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L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore)

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Christan Weren
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MessageSujet: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Ven 17 Fév 2017 - 21:09

12 Octobre

Weren était occupé, aujourd'hui était l'un de ces jours où il n'avait pas tant que cela à faire et où il pouvait avoir d'autres occupations que le travail ou l'amélioration constante de sa culture ou de ses compétences dans l'optique d'être un meilleur officier. Quelles occupations ? La sculpture notamment qu'il était en train d'exercer avec une certaine réflexion. Certes actuellement il était temps de s'occuper du rassemblement des troupes pour aller guerroyer à l'Ouest, mais sincèrement… Christan avait assez bien organisé son régiment pour que de tels préparatifs ne soient pas si complexes à faire que cela. Ainsi il y avait consacré le temps qu'il fallait et il consacrerait sans doute beaucoup de temps lors du voyage à l'Ouest pour améliorer ses idées stratégiques et concevoir un plan de bataille quand il saurait plus, mais aujourd'hui il avait décidé de consacrer un peu de temps à la sculpture.

Et ainsi il pu mettre à l'épreuve certains enseignements que lui avait offert quelqu'un de compétent. Ne serait-ce que ceux incluant qu'il fasse preuve de plus de finesse et de patience. Ainsi Weren tâchait d'exercer son doigté et avait décidé tout bêtement de sculpter quelque chose qui serait un bon exercice pour cela. Une sculpture humaine, celle d'une guerrière en armure. Une femme dont on ne pourrait en faîte deviner la nature féminine que par sa chevelure, sa carrure et les formes légèrement différentes de son armure par rapport à celle d'un homme. Quelle femme était-ce censé représenté ? Aucune en particulier, juste la représentation que se faisait Weren de la parfaite guerrière alayienne. Forte et brave comme un homme sans pour autant renier sa nature de femme. Néant avait fait les hommes et les femmes différents après tout, cela ne voulait pas dire que l'un était supérieur ou inférieur à l'autre, mais qu'ils fallait qu'ils acceptent leurs différences et en fassent une force pour la bonne marche de la civilisation.

Ainsi il avait commencé depuis quelques temps cette sculpture en bois de bonne taille et on pouvait dire qu'il se débrouillait assez bien, ce même s'il n'avait vraiment pas le niveau d'un professionnel. Néanmoins Weren avait du talent et du potentiel cela on ne pouvait pas le nier. Un talent qu'il lui faudrait travailler davantage et qui nécessiterait sans doute un peu d'aide pour pouvoir s'épanouir plus aisément. Mais cela il n'y pensait pas vraiment alors qu'il s'occupait de sculpter. Dans les faits la seule chose qui le tira de son labeur dans cet atelier fut la porte de ce dernier qui grinça pour révéler une forme fine encadrée d'une chevelure blonde très caractéristique.
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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Mer 22 Fév 2017 - 12:15

La journée est terne et maussade, comme un jour banal d’automne. Les nuages bas et gris ne laissent filtrer qu’une lumière blafarde, si uniforme qu’il était difficile de déterminer le moment de la journée. Ils sont comme figés dans le ciel, immobile. Je n’aime pas ce temps, il ne faut pas beau, mais il ne fait pas moche comme au sens de certains. Je préfère quand le ciel n’est pas hésitant. Une bonne pluie, du soleil, mais pas ce temps gris qui me déprime. Le temps est comme en attente de quelque chose, comme si lui aussi veux connaitre le résultat de la discussion que je veux avoir avec le commandant.

Je marche d’un pas déterminé vers son bureau. Je n’ai pas fait de demande et ça ne va pas lui plaire mais de toute manière il ne m’aurait pas reçu avec toute l’agitation qui secoue l’armée. Le départ approche et je n’en ferais pas parti. Tout le monde m’a fait comprendre que je ne suis pas encore prête pour le champ de bataille, que je devais au moins connaitre une première grosse escarmouche avant de les suivre à la guerre. Je me sens un peu vexée d’être considérée comme une gamine, mais d’un autre côté, par rapport à l’expérience de tous ses militaires, c’est bien ce que je suis. Et puis, ça me soulage et rassure de voir que des gens font tout de même attention à moi. Je n’étais pas sûre d’être prête pour le combat, ils ont tranché pour moi. Il ne reste plus qu’à prévenir le commandant que je ne les suivrai pas. Je me doute bien qu’il le sait déjà mais je lui ai promis de le tenir au courant de ma présence ou non dans l’armée.

J’arrive devant son bureau. Il n’y a pas de factionnaire pour garder l’entrée. J’espère pour ce garde potentiel qu’il n’avait pas à être présent, sinon Christan va lui faire passer un très sale quart d’heure. Je sais qu’il est là, personne ne l’a vu sortir du coup et il n’est nulle part ailleurs. Je me sens un peu inquiète à l’idée de me retrouver de nouveau face à face avec mon sauveur. Il n’est pas méchant pourtant, mais son armure et sa stature me font toujours un peu peur. Je me redresse, respire profondément et toque à la porte. Pas de réponse. Je réitère. Toujours rien.

Que faire ? Revenir plus tard, attendre ici ou alors… Non ce n’est pas bien. Tant pis je dirai que… je ne dirai rien parce lui mentir serait futile et le mensonge n’est pas dans mes pratiques. Je pose la main sur la poignée de la porte, respire de nouveau profondément. Si ce n’est pas le bon moment, je vais vraiment me faire jeter. Trop tard, ma main actionne la poignée et la porte s’entrouvre sans bruit. Je regarde rapidement dans le couloir pour voir s’il n’y a personne et passe doucement la tête dans l’entrebâillement. Le bureau est vide et il n’y a pas de trace du commandant. Je me faufile pour entrer en silence dans le bureau, refermant un peu la porte mais pas assez pour la fermer.

Pourquoi est-ce que je rentre ? Il n’est pas là fin de l’histoire, demi-tour marche. Pourtant je suis là et je tends l’oreille. Est-ce que ma curiosité et ma stupidité pourraient écouter ma raison s’il vous plait ? Attendez, mais il y a du bruit, venant d’une porte ouverte. Je reconnaitrai ce bruit entre des milliards. C’est le bruit du bois qu’on travaille. Serait-ce possible que la Muraille s’adonne à la sculpture en secret, ou alors serait-ce une douce compagne qu’il garderait secrètement ? Des idées romantiques me viennent à l’esprit, mais le visage de Christan freine assez vite toutes ses fantaisies. Il n’est pas assez beau et beaucoup trop occupé pour se permettre ce genre de badinage. La curiosité prend le dessus, avec l’aval de ma raison et de ma stupidité, si je me fais prendre, je vais le regretter amèrement.

A pas de loup, je m’avance vers la porte du fond et observe une scène presque surréaliste en passant juste un œil dans la pièce en me penchant vers l’avant. Christan en armure complète, à l’exception de ses gantelets et de son casque, est en train de sculpter ce qui m’a tout l’air d’être une femme guerrière Je ne m’attendais vraiment pas à voir le commandant effectuer une activité artistique et ma surprise est complète. La sculpture n’est pas terminée mais l’ensemble est bien réussi, à quelques détails que mon regard expert ne peut s’empêcher de relever. Des traces de taille sont visibles, créant de légères cavités là où le guerrier avait appuyé trop fort et des bosses là où ce n’était pas assez, ces dernières étant réparables. Des petites rayures apparaissent lorsqu’il a raté des coups. Tout ça disparaitra avec un ponçage correct mais ces signes sont la preuve que Christan est doué mais pas un professionnel. Ce qui est logique, puisque son métier est la guerre, mais peut-être je pourrai lui donner quelques conseils. Pas aujourd’hui en tout cas, ce n’est pas le moment.

Alors que je me dis cette phrase et m’apprête à faire demi-tour toujours sous le coup de la surprise, je sens ma sacoche glisser le long de mon bassin sur ma robe longue. Avant que je puisse réagir, elle vient doucement pousser la porte qui bouge légèrement en grinçant. Et zut, tant pis pour la discrétion. Je me place dans l’encadrement de la porte et alors qu’il se retourne, je toque à la porte ouverte, un sourire timide et désolé sur les lèvres. Je me suis fait prendre la main dans le sac. Je suis foutue. L’embarras se dispute mon esprit avec la surprise toujours forte de voir Christan sculpter.

Bonjour commandant. Désolé de vous déranger. Je me mets à parler très vite le temps de me justifier. J’ai toqué mais comme vous ne répondiez pas et que je devais vraiment vous parler alors je suis entrée. Je sais que je n’aurais pas dû et je comprendrai que vous soyez furieux, surtout que c’est sûrement un de vos rares temps calmes, mais comme vous avez dit que je devais vous prévenir si je partais, enfin je pars pas vraiment c’est plutôt vous, enfin l’armée, qui allaient partir et on m’a déconseillée de venir avec vous, parce que vous voyez je suis pas prête enfin bref. Je me suis sentie obligée de vérifier que vous étiez bien là parce qu’après je ne sais pas quand je pourrais de nouveau vous voir et puis j’ai entendu le bruit des ciseaux et j’ai été trop curieuse, j’en suis vraiment navrée, c’est plus fort que moi. Mon visage se ferme, ma tête se penche et mon faible sourire s’évanouit complètement pour laisser une expression de sincère repentie.

Mais quelque chose d’autre me titille l’esprit, mais il est hors de question que je l’évoque, ça serait absolument hors de propos et déplacé. Ce n’est pas le moment de le faire. Je vois que vous sculptez. Je sais que ce n’est pas le moment mais puis-je vous donner quelques conseils ? Ma tête se redresse avec une expression de grand sérieux et ma voix sonne comme celle d’un professeur parlant à un élève sensible.
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Christan Weren
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Jeu 23 Fév 2017 - 17:56

Qu'est-ce qu'elle fichait ici ? Voilà bien l'une des nombreuses pensées qui traversa la tête de Christan quand ce dernier reconnut celle qui venait le déranger dans ses occupations… Est-ce qu'il était gêné ? Pas vraiment, ennuyé était un meilleur terme pour décrire son état d'esprit actuel. Ennuyé, car il sentait qu'elle allait sans doute se répandre généreusement en questions et en autres paroles diverses et plus ou moins sensées maintenant qu'elle savait qu'il sculptait de temps en temps quand il avait du temps libre…

En faîte, cela, il l'avait pensé avant même de se demander ce qu'elle fichait ici et pourquoi elle venait le voir. Bien entendu, il est évident que si elle était rentrée dans son bureau sans qu'il ne le lui accorde, c'était parce que cela devait avoir de l'importance. Ou bien, car elle était du genre indiscrète. Ce qui dans les faits, ne l'étonnerait pas tant que cela…

Et finalement, il n'eut même pas à parler qu'elle se mit immédiatement à se justifier. Il se contenta donc de l'écouter silencieusement en gardant un air assez grave pour tenter de dissiper la surprise qui l'avait fait écarquiller, puis plisser les yeux. Que devait-il faire ? La tentation était évidemment forte de lui dire de revenir plus tard et de ne pas l'enquiquiner avec tout ceci et c'est ce que Christan aurait sans doute fait il y a cinq ans de cela, mais maintenant… Weren était un officier et devait donc montrer l'exemple, être digne de ses responsabilités et surtout savoir faire preuve d'un minimum de diplomatie… Déjà, il valait mieux éviter de demander d'un air irrité quand il pourrait en placer une… Sinon, la connaissant, elle risquait de commencer à larmoyer.

« En somme, tu es venu me dire que tu ne pars pas à l'Ouest avec nous ? Soit, la raison pour laquelle tu ne pars pas avec nous me semble assez évidente. » Formula-t-il en faisant donc preuve de toute la diplomatie qu'il avait, enfin de celle qu'il pouvait déployer en cet instant… Il prit ensuite un instant pour réfléchir, puis reprit. « Tu as bien fait de me prévenir à ce sujet. » Bon, il exagérait un peu ce qu'il pensait vraiment en vérité. Car pour lui, c'était, après tout, une chose normale qui ne méritait pas de félicitations, mais il se disait qu'il valait mieux traiter cette femme comme on traite un vase porcelaine. Par contre, il ne manqua pas de froncer légèrement les sourcils de scepticisme et aussi de surprise quand elle finit par lui proposer des conseils au sujet de la sculpture… Est-ce qu'elle essayait de se rattraper de ce qu'elle pensait être une faute ? Soit c'était ça, soit il aurait besoin d'un temps de réflexion pour comprendre la logique de cette démarche.

Qu'était-il censé lui répondre ? Il déduit vite que le meilleur choix serait d'accepter, ne serait-ce que pour qu'elle s'apaise. De plus, si au passage, elle pouvait lui être utile à ce sujet… Autant ne pas cracher sur ses conseils. Sans oublier que ce n'est pas souvent qu'il la voyait aussi sérieuse et concentrée…

« Si tu veux me donner des conseils, je ne refuserai pas ton aide. » Reprit-il donc de sa voix grave en la laissant approcher si elle désirait observer son travail de plus près. Il sentait qu'il n'avait pas besoin d'en dire plus qu'elle serait déjà très vite affairée à observer son travail sous toutes les coutures pour ensuite l'abreuvait de paroles. Que ce soit de commentaires ou de conseils. Il espérait néanmoins, peut-être à tort, qu'elle ne perdrait pas trop vite le fil et n'oublierait pas qu'elle devait à la base lui offrir des conseils en sculptures. Ce ne serait pas pour lui déplaire.
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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Mer 1 Mar 2017 - 10:17

Je vais me faire renvoyer dans mes pénates, et peut-être même de l’armée pour cette intrusion dans son bureau. Et en plus j’ai le culot de lui proposer une leçon. J’ai vraiment l’instinct de survie d’une souris qui se baladerait au milieu d’un groupe de chats affamés ou d’un lapin dans un chenil. En tout cas, boulot vite acquis, vite perdu. Tout ça à cause de ma curiosité, j’aurai dû rester dehors ou repartir quand j’ai vu le bureau vide. Je sens l’air se densifier, s’électriser, ou alors c’est mon imagination. Les yeux du commandant se sont légèrement écarquillés puis plissés. Qu’est-ce que ça veut dire ? Colère, suspicion ? Probablement pas de la surprise, il en faudrait plus pour surprendre la Muraille comme ses hommes l’appellent. Mais alors que je m’explique, son visage redevient grave et sérieux et je n’arrive pas à savoir ce qu’il pense. C’est assez perturbant car je sais assez facilement ce que les gens ont en tête. Les yeux sont les portes de l’âme, m’a toujours dit papa et le visage leur moyen d’expression. Mais Christan est différent, impassible, refermé. Est-ce à cause de ce qu’il a vécu ou de sa nature profonde ? Je saurai le dire et ne le saurai probablement jamais.

Je garde un petit sourire contrit en me crispant légèrement en attendant les remarques acerbes et le renvoi mais rien ne vient. Le commandant ne semble pas surpris de ma décision mais plutôt que je lui annonce tant ça parait être du bon sens pour lui. Je sens de l’agacement dans sa voix alors qu’il parle pour me dire que j’ai bien fait. Manifestement, ce n’est pas le cas. Disons plutôt que je n’ai pas mal fait de le prévenir mais que ce n’est clairement pas nécessaire tant. Je me sens soulagée. Il ne me renvoie pas, ni m’oblige à me joindre à eux. D’un autre côté, je souhaite vraiment les suivre, ils auront besoin de moi. S’ils partent en guerre, ils n’auront pas trop de médecins, et ma magie guérisseuse sauverait des vies. Si le commandant avait dit que je devais venir, sans hésitation, je les aurais accompagnés. La Muraille sait toujours ce qu’elle fait. Mais elle estime que je ne suis pas prête comme tout le monde dans la caserne, alors ce doit être vrai.

Mais le voilà qui fronce les sourcils. Ce geste universel n’augure rien de bon. Je suis allée trop loin en lui proposant des conseils de sculptures. Il va sûrement le prendre mal, alors qu’il a un niveau tout à fait acceptable. En plus si c’est son loisir, son jardin secret, je viens ne seulement d’y pénétrer mais en plus de m’y installer sans permission. Je le sais calme et mesuré, donc le commandant ne va brutalement me hurler dessus pour me chasser, mais il pourrait devenir très froid et distant, voir cassant pour me faire comprendre que je ne suis pas la bienvenue. Ça ne me gênerait pas. Je me sais en tort, pourtant je ne veux pas détruire le faible lien qui m’accroche à lui. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens très proche de lui. En fait, je sais très bien pourquoi. Parce que je suis une jeune fille et que maman m’a toujours raconté des histoires de jeunes filles sauvées par un soldat, courageux, fort, et beau. Bon pour le beau on repassera. Inconsciemment, je pense que ces histoires de mon enfance me poussent à me rapproche de lui, mais je pense qu’il y a autre chose, cet homme est plus que mon sauveur et un hypothétique prince charmant. Quelque chose de grandiose l’attend. Tiens me voilà oracle moi. De mieux en mieux.

Un peu plus détendu, je suis prête à me faire remercier. Sérieuse, je ne veux pas lui faire croire que la sculpture est un jeu si je veux lui donner des conseils. C’est un art, qui demande de la concentration. Le travail d’une matière vivante ne doit pas être pris à la légère car une fois taillé, on ne peut pas revenir sur son coup de ciseau. Il faut savoir choisir ses outils, les entretenir, sélectionner et soigner son bois et travailler dans de bonnes conditions. En réalité, on finit par savoir comment travailler selon les conditions, quelle qu’elle soit.

A ma grande surprise encore une fois, le commandant ne me renvoie pas et accepte que je lui offre des conseils. Un éclair de surprise traverse mon regard vite remplacé par la concentration que s’empare de moi lorsque je sculpte ou soigne. Mon esprit fait abstraction de ce qui m’entoure pour se concentrer sur l’essentiel. Permettez un instant ? Je rentre dans son atelier, il est propre, bien rangé, chaque chose a une place définie. Une organisation stricte, que le côté militaire du commandant a mis en place. C’est une bonne chose. J’avance vers la statue. Je pensais d’abord que c’était un guerrier, dont les formes différentes provenaient d’erreur de taille, mais non, il savoir que la sculpture est celle d’une femme en armure. Je fais le tour, la détaillant et remarquant des défauts récurrents, des zones de griffures et d’autres erreurs. Un coup d’œil aux mains de Christan me fit voir qu’il n’utilise pas forcément les bons outils au bon endroit. Et puis son armure doit le gêner, riper ou je ne sais quoi d’autre qu’une boite de métal peu faire. Calmons-nous, il y a quelques erreurs, certaines grossières, mais d’une part ce n’est qu’un passe-temps pour lui et d’autre part, c’est mon supérieur en quelque sorte. Tachons d’être diplomate et surtout pas trop intransigeante.

Puis-je voir vos outils et savoir ceux que vous utilisez pour, par exemple les détails, ou le dégrossissement ? Et je pense aussi qu’en plus des gantelets et du casque, vous devriez retirer au moins vos bracelets et vos protections d’avant-bras, si ce n’est toute l’armure protégeant vos bras. Vous y gagnerez en liberté et éviterez de griffer votre statue. Mes paroles sont d’abord sérieuse bien qu’un peu timide, je prends vite de l’assurance, l’invitant à travailler et lui montrant l’exemple. Je sors mes propres ciseaux pour les comparer au sien. Je rectifie certaines de ses positions, lui montre des détails sur le bois. Ma voix a maintenant l’autorité et le sérieux de mon père avec la douceur et la gentillesse de ma mère. Je me sens bien comme on ne se sent que quand on fait ce qui nous plait vraiment. Je ne suis plus avec un soldat, plus avec la Muraille, le commandant de mon régiment. Je suis avec un sculpteur, avec un jeune garçon, un vieil homme. Ça n’a pas d’importance. La sculpture voit ses formes légèrement rectifier. Je n’y touche jamais, montrant plutôt sur d’autres pièces de bois ou sur une des statuettes totem que je fais que je fais en ce moment. La statue de Christan n’appartient qu’à lui et lui seul peut y toucher. Je lui pose souvent des questions. Est-ce que ça ? Est-ce qu’il souhaite que je continue ? Je ne veux pas m’imposer, mais pour bien l’aider, je dois aussi savoir ce qu’il veut sculpter. Alors j’essaye des questions qui peuvent paraitre un peu personnelles. Est-ce là votre idéal féminin ? Ou bien cette femme existe vraiment ?Ce n’est pas par curiosité, savoir ce qu’on veut sculpter est essentiel. Avoir une image nette et précise de ce qu’on veut et pas la faire changer en cours de route car on s’est trompé sur un détail. Peut-être devrai-je lui dire ?
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Christan Weren
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Ven 3 Mar 2017 - 17:34

Si Christan s'était douté une seule seconde de tout ce que pensait Aurore à son égard, il était certain que l'alayien aurait ressenti un certain malaise. Un malaise comme seul des sentiments qui n'étaient pas hostiles à son égard pouvaient en êtres la cause. Weren n'étant pas, après tout, un homme qui avait l'habitude qu'on fasse preuve de beaucoup de bonté ou d'admiration envers lui. Ou plutôt d'une admiration qui ne concernait pas que ses qualités de guerrier ou d'officier.

Néanmoins, heureusement il ne savait rien de ce que pensait Aurore à son sujet. Rien à part le fait qu'elle ne lui était pas franchement hostile et qu'il avait l'impression que malgré son malaise elle n'avait pas spécialement l'air de fuir sa compagnie. Ce qui était déjà assez étrange pour qu'il se pose quelques questions à son sujet. Lui-même ne la méprisait pas forcément d'ailleurs, par contre dire qu'il l'appréciait aurait été un peu fort pour l'instant. Mais disons qu'elle était très supportable en dehors de l'impression de grande candeur qui provenait d'elle. Assez en tout cas pour qu'il accepte de faire un minimum d'effort pour ne pas la renvoyer sèchement de son atelier, même si l'envie de le faire était présente.

De plus, Weren espérait en vérité devenir meilleur en sculpture et le fait qu'elle lui propose des conseils éviterait sans doute qu'il ait plus tard à demander de l'aide à elle ou quelqu'un d'autre. La différence était peut-être subtile, mais Weren préférait qu'on lui propose un service que de le demander lui-même. Ainsi, autant profiter de l'accès de générosité de la blonde pour être dans la position de quelqu'un qui accepte honorablement l'aide qu'on lui offre. Au final, il n'y avait que Weren qui devait se soucier de ce genre de détails, mais qu'importe. Son passé l'avait d'une certaine manière accoutumé à agir ainsi.

Il laissa donc la guérisseuse détailler la sculpture qu'il était en train de concevoir, est-ce qu'il trouvait en présence de la même femme d'ailleurs ? Cette guérisseuse aux airs timides et peu assurés qui semblait aussi fragile qu'une allumette ? Là, il avait l'impression qu'elle était plus assurée et sûr d'elle sur le coup, ce qui était assez curieux. Néanmoins, il n'allait pas s'en plaindre. Après tout, il préférait cela que de devoir prendre des pincettes avec une soigneuse à la sensibilité à fleur de peau.

« Tu peux. » Se contenta-t-il donc de répondre simplement quand elle demanda si elle pouvait regarder ses outils, sur ce Weren retira sans un mot ses bracelets et protections d'avant bras. Il n'aimait pas ainsi retirer son armure, mais elle n'avait probablement pas tort en tant que spécialiste de la sculpture. Alors autant ne pas faire son difficile.

De plus, c'est lui qui avait accepté ses conseils, autant être prêt à les recevoir de ce fait. Sinon il aurait juste l'air stupide comme beaucoup de ces vampires arrogants qui ne sont heureux que quand tout se passe entièrement comme ils le désirent. Certes, Weren était fier à sa manière, mais les dernières années lui avaient appris à mettre quelquefois une partie de sa fierté de côté, surtout quand il aurait été stupide d'en faire trop preuve.

Il tâcha donc de suivre les conseils de la blonde à la lettre, on ne pouvait pas d'ailleurs accuser cette dernière d'être avare en conseil. Il espérait bien dans les faits que cela lui permettrait de s'améliorer. D'ailleurs, il tâcha d'ailleurs de répondre de son mieux aux quelques questions bénignes qu'elle posait, avant de réfléchir un instant à sa question. Est-ce que cette femme qu'il était en train de sculpter existait vraiment ou était-ce son idéal féminin ? Il décida de lui répondre avec franchise.

« C'est la représentation de ce qu'est une femme alayienne honorable à mes yeux. » Oui, Weren se faisait une idée aussi guerrière de la femme que des hommes. En même temps, son peuple était un peuple de guerrier militarisé à outrance depuis l'invasion. Et c'était aussi bien les femmes que les hommes qui avaient participé à l'invasion et à la guerre contre Vraorg le blanc. Sur ce, après avoir dit cela l'alayien conclut de sa voix grave.

« Sinon, comment se passe ton intégration au sein du régiment ? » Pourquoi lui demander cela ? Probablement car Weren n'avait pas forcément eu beaucoup de temps à consacrer à Aurore ces dernières semaines et qu'il valait mieux connaître l'avis de la principale intéressée à ce sujet. Après tout, dans un régiment ce qui comptait le plus était chaque élément s'intègre au mieux et Weren préférait être méticuleux à ce sujet. Même si dans le cas d'Aurore cela l'étonnerait qu'il y ait réellement un quelconque problème au sujet de ses rapports entre elle et les soldats. Néanmoins, on n'était jamais trop prudent... Et il préférait que son régiment soit organisé le plus harmonieusement possible.
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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Ven 10 Mar 2017 - 9:12

La sculpture est un art sérieux, qui consomme toute notre concentration. Le moindre détail, le moindre de mouvement doit être à la fois réfléchi, calculé et naturel. C’est paradoxal, mais il faut agir naturellement, en douceur. Le bois est vivant, et chaque partie qui le compose réagi en tant que tel. Certaines parties vont réclamer de la force quand d’autres de la souplesse. Certaines vont juste devoir être retirer. Les nœuds, les lignes, tout doit être pris en compte. On peut se passer de ce genre de détails toutefois, mais le résultat restera sons âmes et grossier aux yeux des amateurs. Il ne souffrira pas la comparaison avec une œuvre d’un passionné.

Car tout réside dans la passion. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le commandant brûlait de cette passion. Ce n’était un grand feu de joie, ni un désir ardent. Mais à sa manière, il était passionné par la sculpture. Cette passion était sûrement liée à ce désir de perfection, d’ordre et de discipline. Quoi qu’il en soit, il répond à mes questions et suit mes conseils. Il ne rechigne pas et fait des progrès immenses. La plupart des défauts venait de son manque d’expérience et d’aide. Qui aurait pu penser que sous cette armure, et cette froid, on puisse trouver de la douceur et de la subtilité. Moi, je le savais. Du moins je m’en doutais fortement. On ne peut pas être comme il est tout le temps, sinon la vie devient terne.

J’ai l’impression d’être comme papa, apprenant, transmettant son savoir à quelqu’un d’autre et surtout voir ses progrès et ses efforts. Chaque réussite est une nouvelle joie dans mon cœur et chaque échec raffermit ma détermination à le rendre meilleur. Je rectifie des positions, corrige l’utilisation d’outil. Il apprend vite et ne râle pas. Je ne me montre pas dure, je pense, mais strict et un peu autoritaire. J’espère qu’il n’en tiendra pas rigueur, puisque pour le moment, je suis le maître et il est l’élève. Quand cette petite séance sera terminée, la hiérarchie reprendra son ordre normal.

Je plisse doucement le nez lorsqu’il évoque la femme alayienne honorable. Il ne parle pas de femme parfaite, juste d’une femme acceptable. Est-ce par réalisme qu’il ne cherche pas la perfection ou est-ce pas désillusion ? En tout cas je ne juge pas, il me parait naturel que Christan soit orienté vers une femme qui lui ressemblera plutôt que par une fille comme moi. Il passerait son temps à se demander s’il ne va pas me casser en deux. La statue prend un autre air et je la regarde avec un œil nouveau. Si une telle femme existe, elle est faite pour la Muraille. Ce serait peut-être même la seule femme à pouvoir survivre à une dispute avec ce monstre d’acier et peut-être même lui rendre coup pour coup. Je souris radieusement, manquant d’exploser de rire à l’image apparut dans ma tête. La famille Weren au grand complet. Christan rentrant tard la nuit après une longue bataille dans son armure, et sa femme qui l’attend, le rouleau à pâtisserie à la main, elle aussi en armure, le grondant qu’il est encore parti guerroyer jusqu’à pas d’heure. Puis leur enfant, lui aussi dans une grosse armure. L’image est cocasse.

Reprenant un air sérieux, je réfléchi à la manière de lui expliquer les détails. Si c’est une représentation fictive, il faut vraiment que vous gardiez les détails en tête et que… euh pardon. Christan m’a posé une question mais j’étais trop concentrée pour y faire attention. C’est très inattendu de sa part de s’intéresser à mon intégration dans son régiment. Je prends un air surpris avant de me ressaisir, reprenant un air sérieux. Oui, très bien. Vos troupes sont très disciplinées. Certains ne m’approche pas, mais pour les autres, je ne voyais pas l’armée comme ça. Je les voyais plus comme une bande de bandits disciplinés. En tout cas c’est ainsi qu’ils sont à Gloria. Mais ici, les hommes sont polis. C’est assez drôle car les plus âgés semblent me considérer comme leur fille, faisant presque attention à ce que je mange. C’est d’ailleurs eux qui m’ont dit de ne pas venir avec vous. Que je ne suis pas faîte pour le champ de bataille. Manifestement vous partagez le même avis. Quant aux médecins. Ils m’ont accueillie dans leur équipe, mais sont avares d’enseignement. Bien sûr je ne m’attends pas à ce qu’ils m’offrent toutes leurs connaissances, ni même à que je sois pas capable de tout saisir du premier coup mais parfois, je n’ai pas le droit de voir certaines de leurs opérations. De temps en temps ils m’expliquent que je ne suis pas prête, ou que ça doit rester un secret. Mais bon, ça ne me gêne pas. J’apprends beaucoup à leur contact. Ils sont un peu bourrus vos hommes. Un peu comme vous, et comme vous, ils ont un bon fond et font attention aux autres. Je lui souris tendrement sur ma dernière phrase avant de reprendre mon sérieux et de me retourner vers la statue.

Pour revenir à votre sculpture, je disais qu’il faut que l’image de cette femme soit fixe dans votre esprit, que le modèle n’évolue pas ou très peu car sinon, les modifications risquent d’entrer en conflit avec ce que vous avez déjà sculpté… Et les préparatifs de départ avancent bien ? Quand comptez-vous partir ? Sa question a réveillé ma curiosité et mon inquiétude sur le départ de l’armée. Je ne peux pas m’empêcher de demander des détails. Pas que je sois pressée de les voir partir, je veux juste quand je serai seule, et quand ils reviendront. Je ne suis pas mariée à un soldat mais je peux deviner ce qu’elles ressentent quand leur mari part pour aller se déchirer avec d’autre. Qui allez-vous affronter, je croyais que la paix entre les peuples était bien entérinée. Qu’est ce qui peut bien justifier le départ de l’armée ?
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Lun 13 Mar 2017 - 19:12

Weren n'était pas contrarié de constater assez rapidement que les conseils de la blonde étaient efficaces. L'alayien en prenant note des conseils d'Aurore arrivait à progresser et c'était ce qui importait le plus en cet instant. Il pouvait presque déjà arriver à toucher l'essence de ce qu'il sculptait, mais il n'avait pas encore le niveau pour faire le sculpter qu'il désirait tant faire. Néanmoins, il s'améliorait… Qui sait ? Il pourrait sans doute faire un premier essai dans quelques jours avec les conseils de la soigneuse en tête ? Une sculpture de quoi d'ailleurs ? Du Néant lui-même bien entendu, qui sous sa forme de femme était réputée d'une telle beauté que les mortelles les plus belles, même ces elfettes si fières de leurs attributs sont des laiderons par rapport à elle. Une tâche qui était donc immensément difficile, mais qu'il désirait accomplir. Un hommage à sa déesse disparu qui n'était plus, cela, il était décidé à le faire un jour ou l'autre. Quand il se sentirait prêt à cela… Mais est-ce qu'il pourrait seulement y arriver ? Le doute à ce sujet pouvait perdurer…

Quant à la femme qu'il sculptait, oui. Weren voyait ça comme une vision de la femme idéale selon lui, en même temps l'alayien aurait en effet besoin d'une femme forte, mais surtout avec un caractère de fer. Le genre de femme qui ne se laisserait pas faire et qui l'obligerait sans cesse à s'améliorer. Weren n'aimait pas la facilité après tout et la possibilité de vivre avec une gentille femme qui a un doux caractère n'était pas le genre de chose qui le faisait rêver…

Et bien entendu, il faudrait que cette femme qu'il prenne pour épouse, soit alayienne, il faudrait après tout continuer à répandre le sang alayien pur, déjà que leur peuple recouvrait ses forces avec cette paix et les nouvelles recrues qu'ils avaient embrigadés il y a quelques années. Il fallait aussi tâcher de conserver au mieux le sang et la culture alayienne… Et puis, il doutait qu'une Armandéenne quelle quel soit ait le genre de caractère qu'il désire retrouver chez une femme. Même chez les glacernoises qui manquaient de ce quelque chose qu'aimait Christan… Ah oui l'amour de la ville et non de cette fichue nature que semble tant apprécier les armandéens. Pour un vrai alayien après tout, rien ne vaut la gloire sans limite de la civilisation.

Et le fils du Néant à vrai dire était si pensif à ce sujet qu'il n'avait pas beaucoup remarqué le fait qu'Aurore s'était perdue dans ses pensées… Néanmoins, quand l'alayien posa une question au moment où elle était songeuse, il constata que visiblement, elle était perdue dans ses pensées. Quelles pensées ? Sans doute, quelques réflexions de bonnes femmes, l'alayien ne préférant de toute façon pas s'imaginer ce qui pouvait se passer dans le cerveau compliqué de cette femme et apprécia qu'elle reprenne son sérieux.

Ainsi, le rapport qu'elle fit au sujet de son intégration dans le régiment était très acceptable, en même temps le fait qu'elle n'arrive pas à s'intégrer l'aurait étonné. Une bande de bandits disciplinés… À croire que les civils partagaient fréquemment cette manière de voir les choses au sujet de l'armée. Même si le plus souvent, on lui sort que les militaires sont des bandits parce que leurs salaires est payé avec l'argent du contribuable. On pouvait presque se dire à entendre ça que certains paysans contrariés préfèrent l'idée qu'un vampire puisse venir sucer le sang de sa fille en toute tranquille que d'avoir une troupe armée prête à le protéger si nécessaire d'une telle infortune.

Par contre, l'alayien se demande ce qu'il était censé répondre quand elle lui dit qu'il avait un bon fond… Est-ce que Weren avait un bon fond ? Il ne pensait pas avoir un mauvais fond, mais de là à dire qu'il en avait un bon... Pour Christan avoir un bon fond équivalait à être un bon samaritain naïf donc il était un peu normal qu'il préfère penser qu'il n'était pas ainsi. Au final, il se contenta donc de dire calmement.

« Bien, il est satisfaisant d'apprendre que tu es parfaitement arrivé à d'intégrer, même si le contraire m'aurait étonné. » C'était à elle de prendre ses paroles comme elle le désirait, la connaissant elle allait sans doute prendre ceci pour un compliment. Pour sa part, c'était surtout un constat assez positif, Weren appréciait après tout que les choses soient bien faîtes et que les rouages de la machine militaires soient bien huilés…

« Je pars avec les troupes dans quelques jours. Une fois que les préparatifs seront parfaitement terminés. » Ajouta-t-il ensuite avec calme en hochant avec sérieux la tête quant au conseil sur le modèle de femme qu'il utilisait pour sa sculpture. En effet, il serait temps de partir pour faire la guerre à l'Ouest. Et une fois là-bas il serait temps de guerroyer contre un nouvel ennemi qui n'attendait que d'être massacré.

« Ce n'est pas une quelconque guerre entre les peuples, c'est une nouvelle menace inconnue qui provient de l'ancienne forêt elfique à l'Ouest. Une menace qui s'est montrée hostile à notre égard aussitôt qu'elle s'est relevée. C'est l'empereur des elfes qui a demandé à toutes les nations de ce continent de lever une armée pour aller combattre cette menace et c'est donc ce que fait Aldaria en m'envoyant commander un des détachements qui va faire face à cette menace. » Expliqua-t-il ensuite d'un ton professionnel à Aurore lorsque celle-ci voulut savoir ce qui justifiait que l'armée partait ainsi se battre. Weren ajouta d'ailleurs de sa voix grave en désignant du regard ce qu'il sculptait.

« Alors ? » Cela, il le demandait, car la sculpture était proche d'être terminée, d'ailleurs, il conclut toujours aussi professionnel. « Que vas-tu faire pendant que le régiment sera à la guerre ? » Cela, il le demandait tout à fait sérieusement, qu'il sache par exemple où il devrait la chercher si jamais il était étrange qu'elle ne soit pas là à son retour ou bien s'il était censé tout simplement la trouver à son retour.
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Sam 18 Mar 2017 - 23:46

Qu’il est agréable de se savoir protéger. Je n’en avais jamais senti vraiment le besoin jusqu’à cette attaque de bandits et le sauvetage par Christan. Je ne pense pas un jour pouvoir assez le remercier de m’avoir sauvé la vie. Mais comble de la bonté, il me permet même d’assouvir ma soif de connaissance auprès de ses médecins. En plus d’être un chef exemplaire, il cache sous son caractère distant une âme d’artiste. Il est l’inverse des dragons, enfin, ceux encore vivants. Il semble dur et méchant au premier abord mais si on force assez, on peut y trouver une grande patience et une immense douceur, contrairement aux grands reptiles qui, si on les titille trop, ils passent du calme à une tempête sans nom. N’est-ce pas là une douce aberration que tout ceci. Je veux dire, la Muraille, dur à l’extérieur, tendre à l’intérieur, prenant des cours de sculpture d’une frêle jeune fille. Celui que tous considèrent comme un combattant violent suit mon enseignement sur un art nécessitant de la douceur et de la finesse.

Dans les faits, il n’est vraiment pas mauvais en sculpture et apprend très vite. Chacun des conseils que je lui donne sont suivis à la lettre avec plus ou moins de succès mais les échecs ne sont jamais graves et vite réparés. Je ne touche pas à la statue, pour la laisser au commandant entièrement. Elle ne doit appartenir qu’à lui et pour ça, il faut que personne d’autre n’y touche. S’il doit y avoir des défauts, il faut que ce soit ceux du sculpteur, de même pour les perfections. Je souhaite qu’il se dise quand il la regardera plus tard, il puisse se dire qu’il l’a faite de ses seules mains.

Il semble satisfait de mon intégration, ni soulager, ni heureux, juste son habituel ton sûr, calme et serein. Il ajoute que ça ne le surprend pas et depuis que je suis dans le régiment, j’ai appris de la bouche des soldats que jamais le commandant n’avait été surpris par le résultat d’un de ses choix. Tout ce qu’il faisait était le résultat d’une réflexion et menait à la réussite. Je pense qu’il aurait été plus surpris de me voir rejeter par ses troupes, d’une part car mon caractère ne s’y prête pas, d’autre part car il avait prévu que je m’intègre. Tel était son plan. La discipline est son cheval de guerre, l’ordre sa philosophie et aucune décision d’ordre politique n’interfère dans ses choix. Il fait ce qu’il estime juste.

Mon petit cœur se sera quand il m’annonça que lui et le reste de l’armée partiront dans quelques jours à peine. Bientôt la solitude. Je ne m’en fais pas pour moi, je trouverai des gens à qui parlaient, et je trouverai à m’occuper mais, je commence à m’habituer à tous ces rochons de soldat. Je me souviens du fou rire que j’avais provoqué, pas vraiment innocemment, afin de me faire intégrer un peu mieux. Ce pauvre soldat continue de rougir quand il me voit depuis que je lui ai demandé pour rire. Ce sont des poils qui dépassent de vos oreilles ? Et lui de me répondre gêner, sous les rires hilares des autres. Oui, mademoiselle. Il ne m’en pas tenu rigueur toutefois, sûrement grâce à mon air ingénu. Je crois que les soldats m’ont définitivement adoptée ce jour-là. Je me souviens alors des petites promenades autour de la cité, lorsque les soldats avaient des permissions. Les plus jeunes soldats faisaient les paons, pour attirer mon attention, dans leurs plus beaux atouts sous le regard moqueur des vétérans aussi mal-peignés qu’à l’accoutumé. Et moi au milieu d’eux, paillonant. Le groupe formé de bric et de broc et de bras cassés commençait sa randonnée acidulée à travers les gens, moi papillonnant autour des fleurs, les jeunes papillonnant autour de moi, et les vieux riant de mon innocence. Je savais ce que voulaient les soldats, mais je ne savais pas trop comme leur dire non, alors je les laissais essayer, bien qu’ils vissent n’avoir aucune chance. Même les quelque uns que j’ai éconduis revenaient à la charge. Alors tant que ça ne leur fait pas de mal, je les laisse faire. Je ne peux rien contre ces entêtés. Parfois quand ils sont trop collant, j’ai envie de crier aux vétérans : Sortez-moi d´ici ! mais je me contente d’un regard désespéré dans leur direction provoquant leur hilarité et quelque fois ils viennent à mon secours. Mais bientôt ces promenades et toutes ces galéjades vont cesser.

Et si je comprends bien, ils vont partir en guerre contre un ennemi inconnu, vers les Terres désolées. Ce doit être pour ça, cet état d’alerte qui rend les soldats si fébriles, ils ignorent ce qu’ils vont affronter. Les hommes avaient arrêté leur consommation d’alcool et fourbissaient leurs armes comme si elles n’étaient jamais assez bien affutées. Une angoisse nouvelle s’empare de mon petit cœur. Je tripote nerveusement mon collier dont la pierre émet une douce lueur bleutée me calmant un peu. Je ne sais pas pourquoi, mais quand je suis inquiète, le collier que maman m’a offert à un effet apaisant sur mon âme. Je n’ai pas de raison de m’inquiéter. Christan est un grand commandant, et il est indestructible. De plus, il ne partira pas seul, mais avec l’armée elfique, celle glorienne et les vampires si toutes les nations répondent vraiment présentes. Manifestement, il ne voulait pas s’attarder sur la question puisqu’il me demande mon avis sur la statue.

Je la trouve très bien. Vous l’avez magnifiquement réussie. Après il n’y a qu’une seule chose qui compte. Je le regarde droit dans les yeux. Est-ce qu’elle vous plait à vous ? C’est la seule chose importante quand on sculpte. Il y aura toujours quelqu’un pour ne pas aimer, mais tant qu’elle vous plait, alors elle est parfaite. Et encore un conseil. Dans la sculpture, il n’y a qu’un seul credo : Fais-le ou ne le fais pas. Il n’y a pas d’essai, un coup porté ne peut être retiré. Si une erreur peut être corrigée, il n’en demeurera pas moins une trace.

Je décide d’arrêter de lui donner des conseils pour aujourd’hui. Il a bien assez de choses à assimiler pour maintenant et si je lui en donne trop, il risque de les oublier ou de les mélanger. Si je devais mettre sur écrit, l’expérience en sculpteure et les techniques possible, il nous faudrait un plus gros bateau que le plus gros bateau navigant sur les mers pour transporter tout ce savoir avec moi. Cet art est tellement riche et chaque pièce unique, demandant une nouvelle expérience.

Je suis agréablement surprise par sa demande sur mes plans pendant son absence. Mais depuis le temps je ne devrais pas car il s’est toujours montré très attentionné avec moi, bien que son poste ne l’autorise pas à me surveiller constamment. Les rumeurs qui le disent sans cœur sont fausses, il le cache juste sous une épaisse couche d’acier.

Pendant votre absence, je vais sûrement explorer les bibliothèques de la ville, m’entrainant à distribuer des soins, et surtout apprendre. Je vais aussi compléter ceci. J’ouvre ma sacoche, pour en sortir mon bien le plus précieux. Entre mes outils, herbes et autres champignons, je saisis délicatement le livre d’herbologie que maman m’a confié et demandé de continuer. La couverture en cuir est usée par le passage des années, et certains des dessins, fait au charbon, à l’encre ou au fusain deviennent illisibles. Certaines pages ont pris l’eau et doivent être recopier. Je l’ouvre au hasard et tombe justement sur une page dont le dessin comme la légende sont devenus flous : Fus ro dah, plante vivace de Pas au cor. Le reste n’est même plus déchiffrable. C’est un livre contenant énormément d’information sur les plantes, mais certaines pages demandent rénovation comme celle-ci. Je pense donc que je vais prendre le temps de le réparer. Et la flore autour d’Aldaria n’est pas très bien présentée dans mon livre alors je vais remédier à ça. Ne vous inquiétez pas, je trouverais à m’occuper. Avez-vous déjà essayé la sculpture pour pendentif, ou à plus petit format ? Ça peut s’avérer un peu plus complexe mais beaucoup reposant. Regardez. Rangeant délicatement mon livre dans ma besace, j’en sors une petite statuette de buffle, taillée avec beaucoup de finesse. La bête à la tête baissée semble prête à charger. Tous les détails y sont présents, la statuette lisse est le fruit de plusieurs mois de travail, durant mes soirées solitaires ou quand je ne travaillais pas sur une autre sculpture. Qu’en pensez-vous ? Dis-je en lui tendant mon œuvre avec confiance et sourire.
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Dim 19 Mar 2017 - 18:25

Weren se demandait bien des choses, notamment à quel point cette civile semblait l'apprécier, pas qu'il estimait forcément cela grave, mais quand même, c'était étrange… Weren après tout, n'était pas forcément le genre de personne qui attirait l'admiration d'autres choses que des militaires et des civils appréciant l'armée. Et encore, il tâchait toujours d'être un meilleur officier. La fois où il avait été rétrogradé pour incompétence dans l'armée alayienne lui étant vraiment resté en travers de la gorge. Plus jamais il ne serait déchu pour une telle raison, plutôt mourir. Christan n'était de plus, pas le genre d'homme à rester sur un échec comme celui-ci et ne comptait sûrement pas le renouveler, même si pour cela, il devait se tuer à la tâche et alterner entre l'entraînement de soldats et celui d'officier. La seule chose inadmissible à ses yeux étant un nouvel échec de ce genre et l'incompétence de sa part. Cela en était presque devenu une obsession, comme si l'alayien ne voulait plus à nouveau fauter.

Et cela le poussait à être sans doute excessivement pointilleux et réfléchit. Plus que son caractère à la base direct et impulsif ne s'y prêtait… Impulsif ? Il ne l'était plus vraiment en vérité, le temps et les années l'avaient décidément changé… Le poids des responsabilités ayant au final tué dans l’œuf une partie indésirable de ce qu'il était pour que le reste se développer dans un sens plus convenable. Weren était au final de ces hommes qui donnaient une trop grande importance au devoir pour accepter la faiblesse de sa part.

La sculpture était au final peut-être un domaine où il pouvait se mettre moins la pression, au final les erreurs n'étant jamais grave et personne ne venait l'enquiquiner si une de ses créations était laide. Bien entendu, il préférait quand celles-ci étaient belles, même si en tant que sculpteur non professionnel, il n'était pas parfait… Néanmoins, le fait de sculpter n'avait pas une importance vitale, ce n'était ni cela qui déterminerait son avenir, celui de son peuple ou celui de son régiment. Et c'était peut-être pour cela d'ailleurs qu'il appréciait cette occupation, car elle était bien l'une des rares choses qu'il faisait qui n'impliquait pas qu'il s'en morde amèrement les doigts s'il échouait…

Ah alayia natale… Les choses étaient plus simples pour lui à l'époque où il n'était qu'un simple soldat et où sa simple ambition était d'être digne du Néant, de devenir un de ses serviteurs ou un champion de son peuple. Où le destin l'avait mené maintenant ? Il était devenu un commandant, d'une certaine manière, il en était honoré et ferait toujours de son mieux même s'il servait aussi l'empire Aldarien maintenant, mais une voix sourde et amère dans son cœur lui glissait qu'il suivait en quelque sorte la voie de son détestable père… Non, Weren n'était pas comme son père, jamais il ne serait comme ce déchet.

Oui, il n'était pas comme son père, ni un lâche, ni un infidèle. Pas quelqu'un capable de tuer sa propre femme et de maltraiter son propre fils. De toute manière Christan n'avait pas de femme ou de fils, il n'en avait jamais voulu… Mais il se disait qu'il devrait peut-être tourner la page à ce sujet, arrêter de penser au passé et trouver quelqu'un. Mais qui ? Et que cherchait-il vraiment en faisant cela…? Il n'avait pas spécialement envie de transmettre son nom, c'était celui de son détestable père après tout et d'une certaine façon, il aurait aimé pouvoir s’appeler Christan du Néant comme les serviteurs du Néant et non Christan Weren. Est-ce qu'il cherchait de l'affection ? Pas vraiment, il ne pensait pas que la femme qui pourrait être sa femme serait spécialement affectueuse, pas qu'elle ne l'aimerait pas, mais ce ne serait pas vraiment l'exemple même de l'affection manifeste et de l'amour candide. Au final, il ne savait donc pas vraiment ce qu'il cherchait, mais il se disait qu'il ferait bien de prendre femme et enfants, ce serait peut-être une manière de faire perdurer son œuvre le jour où il ne serait plus là. Même si bien entendu, cela n'arriverait pas de sitôt.

De plus, ce n'était pas vraiment le moment de penser à tout ceci. Mais plutôt celui de se préoccuper de la menace qu'il devrait bientôt affronter à l'Ouest, car il devait vaincre et non périr. Ô Weren ne pensait pas qu'il allait mourir, il n'était pas invincible, cela il le savait bien, car rien en ce monde ne l'était, mais il ne pensait pas que son destin était de mourir lors de cette bataille. Un pressentiment qu'il avait fréquemment, comme s'il se passait doter d'un plus grand destin ou qu'il avait bien trop à faire pour pouvoir accepter de mourir. Oui, bien trop à faire pour pouvoir se permettre de périr. C'était un bon constat de son sentiment… Mais autant ne pas penser à cela sur l'instant, car c'était la sculpture qui importait et non les sanglants présages de la guerre prochaine.

Et il ne pouvait que constater le fait qu'elle avait raison… Ce qui importait le plus c'était que sa sculpture lui plaise… Il regarda donc silencieusement cette dernière tout en prenant en compte le conseil d'Aurore. Et quand son observation qui prit un petit moment fut achevée. Il donna son avis de sa voix grave. « Cette sculpture me plaît, même si j'ai l'impression que ce n'est pas parfait. » Oui, il aurait pu mieux faire. On peut toujours mieux faire, il faut toujours mieux faire. Il n'y a pas le choix si l'on ne veut pas se faire dépasser dans cette lutte qu'est l'existence.

Dans tous les cas, Weren avait sans doute assimilé assez de conseils et d'informations pour la journée, et cela, il allait certainement le mettre sur écrit assez vite. Pour éviter de l'oublier, l'alayien ayant constaté après tout que même s'il avait une bonne mémoire, il était plus facile de retenir les choses quand on les écrivaient. Ce n'était pas un exercice agréable pour lui d'écrire, mais il le fallait bien… Surtout qu'il se voyait mal redemander les mêmes conseils à Aurore, il ne voulait pas donner l'impression d'être stupide après tout. Surtout que Weren détestait qu'on le prenne pour un benêt, encore plus parce qu'il aurait vraiment commis une erreur. C'était de l'arrogance oui ou plutôt de la fierté, mais elle le poussait au moins à faire attention.

Il écouta sinon calmement ce que disait Aurore quant à ce qu'elle ficherait dans la ville, en somme rien dont il ne s'attendait pas de sa part. Décidément, cette femme était vraiment une tendre, mais il supposait que c'était normal chez les guérisseurs. Par contre, il tâcha de faire un effort pour ne pas se dire qu'il n'en avait un peu rien à faire du livre qu'elle lui présenta. Pas qu'elle n'avait pas le droit à ses petites passions, mais il ne voyait pas en quoi ça devrait l'intéresser… Mais comme elle lui avait offert un cours de sculpture, il tâcha d'être attentif, même s'il oublierait ce dont elle venait de lui parler dans quelques jours certainement. « Bonne idée. » Se contenta-t-il donc de formuler de sa voix grave pour donner l'impression qu'il ne s'en fichait pas, puis il fut encore plus attentif quand elle lui parla de la sculpture sur de petites choses.

« C'est bien fait... » Dit-il d'un air légèrement songeur en voyant qu'elle venait de sculpter une œuvre en forme de buffle… Cela le faisant penser à l'esprit totem Armandéen qui avait décidé de le prendre sous sa protection… C'était… Troublant. Il chassa néanmoins ce trouble de son esprit et reprit avec sérieux. « Je suppose que c'est le genre de choses demandant de ne pas y aller trop fort au risque de casser l’œuvre ? J'essayerais pour voir ce que ça donnera et j'irais te montrer le résultat. » En résumé, il essayera jusqu'à faire quelque chose d'un minimum acceptable, puis ensuite, il ira la voir. Il ne tenait pas après tout à ce qu'on le voit s'agacer sur le fait qu'il a plusieurs fois cassé des sculptures de petites tailles sans faire exprès. Ce qui avait tendance à arriver quand il passait plusieurs heures sur ce genre de choses. Il fallait bien un défouloir à tout le monde après tout...
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Jeu 23 Mar 2017 - 14:09

Christan semble assez content de son travail bien que je sente qu’il n’est pas assez satisfait. Bien sûr, aucune sculpture ne peut atteindre la perfection. En cherchant bien, on trouvera toujours quelques imperfections, que ce soit dans le travail que dans le matériel. Pour un travail d’un homme comme Weren, le résultat est excellent. Avec les quelques conseils que je lui ai donnés, refaire une œuvre de ce genre sera plus facile et mieux exécuté. Je devrais aussi le conseiller sur le bois, mais là encore c’est un domaine complexe et bien souvent, on a de mauvaises surprises à l’intérieur même du matériel.

On peut toujours faire mieux mais si vous appliquez les quelques petits détails que je vous ai donnés, beaucoup de petites imperfections disparaitront de vos travaux. La perfection n’est pas atteignable pour nous, mais on peut devenir meilleur en y travaillant toute notre vie. Pour ça, il faut pouvoir vivre. C’est là que notre travail à chacun de nous se rejoint. Vous protégez les plus faibles des plus méchants, et moi, je vous empêche de mourir. Et nous devenons toujours un peu meilleur après chacune de nos actions dans ce sens. Mon ton est sérieux et mon regard pensif. Papa et maman m’ont toujours dit que l’échec est naturel, que s’il faut l’éviter, il n’est pas forcément évitable. Surtout qu’il faut apprendre de ses erreurs. Je n’ai encore jamais échoué en tant que guérisseuse. Est-ce parce que je n’ai jamais été confrontée à des défis que je ne pouvais résoudre ? Sûrement, et aussi parce que je connais mes limites. Si j’ose les dépasser dans beaucoup de domaines, lors de soins, je ne peux imaginer essayer des choses sans être sûre de leurs résultats ou surtout de la compétence à réussir l’exploit. La vie est trop sacrée pour s’amuser à éprouver mes forces. Mais je pense qu’un jour, je serai obligée de me surpasser bien plus loin que mes compétences car je serai la seule solution. Mais j’étudie pour être parait le plus efficacement possible pour le jour où cette épreuve viendra.

Après lui avoir raconté mes projets, je vois bien que sa question était plus une politesse que de la curiosité. Sa réponse est courte et bien qu’elle aussi polie, transpire son manque d’intérêt. Je ne peux pas lui en vouloir. Il est militaire, en train de préparer une grande bataille. Nous n’avons en plus certainement pas les mêmes centres d’intérêt. Pour lui, sa vie consiste à faire le plus de morts chez un ennemis en en ayant le moins possible de son côté. Pour moi, c’est éviter simplement que les gens ne meurent, d’où qu’ils viennent. La sculpture est certainement la seule chose qui nous rapproche réellement. Je ne crois pas qu’il y aura autre chose un jour. Bien qu’il soit gentil, serviable et compréhensif, je me rends bien compte que Christan n’a qu’une seule chose dans son cœur, c’est son devoir. Ce devoir qui s’exprime uniquement dans l’armée pour lui et personne ne pourra lui montrer une autre voie pour servir. Et dans sa quête de perfection, son chemin s’éloignera peu à peu du mien, lui devenant meilleur dans l’art de la guerre, de tuer et de blesser ses semblables ou toute autre créature vivante, moi apprenant à recoller les morceaux, à reconstruire le motif que la guerre détruit. Quoi que, peut-être la guerre est dans l’équilibre du monde, comme le feu qui fertilise la forêt.

Malgré son âme martiale, la vision de ma statuette semble le laisser songeur. Il parait un instant comme troublé avant de faire remarquer la fragilité de l’œuvre. Il est vrai qu’entre ses mains, le buffle semble si fragile qu’on pourrait croire que si le commandant éternuer trop fort, la sculpture volerait en éclat. Mais en réalité, il n’en est rien. Le bois est une matière souple et solide. Tout ce que demande le travail sur de petits ouvrages, c’est de la délicatesse, de la précision et de la finesse.

Vous n’y êtes pas du tout. Bien sûr, il ne faut pas y aller aux ciseaux et au maillet, à part pour dégrossir le bloque mais sur de large zone. Très rapidement, il faut passer à des outils plus fins. Le travail est plus long et plus minutieux. Mais je le trouve plus simple, plus agréable. Par contre il est vrai que sur si peu de matière, rattraper une erreur s’avère très complexe. Je lui montre rapidement les outils à utiliser, et la base de la méthode pour travailler le bois. Mais s’il n’en a jamais fait avant, il va devoir travailler plus longtemps pour avoir un résultat potable. Mais le connaissant, s’il décide de réussir, il s’en donnera les moyens.

Est-ce que le capitaine Iskuvar viendra avec vous ? Ma question est innocente. J’ai souvent croisé le capitaine à la caserne. Enfin souvent… disons deux trois fois. Plus la fois où je l’ai récupéré complètement saoul. Mais je garderai ce détail pour moi pour ne pas mettre Alauwyr dans l’embarras.
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Sam 25 Mar 2017 - 18:56

Weren ne pourrait pas envisager le jour où il désirerait sculpter Néant que ce soit imparfait en quoi que ce soit, certes, il se doutait que ce serait impossible, mais à ses yeux son ancienne déesse méritait la perfection, rien de moins. Rien n'avait été plus parfait qu'elle après tout, sa magnificence aurait fait pleurer bien des hommes rien que devant sa contemplation et son infinie bienveillance avait permit aux alayiens de survivre malgré le fait qu'elle avait perdu l'esprit à cause de Vraorg le blanc. D'une certaine manière Christan la prenait comme sa deuxième mère, la sienne et celle de tout le peuple alayien par extension.

« Tu m'as l'air vraiment très inquiète. » Finit sinon par dire l'alayien au sujet d'Aurore quand celle-ci lui exposa une façon de voir les choses assez simple et enfantine. Lui qui empêchait les méchants de faire du mal aux gens et elle qui l'empêchait de mourir. Oui, cela sonnait assez enfantin au fond, même si en effet Weren considérait que l'ennemi qu'il allait affronter était le mal tout simplement et qu'il devait donc être anéanti sans faire preuve de la moindre pitié.

Il considérait après tout que tuer ce genre d'aberrations était comme nettoyer un champ des mauvaises herbes ou séparer le bon grain de l'ivraie. Il ferait ainsi de la place aux choses saines et un peu plus désirablez que ces abominations que l'on nomme les chimères. De plus, lorsque quelque chose menace votre peuple ou la civilisation, il est tout à fait normal de s'en débarrasser. C'est ainsi d'ailleurs qu'il avait vu les choses quant aux vampires lors de l'invasion et que certains continuaient les voir en parti. Après tout les nocturnes n'avaient pas vraiment prouvés pour l'instant être autre chose que des parasites pour le genre humain, des parasites qui voulaient en plus le dominer, que d'impudence et d'ironie. Comme des tiques qui voudraient dominer le chiens qu'elles mordent. Au final étant donné ceci, il pouvait avoir du respect pour quelques vampires individuellement, mais le mépris était son sentiment général à l'égard de ce peuple de suceur de sang.

Ne serait-ce que pour l'arrogance de ce même peuple qui se pensait supérieur aux hommes alors qu'ils dépendaient d'eux pour survivre et qu'ils étaient anciennement des humains et en étaient dépendants. Que d'ironie au final, dans tous les cas l'alayien se fichait bien des sangsues tant que celles-ci ne venaient pas lui taper sur les nerfs. Après tout, tant que tout le monde reste chez lui et se mêle de ses propres affaires, tout peut aller dans le meilleur des mondes. Dans le cas des chimères par contre, c'était une guerre pour la survie de tous les peuples et par extension du genre humain et alayien, sans oublier que ces choses avaient osés prendre possession des pouvoirs de feu Néant. Et cela, le fils du néant ne pouvait l'accepter et il comptait bien trancher ces mains qui s’étaient accaparés ce dit pouvoir. Considérant l'arrogance dont faisait preuve ces choses comme un blasphème innommable envers l'esprit du vide.

Mais bon, le fait de se consacrer à la sculpture lui permettait de mettre un peu de côté cette préoccupation importante qui monopolisait ses pensées ces derniers temps. Ainsi, la blonde lui montra comment faire des sculptures de taille moindre et surtout les outils appropriés pour créer ce genre d’œuvres. Weren l'écouta donc et décida qu'il s'y consacrerait prochainement pour améliorer ses talents dans la création de ce genre de choses. Par contre, il eut à réfléchir quand elle lui demanda si Iskuvar viendrait avec lui.

« Bien entendu. » Répondit-il donc du ton de l'évidence, comme si le fait qu'Iskuvar ne vienne pas était impossible au même titre que le fait que le soleil ne se lève pas chaque jour. Après tout le capitaine était le frère d'armes de Weren, son second et le seul homme peut-être en qui il faisait véritablement confiance. Leur relation semblait être teintée de rivalité, mais elle cachait au final un lien et une amitié aussi solide que le plus dur des métaux. Le genre d'amitié qui n'avait que peu d'égales et qui impliquaient que les deux hommes étaient capables de se sacrifier l'un pour l'autre si nécessaire. En même temps, Weren ne plaisantait pas avec l'amitié, il n'avait qu'un nombre infirme d'ami, mais ces amitiés-là étaient si fortes qu'elles ne cessaient que lorsque la mort sonnait le glas d'un des deux amis et encore…

« Pourquoi cette question ? Tu t'inquiètes pour lui ? » Finit néanmoins par demander Christan avec sérieux à Aurore, après tout pourquoi cette dernière se préoccupait-elle en particulier du sort d'Iskuvar ? Il soupçonnait le fait qu'elle ait peut-être quelques sentiments à son égard... En tout cas, elle devait le connaître pour ainsi vouloir s'informer à son sujet en particulier. « Je connais Iskuvar, il est comme moi un survivant. Il s'en sortira envers et contre tous. » Conclut ensuite l'alayien avec le plus grand des sérieux, il n'envisageait même pas que l'inverse soit possible. De ce fait, il ne s'inquiétait pas pour son ami, car à ses yeux, il n'y avait pas de raison de s'inquiéter. Cheveux blanc était un grand guerrier après tout.
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Mer 5 Avr 2017 - 12:53

Je ne comprends pas vraiment pourquoi le commandant me pense très inquiète. Inquiète je le suis à la perspective de leur bataille et de leur retour. Ils seront forcément moins nombreux qu'au départ, et j'ai peur pour tous ces hommes qui ne reviendront pas ou alors très gravement blessés. Mais c'est dans la nature d'un soldat. C'est ainsi bien que je ne puisse comprendre cette propension qu'ont les créatures vivantes à vouloir s'entredéchirer, toutefois si l'ordre et l'équilibre de ce monde se maintient ainsi, alors peut-être que c'est moi qui n'y ait pas ma place.

Bien sûr que je suis inquiète. Ce n'est pas vraiment dans mon caractère d'avoir peur, mais il est dans ma nature de m'inquiéter pour la vie des autres en particulier de ceux qui comptent pour moi. C'est votre façon de vivre, frôler la mort chaque fois qu'il le faut. Mais grâce vous, je sais que je n'ai pas besoin d'avoir peur dans la vie quotidienne, ni même pour vos futures batailles. Vous êtes indestructibles aux dires de vos hommes, et je veux bien le croire, et je suis convaincue que la plupart rentreront vivants. Je lui souris candidement. Il va me prendre pur quelqu'un de très naïf mais peu m'importe. Je veux lui montrer la confiance que j'ai en lui, même si elle paraît trop grande, exagérée, et que Christan en aura probablement rien à faire. Mais au moins aura-t-il une lueur autre que son devoir en cas de désespoir.

Ainsi, il prend vraiment tout le monde avec lui. Même le capitaine Iskuvar. Ce qui n'est pas aberrant puisque après lui, je ne pense pas qu'il y est meilleur soldat dans les armées humaines, bien que mon expérience des les arts martiaux soit complètement nulle. Je ne me fonde que sur les rumeurs, peu objective, du régiment dans lequel je vis. Pourquoi je lui pose la question? C'est assez simple et plutôt évident je pense. Je ne suis pas un général, ni une grande stratège militaire, mais je sais que si on prend ses meilleurs hommes, c'est pour s'assurer la victoire contre un ennemi d'une force conséquente, ou du moins limiter la casse et mettre le plus de chance de son côté. Il y a encore quelques semaines je n'aurais jamais eu ce genre de réflexion. L'idée même de faire un plan pour éviter la mort du plus grand nombre me paraît naturelle mais pas celui de voir les hommes comme des quantités à ménager. Mais j'imagine que Christan voit en chacun de ses hommes un individu et pas une arme à utiliser jusqu'à l'usure.

Je voulais savoir pour jauger de la dangerosité de cet ennemi secret. Comme le capitaine est un excellent combattant, cela veut dire que l'ennemi est vraiment puissant. Bien sûr, l'alliance des trois races le mettre aussi, mais cette union pour un combat pourrait juste être un moyen de raffermir les liens qui nous unissent. Mais je ne suis pas militaire, et c'est là la réflexion que je me suis faîte. Et non, je ne m'inquiète pas particulièrement pour le capitaine ou pour vous. Vous êtes tous les deux indestructibles, vous un peu plus que le capitaine sûrement. Ma remarque s'accompagne d'un regard et d'un sourire entendu. Ce compliment est gratuit et sans fondement, mais j'aimerai voir la réaction de du commandant. Quoi qu'il en soit, je suis inquiète pour vous tous. Et tant que vous ne serez pas revenus, je ne serais pas pleinement sereine. C'est ainsi. Je lui ferais bien promettre de revenir vivant avec Alauwyr, et tous ses hommes, mais là ce serait poussé le ridicule et la candeur trop loin.

La discussion semblait aller vers sa fin. Je lui ai transmis ce que je voulais, lui ai annoncé que je n'accompagne pas l'armée en guerre. Je l'ai surpris dans sa passion, la même que la mienne et je n'ai pas pu m'empêcher de lui transmettre mon savoir. Je me dis que cette instant nous a rapprochés bien plus que le commandant ne voudra jamais l'admettre, son cœur à l'abri dans son armure intérieure. Mais moi, je sais qu'il existe, l'instant où il sentira ce besoin de partager quelque chose avec quelqu'un, autre chose qu'ne fraternité guerrière. Ce moment, où son instinct prendra le dessus sur ses devoirs, pour les remplacer.

Maintenant, je sais que je vais plus l'encombrer qu'autre chose, déjà qu'en temps normal, je sais bien qu'il n'est pas très friand de ma présence frivole. Toutefois, c'est plus fort que moi, je veux lui poser des questions et... je ne sais pas, j'apprécie sa compagnie, ce qui amène une question: est-ce qu'il existe une personne dont je ne pourrais pas apprécier la compagnie? Si oui, j'espère ne jamais la rencontrer. Commandant, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je vais vous laisser. Je vous remercie pour votre temps, votre compréhension. J'imagine que vous avez encore à faire ou simplement envie d'être seul. Mon visage et mon ton sont sérieux et sincère.
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MessageSujet: Re: L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore) Ven 7 Avr 2017 - 18:42

« Ne t'inquiète pas pour moi, tu me reverras vivant. Ce ne sera pas cette bataille-ci qui aura raison de moi. » Répondit Weren gravement à la guérisseuse, comme s'il disait une évidence. Que le fait qu'il survivrait à cette épreuve était aussi inéluctable que celui que le soleil se lève chaque matin après le règne nocturne de la lune.

« Iskuvar n'a pas non plus à rougir par rapport à moi, disons juste qu'il pourrait penser à s'acheter un bouclier et une vraie armure un jour. » Ajouta sinon le commandant avec une pointe de sarcasme quand Aurore lui dit qu'il était plus fort qu'Iskuvar selon elle, par contre… Christan hésita à lui dire que rien en ce monde n'était indestructible, comme elle semblait dire que lui l'était. Mais avait-il vraiment besoin de lui dire cela ? Elle risquait encore plus de s'inquiéter et ça compliquerait au final plus les choses que nécessaire… Il se contenta donc d’acquiescer calmement la tête et il acquiesça aussi quand elle lui dit qu'elle ne serait rassurée que quand elle le reverrait vivant. Par le Néant, il plaignait le futur mari de cette femme si ce pauvre homme décidait d'embrasser une carrière militaire. Car il risquait de devoir gérer en permanence l'éternelle inquiétude de son épouse…

« Tu peux te retirer. Si tu as besoin de quoi que ce soit avant de prendre congé de ton service du régiment, va voir Iskuvar. C'est lui qui gère les choses en mon absence. » Ajouta-t-il ensuite avec sérieux lorsque la blonde lui demanda si elle pouvait prendre congé. Ce à quoi il ne voyait pas d'inconvénient bien entendu, il était, en tout cas, satisfait des conseils de cette dernière et avait bien envie de constater à quel point il pourrait progresser dans l'art de la sculpture à l'avenir. Au final, c'était comme se battre que de pratiquer un art, il fallait aller d'erreurs en erreurs pour apprendre de celles-ci jusqu'à en faire très peu… Finalement, il ne regrettait pas d'avoir engagé Aurore dans le régiment… Il était juste dommage qu'elle ne vienne pas à l'Ouest, car certains hommes s'étaient mit à bien l'apprécier. Et ça n'aurait donc pas été plus mal pour le moral qu'elle vienne, mais bon… Il lui avait dit à l'origine qu'elle pouvait partir quand elle le voulait, ce n'était donc pas pour ne pas tenir parole le jour où elle désirait le faire. Weren était, après tout, un homme d'honneur et surtout, il avait horreur du parjure.

Et c'est sur ces belles pensées qu'il reprit avec concentration sa séance de sculpture solitaire.



[Hrp : Je suppose du coup que le rp s'arrête là et que je dois faire les demandes o/ ?]
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L'art et la manière de sculpter (Pv Aurore)

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