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Le hurlement du tigre [PV Lisaë et Artaher]

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MessageSujet: Le hurlement du tigre [PV Lisaë et Artaher] Le hurlement du tigre [PV Lisaë et Artaher] Icon_minitimeMar 22 Sep 2015 - 15:04

15 mai de l'an 5 d'Obsidienne

Elle lui manquait. Oh bien sur ce n'était pas comme ils n'étaient pas habitués à être séparés tous les deux, pour tout dire ils aimaient même cette façon de vivre qui leur garantissait de garder une totale liberté tout en profitant à fond de leur couple lorsqu'ils se retrouvaient. Cela correspondait bien à leur tempérament et à leur façon de voir la vie même si tout le monde ne comprenait pas, ils étaient heureux comme ça. N'était-ce pas le principal ? Mais là oui, pour cette fois elle lui manquait.

Pourquoi d'ailleurs ? Les parents Terendul n'avaient lancé leur expédition de sauvetage pour leur fils que quelques semaines plus tôt et Tomyn avait déjà été séparé de sa belle bien plus longtemps que cela. Oh bien sur il avait été étonné lorsqu'elle lui avait annoncé qu'elle comptait partir avec eux mais il n'avait pas bronché, il respectait depuis toujours les décisions et les désirs de son épouse comme elle respectait les siens. Alors pourquoi ce malaise ? Ce manque qu'il ne parvenait pas à contrôler ? Lui qui ne rêvait jamais la nuit ne cessait plus d'enchaîner les cauchemars depuis quelque temps. Il avait... Peur. Oui. Il n'y avait pas d'autres mots. Son instinct exacerbé par le tigre qui était son totem ne cessait de le harceler comme pour lui crier que quelque chose n'allait pas, et son instinct c'était justement la deuxième chose au monde qu'il écoutait, juste après son elfette. D'où sa hâte ce jour là à entrer à Fort Espérance.

Les gardes ne lui jetèrent qu'un coup d'oeil ennuyé lorsqu'il passa entre eux, cruel rappel d'une scène ancienne qui lui avait fait quitter les forêts elfiques comme un malfaiteur. Tout avait changé à présent, il avait juré à son allégeance à l'empereur Aegnor et était à présent accepté de la majorité des elfes. Oh certains demeuraient réfractaires bien sur mais chaque mission dangereuse qu'il accomplissait pour transmettre d'importants courriers aux uns ou aux autres affermissait sa place au sein du beau peuple. Il ne se faisait pas d'illusions pour certains bien sur et savait qu'ils continueraient de le mépriser mais il était désormais dans son droit et se sentait tout de même plus accepté que par le passé. Il était même plutôt heureux en fait quand on y pensait... Enfin quand il ne mourrait pas d'inquiétude pour Lindorië bien sur... Et cela n'allait pas s'arranger car ce qu'il apprit à Fort Espérance n'était pas exactement de nature à le rassurer. On avait des nouvelles du couple Terendul, de mauvaises nouvelles. Quelque chose s'était mal passé et même si ils approchaient du protectorat ils demandaient des renforts afin de pouvoir finir le voyage. Tout n'était pas clair dans cette affaire, Tomyn n'était pas forcément très doué pour lire entre les lignes mais il voyait bien que quelque chose de terrible avait eu lieu. Rien après ça n'aurait pu le retenir plus longtemps à Sandur. Quelques heures plus tard et bien avant que l'escorte demandée ne se soit formée, il prit la route.

Comment les Terendul avaient-ils fait passer leur message aux dignitaires ? Combien de temps celui-ci avait-il mit à leur parvenir ? Ne le sachant pas exactement, Tomyn se doutait qu'il ne serait pas forcément très facile de localiser ceux qu'il voulait intercepter mais ses longues années d'expérience en tant que messager royal faisaient de lui un traqueur des plus efficaces. Il n'eut pas à réfléchir énormément pour déduire le chemin le plus probable que les Terendul risquaient d'emprunter pour pénétrer dans le désert surtout si ils étaient poursuivit. A partir de là sans doute il suffisait de là ils ne pourraient ensuite que prendre le chemin le plus direct vers le protectorat, Artaher n'étant pas du genre à tourner en rond lorsqu'il s'agissait de marcher droit. C'est dans cet optique et en partant de la supposition que ses cibles n'étaient sans doute plus très loin des frontières protégées que Tomyn entama ses recherches.

Méthode et patience pouvaient faire partie de ses qualités lorsqu'il en décidait ainsi, et ce fut le cas cette fois même si son inquiétude pour Lindorië ne cessait de croître. En lui le Tigre grondait sans relâche, l'empêchant de prendre le moindre repos et lui rappelant à tout moment que décidément, quelque chose n'allait pas du tout. Le doute se fit de plus en plus présent, se muant même finalement en certitude lorsqu'il fini par apercevoir les silhouettes tant recherchées entre les dunes. Trois chevaux, mais un seul portant un cavalier... Ou plutôt non... Il y avait aussi un cavalier sur celui-ci mais il était couché en travers de la selle. Blessé ? Pire ? De qui s'agissait-il ? Artaher... C'était lui le guerrier non ? Lui qui avait dû se sacrifier pour les autres, aussi inapte qu'il puisse être. Mais ce n'était pas possible, la silhouette la plus en avant était la plus grande et il ne pouvait donc s'agir que de lui. Lisaë alors ? Une autre pensée féroce... Aussitôt réprimée par une petite pointe de culpabilité. Comment pouvait-il souhaiter le pire à quiconque simplement pour se l'éviter à lui-même ? Ce n'était pas sa façon d'être, ce n'était pas lui. Mais la peur était là, puissante.

"Lindwë..."

Feu-follet. Son feu-follet. C'était lui qui lui avait donné ce surnom dès leur première rencontre et alors même qu'il maîtrisait encore mal la langue elfique. Dans ces conditions il lui était difficile de continuer à se faire des illusions. Le groupe avançait calmement, trop calmement. L'épuisement pouvait expliquer pas mal de choses bien sur, celui des elfes comme celui des chevaux. Mais Lindorië était ce qu'elle était, elle ne se serait jamais tenue aussi calme sur sa selle. Oui voilà, il commençait à apercevoir les traits. Artaher était là, suivit de Lisaë. Et en travers de la selle...

"Je le tuerai. Je les tuerai tous les deux."

Il avait largement le temps de le faire, ou du moins de s'y essayer, avant que l'escorte appelée n'arrive. Ses scrupules n'avaient plus lieu d'être devant l'ampleur du drame, il n'avait jamais pu s'entendre avec les Terendul et en reconnaissance de l'aide apportée par Lindorië voilà qu'ils ne l'avaient pas protégée.. Il aurait dû s'en douter, il n'aurait jamais dû la laisser partir. Peut-être même que c'était la lame d'Artaher qui l'avait touchée, allez savoir avec ce monstre ? Il avait prouvé sa bestialité. Et quand bien même ils n'avaient aucune responsabilité, quand bien même le corps entier des esprits avaient dû se matérialiser devant Tomyn pour le lui jurer, il ne l'aurait pas cru. Pas à cet instant. Pas alors qu'il était en train de prendre doucement conscience du fait que le corps affaissé sur la selle ne bougeait pas du tout, que son immobilité et sa posture n'était pas-celle d'un être encore en vie et simplement blessé. Ôldarin sortit doucement de son fourreau mais il ne pensa pas à la brandir, sa lame toucha même le sol tandis qu'il demeurait les bras ballants au milieu des étendues sableuse. Silhouette figée sous la lune du désert, il ne parla que lorsque les cavaliers se furent suffisamment approché de lui :

"Qu'est-ce que vous avez fait ?"

Il tremblait de plus en plus violemment mais ne s'en apercevait pas. Finalement sa lame se révéla utile même si ses jambes étaient devenues trop lourdes pour lui permettre de se jeter sur Artaher. Elle lui servit de soutien et lui évita de s'écrouler purement et simplement pour mourir de douleur. Sa vision se troubla et il cru qu'il allait effectivement tomber, il s'y prépara avec soulagement, heureux de la perspective de perdre connaissance mais un clignement de paupière lui apprit que la faiblesse n'était pas la cause de ce soudain trouble visuel. Il pleurait. Il pleurait sa femme. Il pleurait comme un elfe pleure celle qu'il sait qu'elle restera à tout jamais son seul véritable amour. Oh son corps n'était pas secoué de sanglot non, il était bien trop choqué pour cela. Les larmes coulaient simplement sans qu'il n'y puisse rien, sans qu'il ne puisse seulement faire quoi que ce soit pour les arrêter. Il n'avait nul besoin qu'on lui assène la vérité, il l'avait déjà comprise. Affaissé sur sa lame, il appela la mort de toutes ses forces mais l'esprit maudit ne daigna pas répondre. Alors enfin, lorsque les montures d'Artaher et Lisaë furent toutes proches de lui il trouva la force d'exploser :

"QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ FAIT ??"

Il avait agrippé le tissu qui recouvrait la jambe de l'infirme, tirant brutalement dessus pour le faire tomber. Mais il ne s'attarda pas en réalité, ne vit même pas si il avait ou non désarçonné le cavalier. Il avait déjà oublié ses voeux de vengeance en fait, pour mieux se précipiter enfin vers le corps de son elfette.

Lentement, avec une douceur infinie, il la descendit de cheval. Elle ne pesait pas bien lourd dans ses bras, elle n'avait jamais pesé bien lourd. La conscience soudaine de sa fragilité le prit à la gorge et lui tira son premier sanglot. Pourquoi l'avait-il laissé partir ? Pourquoi n'était-il pas venu avec elle ? A genou dans le sable, un corps pur et vide entre les bras, il s'étrangla :

"Lindorië... Qu'est-ce que j'ai fait ?"
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MessageSujet: Re: Le hurlement du tigre [PV Lisaë et Artaher] Le hurlement du tigre [PV Lisaë et Artaher] Icon_minitimeLun 28 Sep 2015 - 13:03

Un échec, une catastrophe, une triste langueur sans nom ne les lâchaient pas depuis que l'expédition avait faillit.
C'était une folie, et ils le savaient bien, mais sans folie on n'obtenait rien et cette déraison portait trois noms : Aranaël, Enetari et Nomin. Ses enfants. Ses trésors, sa vie. Alors aucune folie ne serait assez folle pour eux. Même traverser un territoire en guère de ses oreilles jusqu'à ses pieds, elle n'était pas la bienvenue. Mais sa raison de vivre et sa raison allaient bien au delà de tout raisonnement logique. Alors ils partirent. Certes bien préparer, notamment grâce à Lindorïe mais aussi grâce à l'humaine de la triade et ses contacts.

Mais. Car il y a toujours un mais. Rien ne se passa comme prévu. Rien. Ils furent pris au piège des théocrates. Par inadvertance, mais les conséquences furent funestes. La lutte fut rude et sanglante. La mère des triplés eut face à elle toute l'horreur de la lutte entre les théocrates et les protégés. Le sang sur le sol qui ruisselait comme un petit court d'eau. Les cris de lutte, le claquement des épées et le souffle qui s'éteint. Celui de Lindorië, la sauvant d'un coup fatal, elle apprentis baptisrel, dont la magie faisait le bien autour d'elle, sauvait des vies, pas ordonnait la mort. Mais celle-ci frappait quand on s'y attendait le moins. Lisaë les larmes aux yeux tenta le tout pour le tout pour permettre au feu follet de rester avec elle, avec eux, de rentrer à Fort Espérance et de continuer à lutter contre ce Vraorg qui haïssait le beau peuple, et ainsi redorer le nom des êtres sylvains. Mais non, rien, le sang coulait et les yeux de la rousse se fermèrent pour ne plus jamais s'ouvrirent. Une patrouille de protégés revenaient, traversant les plaines marécageuses, d'une mission non loin de là. Et très vite ils leur vinrent en aide. Lisaë ne comprit guère tout ce qui se passait, tenant fermement dans ses bras le corps de sa sauveuse. Mais quelques temps après elle était à cheval derrière Artaher, devant sa selle le corps de Lindorië et deux seuls cavaliers, pas plus soldats qu'elle. Le danger continuait à roder car un des hommes théocrates avait pu partir et sonner l'alarme et demander renfort. C'est dont à pleine bride qu'ils arrivèrent à la frontière, épuisée, mais en vie. Mais la traversée du désert sans un minimum de matériel était impossible. Un des hommes partit chercher de l'aide.

Aide qui vint plus tard, Lisaë le trouva long, blottit contre son époux, silencieuse. Avant de reprendre la route à la croisée de leur aide. Qu'ils trouvèrent quelques longs moments de marche par la suite. Un cri déchira le silence du désert. Tomyn, le parvenu. Lisaë redressa la tête et se rapprocha de son époux, suite à la menace proféré par le veuf. Et regarda avec impuissance le déchirement du cœur de l'homme. Elle avait de la peine pour lui. Se mettant à sa place. Des larmes coulèrent aussi sur ses joues. Après tout, c'était pour qu'elle vive que son épouse avait tenté de repousser cet assaillant. Voilà ce qu'ils avaient fait.

Lisaë ne put que balbutier un « je suis désolée. » que pouvait-elle dire de plus.
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