchiquetée de ses propres mains, par ses propres actes, un suicide lent et laborieux d'un futur en pleine révolution. A cette image, le ciel se teintait d'une fabuleuse lueur, ondoyant mélange de violet, de jaune, d'orange, du bleu sombre du ciel nocturne, et du bleu clair d'une journée de printemps s'annonçant merveilleusement belle. Au loin, l'astre s'élevait déjà, sublime couronne flamboyante et interdite aux membres de sa race, roue rayonnante de lumière qu'il n'évitait pourtant pas. Les rares nuages présents donnaient un relief fantastique et intemporel à l'ensemble, comme la danse de quelque créature fabuleuse n'existant que dans les songes de cette terre pourtant légendaire.... Oui, l'aube pointe, loin au dessus des mers de collines, des forêts denses, loin au-delà du rêve, pointe régalienne, lance d'or clouant le fourreau de la nuit sur l'autel du renouveau et de la vie. Dame sans pareille, à la robe voilée de platine et d'asphodèles, étendant le satin de son voile sur les terres des hommes, filage délicat de rayons magnifiés par l'espoir d'un meilleur lendemain, parant le monde de ses couleurs les plus splendides, chassant le terne, la noirceur, au profit d'un air de fête entraînant.

Alors, ses pérégrinations prenaient une toute autre tournure, tandis que, d'un pas tranquille, il menait son noir destrier au travers de l'herbe tendre d'une douce prairie. L'animal, naît de l'ombre, n'appréciait guère le soleil, le détestait, même, aussi c'était une chance, car il se trouvait tout près du camp vampirique lorsque le grand éventail du ciel avait atteint son point de non retour. Il n'aurait pas à forcer sur les rennes très longtemps, ou à brutaliser la créature, chose qu'il exécrait... non, quelques mots fermes, une simple pression, et le voilà qui avançait vers le couvert d'une petite forêt, où ses frères de lignée paissait tranquillement en attendant la nuit. Il le laissa là, après l'avoir pansé et lui avoir retiré son harnachement. Laissant le matériel dans la tente prévue à cet effet, il chemina ensuite dans la campagne verdoyante en laissant sa peau d'ivoire se réchauffer sous la chaleur du soleil, malgré la légère faiblesse que cela lui apportait. Il aimait le soleil, l'aimait comme un ami, un confident, longtemps perdu, à présent retrouvé, avec lequel il partageait des instants de contemplations muettes sur les questions les plus profondes qui traversaient l'esprit las qui était le sien. Il fallait avouer qu'en cet instant, la compagnie de cette présence réconfortante était quelque chose d'exceptionnellement réconfortant, après la discussion qui avait eut lieu pendant la nuit. Son débat en compagnie de l'elfe Lyroë, ancienne dragonnière, sa demande, et son presque accord... il y avait de quoi bouleverser n'importe qui, c'était certain, pourtant, il ne ressentait que le besoin d'examiner la rencontre avec distance, afin d'en tirer des enseignements. Cette jeune femme avait de bons arguments, pas tous certes, mais de bons, et elle était sincère. D'une sincérité presque désarmante, et dont il n'avait guère l'habitude, ni chez les siens, ni chez cette race sylvestre ennemie de la sienne.

Fort peu étaient ceux qui en usait encore, ne trouvant plus dans la vérité qu'une faiblesse impossible à pardonner.... il était certes bien plus aisé et plus sécuritaire de tordre les faits à son avantage, comme il aurait put le faire, en se prétendant totalement conquis par l'idée de former une caste de dragonniers, et dragons, à part entière. Mais il ne manquait jamais, usant simplement de la vérité à ses propres fins, ce qui laissait beaucoup de place à l'imagination, à aux peurs de ses interlocuteurs. Pourquoi mentir, ils le faisaient tous si bien, autant user de vérités, ils ne savaient plus la reconnaître à force de s'aveugler d'illusions empoisonnées.... Mais à quoi bon revenir sur cela, alors qu'elle, petite bouffée d'air en ce monde, lui apportait un renouveau presque égal à celui de ce sublime soleil. Il y avait beaucoup à penser, au sujet d'une possible alliance de cette sorte, beaucoup à juger, jauger, mais cela, il ne le ferait pas seul... il y avait quelqu'un, dont la voix ferait loi à ce sujet. Et d'ailleurs, justement, il sentait leur lien s'activer.... elle était proche, elle était là, quelque part, peut-être pas tout près, mais au moins assez près pour qu'il ressente sa douce et agréable présence. Et en retour, il vint à sa rencontre, avec douceur, avec tendresse.... oui, même lui qui avait peu de cela à donner, il avait besoin qu'elle le ressente. Cela faisait déjà trop longtemps qu'il subissait le froid, et elle par là même, et avec tout les événements récents, un peu de changement ne ferait sans doute pas de mal.

* Bonjour, étoile de mes jours * Où était-elle exactement d'ailleurs ? Il n'arrivait pas à la situer en ce instant, peut-être était-il encore trop prit dans ses pensées pour parvenir à véritablement la localiser. Elle semblait pourtant si pleine de vie, si... présente.... Un soupir mental lui échappa, et il contint sa lassitude, son abandon et la fatigue qui pesait soudain sur ses épaules. Il ne voulait pas qu'elle sente tout cela, ne voulait pas venir à elle pour se débarrasser de ses ennuis. Il voulait être là pour elle, seulement pour elle, pour partager en sa compagnie un moment qui, sans aucun doute, lui ôterait tout son malheur, si tant est qu'il puisse nommer malheur ses choix de vie. Car après tout, il n'avait que ce que ses choix avaient entraînés, pourtant regretter cela, si il avait la moindre fierté, la moindre sagesse. Il devait assumer. Cependant, sans aucun doute, il avait envie d'un moment en sa compagnie. Si tant est qu'elle le veuille aussi... mais il imaginait sans mal que c'était le cas ? Présomptueux ? Peut-être un peu. Il n'avait été amoureux qu'une seule, brève fois après tout.

* Que fait-tu donc ? Tu sembles si enjouée * Loin de lui l'idée de la critiquer, c'était plutôt une heureuse constatation. Un soulagement, que de la voir si vivante, présente. Le coin de ses lèvres s'ourla légèrement, un fantôme de sourire, et il continua d'avancé dans la pleine lumière, brillante figure d'or et de neige, ses longs cheveux ondulant dans la brise douce de cette matinée splendide. Inspirant profondément l'air parfumé aux odeurs florales, il laissa leur lien le bercer un petit moment, partageant simplement la certitude que, là quelque part, il y avait un être qu'il aimait, et qui l'aimait en retour, plus que tout, plus que la vie même, plus que la raison.... c'était.... réconfortant, de savoir qu'elle était là, tellement réconfortant. Lyroë avait raison, elle était son plus beau cadeau, un présent de la vie qu'il devait chérir et protéger.... Et sans s'en rendre compte, il s'était mit à parler intérieurement, comme si elle était lui. Surprit, et un peu gêné, il flotta un instant. Elle allait certainement se demander qui était Lyroë... et il ne préférait pas savoir ce qu'elle dirait de cet accès de sensiblerie. Non, plutôt que d'en entendre quoi que ce soit, il reprit précipitamment, sciemment.

* Une elfe, c'est une elfe, Silarae, je t'ai parlé de ce peuple... Elle est venue me voir, elle voulait que nous discutions. C'était une dragonnière, avant que son compagnon ne soit.... tué * tué.... avec son aide à lui...

* Cymbor, le blanc... celui dont le sang torture Lorenz. Elle est venue me trouver pour discuter... elle veut.... ah et bien... elle semble vouloir beaucoup de choses. Où puis-je te retrouver, aimée ? Parler cote à cote sera bien plus simple, j'ai tellement à te raconter *
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