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Promenade crépusculaire et splendeurs lunaires (pv claire)

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Ilyanth Neolenn
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Baptistrel Chantefeu

MessageSujet: Promenade crépusculaire et splendeurs lunaires (pv claire) Sam 24 Sep 2016 - 22:50

Soirée du 13 Septembre


Les rayons du soleil vespéral, semblables à des doigts de lumière, caressaient avec délicatesse les formes marmoréennes des bâtiments du domaine Baptistrel. En sortant de la bibliothèque, après de longues heures passées, le nez penché sur les lignes sinueuses des ouvrages anciens, je fus subjugué par la splendeur de ce spectacle.

Devant mon regard émerveillé, l’astre du jour rendait un sublime hommage à la beauté céleste en la parant des couleurs les plus éclatantes, afin que toutes les créatures vivantes s’en délectent. Quel extase que d’assister à ces noces mirifiques de l’or, du bronze, du violet et du rose, prenant possession des cieux et chassant l’azur de la journée. Bien que je l’ai observé maintes et maintes fois, cette vision éblouissante témoignant de la magnificence du monde me faisait frissonner de bonheur et emplissait mon cœur d’un maelstrom d’émotions ! Parfois, il m’arrivait de fermer les yeux afin de savourer la plénitude de cet instant et de ressentir au plus profond de mon être les vibrations de l’univers. Que ce chant me paraissait harmonieux et rendait grâce à la perfection de la nature et à la beauté de toute chose.

Mon esprit, prompt à la rêverie, vagabondait souvent vers des mondes invisibles, peuplés de songes et empli des splendides tapisseries confectionnées par les fils de mon imaginaire. De temps à autre, des souvenirs rejaillissaient en moi, rappelant à ma mémoire mon initiation de Baptistrel et ma communion avec la chaleur du brasier, me liant à cet élément et m’élevant au rang de chantefeu. Les flamboyants couchers de soleil faisaient vibrer mon âme et ressentir davantage la puissance de ce lien infrangible avec le feu.
Je respirai une grande bouffée d’air pur, humant les senteurs parfumées qui émanaient des parterres de fleurs et goûtant la tiédeur de l’atmosphère crépusculaire. Le calme régnait sur le jardin intérieur et, d’ici quelques instants, après la disparition du soleil derrière l’horizon, le voile de satin de la nuit envelopperait ce lieu.
A cette période de l’année, le temps commençait à rafraîchir, annonçant les prémices de l’automne qui bientôt couvrirait la montagne d’un rideau de grisaille et ferait résonner le clapotis de la pluie. Les arbres se dépouilleraient de leur parure de jade pour revêtir un manteau couleur d’or et de rouille, car tel était le cycle immuable des saisons qui se répétait inlassablement d’année en année.

Je continuai ma promenade dans les allées des jardins, indifférent aux badauds, perdu dans les méandres de mes pensées, et en proie à un questionnement d'importance. Qu’allai-je faire pour occuper ma soirée qui s'annonçait oisive ? J’avais dispensé tous mes cours de la journée et consacré de longues heures à l’étude d’interminables manuels de magie baptistrale. A présent, mon esprit bourdonnait à la recherche de l’une ou l’autre distraction afin d’oublier l’espace de quelques heures, mon dur labeur de professeur.

Mes pérégrinations me menèrent jusqu’à l’entrée du domaine où se tenait un attroupement de visiteurs, comptant parmi eux de nombreux humains. Mes prunelles aigue-marine, exquis mélange de saphir et d’émeraude, contemplèrent ce groupe hétéroclite, de visages inconnus, avec un plaisir et une curiosité non dissimulés. Soudain, mon regard intrigué tomba sur une jeune fille à la chevelure châtain, à la peau d’albâtre et aux yeux de velours.
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MessageSujet: Re: Promenade crépusculaire et splendeurs lunaires (pv claire) Sam 29 Oct 2016 - 21:44


I - Le ciel devint d'un incarnat que je tâchais de mieux voir

Les couchers de soleil étaient un accompagnement des plus agréables à de longues pérégrinations en territoire nouveau, comme le furent les bonnes montures, une outre d'eau fraîche, une longue cape chaude, les rivières où les barques s'évertuent sans avancer à maintenir leur stature. À un moment où je me dénombrais les réflexions qui avaient rempli mon esprit pendant les jours précédents, pour me rendre enfin compte si je venais ou non d'arriver à mon premier objectif (et où l'incertitude même qui me faisait me poser la question était en train de me fournir une réponse affirmative, à la vue de la majestueuse beauté qui me faisait front). Dans ma vision, au-dessus d'un arc de cimes échancrées, je vis des nuages gonflés dont le doux duvet était d'un rose mouvant, vivant, qui changera dans quelques instants, comme si un peintre insatisfait par les magnifiques couleurs qu'il donnait déposait une nouvelle couleur par-dessus. Cette nécessité de la vivacité me donna du baume au cœur, car bien à des lieues de l'inertie capricieuse que je tenais en respect. Bientôt, s'amoncelait devant moi une foule hétéroclite qui s'amusait du coucher du soleil. Le ciel devint d'un incarnat que je tâchais, en ouvrant grand mes yeux, de mieux voir, car je le sentais en rapport avec l'existence profonde de la nature et ma présence en ces lieux, le vent tourna d'un coup fit glisser mes cheveux devant ma figure. Je dus tourner ma tête sur le côté et la scène vespérale fut remplacée par la vue d'un ciel plus nocturne, qui s'éclairait d'un bleu sombre, avec la vision déjà de la nacre opaline des étoiles de la nuit. Je me désolais d'avoir perdu ma bande de ciel rose lorsque je me mis de nouveau droite et le regard fixé sur ma destination : le ciel avait viré au rouge cette fois et je me surpris à tourner ma tête frénétiquement pour rentoiler les fragments de ciel que j'avais en mémoire, si intermittents et opposites, de sorte que j'eus enfin une vue totale et un tableau en contraste de ma belle soirée.

Le paysage en courbe se déclinait en quelque chose de plus doux et je m'arrêtais alors avec tout le groupe qui me précédait. J'en profitai pour descendre de ma jument en lui glissant un regard complice et plein de remerciements, ce qu'elle me rendit avec un affectueux frémissement. Je regardais le manteau d'arbres qui verdissait les environs et m'engageait dans le sanctuaire si désiré. Il était difficile pourtant d'y pénétrer avec cette foule omniprésente. Si le lecteur l'oubliait, je hais les foules. Non pas les individus en eux-mêmes pris dans leurs caractéristiques les plus particulières, mais plutôt cet attroupement organique, dénué de personnalité et de sens, comme l'est une musique jouée par un artiste peu à l'écoute de ce qu'il crée. C'est ainsi qu'il m'arrivait de soupirer gravement à cette vue-là, même si j'étais parfaitement consciente de la sévérité de ce jugement qui n'avait que peu de place dans mon cœur, je dois l'avouer. C'est ainsi que j'avançais et que j'entendis une dispute, non pas une émeute, mais un différend verbeux (parce que la nature du lieu contraignait toute violence), à l'orée de Domaine. J'étais intrigué jusqu'à ce que j'eusse rapporté sa cause dans mon esprit : il s'agissait d'une histoire d'argent, d'un voyageur ne payant pas son dû pour l'escorte qu'il avait engagée. Mon intelligence éliminait progressivement les bruits aigus des vociférations discordantes et je m'introduis au sein du groupe, déjà bien plus large que le simple pérégrin et son aide, pour tout bien comprendre.

Je devrais sans doute le narrer, mais je tâchais de régler cet incident diplomatiquement, de la manière dont je fus née dans ce monde, mais il serait long et fatiguant à écrire. Finalement, à l'ensemble des parties présentes, le voyageur remit la somme nécessaire à son garde du corps et ils s'éloignèrent quittes et en des termes neutres. C'était une peine bien assez harassante que de traiter avec des individus ne pensant à eux, mais c'était un bel effort pour une récompense de taille : les rares moments où l'on voit la nature telle qu'est elle, le plus poétiquement possible, c'était de ceux-là qu'était faite l’œuvre du bien et de la justice, dans un tableau tout aussi idyllique. Ainsi, dans la multiforme des individus présents, une puissante unité jaillit d'une paix retrouvée, parfois non clairement aperçue par eux, malheureusement, mais l'enthousiasme qu'excitait chez moi la découverte de ce lieu sacré me coupa du reste de la foule.

Je regardais au-dessus des épaules de mes homologues et je voyais un chemin qui se glissait jusque dans les plus sereins sanctuaires de la nature. En ce chemin, un elfe marchait, sa chevelure complétait les beautés que créait le soleil et son regard bleu croisa le mien et me transperça. Sans doute restais-je bête et coite pendant un instant, toutefois je ne savais si mon regard était planté dans le sien ou bien s'il était perdu dans le vide. Je repris mes esprits lorsque Gracieuse me lécha la main. Au contraire de mon habitude, je ne savais pas si je devais l'approcher et je ne m'avançai que lentement dans sa direction, alors que ses yeux me fixaient toujours.


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Baptistrel Chantefeu

MessageSujet: Re: Promenade crépusculaire et splendeurs lunaires (pv claire) Jeu 3 Nov 2016 - 17:41

Au milieu de cette foule de promeneurs, occupés à admirer la flamboyance orangée du firmament, durant ce splendide coucher du soleil, se détachait la silhouette gracile de la jouvencelle, dont la grâce et la pureté m’évoquaient irrésistiblement celle d’une colombe.

L’humaine dégageait une impression de fragilité éthérée et une délicatesse, presque enfantine, qui la faisait ressembler à une poupée de verre. Je demeurais immobile, mes prunelles céruléennes rivées sur son visage de porcelaine, détaillant ses traits plus longuement que ne le permettait, habituellement, la bienséance. Se sentant épiée, elle tourna la tête dans ma direction et nos regards pers se rencontrèrent, plongeant l’un dans l’autre comme deux océans.

Soudain, la jeune fille s’avança doucement vers moi, d'une démarche hésitante, m’arrachant, presque à regret, à cette rêverie contemplative où je m’étais égaré. Le vent se mit à souffler, ébouriffant les mèches soyeuses de ma chevelure dorée et un parfum de jasmin caressa agréablement mes narines. Je continuais à la regarder, comme fasciné par la douceur et la sensibilité que je devinais derrière ce charmant minois.

Une myriade de questions à son sujet m’envahit : Quel était son nom ? D’où venait-elle ? Quelles pérégrinations l’avaient conduites jusqu’à ce lieu sacré de paix et d’harmonie ? J’espérais pouvoir très bientôt satisfaire ma curiosité à son égard et, peut-être, si elle le désirait, répondre à ses propres questionnements à propos du domaine Baptistral ou de ma propre personne. Habitué à croiser du monde, car les cimes Elfiques et les terres Rhapsodiennes attiraient de nombreux visiteurs ; je profitais de chaque nouvelle opportunité qui m’était donnée pour me rendre agréable et découvrir un nouvel être. Mon esprit ne cessait de s’émerveiller devant l’infinité de nuances que recelait l’âme des individus ; et à mes yeux, chaque trait de caractère ressemblait à l'une des teintes d’un magnifique arc-en-ciel. Si je devais attribuer des couleurs à cette jeune fille, sans conteste, mon choix se porterait sur le rose et le blanc. Le rose serait la teinte de sa jeunesse et de sa douceur tandis que la blancheur symboliserait son innocence et sa fragilité.

Alors qu’elle approchait, mes lèvres esquissèrent un sourire chaleureux et empli d’aménité. Je gardais le silence un instant, me contentant de l’observer sans prononcer une seule parole, figé dans une contemplation sereine. Autour de nous, le temps semblait soudain avoir suspendu son vol et même le son des bavardages des badauds ne parvenaient plus à mes oreilles.

Tout en gardant mes yeux azurés rivés sur les siens, j’exécutais, d'un geste gracieux, le salut Elfique. J'y mettais toute la politesse et la déférence dont j'étais capable, bien que n'étant guère à l'aise avec l'obséquiosité ou les manières affectées si chères à mon peuple. Dès après, je pris la parole de ma voix cristalline, au débit posé, semblable au doux chant d’une rivière.

- Bonsoir, noble demoiselle, je me nomme Ilyanth Neolenn et je suis un Baptistrel chantefeu. Quel plaisir que de pouvoir admirer la magnificence du coucher de soleil. C’est un spectacle dont je ne me lasserai jamais, bien qu’il me soit donné de pouvoir y assister presque chaque soir.

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MessageSujet: Re: Promenade crépusculaire et splendeurs lunaires (pv claire) Jeu 3 Nov 2016 - 23:38


II - Empourpré des reflets du soir, son visage était plus rosé que le ciel

Si un être pouvait être le fruit d'une terre dont on goûtait en lui le charme particulier, plus encore que les individus que j'avais tant désirés voir apparaître quand j'errais seul du côté de la frontière, dans les bois tempérés, ce devait être cet elfe que je vis me fixer sur le sentier qu'illuminait obliquement le soleil couchant, les yeux rivés dans les miens. Je me surpris à les abaisser à certains instants, comme une fillette encore trop timide pour aller voir les amis de la famille. Dans le cocon de nature à qui les hauteurs elfiques cachaient le reste du monde, il ne devait jamais voir personne que dans ces cohortes de visiteurs qui ne s'arrêtaient que bien momentanément au domaine de la Rhapsodie. Il m'offrit un sourire qui me réveilla, à mesure que je m'approchais de lui. Empourpré des reflets du soir qui flattait son dos en lui procurant une aura particulière, son visage était plus rosé que le ciel. Je ressentis devant lui ce désir de vivre qui renaissait en moi chaque fois que je prenais de nouveau conscience de la beauté et du bonheur. J'oublie toujours qu'ils sont individuels et, leur substituant dans notre esprit un type de convention que je formais en faisant une sorte de moyenne entre les différents visages qui me plurent, entre les plaisirs que je connus, je n'avais que des images abstraites qui étaient languissantes et fades parce qu'il leur manquait précisément ce caractère d'une chose nouvelle, différente de ce que j'eus connu, ce caractère qui était propre à la beauté et au bonheur.

Je rougis à son salut, bien que cela ne se vît pas du fait de l'éclatant soleil décadent qui éclaircissait mon visage. Pour dire vrai, je ne rougissais pas de son geste, mais plutôt de l'instant qu'il prit avant de l'effectuer. Je me sentais comme gentiment auscultée, ce qui n'était pas une sensation déplaisante. « Bonsoir, noble demoiselle, je me nomme Ilyanth Neolenn et je suis un Baptistrel chantefeu, dit-il pour se présenter, d'une voix qui résonnait si agréablement dans mon esprit. Quel plaisir que de pouvoir admirer la magnificence du coucher de soleil. C’est un spectacle dont je ne me lasserai jamais, bien qu’il me soit donné de pouvoir y assister presque chaque soir. » Nous portions tous deux sur la vie un jugement agréable que nous supposions juste, car nous avions cru y faire entrer en ligne de compte le bonheur et la beauté qui remplaçaient avec facétie les moindres atomes de nature à qui voulait bien l'accepter. C'était pour cela que je me réjouissais d'avance de ce Baptistrel qui me parlait des plaisirs que procurait la vue de l'astre solaire. J'imaginais une sorte de kaléidoscope composé de myriades de couchers de soleil, qui ne se sommaient point ensemble, car tous aussi uniques qu'indépendants. « Bonsoir, répondis-je en m'inclinant doucement, je vous accorde que cette vision est l'une des plus agréables qui m'aient été données. Je m'appelle Claire Lunovel et je viens pour ma part de la cité d'Aldaria. » Je me relevai et marquai le même temps de silence et de contemplation pour plonger mes yeux dans les siens. Ils mélangeaient la forêt et les eaux, me rappelaient le tout récent voyage que je venais d'effectuer à travers le pays.

Dès que j'eus pris suffisamment connaissance de la beauté de mon interlocuteur, je sentais mon intérêt croître follement pour lui. Telle, étrangère aux modèles de beauté que dessinait ma pensée quand je me trouvais seule, je m'appliquais à me délecter des charmes que l'elfe me présentait. Il me donna aussitôt le goût d'un certain bonheur (seule forme, toujours idiosyncratique, sous laquelle je pusse connaître le goût du bonheur), d'un bonheur qui se réaliserait en restant auprès de lui dans mon séjour. Je faisais, je le sentais, bénéficier le chantefeu de mon corps et de mon âme, aptes à nourrir sa curiosité. C'était d'ordinaire un moment que je parvenais à contrôler, mais je sentais bien qu'il m'échappait dans le moment présent : la plupart de mes facultés restaient endormies parce qu'elles se reposaient sur l'habitude qui savait ce qu'il y avait à faire et n'avait pas besoin d'elles, dans leur pleine force.

Mais par cette soirée de voyage l'interruption de mon existence passée, le changement de lieu et d'heure avaient rendu leur présence indispensable. Mon habitude qui était le glissement simple et habile des normes sociales et n'était pas habituée à une telle candeur, et toutes mes facultés étaient accourues pour essayer de la remplacer, se rivalisant entre elles comme des zélotes farfelus, s'élevant toutes, comme des vagues, à un même niveau qui me dépassait, de la plus basse à la plus noble, de ma respiration, à mon clignement de paupières, aux battements de mon cœur, à ma tendre sensibilité et à mon intelligence. Pourtant, je ne savais si, en me faisant croire que cet Ilyanth était différent des autres, le charme naturel des lieux s'ajoutait au sien, mais il le leur rendait avec une grande déférence. Cet instant m'aurait paru délicieux entre des dizaines de minutes si seulement j'avais pu, seconde après seconde, continuer à le contempler, accompagner son regard du mien, être à ses côtés sans dire mot, ayant ma place dans ses pensées.

Néanmoins, je pris conscience du caractère intriguant de cette situation et lui conta ce que je faisais ici : « Aussi, je viens en votre Domaine car il a la réputation d'être propice à la méditation. On dit également que vos bibliothèques sont des richesses de connaissances. » J'avais l'envie démesurée de lui demander d'être mon guide, mais il m'apparaissait que je n'osais lui demander. Je finis malgré tout par y consentir. « Je demandai, hésitai-je, si vous pouviez me guider au sein de votre Domaine... Que je sache où aller... » Gracieuse s'approcha de moi et frotta les cheveux de son museau. « Et où laisser ma jument », finis-je avec un sourire léger.


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MessageSujet: Re: Promenade crépusculaire et splendeurs lunaires (pv claire) Mer 9 Nov 2016 - 22:58

Je ne quittais pas du regard, cette jeune fille à la peau de nacre, dans l’efflorescence de sa jeunesse, dont les joues étaient rosies par la caresse du soleil et l'espoir des joies à venir. Cette image m’évoqua irrésistiblement les pétales blanc d’une fleur de lys, recouverts des perles de la rosée matinale.

En ce lieu enchanteur et féerique, je pouvais me délecter des plaisirs éthérés que procure la contemplation des cimes Elfiques et nourrir mon amour immodéré de la beauté aussi bien spirituelle, qu’intellectuelle et matérielle.

Mon esprit fantasque et prompt à se laisser aller aux imaginations les plus vives semblait s’épanouir à la vue de cette colombe, qui m’inspirait des élans poétiques. Il s’agissait d’un trait de caractère dont il m’était impossible de me départir, et cela en dépit de certaines remontrances visant à me faire entrer dans le carcan rigoureux de la norme Elfique. Atypique serait le qualificatif le plus approprié pour désigner mon personnage, pour le moins original et haut-en couleur. En cela, je ressemblais à mon totem, l’oiseau de paradis, splendide volatile aux ailes multicolores et qui m’octroyais l’agréable capacité d’apaiser les êtres autour de moi.


La jeune fille s’inclina doucement, avec grâce et répondit d’une voix aussi limpide que les eaux transparentes d’une fontaine :

« Bonsoir, je vous accorde que cette vision est l'une des plus agréables qui m'aient été données. Je m'appelle Claire Lunovel et je viens pour ma part de la cité d'Aldaria. »

Au moment où elle se releva, ses iris bleutés croisèrent de nouveau les miens, me permettant de plonger dans l’azur de deux lacs millénaires, à la surface desquels dansaient de doux reflets moirés.

J’avais le sentiment de lire dans ces miroirs de l’âme, l’éclat coruscant du bonheur et le romantisme des jeunes années. Ce feu incandescent qui brûlait pareillement dans mes veines et ressemblait au rayonnement de milliers de soleils.

La radieuse inconnue se nommait Claire, son prénom sonnait agréablement à mes oreilles et lui allait si parfaitement qu’il paraissait n’avoir été inventé que pour elle. Et elle venait du royaume d’Aldaria, intérieurement, je me promis de l’interroger plus amplement à ce sujet afin de parfaire mes connaissances, très lacunaires, de la culture humaine et découvrir de nouvelles choses.

Dans le ciel embrasé, l’astre du jour terminait sa course et s’apprêtait à rejoindre le royaume des ténèbres, qui s’étendait au-delà de l’horizon, avant de céder sa place à sa jumelle diaphane, la lune.

Bientôt la nuit étendrait son empire sur la terre et les cieux, les recouvrant d’un linceul d’obscurité, incrusté d’étoiles. Cette idée fit naître dans mon esprit une amusante comparaison. Si j’étais un astre, je serais le soleil, en raison de mon tempérament passionné et chaleureux. Claire, quant à elle, m’évoquait l’astre de la nuit, dont elle avait hérité la beauté lunaire, le mystère et la luminosité, à la fois pâle et évanescente. La jeune fille possédait ce chatoiement discret des rayons lunaires sur les eaux dormantes d’un lac de montagne. Elle poursuivit et me narra la raison de sa présence dans ce lieu sacré :

« Aussi, je viens en votre Domaine car il a la réputation d'être propice à la méditation. On dit également que vos bibliothèques sont des richesses de connaissances. »

Puis, d’un ton où je percevais de timidité et de l’hésitation, elle me demanda si je pouvais la guider au sein du domaine et lui montrer l’un ou l’autre endroit digne d’intérêt.

Lorsque la jeune humaine mentionna les bibliothèques du domaine, je ne pus m’empêcher de sourire, attendri par sa soif de connaissance et la candeur quasi enfantine qui émanaient d’elle.

- En effet, le domaine compte de nombreuses bibliothèques et une légende prétend même que tous les livres écrits et sur n’importe quel sujet se trouvent dans l’une d’entre-elles. Je vous y mènerai si vous le désirez.

Soudain, une jument s’approcha de la jouvencelle et ses naseaux soyeux frottèrent sa longue chevelure châtain. Ses lèvres rosées s’étirèrent en un léger sourire et elle me demanda où laisser sa monture.
Je lui adressai un sourire plein de bienveillance et posait délicatement ma main sur son épaule, m’amusant de sa petite taille, comparativement à la haute stature du beau peuple, qui renforçait l’impression de fragilité et d’innocence qu’elle dégageait.

- Bien évidemment, je peux vous guider à travers le domaine et vous faire visiter tous les endroits que vous jugerez dignes d’intérêt. Puisque vous le désirez, je vais dès à présent vous mener aux écuries afin que vous puissiez y laisser votre compagne à quatre pattes.
Puis, j'ajoutais d’un air empli de malice. Par ailleurs, une fois là-bas, je pourrais présenter une amie pour votre monture, Lune d’argent, ma jument Elfique.

Marchant d’une démarche souple et sémillante, je me fis un plaisir d’emmener cette charmante visiteuse jusqu’aux écuries, en prenant soin de ne pas avancer trop vite afin de ne pas la distancer.

Je pris également soin d’emprunter, à dessein, un petit chemin pittoresque où les arbres semblaient former une haie de honneur, nous abreuvant de la splendeur de leur parure automnale, mélange d’or et de vermeil. Les parterres de fleurs emplissaient l’air de senteurs suaves et sucrées, se mêlant agréablement aux odeurs de terre et d’humus.
Enfin, nous arrivâmes aux écuries du domaine Baptistral et je traversais la cour centrale, guidant toujours la jeune visiteuse ; en chemin, nous vîmes plusieurs palefreniers en train de rentrer des chevaux dont le bruit régulier des sabots résonnait sur le sol. Lorsque j’ouvris la porte d’une des écuries, je fus saisi par l’odeur musquée, ambrée, mélange de paille et de foin qui flottait dans l’air et par les hennissements des équidés. J’avançais jusqu’au box où se trouvait Lune D’argent et caressait doucement sa tête.
Puis, je me tournais en direction de la jeune fille et lui dit d’une voix emplie de gentillesse :
- Voici ma jument Elfique, elle se nomme Lune d’Argent. Est-ce que vous désirez la caresser ?
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