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Raise a glass of wine, for the last time (Eldakhar Lyrargent)

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MessageSujet: Raise a glass of wine, for the last time (Eldakhar Lyrargent) Mer 8 Mar 2017 - 5:05

28 septembre de l’an 7 de l’ère d’obsidienne

Elle se souvenait d’avoir levé le regard sur cet elfe au visage tatoué sans hausser un sourcil ni se laisser dévier de ce minois calme et immobile. S’être demandée comment ces marques étaient apparues sur lui, certainement, mais la petite Mëryl était de bonne famille, avait appris à l’époque qu’il était impoli de poser de telles questions. Et lorsqu’elle s’était relevée, ne sachant à quelle famille il appartenait, elle avait sagement attendue qu’on lui adresse la parole. Eldakhar Lyreargent, celui qu’elle avait revu au protectorat, celui avec qui elle s’était battue pendant la dernière guerre. Elle ne l’avait pas revu depuis qu’elle avait quitté Estëllin, la première fois, puis elle avait disparu à Aldaria. S’était-il inquiété ? Elle n’avait jamais pensé que qui que ce soit la chercherait, pourtant l’empereur lui avait parlé de battues lors de leur rencontre quelque peu irritante.

Un sourire étira ses lèvres lorsqu’elle arriva devant sa porte, pourtant quelque chose l’angoissait, la tracassait, comment réagirait-t-il ? Alors que sa main était tout près de cogner, elle s’était arrêtée dans une expression un peu dépitée. Et s’il était en colère, qu’elle soit partie ainsi ? La petite rose fronça les sourcils et comme retenant son souffle, toqua doucement sur la porte en bois sombre. D’une manière un peu nerveuse, elle ramena ses mains ensemble, ses yeux d’émeraudes aux éclats d’or fixaient le bois qu’elle n’attendait que de voir s’ouvrir. Et lorsqu’un court instant ensuite, elle vit la silhouette familière, la petite rose sourit en perdant ses inquiétudes. Si les convenances lui interdisaient de lui parler en premier, elle savait à présent que celui-là n’en avait rien à faire. Et ces règles strictes précieusement gardées par les anciens elfes ne lui interdisait pas de lui sauter au cou. Comme l’acte spontané d’un enfant et dans toute sa candeur, Mëryl étreint le grand elfe au risque de le rendre confus. Il lui avait manqué, il lui manquera lorsqu’elle quittera cet endroit.

« Pardon de ne pas avoir pu venir te visiter plus tôt, Eldakhar. »
Lui souffla-t-elle en le relâchant. À vrai dire, après la bataille de la veille, elle était heureuse de ne pas être devant une maison vide, de ne pas devoir compter un mort de plus. « Tu as dû avoir vent de ma disparition. Beaucoup trop de choses sont arrivées depuis que je suis partie pour Aldaria. Entre autres l’éclosion d’Aïasil, mais j’ai réalisé que je voulais quitter cet endroit. Je suis venue te dire que je quitte la ville. Je me suis fiancée à un elfe Glorien, je ne pourrai le retenir ici bien plus longtemps, surtout dans les circonstances. Je partirai…dès qu’il me sera possible de le faire. Le mariage sera malheureusement un peu précipité… »


Dernière édition par Mëryl Nalwaë le Mar 11 Avr 2017 - 0:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Raise a glass of wine, for the last time (Eldakhar Lyrargent) Ven 10 Mar 2017 - 1:43

Je lisais tranquillement un livre au coin du feu, la chaleur de l’âtre, le calme presque oppressant de cette maison bien trop grande pour moi ainsi que le déclin de la luminosité en cette heure proche du crépuscule me faisaient somnoler.

Quand soudain, assoupis depuis quelques minutes, je sursauta, on frappait à la porte.

Je pris le temps de me réveiller avec un peu d'eau sur le visage avant d'ouvrir la porte, mais, aussitôt le verrou débloqué, une elfe me sauta au coup profitant de mon récent réveil pour passer au travers de ma garde, manquant ainsi de me faire tomber. À vrai dire, elle parla si vite qu'il me fallut quelques secondes pour comprendre le sens de ses mots.
Elle semblait très excitée, comme si sa vie dépendait du nombre de syllabes qu'elle pourrait débiter à la minute.

Ignorant sa tirade, que je n'avais de toute façon qu'à moitié comprise, je la conduisis au salon.
-Calme-toi et entre, moi aussi, je suis heureux de te revoir.

Lui faisant signe de s’asseoir, j'allais récupérer une bouteille de vin Aldarien dans la réserve et revint avec deux verres. Assise dans un fauteuil Mëryl semblait un peu plus calme.
Tout en versant le vin, je me permis une boutade, cette vieille amie semblait avoir terriblement besoin de se détendre.
-Hé bien, deux disparues qui refont surface la même journée, est-ce que Kälyna Vallael ne se serait pas caché dans mon potager par hasard ?

M'asseyant à mon tour, je pus enfin prendre le temps de la regarder un peu, je me rappelais notre première rencontre, c'était peu après mon engagement dans l'armée, en marchant négligemment dans la forêt un jour de repos, j'avais failli lui marcher dessus, ce que j'ai peut-être fait en fait, je ne me souviens plus. Quoi qu'il en soit c'est ainsi qu'a démarré notre première discussion, elle était excessivement polie à l'époque, une jeune elfe de bonne famille parfaitement éduquée.
Je lui demandai donc de me raconter qui elle était, ce qui lui plus particulièrement, on ne lui avait jamais demandé qui elle était, déjà à l'époque, elle était connue de tous. Sauf que je venais de revenir au domaine suite à mon premier voyage et que ne prêtant jamais attention aux rumeurs, je devais être le premier individu à ne rien savoir d'elle qu'elle ait rencontré à l'époque.

Sirotant mon verre de vin, je l'écoutai me raconter les événements de sa vie depuis qu'elle avait disparu en Aldaria.


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MessageSujet: Re: Raise a glass of wine, for the last time (Eldakhar Lyrargent) Mar 21 Mar 2017 - 3:23

La petite rose rit un peu lorsqu’elle le relâcha, vrai que sa réaction était précipitée et on ne voyait plus vraiment là une jeune fille de bonne famille. Elle se redressa, le dos droit, tenant ses mains devant elle pour se montrer un peu plus sage. Mais elle gardait ce sourire candide avant de s’avancer et de s’asseoir dans le fauteuil désigné. Écarquillant un peu les yeux devant le vin, Mëryl ne refusa pas et se laissa servir. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pu profiter d’un bon verre. Passer du désert à la voie fluviale pour rentrer le plus rapidement possible. Profiter du bon vin avait bien été la dernière de ses préoccupations, dans les derniers mois. La petite rose remercia son ami avant de prendre calmement son verre sans laisser son dos retomber, elle gardait une posture droite.

« Oh… Et bien tu sais… » Elle n’était pas vraiment disparue. Mëryl laissa son sourire retomber. Elle avait retrouvé sa mère et cela à ses propres risques et conséquences. Mëryl ravala sa salive, sachant pertinemment qu’Eldakhar n’avait jamais été très enthousiaste à propos des théocrates. Normal pour un aussi haut gradé de l’armé protégée. Fronçant un sourcil, elle releva la tête, un peu interrogée « Deux disparues ? Qui donc as-tu retrouvé ? » Mëryl détourna le regard, un peu pensive. « Tu veux des explications, n’est-ce pas ? » souffla-t-elle un peu nerveuse. « Ma mère n’est pas morte. Et j’ai refusé d’en faire le deuil. J’ai aussi retrouvé ma tante et elle m’a mené jusqu’à elle, malgré le refus de ma mère que je m’approche d’elle. C’est une histoire compliquée nous avons été abordés par des cultistes…désirant ramener Vraorg à la vie, dans le désert. Et nous les avons empêchés d’y arriver. Ça m’a semblé illuminé au début mais je crois qu’ils y seraient vraiment arrivés si nous n’étions pas venus… » La petite rose secoua la tête, enfin, elle avait fait son rapport à Aegnor pour cela.

Elle baissa la tête, son regard se plongeant dans le liquide rouge. Elle passerait sous silence la morsure qu’Orfraie lui avait faite, à son arrivée. « Tu as le droit de me mettre dehors, ou de ne plus vouloir me parler, j’ai voulu retrouver ma mère sans me soucier de ses crimes. Je me suis sentie seule ces dernières années… » Et l’absence de son père l’avait marqué, alors qu’avant, il avait toujours été là. « Je me sens un peu seule, ici. Orfraie ne restera pas toujours. Amaury est un baptistrel il voyagera. Moi j’ai l’impression qu’on tente de m’attacher à des lianes en me faisant croire qu’il s’agit de racines. J’ai besoin de liberté. C’est pourquoi j’ai choisi Zadkiel, il ne cherchera pas à me l’enlever. Lorsque Aïasil sera plus grande, nous pourrons nous envoler là où bon nous semble et voir ce qui nous plaira de voir. Trois cent quatre-vingt-douze ans et jamais je ne me suis vraiment sentie…libre. »

La petite rose releva les yeux, comme un petit animal effrayé, elle croisa son regard. Lui en voudrait-il, d’aimer sa mère ? Qui croirait à ce moment, qu’un léopard des neiges se cachait derrière cette petite rose. D’ailleurs, le fauteuil semblait bien froid tout à coup et le vin aussi.
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MessageSujet: Re: Raise a glass of wine, for the last time (Eldakhar Lyrargent) Ven 24 Mar 2017 - 19:15

Enfoncé dans mon fauteuil, je sirotais mon verre d'alcool.
-Simplement, Orfraie qui est venu me rendre une petite visite impromptue ce matin.

L'écoutant me raconter son histoire, je restais silencieux, tout en me remémorant l'histoire de Kälyna. Sa trahison avait fait grand bruit au royaume, à tel point que même moi, j'en connaissais les détails, après tout, c'était aussi mon rôle aujourd'hui de connaître les intrigues liées de près ou de loin au action militaire. Je savais également que Mëryl ne pouvait que pardonner à sa mère, en cela nous étions très différent, je n'avais pas d'affinité particulière avec ma famille, je ne ressens pas le sacré du lien du sang, du moins avec mes aïeux. Cependant même sans le comprendre le respectais, après tout la plupart des vivants étaient ainsi.
Mais le cas de Mëryl était intriguant, elle aurait toutes les raisons nécessaires pour en vouloir à mère, mais semblait incapable d'avoir la moindre rancœur à son égard, comme si pour l'avoir porté et mise au monde Kälyna acquérait une impunité à toute épreuve.

Sentant son regard se poser sur moi avec une intensité révélant un étrange mélange d’inquiétude et de détermination, je sue que c'était à mon tour de prendre parti. Je remplis donc les verres maintenant vide et, une fois assis, prit une profonde inspiration.

-Je ne suis pas juge des sentiments et certainement la dernière personne viable pour discuter d'émotion, tes choix t’appartiennent, même si je ne les approuve pas tous. Je comprends parfaitement par exemple ton envie de voyager, il y a trois cents ans, peu avant, le jour de notre rencontre, je revenais moi-même d'un voyage de plus de deux siècles, j'étais, comme toi, partit envers et contre l'avis de tous, ne regrettant rien aujourd'hui à ce propos, je ne peux que te souhaiter bon voyage.
Quant à ta relation avec ta mère, je ne suis pas apte à la comprendre et me passerais donc d'un quelconque jugement, mais, sache que si je devais la croiser, je ferais le travail qui est le mien.

À ces mots, ma voix s’assombrit légèrement.

-Si tu veux donc la protéger de la justice des elfes, tu devras la cacher à mon regard, du moins tant que son statut juridique ne change pas.

Radoucissant mon expression faciale, je repris une gorgée de vin.
-En dehors de ça, je t'avouerais que tout cela m'inquiète légèrement, il me semble que tu vas au-devant de certains dangers, mais, après tout, quel intérêt peu bien avoir une vie sans risques ?

Je nous resservis en vin.


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MessageSujet: Re: Raise a glass of wine, for the last time (Eldakhar Lyrargent) Mar 28 Mar 2017 - 4:46

Bienvenue au royaume elfique, où tout le monde voulait sa mère morte. Presque d’une traite, Mëryl s’enfila le reste de son verre. Dans un simple geste et en quelques secondes, elle venait d’envoyer en l’air cette laborieuse éducation de fille de bonne famille qui lui avait pris de longues années. Un siècle à apprendre à se comporter, presqu’entièrement silencieusement, trois à être une impeccable fille de conseiller. On ne lui avait jamais, de toutes ces années, demandé son avis, à elle. On n’avait jamais dit « Mëryl, et toi, qu’aimerais tu faire ? » « Mëryl, souhaites-tu te battre ? » « Mëryl, que crois-tu que nous devrions faire pour aider ta mère ? ». Tout ce qu’on lui n’avait jamais demandé c’était de rester à sa place, en sécurité. Elle était fille de conseiller, on avait sous-entendu qu’elle pourrait monter jusque-là, plus tard, sans le lui promettre. Si elle n’avait insisté pour se battre pour son peuple, on ne lui aurait pas demandé. Et encore, il avait tout fallu pour que son père lui permette de rester à l’arrière avec un arc. Personne ne l’écoutait, l’empereur ne l’avait pas tellement prise au sérieux lorsqu’elle avait tenté de lui expliquer qui était Kälyna. Orfraie, elle l’avait crue…jusqu’à un certain point. Amaury l’avait supportée. Mais qui comprenait vraiment ? Que Kälyna avait été hantée par un mal, puissant, magique, qu’était d’être liée à Vraorg par la faute de son totem.

Un court soupir s’échappa de ses lèvres, lorsqu’elle posa son verre, observant le vin le remplir à nouveau. « Tu sais…je …n’ai rien fait de mal. » Commença-t-elle, un rictus un peu désabusé au visage. Elle en avait assez, de se faire traiter de criminelle, pour avoir côtoyé sa mère. « Je ne l’ai pas caché, abritée, les seules personnes contre lesquelles je l’ai protégée sont ces cultistes qui ont tenté de la tuer. Parce que oui, malgré les croyances des gens ici, ma mère ne laisserait pas Vraorg revenir au monde, même si elle le pouvait. Elle l’a prouvé en se battant dans le désert. Mais cela, personne ne veut l’entendre. » La colère commençant à monter à sa gorge, elle calmait cette ardeur en buvant de gorgées un peu trop rapides. « Tu sais ce que les gens ne veulent pas entendre aussi ? Que personne ne peut avancer s’ils ne se sentent pas pardonnés. Que la culpabilité ne puisse que ronger quelqu’un et ne laisser que le pire de cette personne lorsqu’elle devient maladive. Tout ce que j’ai fait, jusqu’à maintenant, était réduire ses méfaits. Elle s’est refusée à tuer un groupe de bandits qui m’avaient attaqué, juste parce que je ne voulais pas qu’ils meurent. Et se battre…se battre pour que Vraorg ne revienne pas à la vie. Et je n’ai…strictement rien caché que moi-même, puisqu’avant d’être avec elle, je ne savais jamais où elle était. »

Et elle aurait fait quoi lorsqu’elle l’aurait retrouvée ? Revenir à la course au royaume elfique pour avertir l’empereur que Kälyna Vallaël était dans le désert ? Astucieux, sauf que dans le temps où elle était arrivée, Kälyna serait déjà partie. Sa mère n’était pas dupe, elle s’arrangeait pour que Mëryl ne sache pas des choses qu’elle pourrait regretter de savoir. Quant à la ramener, ce n’était pas dans ses capacités, physiques ou émotionnelles. La petite rose osait croire que Aegnor ne demanderait pas à une fille de ramener sa propre mère à la justice. L’enfant de l’abomination n’osait même pas se prononcer concernant Kälyna devant le conseil, l’empereur l’avait déjà fait taire lorsqu’elle avait tenté la dernière fois. C’était absurde qu’elle ne puisse prononcer son avis alors qu’elle était elle-même conseillère de la justice. Insultant de se faire dire que son amour pour sa mère l’empêchait de raisonner convenablement. Elle n’était pas une idiote bêtement manipulée. Elle savait que ses crimes étaient horribles, mais elle savait aussi le revers de la médaille que personne ne voulait écouter. Des choses qui seraient utiles pourtant à savoir. « Tu devrais savoir que depuis le début, j’ai accepté et compris que sa condamnation était inévitable. Et si, j’ai trahi les miens, en quittant pour la retrouver parce qu’après l’avoir quitté une fois j’ai eu peur que la prochaine fois que je le revoie, elle soit déjà partie. Alors qu’on ne m’a jamais permis de passer un instant avec elle sans une tonne de restrictions. Ce que les plus anciens refusent d’entendre, c’est que, Kälyna n’est pas juste une meurtrière. Elle est aussi une victime. Entre autres, de Vraorg…mais… » Rire amer, presque effrayant de la bouche de cette petite rose qui n’avait jamais montré que des airs innocents et doux. « C’est en partie de leur faute et celle de leurs traditions archaïques qu’elle est devenue une réelle abomination. » Les yeux sombres posés sur son verre, elle se contenait pour ne pas se fondre en larmes. « Je n’ai jamais eu l’intention de…suivre ma mère pour toujours. En fait j’ai pris la décision de ne plus la voir…Jusqu’à nouvel ordre. Je ne peux plus…supporter son rejet et le simple fait de la rechercher fait de moi une criminelle. Et je lui en veux, contrairement à ce que certain croient. Mon amour pour elle n'est pas aveugle. Mais je sais aussi que rien ne l'arrêtera et si il y a quelque chose que je peux faire pour amoindrir le mal en elle...C'est de lui montrer l'amour que j'ai pour elle. Je ne peux pas faire semblant de ne pas l'aimer...Mais je ne veux plus me mettre en danger pour cela. Aegnor m’a pardonné de l’avoir trahi en fuyant Aldaria pour la rejoindre. Mais j’ai dit que je ne voulais pas la revoir et c’est encore mon désir. »

La petite rose regarda son verre vide en réalisant qu’elle l’avait déjà terminé. Ses yeux se fixaient dans une lueur de tristesse, elle posa à nouveau sur la table le contenant pour ramener ses jambes vers elle et sa main sur son front, un peu honteuse. « Je suis désolé, je crois que j’ai bu trop vite. Tu vois, c’est pour ça que je m’en vais, je deviens incontrôlable. Je ne suis pas bien ici… Je t’apprécie, Eldakhar, je sais parfaitement ton devoir. Ne croit pas que je t’en veuille. Parfois j’apprécierais juste un peu plus de compréhension…et d’écoute. Même Aïasil s’obstine à me dire ce qui est bon pour moi… » Elle esquissa un rire, doucement. « Tu imagines, elle vient de naître et elle commence déjà à faire sa petite rebelle ? » Baissant la tête, elle ramena ses bras croisés sur ses genoux, cachant son visage dans ceux-ci, ne laissant paraître que ses yeux clairs alors que son nez s’enfouissait entre ses manches. « Je ne me tiens même plus. Pardonne-moi… »
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MessageSujet: Re: Raise a glass of wine, for the last time (Eldakhar Lyrargent) Dim 2 Avr 2017 - 20:51


Tact, nom masculin. Sentiment délicat de la mesure, des nuances, des convenances dans les relations avec autrui.

Connaître les définitions des mots ne signifiait visiblement pas les comprendre pour autant. L'alcool commençait à me faire tourner la tête, les verres et la bouteille étaient vide désormais, je me levais pour rajouter une bûche dans l’âtre.
Observant les flammes lécher la surface rugueuse, je tentais d'assembler les mots juste pour exprimer mes pensées sans qu'elles ne soient mal interprétées.

-Je pense que tu m'as mal comprise, ou que je me suis mal exprimé, je n’émets aucun jugement sur tes choix et encore moins sur tes sentiments.
À vrai dire, je suis même parfaitement d'accord sur le fait que nos traditions sont oppressantes et notre protectionnisme envers notre population étouffant. Mais, si tu me demandes conseil, je ne peux que te donner un avis qui, tout subjectif qu'il est, ne dois pas être pris comme une incitation, seulement comme une perception.

Tu veux sortir de ta cage, c'est dangereux, car cette cage te protège. Cependant, elle ne te protège que des dangers extérieurs. Si la privation de liberté qu'elle implique doit te mener à la folie, au dépérissement alors il vaut mieux la quitter. Je connais bien les dangers à l’extérieur de cette cage, mais j'ignore tout de ceux que tu dois affronter à l’intérieur et c'est pour cela que le choix n'appartient qu'à toi.

Au final, tu devrais peut-être un peu moins prendre en compte ce que te dit ton entourage, sans pour autant l'ignorer. J'ai l'impression que par manque de confiance en toi, tu cherches à faire ce que l'on attend de toi, mais, c'est de ta vie dont il s'agit, de ton bonheur et de ta paix. Toi seul te connais suffisamment pour savoir ce qui est bon pour toi-même.

Une cage, ça protège, ça étouffe, ça aide et à terme ça peut tuer. Alors crochètes la serrure afin de pouvoir en sortir quand tu souhaite, rien ne t’empêchera de revenir si besoin.



Laissant là mon interlocutrice, je me dirigeais vers la cuisine et revins avec un assortiment de crèmes, purée de féculent et assaisonnement pour garnir les tranches de pains frais que je venais de couper. Dans la foulée, j'ouvris une seconde bouteille.

-Est-ce que je te ressers ?


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MessageSujet: Re: Raise a glass of wine, for the last time (Eldakhar Lyrargent) Mar 11 Avr 2017 - 0:22

Le bourgeon glacé s’éclot un peu, relâcha les bras et baissant les jambes, elle s’ouvrait au lieu de rester fermée sur elle-même. Elle ne savait si cela avait été un réflexe, comme pour se défendre de ses mots, pourtant elle savait pertinemment qui lui avait appris cela. « Oui. » souffla-t-elle, le regard un peu dans le vide et les joues roses de l’alcool qu’elle avait déjà bu. Eldakhar était un peu comme son fiancé, sur ce plan là, peu émotionnel, voyant plutôt les choses de manière pratique et rationnelles. Il y avait des choses qui ne pouvaient pas être associées au pratique, des choses qui devaient être comprises avec tout le mal qu’un esprit puisse ressentir. Folie, liberté, protection, besoin. « Elda, comment peut-on avoir besoin d’une cage? Comment peut-on seulement imaginer vivre dans un tel endroit, y revenir? »

Mëryl secoua doucement la tête, non, ça n’avait rien d’une cage. Pourtant n’étais-ce pas le sentiment que cela donnait? Ils étaient libres de partir, à tout moment, la clé était là. Mais si elle la prenait, elle pouvait perdre plus d’une chose. Si seulement il savait, comme elle avait le potentiel de se briser, dans des fracas glacés, s’enflammer et devenir aussi amère que cette femme. Mais ce n’était pas en la tenant loin de Kälyna Valaël, de force, qu’on l’en empêcherait, c’est en l’enfermant, qu’elle sombrerait comme elle l’avait fait. Même sa propre mère, ne se souvenait plus comment elle était tombée jusque-là. Que c’était la même chose qu’elle lui imposait en la rejetant, en affirmant qu’elle était plus en sécurité et heureuse auprès des elfes. Ce qu’elle vivait à ce moment, elle ne saurait le nommer, mais ce n’était pas l’ombre d’un bonheur.

L’esquisse perça sa mine un peu mélancolique, sans vraiment regarder son aîné dans les yeux, elle reprenait la coupe qu’il lui avait resservie. « Tu sais j’aurais aimé qu’on me dise, j’ai connu ta mère et qu’on me parle d’elle…mais c’est comme si elle était devenue une autre complètement, que ses actions étaient suffisantes pour effacer la mémoire des gens sur qui elle était…avant la… »

Les mots restèrent coincés dans sa gorge. La pluie d’étoiles, qui avait brisé ses os et déchiré sa peau. « Elle est née d’une famille noble et elle s’est mariée très jeune, lors de ses cents ans. Je ne sais pas, si elle aimait Aranwë, je crois que oui, à sa manière. Elle devait devenir conseillère et elle avait eu un enfant très tôt. Kälyna était parfaite, aux yeux des elfes, belle, forte et brillante. Et cette vie qui était un exemple pour d’autres c’était…vide pour elle. »

L’enfant de l’abomination releva la tête, croisant le regard du Lyrargent. « Je ne vais pas rester ici et attendre de devenir comme elle. »

Portant la coupe à ses lèvres, la petite rose s’assied dans une position plus détendue mais encore gracieuse, elle laissa retomber la tension et avala une gorgée considérable. « Mhh, pardon, changeons de sujet, je dois cesser d’être aussi déprimante. Elda, j’ai entendu parler que des gens font des jeux avec l’alcool, en connais-tu? »
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MessageSujet: Re: Raise a glass of wine, for the last time (Eldakhar Lyrargent) Lun 17 Avr 2017 - 17:34

-À mon sens, ce n'est pas une question de besoin. J'ai découvert en voyageant que pour moi toute situation revenait à une cage. Que tu soit mercenaire, mendiant, garde ou empereur, toute impliquent des contraintes que tu ne peux esquiver. Au final, j'en suis venu à la certitude que la liberté était de choisir sa cage.

Tout en prononçant ces mots, je me souvenais de l’enchaînement des événements qui m'avaient mené à ma situation actuelle, depuis le jour ou Orfraie m'avait demandé d’être son second, a aujourd'hui. Avais-je vraiment choisi ma situation, ma cage ? Pas vraiment, je donnais des leçons de philosophie que je ne respectais pas moi-même, comme Meryl, je me sentais enchaîné à des responsabilités dont je ne voulais pas. Non pas que je soit incapable de crocheter la serrure, mais j'ai peur que m’échapper affaiblirait une cage qui était essentielle a la sécurité d'autres. 

-Je ne peux te parler de ta mère, je ne l'ai pas connu, je suppose qu'elle a été détruite par la solitude et l'attente que tous avaient envers elle. Qu'en cherchant a recouvrer sa liberté, elle s'est laisse convaincre que détruire les chaînes qui l'entravaient était la seule solution, mais je spécule...

À l’extérieur, la nuit était désormais tombée. L'heure des sages était passe et seuls les fous restaient éveillés, mais ce soir, j'avais envie d’être un fou et non un sage. 

-Allons, tu n'es pas aussi déprimante que tu le penses, je connais un jeu qui s'appelle le piqueur, un jeu de cartes qui se base sur la notion de pari et de bluff. 

Dans la commode proche de l'entrée, j'attrapais mes cartes ainsi que de petits verres d'une contenance d'une gorge chacun, après voir débarrassé la table basse des restes de notre repas, je repartis les vingt verres après les avoir remplis de vins. 
Battant les cartes, j'expliquais les règles à Meryl.

-Il existe deux sortes des cartes, rouge et bleu, chaque jeu contient dix valeurs possibles. Le but du jeu est de former des mains et de parier sur leurs valeurs. La valeur des mains se fait ainsi : couleur, paire, double paire, demi-suite et enfin la suite. 

Joignant le geste à la parole, je lui montrais comment composer ces mains, la couleur comprenait quatre cartes de la même couleur, la demis-suite 3 valeurs a la suite et la suite cinq.

-Je commence par nous distribuer cinq cartes chacun, sur lesquels tu peux miser des verres ou t'abstenir, ensuite, tu choisis les cartes que tu veux échanger, entre zéro et quatre d'entre elles. Une fois ta main recompose les paries reprennent. 
Quand c'est à ton tour de parler, soit un nombre de verre supérieur a été parié soit aucun verre, si tu es la première. Dans le second cas, tu peux choisir la première mise, qui peut être zéro.
Dans le premier, soit tu accepte de boire l'objet du pari, soit tu colles ton adversaire auquel cas les mains sont dévoilées et c'est au perdant de boire, soit tu montes l’enchère.

Faisons une première partie sans enjeux pour voir si tu as compris.


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Dernière édition par Eldakhar Lyrargent le Mar 9 Mai 2017 - 19:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Raise a glass of wine, for the last time (Eldakhar Lyrargent) Dim 30 Avr 2017 - 2:20

Mëryl fronca les sourcils, en désaccord profond avec les propos de son ami, pourtant sans agressivité. Il ne faisait donc aucun compromis sur cette valeur, qui devait être chère pour lui être d’une conception aussi absolue. La petite rose ne prononça pas sa confusion, s’il avait une manière radicale de voir les choses, c’était autant son droit qu’il était inutile de tenter d’argumenter, alors qu’elle comprenait parfaitement ce qu’il voulait dire. Rien ne pouvait être parfait, mais Mëryl ne se sentait pas toujours enfermée, ni séquestrée même en ayant quelques restrictions. Le principe d’une cage était d’être complètement fermée du monde, d’être sans ressources et sans défenses. Elle baissa la tête, écarquillant un peu les yeux en réalisant silencieusement qu’elle n’était peut-être pas aussi séquestrée qu’elle le croyait. Que personne ne lui forçait la main…Mais qu’alors elle prenait cette décision de gré et qu’elle ne le regrettait pas. Ce qu’elle regrettait était les choses qu’elle laissait derrière, même si c’était pour le mieux et pour son bien. À tout prix, elle devait trouver l’harmonie, pour le bien de son esprit.

Elle releva la tête, gloussa, et puis rit d’une manière un peu nerveuse : « Parier? » L’innocence dans ses yeux se sentait : Elle n’avait jamais fait ça et elle n’aurait jamais osé, respectant beaucoup trop l’éducation rigoureuse qu’on lui avait imposé. « Uhhhhhhhh, bluffer? » Elle qui désirait ne jamais prononcer de mensonges. Elle qui avait fait ce souhait devant Amaury. Mëryl but une gorgée, pourquoi pas deux et puis elle semblait bien grosse tout d’un coup cette gorgée. Elle ouvrit les yeux très grands en voyant Eldakhar remplir autant de verres. Ça devait faire beaucoup de gorgées ça, ou combien de coupes? De chopes? Il faisait chaud d’un coup, non?

« Mais …Mais…attend, attend…Je dois boire les verres de ma mise ou de la tienne? Et quand est-ce que c’est mon tour de parler? Comment vais-je savoir, qu’est-ce qu’il faut dire? »

La petite elfette un peu perdue réfléchit un peu avant de comprendre, et son visage montrait ce moment de décalage entre l’incompréhension et l’éclair de géni. « Ah! D’accord, il n’y a qu’une personne qui parie, mais je ne comprends toujours pas ce qu’il faut dire et quand… Bon je te laisse me montrer, je comprendrai peut-être lorsque tu le feras. »
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MessageSujet: Re: Raise a glass of wine, for the last time (Eldakhar Lyrargent) Mar 9 Mai 2017 - 19:54

Le désemparement de Meryl m'amusait beaucoup. J'avais volontairement choisi ce jeu qui lui demanderait de travailler des facultés qu'elle avait eu à écarté tout au long de sa vie, en tant que ministre de la Justice, elle se devait d'attacher une importance toute particulière à la vérité et rejeter le mensonge. Mais cela était son ancienne vie, désormais, elle aurait besoin d'utiliser le négoce et le bluff.

-Le perdant doit boire les deux mises, mais, ne t’inquiète pas, les 10 verres ne contiennent que l’équivalent d'une coupe, de plus j'utilise un vin pauvre en alcool. 

Je battis les cartes et en distribuai 5 a chacun, face visible.

-Pour ce premier tour, nous montrons nos cartes afin de faire un exemple, bien sûr le perdant ne boira pas.

Le jeu de Meryl contenait les deux quatre, ainsi qu'un cinq rouge, un huit noir et un dix rouge ; quant au mien une paire de trois, un six noir, l'autre huit et un neuf noir.

-Comme tu peux le voir ton jeu contient déjà une paire, a ce stade, tu peux choisir entre miser ou ne pas miser, celui qui choisit change d'un tour sur l'autre, il est le chef du jeu, ensuite, tu choisis entre zéro et quatre cartes que tu échanges contre des cartes aléatoires.

« Donc a ce moment, échanger celle qui ne sont pas la paire est une bonne option? »

-Tout dépend de ta stratégie, en disant combien de cartes tu échanges, tu transmets des informations et l'information est très importante dans le jeu. Tu pourrais également choisir de ne céder que ton huit, cela te donnerait une chance sur deux d'obtenir une couleur en plus ou encore faire un choix plus risqué sacrifier ton huit et ton dix pour tenter d’obtenir une demi-suite.
De mon côté, je vais sacrifier mon propre huit.


« Je vais faire pareil. »

Je dévoilais les deux nouvelles cartes, un as rouge pour mon invitée et un deux rouges pour moi.

-Tu as donc une paire et une couleur, ce qui veut dire que ta main vaut trois points, deux pour la paire un pour la couleur. La mienne ne contenant qu'une paire ne vaut que deux points, si nos mains devaient s'affronter, tu remporterais donc la manche et je devrais boire la mise. 
Mais en temps normal, tu ne sauras pas ce que j'ai en main, c'est là que viennent bluff et paris. La mise se fait successivement d'un joueur à l'autre en commençant par le chef et jusqu'à ce que les mises s’équilibrent, bien sûr, il est impossible de miser moins que son adversaire à moins d'accepter de perdre la manche.


Jouant à ce jeu depuis des années, je ne l'imaginais pas pouvoir me battre, mais, j'avais l'intention de manipuler les cartes pour qu'elle ne soit pas la seule a boire. Ce n'était pas tricher qui était interdis, uniquement le fait de se faire prendre, mais cette règle là, je la gardais pour moi. 


La vie est un jeu, sans jeux il n'y a pas de vie.


Dialogue : #384d00

Pensées : italique + #234d00
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Raise a glass of wine, for the last time (Eldakhar Lyrargent)

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