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Tout, et rien sur le moyen âge en Europe^^

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Christan Weren
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MessageSujet: Tout, et rien sur le moyen âge en Europe^^ Ven 13 Mar 2015 - 22:11

Bonsoir, je viens poster ce topic ici pour parler de différents sujets à propos du moyen âge que ce soit sur des domaine aussi variés que la vie quotidienne, la mode, ou bien la guerre, en espérant que cela puisse éventuellement être utile aux joueurs du forum qui viendront consulter le topic^^.

Topic sur les armes de siège médiéval^^

La première partie de ce topic où je vais tout d'abord aborder le siège au moyen âge, et plus précisément les engins de siège employaient dans l’Europe médiévale, et que je suppose que les alayiens, et armandéens peuvent sans douter employer^^.

Principe d'une arme de siège, et de son mécanisme

Quel que soit le type de l'arme employée, le but est d'emmagasiner de l'énergie pour ensuite la libérer brutalement. Dans une arme à torsion, c'est la torsion mécanique des pièces qui va assurer le stockage de l'énergie. Dans le cas des machines à balanciers, un contre-poids qui sera élevé stockera de l'énergie potentielle qui sera libérée quand ce dernier redescend. Tout cela permet de lancer de lourd projectiles avec une certaine puissance pour par exemple détruire des remparts, ou tuer des assaillants lourdement protégés pour des défenseurs, ou détruire une tour de siège aussi…

Les 2 types d'arme sièges (hors poudre).

Les armes à torsion :

Elles sont connues en Europe depuis l'Antiquité puisqu'elles sont déjà utilisées par les Grecs puis les Romains. Elles fonctionnent sur le principe de l'arc dont elles reprennent la forme générale. Elles sont toutefois de très grandes dimensions, si bien que la force d'un seul homme ne peut suffire à assurer la torsion de la pièce maîtresse. Le couple de torsion est obtenu à l'aide d'une corde attachée aux deux extrémités et tendue par un moyen mécanique tel qu'un treuil. Connues plus généralement sous le nom de catapultes, leur utilisation connaît deux variantes suivant le type de projectile envoyé.

La première envoie des traits qui peuvent être enflammés ou non. C'est le cas des balistes ou scorpions lourds et de leur perfectionnement ultérieur, les arbalètes de tour qui substituent au bois le métal comme matériau subissant la torsion. Elles fonctionnent exactement sur le même principe que l'arc.

La deuxième catégorie envoie des projectiles de type boulets : la corde de l'arc va agir sur un levier terminé par une cuillère dans laquelle sont posés les projectiles à envoyer. C'est la machine que les Romains connaissaient sous le nom d'onagre. Elle est parfois appelée baliste gréco-romaine. Ce système pour envoyer des charges sera abandonné au xiiie siècle, ses performances étant supplantées par celles des machines à balancier.

Les armes de siège à torsions :

-La catapulte :




La catapulte est une machine de guerre utilisée pour lancer des projectiles à grande distance, sans emploi d’aucun explosif — comparable sur ce point à d’autres engins de siège en usage pendant l'Antiquité et au Moyen Âge. Apparentée à la baliste, qui, elle, projetait des lances, la catapulte est capable de projeter de lourdes pierres ou parfois même, selon les scrupules des chefs de guerre, des cadavres ou diverses déjections (afin de saper fortement le moral de l'ennemi, lui faire peur, voire propager des infections) à l'aide d'un câble tendu. La force de propulsion a d’abord été donnée par la flexion d’un arc géant puis, dans les engins plus perfectionnés par la torsion d’un « ressort » constitué d’un faisceau de fibres.

Mais en raison de leur faible résistance à l'humidité, les catapultes ont été abandonnées dès le sixième siècle et remplacées par des engins à contrepoids, le mangonneau et le trébuchet.
Le trébuchet, parfois incorrectement appelé catapulte, emploie un contrepoids plutôt que la torsion ou la tension : il fonctionne essentiellement comme une fronde géante. Son invention date du Moyen Âge, époque à laquelle il a remplacé la catapulte en raison d’une meilleure précision des tirs et surtout d'une meilleure résistance au climat européen, dont l'humidité détendait les tendons des engins à torsion.

-L'Arbalète à tour



Les arbalètes à tour appelées à tort Balistes dans les textes médiévaux, apparaissent à partir du xie siècle et sont inspirées desarbalètes à moufle portatives. Elles sont surtout utilisées lors des sièges pour détruire armes et engins de siège et sectionner les cordages.
Ces engins utilisent des carreaux à empennage de métal, appelés dondaines. Leurs portée est de plus de 300m.Une chronique allemande rapporte qu'une arbalète à tours transperça 3 hommes et un cheval avant de se ficher dans une porte à plus de 360m.

Au siège de Termes en 1210, Simon de Montfort échappe de peu à une mort donnée par cet engin. Alors qu’il écoute la messe sous sa tente, un carreau lancé par les défenseurs du château transperce la tente et tue un sergent placé devant Montfort.

-La baliste :



La baliste (du latin ballista et du grec βαλλίστρα1, à partir du mot βάλλειν, ballein, « lancer, jeter », au pluriel ballistæ en latin) était une arme développée à partir d'une arme grecque plus ancienne. Son fonctionnement est basé sur différents mécanismes utilisant l’action de deux leviers sur des ressorts à torsion, constitués de plusieurs faisceaux de fibres tordues. Les premières versions lançaient de lourdes flèches ou des projectiles sphériques, comme des pierres de différentes tailles, au cours des sièges. Elles ont servi de base pour développer une arme de tir plus petite, le scorpion et peut-être le polybolos. Cette arme est abandonnée au haut Moyen Âge au profit des engins à contrepoids, la pierrière puis ses perfectionnements : la bricole, le mangonneau, le trébuchet. Cependant, le nom "baliste" est conservé au Moyen Âge pour désigner l'arbalète à tour et parfois, abusivement, les engins de siège à contrepoids.
À l'origine, le mot « catapulte » désigne un engin lanceur de flèches, alors que le terme « baliste » fait référence à une machine qui lance des pierres, mais la signification des deux termes a été intervertie à partir du ive siècle de notre ère, d’où parfois une certaine confusion dans les termes. Le fait que le mot « catapulte » (qui a donné un verbe : « catapulter ») soit devenu un terme générique, qui, à certaines époques, désigne indistinctement tous les engins de siège de la baliste au trébuchet, obscurcit encore la terminologie.

Avec le déclin de l'Empire romain, les ressources nécessaires à la construction et à l’entretien de ces machines complexes sont devenues très rares, de sorte que la baliste a été supplantée par l’onagre plus simple et moins cher. Bien que cette arme a continué à être utilisée au Moyen Âge, elle a été progressivement éclipsée par l'avènement du trébuchet et du mangonneau qui l’ont remplacée dans la guerre de siège. L’arbalète et, dans certains cas, l’arc long anglais l’ont supplantée comme armes de champ de bataille. Elles étaient de fabrication plus simple, de maintenance plus facile et beaucoup moins coûteuse. À la suite du déclin de l’Empire romain et de la disparition d’une grande partie de ses acquis technologiques, l’utilisation de la baliste est devenue très rare au Moyen Âge, aussi bien en Europe qu’au Moyen-Orient.

-Onagre :



L’onagre était un engin de siège de la période romaine post-classique qui tire son nom de l'analogie de son mouvement avec celui de la ruade d'un onagre, sorte d'âne sauvage. Il s'agit d'une sorte de catapulte romaine qui utilise la force de torsion, provenant généralement d’une corde torsadée, pour stocker l'énergie nécessaire au tir.

D'après le Dictionnaire raisonné de l'architecture française du xie au xvie siècles (tome 5), les historiens romains s'accordent tous pour ranger l'onagre, comme la catapulte et le scorpion, dans les engins de jets offensifs mais leurs descriptions sont, ou bien succinctes, ou bien contradictoires : on trouve en effet le terme onagre comme synonyme de scorpion chez Marcellin(vie siècle) ou onagre comme engin lançant des pierres (par opposition aux javelots) chez Végèce, ou onagre comme synonyme vulgaire de catapulte chez Jean le Lydien.

Certains la décrivent comme une petite catapulte capable d'envoyer des petits projectiles à 30 m de distance ou 40 m de haut, d'autres comme une arbalète géante.
À l'origine, le mot « catapulte » désigne un engin lanceur de flèches, alors que le terme « baliste » fait référence à une machine qui lance des pierres, mais la signification des deux termes a été intervertie à partir du ive siècle de notre ère, d’où parfois une certaine confusion dans les termes. Le fait que le mot catapulte (qui est devenu un nom commun : « catapulter ») soit devenu un terme générique qui à certaines époques désigne indistinctement tous les engins de siège de la baliste au trébuchet, obscurcit encore la terminologie.

Au Moyen Âge (le fait est rapporté à partir de 1200 environ) on a utilisé une version moins puissante de l'onagre qui recevait le projectile, dans une sorte de cuillère géante et non plus dans une fronde. De cette façon, de nombreux petits projectiles pouvaient être tirés, contrairement à la version de plus grande taille. Cet engin est parfois appelé le mangonneau, bien que ce nom ait été utilisé pour différentes formes de machines de siège.

Johann Silberschlag dans sa Dissertation sur les trois principales machines de guerre des anciens, savoir la catapulte, la baliste et l'onagre (académie des sciences de Berlin 1760)1 analyse avec précision les textes de Vitruve et de Marcellin. Il distingue alors les engins destinés à lancer des traits, qu'il appelle catapultes, et ceux destinés à lancer des pierres, qu'il appelle balistes. Il range alors l'onagre plutôt dans la famille des balistes desquelles il diffère sur quelques points (p. 432). Il le décrit comme un bras de levier en bois à l'extrémité duquel se trouve une cuillère. Ce bras de levier est tendu, et quand la tension se relâche, le bras de levier dessine un arc de cercle et vient frapper contre un butoir tandis que le contenu de la cuillère s'envole dans les airs. Il confirme que l'onagre fut beaucoup utilisé, avec ou sans roue, durant les guerres de Jules César. Il suppose qu'il pouvait lancer des grêles de pierres, des projectiles enflammés et même des cadavres.

Les armes à balancier :

Celles qui fonctionnent à traction :


Les premières machines à balancier connues fonctionnaient sans emmagasinement d'énergie. Il est fait état de l'utilisation de telles machines par les chinois plusieurs siècles avant l'ère chrétienne. Le balancier est constitué d'une longue poutre de bois appelée aussi verge à l'extrémité de laquelle est attachée une poche dans laquelle la charge à envoyer est placée. L'autre extrémité était tirée par un groupe d'homme. Le balancier exploitait donc l'effet de levier pour envoyer les charges. Suite à leurs contacts avec les Chinois, les Sarrasins se mirent à employer également ces machines, qui apparurent ensuite, par le biais des croisades, en Europe vers le xie siècle. Elles étaient alors connues sous le nom de pierrières. Cette machine subira certains perfectionnements, tout d'abord l'ajout d'un contrepoids placé sur la verge qui aide à accélérer le mouvement de traction opéré sur la verge. Elle est alors appelée bricole.

L'arme employant la méthode de la traction :

La pierrère :




La pierrière est une pièce d'artillerie médiévale. Constituée d'un balancier appelé verge au bout duquel est attachée une poche contenant des projectiles, elle était actionnée en tirant sur l'autre extrémité du balancier. Utilisée principalement pour la défense, elle était aussi appelée l'arme des femmes puisque les femmes et les enfants étaient souvent dévolus à ce type d'armement. Eugène Viollet-le-Duc mentionne que le terme pierrière était aussi donné à la baliste qui fonctionne en réalité sur un principe différent.

Ses caractéristiques techniques :

Poids des boulets : de 3 à 12 kilogrammes parfois en plusieurs projectiles (volées de cailloux)
Portée : de 40 à 80 mètres
Nombre de servants : de 6 à 8
Cadence de tir : jusqu'à 1 projectile par minute, voir 2 minutes pour des servants expérimentés.

Au Château de Calmont d'Olt des essais à 12 adultes ont permis d'envoyer 1 kg à plus de 80 mètres avec une cadence de tir de 1 projectile toutes les 30 secondes.

Moyen pour la perfectionner :

Un contrepoids pouvait être ajouté à l'extrémité qui était tirée pour faciliter le maniement de l'arme et surtout compenser le poids du projectile. Dans ce cas, la pierrière est appelée bricole. Ce principe de contrepoids sera repris et amélioré dès le xiie siècle pour en faire des armes plus puissantes en vue de tenir des sièges : les mangonneaux et les trébuchets.

Les armes à contre-poids :

Par la suite, les dimensions de la machine grandissent et la masse du contre-poids augmente. La traction de l'homme n'est plus nécessaire pour lancer le projectile. Elle sera utilisée pour élever le contre-poids avant l'utilisation de l'engin de guerre. Lorsque le contre-poids est relâché, le projectile est éjecté par effet de levier. Ces machines suivirent une évolution parallèle chez les sarrasins et les européens. Ce sont les machines appelées mangonneaux qui apparurent au début du xiie siècle. On lui adjoindra également plus tard des treuils appelés roues à carrier dans lequel prenaient place un ou plusieurs hommes pour lever le contrepoids appelé aussi huche.

Ces machines grandirent encore et les vibrations occasionnées par le contre-poids placé sur le balancier commencèrent à affecter la précision des tirs de la machines, voire compromettre la stabilité de l'engin de guerre lui-même. La parade trouvée par les engingneurs de l'époque fut d'articuler le contre-poids par rapport à la verge. La machine est alors appelée trébuchet. Elle sera utilisée du xiie au xvie siècle comme arme de siège visant à détruire les ouvrages de défense. Ces engins peuvent alors tirer des boulets pesant jusqu'à 140 kilogrammes à une distance d'un peu plus de 200 mètres.

Toutefois la lente cadence de tir du trébuchet (environ un coup à la demi-heure) et la main d'œuvre nécessaire à son fonctionnement (il fallait pas moins d'une soixantaine de servants toute professions confondues pour la faire fonctionner) empêchait de l'employer dans certaines situations. Des modèles plus petits et compacts furent développés telles que le couillard appelé aussi biffa. Ce dernier divise le contre-poids en deux. Ces derniers sont situés de part et d'autre de la verge, ce qui lui valut son nom. Apparu au xive siècle, une équipe de 4 à 8 hommes est nécessaire pour assurer son fonctionnement. Il pouvait tirer une dizaine de coups à l'heure et envoyer des boulets de 80 kilogrammes à 180 mètres. À partir du xvie siècle ces machines à contre-poids tombent dans l'oubli, remplacées par les armes à feu.

Les différentes armes de sièges de ce type :

La bricole :




La bricole est une pièce d'artillerie médiévale. Constituée d'un balancier appelé verge au bout duquel est attachée une poche contenant des projectiles (boulets, parfois les hommes prisonniers renvoyés dans leur camp), elle était actionnée en tirant sur l'autre extrémité du balancier, la traction étant facilité par l'ajout d'un contre-poids.

C'est cet engin qui est à l'origine de l'expression « s'attirer des bricoles ».

Son apparition date du xiie siècle. La bricole est un perfectionnement de la pierrière puisqu'on rajoute à cette dernière un contre-poids pour faciliter la traction sur la verge qui envoie les projectiles. Cet engin de défense sera utilisé jusqu'au xve siècle. Le mangonneau sera à son tour un perfectionnement de la bricole qui sera destiné à envoyer des projectiles plus massifs, ce qui en fait alors une arme de siège.

Ses cractéristiques techniques :

Poids des boulets : de 10 à 30 kilogrammes
Portée maximale : 80 mètres
Nombre de servants : une vingtaine environ
Cadence de tir : jusqu'à un coup par minute.

Le couillard :



Le couillard est un engin militaire offensif, utilisé au Moyen Âge pour détruire les fortifications.

Cet engin est composé d'une longue perche placée sur un axe. À l'une de ses extrémités, on trouve deux huches ou bourses(d'où son nom) servant de contre-poids. Les projectiles (boulets, parfois cadavres d'animaux malades pour contaminer les réserves d'eau de la place assiégée) sont placés à l'autre extrémité de la perche, dans un réceptacle rappelant une fronde.

Fonctionnement :

Le projectile (souvent un boulet de pierre) pouvait faire de 35 à 80 kilos, et pouvait être envoyés juqu'a 180 mètres.

On abaisse l'extrémité où se trouve le réceptacle au moyen de cordes, puis on place le projectile dans la fronde et on relâche le tout. La portée d'un tel engin dépassait la centaine de mètres.

Entre 8 et 16 personnes étaient nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de cette arme de siège, avec une cadence de tirs pouvant atteindre les 10 coups par heure.
De nos jours, quelques couillards ont été reconstruits pour des reconstitutions, en France, à Larressingle dans le Gers ou auChâteau de Calmont d'Olt dans l'Aveyron, à Provins en Seine-et-Marne, au château de Largentière en Ardéche et aux châteaux des Baux-de-Provence et de Tiffauges où le couillard effectue quotidiennement de véritables tirs de démonstration.

Le trébuchet :



Le trébuchet fait partie des pièces d’artillerie médiévales dites à contrepoids. Il s’agit d’un engin de siège qui a été utilisé auMoyen Âge, soit pour détruire la maçonnerie des murs, soit pour lancer des projectiles par-dessus les fortifications. Il est parfois appelé « trébuchet à contrepoids » afin de le différencier d'une arme plus ancienne qu’on appelait « trébuchet à traction », une version primitive de l’engin où la force de propulsion était fournie par des hommes et non par un contrepoids.

Caractéristiques techniques :

Si les dimensions et la masse de la machine peuvent grandement varier d’un modèle à un autre, il n'en demeure pas moins qu'un trébuchet de taille moyenne devait posséder les caractéristiques techniques suivantes.

Longueur de la verge : 8 à 12 mètres ;
Masse du contrepoids : entre 10 et 18 tonnes ;
Masse des boulets : de 80 à 100 kilogrammes ;
Portée maximale : un peu plus de 200 mètres ;
Nombre de servants : environ 60 personnes (charpentiers, tailleurs de pierre, manœuvres, etc.) ;
Cadence de tir : 1 à 2 par heure.

Mon préféré, le Mangonneau^^ :



Le terme mangonneau (dérivé du mot greco-latin manganon, qui signifie « machine de guerre »1,2) désigne un engin militaire offensif à contrepoids fixe de l'époque médiévale, une sorte de catapulte, un engin de siège utilisé pour lancer des projectiles contre les murs des châteaux forts, très proche du trébuchet.

Le trébuchet, par son mouvement brusque, saccadé, était efficace pour lancer les projectiles par-dessus de hautes murailles, avec une grande précision sur des combles, mais il ne pouvait faire décrire au projectile une parabole très allongée se rapprochant de la ligne horizontale. Le tir du mangonneau pouvait se régler beaucoup mieux en hauteur et en distance que celui du trébuchet, parce qu'il décrivait un plus grand arc de cercle, et qu'il était possible d'accélérer son mouvement.

Utilisation :

Le mangonneau tirait de lourds projectiles à partir d’une poche en forme de fronde fixée à l’extrémité d’un bras (la verge). La poche permettait de lancer davantage de pierres qu’une fronde, ce qui le différenciait de l’onagre. Au combat, le mangoneau lançait des pierres, et des engins incendiaires (des pots à feu, des vases remplis de matériaux inflammables qui projetaient une boule de feu au moment de l'impact), ou toute autre objet disponible pour l'attaque et la défense. Parmi les projectiles les plus insolites on comptait les cadavres, et les carcasses souvent en partie décomposées, d'animaux ou d’hommes, utilisés dans le but d’intimider, de démoraliser les assiégés et de propager des maladies parmi eux. Cette tactique s’est souvent révélée efficace. La pénurie de nourriture, souvent de mauvaise qualité ou avariée, combinée à l'exiguïté de l'espace vital pour les défenseurs, au manque d'hygiène, et aux infestations de vermine fournissait un scénario idéal pour la propagation des maladies. Il convient de noter, toutefois, que le rôle principal du mangonneau sur le champ de bataille, en particulier au Moyen Âge, était de détruire un château ou les murs et les infrastructures d’une ville, pas de tuer ou de démoraliser les troupes. Ses frappes puissantes mais imprévisibles, étaient mieux adaptées à la destruction des cibles de grande dimension et non mobiles telles que les bâtiments ou les murs.

Le centre de gravité de la verge était décalé en avant de l’axe de rotation (tourillon). À son extrémité inférieure le bras s’élargissait pour former un coffre en bois, la huche, contenant des poids sous forme de lingots de fer ou de plomb ou encore de pierres. C’est ce contrepoids qui était fixe, et non articulé avec la verge comme celui des engins plus évolués comme le trébuchet ou le couillard, dont le basculement vers l’avant donnait l’impulsion pour lancer les projectiles (principe du pendule).

Au départ le bras n’était pas vertical, comme celui du trébuchet, mais incliné vers l’avant (vers la cible) à cause de la position du contrepoids, situé en avant par rapport à l’arbre. Pour abaisser la verge, on se servait de deux roues, actionnées de l’intérieur par six hommes, fonctionnant selon le principe de la cage à écureuil et fixées à un treuil. Une corde reliée au treuil et passant par une poulie de renvoi permettait d’abaisser au sol le bras de l’engin, sans qu’il soit nécessaire de faire monter à son sommet un servant qui aurait été exposé aux tirs de l’ennemi. Lorsque la verge était abaissée, la position du contrepoids était telle que la verge était en équilibre instable, ce qui permettait de tendre la cordereliée à la fronde contenant le projectile et qui devait glisser dans une rigole située entre les deux poteaux verticaux supportant la verge du mangonneau. Cet équilibre, obtenu par le report des forces principales sur le tourillon, rendait plus efficace le tirage des hommes préposés au balancier, puisqu'au moment du décliquement, il devait y avoir une sorte d'indécision dans le mouvement de la verge et ce tirage ajoutait alors au poids du balancier un appoint puissant, nécessaire pour que la fronde fonctionnât convenablement.

Lorsqu’on relâchait le crochet situé à l’extrémité du bras, la verge entraînée par le poids de la huche décrivait un arc de cercle. Seize hommes placés à l’avant de l’engin précipitaient le mouvement en tirant sur des cordes attachées à la partie inférieure du contrepoids. Si le mouvement de traction était bien synchronisé avec le décliquement de la verge, l’arc de cercle décrit par le bras était beaucoup plus grand, ce qui augmentait la force de l’impulsion communiquée au projectile, à son départ.

Pour réarmer le bras, on descendait jusqu’au sol une corde par une poulie située à l’extrémité de la verge, pour y accrocher un anneau et un crochet. Cette manœuvre était commandée par un petit treuil fixé au bas du contrepoids et actionné par une manivelle. Lorsque le crochet qui permettrait d’amarrer les brides de la fronde était fixé à nouveau au sommet de la verge, celle-ci était abaissée par la force des hommes tournant dans les deux treuils en forme de cage à écureuil.

Ses performances :

Le Mangonneau à roues de carrier possède les caractéristiques suivantes :
Époque : XIIe - XVe siècle
Portée : 150 m
Boulets : jusqu'à 100 kg
Cadence de tir faible : 2 tirs par heure
Servants : 12 en plus des artisans

Engin à contrepoids fixe, nommé par Gilles de Rome « trabatium ». Les premières machines de jet ne sont pas très bien équilibrées. Les ingénieurs n'ont pas encore compris les avantages du poids articulé qui équipera plus tard les trébuchets. Aussi, faut-il, pour rabattre le mât, des efforts considérables, nécessitant un treuil entraîné par de grandes roues : celles-ci sont actionnées par des hommes soit de l'intérieur, soit de l'extérieur. L'appellation « carrier » provient du fait que ces treuils à roues, connues depuis l'Antiquité, équipaient notamment les carrières de pierre.

Le mangonneau possède un contrepoids fixe de plusieurs tonnes. Des cordes sont parfois ajoutées pour donner plus de rapidité au mouvement et permettre un meilleur décrochement de la fronde.

Il faut un important système de poulies et de treuil pour le réarmer et sa cadence n'excédait pas deux à trois tirs à l'heure. Ces machines présentent un gros défaut: la masse de terre ou de pierre contenue dans la huche du contrepoids finit toujours par se déplacer, provoquant des à coups et des vibrations. Ces effets sont néfastes pour la charpente et nuisent à la précision de tir.
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