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L'empire de l'extase [PV Kaalys]

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MessageSujet: L'empire de l'extase [PV Kaalys] Mer 2 Nov 2016 - 18:23


I - Après tout, qu'est-ce qu'une nuit ?

[15 Septembre de l'an 7 de l'ère d'Obsidienne]

Ainsi, toutes les lampes éteintes, la lune disparue derrière des nuages gris et une fine brise s'enroulant dans mes cheveux, une immense obscurité lumineuse s'abattit sur moi. Rien, semblait-il, ne pouvait survivre à cette profusion, à cette tempête d'un calme souverain qui s'insinuait par le pas des portes et les fenêtres ouvertes, se glissait autour de moi, montait dans ma chambre, avalaient ici mon lit et mes couvertures, là caressait un vase garni d'un bouquet savamment constitué de dahlias rouges et jaunes ou encore la masse ferme de la commode. Ce n'était pas seulement que tout le mobilier se trouvât confondu ; mais il était difficile de trouver quoi que ce fût de corporel ou de spirituel qui me permît de dire : « Je suis là ». Parfois je levai la tête comme pour regarder quelque chose ou bien m'en préserver, je pouvais entendre des murmures qui venaient de plus en bas, dans les passages naturels du Domaine.

Rien ne bougeait pourtant dans ma chambre. Mais certains airs, détachés de la passe générale du vent, passèrent par la fenêtre qui était bien ouverte, que je profitasse de la douce candeur nocturne, se faufilèrent et s'aventurèrent à l'intérieur. Je pouvais presque les imaginer, questionnant, s'intriguant, jouant avec les pétales des fleurs en pot, se demandant si elles n'avaient pas froid. Puis, d'un frôlement léger, ils passèrent le long des murs, l'air méditatif, semblant demander aux dahlias si elles allaient maintenant se flétrir et interroger (doucement, car ils avaient du temps à leur disposition, tout comme moi) les feuilles de papier sur lesquelles j'avais commencé à écrire, afin de savoir si elles étaient des alliées, des ennemies et combien de temps j'allais demeurer là.

Ainsi dirigés par quelque lumière égarée, tombée d'une étoile dévoilée, d'une fenêtre illuminée ou même de rayons plus lointains, leur pâle empreinte posée sur tout ce qui se posait à son regard, les petits airs fouinèrent encore longtemps dans ma chambre. Ici, bien certainement, il leur fallait s'arrêter. Quoi qui pût périr et disparaître ailleurs, ce qui se trouvait ici était bien solide, au moins dans mon esprit. Ici, pouvais-je dire à ces lueurs fugitives, à ces airs tâtonnant qui respirent et se penchent sur mon lit même, ici vous ne pouvez rien toucher ni rien détruire. Sur quoi, avec un air las et spectral, comme si leurs doigts eussent eu la légère persistance de la plume, ils regardèrent, une seule fois, les yeux fermés, la molle étreinte de ma main sur le rebord de la fenêtre et les vents se mirent à d'autres quêtes. A la fin, ils cessèrent tous ensemble, se réunirent, soupirèrent en chœur ; en chœur aussi produisirent une rafale au son lamentable à laquelle ma fenêtre répondit en se refermant un peu, dans un grincement aigu.

Je répondais à leur soupir par un autre, qui me sembla doux à mes oreilles et je pris mon châle pour explorer un peu le Domaine de nuit, activité qui était sans doute très reposante. Après tout, qu'est-ce qu'une nuit ? Un espace bien court, surtout lorsque l'obscurité s'atténue si vite, qu'on entend si tôt chanter un oiseau, croasser une corneille ou qu'on voit s'aviver faiblement, au fond du ciel, un vert pâle semblable à la forêt qui l'entoure. La nuit cependant succède à la nuit. L'automne en possédait un bon paquet dans son magasin et les sort d'un mouvement égal et mesuré, avec des doigts infatigables. Elles s'allongent ; elles s'obscurcissent. Certaines d'entre elles suspendent là-haut de claires planètes, plaques étincelantes, multicolores. Les arbres automnaux, commençant à se ravager, connaissent l'éclat qui parcourt quelquefois les fanions en haillons dans l'obscurité fraîche des caveaux où des lettres d'or sur des pages de marbre parlent de mort sur le champ de bataille et d'ossements blanchis et consumés bien loin, là-bas, sur les sables d'Esfelia. Les arbres automnaux brillent dans le jeune clair de lune, le clair de lune des moissons qui donne sa plénitude heureuse à l'énergie du travailleur, étend sa douceur sur les lisses pierres blanches du Domaine et apporte aux cimes la caresse verte de la végétation.

Il me semblait maintenant que, touchée par la pénitence baptistrale et tout ce qu'elle comportait d'excellence, la bonté eût écarté pour moi le rideau pour faire voir ce qui se trouvait derrière lui, l'arbre solitaire, nettement détaché ; la chute des feuilles ; le balancement des branches, toutes visions qui devraient toujours être gravées dans mon esprit, si j'en étais digne. C'était à cette activité de mémorisation que je m'étais tout entière donnée, dans ma chambre, plus tôt, afin de ne jamais oublier l'extase tranquille que de pareils lieux me procuraient. Mais hélas ! la bonté de la nature tirait le rideau d'un coup sec ; il ne lui plut point de me montrer ce spectacle ; elle couvre ses trésors d'une plus profonde obscurité, la lune disparaissant à nouveau derrière les nuages. Car cette pénitence ne méritait qu'un aperçu et le labeur de bonté que du répit.

La nuit était maintenant pleine de vent et d'agitation ; les arbres se courbaient un peu plus, faisant des plongeons, et leurs feuilles s'envolant dans toutes les directions jonchaient les beaux parterres encore un peu fleuris, s'amoncelaient contre les pieds des murs, parsemant des sentiers d'humus. Je me retrouvais à tenir mes cheveux pour qu'ils ne cachassent pas ma vision. J'aperçus, entre deux clignements, un dragon blanc. Il brillait malgré l'obscurité de toutes les nuances qui rendent agréable le confort à un compagnon qui voudrait partager sa solitude. Ses ailes bougeaient légèrement sur les côtés et je fus prise d'une irrésistible force qui m'enjoignait à m'approcher de cette créature de légende.

Ce n'était que dans les histoires de mon cher père que je retrouvais des références à ces bêtes majestueuses. Il les imitait au son de sa voix et à sa gestuelle, comme s'il était pris de cette métamorphose chimérique que donnait l'imagination aux esprits assez ouverts pour se laisser aller aux grands mystères du monde, sans lesquelles il m'aurait été impossible de devenir celle que j'étais aujourd'hui. Mon père battait des bras inélégamment et il me faisait crier dans toute la maison, prise d'un effroi indescriptible pour l'esprit de jeune fille que j'avais à l'époque. Maintenant, c'était la curiosité qui m'habitait.

Je m'approchai assez près de lui pour tendre ma main sur ses écailles et les caresser doucement, sans autre parole.


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MessageSujet: Re: L'empire de l'extase [PV Kaalys] Jeu 3 Nov 2016 - 18:40

La lune était belle, bien ronde et si brillante… Elle jouait à cache-cache avec les nuages, offrant sa douce lueur aux noctambules puis la reprenant l’instant suivant. Sous sa pale lumière, le Domaine devenait soudainement plus mystérieux, parfois même un peu inquiétant. Le silence, troublé par le murmure du vent dans les feuillages, contribuait à cet effet. Quelques torches et quelques lanternes magiques éclairaient faiblement les allées, permettant aux visiteurs tardifs de circuler sans risque. Dans cet écrin de végétation, parmi ces bâtiments taillés dans la roche, il était aisé de se prendre le pied dans une racine noueuse et de s’écrouler sur le marbre. Kaalys avait apprit à faire attention, s’étant de nombreuse fois prit les pattes dans ce genre de piège lorsqu’il était petit. C’était l’une des raisons, à bien y penser, pourquoi il avait longuement préféré se déplacer en étant sur les épaules ou dans les bras de sa moitié d’âme. Mais il avait grandit. Le petit dragonnet maladroit avait laissé, peu à peu, place à un jeune dragon, grand et puissant… Bon, peut être pas aussi grand et aussi puissant que ses ainés, mais suffisamment pour le rendre fier et lui permettre de protéger sa petite sœur, Aïasil, qui avait tant souffert. Songer à elle en observant la lune le rendit heureux, car il l’aimait d’un amour sincère. La nuit représentait parfaitement la petite Obsidienne tandis que lui, Kaalys, représentait le jour.

Le jeune saurien de Nacre avait laissé son Lié s’en aller aux pays des rêves, lui qui avait sommeil, tandis que lui décidait de se balader encore un peu avant de trouver un coin douillet où passer la nuit. Un petit recoin dans la roche serait idéal… Kaalys grandissait de jour en jour et la petite chambre de son Chanteciel commençait à devenir bien trop exiguë pour qu’il y dorme encore. Cela ne le dérangeait pas, bien au contraire, car il lui était possible de profiter pleinement de sa liberté, s’en allant parfois jusqu’à Estëllin ou au pied de la montagne. Téméraire et courageux, la Nacré n’avait pas peur des mauvaises rencontres et, étant donné qu’il pouvait enfin voler, parcourir les distances était très facile. Et, bien qu’il n’appréciait pas les combats, il était prêt à se défendre si cela était nécessaire.

Mais ce soir, point d’escapade nocturne en dehors du Domaine. Kaalys avait décidé qu’il serait préférable de se tenir tranquille lorsqu’il avait vu le vent commencer à se lever, faisant se détacher les feuilles et se courber les arbres. Seul, l’Eclat Blanc décida de se rendre à un petit promontoire qu’il appréciait et qui lui procurait une vue magnifique sur l’horizon, bien qu’en cette nuit, la visibilité n’était pas très bonne. Là, il s’assit tranquillement sur ses antérieurs, sa queue venant s’enrouler autour de son corps tel un serpent et ses ailes, légèrement écartées de son corps, bougeant légèrement dans le vent. Il se tenait là depuis quelques minutes lorsqu’une douce fragrance vint titiller ses sens. Quelqu’un s’approcher et pénétrer dans son espace personnel, mais le Dragon Blanc demeura immobile. Calme, il ferma doucement les yeux sous la caresse, ses prunelles dorées disparaissant quelques instants, avant que l’or vienne se poser sur l’inconnue.

C’était une jeune femme, très belle selon les critères humains. D’une main, fine et élégante, elle retenait sa crinière soyeuse, bien que quelques mèches récalcitrantes s’en échappèrent pour tournoyer dans le vent. Elle n’était pas très couverte et sortir dans le froid et sous le vent n’était pas une bonne idée… Alors, doucement, Kaalys se tourna vers elle, approchant son sa tête pour souffler – doucement – de l’air chaud. Ses grandes ailes se déployèrent majestueusement de chaque côté de son corps et vinrent enfermer la jeune femme dans un écrin protecteur, l’abritant des éléments.

L’or plongea dans l’émeraude avec douceur, l’esprit du saurien venant entourer celui de l’humaine, le réchauffant de sa présence rassurante et protectrice. Kaalys était d’une grande douceur dans son approche, cherchant le contact tout en essayant de ne pas brusquer cet esprit fragile, absolument pas habitué à la présence d’un esprit draconique. Il avait apprit qu’une approche trop directe pouvait faire des dommages, aussi prit-il son temps, sans jamais la quitter des yeux.

- Belle fleur. La salua t-il, sa voix douce et apaisante raisonnant délicatement dans l’esprit bipède.
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MessageSujet: Re: L'empire de l'extase [PV Kaalys] Ven 4 Nov 2016 - 12:23


II - Le calme et la beauté se donnaient la main

Ainsi le domaine se trouvant vide, les gens se roulant dans leurs matelas, l'air vagabond, avant-garde des grandes réalisations, me porta jusqu'aux légendes, frôlait le nu de ma peau, ne rencontrait aucune résistance sérieuse, alors que mon attention était tout entière accaparée par la candeur de la créature qui se tenait juste en face en moi. Ce que l'on avait l'habitude de voir (c'était bien différent de tout ce que je voyais ici), ces choses-là seules gardaient un reliquat d'existence dans mon esprit et, dans ce monde fantastique, ne m'indiquaient seulement qu'ils avaient été jadis gonflés par une vie battante. Je pus me tenir là encore longtemps, mais la créature me jeta un regard aurifère à la richesse exquise. je voyais les beautés des levers et des couchers de soleil qu'ilyanth m'avait tant vantés ; la nuance presque parfaite des couleurs ; leur palette sans fin. Le dragon se tourna et m'enveloppa d'un souffle d'air chaud que l'été avait jadis contenu, semblait-il, dans sa profondeur, dans lequel parfois une forme humaine s'était tournée. Des ailes m'entouraient également avec une douceur extrême et je fondais comme absorbée par la chaleur de la créature. Maintenant, comme toutes les autres nuits, la lumière tournante de la lune projetait sa claire image sur le dragon albâtre, comme si elle se mirait dans le reflet de ses écailles. Les ombres des arbres cependant dont le vent agitait les panaches, faisaient des révérences qui obscurcissaient un instant l'endroit où je me retrouvais protégée d'une nature excitée ; ou encore les oiseaux nocturnes promenaient à travers la forêt avec un doux frémissement.

C'était ainsi que régnaient encore le calme et la beauté dans mon cocon, et leur union donnait à cette même beauté l'aspect d'une forme d'où la vie naissait, forme solitaire comme l'ermite du haut de son rocher et qui disparaît si vite dans sa pâleur vespérale que c'était à peine si le regard l'avait dépouillé de sa solitude. Le calme et la beauté se donnaient la main dans mon univers. Leur énergie était si palpable, si réelle que mon cœur, malgré la grande tranquillité que mon esprit connaissait, se mit à battre à folle allure. L'irruption du regard doré de la bête de légende, comme l'inquisition douce et tenace de la vision, qui s'infiltrait à travers les dernières mèches rebelles de ma coiffure, me répétait des éternelles questions, c'était du moins comme cela que je le conçus : « Allez-vous flétrir ? Combien de temps allez-vous rester là ? » pareillement que le vent qui questionnait les fleurs et les écrits de ma chambre. Mais ces questions troublaient à peine cette paix, cette indifférence, cette intégrité, comme si aux questions que les yeux posaient il n'eût guère été nécessaire de répondre : « Je suis là. Je demeure. »

Rien, semblait-il, ne pouvait briser cette image, corrompre cette innocence ou troubler ce mouvant manteau blanc qui, à mesure que les instants s'étaient succédé sous les ailes du dragon, absorbait dans sa texture écaillée les cris finissants des oiseaux, les bruissements des branches, les murmures et les bourdonnements de la nature. Une seule fois la paix fut brisée : « Belle fleur », fit-il sonner dans mon esprit, d'une voix posée et agréable. Puis, de nouveau la paix s'établit ; la lumière s'inclina de nouveau. Je déchirai le voile du silence d'une longue inspiration, suivie de son expiration. « Noble dragon, souris-je, je m'appelle Claire Lunovel. Excusez-moi de déranger votre repos. » Je ne sus trop quoi rajouter. La vue de cet être avait causé une maladie dans mon cœur, que l'on appelait curiosité, mais elle aurait été contentée en observant la créature de loin. Comment m'étais-je retrouvée dans son intimité, au sein de ses ailes ? « Je vous remercie de votre chaleur, mais je ne crains ne pas être capable de vous fournir quoi que ce soit en compensation. » Je me paraissais bête. Je parlais à cet être comme si cela était la plus banale des discussions que j'eus entretenue à la Cour aldarienne. Pourtant, une telle douceur ne put trouver d'autre réponse et je me risquais à le caresser une nouvelle fois, timide dans mes gestes.

« Les soirs sont un repos exquis. Vous avez de la chance de pouvoir les contempler à votre guise », commentais-je. A travers les murs ailés de son intimité j'avais une vision de la mienne, qu'elle mettait à l'ombre.


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MessageSujet: Re: L'empire de l'extase [PV Kaalys] Jeu 10 Nov 2016 - 3:21

Kaalys avait été d'une extrême douceur et d'une grande prévenance envers cette douce humaine, qui semblait si fragile que s'en était troublant. L'esprit encore jeune se demandait pourquoi elle était ainsi, si délicate que – telle un fin pétale de rose – elle pouvait se briser. Ou était-ce lui qui était trop robuste, avec son large poitrail et ses puissantes pattes aux griffes déjà bien tranchantes ?

Questions sans réponse, mais au moins, cette douce apparition était désormais à l'abri des éléments, protégée par un étau des plus délicats et tout à fait unique. Kaalys, lui, ne craignait pas le vent qui venait glisser sur ses écailles sans jamais le déstabiliser, le froid lui étant également étranger. Avait-il déjà frissonné, lui qui avait goutté aux saveurs de l'hiver ? Pas dans son souvenir, où il apparaissait comme un dragon appréciant très particulièrement la neige, où il pouvait se rouler pendant des heures pour son seul plaisir, ronronnant si fort qu'on l'entendait à plusieurs mètres de distance.

L'humaine ouvrit ensuite la bouche pour lui répondre. Cela sembla le surprendre un instant, puis Kaalys comprit qu'elle n'était pas encore habituée à son mode de communication. Fort heureusement pour eux deux, il comprenait ses mots et, une nouvelle fois, il caressa son esprit.

- Tu ne me déranges point.

Ne comprenant pas pourquoi les bipèdes s'évertuaient à mettre tant de distance entre eux, Kaalys opta immédiatement pour le tutoiement, cela lui venant bien plus aisément. Les mots étaient une méthode de communication bipèdes que le Nacré utilisait par commodité, mais il préférait de loin celle qu'il employait naturellement avec son Lié, à savoir l'échange de pensées, d'idées, d'images et de sons… Dit ainsi, cela pouvait paraître bien compliqué, mais il était pourtant très simple de communiquer une idée en l'insufflant directement dans l'esprit de son vis-à-vis… En communiquant ainsi, les pièges des mots étaient évités. Il était impossible de froisser un interlocuteur avec une parole de travers…

- Je suis Kaalys, fils de Silarae la Blanche et Atalos le Doré. Se présenta simplement le saurien. Pourquoi me devrai-tu quelque chose ? Je ne fais que te protéger de mes ailes. Demanda t-il ensuite, quelque peu étonné. Il ne faisait pas grand-chose, alors pourquoi vouloir lui donner quoi que ce soit en échange ? Cela ne lui demandait pas d'effort de se tenir ainsi.

Soudainement, un ronronnement s'échappa de la gorge du Dragon, qui ferma les yeux quelques instants sous cette timide caresse. Ses écailles étaient chaudes sous les doigts délicats et, en se concentrant un peu, Claire pourrait sans doute sentir son cœur battre avec force dans sa poitrine.

- Oui, cela est vrai. J'aurais aimé voler parmi les étoiles mais le vent est trop fort ce soir, surtout ici, en haut de la montagne. Mes ailes ne sont pas encore tout à fait prêtes à assurer un vol dans de telles conditions.


Les premières fois, cela avait été dangereux. Kaalys volait de lui-même depuis peu et, bien qu'il sache repérer les courants lui permettant de rester accroché dans le ciel, il préférait y aller doucement avec un temps pareil... Téméraire mais pas imprudent. Il partagea cette pensée avec son interlocutrice.

- Pourquoi es-tu dehors, si peu vêtue, par un temps pareil ? Ne veux-tu pas t'abriter ? Demanda le Nacré avec bienveillance.
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