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Un tête à tête tendu [PV Gregorist]

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MessageSujet: Un tête à tête tendu [PV Gregorist] Lun 13 Mai 2013 - 0:41

Comment avait-il osé faire une chose pareille ? Comment par tous les esprits pouvait-il se révéler si dur, froid, hautain, égoïste, odieux..
Chaque qualicatif était accompagné d'un grognement sourd provoqué par l'effort qu'il déployait pour massacrer proprement le pantin d'entraînement qu'il avait choisi comme cible. Bien sur il aurait pu trouver des adversaires un peu plus intéressants que ce mannequin de paille mais ce soir il ne souhaitait pas combattre ni même s'entraîner de quelque manière que ce fut. Non, il voulait juste cogner, cogner encore et encore jusqu'à ce que sa cible soit réduit en poussière ou bien que l'épuisement ai raison de lui. C'est ainsi donc qu'en cette douce soirée les serviteurs assistaient à cette scène si étrange, les yeux écarquillés devant la sourde colère qui secouait, une fois n'est pas coutume, leur Duc. Complétement inconscient des regards que les plus téméraires osaient poser sur lui Korentin abattait Ondine encore et encore, veines saillantes. Un mince filet de sueur coulait sur la peau nue de son dos et l'on ne retrouvait plus les chaudes lueurs or qui illuminaient habituellement ses yeux. Noir était son regard, aussi noir que le ressentiment qu'il nourrissait à l'égart de son cousin. Un cousin avec qui il irait s'expliquer très vite, dès le lendemain même. Ce serait-il écouté qu'il serait déjà en route vers les appartements que celui-ci occupait à Aldaria, peut-être même l'épée au clair histoire de pouvoir détruire la porte pour peu qu'on ne lui ouvre pas. Oh bien entendu il n'irait pas pousse l'outrecuidance jusqu'à lever la main sur son roi mais.. Mais c'était justement pour cette raison qu'il n'irait pas ce soir en réalité. Il ne craignait rien de plus que de perdre le contrôle de la rage qui l'habitait à cet instant, non il valait mieux qu'il se calme.

"Esmelda mariée à un elfe... Sa propre soeur perdue au milieu de la forêt... Il a... Perdu... La... Tête !" haleta-t-il en rythmant ses mots sur chaque coup porté à son faux adversaire.

La violence de ses coups augmentait de seconde en seconde, envoyant voler des gerbes entière de paille et de fibres. Victime de la fureur du robuste combattant qui s'acharnait sur lui le pantin oscilla, pencha et au final succomba à une dernière volée. Les pommettes rougies, Korentin détourna enfin son regard sombre de ce qui restait de sa cible au grand dam des valets qui étaient sorti pour l'observer et qui battirent précipitament en retraite en le voyant poser les yeux sur eux. Bon ça... C'était fait... De toutes façons il avait toujours détesté ce pantin qui semblait vous suivre des yeux à chaque fois que vous traversiez la cour.

Un peu plus calme, il hésita un instant. Devait-il se diriger vers le sac qu'on emplissait spécialement de sable pour ensuite le bourrer de coup de poings ou bien demander à un garde de venir disputer un duel à mains nues ou à l'épée ? Il jeta un rapide coup d'oeil à la Lame Noire qui presque invisible dans la semi obscurité du jardin l'observait d'un oeil quelque peu inquiet... Oui bon... D'accord... Il avait peut-être un peu l'air d'un sauvage là ! Pas rassurant pour un potentiel partenaire d'entrainement. Message reçu donc, ce serait le sac qui ferait les frais de cette soirée mémorable ! Et ceci fait il irait directement à ses appartements vider une bouteille de vin, deux puisque Valentine n'était pas dans le coin. Il avait besoin de se changer les idées, tant pis pour la migraine lancinante du lendemain qui viendrait interferer dans les explications qu'il voulait avoir avec son cousin.

"Messire... Messire !" souffla le garde dans son dos alors que, l'oubliant déjà, il se concentrait sur le sac en question

L'homme se figea devant le regard agacé que lui renvoya son seigneur, on pouvait servir Korentin pendant bien des années sans jamais le voir en colère aussi le jeune garde se retrouva-t-il à blêmir soudain, coincé entre son duc et... L'empereur ?

Zut pour la bouteille de vin prévue... Gregorist ne semblait pas disposé à laisser à son cousin la nuit de réflexion que celui-ci aurait voulu s'accorder. Un pli de contrariété s'afficha sur le front de Korentin tandis qu'il se retournait pour faire face à l'arrivant. Non mais... C'était terrible ça, lui qui n'était jamais disposé à venir sur le terrain d'entrainemet lorsqu'on l'en priait voilà qu'il s'y imposait au pire moment, c'était tout Gregorist tient ! Korentin en grinçait des dents en se faisant violence pour le saluer courtoisement à défaut de chaleureuement

"Majesté... Je vous pensais retirée dans vos appartements..."

Et quelle idée d'en sortir hein ? Lui aurait-il bien hurlé en brandissant le poing, mais cela devrait rester dans le secret de son esprit. Même si en fait de secret... Avait-il seulement était capable de mentir un jour, même juste par le visage ? On lisait en lui comme dans un livre ouvert, et après tout ce n'était pas une si mauvaise chose... Lis donc, et médites là dessus, roi. Les yeux dépourvu de leur lueur dorée habituelle étaient une accusation muette. Silencieux, Korentin demeura immobile, laissant la raideur du protocole s'insinuer dans la scène comme une barrière qu'il avait si souvent combattu et qu'il dressait à présent au nez de son cousin. Ah il voulait se comporter en empereur quitte à briser la vie de sa soeur ? Qu'il en soit ainsi donc !

"Puis-je faire quelque chose pour vous ?"


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MessageSujet: Re: Un tête à tête tendu [PV Gregorist] Mar 14 Mai 2013 - 0:03

Malgré la compagnie courtoise des elfes et des seigneurs d'Aldaria, en dépit de l'issue favorable de son échange avec l'impératrice, Grégorist en arrivant toujours à la même morne conclusion. La journée lui pesait, comme si la tiédeur du matin s'était muée dans les prémices pesants d'un orage à venir. Quand, sinon dans le déni de son exil et dans les délices de son enfance oisive avait-il jamais goûté à la tranquillité de l'esprit ? Etait-ce son lot, pour contrebalancer la fortune de sa naissance, de ne se sentir l'âme libre que dans l'anonymat de son jardin d'Aldaria ou dans les bras d'une femme ?

Son retour à Gloria n'attendrait pas davantage, pas plus que son devoir dont il avait délaissé sa charge au profit d'Esmelda. Le maudissait-elle pour sa lacheté ? L'empereur avait soupiré à cette pensée, à toutes ses idées tourbillonnantes qui s'éparpillaient dans sa tête pour revenir sans cesse éveiller le souvenir de sa soeur bien-aimée. Certain de ne pas goûter de repos à ces heures encore claires, l'empereur s'était décidé à aller trouver son cousin.

Korentin, s'il lui avait toujours été loyal, n'était pas un chien qu'on musèle, et s'il avait pu tant bien que mal le faire taire d'un regard, Grégorist savait pertinemment qu'il n'avait faire que remettre à plus tard la nécessité de crever l'abcès. Il eut pu souffrir le déplaisir d'un conseiller, d'un seigneur, aussi puissant fut-il, mais il se refusait à endurer le silence de son cousin.

L'empereur n'eut pas de peine à se faire escorter jusqu'à Korentin. Sans grande surprise, il découvrit celui-ci sur le terrain d'entraînement, c'était là que ses pas se seraient portées d'eux-mêmes, mais jouer sur cette corde sensible en arrivant à l'improviste, évoquer sans un mot toutes ces années partagées lui semblait presque une trahison. S'il aurait été aimé que son cousin se range à son avis, c'était avant tout pour d'autre raison que le simple fait que son avis fut sien et qu'il soit Grégorist Kohan empereur du peuple humain.

« Je vois. Vous m'en voulez donc tant que cela ? »


L'empereur soupira, rien de plus qu'un murmure dans l'air du soir. Le salut crispé de Korentin en disait long, si loin de ses accolades chaleureuses et de ses éclats de voix profond, et même à des lieues de ses étalages trop respectueux dont il refusait parfois de lui faire grâce. Et cette insinuation qu'il aurait dû se trouver ailleurs ne lui ressemblait pas non plus.

Grégorist s'en remit à la solution la plus sage et ignora les deux remarques de son cousin, les jugeant toutes deux rhétorique. Korentin avait deux yeux pour voir que son cousin se tenait sur le terrain d'entraînement, toujours vêtu des habits de cérémonies qu'il avait porté tantôt, et que celui-ci ne venait rien quêter de lui, sinon son pardon, son approbation, ou peut-être le simple écho des jours passés. Grégorist lui-même n'aurait su le dire.

Il retint un second soupir.

« Mon père l'aurait mariée, sans la guerre. Et avant aujourd'hui, s'il avait vécu pour ce faire. »

Son défunt père avait jugé, à raison, la menace des vampires suffisante pour suggérer aux seigneurs humains de se serrer les coudes plutôt que de s'entre-déchirer ou de contester son autorité, et la manoeuvre avait plutôt bien marché.

« Mais le problème n'est pas là. J'ai toujours les lettres des prétendants d'Esmelda. J'ai trop tardé. Que je choisisse l'un d'entre eux, et les autres s'offusqueraient que celui-ci les supplante. »


Il n'avait pas agi par devoir de mémoire envers son père. Celui-ci s'était éteint dans une nuit honnie, sans avoir accablé aucun de ses enfants de serments à tenir, et Grégorist y puisait une effroyable consolation.

« J'avais espéré qu'elle ferait son choix. Craint que la pudeur la pousse au silence. Mais Ninna elle-même m'a juré que son coeur ne battait pour aucun de ceux-là. N'ayant moi-même aucune affection pour les dames de la cour, j'avais acquis la certitude qu'elle portait le même jugement sur les seigneurs de Gloria. »


Grégorist ne s'étendit pas davantage. Korentin savait le peu d'amour entre son épouse et son empereur, et que cette défiance se déclinait sans peine à de nombreuses dames de haute naissance. Grégorist prétendait satisfaire ses appétits auprès de femmes de moins de vertus, qui à défaut de l'aimer n'avaient cure de son rang pour peu qu'il les payât.

« Je l'ai enfermée dans une tour d'ivoire aux portes closes dont j'aurais égaré la clef. » murmura l'empereur.

Grégorist avait laissé partir Korentin et Fabius, ainsi que Valentine - douce consolation - mais il avait toujours réussi à garder Esmelda à Gloria. Ce malgré quoi, il avait placé la barre trop haut, jugé trop d'hommes indignes d'elle pour qu'elle demeure sans mari à son âge.

Il avait voulu lui rendre la liberté qu'il lui avait dérobé. L'offrir en mariage à un homme qui ne la jugerait pas faible car femme, qui lui offrirait le luxe de s'épanouir et de vivre loin de la dureté du monde humain, et qui n'aurait jamais le droit de poser la main sur elle, eut égard aux us de leurs peuples. Et les seigneurs de Gloria saluerait le sacrifice de leur princesse plutôt que de tourner autour comme autour d'une pièce de viande sur un marché aux bestiaux.

En mariant Esmelda à Elrond, il n'avait point fait son devoir, il avait simplemen tenté de racheter ses fautes, rien de plus.

Il croisa de nouveau le regard de son cousin, et envia l'évidence de son existence. Le duc d'Aldaria se mouvait dans un parcours sans faute avec femme et enfant... Grégorist se demandait parfois à quel moment de sa vie, il avait choisi le mauvais chemin pour omettre d'en faire autant.
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MessageSujet: Re: Un tête à tête tendu [PV Gregorist] Dim 19 Mai 2013 - 19:39

La question n'en était pas vraiment une, et d'ailleurs Korentin ne l'avait pas pris comme telle. Ou l'art de souligner les évidences à la mode Gregorist... Il se contenta donc de le couver d'un regard noir, prêt à écouter en silence les explications qui allaient sans doute suivre et mourrant d'envie de se trouver ailleurs. N'importe où, mais ailleurs. Pourquoi ne lui laissait-il pas le temps de se calmer tout simplement ? Ah oui... Encore du Gregorist ça que de ne jamais rien remettre à plus tard, les problèmes devaient se régler dans l'immédiat dès que c'était possible. Une stratégie payante en règle générale, mais pas forcément dans ce contexte.

« Mon père l'aurait mariée, sans la guerre. Et avant aujourd'hui, s'il avait vécu pour ce faire. »

Les sourcils du duc se froncèrent encore, pour peu que ce soit possible. Il ne souhaitait qu'une chose à cet instant, tourner les talons et le laisser planté là en tête à tête avec ses excuses lamentables et d'ailleurs était-ce vraiment une excuse ? Ce qu'aurait pu faire le père pouvait-il légitimer les actes du fils ? Certainement pas aux yeux de Korentin, et la grimace qu'il fit le démontrait bien. D'une voix basse et rendue vibrante par l'explosion de fureur qu'il contenait il assena

"Pas à un elfe."

Voilà encore une chose certaine, d'accord il l'aurait sans doute marier et notre duc voulait bien l'admettre même si il ne voyait pas ce que cela pouvait changer au problème mais il était sur de cela. Nul autre que Gregorist n'aurait pu avoir le culot de lier ainsi les deux peuples et surtout pas avec une princesse. Dans d'autres circonstances Korentin aurait sans doute éclaté de rire devant l'aplomb sans faille de son cousin et qu'il comprenne ou non la finalité de cette idée il l'aurait appuyé. Mais là il s'agissait d'Esmelda... Et cela changeait tout. Et l'autre qui commençait à parler des prétendants de sa soeur et du dédain qu'elle pouvait avoir pour ceux-ci... Ne comprenait-il donc rien ?

"Comment pouvez vous mettre l'opinion de ces chiens au dessus de l'avenir de votre soeur ?"

Une insulte, brûlante. D'autant plus acide qu'elle venait de sa bouche, lui qui n'avait jamais un mot plus haut que l'autre pour personne et dont la patience ne s'émoussait jamais face à ces courtisans qui bourdonnaient autour des Kohan comme un essaim de frelons. Sa colère grondait, impressionnante de constance et il avait toute les peines du monde à rester en place et à contrôler ses paroles. Essuyant ses mains tremblantes sur son pantalon collant de sueur il gronda

"Êtes vous idiot ou simplement aveugle ? Esmelda est comme vous... Comme toi... C'est ta soeur Greg. Donnes lui le choix entre un bon bain chaud et un saut dans le vide qu'elle choisira le saut dans le vide pour peu qu'il y ai la plus petite éventualité que ce soit bon pour l'empire. Son sens du devoir... VOTRE sens du devoir à tous les deux va faire son malheur pour le restant de ses jours. Et dans quel but ? Au cas où éventuellement cela pourrait nous rapprocher d'un peuple qui nous ignores depuis des siècles ? Mais réveilles toi bon sang !"

Parfaitement conscient d'avoir totalement défoncé les limites et d'autant plus décidé à ne plus s'en soucier (au point où il en était...) il continua sur sa lancée, devant lui ne se trouvait plus un roi, il ne voyait que son cousin et un cousin qui avait sacrément besoin de se faire remettre les points sur les i.

"L'endroit où tu prétends l'envoyer est bien pire qu'une tour d'ivoire. Jamais je ne me serai opposé à ce que tu la marie Gregorist, je n'avais même pas espéré un mariage d'amour. Fabius peut croire ce qu'il veut, je ne suis pas idiot et j'ai été éduqué exactement comme vous deux. Mais un elfe... Tu es conscient de ce que tu es en train de faire ? Tu as bien réfléchi aux conséquences ? Parce que je vais te les servir moi, sur un plateau d'argent comme il sied à un roi"

Agressif, il s'approcha d'un pas vif sans prendre garde à la soudaine agitation des lames noires qui ne savaient visiblement plus à quel esprit se vouer et qui échangeaient des regards tendus, main crispée sur le pommeau de leurs célèbres armes :

"Elle va partir, tête haute et regard fier comme la parfaite petite Kohan qu'elle est. Tu ne sera pas dupe, et moi non plus. Dans ses épaules pourtant droite tu liras tout le poids qu'elle portera et tout le courage qu'il lui faudra déployer pour quitter ceux qu'elle aime sans se permettre un seul regard en arrière. Elle passera leurs frontières et sera ensevelie à tout jamais dans leur maudite forêt où elle devra s'habituer à leurs moeurs de sauvages et au mépris qu'ils auront pour elle, la petite humaine qui a osé épouser l'un des leurs. Chaque jour de sa vie, chaque seconde de son existence sera pervertie par leur haine à peine esquissée avec laquelle ils la planteront comme avec autant de poignards."

Sans lui laisser le temps de l'interrompre il continua rapidement, impitoyable dans le tableau qu'il décrivait :

"Tu connais Esmelda, tu sais qu'elle est capable de se faire aimer par à peu près n'importe quoi. C'est peut-être là dessus que tu comptes mon cher cousin ? Détrompe toi... Les elfes ne changent pas ainsi, le dégoût qu'ils ont pour une telle alliance est enraciné trop profond, elle ne pourra le détruire. Elle sera seule à jamais, elle t'aimera encore longtemps parce que tu es son frère et parce qu'elle est bien trop gentille mais elle finira par te haïr. Tu sais comment cela commencera ? Bien sur que non, mais je vais te le dire moi parce que je suis père et que je le sais. Cela commencera au moment où elle prendra véritablement conscience qu'elle ne portera jamais la vie. Quand elle prendra la mesure de ce que tu lui as retiré alors elle ne pourra rien contre ça, elle se détestera elle même pour cette haine qu'elle sentira grandir à ton encontre et cela l'aigrira avant l'âge. Cela s'intensifiera encore si elle a le malheur de rencontrer l'amour un jour dans sa vie, car tu lui aura retiré cela aussi. Elle vieillira dans l'affliction, dans une haine dont elle aura honte. Et peut-être te dis-tu qu'elle aura la chance de s'attacher à ce mari que tu veux lui donner ? Imbécile ! Trois fois imbécile. Elle vieillera Gregorist, et lui se lassera de cette mortelle. A sa mort, elle sera seule et pleine de regrets."

Essoufflé et étrangement épuisé il termina dans un souffle

"Tu es mon sang mais tu es avant tout mon roi. J'ai voué mon âme et mon épée à ton service et ne l'ai jamais regretté mais sois sur d'une chose. Je ne servirai pas un homme capable d'une telle abomination. Si mon empereur doit se rendre coupable d'un tel acte alors il devra se trouver un remplaçant pour porter cette épée."

Les gardes sursautèrent lorsqu'il tira Ondine d'un geste sec afin de la jeter aux pieds de son suzerain. Le geste était équivoque, son ancêtre ayant reçu la lame d'eau des mains même de l'ancêtre de Gregorist. Satisfait d'avoir fait ce qu'il pensait juste il demeura immobile, étrangement calmé par la folie furieuse qu'il venait de commettre et prêt à attendre sereinement la suite des événements. Sa place en ce monde doré, ses richesses, son duché, il se fichait pas mal de remettre tout cela en question pour peu que le sort qu'il venait de décrire soit épargné à sa cousine. La seule chose qui aurait pu l'inquiéter était l'avenir de sa famille mais il connaissait trop bien son cousin pour savoir qu'il n'aurait jamais fait payer à une femme et à des enfants le comportement d'un mari et d'un père. Il assumait chacun de ses mots crânement, ses pupilles sombres plantées dans le regard de son roi.
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MessageSujet: Re: Un tête à tête tendu [PV Gregorist] Lun 20 Mai 2013 - 14:11

Grégorist avait de toute évidence, des défauts et des faiblesses mais pas celui de la mauvaise foi.

« Pas un elfe, non. »

Peut-être auraient-ils pu en rester là. Grégorist n'avait pas espéré trouver grâce aux yeux de son cousin. Rien ne l'obligeait à s'ouvrir sur les motivations de son choix, et rien à ses yeux à lui, ne justifiait d'affliger Esmelda. Etait-ce sa faute, si le Dracos les avait fait prince et princesse d'un empire menacé, toujours en suspens, dans l'attente du prochain coup que ne manquerait pas de lui porter quelque ennemi tapi dans l'ombre ? De cela, l'empereur ne se plaignit pas à voix haute, le sort lui avait joué de pire tour.

La remarque suivante de son cousin lui valut un regard en biais. Grégorist le jaugeait, n'appréciant guère qu'on déforme ses propos - s'il avait tenu en quelque estime l'opinion des hauts seigneurs qui entendaient lui dicter sa conduite, Esmelda eut certainement terminée mariée à l'un d'eux et lui à moisir au fond d'un puits. Korentin était plus habile l'arme à la main qu'à brandir sa colère, aussi l'empereur estima qu'il ne faisait que tenter de lui renvoyer maladroitement ses arguments et non lui opposer une objection solide. Il s'abstint de répondre, peu désireux de verser de l'huile sur le feu.

« Certes. »

Il était l'artisan de leur malheur à tous deux, aliénant sa soeur bien-aimée à un destin qu'elle n'avait pas souhaité et qui le priverait lui de sa compagnie pour une éternité au moins. Amusant, songerait l'empereur avec dédain, combien son entourage pouvait le croire assez stupide pour ne pas s'aviser de conséquences néfastes qui le ciblaient d'aussi près. Eut-il voulu l'ignorer qu'une certaine baptistrelle s'était donné la peine de le mettre en garde contre ce qui découlerait de ses actes.

Grégorist patienta. Laissa son cousin donner libre cours à sa colère, qui se déversait comme un torrent de lave, et ne saurait être détournée par rien moins qu'un volcan rival. Mais l'empereur n'était pas de ces esprits échauffés qui répondent aux cris par les cris.

Esmelda était comme lui, pas Korentin. Leurs rôles eurent-ils été inversés d'une quelconque manière, que ni lui, ni Esmelda n'eurent oser parler à leur empereur comme Korentin le faisait. Il avait beau invoquer leur éducation, il s'était marié par amour - Grégorist retint une grimace à cette pensée, non pour la prodigiosité de l'amour mais pour l'évocation de Valentine -, et Esmelda était certainement la princesse qu'il voudrait voir mariée, mère de beaucoup d'enfants, promise à du bonheur jusqu'à la fin des temps.

Lorsque Korentin s'approcha, Grégorist se contenta de croiser les bras, de cette manière agaçante qu'il avait parfois de rester campé sur ses positions sans même décrocher un mot.

° On est toujours seul dans la mort, Cousin. Et plein de regrets. °


Malgré lui, Grégorist songea à ses nuits d'agonie dans sa demeure d'Aldaria. Il chasse ses souvenirs, l'heure n'était plus aux confidences. Il en avait assez dit, peut-être trop.

Amèrement, il songea que son lot à lui, empereur des humains et maître de Gloria, était d'être également seul dans la vie. Il ramassa l'épée avec mille précautions, car il était plus fin connaisseurs de l'histoire des lames du royaume que de leur maniement et enfin, parce qu'il était homme à croire à la force des symboles, sans quoi il n'eut été empereur, sans quoi Esmelda n'eut été fiancée à un elfe, sans quoi il n'eut permis que les dragons ne prirent part aux querelles des bipèdes.

« L'Empereur agira donc ainsi que tu le dis. Le cousin, lui, en éprouvera quelques regrets. »

Sa voix n'était qu'un murmure, ses yeux n'exprimaient qu'une vague résignation, comme si la déferlante de reproches de Korentin s'était toujours imposée comme un mal nécessaire qu'il était vain d'endiguer ou de repousser. Il eut un geste infime, renvoyant sans un mot les gardes à leurs affaires. Grégorist eut pu se venger de bien des manières des mots prononcés par son cousin, mais c'était à dessein si cette entrevue n'avait pas le moindre caractère formel, et s'ils tenaient un tant soit peu à leur grade, à leur solde et à la réputation du bon duc d'Aldaria, les gardes sauraient tenir leur langue. Le cousin de Korentin n'eut pas voulu de vengeance pour cette folie qui ne naissait que de cette affection pour Esmelda qu'il ne comprenait que trop bien, l'empereur, lui, était bien trop pragmatique pour ne pas remettre à plus tard l'occasion d'user des faits.

« Cette union ne durera pas, en cela qu'elle est condamnée à s'achever d'une fin qui ne satisfera personne. Les Elfes n'apprécient guère qu'on les rattache à la temporalité du monde, et ce qui est éphémère ne trouve grâce à leurs yeux que s'il se perpétue. »

Bien sûr, il y avait le tabou entourant la stérilité d'une union jugée inacceptable. Mais Grégorist avait l'intime certitude que ni les Elfes, ni les humains ne songeaient toujours à procréer et à assurer la pérennité de l'espèce dans leurs ébats, sans quoi il eut lui même joui d'une belle panoplie de bâtards.

Grégorist Kohan, frère d'Esmelda, et non l'empereur de la lignée Kohan avait d'autres raisons pour satisfaire à cette union mais il redoutait de les exposer à son cousin qui ne manquerait pas de les mal comprendre. Il avait la certitude qu'Esmelda était différente des dames de la cour, et qu'elle ne soupirait pas après la vie de conte de fée qu'eut tissé pour elle son cousin. Bien née, certes, mais instruite et charismatique, la princesse ne pouvait n'être que l'ombre d'un grand seigneur, aussi puissant fut-il. Pas même son ombre à lui.

Peut-être se trompait-il. Mais par devers lui, il doutait de vivre assez longtemps pour en éprouver des remords, ou même pour voir de ses propres yeux le destin funeste décrit par Korentin. A sa manière et bien malgré lui, Grégorist avait assimilé la triste fugacité de l'existence des humains avec une acuité déconcertante.

« Avant cela, nous aurons une guerre à mener, où toutes les épées seront précieuses. » conclut Grégorist, pensif.

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MessageSujet: Re: Un tête à tête tendu [PV Gregorist] Ven 24 Mai 2013 - 17:00

Dracos ce qu'il était agaçant...
Ce n'était pas la première fois que Korentin se heurtait à la muraille de calme et de patience que l'empereur semblait capable d'opposer à n'importe qui et dans n'importe quelles circonstances, mais c'était sans doute la première fois que cela l'énervait autant. Il avait une furieuse envie de le prendre par les épaules et de le secouer comme un prunier jusqu'à lui tirer une réaction quelconque, mais ce n'était évidemment pas possible. Il se contenta donc de rester là, face à lui, à serrer et desserrer les poings tandis que l'autre assenait sa décision sans retour :

« L'Empereur agira donc ainsi que tu le dis. Le cousin, lui, en éprouvera quelques regrets. »

"Et tu crois que les deux sont dissociables ?"

Question sans réponse, Korentin ne se sentait pas capable d'haïr l'empereur et d'aimer le cousin. Il n'avait d'ailleurs jamais su faire les choses à moitié, c'était un homme entier peu habitué à faire dans la nuance et le faux semblant. Cette situation le blessait profondément mais il lui était impossible de céder sur un point aussi important, c'était d'Esmelda dont il s'agissait... Aussi douloureux que soit cette affaire et aussi culpabilisante que soit la lueur de résignation qu'il lisait dans les yeux de son cousin il ne voyait absolument pas comment réagir autrement. Il ne pouvait tout bonnement pas lui pardonner un tel acte, cela allait à l'encontre de toutes ses valeurs et de tous ses principes. A bout de ressource et d'idée pour faire fléchir son interlocuteur il attaqua sous un autre angle :

"Elle ne durera pas et elle ne causera que malheur et affliction. Nous avons bien plus à y perdre qu'à y gagner Gregorist, et je ne vois pas non plus ce que eux espèrent en retirer mais la façon dont ils ont accepté ton offre me déplait. Je ne suis peut-être pas un politicien de ton acabit mais je sais reconnaître un coup tordu."

L'empereur semblait ne pas l'écouter, comme plongé dans ses pensées et le duc dû se retenir de lever les yeux au ciel lorsqu'il parla de la guerre. Avait-il seulement écouté ce qu'il venait de lui dire ? Mutin il ne pu tout de même s'empêcher de sauter sur la brèche :

"Excellent suggestion, ce mariage peut très bien attendre la fin de la guerre après tout."

Il soutint son regard sans cacher une seule seconde ce qu'il pensait, après tout d'ici là il ne sera peut-être plus utile de la marier à un elfe... Ou bien le mari en question aura été voir ailleurs, au fin fond d'un volcan par exemple... Peut-être même pourrait-il l'aider un peu d'ailleurs ? Hum... Il perdait le fil là. Revenant à la réalité il laissa errer son regard sur l'épée au sol avant de soutenir à nouveau celui de son cousin :

"Il n'est pas encore trop tard Gregorist, ce sera difficile d'annuler sans froisser les elfes mais si il y a une personne sur ce monde capable d'y parvenir ce ne peut être que toi. Je t'ai toujours servi avec loyauté et je n'ai jamais rien prétendu te demander en retour car je te reconnais comme mon roi légitime mais je ne laisserai pas Esmelda dans une telle situation. Renonces cousin, où diffère ça au plus loin possible au moins, qu'on puisse trouver une porte de sortie. Je n'ai jamais présenté la moindre requête à mon roi, ne m'accorderez vous pas celle-ci ?"

Un silence tendu tomba entre eux, cette fois le temps de la colère semblait passé mais cela n'en rendait pas sa supplique moins vibrante. Ondine était restée au sol, précieuse relique abandonnée par un porteur qui ne désirait rien de moins que la porter à nouveau au service d'un souverain qu'il respecterait. Mais comment respecter un homme lorsque ses actes sont haïssables à vos yeux ?
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MessageSujet: Re: Un tête à tête tendu [PV Gregorist] Mar 18 Juin 2013 - 20:25

Avec le recul des jours, Grégorist Kohan puiserait peut-être quelque amusement à songer à ce jour où lui et son cousin auraient fait si bonne démonstration de l'entêtement exaspérant si cher à la lignée Kohan, l'un buté, l'autre inflexible.

Korentin ne lâcherait pas l'affaire, il y mettrait les formes ou plus vraisemblablement ne les y mettrait pas. Malgré lui, un rictus moqueur vint effleurer ses lèvres devant la verve de son cousin. Que la chose lui déplaise, ou qu'il lui déplaise de l'admettre importait peu, mais Grégorist dissociait à loisir son rang et sa nature en présence de sa parentèle, sans quoi Korentin croupirait déjà dans un cachot sordide de sa propre demeure pour la moitié des mots qu'il avait proféré et l'entièreté de ceux qu'il aurait juste pensé.

Grégorist et Esmelda étaient taillés du même bois, Korentin, lui, tirait de toute évidence sa fougue d'une branche plus souple, laquelle déployait ses ramures vers un soleil complice et des avenirs plus radieux, là où ses cousins se contentaient de filer droit, de s'incliner devant le legs de leur père et l'espérance de leur mère.

« L'avenir nous le dira bien assez tôt. »

L'empereur avait ses propres réserves, et bien assez de présence d'esprit pour ne pas les ébruiter dans une cours d'armes, en présence d'un cousin échauffé, lequel avait renoncé aux voies de l'argumentation pour creuser le sillon de la réprobation. Eurent ses raisons été meilleures que Korentin ne les eut pas davantage écoutées, moins encore acceptées. Grégorist retint un geste de dénégation. S'il n'eut trahi que son désir d'aller plus avant et d'éterniser ce débat qui n'en était pas un, son cousin ne manquerait d'y voir raison de se braquer davantage.

« Je n'ai pas conclu cet accord au seul dessein de damner ma sœur ou d'offenser nos alliés. Si tu nous croies, toi, moi, ou Esmelda, trop précieux pour que notre existence fasse de nous plus qu'un pion sur l'échiquier du monde, alors va, parle à Esmelda, convainc-la d'y opposer ses vœux. Pour elle, je le ferais. »

Bien qu'il n'eut dit mot en ce sens, le regard si franc de l'empereur se fit fuyant, empreint de cette dénégation malheureuse qu'il ne voulait formuler, pour elle, mais pas pour toi, car elle était princesse des humains et Korentin simple duc d'Aldaria.

« Et ne me fais pas l'outrage d'insinuer qu'elle pourrait me pardonner de conclure des unions en son nom et de les annuler du même mouvement. »

Ce jeu de passe-passe-là, Grégorist doutait fortement que la fierté d'Esmelda put la souffrir. Dans un geste las qui sonnait comme un soupir, Grégorist s'accroupit pour ramasser la précieuse épée laissée au sol, laquelle avait certainement bien plus de valeur dans son raffinement et sa magie que celle qu'il portait de coutume.
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MessageSujet: Re: Un tête à tête tendu [PV Gregorist] Ven 21 Juin 2013 - 16:37

L'avenir... Mais ne voyait-il pas à quel point il s'annonçait sombre l'avenir en question, au moins du point de vue d'Esmelda ? Quelque soit ce que l'empereur espérait tirer de ce mariage, cela ne contrebalancerait pas la vie brisée de sa soeur quoi qu'il puisse en penser, et quoi qu'elle puisse en penser elle même d'ailleurs car la petite Kohan était tout à fait du genre à foncer droit au sacrifice pour le bien de l'empire et pour faciliter un peu la tâche de son frère... Korentin ne se faisait aucune illusion à ce sujet, la victime de ce complot ne serait pas une alliée pour lui, pas du tout même... Comment allait-il pouvoir la protéger contre elle-même ? Tâche difficile.. Et Gregorist en était parfaitement conscient comme le prouvait son défi.

"Je le ferai"

Promesse sérieuse, même si il se doutait bien que la concernée n'allait pas forcément bien accueillir sa tentative il ne pouvait pas ne pas la faire. Le visage renfrogné il soutint le regard de son empereur, bien décidé à tout tenter pour éviter un tel destin à sa cousine. Il y avait au moins un point positif à tout cela, Gregorist accepterait de revenir en arrière pour peu que ce soit Esmelda qui le lui demande... Cela ne rendait pas les choses plus facile mais au moins cela prouvait qu'il avait encore un minimum de coeur, il ne forcerait pas sa soeur à une telle abomination. Quoique étant donné qu'il connaissait le sens du devoir de celle-ci c'était exactement comme si il y avait forcée ! Saleté de politicien... Quand à ce qui n'était pas formulé mais facilement devinable Korentin ne s'y intéressa pas vraiment, il avait toujours su rester à sa place et n'était donc pas du genre à se vexer qu'on puisse accorder plus de crédits à la princesse plutôt qu'à lui, simple duc. Ce n'était que naturel pour lui, même si cela n'arrangeait pas tellement ses affaires.

« Et ne me fais pas l'outrage d'insinuer qu'elle pourrait me pardonner de conclure des unions en son nom et de les annuler du même mouvement. »

Bon ça il ne s'y était pas attendu par contre... Il serra les dents en réalisant qu'il avait parfaitement raison sur ce point, Esmelda se vexerait... Cela allait rendre les choses encore plus difficiles, il détestait cette situation mais cela ne changeait rien, il se devait malgré tout de tout tenter et de parler à la princesse. De toutes façons il était arrivé au bout de ses arguments avec Gregorist, qu'ajouter de plus après cela ? Ruminant ses noires pensées, il grommela :

"Puis-je prendre congé mon roi ?"

Il n'avait aucune envie de rester là à tourner éternellement en rond. L'empereur avait donné ses conditions, elles étaient quasiment impossible à remplir mais il allait essayer. Il parviendrait à ramener Esmelda à la raison, il le fallait... L'espoir était mince mais Korentin en était tout de même gré à Gregorist de le lui laisser, il n'aurait absolument pas supporté de s'entendre dire que le roi ne reviendrait pas sur sa décision même sur la demande de sa soeur. Son regard sombre suivit le mouvement lorsque Gregorist se pencha pour ramasser Ondine et pour la première fois une légère lueur inquiète y brilla. Il avait été très loin ce soir, trop loin peut-être... Pour de bonnes raisons certes, mais il était trop loyal pour ne pas accepter le fait que son roi soit parfaitement en droit de ne pas lui accorder si facilement le congé qu'il réclamait, voir même de faire pire. Il inspira profondément par le nez comme pour finir de retrouver son calme avant d'enfin détourner le regard dans l'attente patience de la réponse qui ne saurait se faire attendre...
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MessageSujet: Re: Un tête à tête tendu [PV Gregorist] Sam 22 Juin 2013 - 15:44

Malgré leurs divergences de caractère et d'opinion, Grégorist se reconnaissait dans la résolution forcenée de son cousin, laquelle pouvait s'émietter, s'étioler, s'affaisser, mais céder jamais.

Aussi lui laissa-t-il ses rêves, que ce monde fut autre qu'il n'était et leur offrir à tous un monde de paix, un mariage heureux, et du bonheur jusqu'à la fin des temps. (Même si à bien y réflechir, si Valentine incarnait cette félicité, l'empereur voulait bien passer son tour au rayon des contes de fées.)

A regret, il reconnaissait par devers lui qu'Esmelda ne lui simplifierait pas la tâche. Par les liens du sang qui les unissaient, elle l'écouterait certainement, mais moins probablement accepterait de s'entendre dire que son frère avait mal agi, ou pis, contre son intérêt, et qu'elle devait braver son déplaisir, l'opprobre de la cour et la rancœur des elfes. Il était déjà trop tard, l'heure n'était plus et ne serait jamais aux remords.

« Faites donc, duc d'Aldaria. »
répondit Grégorist sur le même ton formel, sans une once de moquerie.

Le débat été clos dès son ouverture, seule leur discussion avait persisté, en sursis plus qu'en suspend. N'en déplaise à Korentin, d'autres affaires urgentes requéraient l'attention de l'empereur, lequel avait délaissé trop longtemps son trône et son devoir, aussi ne retiendrait-il pas son cousin plus que nécessaire, et sûrement pas par malice. Grégorist se retira à son tour, emportant avec lui, Ondine, qu'il ne tarda pas à confier à un homme de confiance de sa garde rapprochée. Il avait bien assez à faire d'une épée, que ferait-il d'une seconde. Si le sort lui était clément, il trouverait bien assez tôt occasion de la rendre à son cousin. Il l'aurait fait sur l'heure s'il n'était pas certain de trouver dans le royaume des poutres plus souples d'esprit que ne l'était Korentin. A leur prochaine rencontre, son cousin aurait peut-être mis de l'eau dans son vin et cessé de ruminer ses griefs.

Ou peut-être confierait-il l'épée à Esmelda. Elle avait bien assez d'esprit pour la rendre à Korentin sans le brusquer. L'empereur soupira, pestant contre le temps fuyant qui emportait la lumière avant que ses derniers préparatifs soient fin prêts. Et pis que cela, qui l'éloignait du paisible duché d'Aldaria bien trop vite à son goût pour le replonger dans les intrigues pernicieuses de Gloria. Mais de cela, il ne pouvait guère se plaindre, il le devait à son père, lequel n'aurait voulu voir sombrer son trône, il le devait à sa mère, laquelle avait toujours eu foi en son fils, et enfin, il le devait à Esmelda, laquelle ne pouvait davantage endosser ses caprices. Et peut-être le devait-il un peu à Llyïah Reivan, laquelle ne l'avait point guéri pour qu'il erra de par le monde comme une âme en peine, mais pour l'aider dans la quête qu'il considérait sienne.
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