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L'envers du décor [Autone]

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MessageSujet: L'envers du décor [Autone] L'envers du décor [Autone] Icon_minitimeDim 9 Aoû 2015 - 20:00

30 avril

Elle aurait pu passer inaperçu à ses yeux, une humaine parmi tant d'autre. Courte existence, par rapport à la sienne : Aldaron s'était promis un certain détachement. S'il vivait parmi les humains, force était la sienne de se lier à eux tout en marquant une distance relativement respectable pour que lorsque le jour où leur mort inévitablement viendrait, il sache garder son cap. Sa longévité d'elfe n'était pas en adéquation avec la leur. Évidement, il y avait des exceptions. Son cœur, de plomb, n'était pas façonné, irrésistiblement cette race l’attirait. Humains, si brève vie, expérimentaient bien autant d'un elfe en ce temps réduit. De lenteur ils n'étaient point accablés et dans leur cœur, le sien trouvait un rythme en écho. Quatre cent années à leurs côtés. Quatre cent années leur histoire écouter et puis à leur descendance transmettre. Il était la voix de leurs ancêtres, ami de parenté, veilleur malgré lui, et des liens qui se tissaient à son grand damne et malheur, et pourtant infini bonheur.

Elle aurait pu passer inaperçu donc, Autone Summer. Douce enfant, éprise d'un capitaine indignement à genou devant le roi des Hommes. Lui qui avait vécu à Gloria quatre siècles entiers, oui, il savait d'où elle venait. Il savait mais qu'importait. Il ne portait sur elle ni jugement, ni admiration, ni envie. Pas pour le moment. Si son nom lui était connu, elle ne lui était en rien familière. S'il s'était seulement accommodé de sa présence à Morneflamme pour des négociations, si le désir de faire connaissance avec cet étrange oiseau était bien réel, il ignorait beaucoup d'elle. Elle aurait pu passer inaperçu à ses yeux, insignifiante, mais en son for intérieur, une voix lui soufflait qu'elle pouvait avoir pour lui un potentiel intérêt. Soit. Il verrait donc. Caladon, destination qu'il lui avait indiquée. Caladon, elle avait suivi et était arrivée. Le Marché Noir sur elle avait posé son sombre manteau pour qu'à son quartier général, elle se trouva à l'instant.

Elle était là donc, en bas, lui avait-on annoncé. Cachée. Des soins et un bain furent des présents qu'il ordonna pour elle. Elle était dans son antre, en ce lieu il était maître et elle sa protégée. D'un pas lent, il descendit alors, un verre à la main, calme ténébreux, sourire lointain. L'émeraude de ses yeux se posa sur elle, assise à la table, copieux repas servi. Débarrassée de la crasse de Morneflamme, terriblement amaigrie, vêtue par les soins du marché noir, elle se tenait là, en bout de table et à sa droite, il prit place sans un mot, sans non plus interrompre son repas. Assis, affaibli et pourtant noble dans sa posture, l'elfe finit par lui attribuer un triste sourire :

« Vous n'avez pas tardé. Me voilà aise de constater que mes conseils ont été suivis. Bienvenue au marché noir, mademoiselle Summer. Ici, havre de paix en terres ennemis, soyez sans craintes, vous êtes ma protégée. »

Restait à savoir si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Le marché noir avait toujours su cultiver cette aura de mystères et de secrets, l'elfe ne faisait pas exception à cette règle. Nettoyé de ses plaies, du sang et de la mort qui l'avaient rongé, il retrouvait de cette grandeur Triadesque de jadis. Son Totem, sans nul doute, aidait pour beaucoup.

« Avez-vous croisé la route d'autres protégés ? »

Il était fort probable que non. Il connaissait déjà cette réponse mais pour son empereur l'inquiétude montait. Alors aussi infime que soit cet espoir déçu, il l'avait questionnée. Il poussa un soupir en se laissant reposer sur le dossier de sa chaise. Il noya d'une gorgée de son verre les abysses délétères de ce monde sans repères.

« Vous devez vous poser beaucoup de questions. »

Le son de sa voix indiquait que lui, avait certainement beaucoup de réponses. Le marché noir avait nombre d'oreilles, lui-même avait appris beaucoup au cours de sa traque. Qu'il s'agisse le l'état géopolitique, de ses rouages, des rumeurs... Ou même tout simplement de ce qu'il allait advenir à présent d'elle. Son passage vers les terres protégées était déjà prévu, l'organisation marchande était en pleine effervescence. Science il était et pourtant ignorant il se fit lorsqu'il lui annonça, aussi calme que courtois :

« J'ai aussi beaucoup de questions à vous poser. Mais avant cela... Comment vous sentez-vous ? Y-a-t-il quoique ce soit que je puisse vous accorder ? »


@Autone Summer
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MessageSujet: Re: L'envers du décor [Autone] L'envers du décor [Autone] Icon_minitimeDim 9 Aoû 2015 - 22:42

La petite femme ferma les yeux et retint son souffle avant de se caler la tête à l’intérieur de l’eau. Laissant son cœur se débattre, elle savait qu’il battait, qu’elle était en vie. Elle se mit à compter les battements, puis à compter le nombre de choses qui lui restaient, qui lui appartenaient vraiment. Un foyer, elle pouvait tout de suite rayer cette idée de son esprit. Le nid n’était plus chez soi, Saemon n’était plus le même. La caverne du corbeau ne lui était plus ouverte, ni son amitié. Pouvait-elle dire qu’elle avait encore son capitaine? Qui lui-même avait perdu son titre…Il pourrait très bien être mort ou en train d’agoniser. Elle pouvait compter le nombre de choses qui reposaient dans son sac, et peut-être son propre corps, si elle n’en avait pas déjà perdu la possession il y avait 9 ans. Autone s’extirpa rapidement de l’eau, respirant enfin. Ses cheveux avaient légèrement poussées depuis qu’elle les avait coupés, en février. Tenter de rester saine d’esprit pendant des années, puis se retrouver dans une cage pendant trois ans…survivre, mais devoir encore se battre après avoir retrouvé sa liberté…Quand est ce qu’elle pourrait arrêter de se battre, quand est ce que le simple fait de désirer être en vie serait facile? Elle aurait peut-être dû rejoindre le désert au plus vite, laisser tomber la ruse et arriver à un repos d’une manière ou d’une autre. Mais elle avait insisté auprès du messager, elle voulait rejoindre caladon et passer par le marché noir. Son côté plus stratégique semblait l’emporter, même si elle aurait eu l’occasion deux fois de se faire accompagner jusqu’au désert.

Lorsqu’elle eut lavé son corps et ses plaies, un inconnu lui porta des soins. Le rossignol préféra ne pas discuter, encore assommée par sa rencontre. Il pouvait bien l’avoir blessé elle s’en contrefichait, mais elle avait perdue une personne à qui elle tenait…Elle aurait dû s’en douter…Un assassin...elle aurait dû s’en méfier. Son regard était vide, fatiguée, elle savait qu’elle rencontrerait bientôt l’elfe avec qui elle avait travaillé à morneflamme. Elle avait tellement eu faim, elle avait rêvé de manger, elle avait vomi lorsqu’elle avait appris ce qu’ils mangeaient…Et maintenant qu’elle avait quelque chose de potable dans une assiette, elle n’arrivait pas à y toucher. Le rossignol soupira en regardant devant elle et parvint enfin à se défier de l’horizon. C’est lorsqu’elle daigna prendre un morceau de la nourriture qui lui était offerte que la porte s’ouvra, laissant entrer le visage qu’elle connaissait. Elle déposa alors ce qu’elle s’apprêtait à manger en levant la tête. Elle n’avait pas tardé? Cela avait pris plus d’un mois! Peut-être était-il plus habitué aux longs voyages, mais elle avait franchement hâte d’être en sécurité et loin des risques d’être capturée. Quoi qu’il en soit, cet endroit était rassurant, prendre un bain ainsi que de profiter de soins était très apprécié...Un peu de confort ne pouvait pas lui faire de mal. Le rossignol hocha la tête à la question d’Aldaron:

-J’en ai croisé deux en fait…mais pas de prisonniers. Et…un chasseur de têtes…Je ne crois pas que je m’en serais sortie seule dans ce combat.


Non Autone, n’en ajoute pas, il en sait bien assez comme ça. Elle aurait préféré garder ces années derrière elle que de devoir affronter le changement beaucoup trop cruel. Elle haussa légèrement un sourcil, des questions? Sinon de savoir comment il était certain que cet endroit était à l’abri de Vraorg…Elle n’avait pas envie de se soucier de quoi que ce soit. Elle serra les dents en baissant la tête, s’empêchant ainsi d’adresser un regard méprisant à l’elfe…Comment pouvait elle aller? Pétillante de joie? Sérieusement?

-Non merci, je suis déjà reconnaissante de ce que vous avez fait.


La petite femme se calma en relevant la tête, songeant qu’il serait une bonne idée de commencer à manger…Était-ce impoli de refuser la nourriture qu’on lui donnait? Peut-être n’étais-ce pas son tour de demander, mais elle osa tout de même poser son unique question.

-Comment est-ce que vous faites pour vous cacher de la théocratie? Il me semblait que Vraorg avait des dons télépathiques…Avez-vous une pierre comme celle que L’empereur Korentin a reçu?


Pourquoi est ce que le dragon Albinos laisserait une organisation aussi utile pour le protectorat exister?
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MessageSujet: Re: L'envers du décor [Autone] L'envers du décor [Autone] Icon_minitimeLun 10 Aoû 2015 - 20:50

Autone n'avait que peu ou pas touché à son assiette. C'était l'observation qu'avait établie l'elfe après un bref regard sur celle-ci. Ne mangeait-elle pas ? N'aimait-elle pas ? Il ne l'interrogea pas sur ce point immédiatement toutefois, il avait le temps pour cette approche paternelle ensuite. Elle lui indiquait avoir croisé la route de deux protégés. Eu égard de cette masse d'entre eux en terres théocrates venus pour guider les évadés, ça ne l'étonnait guère. Aldaron avait également pu se repaître de ce soutien. Sa sœur d'abord qui lui avait envoyé son destrier elfique chargé de nourriture et autres indispensables ainsi que quelques mots poignants, puis il y avait eu Tobold, et Christan. Puis le serval d'Eliowir, Corinne en personne, Dawan et Eawyn aux abords de Caladon. Ils avaient été nombreux sur sa route comme sur celle d'Autone. Déception, toutefois, alors qu'elle ne lui portait aucune nouvelle d'un évadé. Et peine, à l'évocation d'ennemis. Dawan lui avait parlé d'un chasseur de tête qui se faisait appeler Corbeau. Un nom qui ne lui était pas inconnu, lui, l'ancien Glorien. Il aurait voulu la questionner sur ce sujet, mais lorsqu'elle baissa la tête, il se ravisa.

Non, bien sûr qu'elle n'allait pas bien. Il n'y avait qu'à poser un regard réservé sur elle pour, sinon le comprendre, au moins le sentir. La demande de l'elfe était une politesse, un mandement à vider son sac si elle en ressentait le besoin. Son silence signait le refus, il l'acceptait, remettant à plus tard, au fil de leur discussion, une invitation semblable lorsqu'elle serait plus en confiance, si elle lui accordait. Muet, il fut alors jusqu'à la fin de ses paroles, acceptant ses remerciements sans mot dire. Elle était l'une des instigatrices de l'évasion de Morneflamme. Sa vie, sa survie avait une immense valeur. Avait-elle conscience qu'ils étaient le symbole de l’insurrection contre le pouvoir en place ? Savait-elle qu'elle représentait un petit bout de cet espoir ôté à bon nombre d'entre eux ? Était-ce à sa connaissance qu'elle était un outil de propagande ? Il avait trouvé un intérêt à cette demoiselle et par affection pour elle, il n'avait pas rechigné à lui offrir des soins, de la nourriture et une protection. Mais ç’aurait pu être Matis qu'il lui aurait octroyé, si pas de cœur au moins par noblesse, le même traitement. Parce qu'ils étaient un symbole et qu'il désirait prendre soin de ce symbole, le protéger et lui redonner de la force. La rébellion en avait besoin et le marché noir se trouvait l'art d'être porteur de message : n'était-il pas le lien entre les théocrates et les protégés ?

Encore une fois, il se garda d'une réponse prompte, laissant volontiers la main à l'humaine pour répondre aux éventuelles question qu'elle pouvait se poser. Et demande il y eut. Demande qui laissa apparaître un fin sourire rempli d'un certain mystère, message pour elle qu'il en savait plus qu'il ne lui en dirait. Pour protéger le marché noir. Seule la Triade était informée de chacun des rouages et pour cela, il n'entrerait pas dans les détails, mais il répondrait à sa question et laisserait l'imagination et l'intelligence de la jeune femme faire le reste.

« Êtes-vous bien certaine que des cailloux sauveront la face du monde ? J'ai, personnellement, d'avantage foi en l'ombre des secrets. »

Son regard d'un vert intense restait posé sur elle, sans violence ni douceur, mais une fierté certaine pour le travail accompli par le marché noir.

« Vous avez tord de croire en l'omnipotence de Vraorg ou des Esprits. Ils sont puissants. Capables de prouesses sans pareil, tant salvatrices que terribles. Et pourtant, les uns comme les autres ont leur limites, leurs contraintes. A l'instar de Morneflamme, une faille existe. Une brèche que nous avons exploité pour faire voler en éclat ce qui se voulait être l'abomination incarnée. »

Les uns comme les autres avaient besoin des bipèdes et dragons. Que feraient les Esprits qui, dans une guerre contre le Blanc qu'ils n'avaient su remporter, avaient du se cloîtrer derrière une barrière et s'incarner ? Que serait l'empire de Vraorg s'il n'avait le peuple d'Armanda ? Qui dominerait-il ? Qui soumettrait-il ? Qui terroriserait-il ? Il ne pouvait les exterminer tous, ce serait signer son propre échec. Il devait s’accommoder de leur présence. En cette nécessité logeait le danger.

« Il ne s'agit que de mes suppositions, d'indices éclairées, de témoignages valorisées, de réflexions bordées. Je ne prétends pas détenir la vérité mais... Vraorg ne peut avoir le contrôle sur Armanda toute entière. Auquel cas, nous ne serions pas là, à discuter tout deux. Sa 'télépathie' ne doit fonctionner que lorsqu'il sonde notre âme, lorsque nous sommes face à lui et que son regard albinos foudroie le nôtre. Mais à distance... Nos secrets sont à l'abri. A moins qu'il n'y ait ces... Pierres de jade dans les environs, comme il y en avait au sommet des tours de Morneflamme, et dont les Esprits nous ont protégé en offrant cette gemme dont vous parlez à l'empereur Kohan. Nous sommes loin de Gloria, Autone Summer, ici vos pensées sont à l'abri, sans qu'il nous soit nécessaire d'avoir à notre disposition ces joyaux. »

Ou ces cailloux comme il les avait préalablement appelés, faisant montre du peu d'intérêt qu'il y portait. Il suffisait simplement d'être loin du Dragon Blanc, caché, pour se préserver.

« Ce qui est valable pour vous et moi, est valable pour les membres cachés du marché noir qui pullulent dans cette ville comme une fourmilière. Si la répression est forte, si les lois sont rudes, si la violence est maîtresse... le secret toujours perdure : il ne peut contrôler tout le monde. Même après ces trois années sordides pour Armanda, les bipèdes sont extrêmement nombreux. Il ne contrôle que les plus imminents et les plus dangereux pour lui par des... Marques, semble-t-il. Des déformations profondes de l'âme, capables de transformer le plus noble des êtres en un abject bourreau. »

Il pensait principalement à Achroma, mais se garda bien de le dire. Il marqua une pause dans son cheminement avant de recentrer la conversation sur la question initiale de l'humaine.

« La Triade choisit ses contacts, se protège des éventuelles défaillances, tisse sa toile et s'étend dans l'ombre, là où le Dragon Blanc ne pose pas son regard, là où ses hommes sont incapables de nous voir, là où prudence et opportunité nous guident. Nos choix sont mûrement réfléchis, étudiés, pour qu'ils ne laissent que peu de marge de manœuvre à notre ennemi. La ruse et la science sont les joyaux du marché noir, ainsi vous savez. »

Science et savoir. La Triade était bien informée, tout remontait à la tête, pris dans les mailles du filet. A Caladon, ils avaient tant d'yeux et d'oreilles. Et nobles qu'ils étaient, des terres protégées ils étaient des premiers au courant des grands événements. Le regard du marchand s'attarda sur l'assiette encore fumante d'Autone avant d'arquer un sourcil :

« Mangez. Je suis l'une des rares personnes à comprendre combien il est difficile de s'y résoudre mais... Vous le devez. Ne soyez pas l'animal qu'il a terrorisé. Vous êtes plus forte que cela, j'en suis certain. »

Il ne la connaissait pas, mais elle avait survécu à Morneflamme sans être, comme beaucoup, déshumanisée et avilie. Sa résilience seule pourrait la sauver. Il la poussait en ce sens, fraternellement. N'avaient-ils pas été frère et sœur dans la souffrance ?

« Les humains disent que c'est un met délicieux. Je ne saurais vous le confirmer et doit remettre ma confiance en leur jugement, mon régime elfique a suffisamment été mis à mal ces dernières années pour que je me risque à le contraindre encore. »

Au risque de tout recracher. Les elfes étaient des végétaliens contraints. La viande n'était pas supportée par leur corps, encore moins avariée, et encore moins cannibale. Il reprit une gorgée de son vin avant de l'interroger :

« Connaissez-vous ce chasseur de tête qui a mis votre vie en péril ? Son nom ? L'un d'eux a attaqué l'un de mes amis... »

Autant dire qu'il avait une dent contre lui. Et puis, il demanda encore :

« Quand votre route et celle de Matis Falkire se sont-elles séparées ? Dès Morneflamme ? Avez-vous... Des nouvelles ? »

Il lui avait posé prudemment la question, sans chercher à être intrusif. Il voulait savoir où pouvaient être ces évadés en cavale pour envoyer des patrouilles. Ils étaient un symbole et il se devait de n'en laisser aucun entre les griffes de Vraorg. La tristesse d'Autone toutefois le préoccupait, et il s'inquiétait de savoir ce qu'il adviendrait-elle, par la suite. Il redoutait qu'elle ne soit livrée à elle même et espérait qu'elle soit suffisamment bien entourée pour ce remettre de cette expérience traumatisante.

« Avez-vous... Des amis dans les terres protégées où nous seront bientôt ? Des personnes que vous aimez et qui pourront vous apporter le soutien dont vous avez besoin ? »
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MessageSujet: Re: L'envers du décor [Autone] L'envers du décor [Autone] Icon_minitimeMer 12 Aoû 2015 - 3:39

La réponse de l'elfe laissa le rossignol un peu surprise, elle voyait bien qu'elle avait touché l'intérêt d'Aldaron, ce marché semblait très important pour lui, autant qu'il était fier de cette place qu'il occupait...mais il faisait peut-être un peu trop preuve d'esprit de sérieux même si pour l'instant, sa confiance en lui-même ne semblait devenir trop égocentrique. Elle devait reconnaître qu'il avait raison, pourquoi aurait-t-il eu besoin de la rechercher s'il pouvait tout savoir, sur tout le continent, sans failles et sans secrets. Il n'aurait eu qu'à la retracer et à envoyer ses petits chiens obéissants, c'était la même chose pour Aldaron et pour tous les prisonniers. Elle savait tout de même que ses inquiétudes étaient fondées, il ne pouvait être certain que cet endroit était sécuritaire. Le marché noir était accessible par les gardes du dragon blanc et ils pouvaient très bien tomber sur ce premier si la chance ne leur souriait pas...Chose qui n'étonnerait pas Autone, vu les mauvaises aventures qui lui étaient déjà arrivées. Mais elle avait déjà fuis depuis morneflâmme, elle pourrait encore courir si il lui arrivait quelque chose et rejoindre le désert au plus vite, au risque de devoir se battre. Les réflexions germaient dans sa tête, effaçant légèrement les pensées tâchées de noir qu'avaient laissé le corbeau derrière lui. Elle comprit, silencieusement et simplement en écoutant, elle était d'accord avec ses hypothèses, mais se demandait toujours comment ils faisaient pour placer une confiance aussi grande en tous les membres de ce marché...Comment être certain qu'aucun traître n'y passerait et comment ils s'occupaient des traîtres...Oui, même après ces années de cruauté, elle ne pouvait se résoudre à voir la mort comme un bien. Elle y passerait, elle le savait et ses mains n'étaient pas tout à fait blanches, mais cette rétiscence restait, et elle y tenait.

La petite femme ne pouvait simplement plus se résoudre à manger quelque chose qui avait vécu et qui était mort sans penser à la viande humaine du volcan...Elle détestait ses souvenirs, pourquoi ne pouvait-on pas brûler une mémoire comme on brûlait des écrits? Elle ne voulait pas y penser, elle ne voulait pas revoir les images, y rêver à nouveau...le rossignol avait envie de faire disparaitre ce bout de sa vie, de l'effacer de sa tête. Si elle était forte, ce n'était pas ce que les os qu'elle voyait clairement sur sa peau inspiraient. Elle avait repris un peu de forme...mais sa cavale n'était pas encore tout à fait terminée même si elle avait passé le plus difficile. La ptite femme baissa les yeux sur son assiette, se moquant de la qualité culinaire du met, mais s'étant tout de même résolue à commencer à manger, au moins quelques bouchées.

C'est l'idée du corbeau qui lui fit prendre une pause, qui l'assoma, l'empêchant de répondre aux questions immédiatement...Il allait trop vite pour des questions aussi délicates. Elle fronça tout de même les sourcils, sans haine, mais cherchant des réponses. Cela faisait une quatrième question à se répondre: Pourquoi s'en inquiétait-t-il? Certes, elle avait rencontré peu de personnes ayant encore le sens de la solidarité, de l'entraide dans les dernières années. Matis s'occupait d'elle, Aramis lui avait parfois demandé comment elle se sentait...Et la vie qu'elle avait menée ne pouvait certainement pas créer beaucoup de véritables relations humaines.

- Le Chasseur était mon ami avant …

Avant le volcan, avant Vraorg, avant ces trois années d'enfer et avant que le monde ne change complètement...

-Il se dit Ombre, Corbeau, mais il a porté bien d'autres noms. Tidus au palais impérial...Saemon Methus de naissance...il me les a tous dit un jour, mais je ne me souviens plus de tous ces noms.

Quoi qu'il en soit, révéler son identité n'était pas une menace pour lui dans la situation ou il se trouvait. Il était bien assez placé pour ne pas avoir à craindre quoi que ce soit. La petite femme serra les dents l'instant d'une seconde, envahie par la colère...Comment avait-il pu changer autant, alors que de son côté, elle n'avait rien fait que de crever de chaud et prier pendant 3 ans.

-J'ai vu Matis pour la dernière fois à Morneflamme...Si j'avais des nouvelles...je n'aurais pas cette mine là,
sourit elle tristement, Pour ce que vous appelez des amis...C'est difficile à dire. J'étais proche du corbeau, et il est devenu... Je me suis liée d'amitié avec Aramis...Et peut-être avec une ou deux personne dont je n'ai pas de nouvelles. J'imagine que je saurai lorsque j'y serai.

Elle savait qu'elle pouvait compter sur Matis, mais n'était-ce pas malsain de se reposer sur une seule et unique personne? Elle avait tellement eu besoin de lui dans le volcan, elle s'était appuyée sur lui et avait accepté d'être aidée dans ses combats de tous les jours. Autone se faisait confiance, elle bâtirait sur de nouvelles bases, elle ne pouvait que s'en sortir. Le rossignol l'avait dit à Lewyn, ce que j'ai fais milles fois, je peux le refaire une fois de plus.
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MessageSujet: Re: L'envers du décor [Autone] L'envers du décor [Autone] Icon_minitimeMer 12 Aoû 2015 - 22:11

Une fois n'était pas coutume : Aldaron la laissa achever chacune de ses réponses sans la couper, silencieux et attentif. Muet également lorsqu'elle avait avalé quelques bouchées. Bien. Au moins il était assuré qu'elle n'avait pas le ventre vide. La maigreur de la jeune femme faisait peur, il s'inquiétait pour elle. Son amour pour le peuple humain était en peine devant une telle misère. Il avait mieux enduré la chose au début, sa race elfique était plus résistante. Mais après les premiers mois, son corps s'était plus amplement creusé, ses muscles avaient fondu, ses os étaient drastiquement apparus sous sa peau et sa faiblesse avait annoncé l'imminence de sa mort. Résistance elfique à nouveau qui lui donnait cette apparence aujourd'hui, qui bien que maigre n'avait plus rien de squelettique. La magie d'Armanda l'avait soigné. Les sylvains étaient faits de cette magie : pas pour rien que lors de la fin du monde, ils avaient été les plus impactés. Il se sentait revivre et il espérait, au fond de lui, que la petite femme puisse goûter à cette résurrection.

« Je m'interroge à votre sujet... Qu'avez vous pu faire pour mériter la colère du Dragon Blanc au point qu'il préfère vous envoyer à Morneflamme plutôt que de vous tuer ? Vous l'avez offensé ? Vous avez chanté trop fort des Odes aux Esprits ? »

Oui, parce que quand même... Qu'avait bien pu faire la tenancière d'une maison close ? Elle entretenait la luxure, un vice qui aurait pu plaire à Vraorg, non ? L'elfe poussa un soupir, frustré. Il y avait ce point qui l'agaçait. Cette femme qu'il avait devant lui n'avait pas l'air d'une guerrière, elle n'avait pas du se battre contre lui, elle n'avait pas d'influence politique à la cour des Kohan, du moins pas à sa connaissance, ce n'était pas une noble non plus. Elle n'avait pas mérité ça tout de même ! Calme, toutefois, il prononça :

« Personne n'est encore rentré au Protectorat. Personne de nous six. »

Une annonce qui n'avait rien de réjouissant. Il aurait voulu lui dire que Matis ou Aramis l'attendaient. Mais aucun de ces deux là, pas plus que d'autres n'y étaient. Il était certain de ses propos, Cercëe lui-même l'en avait informé. Sa projection astrale était venue ici, chez Melilla, à l'instant même où le vampire avait appris que son elfe de frère était en vie et en sécurité au sein du marché noir. Il le savait et devait la vérité à Autone sur ce point. Il savait que Matis n'était pas rentré, qu'aucun des évadés instigateurs n'était rentré et c'est pourquoi il avait mandé Autone des informations à leurs sujets.

« Nous serons sûrement les premiers. »

C'était du moins ce qu'il pensait. Dans les faits, même s'il l'ignorait encore, il serait au cœur d'un combat affreux dès demain contre Achroma. Silarae le sauverait, lui seul serait le premier à rentrer, du moins ce qui resterait de lui. Korentin à sa suite, puis Autone. Mais ce n'était pas ce qui était prévu à l'ordre du jour à l'instant où il parlait avec l'humaine.

« Nous partons dans quelques jours avec ma sœur Corinne, l'enwr Dawan Sywel, son maître et régent de l'Ordre Baptistral Eawyn Aerin ainsi qu'une poignée d'hommes du marché noir. Si vous souhaitez rentrer bien évidement. Vous avez le droit de rester ici... Même si à première vue c'est une terre théocrate. Caladon a bien des attraits... »

Il marqua une pause un bref instant, la perçant de son regard émeraude avant de poursuivre sur un autre sujet, il reviendrait sur celui-là ensuite, puisqu'il y avait une logique, une construction derrière cette étrange idée que celle de lui proposer de rester à Caladon. Stupide idée en apparence : son cauchemar n'avait-il donc pas assez duré ? Sans aucun attrait. Il y en avait pourtant un. Il lui adressa un nouveau sourire énigmatique.

« Vous n'êtes pas obligée d'attendre d'être rentrée au Protectorat pour savoir qui pourra vous y attendre. »

Peut-être cela lui donnerait-il de l'espoir de savoir qui pouvait bien l'attendre, qui n'avait pas rejoint la cause théocrate. Elle aurait pu se projeter là-bas sans craindre de lourdes déceptions. Avancer sans savoir où elle se rendait ne devait pas être agréable. Peut-être même terrorisant. L’inconnu faisait peur. Et s'il lui disait cela, c'est parce qu'il avait potentiellement la contrepartie. L'invitation était claire : des noms, une réponse. Toutefois, il n'insista pas et la laissa libre de sa demande ou de son silence. Il se leva de sa chaise, n'étant pas le genre de personne à savoir tenir en place. Il s'éloigna d'elle et vint s'adosser en mur après un net silence destiné à lui laisser le temps adéquat à la réflexion.

« Tant de choses ont changé depuis l’avènement du Voleur de Cœur. Armanda est ravagée, hantée. De mes cinq siècles d'existence, je n'ai jamais vu pareille désolation. Pareille fourberie. Les terres sont imbibées de sang et la vertu n'est plus qu'un pâle souvenir. Et pourtant... Des insurgés se dressent. Majorité d'entre eux se cachent derrière la Barrière de magie supérieure. D'autres œuvrent en terres ennemies, sous mon étendard principalement. Et enfin, quelques autres, sous le joug de notre ennemi, contraints, Marqués. Ceux-là n'ont plus le total contrôle d'eux même. Certains ne peuvent pas penser à trahir leur Maître, ni même à lui désobéir. Croyez-vous Lorenz Wintel, l'indomptable, capable de courber l'échine ? L'ordre de Vraorg est de nous tuer tous les six. Un ordre auquel nul Marqué ne peut déroger, même s'il le voulait. »

Le bruit de ses pas sur le dallage était discret. Les elfes avaient une légèreté inégalable. Il posa ses deux mains sur le dossier de la chaise qu'il avait quittée un peu plus tôt et s'y appuya, les yeux plantés sur les siens.

« S'il était votre ami, le Corbeau... J'aimerais avoir confiance en votre jugement. Il y a alors deux possibilités. Soit il n'était qu'un félon, mercenaire, profiteur et aujourd'hui traître... Soit il est Marqué, contraint de vous tuer, même si de tout son cœur, il l'a refusé. Je m'interroge sur cette possibilité. Seul les personnes qui représentent un danger pour Vraorg, à défaut d'être un haut gradé, sont Marquées. Le Voleur de Cœur ne peut contrôler tout le monde, seulement les pions les plus intéressants. Saemon Methus, Tidus, Corbeau, Ombre, bien des noms et pourtant personne de véritablement dangereux, pas à ma connaissance du moins. »

Voilà ce qui l'intriguait. Si Saemon était cet ami qu'elle croyait et qu'il l'avait attaqué, la possibilité n'était pas à exclure de cette Marque. Et le pourquoi de cette Marque était une grande question. Une réponse, il voulait. Autone aussi, d'où sa proposition de rester à Caladon. Il s'expliqua alors :

« Les cristaux de métamorphose... Nous en avons. Nous en utilisons. Et votre visage pourrait ne plus être en apparence celui d'Autone Summer. Nouvelle, théocrate mais par mon marché protégée, vous pourrez l'approcher, l'apprivoiser, le comprendre. Peut-être alors découvrirez vous qui il est et qui il n'est pas. »

Un sourire, espiègle, marqua pour de bon son visage. Oui, il avait cette idée derrière la tête depuis qu'elle lui avait répondu et il ne lui avouait que seulement maintenant. Oui, cette infiltration ne serait pas gratuite et pour lui elle devrait travailler si elle tenait à découvrir la vérité sur le Corbeau :

« Félon ou pantin. »

Ce pouvait être à elle de trancher.
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MessageSujet: Re: L'envers du décor [Autone] L'envers du décor [Autone] Icon_minitimeLun 17 Aoû 2015 - 8:26

L’elfe soulevait une bonne question, à laquelle Autone n’avait peut-être pas vraiment la réponse. Néanmoins, elle pouvait y penser…Il aurait été facile de la tuer sur le champ, elle et Matis, au lieu de les faire prisonnier. Peut-être un peu trop d’attention nécéssaire de la part du Dragon blanc...Bien au-dessus d’avoir à s’occuper de deux humains. C’était peut-être aussi un exemple qui n’était pas assez cruel pour les autres de les éliminer.
-J’avais décidé de répondre à l’appel d’Edwyn, avec Matis…et Ombre. Et une autre fille qui s’appelle Sylira. J’ai été blessé en combat et je suis ressortie avec Matis. Nous avons rencontré Vraorg avant de pouvoir rejoindre le désert…

Il soupirait, et elle pouvait pleinement comprendre sa frustration, même si elle ne le vivait pas de la même manière…Elle savait ce que cela faisait de voir des croyances et des espoirs détruits par des injustices, de grogner en se demandant si il y a une solution, et pourquoi la situation est aussi réelle si elle est aussi absurde. Aldaron le disait lui-même directement…La tuer aurait été plus facile pour elle. N’importe qui méritait de mourir au lieu de vivre ça. C’est ce qui rendait la chose aussi frustrante, les combats semblaient interminables et les victoires si petites…

Et la nouvelle d’Aldaron n’était pas rassurante, bien qu’Autone tentait bien que mal de la rendre moins lourde en se disant qu’elle-même, n’était pas encore rentrée…que cela prenait du temps. Si au moins elle pouvait avoir des nouvelles, aussi petite information qu’elle puisse cueillir. Si elle se rendait dans les tavernes, elle pourrait peut-être tendre une oreille, mais il faudrait user d’un peu de manipulation pour faire naître le sujet aux lèvres des gens. Mais malgré la proposition de l’ancien prisonnier, l’idée de rentrer dans un semblant de chez soi était plus alléchante que de faire du tourisme dans un empire vampirique.

Et elle ne comprenait pas non plus ce que l’elfe voulait dire, probablement que lui avait des moyens, mais ne lui en glissait même pas un mot. Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas pourquoi il ne disait pas simplement ce qu’il pensait. Elle savait que le marché noir renfermait beaucoup de secrets, qu’il avait probablement plus d’une ressource et plus de deux oreilles. De toutes manière, les gens à qui elle s’intéressait étaient déjà nommés ou bien il s’agissait de connaissances personne sur qui réellement compter. Elle ne voulait pas seulement savoir, elle voulait être là et les retrouver.
Elle l’écouta alors silencieusement, mettant les possibilités en cause, et en effet. Ce n’était pas quelque chose d’impensable, elle se souvenait avoir appris beaucoup de lui, il lui avait aussi donné beaucoup. Mais il n’était pas une bonne personne, même charmé, attendri ou sa carapace étant cassée. Autone savait que la folie venait après la tristesse, sans sa dureté Saemon n’était plus qu’un malheureux. Un malheureux qui avait peut-être trop perdu depuis 3 ans. La petite femme secoua la tête en signe de négation, la simple idée de changer d’apparence aussi drastiquement l’effrayait. Si elle n’avait pu faire changer d’idée au loup, une inconnue non plus. Elle savait sa peur des autres, il n’était pas sociable, il était dur. Ils pouvaient oublier ce projet tout de suite.

-Je suis en colère mais je n’ai pas envie de me venger, ou de venger une personne que je ne connais pas.


Ou peut-être n’avait-elle pas envie de le faire elle-même, mais serait-elle ravie de voir un autre le faire? Un peu hypocrite, mais doux pour la conscience. Non…elle se sentirait quand même mal de le voir souffrir.

-Le corbeau n’est pas…disons simpliste. Ce n’est pas si facile de s’y lier d’amitié… et il n’est pas non plus facile à vivre. Si vous voulez tenter un tel projet, je peux vous prévenir que je suis à peu près certaine que c’est inutile…Attaquez le simplement physiquement, cela vous épargnera du temps et beaucoup trop d’attention.



Elle ne voulait plus y penser, ni le revoir, espérant fortement que le destin ne la forcerait pas à une autre rencontre létale. Qu’il fasse sa vie, elle ferait la sienne librement…contrairement à lui.

-Et si c’est ce que vous vous demandez, il n’a aucun problème à tuer. Je suis à peu près certaine que ce n’est pas simplement un manipulateur…mais qu’il a changé, qu’il est plus drastique. Même s’il était contrôlé par une marque dont vous parlez, quelque chose lui a fait perdre son...humanité…


Elle l’avait senti, il s’était présenté comme un toutou de Vraorg sans aucun regret, ni réticence à faire une chose pareille.

-Non, je vais rejoindre le désert.


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