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Keziah Soen

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MessageSujet: Keziah Soen Keziah Soen Icon_minitimeDim 6 Nov 2016 - 23:23




Identité

  • Race : Vampire
  • Nom : Soen
  • Prénom : Keziah
  • Surnom : Kez
  • Date de naissance : Le premier jour de l’an 1249 de l’âge d’argent
  • Age réel : 511 ans
  • Age vampirique : 484 ans
  • Lieu de naissance : Elena
  • Lieu de vie : Dureroc
  • Rang social : Noblesse
  • Poste/emploi : Prince vampirique
Caractéristiques (Clic!)


Physique :

  • Force physique : Très bon
  • Agilité : moyen
  • Furtivité : moyen
  • Réflexes : très bon
  • Endurance : moyen
  • Résistance : bon
  • Beauté : Bon

Mental :

  • Force mentale : Moyen
  • Patience/self contrôle : Faible
  • Perception : moyen
  • Intelligence : bon
  • Prestance/charisme : Maître
  • Mémoire : moyen

Combat :

  • Epée : faible
  • Dague et poignards : Aucun niveau
  • Armes d'hast : Maître
  • Armes contondantes : Aucun niveau
  • Hache : Aucun niveau
  • Faux : Aucun niveau
  • Fouet : bon
  • Art du lancer : Aucun niveau
  • Art de la parade : bon
  • Arc : Aucun niveau
  • Arbalète : Aucun niveau
  • Mains nues/pugilat : moyen
  • Equitation : Bon
  • Dressage : moyen



Equipement et magie

  • Arme principale :
    Lance Sanguine :
    Provenance vampirique

    Lance faite d'une seule pièce de métal de couleur noire, le corps de l'arme est spiralé et agrémenté de morceaux de soie grise et noire. La lame est couleur de vieil argent et ressemble à un croc de bête dont le tranchant est plus fin que le reste de l'arme. Les plaies mettent plus de temps à guérir et provoquent des saignements abondants.
    Enchantement 1 : Hémorragies - maléfique
    Enchantement 2 : Guérison difficile - maléfique


  • Autres objets :

    -Une très vielle lance, de provenance humaine, elle n'est plus utilisable ou au moins il faudrait la restaurer. Keziah la garde, par nostalgie d'une vie humaine dont il ne pourra jamais se souvenir.

    -Son armure, en plaques.

    -Son fouet, qui est un jouet, une nouvelle manière de combattre de manière plus espiègle.

  • Alignement : Neutre à tendance maléfique

  • Style de magie principal : Vampirique

  • Arrogance : Bon
  • Gentillesse : Moyen





Description physique


Il était grand, d’une silhouette presque gracile, il était longiligne, mais ses muscles étaient découpés par les longues années d’entraînement et sa force avait rendu cette caractéristique apparente. Bien qu’il ne le fût pas autant qu’avant, sa silhouette gardait certains aspects androgynes, entre autres de sa taille fine, malgré son corps plus sculpté qu’avant. Dans le passé, ses traits étaient plus délicats, plus fins, lui donnant des allures très féminines. C’est en vieillissant un peu, dans ses dernières années humaines, que les traits de son visage prirent plus de force, perdirent en délicatesse. Les cernes sous ses yeux s’étaient creusées un peu plus, les joues aussi. Son corps avait perdu de sa féminité avec le temps, la maltraitance et la soif.

Ses longs cheveux roux se frisaient dans le bas des mèches, une crinière d’une bonne épaisseur. Keziah refusait fermement de les couper, devenant même un peu agressif lorsqu’on lui parlait de le faire, ne sachant trop pourquoi il tenait tant à cela. Son teint était clair, sa peau, d’une pureté et d’une douceur juvénile.

Des yeux verts, profonds et sans nuances, il n’y avait pas d’autres couleurs reflétant ces deux iris qui s’écarquillaient souvent dans la folie, lors de ses combats. Mais il s’adoucissait parfois, devenant plus posé, plus calme, le regard d’émeraude était effrayant et imprévisible.

Il avait cette démarche gracieuse, haute et fière. Cela n’inspirait pas prétention, au contraire, elle était authentique, imbibée en son être depuis longtemps, pourtant oubliée dans la période où il était devenu un monstre incontrôlable. Il avait repris cette posture noble, progressivement, mais Keziah n’en restait pas moins un bête qui refaisait souvent surface, dans ses sourires aux lueurs démentes, dans les crocs qu’il ne cachait pas quand il avait faim, dans ses regards parfois joueurs.

Au combat, sa démarche était plus rustre, mais ses mouvements étaient rapides, il n’avait pas pris l’habitude de tresser ses cheveux pour éviter de le gêner, alors il se retrouvait la plupart du temps avec de longues mèches dans le visage, l’allure sombre lorsque ses yeux étaient cachés et qu’il souriait, déplaçant ses mèches rousses en les tachant d'un rouge plus sombre.

S’il ne portait pas son armure de plaque, qu’il affectionnait particulièrement, il aimait les vêtements avec quelques couleurs, gardant un peu de sobriété, même s’il appréciait les motifs et les fioritures.



Description mentale


Humain, il était doux, candide, un éternel enfant qui avait gardé l’innocence d’un garçon. Sa bienveillance, sa patience se voyait jusque dans ses mouvements et sa démarche. Il avait perdu tout de cette facette tendre, quelque part en lui, il savait qu’il avait déjà été autrement. Comme une petite créature qu’il avait caché, protégé au creux de lui, il ne laissait pas voir la personne qui avait été tuée par son maître, l’ancestral qui l’avait transformé. Il était une faiblesse, il était la mélancolie que jamais, il ne retrouverait la fin heureuse qu’il avait cru connaître. Pourtant, Keziah s’attachait à son nom humain, il ne laisserait personne lui arracher à nouveau ce qu’il était.

Sa liberté, il la défendait férocement. Keziah avait brisé tant de promesses, mais celle de ne plus jamais être soumis à un autre être était la plus importante. Il savait que si un nouveau prince devait prendre sa place, il mourrait, simplement. Alors ce sont de ses propres relations dont il devait se protéger, même de sa fille Kyne, pour laquelle il intériorisait une méfiance. Lui-même avait tué son créateur, alors pourquoi elle ne désirerait pas vengeance? Il avait peur d’être trop attachée à elle, au point de baisser ses gardes. Mais elle était sa force, sa détermination, alors il se permettait cette exception, devenant très fermé auprès des autres.

Il n’y avait que Kyne et lui. Et puis il y avait les autres. Son insouciance l’avait vidé d’émotions et de convictions pendant la guerre. C’était elle, la flamme qui avait déclenché son embrasement. Il voulait la satisfaire et lui donner tout ce qu’il lui avait promis.

Un peu maniaque, Keziah aimait lorsque tout était en ordre et à sa place. Il ne supportait pas le chaos, lui qui en était habité, pour sa défense il n’aimait pas ce qu’il était, le monstre qu’on avait fait de lui, il le redoutait. C’est avec le temps que le prince avait appris à utiliser cette bête, cette violence pour parvenir à ses fins et à cesser de la craindre. Tenir un peu ce royaume empli de chaos avec la force qui lui avait été donné, c’est ce qu’il ferait de son propre chaos. Pieds de nez à celui qui l’avait tordu, détruit, démantelé. Il ne cesserait jamais d’haïr cet ancestral, de vouloir vengeance dans toutes ses actions. Ne serait-ce pas insultant, s’il était encore là, de le voir sur le trône vampirique ? Keziah était arrogant, son cran, simple audace, le poussait à beaucoup d’actions que certains feraient pour le pouvoir et la fortune.

Non il n’avait pas pris le trône pour ces raisons, mais il ne se plaignait pas du confort qui lui était donné. Keziah avait connu la richesse, tant que le sang, les cendres et la misère. Il savait apprécier la valeur juste de chaque chose.

D’une impatience certaine, il ne savait attendre que lorsque cela en valait réellement la peine. Malgré ses démarches et sa prestance charismatiques, il n’aimait pas les interactions sociales inutiles, perdre son temps à discuter pour ne rien dire, ce n’était pas une option. Il allait droit au but et était facilement énervé, ses réactions pouvaient être explosives et c’était là ce qu’il tentait le plus de contrôler. C’était un avantage, dans le sens où certains le craignaient et donc le respectaient, mais dans une situation diplomatique, cela pourrait être risqué. Il ne voulait pas que son tempérament devienne sujet d’analyse pour ses adversaires, leur donner des indices sur des potentielles faiblesses.

Il aimait les distractions, la musique, avait un goût prononcé pour la littérature et les arts. Keziah était aussi un beau parleur, il aimait faire des promesses dans le vent pour impressionner. Par la lecture, il était devenu bon orateur, la pratique faisait tout. Le Soen ne profitait pas de son charisme plus qu’il ne le fallait, il appréciait observer les femmes, mais ne s’abandonnaient souvent pas à ce genre de désirs, ou il limitait ses relations à la chair. Beaucoup trop réservé sur ses émotions pour se donner autant à une personne, il ne désirait pas les laisser paraître de manière aussi passionnelle.

Le Soen se plaisait à être joueur, espiègle, à se laisser aller à des jeux d’esprits et être arrogant avec les gens qui croisaient son chemin. L’une de ses nombreuses distractions, il aimait voir les gens tourmentés, non pas par cruauté, rien de bien méchant. Juste quelques mensonges ou farces, voir leurs visages lorsqu’ils apprenaient une fausse mauvaise nouvelle, ou se réveillaient avec une jolie tache d’encre au visage.





Histoire

Chapitre I : De sang

1 janvier 1249 de l'âge d'argent


La neige tombait, le vent avait pris d’assaut Elena, le premier jour de l’année, la dame avait porté son regard inquiet à son mari qui envoya un messager à la recherche d’une femme sage. Elle s’était couchée dans le lit, dans sa douleur, elle espérait du plus profond de sa panique que l’enfant n’allait pas naître, pas maintenant. Retenir un enfant, puis réaliser qu’elle ne pouvait plus attendre et que le messager reviendrait beaucoup trop tard. Non ce n’était pas la tâche d’un homme que de mettre au monde son enfant, mais pour un héritier, le père sacrifia son orgueil.

Une petite femme, aux cheveux noirs et aux grands yeux noisette ouvrit la porte sans même cogner, accompagnée d’un garçon à peine adolescent. Elle accourut dans la chambre lorsque ses yeux rencontrèrent l’enfant, souillé dans les bras d’un père au regard terne. Un peu plus loin, elle était couchée dans son propre sang, il avait coulé sous le lit, entre ses jambes reposait ses entrailles. Elle n’avait pas survécu, mais la sagefemme s’approcha et prit l’enfant, débarrassant le père d’un fardeau précieux. Un bain fut ordonné à une petite servante, dans lequel la sagefemme plongea l’enfant, lava le sang et la petite tignasse rousse.

L’homme se leva, quitta la pièce, il s’occuperait de brûler son corps plus tard. S’approchant du berceau de son fils, il accepta les condoléances de la jeune femme. « Il a de jolis cheveux roux. C’est plutôt rare de voir autant de cheveux lors de leur naissance. » Souffla-t-elle en tentant d’adoucir l’air. « Ainsi j’ai un héritier. Ses yeux…ses cheveux. Il est tout comme elle. Je ne crois pas arriver à l’oublier un jour, avec un tel visage si près de moi. » Une main sur le rebord du berceau en bois, elle releva la tête. Cette femme inconnue, tout près de son enfant. Il s’était imaginé cette scène tant de fois, tout était à sa place, hormis que la femme devant lui n’était pas celle qui aurait dû tenir l’enfant dans ses bras la première. Ses yeux montraient sa compassion, elle ressentait au plus profond d’elle, comprenait. Deux petites amandes noires, lisibles, ouvertes à lui.

« Avez-vous déjà pensé à élever un enfant, demoiselle ? »
« Lua. »

Chapitre II : Et de cendres


Janvier 1259 de l'âge d'argent



« Mais je ne veux pas dormir ! »

Elle se mit à rire, de ce petit gloussement doux, discret, de ce petit sourire qui faisait tant de son charme. Elle était jolie, à cacher ainsi son sourire de sa main, à baisser la tête en tentant de ne pas être bruyante. Il ne vivait que pour entendre ce rire, la voir sourire, être heureuse. Et lorsqu’elle l’attrapa par la taille pour le poser sur le petit lit, il cessa de se débattre, malgré la moue boudeuse qu’il gardait au visage. Puis venait cet air sérieux lorsqu’elle prenait quelques mèches rousses entre ses doigts, constataient qu’elles avaient été coupées de manière maladroite.

Le Soen baissait la tête, il voulait laisser ses cheveux pousser, cette tignasse enflammée était sa fierté mais son père lui répétait que son teint était laid et que ses mèches lui donnaient des allures de fille et qu’il avait un fils. La gouvernante sourit doucement, croisant les yeux clairs. « Ne t’inquiète pas, tu es joli avec tes petites mèches un peu en désordre. » Plus tard, ce petit garçon deviendrait un vrai tombeur, elle en était certaine.

« Mais père me les coupe toujours de force. Je n’aime pas quand il… »
« Shhh…. » murmura-t-elle en lui caressant le front, qu’elle embrassa bientôt. Il pouvait entendre et elle savait qu’il pouvait le punir pour des lamentations. Le père avait une perception très sévère de ce qu’était un homme. Alors que Keziah n’était encore qu’un petit garçon, il lui interdisait de pleurer, de se plaindre ou d’avoir peur. Bon sang, le courage était important, mais la gouvernante était certaine qu’il fallait laisser un enfant être un enfant. « Demain, tu apprendras à compter. Alors dors, soit sage. »
***********************
Il buvait, assied dans son fauteuil. Ses yeux étaient vides, depuis longtemps, depuis le jour où il avait rencontré Lua. « Monsieur. » souffla-t-elle en faisant sa révérence. « Lua. » Elle s’arrêta, constatant qu’elle ne pourrait visiblement prendre congé dans l’instant. « Je veux que Keziah apprenne à manier l’épée et ce, le plus tôt possible. Dans quelques années il sera adolescent et pourra être l’écuyer de son oncle. » Elle rassembla ses mains ensemble, faisant quelques pas, il était dos à lui, mais elle n’osait pas avancer assez pour lui faire face. Il était trop intimidant pour qu’elle arrive à le confronter. « Keziah n’as que dix ans. Laissez-lui un peu de temps, il s’intéressera aux épées sans que vous n’ayez à lui demander. Tous les garçons de son âge rêvent d’être chevalier. » Un sourire, une tentative de légèreté, mais lui restait de marbre. « Alors pourquoi lui ne rêve que de littérature et d’équitation ? C’est bien de cultiver son esprit, mais cela ne fera pas de lui un homme. Il faudra qu’il apprenne à être fort, à se défendre et à défendre sa famille. »

La voix de l’homme tremblait, il s’était levé et avait regardé Lua dans les yeux. Il faisait peur, ainsi, mais sa douceur ne pouvait que l’apaiser, le pousser à s’excuser. « S’il ne s’y intéresse pas d’ici un an, je lui trouverai un maître. Pourquoi ne pas lui montrer des histoires de chevalier ? »

Elle s’approcha, posa la main sur son bras. Il pouvait plonger son regard dans le sien et avoir la certitude que cette personne le comprenait. Mais ce qui le rendait réellement hargneux, c’était de voir, jour après jour, ce garçon ressembler de plus en plus à sa mère. Si seulement il n’était pas aussi insupportablement androgyne, ce serait supportable.


Chapitre III : Vie
Le jeune Soen s’était laissé charmer par les histoires que Lua lui avait raconté et s’entraînait, tous les jours, à l’épée. Il aurait aimé apprendre différentes armes mais son père insistait pour qu’il se spécialise, afin de connaître un domaine, mais de le connaître bien. Son père ne put le retenir très longtemps, c’est lors de ses dix-neuf ans qu’il exprima à son père le désir de demander en mariage une demoiselle qu’il avait remarqué. Elle était un très bon parti et sa famille semblait apprécier le jeune homme.
Malgré le mariage arrangé, Keziah s’était faufilé dans la ville d’Elena pour demander à sa promise de venir passer la soirée avec lui, sans chaperon, libres dans les rues de la ville. Elle avait accepté et à ce moment, on lui avait déjà annoncé son mariage. Pourtant, ils s’ouvrirent l’un à l’autre comme si rien ne les attachait réellement de manière restrictive, de bon cœur et de légèreté, il l’avait demandé en mariage. Et comme si elle lui donnait son accord, elle avait accepté, les joues roses, assise au bord d’une fontaine.

C’est au fil du temps que la demoiselle tomba amoureuse de l’humain, de ses cheveux qui ne furent plus jamais coupés et avec le temps, prenaient de petites pointes adorablement bouclées. De ses yeux, verts, d’une pureté lumineuse et de ses traits délicats. Mais ce qui la charmait était sa douceur, sa candeur, Keziah était un être de bienveillance et les sourires, tant ses gestes doux le montraient.

Le ventre de la dame s’arrondit et ils n’eurent pas le temps de se faire prier pour fournir des héritiers. Des jumeaux, puis une petite fille, les amours de sa vie étaient réunis et Keziah vivait dans le confort de sa noblesse. Il put apprendre à manier l’arme qui le passionnait le plus, la lance, apprendre à combattre en montant. Il s’était instruit, comme sa gouvernante l’avait toujours encouragé à lire.

***********************

Janvier 1274 de l’âge d’argent

La petite chambre, éclairée d’une simple lanterne sur la table de chevet, portait le portrait triste du corps, encore vivant, mais faible de Lua. Les petits yeux noisettes n’avaient pas perdus de leurs lueur, ses cheveux s’éparpillaient près de ses épaules et elle souriait, confiante. Malgré le vide qu’elle fixait, celui qui l’attendait pour les années à venir, elle était heureuse d’être près de ce garçon qu’elle avait accompagné toutes ces années et qui aujourd’hui, lui faisait la lecture, comme on rend à une mère ce qu’elle nous as donné.
Keziah se laissait porter par les mots, orateur de talent, il oubliait presque la maladie et les histoires savaient apporter avec elles la douceur, le réconfort. C’était différent de ce qu’il se permettait de lire à ses enfants, lorsqu’ils refusaient de s’endormir. Lua, doucement, fermait les yeux, ses traits fins un peu creusés par les jours, quelques rides restaient témoins des rires qu’ils avaient eu ensemble. Elle s’endormait sous cette berceuse, la meilleure qu’elle n’aurait jamais osée demander, celle qui était certitude qu’elle avait donné à un enfant la santé, le bonheur et un avenir. Elle n’avait pas besoin de lui dire, elle était certaine qu’il irait loin.

Même si elle restait longtemps, très longtemps dans le palais de mort, errante, elle pouvait trouver paix dans ce moment de joie, celle qu’elle savait avoir habité son cœur le long d’une vie.

Elle était belle, dans le lit de son dernier souffle, doucement embrassée par les larmes de Keziah. Mais il souriait en regardant ce visage paisible. Il n’oublierait pas sa bienveillance, sa douceur, c’était une promesse, comme celle des chevaliers dans les livres qu’elle lui avait lues. Le Soen referma doucement le livre et replaça les quelques mèches de cheveux sombres. Étais-ce son père qu’il entendait pleurer près de la porte ?

**************

Comme une tempête, le père de Keziah s’était ranimé, comme un volcan il s’était embrasé et il était en colère, si ce n’était que pour cacher les armes qu’il n’avait su enterrer lors de la mort de Lua. Elle avait été, depuis la mort de sa femme, ce qui l’avait gardé calme, ce qui avait préservé la paix. Et maintenant qu’elle était partie, l’homme ne voulait plus attendre, il était impatient et voulait que son fils prenne sa succession et cesse de se terrer dans le confort sans prendre de responsabilités.

Keziah, même s’il ne comprenait pas les désirs de son père, voulu apaiser sa colère et sa tristesse et accepta d’entrer dans la garde de la ville, pour rendre utile ses talents de combattants. Lorsqu’il eût l’occasion de voyager pour une mission, il accepta, enthousiaste à l’idée d’une aventure, même si c’était un peu une perception de petit garçon. Keziah promit à sa femme, ainsi qu’à ses trois enfants, qu’il reviendrait, les embrassant avant son départ.

Chapitre IV : Non vie


Juillet 1276 de l'âge d'argent
Le souvenir flou d’une attaque était resté dans son esprit, mais réellement Keziah s’était écarté du groupe avec un frère d’arme pour partir un éclaireur. Évidemment, il était facile d’envoyer le nouveau pour se débarrasser du sal travail. Ses yeux s’étaient agrandis à la vue d’une de ces bêtes dont il n’avait entendu parler qu’en histoires, histoires qu’on évitait de raconter aux enfants. Elle était de sang, d’un regard dément, ses dents étaient visibles, crocs intentionnellement sorties. Keziah avait vu son ami se faire assaillir directement par la gorge. On pouvait voir que celui-là était jeune, inexpérimenté parce que ses réflexes l’avaient conduit directement à sa perte.

Pendant qu’un des deux vampires était occupé à vider le garçon de son sang, Keziah s’était rapidement placé en position de combat et avait reculé d’un saut, à semi escrimeur, il voulait avoir, face à lui, les deux sangsues et ne pas les perdre des yeux. C’est celui qu’il avait vu en premier qui fut sa première cible dans une fente qui lui aurait été félicité en temps d’entraînement. L’ancestral fut d’ailleurs impressionné qu’il arrive à le toucher, malgré sa colère apparente. La seconde attaque fut évitée, puis Keziah fut désarmé par la bête qui visiblement, avait terminé son repas.

Le Soen recula, ses pas se voulant rapides, mais la bête parvint à toucher son bras de sa dague et rapidement, ses mains se retrouvaient magiquement liées. La sangsue s’approcha, au plus grand dégoût de l’homme, puis s’arrêta sous un regard autoritaire de l’ancestral.


Chapitre V : Bête
Son corps entier bouillait, la morsure l’avait brûlé, jusqu’à l’intérieur de son sang, mais les heures la suivant étaient plus fiévreuses encore. La douleur, elle partait du cou, mais suivait tout son corps. Chaque parcelle de sa peau, chaque organe, chacune des parties de son sang mourrait. Il s’était réveillé, ses deux poignets enchaînés mais ses pieds, libres. Et ce regard, empli de folie, qu’il avait vu quelque part mais il ne se souvenait pas, peu importe à quel point il tentait de se souvenir. Il souriait, comment pouvait-il sembler à la fois joyeux et aussi agressif?

Il avait ri, simplement, presque doucement, en voyant de regard confus, désorienté et vulnérable. Il réalisait, petit à petit, qu’il n’avait aucun souvenir, et l’ancestral, sans lui expliquer, s’amusait de voir évoluer son état. C’est lorsque le petit jeu eût assez duré que Keziah réclama des explications. « Tu es un vampire. C’est moi qui ait fait de toi ce que tu es. » Alors qui était-il avant ? Pourquoi l’avait-il transformé, comment l’avait-il trouvé ?

Le maître répondait simplement qu’il n’avait pas besoin de savoir. Tout ce qu’il était à présent, était ce qu’il était devenu grâce à lui. Il fut détaché, sous l’autorisation de son maître et nourri, d’un garde qu’ils avaient capturé lors de sa transformation. Ses yeux effrayés semblaient le reconnaître, mais Keziah, lui, regardait ces yeux emplis d’horreur sans comprendre. Tout ce qui était important pour lui était cette sensation de faim et la certitude que mordre cet humain l’apaiserait. Alors il planta ses crocs, buvant jusqu’à la dernière goûte l’humain qu’on lui avait donné.

C’est plus tard que Keziah apprit qui il était, l’une parmi les autres des choses que son maître faisait pour s’amuser à le tourmenter. Mais au moins il savait, il avait un indice sur la personne qu’il avait été avant d’être devenu cela.

*******
On lui avait laissé sa lance, ses cheveux, sa vielle épée. On avait pris ses vêtements, sa mémoire, même les traits de son visage s’étaient creusés, un peu endurcis par les circonstances. Il faisait toujours en sorte de l’affamer avant de lui permettre de se nourrir, afin de déclencher des évènements violents, toujours plus sanglants les uns après les autres, Keziah était son petit animal de chasse favori. Ainsi, l’ancestral avait nommé le vampire Lavan, lui enlevant comme dernière humiliation, son nom.
Il était son arme, il ne servait qu’à tuer, le servir et le distraire. Et progressivement, le regard vert prit les mêmes lueurs que celles de son maître. Il prit goût au sang humain, aux combats, à ce sentiment d’adrénaline et le répit de tourment que lui permettait l’ancestral lorsqu’il gagnait ses combats. Mais par-dessus tout, il se plaisait à imaginer le visage de son créateur sur toutes ses proies et à les déchirer, les torturer et les détruire des manières les plus créatives que son esprit ne puisse imaginer.

Il cherchait la manière dont il tuerait ce déglingué le jour où il serait assez fort pour y arriver. Il suffisait d’être patient, fidèle, de ne laisser aucun doute derrière lui. Si c’était l’image que l’ancestral voulait voir, il serait l’animal, le chien enragé, à en devenir sauvage à force d’y croire. Keziah avait remarqué que l’ancestral avait certains talents en magie, mais qu’il s’entourait de créations destructrices pour une raison : Il n’était pas un combattant. Qu’un manipulateur, assez doué pour éviter de se faire tuer. Contre les petits esprits, cela fonctionnait, mais il suffisait d’analyser, de comprendre, pour amasser les armes contre lui.

***********

Février 1380 de l'âge d'argent


Il le provoqua en duel, pas contre son champion, ou un autre des vampires qu’il avait transformés pour le protéger, non, lui-même, seul à seul. Un duel, n’étais-ce que pour régler son problème de domination à ce fou, pour qu’il lui rende sa liberté, cesse de lui dicter ce à quoi il avait droit et ce qui lui était interdit. Seulement, avant de lui demander ce combat, il l’avait affaibli, utilisant du poison dans le sang qu’il lui avait versé dans une coupe.

Keziah savait, au fond de lui, que ce qu’il avait fait de lui était mal. Et c’était le monstre que l’ancestral avait créé qui l’affrontait, à la lance, ses réflexes avaient été l’un de ses plus grands atouts, empêchant le mage d’accomplir la plupart de ses gestes clés par sa rapidité et sa portée. Il aurait dû s’arrêter à le vaincre, se relever fier de sa victoire, mais Keziah n’allait pas cesser là, alors que lui, l’avait humilié et affamé depuis des années. Le vampire avait attendu cent ans pour cette vengeance et il allait lui rendre ce qu’il l’avait fait endurer. La lance se planta une dernière fois entre les entrailles de l’ancestral, alors que plusieurs marques témoignaient de ses plaies nombreuses, il retourna l’arme pour utiliser le pommeau, abimant son visage de marques bleues et noires, enfin sa lame vint se planter au même endroit. Si l’ancestral était encore vivant, il était affaibli, beaucoup trop pour se défendre contre la bête enragée qu’il avait créé lui-même.

Une dernière insulte, un dernier geste, le plus hargneux et pourtant le plus soulageant, lorsqu’il planta ses crocs dans la gorge de son ancien maître. Ses petits chiens de gardes auraient dû l’aider, mais étrangement, tous étaient satisfaits de cette fin et respectaient sa victoire. Il n’avait pas traité mieux les autres, alors ils ne désiraient pas le défendre, c’était aussi simple que cela et l’ancestral récoltait ce qu’il avait semé.



Chapitre VI : Émancipation

Août 1437 de l’âge d’argent


Il avait eu besoin de temps, beaucoup de temps pour s’adoucir, calmer les pulsions meurtrières qui avaient été enclenchés dans son esprit. Il n’avait pas regretté d’avoir tué et insulté son maître tel qu’il l’avait fait. Keziah avait été patient, il avait appris à mieux se contrôler avant de prendre la décision de poursuivre quelque chose qui lui manquait, malgré quelques bribes de conscience. Sa mémoire, il savait venir d’Elena et ayant fait quelques recherches sur le nom de sa famille et avait trouvé qu’elle était d’ascendance noble.

Il partit pour Elena à cheval, revoir les rues de la ville de sa jeunesse, les bâtiments qui semblaient familiers et pourtant, inconnus, étaient troublant mais apportait une nostalgie en quelques sortes agréable. Aucune image concrète ne venait à son esprit et les quelques souvenirs n’avaient rien de précis, des odeurs, des images floues, des voix, des émotions brèves. Pourtant, il savait qu’il avait été une personne bien douce, beaucoup plus tendre que ce qu’il était à présent. Il savait que sa vie dans cette ville avait été tout le contraire de ce qu’il était devenu. Elena n’avait rien de monstrueuse ou confinée. Keziah appréciait sa beauté, l’espace libre et grand, beaucoup plus que dans un sous terrain.

Puis il tomba sur cette maison, bien travaillée, mais vielle, très vielle. Les détails de l’architecture semblaient être travaillés de manière minutieuse, à en faire sourire le vampire, qui évidemment, prenait gare à ne pas montrer ses dents. C’est lorsqu’une petite rouquine entra dans la maison que son sourire s’éteint pour se retrouver surpris à l’observer. Elle prenait la poignée en main, c’est lorsqu’elle se retourna, en ouvrant la porte, qu’il vit ses yeux, d’un vert aussi pur que les siens, croiser les siens d’un regard méfiant. Elle se demandait probablement ce qu’un inconnu faisait à la fixer. Keziah détourna le regard et se mit à marcher aussitôt, mais c’est lorsqu’elle fût à l’intérieur de la maison qu’il se permit d’arrêter pour regarder par la fenêtre, l’intérieur de la maison éclairée par des chandelles. Il connaissait cet endroit, il ne savait pourquoi, mais il était certain de le connaître.

Keziah revint de son voyage, plus sage, plus calme. Des crises lui prenaient souvent, la démence de son maître transparaissant dans sa personnalité, il avait gardé son regard, un peu étrange et dément, dont il tentait de se débarrasser. Mais le traumatisme était lent à guérir et le vampire ne pouvait que faire ce qui était en sa capacité pour mieux comprendre comment socialiser : Analyser les autres, hormis la loi de la force qu’il avait très bien assimilée, comprendre leurs discours, leurs manières. Alors que le vampire faisait des progrès à s’entraîner à s’exprimer de manière éloquente, il se souvenait de quelques règles de bienséances qu’il avait apprises lorsqu’il était humain.




Chapitre VII : Guerre

Des années dans une non vie qu’il apprivoisait, dans une solitude certaine et une impatience palpable. Ne serait-ce que par obligation, peut-être un peu par respect il avait été fidèle à Lorenz Wintel. Il fit ses preuves, au fil des années et de grade en grade, devint général de l’armée de Wintel. Il n’avait pas à se plaindre, il avait tout pour lui et les années les plus difficiles étaient derrière lui, pourtant, il ne restait plus rien de la douceur d’Elena. Il n’y avait plus que le sang, sa ferveur dans les combats, les armes et cette lueur de folie qui refusait de quitter son regard.

Il suivit Wintel, lorsqu'il sortit des sous terrains, au même moment que les dragons. Il le suivit en combattant aux côtés des hommes de Korentin lors de l’Aube rouge. Comme un pantin désarticulé, sans vraiment réfléchir, il faisait confiance à son prince et à ses décisions. Ainsi parti-t-il avec le prince lorsqu’il trahit les rebels, quel était l’importance de voir un empereur ou un autre sur le trône humain après tout ? Keziah avait toutes les années du monde devant lui pour voir cette guerre naître et mourir, ces empereurs qui ne devaient leur couronne qu’à leur sang, rejoindre mort un jour ou l’autre. Alors quel était l’intérêt de se battre pour un empereur, s’il devait être remplacé par un fils qui ne serait peut-être pas plus respectable que le dernier.

Les alayens étaient exécrables, prétentieux, agaçants. Mais ils étaient aussi des mortels et finiraient par être vaincus. Oh il aurait voulu tuer plus de ces petites vermines élitistes, mais tant que son prince était satisfait, Keziah obéissait.

***************

Il s’était faufilé dans aigue royale, joueur, à la recherche d’un encas, de quoi se nourrir, pourquoi ne pas chercher parmi les prisonniers ? Et il l’avait trouvé, comme une boule de papier chiffoné, elle était recroquevillée sur elle-même et avait levé la tête pour lui montrer son regard dépareillé. Il aurait rougi, si sa vie ne l’avait pas rendu aussi insensible à ce genre de charmes. Mais cette petite frimousse se posant sur lui et ce regard candide, presqu’innocent. Keziah souriait, se souciant peu de montrer ses dents, il s’approchait.

Il aurait voulu lui parler, apprivoiser cette petite bête effarouchée, sauvage qui avait peur de lui. Quel dommage qu’elle ne le laisse pas l’approcher plus facilement. Un peu irrité, il arrêta la pierre qu’il tenta de lui lancer. Mais l’irritation faisait place à l’amusement, l’intérêt. Keziah penchait la tête sur le côté, gardant son sourire, il se laissa la regarder un moment, il se permit cette envie de posséder ce petit animal farouche.

Se laissant aller à ce désir, il s’approcha rapidement et d’un coup d’un seul, pénétra sa chair de ses crocs. Le sang était doux, agréable, il goûtait bon. Le sang d’un humain qui n’était pas immunisé. Le sang d’une humaine qui deviendrait sa vampiresse. Keziah relâcha son emprise avant de trop l’affaiblir. Comme il était dommage de devoir faire mal à une si jolie jeune femme pour l’avoir à lui seul.

Il la souleva, entre ses bras, tenant sa tête d’une main pour l’emporter à l’abris, dans ses appartements. À son réveil, Kyne Marchevent serait confortable, seule dans le lit du général. Mais lui, veillait sur elle, de manière un peu paternelle, il surveillait sa fièvre et s’était assuré qu’elle ait de quoi se nourrir au réveil.

*******************

Vraorg, son arrivée qui respectait, plus que tout, la loi vampirique du pouvoir. Keziah s’était plié à son autorité, il n’était pas certain que tout ce qu’il faisait était juste. C’était peut-être…exagéré, comme mesures. Répandre le sang ainsi, souvent inutilement et par simple haine, c’était irréfléchi. Cela lui rappelait en fait les Alayens, leur tendance aveugle à détester tout ce qui était magique, sans savoir pourquoi, obéissant à leurs pulsions, à leur haine, à ce qu’on leur avait enseigné…
Un peu comme lui, en fait?

Mais Keziah était réaliste, il ne pouvait faire face à Vraorg sans y passer, ou être très endommagé dans le processus. Alors il se soumit, obéit, gardant son poste de de général dans la théocratie. C'est pendant ces années qu'il se mit à réfléchir sur les armes qu'il maîtrisait, utilisant celles qu'on lui avait appris à manier pendant sa vie humaine, il chercha une nouvelle arme à manier, quelque chose de différent, une autre distraction. Son côté espiègle le poussa à choisir le fouet, lorsqu'il vit l'arme châtier un soldat. Il avait commencé à s'entraîner, voyant cette arme comme un plaisir, quelque chose qu'il avait décidé pour lui et non pour satisfaire une armée ou une bataille.

Kyne était l’exeption à son insouciance, il avait vu en elle un magnifique potentiel qu’il désirait utiliser à son aise. Une bonne mage, elle était aussi la seule chose qui l’animait encore de sentiments. Non, il ne l’aimait pas, mais il voulait lui promettre un avenir glorieux, il voulait pour elle mieux que ce qu’on avait fait de lui. Pourtant, il l’utilisait comme une arme, elle l’accompagnait dans les combats. Même si Keziah gardait toujours une autorité ferme sur elle, il refusait qu’elle soit maltraitée, non seulement parce que cela le plongerait dans ses propres souvenirs horrifiants, mais aussi parce qu’il ne voulait pas qu’elle se retourne contre lui. Étais-ce de la manipulation que d’agir comme un père pour garder sa fidélité ? Un peu, mais ses comportements étaient sincères, même s’ils étaient basés sur des craintes.

L’entraînement qu’il lui fit subir pour qu’elle arrive à contrôler ses pulsions primaires était difficile, mais Keziah refusait de créer un monstre, comme son maître l’avait fait. Il refusait de devenir la victime de son propre jeu. Et au fil du temps, peut-être pour s’accrocher à quelque chose, probablement par promiscuité, ils devinrent amants. Pourtant, ce n’était pas un amour romantique qu’il ressentait pour elle. C’était celui d’un père.

Kyne était son côté innocent, la candeur qu’il avait perdu en même temps que ses souvenirs, son nom et sa vie. Il avait pris ses décisions lui-même, mais sans elle, les sentiments qui l’avaient poussé à vouloir être libre ne seraient jamais nés. Il trahit Vraorg lors de la bataille de Sandur, se promettant qu’il ne serait plus que le maître de lui-même, à partir de ce moment.






Chapitre VIII : Pouvoir


Depuis l’absence de Wintel, le royaume vampirique n’était qu’un amas de désordre incontrôlable. Évidemment, Wallam régnait d’une justesse qui inspirait Kyne, sa kyne qui faisait tant de progrès à avancer sa magie. Mais il ne fit pas long feu, Keziah croyait à sa mort plutôt qu’à sa disparition. Le Soen voyait ce chaos entourer progressivement Dureroc, sans prince, ils ne savaient comment agir, eux qui avaient pourtant agi des siècles sous la loi du plus fort.

Devant cette débandade politique, un peu insouciant, le vampire tentait de suivre les évènements, mais pensait silencieusement à quitter la citée pour retourner vers une vie plus humaine. Elena n’était plus, mais une quête de liberté voulait naître dans son cœur et les questionnements l’impliquant lui disaient que peut-être, le voyage serait la solution à ce besoin de liberté, de réponses.

Comme toujours, il fût patient, demandant à Kyne de l’être elle aussi. C’est lors de la mort d’un autre prince, portant le nom de Drak, que Keziah en eût assez de voir le chaos régner sur ses terres. Les vampires étaient capables de plus de fierté et de grandeur, ils ne pouvaient être destinés à cette discorde éternelle.

Keziah était conscient de risquer sa vie dans cette audacieuse quête qu’il commençait. Mais il était déterminé et si l’évasion n’était plus ce qui pouvait lui ramener le bonheur d’antan, le pouvoir était sa liberté. Secrètement, il avait demandé à un ami de confiance, qui l’avait accompagné le long des années, de protéger Kyne s’il devait être défait. Il avait pris sa décision au moment où il avait posé cette action. Il voulait le trône vampirique, c’est combat après combat qu’il enchaîna les victoires. Beau parleur, ses promesses pour kynes n’étaient pas modestes. La mort et le sang était de nouveau sur son passage, mais le royaume avait un prince, ainsi qu’une princesse, la sienne. Elle avait été son arme, pendant ses combats, alors elle méritait sa place à ses côtés. Ils n’étaient qu’un, tous deux régnaient, parfaitement fusionnels.





Liens


Kyne Marchevent: Sa création, sa possession. Kyne est son amante et son arme, mais aussi la flamme qui l'anime de détermination. Les promesses qui lui as faites, l'avenir qu'il désire lui offrir, c'est ce qui le pousse à continuer d'avancer. Les amants ont une relation fusionnelle, pourtant beaucoup plus familiale qu'amoureuse, ils se laissent aller à leur désirs, n'ayant que faire de la conception de la famille qu'ont les humains et des tabous qui pourraient les concerner. Kyne était la sienne, il croyait en sa force ainsi qu'en son potentiel et il tuerait qui le nierait.

Son père: Le souvenir bref, irritant de sa hargne, de sa détresse. Lors de sa vie humaine, Keziah n'avait jamais su pourquoi l'homme montrait tant de haine et de dégoût envers lui, alors qu'il avait tant d'attentes. Il lui reprochait ses allures androgynes simplement parce qu'il lui rappelait insupportablement sa mère décédée à sa naissance et le deuil que le père s'était empêché de vivre.

Sa femme: Douce lumière de sa vie, obscurité d'un souvenir dans sa non vie, si ce n'était son parfum, sans vraiment savoir qui, lorsqu'il avait revu la fontaine en revenant à Elena après la mort de son maître. Il l'avait aimé, pas autant qu'on aime une mère, ou un fils, mais il l'avait aimé, du mieux qu'il l'avait pu.

Ses enfants: Les amours de sa vie, il ne les avait connu que quelques années, pourtant, il leur avait donné tant d'attention et de temps.

Lua: Sa gouvernante, comme une mère, elle avait toujours été présente, douce, elle était celle qui avait crée son bonheur. Parmi les souvenirs que Keziah avait retrouvé, un peu maladroitement classés, elle est celle qui l'a le plus marqué.

Son ancien maître: Ancestral exécrable, il l'avait transformé en monstre, il l'avait humilié le plus qu'il le pouvait, lui enlevant son nom, son humanité, sa vie, sa mémoire. Keziah est terriblement rancunier envers cette personne. La vengeance à laquelle il a eut droit a apaisé sa colère, mais il a vite réalisé qu'elle n'a laissé que le vide derrière lui. Il l'a détruit, pour le domestiquer comme un animal sauvage qu'on arrachait à ses terres.

Royaumes humains: Éphémères, mais vivants, Kexziah n'as encore eu aucune relation diplomatique avec ces royaumes mais il ne désire pas plus que nécessaire faire de mal. Il garde encore une certaine appartenance aux humains, par son passé oublié, oui les humains étaient des petits animaux qui s'éteignaient si rapidement, mais leur vie n'avaient pas moins de valeur. Ils étaient et avaient toujours été leur nourriture, c'était naturel, mais le mépris n'était pas obligatoire. Keziah ne souhaite pas entrer en conflit avec eux à moins d'avoir une bonne raison.

Royaume elfique: Encore une fois, rien ne le pousse à avoir de mauvaise relation avec ces êtres, bien qu'étrangers et méprisant, bien différent d'eux. Ils avaient été ennemis par le passé, sans conscience Keziah n'avait eu aucune rancune à en tuer certains. Il ne les aime pas particulièrement, mais considérant le contrat originel, Keziah ne veut pas commencer de guerre inutile. Il avait appris à respecter les esprits, cela était encré en lui et il ne désirait pas réveiller les chimères.






Derrière l'écran

Petite présentation : DC Mëryl

Rythme rp : Avez vous bien comprit le rythme rapide d'Armanda ? Ouais
Particularités rp : Nahh

Comment avez vous découvert le forum ? : Écoute, ça remonte à 2014….

[b]Avez vous signé le règlement ? : Via mëryl







Dernière édition par Keziah Soen le Sam 12 Nov 2016 - 3:18, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Keziah Soen Keziah Soen Icon_minitimeMar 8 Nov 2016 - 23:19

Ai terminéééééé Keziah Soen 1916809382
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MessageSujet: Re: Keziah Soen Keziah Soen Icon_minitimeMer 9 Nov 2016 - 3:16

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Équipement et magie
Il ne faut pas faire les boutiques lors de la création de la fiche. Tu pourras acheter les items avec ton argent de départ en jeu Wink

Tu dois garder 1 seul de ces objets : Fouet à épines, armure de terreur ou lance sanguine.

Bien sûr, tu peux ajouter des éléments « génériques » à ton inventaire (ex : fouet normal, armure à plaques, etc)

Caractéristiques
Voici ce que je te propose pour les caractéristiques. Ton personnage aura une magie innée « correcte » avec ça :

Physique :
Furtivité → Tu peux l’augmenter jusqu’à moyen, à moins que ce soit une raison RP qu’on le remarque constamment (même quand il ne le veut pas)

Réflexe → Très bon (c’est dit dans l’histoire qu’il a battu l’ancestral grâce à ses grands réflexes)

Mental :
Prestance/charisme → Maître (Bon orateur + prince noir)

Combat :
Épée → Moyen (Keziah a eu un entrainement et c’est quand même l’arme de prédilection de son père. Je suppose qu’il a atteint la moyenne? Sinon, bah, tu peux laisser à faible)

Fouet → Catastrophique/Très faible (Aucune mention dans l’histoire)

Descriptions physique et mentale :
Très belles descriptions ambre

Histoire
WWWOOOOOOWWWWW! Je suis épatée! Sérieux. Moi qui n’aime pas lire (chut! Faut pas le dire), ça s’est lu tout seul ambre

J’ai quelques interrogations suite à la lecture :
Que fait/Où est Keziah lors de la guerre contre les vampires qui les repoussent dans les souterrains? Il manque cet élément dans l’histoire.

Lorsque tu dis « Il suivit Wintel », c’est à partir de la sortie des vampires des souterrains vampiriques?

Comment se sent-il lors du retour des dragons?

Bref, c’est pas grand-chose. Bravo pour cette belle histoire. J’en ai apprécié la lecture ^^

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En tant que nouveau Prince noir, je serais bien intéressée à connaître son opinion quant aux dirigeants des autres royaumes Smile



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MessageSujet: Re: Keziah Soen Keziah Soen Icon_minitimeSam 12 Nov 2016 - 3:19

!Et vala!
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MessageSujet: Re: Keziah Soen Keziah Soen Icon_minitimeSam 12 Nov 2016 - 3:26

dragon

Sois le bienvenue sur tes terres, fils d'Armanda.
Tu es né avec une puissance magique innée de très faible mage et ton entraînement dans le domaine magique t'a permis d'atteindre un niveau très faible. Tu as d'ailleurs été choisi par le totem l'Ornithorynque dont tu as atteint le niveau 2.

Tes compétences ont été validées, tu pourras les faire évoluer tout au long de ton aventure. Tu as aussi un profil neutre à tendance maléfique qui pourra évoluer en jeu sur demande.

Pour tenir l'état de tes aventures à jour, tu possèdes une fiche de suivi de personnage qui se trouve en ce lieu. Tu peux y ajouter tes liens, ton inventaire, ton histoire personnelle et ce que tu souhaiteras. Tu peux aussi adresser tes questions ici.


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MessageSujet: Re: Keziah Soen Keziah Soen Icon_minitime

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