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La lisière Elfique est en place à la frontière du 27 octobre au 27 novembre . L'entrée ou la sortie du Royaume Elfique sont donc compliquées entre ces deux dates.
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Poèmes

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MessageSujet: Poèmes Poèmes Icon_minitimeMar 26 Juil 2016 - 23:14

Les mots réprimés

Ô toi, Caïnite, buveur de sang, vampire
Démon dissimulant au fond de lui
Et ne dévoilant qu'à la lune qui luit
Tout ce que l'on trouve en l'humanité de pire

J'entends ces mots que tu réprime
En ton âme noire et tourmentée
Ce désir de sang qui, sur tout, prime
Cette divine extase du Baiser

Tu as été nourri au sein de la Mort,
Aucune autre nourriture ne saurait te convenir
Et seul l'astre du jour, brillant comme l'or
Est capable de te blesser et de te faire périr.



Ange de la Mort

Dans les ténèbres nocturnes,
Courir pour sa peau, pour sa vie.
Bestialité, monstre sanguinaire,
La mort aux trousses.
Prédateur inhumain et sadique,
Assoiffé de sang et affamé de chair.
Courir toujours, fuir le danger.
Trébucher, tomber, se relever.
Fuir toujours plus.
Sentir que l'on se fait rattraper.
Continuer à courir, hors d’haleine.
Ralentir, les poumons en feu.
Erreur mortelle.
Sentir la mort se rapprocher.
Le souffle glacé du vampire sur la nuque.
Se figer, pétrifié de terreur.
Lentement se retourner, tremblant.
Voir le visage de cet ange de la mort,
Éclairé par les rayons de lune.
Reculer, horrifié, ne voulant pas mourir.
Trébucher encore, tomber en arrière.
Il s’accroupit à nos côtés, caressant notre gorge,
Sentant le sang pulser sous la peau.
Puis le regarder, impuissant, se pencher,
Et déposer un baiser sur nos lèvres.
Enfin, médusé, l'observer poser sa bouche sur notre cou
Sentir des aiguilles percer notre chair
S'engourdir et finalement le laisser
Voler notre vie et le sang de nos veines.


Tourne

Tourne, tourne et tourne...
Dans une ronde infinie...
Une ronde de mort et de sang...
De souffrance et de gloire éternelle...
Tourne, tourne et tourne...
Vampire assoiffé et sadique...
Torturant des mortelles...
Dans une danse macabre...
Tourne, tourne et tourne...
Enivré de plaisir funèbres...
Tant de jeunes filles succombent...
A ton charme empoisonné...
Tourne, tourne et tourne...
Ce nectar riche et rubicond...
Qui coule en leurs veines innocentes...
Est pour toi une drogue et une passion...
Tourne, tourne et flanche...
Déstabilisé par une beauté divine...
Princesse des Cieux éternels...
Déesse de pureté et d'innocence...
Tourne, tourne et charme...
Séduisant cette blanche nymphe...
Qui se pâme dans tes bras meurtriers...
Et offre sa gorge à tes baisers mortels...
Tourne, tourne et tue...
Elle repose désormais, colombe abattue...
En tes bras d'albâtre...
Nimbée de l'argent des rayons de la lune...
Éclairant cette vie que tu lui as volé...



Ensanglantée

Pâleur diaphane,
Innocence d'albâtre
Souillée, ensanglantée ;
Meurtrie et délaissée.
Jeune future mariée,
Manipulée pour tout quitter
Famille, parents et amis
Tous délaissés en une nuit.
Elle avance sans peur
Jusqu'à son funeste malheur,
Inconsciente des périls qu'elle encoure
Alors qu'approche le petit jour.
Pâleur diaphane,
Innocence d'albâtre
Souillée, ensanglantée ;
Meurtrie et délaissée.
Elle ne voit pas venir la lame
A la lueur de sa flamme.
Dans l'ombre derrière elle
Celui qu'elle croyait, chaste tourterelle,
Son merveilleux et riche fiancé
Lèvres retroussées, serpent prêt à frapper.
Pâleur diaphane,
Innocence d'albâtre
Son âme pure, souillée ;
Le corps ensanglanté ;
Meurtrie et délaissée
Par ce vampire souhaitant ardemment
Se délecter de tout son sang.


Sirènes

Enfants de l'Océan,
Vous qui parcourez les mers,
Qui régnez sur les fleuves,
Les rivières, les lacs,
Toutes les étendues d'eau de la Terre.
Ô Sirènes, Ondins et Ondines,
Ô Esprits de l'eau, par pitié, entendez-moi.
Entendez l'appel désespéré
Que je fais aux abysses.
J'ai rêvé des Profondeurs,
De la lueur qui scintille dans les eaux noires.
Les grands fonds obscurs m'attirent.
Je n'ai pas peur de l'océan,
De sa froideur, de sa colère, sa violence.
Je vous en supplie Esprits des eaux,
Faîtes-moi entrer dans votre monde.
Rien sur la terre ne me retiens :
Mon amour, dans l'océan a péri.
Laissez-moi être des vôtres
Pour pouvoir le rejoindre.
Je vous implore, ô Enfants des eaux.



Manque

Dans les méandres de mon esprit
Dans les tréfonds de ma pensée
Je sens mon âme se morceler.
Lentement je la sens se briser
Et bientôt je serai entièrement déchirée
En milliards de parties, à l'infini.
Loin, très loin de moi
Demeure ce qu'il me manque
Pour être de nouveau moi.
Et pas juste de l'encre
Jetée en mots torturés
Sur une feuille de papier.
Dans les méandres de mon esprit
Dans les tréfonds de ma pensée
Je sens mon âme se morceler.
Lentement je la sens se briser
Et bientôt je serai entièrement déchirée
En milliards de parties, à l'infini.
Toi seul possède la clé
Qui a l'unique pouvoir
De me faire vraiment pleurer
Ou de profondément m'émouvoir.
Cette clé est celle de mon cœur
Car c'est toi mon âme sœur.


Mal

Au-delà des monts brumeux,
De leurs sommets enneigés,
Sommeille en une noire caverne
Un mal ancien et sauvage
Ayant traversé les âges.
Mais une chose l'a éveillé
Et il arrive, affamé
Prêt à décimer
Des royaumes entiers.
Une nuit, tu sentiras
Son souffle brûlant et avide
Rôder autour de toi,
Caché parmi les ombres.
Et à cet instant
Pour ton grand malheur,
Il sera trop tard :
La mort sera sur toi.



La jeune fille damnée

Mon cher ange, ô mon très cher amour
Jamais plus je ne reverrai ton visage durant le jour,
Jamais plus les rayons du soleil ne frapperont ma blafarde peau
Des tréfonds humides et glacés de mon impénétrable tombeau.
Ce cœur qui t'a si fortement, si passionnément aimé
A cessé à jamais de murmurer ; il est devenu glacé.
Mais du plus profond de ma tombe, ô mon amour
Je t'observe et veille sur toi, toujours.
Je te protégerai à jamais de la maladie, du malheur, de la mort et la vieillesse
Car pour l'éternité avec moi, tu vivras dans une bienheureuse allégresse.
Mon amour, mon ange, suis-moi dans les Ténèbres de la nuit
Là où jamais rien ne meurt, ne souffre ou ne vieilli.
Mon amour, rejoins-moi dans la noirceur,
Laisse les Ténèbres prendre ton rouge cœur.


Innocence reniée

Alors que tu plonges tes crocs,
Que tu imposes à jamais ta marque sur mon âme,
Je sens une main de glace noire
Étreindre mon cœur mortel.
Je t'accueil, t'invite.
Je ne résiste pas,
Quand bien même je sais que c'est là un péché
Qui me voue à la damnation éternelle.
Je sais que je pèche mortellement
En t'accordant l'amour que l'on offre à un amant.
Mais mon cœur comme mon âme ne peuvent se détourner de toi.
Avant même que tu ne me marques,
Je te rêvais depuis des lunes déjà.
Nous étions destinés, de toute éternité.
Quand bien même cela devait finir par causer ma perte.
Mon innocence te revient à jamais,
A toi seul, ô mon cher démon du sang.



Jalousie d'une damnée

Par-delà le néant glacé de la mort
Je suis revenue auprès de toi.
Et jamais plus je ne te laisserai,
Désormais je veillerai toujours sur toi.
Je te protégerai des affres du temps et de la maladie.
Tu demeureras jeune et vif jamais.
Mais je dois pour survivre me nourrir de la vie rouge de tes veines.
Je te donnerai le talent et la gloire
En échange de cette rosée rubis qui est ta vie.
Mais si par malheur tu viens à aimer une autre femme,
Ou bien qu'une autre se prend d'amour pour toi,
Je l'égorgerai de mes mains blafardes et vengeresses.
Car tu ne peux aimer aucune autre que moi
Et aucune autre que moi ne peut t'aimer.


Amour Immortel

Aimer par-delà les Ténèbres de la mort
Tu penses que c'est impossible ?
Eh bien, mon cher ange, tu te trompes.
Je ne me suis relevée de mon tombeau
Que par la force de l'amour qui me lie à toi, mon aimé.
Pourquoi y voir une damnation de mon âme ?
Pourquoi y voir une malédiction divine ?
Je suis revenue pour toi, mon amour,
Pour veiller sur toi.
Désormais je reste jeune à jamais.
Mais tu dépéri de jour en jour.
Alors je te fais don de tout l'amour que je te porte.
Ainsi, tu resteras auprès de moi éternellement.



Damnation forcée

Toi, ô esprit, ô spectre
Errant parmi les brumes
Et les tombes des cimetières,
Pourquoi ne parviens-tu point
A trouver le repos pour ton âme ?
Tu t'approches de moi
Qui suis pétrifiée de peur.
Pourquoi donc te lier
A mon enveloppe charnelle ?
Quand bien même tu sais
Que je ne puis point t'apporter
Le repos et la paix
Que tu désires tant ?
A moins que tes intentions
Ne soient toutes autres.
Tu désires que je plonge avec toi
Dans les Ténèbres éternelles,
Pour que tu ne sois plus seul dans ta peine
Et je ne puis rien faire
Pour t'en empêcher.


Le Serpent

Je suis une entité peu commune, unique :
Je suis une mutante, une déviante.
Jadis, j'ai bu le venin du cobra et de l'aspic
Pourtant je suis toujours là, vivante.

Des écailles ont couvert ma peau de neige,
Ma langue est devenue fourchue,
A la place de mes dents, des crocs sacrilèges,
Et dans mes yeux, des pupilles fendues.

Aspic ou cobra, peu m'importe.
Désormais je suis serpent
Et me repais de rouge sang.

Ne me pose plus de questions,
Pour moi, plus de chances de rédemption :
Mon âme est depuis longtemps morte.



Loup

Un, deux, trois, nous irons au bois...
Si bien sûr le loup n'y est pas...
Ramasser des fraises sauvages...
Comme des enfants bien sages...
Loup y es-tu ? Loup y es-tu ? Loup y es-tu ?
Oui, le loup est là...
Je le voie, il est là...
Nous n'aurions pas dû venir au bois...
Car le méchant loup est là...
Et sans aucune pitié...
Il va nous dévorer...
Loup y es-tu ? Loup y es-tu ? Loup y es-tu ?
Il est là, il est là, il est là...
Et il te dévore, mais pas moi...
Parce que je suis pas pure...
Toi qui en étais si sûr...
Le Grand Méchant Loup mange les ignorants...
Il mange les petits enfants candides, innocents...
Mais je ne le suis pas...
Pas comme toi...
Promenons-nous dans les bois...
Pendant que le loup n'y est pas...
Ou alors ne me suis pas...
Si tu es pur, il te mangera...
Loup y es-tu ? Gentil Loup, y es-tu ?
Je t'apporte de la chair tendre et innocente...
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MessageSujet: Re: Poèmes Poèmes Icon_minitimeLun 1 Aoû 2016 - 14:34

A celui qui demeure

Si jamais une nuit
Après le temps de ma mort
Tu me voies revenir
Vas pleurer sur ma tombe
Et prier pour mon âme
Car alors
C'est pour prendre la tienne
Mon cher amour
Que le Diable m'aura fait
Retourner à la vie.



Mise en garde

Ne vas jamais seul,
Par les sombres nuits,
Sur les chemins égarés,
Ô toi, voyageur de passage.
Car alors ta route pourrait croiser
Non pas un vagabond du pays,
Car ils savent,
Mais un spectre hantant nos contrés.
Si par malheur, tu viens à le voir,
Fui ; aussi loin que tu le pourras :
Si jamais il parvenait à plonger
Son regarde mort dans le tien,
Son âme damnée
Prendrait la place de la tienne
Et tu serais condamné
A errer à ton tour
Pour toujours sur la Lande.


Espoir funèbre

Mon sang t'abreuve
Ma chair te nourrit ; et
Bientôt sonnera l'heure
Où je pourrirai
Dans les ténèbres de la terre
Dans le ventre des vers.
Ô moi, pauvre mortelle
Je ne suis qu'éphémère
Et non invulnérable éternelle
Mais, malgré tout, j'espère
Je veux rejoindre ta Nuit
Même si pour cela, je me renie.



Libérée des Ténèbres

Dans les méandres sanglants
De ce labyrinthe noir
Je me meure, délaissée, enchaînée.
Aucune âme ne se donne
La peine de me sauver.
Je me débats contre les liens
Mais ils ne font que
Me lacérer poignets et chevilles.
Je désespère de pouvoir
Un jour être libre.
Mais bientôt un être lumineux
S'avança vers moi, me tendant la main.
Il brisa mes chaînes, m'emporta au loin.
Plus jamais je ne fus seule.
Il veilla sur moi
Me protégeant de ses ailes.
Et cet Ange, c'est toi, mon amour.


Supplications

En mon cœur, le vide se glisse.
En mon âme, la nuit s’immisce.
Cette noirceur m'oppresse.
Ô immense tristesse.
Elle me glace.
Petit à petit me terrasse.
Toi seul peux me sauver.
Seul ton amour peut me libérer.
J'ai besoin de toi, mon chéri.
Comme la rose a besoin de la pluie.
Tu es ma vie, sans toi je me meurs.
Toi seul peux me délivrer de mon malheur.
En mon cœur, le vide se glisse.
En mon âme, la nuit s’immisce.
Je t'en prie, sauve-moi.
Par pitié, délivre-moi.



Affranchissement

Je veux m’affranchir de l’Éphémère
Mes parents m’ont faite mortelle
Pour sortir de la ronde millénaire
Je dois être éternelle
Voilà qui, pour moi,
Est bien impossible
Mais pour toi
C’est possible
Me rendre comme toi
Il faut juste que tu veuille
Me délivrer
Alors s’il-te-plaît cueille
Mon humanité
Je t’en prie, sauve-moi
De l’Éphémère
Délivre-moi
Du cercle millénaire
Fais de moi
Un être
Pareil à toi
Un être
Immortel.


Morsure

Le jour
J’ai le sommeil lourd
La nuit
C’est l’insomnie
Alors je chasse des enfants
Dont le sang se répand
Dans mes veines
Malsaines
Je suis un poison pour toi
Et, si tu ne me crois pas
Viens goûter à ma morsure
Qui te tuera à coup sûr.



Je me suis trompée

Dans une larme, tout un univers
Une larme au goût amer
Pour oublier
Que je t’ai aimé
Tu m’as jetée
Tu m’as chassée
En toute impunité
Et ce malgré
Mon cœur déchiré, brisé
J’ai saigné, j’ai pleuré
De t’avoir tant aimé
J’ai perdu mon temps
Face aux Éléments
Qui me hurlaient de te laisser
De me sauver
Je croyais que cet amour
Durerai toujours
Je me suis trompée.


Amour éternel

La lune est plus brillante
Ton odeur plus enivrante
Ton parfum est sans pareil
Tel le pays des merveilles
Tu es mon horizon
Tu es ma raison
Tu es mon ciel
Tu es mon Éternel
Tant que tu vivras
Je serai là
Tant que tu vivras
Le monde tournera pour moi
Et si un jour je viens à mourir,
En m’ouvrant le cœur, on pourra y lire
Gravé en lettres d’argent et d’or :
Je t’aime encore, même par-delà la mort.



Des sorts contre la Mort

Empêche-moi de mourir,
Avec des sorts contre la mort.
Rends-moi éternelle.
Je t’en prie,
Sauves-moi
De ce perpétuel refrain,
De ce cercle millénaire
Avec des sorts contre la mort.

Je refuse.
Ce serait contre nature.
Et puis es-tu sûre
De faire le bon choix ?
Les sorts contre la mort,
Cela n’existe pas.


Oui, je suis sûre, sûre de moi.
Rends-moi immortelle.
C’est tout ce que je te demande.
Tu seras libre de ne pas me pardonner.
Je ne te demanderai plus jamais,
Plus jamais je ne demanderai ta compassion.
Transformes-moi ou tues-moi : fais ton choix.

Je croyais que tu avais peur de mourir ?

Je déteste l’idée de vieillir.
Mais moins celle de mourir.

Je refuse.
Si tu veux être éternelle
Demande à un autre vampire.



Le Vampyre

La nuit est noire et glacée
Une ombre passe à ma fenêtre
Suivie de légers coups frappés
Alors, je frissonne de tout mon être :

Tel le souffle froid de la mort
Il est venu pour moi ce soir
Ai-je raison ou bien tords ?
Qu'importe, il est déjà trop tard.

Ses yeux sont brasiers
Son cœur est de glace
Froid est son baiser
Que sur mes lèvres il place.

La chaleur en mon être
Je ne peux l'ignorer
Car je pourrais, peut-être
Pour lui m'oublier.

Il ne me touchera pas comme toutes ces filles
Toutes ces gourgandines qui rêvent
Qu’il les déshabille
Lui ne veut que ma sève.

Il ne veut que mon sang, ma vie
Le reste lui importe bien peu
Soudain, la peur m’envahis
Je sais pourtant quel est l’enjeu.

Je sais que je ne sers qu’à le nourrir
Je sais que je ne sers qu’à ses désirs
Je sais qu’il peut me faire énormément souffrir
Et je sais par-dessus tout que je vais mourir.

Mon esprit décroche fasse à ses charmes
Je ne veux pas, mais je baisse les armes
Il est conscient de l’effet qu’il a sur ma raison
Il sait que s’il le veut, je peux tomber en pâmoison.

Mais il me garde éveillée
Il veut que je ressente ce qu’il va me faire
Il veut enflammer mon âme sous ses baisers
Il veut m’entendre pour lui renier le Père.

Sa bouche s’entrouvre ; des dents pointues
Blanches et luisante dans la lumière
Alors, tout à coup mue
Par une silencieuse prière

Je m’abandonne et m’offre aux ténèbres
Je ne veux pas appeler à l’aide
Plus rien ne compte que ce plaisir funèbre
Auquel il n’y a point de remède

La seule délivrance possible est l’oubli
Qu’il va bientôt m’apporter
Et alors qu’il prononce doucement « Adieu, chérie »
Je sens la grande faux de la Mort m’emporter.


Damné

Tu as abandonné Bacchus pour te vouer à Satan.
Délaissé ta coupe de vin pour un calice de sang.
Que souhaitais-tu, par ce monstrueux pacte ?
Songeais-tu aux conséquences de ton acte ?
Tu as jeté ton humanité aux orties.
Tu as pourri ta vie, tu l’as anéantie.
Désormais tu erre dans les limbes d’un Enfer éternel.
Tous te rejettent tel un lépreux, même ta promise, même elle.
Tu es damné.
Âme suppliciée.
Malgré son amour, la détresse et la solitude étaient trop grandes.
Alors tu t’es résigné, lasse de ta vie, à cette ultime demande.
Mais ton esprit était embrumé de peine.
Tu n’as pas pensé, oubliée toute cette haine
Que ton peuple voue aux créatures de la Nuit.
Tu es devenu reclus, un être maudit
En pensant trouver la paix de l’âme.
Et plus aucune arme, aucune lame
Ne pourra jamais te libérer.
Tu as celé ta triste destinée.
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Sélène Evgenis
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MessageSujet: Re: Poèmes Poèmes Icon_minitimeVen 7 Avr 2017 - 22:58

Désir

Au fond de moi,
Désirs impies, déviants,
Envies refoulées de sang,
Que je laisse là.
Idées étranges,
Macabres, funèbres.
Je ne suis pas un ange,
Je suis liée au Ténèbres.
Sombres pensées,
D'extase, de mort et de sang
Mais que je dois laisser
En mon cœur, en dedans.
Visions de massacres sanglants
Cadavres déchiquetés, mutilés
Énucléés et éventrés
Dont je bois le sang


Amour Aveugle

Il était une fois, un homme.
Il n’était ni beau, ni laid.
Il était plutôt comme
Un grand homme qui souriait,
Libre et doux comme le vent ;
Aussi joyeux qu’un moineau
Dans un ciel de printemps
Qui chante le renouveau.
Mais il est arrivé
Une chose terrible
Une calamité
Dont le village tremble.
Cet homme si gentil
Est une nuit, revenu
Avec sur ses habits
La noire marque défendue.
Il n’était plus le même,
Couvert de rouge sang,
N’inspirait que la haine
Aux croyants se signant.
Il avait tué
Racontait-on tout bas
Il avait péché
Mais je n’y croyais pas.
Ce n’était pas le même
Cela ne se pouvait pas
Car je voyais sa peine
A chacun de ses grands pas.
Il a été banni
Dans la forêt, maudit ;
Avec sa marque honnie
Glacé, de froid transi,
Et moi, je l’ai suivi.
Par les miens, j’ai été reniée.
Dans ces vieux bois haïs,
Comme si jamais je n’avais existée.
Il m’a donné une fille,
Aussi belle que le jour,
Et dont les yeux brillent
De mille silencieux tours.
Des yeux de ténèbres pures
Et longue chevelure noire,
Dont il dit et m’assure
Qu’elle est l’esprit du soir.
Il avait tué
Racontait-on tout bas
Il avait péché
Mais je n’y croyais pas.
Ce n’était pas le même
Cela ne se pouvait pas
Car je voyais sa peine
A chacun de ses grands pas.
Mais maintenant je sais,
Alors qu’elle boit mon sang
Au lieu de boire mon lait,
Souriant doucement.
Il n’est plus le même,
La joie l’a quitté.
Il n’est plus que haine,
M’a abandonnée
Aux mains de glace de ma fille.
Alors que me guette le trépas,
Je voie dans le lointain, qui brille,
Le soleil, son dernier éclat.
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