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Tomyn Alaïs : humain [VALIDE]

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MessageSujet: Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Icon_minitimeDim 18 Jan 2015 - 21:41


Alaïs Tomyn


"Messager du prince Gregorist [...] Soyons sérieux deux secondes, vous m'imaginez dans ce rôle ? A faire des courbettes à vos maîtresses en leur remettant vos billets doux ?"



Compétences

    Caractéristiques (clic) :
    Physique :
  • Force physique : Bon
  • Agilité : Très bon
  • Furtivité : Bon
  • Réflexes : Maître
  • Endurance : Moyen
  • Résistance : Bon
  • Beauté : Très bon

    Mental :
  • Force mentale : Moyen
  • Patience/self contrôle : Moyen
  • Perception : Moyen
  • Intelligence : Moyen
  • Arrogance : Très bon
  • Gentillesse : Bon
  • Prestance/charisme : Bon
  • Mémoire : Moyen

    Combat :
  • Epée : Très bon
  • Dague doubles ou simple : Bon
  • Poignard : Moyen
  • Lance : Très faible
  • Armes contondantes (bâtons, masses, ...) : Bon
  • Hache : Moyen
  • Faux : Aucun niveau
  • Fouet : Aucun niveau
  • Art du lancé (poignard, petite hache...) : Bon
  • Art de la parade (bouclier ou arme) : Bon
  • Arc : Moyen
  • Arbalète : Faible
  • Mains nues/pugilat : Très bon
  • Equitation : Bon

Identité


  • Race : Humain

  • Nom : Alaïs

  • Prénom : Tomyn

  • Surnom(s) : Tom

  • Titre : //

  • Date de naissance : Toute fin de l'année 1724 de l'âge d'argent

  • Age réel : 30 ans

  • Age vampirique : //

  • Lieu de naissance : Elena la robuste

  • Lieu de vie : Nomade

  • Rang social : Petit peuple

  • Poste/emploi : Ex messager du roi, vagabond depuis. Mercenaire à l'occasion...

  • Guilde : Aucune


Equipement et magie
  • Arme principale : (image ici).

    Ôldarin (rêve ou lueur dorée) : Lame Elfique dentelée d'un côté, ce qui rend son utilisation très particulière. La garde recourbée permet à la fois de protéger la main et de garantir un équilibre que la lame n'aurait pas sans cela. Elle permet à Tomyn de surprendre et de désarmer facilement la plupart de ses adversaires mais sa pointe acérée et le tranchant de son autre côté la rend aussi mortelle pour peu qu'il ai décidé de tuer.
    Élégante dans sa robe dorée dont elle tire son nom, Ôldarin lui a été offerte par Lindorië le jour de leur mariage. Elle ne possède aucun enchantement mais lui est très précieuse.


  • Autres objets : Son insigne de Messager Royal. Petite pièce d'argent qui peut s'accrocher sur un vêtement et qui représente un homme en pleine course avec les l'emblème de l'empire en fond. Il ne le porte plus sur lui mais le conserve précieusement dans une bourse. Il y tient énormément malgré sa fausse indifférence.


  • Alignement : Neutre tendance bénéfique

  • Totem : Tigre niveau 1

  • Style de magie principal : Humaine

  • Puissance magique innée : Faible

  • Niveau magique : Faible




Physique et caractère

  • Physique : Chanceux, Tomyn possède cette beauté naturelle et nonchalante qui fait craquer la gente féminine. Ajoutez à cela une franche aura de mauvais garçon, un côté mystérieux savamment travaillé, un perpétuel air gouailleur et vous obtenez le stéréotype même du tombeur collectionneur plus ou moins compulsif.

    Même si il se sépare très rarement de son éternel capuchon, vous devriez pouvoir vous faire confirmer assez facilement que ses cheveux sont bruns très foncé, légèrement ondulés, doux au touché bien que rarement peignés. De même il n'est pas souvent rasé à la perfection mais il fait partie de ces hommes à qui cela va bien. Ce faux laissé allé accentue encore son petit air indifférent et le rend d'autant plus attirant d'après certaines.

    Comme ses cheveux, ses yeux sont difficilement visibles dans l'ombre de sa capuche. Nous pouvons vous confier qu'ils sont très clair, d'un bleu océan assez changeant selon la teinte de la pièce ou selon ses humeurs. En général taquin, son regard est acéré mais souvent rieur. Attention tout de même, il peut devenir froid, voir carrément tranchant, sous le coup de la colère.

    Ses traits quand à eux sont harmonieux, ses nombreuses cicatrices ont épargné son visage à l'exception d'une petite qui orne son arcade sourcilière. Il possède une fossette sur la joue droite qui lui donne un air plus jeune lorsqu'il sourit. Ses dents sont blanches, bien alignées même si l'une de ses canines est ébrechée. Ses lèvres fines ne sont pourtant pas cruelle, elles affichent en permanence une moue blasée et franchement moqueuse qui en mené plus d'un jusqu'à d'intenses fureurs. En vérité et quoi qu'il fasse, Tomyn donne toujours l'impression de se moquer de tout le monde, peut-être parce que c'est très souvent le cas...

    Large d'épaule, il n'est pas ce que l'on pourrait appeler un colosse mais il est très bien taillé. Ni très grand, ni très petit, il possède des muscles noueux et secs de combattant entraîné et est extrêmement fier des innombrables cicatrices qui courent un peu partout sur son corps, en particulier dans son dos. Sa peau est hâlée, preuve d'une longue existence au grand air. Il se déplace avec la silencieuse agilité du fauve qui est son totem et fait preuve là encore de cette insouciante nonchalance qui énerve ou fascine selon les affinités.

    Ses vêtements sont simples, fonctionnels. Il ne possède pas énormément de bijoux, préférant concentrer ses économies sur ses armes. Comme pour tout ce qui le concerne, il ne semble pas faire attention du tout à son apparence mais s'arrange pourtant toujours pour paraître à son avantage. N'allez pas lui demander comment il fait, il vous répondrait avec naturel de sa voix trempée d'ironie qu'il s'agit d'un talent qui lui est propre et vous auriez toutes les peines du monde à ne pas l'étrangler !


  • Caractère : Il fait partie de ces êtres que l'on peut qualifier de "simples". Le genre d'homme qui sait reconnaître un chat lorsqu'il voit un chat, et qui ne comprend souvent pas très bien pourquoi on lui demande de l'appeler autrement. Franc et honnête, il aime les choses claires, voir limpides et n'a jamais entendu grand chose à la politique ou aux arts les plus complexes. Il ne possède pas cette intelligence là, ou simplement l'intérêt pour ce genre de jeux.

    Ce qu'il possède par contre, c'est un sens pratique tout à fait naturel. Sans jamais avoir rien apprit de la méthode appropriée, il s'avère tout de même capable de démonter soigneusement un mécanisme en panne et de le remonter à l'instinct pour le refaire fonctionner, au grand étonnement de son entourage. Observateur et doué de ses mains, il se révèle patient et logique, suffisamment en tout cas pour pour être capable de comprendre au premier coup d'oeil ce qui cloche dans l'équilibre de cette épée ou par quel caprice du Dracos ce moulin a décidé de ne plus tourner.
    Ce talent aurait pu en faire un forgeron efficace ou un inventeur passable, il l'a pourtant laissé à l'état brut comme plusieurs autres, simplement parce qu'il n'a pas eu l'occasion ou le désir de le travailler. D'ailleurs il n'a jamais aimé travaillé tout court... Un peu paresseux notre homme ? Sans doute... Mais cela vient très certainement du fait qu'il ne possède pas cette ambition démesurée que possède certains hommes. Tomyn est en effet un éternel satisfait.

    Et il peut l'être ! Physiquement pas mal, comme il aime le dire lui même, il possède aussi un esprit plutôt vif et ouvert. Bien sur il n'a pas été très loin dans l'éducation, s'étant contenté d'apprendre à lire, écrire et compter et ne s'intéressant pas du tout à tout ce qu'il pouvait bien y avoir autour. Mais il n'en demeure pas moins qu'il apprend vite et bien. Ses nombreuses aventures et mésaventures lui ont permit de se forger la culture qu'il ne possédait pas plus jeune même si il s'agit plus d'une encyclopédie de connaissances pratiques et utiles à tout moment que d'un recueil citant les dates de toutes les batailles ayant eu lieu sur le continent.
    Soyons clair, le savoir de Tomyn concernant certaines choses pourtant considérées comme basiques par les couches les plus hautes de la societé est des plus fragmentaires. Il a beau avoir été catapulté plus haut dans les couches sociales qu'il ne le prévoyait, il n'est par pour autant devenu un bourgeois.

    Certes il a à peu près apprit à se tenir à table et certes il sait désormais s'adresser à quelqu'un avec politesse si il le décide mais il restera sans doute toujours plus doué pour allumer un feu avec deux cailloux au beau milieu d'une forêt humide que pour soutenir une conversation avec l'érudit croisé au détour d'un couloir du palais impérial. Il est ainsi, à la fois riche de nombreux savoirs et pauvre de pas mal d'autres. L'exemple le plus parlant que nous pouvons citer est très certainement sa connaissance de la langue Elfique. Ses années passées dans le royaume concerné l'ont amené à apprendre à le parler certes pas de façon tout à fait fluide, mais en étant tout à fait compréhensible alors que d'un autre côté il se révèle aussi incapable de l'écrire que d'accoucher d'un roman sur le fonctionnement du plan astral dans la langue commune !

    Un peu trop satisfait de lui-même peut-être, il se considère comme chanceux. Et sans doute doit-il l'être pour s'être toujours si bien tiré des ennuis dans lesquels il aime se fourrer. C'est peut-être ce qui a créé ce petit côté orgueilleux chez lui... Un travers un peu agaçant qui lui donne une éternelle assurance et un aplomb des plus déconcertants. Téméraire, il n'a peur de rien ni de personne et n'a pas pour habitude de retenir ses paroles ou ses actes simplement parce que ce serait plus prudent. D'ailleurs la prudence, il ne sait pas très bien ce que c'est... Il est trop instinctif pour véritablement prendre le temps de réfléchir à ce qu'il fait, il essaye et voit ensuite ce que ça donne...

    Taquin et terriblement insolent, Tomyn aime rire de tout et de tous. Il n'a jamais perdu cette gouaille naturelle qu'il a développé lorsqu'il faisait les quatre cent coups dans les rues d'Elena et peut se montrer si insupportablement moqueur que les gens qui l'entourent n'ont souvent pas énormément de choix. On l'adore ou on le déteste, il n'y a pas de juste milieu. Cette tendance à toujours tirer sur la corde est sans doute son défaut le plus préjudiciable mais il n'a jamais cherché à s'amender, à quoi bon puisqu'il s'aime comme il est ? Un jour peut-être qu'on lui coupera la tête pour lui apprendre à rire trop souvent, en attendant il est heureux et croque la vie sans état d'âme, comme il l'a toujours fait...



Mes liens

Lindorië Valasar : sa femme, ou plutôt son Elfette. Il l'appelle Lindwë (feu follet) et est totalement fou d'elle depuis le premier jour. Elle a su ravir son cœur pourtant volage et n'est apparemment pas prête de le lui rendre... Ce qu'il aime plus que tout ? Lui chatouiller le nez en la taquinant sur tous les sujets possibles.

Darius Kohan : il n'a fait que le croiser, le temps de se faire envoyer en prison... Mais le vieil homme lui a laissé un souvenir plutôt impressionné.

Gregorist Kohan : il l'a connu lors de son jugement par Darius Kohan et a tout de suite reconnu le prince de l'empire. C'est en grande partie à lui qu'il a dû de passer quelques années en prison mais c'est aussi l'homme qui l'en a sorti et qui lui a offert une place de messager royal. Leur relation fut étrange, Gregorist semblait avoir prit Tomyn en affection tandis que ce dernier lui offrait sa loyauté. Sa mort l'a beaucoup chagriné.

Korentin Kohan : il l'a croisé à de nombreuses reprises à la cour mais n'a pas échangé beaucoup avec lui. Comme tous les nobles, son comportement plein de noblesse lui inspire méfiance et amusement moqueur. Tomyn reste par contre très sceptique quand à la possibilité que cet homme si doux ai pu assassiner son cousin auquel il semblait tant tenir.

Fabius Kohan : lui aussi il n'a fait que le croiser, mais le courant est encore moins bien passé et c'est une très bonne chose qu'il n'ai jamais eu à échanger avec lui. Korentin avait au moins pour lui sa bonne humeur continuelle et son inclinaison à faire la fête, celui-ci semblait d'une autre trempe et ne s'est sans doute pas arrangé en prenant la couronne...

Esmelda Kohan : la sœur de Gregorist, la Kohan avec qui il a le plus échangé sans doute. Il l'aimait bien mais ne l'a plus revue depuis bien longtemps.

Crissolorio Ostiz : un fonctionnaire de la cour, il l'a rencontré. (rp à faire)

Enetari Terendul : jeune elfette, fille de son ennemi et pourtant son amie. Il l'apprécie beaucoup même si il n'a plus eu l'occasion de la revoir.

Artaher Terendul : le général je-me-pavane. Tomyn n'avait rien contre lui à priori mais le mépris affiché de l'elfe pour l'humain qu'il était puis la grosse altercation qui les a opposé a achevé d'en faire des ennemis pour la vie. Un nez cassé d'un côté, une dent ébréchée de l'autre, pour le moment ils sont à égalité...



Derrière l'écran

  • Petite présentation : DC de Lorenz

  • Rythme rp : //

  • Particularités rp : //

  • Comment avez vous découvert le forum : //

  • Le code du règlement :




Dernière édition par Tomyn Alaïs le Mar 20 Jan 2015 - 21:10, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Icon_minitimeDim 18 Jan 2015 - 21:41





Introduction : la courtoisie ne paie pas.

Il n'aurait peut-être pas dû faire ça... M'enfin ça avait été tellement tentant aussi... Est-ce qu'il regrettait ? Il se posa très sérieusement la question tandis qu'on le traînait sans ménagement de sa cellule à la place centrale d'Elena. C'était là, devant public, qu'on avait décidé de lui "caresser la peau du dos" comme l'avait si élégamment formulé le baron de sa voix pincée rendue étrangement nasillarde par son nez cassé. Marrant comme quelques tâches sur un pourpoint auparavant immaculé pouvait donner un air plus "mortel" à un nobliaux. Il avait sacrément redescendu de son piédestal, ça oui ! Agenouillé désormais devant le morceau de bois auquel on attachait ses mains, Tomyn en avait presque envie de rire un bon coup en resongeant au bruit hilarant qu'avait fait ce nez prétentieux lorsque son large poing de roturier s'était fracassé dessus. Et le regard halluciné du sang bleu ! Et ce sang justement, qui avait aussitôt eu l'outrecuidance d'aller orner les vêtements couteux de belles tâches ! Oui bon d'accord, autant être franc, il ne regrettait absolument rien.

On serra ses liens avec plus de vigueur qu'il n'était nécessaire et il se demanda une seconde si l'homme chargé d'administrer le châtiment n'avait pas lu dans ses pensées. Grand bien lui en fasse ! Il lui casserait le pif à lui aussi dès qu'il en aurait l'occasion tiens. Et le doux souvenir de la scène le soutiendrait pendant sa punition si par malheur il était encore attrapé. C'était ce qui se passait d'ailleurs à cet instant. Le premier coup tomba sous les cris d'excitation de la foule et il serra les dents et les poings en s'accrochant farouchement au plaisir qu'il avait eu à cogner l'autre andouille. Lui aurait-on demandé, qu'il aurait proclamé que oui ça avait valu le coup et que oui il recommencerait mille fois même si Dracos, ça faisait mal quand même de se faire caresser la peau du dos... Rien à voir avec les corrections paternelle, là ça avait vraiment un tout autre goût... Mais il ne leur donnerait pas le plaisir de desserrer les dents. Il était à peu près sur que le baron devait se trouver quelque part dans le public, à moins qu'il se cache quelque part le temps que les dégâts de son fier appendice soient réparés... Aucune importance, il ne crierait pas.

La douleur se fit plus lointaine, de même que les claquements secs sur sa peau. Il était revenu à ce matin de la veille, lors de son arrivée dans une auberge qu'il ne connaissait pas. Un établissement chic et cher qu'il n'avait pas du tout l'habitude de fréquenter. Mais puisqu'il avait gagné une belle somme d'argent un peu auparavant, il avait voulu profiter d'un peu de confort... La belle affaire, lui qui se retrouvait à présent avec des échardes plein les doigts tant il serrait farouchement son billot ! Comme quoi la vie prenait souvent de drôles de détours... Surtout sa vie à lui, mais il fallait dire qu'il avait une certaine tendance à chercher les ennuis aussi.

Bref ! C'est frigorifié qu'il était entré dans cet établissement réputé ce matin là. Ce qu'il voulait ? Un repas chaud, un bon lit sans vermines et peut-être une femme ou deux. Ce n'était pas grand chose non ? Il avait de quoi payer, et il n'avait pas si sale mine franchement. Seulement voilà, être à peu près propre n'était pas suffisant, il aurait fallu qu'il possède des vêtements plus distinctifs de la haute. Ainsi sans doute qu'un comportement moins simple, plus coquet... M'enfin il n'avait rien d'une dinde au contraire de tout ces hommes fardés et franfreluché qu'il y avait rencontré ! Le pire de tous avait été ce baron... Enfin il ne savait pas qu'il était baron à ce moment là, mais il aurait mentit en prétendant que ça aurait changé quelque chose. Un regard de travers, un rire gras, et il n'avait pas pu s'empêcher de lui balancer une réplique de son cru. Son sens de l'humour décapant n'avait apparemment pas plu du tout au concerné, et les choses s'étaient envenimée. Le ton montant en face, lui s'était fait plus acide encore, poussant la provocation aussi loin qu'il savait le faire et là il y avait eu le geste en trop. Le noble l'avait saisit par le col dans l'intention évidente de le maintenir jusqu'à arrivée de la garde qui n'aurait évidemment pas cru la version du plus rustre. Glacial tout à coup, Tomyn s'était fait beaucoup plus sérieux pour ordonner poliment au type de bien vouloir aller se faire voir ailleurs et de surtout avoir l'obligeance de lâcher son vêtement. Rien n'y avait fait, et c'est contraint et forcé que notre garçon s'était décidé à se faire plus convainquant. Alors quoi, on ne pouvait quand même pas dire qu'il n'avait pas fait un effort non ? La courtoisie ne payait pas décidement...

Il aurait bien secoué la tête avec regret devant cette constation, mais le retour à la réalité s'était révélé très douloureux et c'est en se mordant les lèvres jusqu'à sang qu'il vécu la fin de cette triste conclusion à son désir de confort. On ne l'y reprendrait pas c'était certain ! Dès qu'il serait relâché, il irait dépenser ses sous dans un établissement moins classe mais où on pouvait casser des nez tranquillement sans qu'un hurluberlu se sente obligé d'aller pleurer dans les jupes de la mère justice. Et si par le plus grand des hasards il devait lui arriver de rebriser un pif un peu trop haut placé alors il prendrait grand soin de déserter les lieux en vitesse ! Ce fut sa dernière pensée avant de perdre connaissance, enfin non... Sa dernière fut pour le baron, mais nous n'aurons pas l'impolitesse de la retranscrire ici.




De la naissance à ses 21 ans : pas de gloire, mais la satisfaction.

Si ce petit épisode marqua Tomyn, ce n'est que physiquement. La peau de son dos garda effectivement un souvenir cuisant du prix qu'il avait fallu payer pour sa petite seconde de bonheur. Son esprit par contre oublia bien vite, il n'avait jamais su retenir la moindre leçon et ce n'était certainement pas à 21 ans qu'il allait commencer.

Il était né dans les bas quartier d'Elena, sa mère n'ayant fait qu'un bref passage dans sa vie le temps de le mettre au monde et de le jeter dans les bras de son alcoolique de père avant de ficher le camp il ne savait où. Si elle lui manquait ? Pas vraiment, comment pouvait-on ressentir le manque de ce qu'on avait jamais connu ?
Son père malgré ses défauts ne s'était pas si mal débrouillé. Il avait su le garder en vie, à peu près au chaud et n'avait jamais manqué de lui flanquer les corrections qu'il méritait lorsque ça s'imposait. Il avait la main lourde, ça oui, mais Tomyn était bien obligé d'avouer qu'il n'avait pas été un garçon facile, encore moins un fils modèle. Il avait commencé très tôt à traîner dans la rue, à voler ce qui lui faisait envie et à se battre pour un oui ou pour un non.

Un mauvais garçon donc, c'était l'image qu'il voulait donner et qu'il donnait même assez bien. Il crânait tant qu'il le pouvait et s'était intéressé aux filles bien avant de pouvoir se vanter de son premier poil sur le menton. Ah les filles ce n'était pas rien... Il n'aimait rien plus que de faire briller cette petite étincelle émerveillée dans leurs yeux lorsqu'il daignait poser les siens sur elles. Pour cela il fallait cultiver son apparence, son attitude, sa légende aussi. Bon, le mot était peut-être un peu fort pour un petit vaurien des bas quartiers, mais il y tenait ! Rosser les fils des nobles, défier le gros boucher et son inséparable couteau qui terrifiait tout le quartier, traverser la ruelle gardée par le chien féroce connu de tout les gosses, mettre le feu aux draps séchant aux fenêtres... Toutes ces bêtises là il les avaient faites mille fois, il était le meilleur dans sa catégorie et il avait même fait enrager tout les autres gars en étant le seul à obtenir un chaste baiser de Margot, la plus belle fille d'Elena selon la plupart des garçons. Bon d'accord, ils ne comptaient pas les nobles dames. Mais la plupart d'entre eux étaient assez prudents pour savoir que ce n'était pas à leur portée. Tomyn en était moins certain mais hélas (ou par chance pour sa santé ?) aucune occasion ne se présenta sur ce sujet là.

Il avait grandit ainsi, pauvre mais pas si malheureux que cela en vérité. Ne sachant trop que faire de sa peau, il s'engagea à dix-sept ans dans l'armée et réalisa très vite que ce n'était pas du tout fait pour lui. Il était refractaire à toute autorité et si il se révéla un combattant très doué, il fit tout de même un piètre soldat qui passa plus de temps à purger diverses sanctions qu'à effectuer ses tours de garde. Il resta tout de même trois ans sous l'uniforme avant de s'en aller, mi-démissionnaire, mi-chassé dehors. Sans le sous et sans projets sérieux, il ne pouvait pas retourner chez son père décédé pendant cet intervalle de temps.

Ce furent les femmes qui lui servirent de domicile. Il en changeait comme de chemise, passant quelques jours chez l'une, quelques semaines chez l'autre... Les rares nuits sans hébergement gratuit se passaient dans des auberges où il payait sa place avec l'argent qu'il avait volé ou gagné en louant son épée à qui le voulait. C'était une vie sans gloire qu'il vivait là, mais elle lui convenait assez. Il s'attirait des ennuis plus souvent que de raisons comme pouvait le témoigner le petit épisode qui avait caressé son dos presque le jour de ses 21 ans mais il n'aurait jamais pensé que cela changerait sa vie à ce point. Peut-être était-ce le destin...




22 ans : quand la vie prend un virage

Il allait sur ses 22 ans lorsque arriva ce qu'il considéra d'abord comme une défection de sa chance habituelle avant de réaliser qu'elle était toujours là et qu'elle avait juste pris une forme imprévue. Sur le coup il devait bien avouer qu'il avait prit ça pour un gros coup de malchance plutôt !

Jusque là il s'estimait heureux. Il n'avait pas été souvent attrapé en effraction. Considérant qu'il y était presque tout le temps, cela tenait du miracle ! Il était né sous une bonne étoile et lui avait toujours fait confiance, c'était la seul explication. Toujours est-il que sa capture de ce jour là fut vraiment un malheureux concours de circonstances.

On l'avait mit en colère. Ce n'était pas souvent que cela arrivait mais si il y avait bien une chose qu'il ne supportait pas c'était qu'on s'en prenne à une femme ! Surtout à l'une des siennes.. Bref. Un sale type avait eu la bassesse de lever la main sur une amie à lui, une ex qu'il fréquentait encore et plus si affinité quand elle le voulait bien. Il l'avait retrouvée en larmes, le visage contusionné et son sang n'avait fait qu'un tour. Il pouvait tolérer beaucoup de choses, mais pas cela ! Il était hors de question que ce pourceau s'en sorte indemne et il se fichait bien de savoir de qui il était le fils.

Il l'avait cherché pendant longtemps pour finalement apprendre qu'il avait quitté la ville. Il l'aurait bien poursuivit malgré son attachement pour Elena où il avait ses racines, mais nul ne savait où il avait pu se terrer. Très irrité, Tomyn s'était donc décidé à se rabattre sur ce à quoi cet homme semblait le plus tenir, ses biens matériels ! Riche comme seuls peuvent l'être ces gens là, il possédait de nombreuses propriétés à différents endroits de la ville. C'était décidé, elles allaient brûler.

Et elles brulèrent. Il n'était pas homme à ne pas faire ce qu'il avait décidé quand bien même la jeune femme le suppliait de n'en rien faire. Chaque nuit, les Elenéens avaient droit à un nouveau feu de joie, pour le plus grand plaisir des plus pauvres et la plus grandes fureurs des autres. Les gardes sur les dents traquèrent sans relâche cet insaisissable incendiaire et on ne l'aurait sans doute jamais attrapé si il n'avait pas eu le malheur de se tordre la cheville sur le terrain instable de la dernière propriété. Allez donc courir avec une foulure sévère... On le rattrapa sans mal d'autant plus qu'il poussa le vice jusqu'à tomber carrément nez à nez avec une patrouille de lames noires au détour d'une rue alors même qu'il fuyait ses poursuivants ! Bon là, il était mal...

Jeté manu militari dans un cachot, il le trouva bien plus obscur que ceux dont il avait l'habitude. Hum.. C'était mauvais signe ça. Il avait un très mauvais pressentiment et même pas l'occasion de s'évader vue la solidité des barreaux. C'était dommage parce qu'il était spécialisé dans cet art depuis très longtemps, il n'avait pas son pareille pour crocheter les serrures et se débarrasser de liens même serrés, enfin bref... Il ne sortirait pas d'ici, c'était certain. D'ailleurs pourquoi l'avait-on traîné carrément jusqu'au palais royal ?

Citation :
Jugement : la fin de la liberté.

Il se passa plus d'une semaine avant qu'on ne vienne enfin le chercher. C'est qu'il commençait à s'inquiéter sérieusement, et si on l'oubliait là ? Il préférait encore être pendu qu'enterré vivant tiens !Tu parles d'une vie... Il s'attendait à un jugement rapide comme il en avait l'habitude, et à quelques coups de bâtons ou autre, voir un mois ou deux à l'ombre histoire de bien tourner en rond mais certainement pas à ce qui l'attendait. Diantre... C'était vraiment le duc d'Elena qui allait le juger ?

Il semblait bien que oui... Et le vieux Darius n'avait pas l'air spécialement commode, moins qu'à son habitude en tout cas. Oh bien sur, Tomyn ne l'avait jamais rencontré mais à chaque fois qu'il l'avait vu de loin il lui avait trouvé un air assez sympathique malgré ses manières de nobliaux. Autant pour lui, en fait il avait vraiment une sale tête vu de près...

Il faillit en faire la remarque, se retint in extremis et fit tinter involontairement ses chaînes tandis qu'on le présentait devant le messire qui se tenait sur l'estrade et l'obligeait à se dévisser la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux. Les salutations d'usages réalisées (avec ou sans sa coopération), son jugement commença.

Le vieux Darius parlait d'une voix ferme et calme, apparemment grand habitué de ce genre de mascarade. Plus que Tomyn en tout cas, c'était bien la toute première fois qu'il était jugé par un Kohan ! Pas vraiment intimidé pour autant, il restait fidèle à lui-même en écoutant ce qu'on lui reprochait :

"Tomyn Alaïs, vous êtes accusé de nombreux délits comprenant des faits de violence notamment envers la garde de la ville, de l'insubordination envers leurs directives, de nombreux vols en tout genre et pour terminer une petite dizaine d'incendies volontaires ayant causé de lourds préjudices matériels et financiers à la victime. Niez vous ces faits ?"

Il hésita une seconde. Etait-il sensé tout avouer ? On lui reprochait beaucoup de choses, cela ne sentait pas bon du tout... Et il ne savait même pas ce qu'ils savaient réellement... Aussi honnête que provocateur, il nuança :

"Je nie uniquement ce que vous ne pouvez pas prouver."

Là le duc sembla quelque peu décontenancé. Il fronça les sourcils :

"Prenez vous cela comme un jeu, Alaïs ? Si c'est le cas, apprenez qu'on a requit un châtiment exemplaire contre vos personne. Légitimement, au vu de vos récidives."

Légitimement, légitimement... Il pensait surtout que ses ennemis parmi les noblesses n'étaient que totalement enchanté de le tenir enfin et qu'ils avaient pesé de tout leur poids afin d'obtenir ce jugement démesuré ! Darius le croyait-il aussi ? Il était difficile de le cerner mais l'attention avec laquelle il détaillait son accusé semblait aller dans ce sens. Il se demandait ce que celui-ci faisait là... Et bien, ce n'était pas lui, le pauvre Tomyn qui allait pouvoir lui répondre. Il se posait la même question ! Il haussa les épaules en constatant qu'on attendait une réponse de sa part :

"A ce qu'il me semble, je ne crois de toutes façons pas avoir voix au chapitre. Messire."

Il avait rajouté le titre du bout des lèvres, concédant quand même que le Kohan avait une certaine classe, bien droit sur son siège. Et puis ça ne pouvait pas faire de mal dans la panade où il était. Il ne voulait même pas savoir ce qu'il risquait exactement, il était à peu près certain que ça ne lui plairait pas du tout.

Cela s'étira pendant des heures et des heures. On lui reprocha des centaines de choses, il en reconnu certaines et en réfuta d'autres. Il inonda le propriétaire des maisons brûlées d'accusations tout aussi enflammées, dénonçant au duc Darius la violence dont celui-ci avait fait preuve. L'homme avait fait le déplacement et n'apprécia pas du tout la chose, rouge de colère il dressa les poings vers Tomyn en beuglant :

"Je refuse de me laisser ainsi salir par ce blanc bec ! C'est scandaleux. Comment osez vous ?"

L'observant tranquillement s'étrangler de rage, Tomyn haussa un sourcil innocent :

"Qui, moi ?"

L'homme prit une teinte cramoisie, bafouillant en confirmant, bavant même improprement tandis que l'accusé lui faisait les yeux doux :

"Navré d'avoir brûlé vos propriétés mon ami. Mais ce ne serait pas arrivé si vous n'aviez pas fuit aussi vite. Votre fessier aurait brûlé plutôt que vos meubles et cela vous aurait coûté moins cher."

Il fallut faire sortir de force le pauvre homme ainsi que quelques autres personnes scandalisés dans l'assistance et ce ne fut que lorsque un calme total fut revenu que Darius interrogea tranquillement :

"Cela vous amuse ?"

Tomyn se mordit les lèvres pour ne pas répondre, mais c'était peine perdue et c'est avec une franchise totale qu'il le fit :

"Oui, beaucoup... Messire."

Le titre, il ne fallait pas oublier le titre. Quoique peut-être était-il sensé l'appeler duc... Quoi, mon duc ? Cela ne sonnait pas bien du tout... Il était encore en train de se poser la question lorsque le concerné se mit à parler avec la personne à côté de lui, semblant l'oublier tout à fait. Désoeuvré, Tomyn jeta un oeil à cet interlocuteur auquel il n'avait pas vraiment fait attention jusque là et le trouva très jeune. Il ne devait pas avoir beaucoup d'années de différences avec lui. C'était un garçon brun qu'il lui semblait avoir déjà vu quelque part et qui... Oops ! Le prince Gregorist ! Le fils du roi Rodrick ! Voilà donc pourquoi il lui disait quelque chose... En visite chez son oncle hein ? Et bien il ne manquait plus que ça...

Le jeune prince reporta son attention sur lui et il eut la présence d'esprit de baisser le regard. Il ne tromperait personne sur sa docilité mais il pouvait au moins montrer qu'il faisait un effort ! D'autant plus que ce jeune prince avait un regard perçant, autoritaire. De ce genre d'autorité que même lui pouvait difficilement outrepasser. C'est sans piper mot cette fois qu'il reçu la sentence de la part du Duc Darius, conscient de ne pas s'en sortir si mal que ça au vu des circonstances. Apparemment celui-ci ne s'était pas laissé influencer par les pressions des ennemis de Tomyn...

"Pour vos crimes, vous êtes condamné à 4 années d'emprisonnement. Auxquelles je rajoute une année de plus pour votre insolence. Vous purgerez votre peine dans les prisons royales. Quelque chose à ajouter ?"

Un long silence suivit, Tomyn n'accordait que peu d'attention au duc. Son regard était plutôt tourné vers le jeune prince qui le fixait toujours, en un étrange échange sans paroles. Revenant à la réalité, il ouvrit la bouche pour répondre et peut-être s'ajouter une année ou deux de plus pour insolence mais un froncement de sourcils de Gregorist l'en dissuada. Il ravala ses paroles, sachant qu'il avait échappé à une condamnation bien plus lourde :

"Non messire. Rien."





De 22 à 25 ans (1746 à 1749 de l'âge d'argent) : Le prince Gregorist et l'art d'assumer.

Une fois de retour en cellule et la pression de toute cette scène retombée, il lui fallut de longues minutes pour réaliser ce qui s'était passé et prendre la mesure de ce dont il avait écopé. Cinq ans... Cinq longues années à tourner en rond dans cette petite surface, lui qui aimait tellement la liberté et le grand air ! Il n'allait pas survivre à une telle épreuve... Et qu'est-ce qui lui avait prit encore de réagir avec autant de légéreté ? Il se serait donné des claques. Mais c'était tout lui de toutes façons, il agissait toujours sur impulsion et réfléchissait seulement après. Il avait tout gagné, mais en y réfléchissant un an de plus ou un an de moins ici, il allait devenir fou de toutes façons.

Un autre que lui se serait découragé, renfermé sur lui-même et sur sa détresse. Il n'en était d'ailleurs pas très loin, et ce n'était pas peu dire car ce n'était pas du tout son caractère. Il chassa pourtant cette inclinaison, refusant de croire que sa bonne étoile l'avait abandonné. Pourquoi aurait-il toujours eu tant de chance jusqu'à là si c'était pour que ça se passe ainsi ? Cela n'avait pas de sens ! Remotivé par cette idée, il se concentra sur la seule issue qu'il entrevoyait à sa situation, l'évasion !

Il était plutôt doué dans ce domaine en règle générale. Il avait toujours le coup de bol qu'il fallait au bon moment et il possédait quelques talents de crochetage. Et puis la seule fois où ça n'avait pas suffit il était parvenu à séduire la jeune femme chargée de lui porter ses repas et alors... Hum. La suite était censurée. Délicieuse, mais censurée. Peut-être se ferait-il rattraper un jour dans cette petite ville, c'était vraiment un bon souvenir. En attendant il fallait qu'il sorte d'ici et ce n'était pas gagné. La serrure était enchantée, aucun espoir par là. Et les murs infranchissables. Pas question non plus de creuser le roc.. Le plafond ? Diantre il était vraiment à court d'idée là pour en être à inspecter le plafond... Comme si il allait pouvoir s'échapper par là ! Ne lui restait que les geoliers mais jusqu'ici il avait rencontré plus de testostérones que de jolies minois dans leur groupe, et peu de chance que cela change. Est-ce qu'il pouvait séduire un garçon ? Hmm non... Fausse bonne idée.

Le découragement le reprenait. Décidé à ne pas le laisser l'envahir totalement, il s'octroya un petit somme. Le sommeil apportait souvent des réponses et au moins ça lui passerait un peu de temps. Peu de chance qu'il parvienne à dormir 5 ans, mais ce serait déjà ça, non ? Comme à son habitude, il s'endormit comme une masse aussitôt couché et cru bien être encore plongé en plein songe quand la voie bourrue d'un garde le réveilla :

Citation :
"Tomyn, debout ! Tu as de la visite."

De la visite ? Et alors ? Comme si il s'était déjà levé pour tel ou tel visiteur... Par contre il était plutôt curieux de voir qui avait bien pu obtenir l'autorisation de venir le voir et se retrouva finalement à sauter précipitament sur ses pieds quand il reconnu le jeune visage qui lui avait fait face pendant son jugement. Allons bon, le prince ! Qu'est-ce qu'il pouvait bien lui vouloir ?

"Eh bien, vous avez l'éveil rapide."

C'était vrai, presque autant que l'endormissement. Mais il fallait bien dire que les circonstances étaient particulière. Il haussa les épaules avant de répondre nonchalamment :

"Tomber sur le visage de celui qui vient de vous envoyer au trou pour cinq année et qui vient vous voir jusque dans votre cellule, ça motive à se réveiller vite."

La répartie sembla amuser le jeune Kohan qui pencha la tête, l'analysant de son regard perçant, avant de répliquer :

"Je ne vous ai pas condamné. C'est mon oncle qui vous a jugé. Mais soit, comptez vous vous venger ?"

Un peu désarçonné par la question, Tomyn s'accorda un léger froncement de sourcils :

"Vous lui avait donné votre avis, et il l'a suivit. Vous croyez que je n'ai pas vu votre échange ? Et jusqu'à preuve du contraire je ne suis pas encore complétement fou. Je sais très bien ce qui m'attendrais si il me prenait fantaisie d'aller casser quelques dents à l'héritier du trône."

En fait de châtiment là, il aurait droit à la potence. Ou à la décapitation peut-être... Rien de bien réjouissant. Non pas que ça l'arrêterait tout à fait dans un cas extrême, mais il préférait tout de même éviter si il le pouvait. D'autant plus qu'il avait certain doute qu'il se décida à émettre non sans quelques hésitations :

"Est-ce que... C'est vous qui l'avez convaincu de ne pas accorder leur demande aux nobles qui demandaient une peine plus lourde ? Cinq années, c'est très long. Mais je devais prendre bien plus, non ?"

Le prince ne lui répondit pas tout de suite et il en fut quitte pour tenter de déchiffrer son regard insondable. Enfin, la voix maîtrisée raisonna à nouveau tandis que son interlocuteur secouait séchement la tête :

"Non. Darius est un homme juste, il n'a pas besoin de moi pour accorder une peine mesurée. J'ai insisté pour sanctionner votre insolence. Je n'aime pas que l'on se montre impertinent devant la justice impériale."

La vérité assenée d'une voix tranquille aurait dû rendre Tomyn furieux mais elle sonnait si juste dans la bouche de l'héritier de la couronne qu'il en resta perplexe et désorienté. C'était bien la première fois qu'il tombait sur un homme capable de lui couper le sifflet et pour toute protestation il ne pu que faire remarquer :

"Au moins faites vous preuve de franchise... Mais cela ne me dit pas ce que vous êtes venu faire ici. Le prince du royaume n'a rien d'autre à faire que de discuter avec un prisonnier ? Ou bien le but est-il d'attendre le moment inéluctable où je me montrerai impertinent afin de pouvoir doubler ma peine ?"

Un rire joyeux raisonna dans la pièce et il pencha la tête avec intérêt. Si il avait cru le matin même qu'il se retrouverait dans une telle situation, à faire marrer Gregorist Kohan... C'était tout de même extraordinaire ! Même si pas forcément très agréable de voir les rôles inversés et d'être celui de qui l'on riait plutôt que le rieur. Etrangement cela ne le dérangeait pas tant que ça cette fois. Il était totalement subjugué par la prestance tranquille du prince et ne ressentait pas le besoin de le provoquer comme il l'aurait fait avec n'importe qui d'autre. En réalité, il n'aurait même pas osé. Plus attentif et poli qu'il ne l'était jamais à son habitude, il écouta sa réponse amusée :

"Je ne suis pas si cruel, et je ne souhaite pas vous voir passer votre vie en prison. Je pense même que ce serait un sacré gaspillage. Non, j'étais simplement venu voir si vous étiez capable de vous discipliner un minimum ou si vous resteriez à tout jamais incontrôlable. J'ai ma réponse, je vais vous laisser purger votre peine au moins jusqu'à ce que j'estime qu'elle a été suffisante. La justice Tomyn, ce n'est pas une valeur sur laquelle j'accepterai jamais de transiger. Je veux que vous le compreniez bien avant de peut-être vous proposer quelque chose. Assumez vos actes, ensuite nous reparlerons."

Et il le planta là, plus déboussolé encore qu'au début de la conversation. Etait-il donc complétement fou à lier ce prince là qui était sensé devenir leur roi ? Si c'était le cas alors ce n'était pas bon du tout pour l'empire... Il tenta de prendre tout ceci à la rigolade et de ne pas y accorder d'importance mais il en était incapable. Bien au contraire les mots de Gregorist Kohan se gravèrent en lui profondément, posant le socle du profond respect et de l'admiration qu'il aurait toujours pour cet homme pourtant un peu plus jeune que lui. Un an passa, puis deux et même trois, il ne s'évada pas. Il assuma.





25 ans (1749 âge d'argent) : le messager royal

Hasard étrange, c'est le jour même de ses 25 ans qu'on vint le chercher. Il lui restait encore deux années à purger, deux longues et interminables années. Finalement l'année supplémentaire dont il avait écopé pour insolence pesait plus lourd que prévu... Il n'avait pas changé d'avis néanmoins, n'ayant jamais oublié les mots du prince qui n'avait pourtant jamais daigné se réintéresser à lui. Jusqu'à ce jour. Apparemment il devait le son libérateur de la clé jouant dans la cellule à la faveur de Gregorist. Difficile de refuser la grace d'une prisonnier lorsque c'était le prince héritier lui-même qui la faisait !

Il était libre donc. Ou non, pas tout à fait. Les gardes le poussèrent bien dehors mais ne négligèrent pas de lui passer le message dont il était destinataire. Il était convoqué à la cour, sommé de se rendre à Gloria sur ordre du prince lui-même. Il détestait les ordres, vraiment ça lui hérissait le poil ! Serait-il venu de n'importe qui d'autre voir même du roi Rodrick lui-même qu'il aurait fait la sourde oreille. Mais il venait de passer trois longues années enfermé, se refusant à tout effort d'évasion par la seule et unique volonté inflexible de cet homme. Difficile après cela de ne pas honorer la convocation. D'ailleurs que lui restait-il à Elena après tant de temps hors de tout ? Dès le lendemain, il se mit en route.

Le voyage se passa sans trop d'encombre même si Gloria était vraiment trop grande à son goût. Il s'y perdit joyeusement, dénicha enfin le palais royal pourtant bien en vue et placé en plein centre, s'en fit refouler et mit un temps infini à enfin convaincre une Lame Noire austère qu'il était bel et bien convoqué auprès du prince. Pourquoi celui-ci ne lui avait pas fait parvenir une preuve écrite hein ? Il ne faisait vraiment rien pour lui faciliter la vie celui là ! Enfin, on daigna prendre sa demande en considération et on le fit patienter dans une petite salle richement décorée. Il y resta des heures, non sans dégâts d'ailleurs puisque un vase qu'il retourna par curiosité eu la mauvaise idée d'aller se briser sur le sol et que la chaise sur laquelle il avait posé ses pieds en garda quelques traces. Mais quoi ? Il n'allait tout de même pas passer sa vie dans cet endroit sans bouger, et d'ailleurs il manqua bien planter là tout ces nobliaux sans éducation pour aller voir ailleurs si il y était. On fini pourtant par venir à lui et on l'introduisit dans un bureau toujours aussi bien décoré. Il n'eut pas le temps d'aller s'intéresser aux objets plus ou moins fragiles entreposés là néanmoins, le prince était là, installé à sa table de travail.

Citation :
A cet instant, Tomyn hésita. Il n'était pas du tout au fait des protocoles et règles en vigueur à la cour et même si ça avait été le cas il n'aurait pas été très soucieux d'aller salir son pantalon en posant le genou sur la moquette. A moins qu'il ne salisse la moquette d'ailleurs... Il opta donc pour une demi mesure et consentit à s'incliner tandis que Gregorist prenait la parole :

"Tomyn... Vous avez voyagé promptement, je pensais vous voir demain au plus tôt. Mais c'est une bonne chose, j'ai besoin de vos services."

L'ancien prisonnier haussa les sourcils à ces mots, une lueur cynique dans le regard :

"Et c'est parce que vous m'avez libéré après m'avoir fait incarcérer que je me dois de vous aider ? Vous êtes un prince bien exigeant."

Sa répartie sembla amuser le concerné qui ne lui accorda pourtant aucun sourire. Seul son regard vif témoigna du plaisir que la conversation semblait lui procurer et il répondit avec un calme aussi nonchalant que celui de Tomyn.

"Un prince se doit de l'être. Mais je n'attend aucune aide de votre part Tomyn. Je peux accorder le poste à n'importe quel homme un tant soit peu efficace et qui en sera enchanté. Je vous offre une opportunité, à vous de la saisir ou de la rejeter. Cela ne m'empêchera pas de dormir ce soir."

Cela, Tomyn n'en doutait absolument pas. Qu'était-il après tout aux yeux de l'héritier du royaume ? Pas grand chose, et pour tout dire il s'en fichait pas mal. Enfin moins pour celui là maintenant qu'il ne connaissait, il avait un caractère qui lui plaisait assez malgré le balais qui semblait s'être égaré dans son fondement. Il garda cela pour lui tout de même, pas fou à ce point là et fort peu désireux de retourner dormir en prison jusqu'à ses trente ans. A la place il préféra interroger avec prudence :

"Que me proposez vous ?"

Son regard suivit le geste du Kohan lorsque celui-ci ouvrit un tiroir afin de saisir un petit objet brillant. De l'argent pur ou il ne s'y connaissait pas... Curieux, il tira le cou dans l'espoir de le voir de plus près mais ce n'était pas nécessaire. Gregorist venait de le faire glisser sur le bureau jusqu'à lui. C'était un bijou, une sorte d'insigne représentant un homme en pleine course avec l'emblème de l'empire en fond. Bon, c'était très joli mais ça ne lui disait rien du tout... Une lueur d'incompréhension passa dans son regard clair quand il le reposa sur le prince qui s'expliqua :

"L'insigne des Messagers Royaux. C'est un ordre très fermé , on y entre pas comme cela. Mais je crois qu'un homme tel que vous pourrait apporter beaucoup. Je vous propose cet insigne, vous vous occuperez prioritairement de mes propres missives et les remettrez en mains propres aux destinataires uniquement."

Pensif, Tomyn s'était emparé de l'insigne pour le voir de plus près et le faisait à présent tourner entre ses doigts. Ses sourcils se froncèrent tandis qu'il réfléchissait, tâchant de s'imaginer fonctionnaire et pas du tout persuadé que ça pourrait lui plaire. Il secoua la tête finalement :

"Messager du prince Gregorist... Je dois avouer que cela sonne bien. Et c'est un métier assez dangereux pour m'intéresser, d'autant plus que je l'imagine grassement payé. Mais soyons sérieux deux secondes, vous m'imaginez dans ce rôle ? A faire des courbettes à vos maîtresses en leur remettant vos billets doux ? Non prince. Merci bien, mais ce n'est pas pour moi."

Il refit glisser l'insigne en sens inverse, désireux de s'en aller et ne pu que lever les yeux au ciel lorsque son interlocuteur lui répondit avec sérieux :

"Je n'ai pas de maîtresse. Et je vous imagine mal à ce poste effectivement. Votre avenir est déjà tracé. Vous avez retrouvé votre liberté, vous êtes déjà tout prêt à refaire les quatre cents coups et à vous contenter d'une vie de canaille jusqu'à qu'un coup de couteau mal placé ou un jugement un peu trop sévère mette fin à vos aventures. C'est ton chemin logique Tomyn. Je croyais justement que tu aimais surprendre. Je me suis trompé ?

Le tutoiement soudain avait placé une autre atmosphère sur la conversation, plus feutrée et pourtant plus caractéristique du dialogue qu'aurait pu avoir deux jeunes gens si ils n'étaient pas séparés par autant de classes sociales. A nouveau, Tomyn fixa son regard sur l'insigne que tenait Gregorist et celui-ci dû y lire ce qu'il attendait puisqu'il le fit à nouveau glisser vers lui, un sourire sur les lèvres. Il s'en empara avec lenteur, sourcils froncés à nouveau. Lui, Messager Royal ? Ce prince était vraiment tombé sur la tête...


Il ne démordit jamais véritablement de l'idée que Gregorist était un peu fou. Mais d'une folie constructive, intelligente. C'est qu'il en avait sacrément dans la cervelle quand même le nobliau ! Et il fallait bien ça vu le nombre d'affaires qu'il avait à traiter même du temps de son père... Rodrick le formait sans complaisance, il voulait en faire un roi digne de ce nom et il fit bien de s'y atteler avec énergie d'ailleurs vu la vitesse à laquelle la mort vint le faucher. Le prince devint roi... Et lui demeura Messager Royal.

Il ne s'était pas trompé au premier abord en déclarant que le métier n'était pas fait pour lui, d'ailleurs les autres Messagers s'en offusquèrent pas mal. Aucune surprise là dessus, ce qui l'étonna par contre grandement c'est le plaisir qu'il prit rapidement à s'épanouir dans ce métier. Il aimait cela... Vraiment. Oh certains aspects lui déplaisaient souverainement bien sur, les ronds de jambes qu'il fallait faire en remettant ou en récupérant les courriers par exemple. Mais il était constamment au coeur de l'action, très souvent sur les routes. Il voyait du pays, faisait de nombreuses rencontres et risquait sa vie à peu près dix fois par jours. Oui vraiment, c'était une tâche éreintante, haletante, parfaite pour lui ! Et si il n'avait pas spécialement aimé Rodrick, Gregorist s'avérait pour sa part un roi digne de ce nom, quelqu'un qu'il pouvait respecter comme il l'avait apprit des années plus tôt. Sa vie avait prit un virage grace à lui, il lui était loyal à sa manière, sans badineries inutiles et bien plus discrètement que tout ces courtisans qui lui ciraient les bottes à tout moment. Ce roi là semblait pourtant lui faire confiance, à sa manière lui aussi...




26 ans (1750 âge d'argent) : arrivée au royaume des elfes jusqu'à la rencontre avec Lindorie pendant l'été 1753 (29 ans)

C'est l'époque troublée qui orienta cette fois son destin vers sa situation actuelle. Gregorist venait à peine d'hériter du trône et voilà que les vampires sortaient des souterrains ! Ce que Tomyn en pensait des vampires ? Et bien pas grand chose... A ce qu'il en savait c'était de grands vilains avec de grandes dents qui mangeaient les petits enfants. Rien de bien réjouissant donc, même si par chance il n'était plus un enfant. On lui expliqua bien que les vampires ne faisaient pas la différence mais comme il n'en avait jamais rencontré par lui-même et qu'il n'était pas du genre à prendre au sérieux un adversaire aussi peu humain soit-il, il s'en désintéressa. Ce n'était pas vers l'Est qu'il était envoyé de toutes façons mais carrément à l'opposé. L'Ouest ! Gregorist l'avait convoqué afin de l'informer qu'il était à présent responsable de la correspondance avec leurs alliés aux oreilles pointues... Soit. Ce qu'il savait d'eux ne lui plaisait pas trop, d'autant plus que son roi adoré prit grand soin de lui seriner sur tous les tons qu'il ne tolérerait aucun incident diplomatique, pas la moindre vague, rien ! Foutaise que cela. Si il n'avait pas voulu un peu de boxon chez ses copains, il en aurait envoyé un autre que lui. A quoi pensait-il ? Tomyn ne le su jamais, mais les faits était là. Il commença ses allez et retours entre Gloria et le Royaume Elfique.

Ah les Elfes.. Un peuple qu'il aurait pu détester totalement si il s'était arrêté à leur sens des conventions et aux demi milliard de formules de politesses qu'il fallait retenir si on ne voulait froisser personne. C'était parfaitement impossible en vérité, aucun humain au monde n'aurait pu s'intégrer sans heurts à leur communauté et surtout pas lui ! Son insigne de messager lui permit d'être toléré, mais jamais plus auprès de l'écrasante majorité d'entre eux. De sales prétentieux, voilà ce qu'ils étaient pour la plupart. Mais leurs femmes... Dracos leurs femmes ! Enfin leurs elfes... Elfettes ? Aucune importance, elles étaient tout simplement canons ! Et d'autant plus attirantes qu'elles véhiculaient un délicieux parfum d'interdit puisqu'on avait prit grand soin de le prévenir dès sa première mission, chasse gardée ! On ne touchait pas aux elfettes. Rien au monde n'aurait pu le motiver plus que cette affirmation péremptoire. Et le fait que la plupart d'entre elles ne soient pas particulièrement intéressées par un homme qui n'avait que rarement le quart de leur âge ne rendait le défi que plus émoustillant encore. Ce n'était pas si mal en fait, le pays des Elfettes... Heu... Des elfes.

Bien entendu, son intérêt passionné pour la gente féminine Elfique ne passa pas inaperçu. La plupart d'entre elles s'en offusquaient mais certaines ne pouvaient s'empêcher de rire des vives réponses gratinées qu'il servait à ceux qui lui reprochaient son comportement. Libre de corps et d'esprit, il était passé maître dans l'art de danser sur les limites de l'interdit. Jamais tout à fait irréprochable, sa façon d'être n'en était pas moins irritante en particulier pour les plus conservateurs. On l'ignorait bien souvent et il mettait cette liberté à profit pour aller faire les yeux doux à sa dernière future conquête ou bien pour aller croiser le fer à l'entraînement avec tel ou tel elfe qui ne manquait jamais de lui distribuer une volée sans véritablement s'apercevoir qu'il apprenait plus et plus vite dans ces rudes conditions qu'il ne l'aurait jamais fait en s'entrainant parmi les humains. Car il apprit beaucoup chez eux, il mentirait en prétendant le contraire. Jusqu'à leur langue qu'il fut forcé d'ingurgiter si il voulait arriver à se faire comprendre un minimum et surtout à comprendre lui-même les petits malins qui dissertaient sur lui dans son dos. Doué dans cet art, il ne lui fallu guère plus de quelques mois pour commencer à saisir le sens de quelques phrases et au fil des années il devint non pas bilingue mais tout à fait capable de soutenir une conversation simple pour peu que son interlocuteur ralentisse son débit. Seul ombre au tableau, il n'apprit jamais à écrire l'Elfique. Apprendre par coeur tant d'arabesques, c'était au dessus de ses forces. Et puis il avait d'autres chats à caresser...

Cela faisait déjà trois longues années qu'il jouait les émissaires entre Gregorist et les Elfes lorsqu'il la rencontra. Il avait eu le temps de se faire de nombreux ennemis plus ou moins mortels parmi les oreilles pointues mais aussi d'apprendre la langue, les coutumes et pas mal des habitudes de ce peuple qu'il commençait à apprécier pour de bon malgré ses travers. Il ne se faisait pas d'illusion au sujet de ce que la plupart, les plus anciens surtout, pensaient de lui. Mais il s'était tout de même fait quelques amis. Des excentriques souvent, ou de très jeunes elfes qui appréciaient sa simplicité.

Quand aux elfettes plus âgée, il ne pouvait pas vraiment se vanter de conquêtes car il avait fini par comprendre l'approche très spéciale qu'avait ce peuple pour les relations amoureuses. Ils n'aimaient qu'une fois, rarement plus. Rares étaient celles qui savaient s'amuser et profiter d'une simple rencontre sans songer au lendemain et surtout sans s'attacher. Il n'était qu'un humain, et un humain instable par dessus le marché. Pas de quoi voler plus d'un baiser par-ci par là donc, même si il ne s'en priva pas. Il ne cherchait pas l'amour, surtout pas même. Jamais il n'aurait imaginé l'avoir trouvé en cette chaude soirée d'été de l'an 1753...


Dernière édition par Tomyn Alaïs le Mar 20 Jan 2015 - 21:10, édité 2 fois
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Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Empty
MessageSujet: Re: Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Icon_minitimeDim 18 Jan 2015 - 21:42



Rencontre de Tomyn et Lindo, été 1753 de l'âge d'argent (RP privé réalisé en MP)

Tomyn a écrit:
C'était la toute fin de journée, le soleil se couchait à l'ouest mais l'écrasante chaleur qu'il avait fait régner sur les forêts était encore bien présente. Pas de quoi ennuyer Tomyn en vérité, il adorait ce climat plus typique de l'Est et appréciait à sa juste valeur ce qui était ni plus ni moins qu'une bizarrerie du temps habituellement si pluvieux en ce lieu. Pour une fois qu'il avait pu se dorer la peau en s'entrainant à l'arc dans une clairière sans devoir déguerpir à toute vitesse sous une soudaine averse, il n'allait pas se plaindre ! Ce n'était pas son genre d'ailleurs, il préférait prendre les choses comme elles venaient et se réjouir un maximum lorsque c'était possible.

Comme ce soir par exemple. Il n'était pas venu pour se baigner même si il y avait pensé un court moment. De toutes façons si ça avait été le cas il n'aurait pas choisi ce lac puisque il n'en connaissait même pas l'existence. Etonnant d'ailleurs de voir à quel point la forêt lui restait inconnue depuis le temps qu'il l'arpentait. Elle était si vaste... Et rares étaient les elfes à vouloir perdre leur temps à la lui faire découvrir. Il devait le faire seul, ce qui n'était pas forcément facile sans que ça le décourage pour autant. Il avait le temps non ? Chaque promenade lui permettait de faire de nouvelles découvertes, chacun de ses pas était une aventure. Il aimait cela. Ce lieu était simplement magique, et cette impression était encore accentuée par le fait qu'il n'aurait jamais dû y mettre les pieds. L'insigne de Messager qui brillait sur sa poitrine lui avait ouvert bien des portes, mais celles du Royaume des Elfes était sans doute sa préférée.

Un lac donc... Minuscule. Etait-il assez grand pour mériter ce nom d'ailleurs ? Il ne le savait pas, mais il s'en fichait complétement. La beauté du lieu était suffisante à ses yeux. L'eau cristalline semblait si pure que la lune elle-même sur le point de se lever aurait pu la trouver digne de ses baignades. Le chant envoutant d'une cascade rieuse se mêlait au bruissement du vent et aux échanges sonores de la faune intrépide dans ce refuge sauvage. Sans le bruit de cette cascade, Tomyn aurait pu passer tout à côté du lac sans même le voir tant il était enclavé dans une luxuriante et magnifique végétation qu'il avait dû écarter doucement pour enfin se dégager un point de vue sur la scène. Et quelle scène... Tout cela était très beau oui, mais ce n'était rien du tout à côté de ce qui avait attiré son attention.

Il y avait une elfe dans le lac. Une et non pas un. Les courbes féminines ne trompaient pas quelque soit la profondeur à laquelle elle plongeait. Figé tout à coup, et oublieux de sa promenade, il ne pouvait faire autrement que d'admirer le spectacle. Il aurait été bien bête de ne pas le faire de toutes façons, pourquoi refuser un tel cadeau de la vie ? Amateur de belles choses et de belles dames, il ne pouvait tout simplement plus détacher ses yeux de ce qu'il voyait. Elle était belle.... Encore plus gracieuse dans cet élément aquatique que n'importe quel elfe pouvait l'être dans toute situation. Son corps brillait sous la lune enfin levée, et il mourrait d'envie de la rejoindre et de serrer contre lui cette perfection qu'elle semblait incarner. Rêveur, son visage invisible sous son capuchon ample ne laissait voir qu'un sourire léger destiné à personne si ce n'était lui-même. Il profitait de l'instant, sans le moindre scrupule quand aux récriminations qu'auraient pu avoir ses hôtes pour son comportement. Il admirait. Quel mal y avait-il à cela ?

Aucun sans doute. Et quand bien même le lui aurait-on reproché que ça ne l'aurait pas atteint. Ce qui l'atteignit par contre ce fut la longue épine qui vint se ficher profondément dans son doigt quand il tenta d'écarter une ronce qui lui bouchait la vue. Douloureusement surprit, il jura à haute voix en l'arrachant de sa chair avant de reporter son attention sur le lac, suçotant distraitement la plaie. Où était-elle ? Il n'avait détourné les yeux qu'une seconde... Ah la vivacité du peuple Elfique, c'était une sacrée plaie par moment. Sans doute l'avait-il terrifiée... Cette possibilité l'attrista quelque peu, ce n'était pas ce qu'il avait voulu. Les femmes il aimait les faire rire, chanter, rougir aussi. Mais il n'aimait pas leur faire peur, ou mal. Et il ne supportait absolument pas les hommes qui s'en vantaient. Bon eh bien, tout ceci avait rompu le charme. D'autant plus qu'il aurait certainement les ennuis lorsque la belle se serait plainte à qui de droit et qu'on accuserait le seul capable d'un tel crime.

Il haussa les épaules à cette pensée, une lueur amusée dans le regard. Au moins était-il assuré de ne pas s'ennuyer demain. Peut-être même viendrait-on le tirer du lit pour lui demander des explications... Il n'aimait pas beaucoup qu'on le réveille. Oui vraiment, la journée serait tempétueuse. Ils avaient de la chance de l'avoir tout de même, ils s'ennuieraient tous terriblement sans lui...

Quelques pierres roulèrent sous ses pieds quand il descendit vers le lac. Un regard circulaire lui permit de s'assurer que sa belle vision s'était bien envolée. Est-ce qu'elle irait réveiller le conseil pour pousser de hauts cris ? Oh Dracos, cette simple idée était simplement tordante. Il se mordit les lèvres pour ne pas rire bêtement tout seul et ramassa une pierre plate qui semblait l'attendre. Elle roula dans sa main tandis qu'il couvait le lieu d'un regard bienveillant. Il y aurait vraiment un très bon souvenir... Comme désoeuvré, il jeta le caillou, le rattrapa sur le dos de sa main puis s'en empara à nouveau pour le simple plaisir de le faire ricocher sur la surface de l'eau. Un, deux, trois, quatre, cinq. Pas mal. Mais il avait déjà fait mieux. Il chercha du regard une autre pierre, n'en découvrit que peu qui pouvaient convenir et préféra se pencher pour effleurer l'eau du bout des doigts. Elle n'était pas glaciale comme il l'aurait cru, loin de là même... Il avait presque envie de se baigner à son tour. Peut-être qu'une Elfette le verrait et renoncerait à aller réveiller les conseillers... Ce serait dommage quelque part, mais pas si mal en fait... Cette douce rêverie l'amusa à nouveau et il prit sa décision brutalement. Une petite tête, ça l'aiderait à mieux dormir cette nuit. L'elfe devait déjà être très loin de toutes façons.

Il avait repoussé sa capuche d'un geste décidé et était sur le point de laisser tomber sa cape quand un frisson chatouillant sa nuque vint l'alerter. On l'observait... Toute la question étant de savoir si il s'agissait d'un animal plus ou moins dangereux, d'un elfe de mauvais poil, ou bien de son elfette pas si effarouchée que cela. Optimiste forcené, il préféra partir sur cette dernière hypothèse et c'est sans se retourner qu'il entama le dialogue :

"Vous êtes bien silencieuse, Ma Dame. Vous me laisseriez vous voler votre place sans émettre la moindre protestation ? Seriez vous intimidée ?"

Il se retourna lentement, dévoilant son visage gentiment moqueur. Il ne la voyait toujours pas, pourtant il sentait qu'elle était là. Patient et sur de lui, il plaça ses mains dans ses poches en attendant qu'elle se décide à se montrer.


Lindorie a écrit:
Créature diurne, les elfes vivaient le jour et dormaient la nuit, c’était ainsi depuis toujours. Et au passage, ils manquaient un certain nombre de choses, de cette nature qu’ils disaient pourtant tellement aimer. Mais enfin ça, c’était les elfes. Les elfes oui, au sens général du terme. Comment ça il ne faut jamais généraliser ? Et bien qu’il le faille ou non, elle le faisait, elle ! Parce qu’elle se guignait complètement des interdictions diverses et variées, tout comme de la plupart des codes de cette société beaucoup trop pompeuse et compliquée à son goût… Eh ! Mais qui pouvait bien inventer pareil enchevêtrement, pareil emberlificotement de coutumes plus ou moins orgueilleuses, si ce n’était pas des vieux débris qui devaient salement s’ennuyer en suçotant leur ultime dent solitaire ? Oui bon l’image était enfantine, mais elle lui plaisait beaucoup, l’image même d’un Meraennon ou pire ! D’un Palardiel, avec une seule dent, affalé sur une chaise, lui était tordante. Oh que de beaux et prestes personnages que voilà… Lindorië était formelle, les lois elfiques avaient été faites par des individus qui s’ennuyaient ferme, pour des individus s’ennuyant ferme. En même temps, ce n’était pas dur de s’ennuyer, fermement ou non, dans un lieu clôt dont le paysage restait souvent le même. Ah elle adorait le royaume elfique, si si, elle adorait la forêt, mais elle, elle était encore jeune ! Quand on avait l’âge du vieil empereur consort, et qu’on avait fait un certain nombre de fois le tour de son bocal, ça devait commencer à paraître long… Et pourtant, ils s’échinaient à vivre vieux. Logique quand tu nous tiens.

Mais enfin, ça les regardaient. Qu’ils ne lui imposent pas leur façon de penser et elle n’irait pas peupler leurs appartements de bégonias sauvages et de plantes carnivores. Et si elle voulait sortir la nuit pour se baigner dans un étang, elle sortait la nuit pour se baigner dans un étang. Bon sang, ce n’était qu’un étang ! Qu’on soit le jour ou la nuit, ce n’était qu’une cuve naturelle remplie d’eau, rien de plus et rien de moins. Elle nageait très bien, qu’est-ce qui pouvait bien y avoir de mal à y aller hein ? Ah oui évidement la luminosité… et bien s’ils n’y voyaient pas bien la nuit c’était leur problème et pas le sien. Et pour la peine, elle allait même chahuter dans l’eau toute la nuit ! Parce qu’elle adorait l’eau… et elle adorait cet endroit-là en particulier. Enclavé, à l’abri, discret et pas trop large non plus, juste de quoi se faire plaisir en toute quiétude. Et dans ce lieu singulier, elle avait perdu toute notion du temps, se plaisant à jouer les poissons dans l’eau limpide et fraîche… Elle plongeait, remontait en produisant des arcs aqueux s’en allant humidifier le rivage de terre et de roches, jouait de la lumière et des scintillements dans l’eau… Mais ce qu’elle aimait plus que tout, étrangement sans doute, c’était de rester, en flottant, à la surface de l’eau, laissant le liquide jouer contre sa peau, tandis qu’elle écoutait les bruits alentours. Mais pour le moment, elle était plutôt occupée à s’ébattre avec enthousiasme, riant de plaisanteries qu’elle seule saisissait.

Néanmoins, il lui aurait été difficile de manquer le juron sonore, de même que le raffut qui s’ensuivit. Surprise, elle cligna des yeux et bondit hors de l’eau, disparaissant dans la végétation et se camouflant là sans mal, pour observer l’auteur de pareil boucan. Pas très elfique tout ça. Et la voix non plus… Curieuse, elle resta invisible alors que l’individu approchait du bord de l’eau. Des humains, ça ne couraient pas les rues du royaume elfique… Pourtant tout, de la silhouette aux vêtements, en passant par la démarche ou l’odeur, prouvait que s’ne était un. Elle eut un petit sourire à l’idée, qui s’élargit en le voyant jouer avec un galet. Un bref instant, l’elfe eut bien envie de lui en lancer un pour voir… Réprimant un rire au lancé, elle décida de se rapprocher légèrement, s’offrant pas la même occasion une meilleure vue sur le visage que ne dissimulait plus sa capuche. Une moue ravie éclaira son visage félin lorsqu’il s’adressa à tout et rien, mais surtout à elle. Ahah ! Ainsi donc, il l’avait observé… Mutine, elle se déplaça rapidement, sans que son pas n’émette le moindre son. Approchant, lentement, restant hors de son champ de vision… Et lorsqu’elle fut suffisamment proche de lui, elle se détendit d’une impulsion des muscles et lui bondit sur le dos avec un rire joyeux, s’accrochant comme un koala, absolument pas effarouchée…

« Et pensez-vous que vous pouvez me voler simplement en vous tenant là, monsieur le dompteur de ronces ? » pouffa-t-elle, amusée. « Qui vous dit que je ne vous ai pas tout simplement permit d’approcher de mon lac ? » Elle tenait fermement, bras passés autours de son cou, poitrine pressée contre son dos, le ceinturant adroitement. Penchant la tête en donnant un aperçu de son minois souriant, elle poursuivit. « Si vous voulez piquer une tête, faites, je suis partageuse… je peux même vous y aider ! » Par un habile jeu de son poids, elle se laissa légèrement peser en arrière, sans le faire tomber pour autant mais bien décider à l’envoyer avec elle dans l’eau tout habillé…


Tomyn a écrit:
S'était-il trompé ? Et si ce n'était pas "elle" finalement mais plutôt un promeneur aux oreilles pointues qui passait par là et qui se vexerait tellement de la méprise qu'il lui casserait il ne savait quoi sur la tête ? Voilà qui ne serait pas amusant du tout. Ce parfum pourtant... Cette douce senteur boisée typique de la race Elfique... Oh ça oui, il savait la reconnaître. Et il n'était pas homme à confondre la douce fragrance d'une femme et celle plus rude d'un homme. Même sans cela, son instinct ne l'aurait pas trompé. La créature invisible était celle qu'il avait vue nager un peu plus tôt, et ce souvenir suffisait à lui tirer un sourire enchanté. Elle se jouait de lui, restant invisible à ses yeux en sachant qu'il crevait d'envie de la voir et surtout de s'assurer qu'elle était restée dans la même... Hum. Délicieuse tenue. Il garda patience toutefois, la cherchant du regard sans pour autant se mettre véritablement à sa recherche. Et c'est ainsi qu'elle le surprit.

Il ne l'avait pas du tout entendue arriver, mais ce n'était guère étonnant connaissant le pas léger des représentants de ce peuple. Les elfes, il les connaissaient très bien à présent et il pouvait témoigner sans erreur possible qu'aucun d'entre eux n'aurait pu agir avec la même candeur que cette jeune sauvageonne qui lui sauta carrément sur le dos, lui tirant une exclamation de surprise au moment où deux adorables bras vinrent ceinturer son cou. Adorables oui... Après tout ils ne cherchèrent pas à l'étrangler... Mais perturbants. Que venaient-ils faire là ? Et surtout, que venait-elle faire sur son dos ? Destabilisé par ce comportement plus qu'inhabituel, il se figea lorsqu'elle pouffa tout contre sa peau et ses larges mains allèrent recouvrir celles plus fines qui s'agripaient à lui. Il aurait eu du mal à la déloger si il l'avait voulu, mais il ne le tenta de toutes façons pas. La première surprise passée, cet assaut lui donnait plutôt une forte envie de rire et plus encore quand il songeait à l'image qu'ils devaient donner tous les deux... Ah ça, les elfes anciens adoreraient la scène !

Il ne répondit pas à la première question, qui n'attendait de toutes façons aucune réponse. Le titre par contre l'interpella, elle avait très bien compris ce qui s'était passé... Immobile et concentré sur les battements de coeur de la créature serrée contre lui, il caressa la main qui se tenait sous la sienne en un geste instinctif tout en répondant avec humour :

"J'en suis heureux dans ce cas. J'aurai eu du mal à m'expliquer avec vos compatriotes si ils m'avaient surprit, pourchassé par une elfe dans le plus simple appareil..."

Non pas que ça l'aurait beaucoup perturbé, mais tout de même... On aurait encore été capable de prétendre que c'était de sa faute tiens. Tout comme on le prétendrait si il allait se plaindre qu'une elfette lui avait sauté sur le dos bien sur. Mais aucune chance qu'il ne se plaigne. Même si elle semblait avoir la ferme intention de la jeter à l'eau.

Surprit par l'habile changement de poids qu'elle venait de lui imposer, il dû faire un pas en arrière pour rétablir un tant soit peu son équilibre et ne pas basculer à l'eau. Un pas de plus en arrière et il le piquerait son plongeon, il se devait donc de protester :

"Hé, canaille ! Vous ne croyez pas que vous m'avez déjà suffisamment mouillé ? Vous êtes bien impertinente pour une Elfette..."

Et ça lui plaisait, ça lui plaisait même beaucoup. Mais il n'avait pas du tout l'intention d'aller se jeter à l'eau pour de beaux yeux qu'il n'avait qu'à peine pu apercevoir. Bien décidé à les voir de plus près, il fit un pas sur le côté, pivotant à demi en penchant l'épaule vers le sol afin de la déséquilibrer tout à fait malgré sa prise. Il accompagna son mouvement en tirant doucement le bras qui le maintenait, la faisant chuter dans l'herbe épaisse et dégringolant par la même occasion presque sur elle vu le peu d'empressement qu'elle mit à lâcher son cou. Enfin nez à nez avec son "assaillante" au minois décidément fort charmant, il lui décerna un sourire non moins charmeur.

"Bonjour, vous."

Là c'était le moment où elle se mettait à hurler au viol simplement parce que les elfes avaient un sens des convenances bien plus ancré que celui des humains. Quoi, il lui était tombé dessus, ce n'était quand même pas de sa faute ? Et puis il se trompait en plus, en général les elfettes ne criaient pas au viol. Elles avaient largement la force de repousser un humain trop entreprenant, aussi involontaire que soit son entreprise d'ailleurs. Conscient du risque qu'il prenait en laissant son entrejambe si proche de son genou, il se décida à basculer son poids sur le côté et à finalement se relever pour lui offrir une main galante :

"Puis-je vous aider ?"

Son doux mélange d'impertinence et de galanterie en avait désarçonné plus d'une, et il y comptait bien. Le regard pétillant, il se présenta :

"Je m'appelle Tomyn."

Comme quoi, il respectait quand même un minimum les règles de politesse Elfique. Même si ce qui avait précédé sa présentation n'était peut-être pas tout à fait conventionnel... Ni sa tenue. Mais il n'était pas franchement désolé pour autant, comme le prouvait la façon dont il la dévorait du regard...


Lindorie a écrit:
Elle l’aimait bien cet humain, il tenait bien en place et relativement confortable, juste à la bonne hauteur pour jouer les boas… bref elle estimait d’ors et déjà qu’il faisait un bon support à escalader. Et comme il ne râlait pas elle en concluait qu’il n’y voyait aucun problème. Parfait ! C’était donc son nouveau support à escalade ! Mais c’était mieux qu’un simple support hein ! Il était même multifonctions ! Et justement elle avait bien envie de tester la fonction trempette… « Oh si ce n’est que ça je peux toujours trouver une feuille de vigne ou deux et vous pourchasser en les portant ! » Elle n’y voyait pas le moindre inconvénient, ça restait très drôle en fait de jouer les monstres des buissons voulant croquer un humain. Tient d’ailleurs plutôt que des feuilles de vigne elle pourrait trouver des nénuphars ou des coquillages d’eau douce. Ça serait tout aussi bien. Un sourire amusé peignit ses traits alors qu’elle le sentait partir en arrière, se rattrapant cependant rapidement. Ah il était doué… Mais pas sortit de l’auberge pour autant, elle trouverait autre chose ! Elle éclata à nouveau de rire, une trille mélodieuse et surtout enjouée, canaille… Pas le moins du monde perturbée d’être appelée impertinente. C’était même un compliment ! Son rire cependant se mua en une exclamation surprise lorsqu’elle perdit l’équilibre et s’accrocha de toutes ses forces à son support qui semblait avoir décidé de lui imposer un rodéo. Lindorië atterrit dans l’herbe douce sur le dos et se remit à rire, absolument pas vexée. Les yeux pétillant elle observa l’humain tombé presque sur elle sans s’en émouvoir, plutôt satisfaite en vérité qu’il n’ait pas échappé à la chute imposée. 

Curieuse, elle détailla son visage avec attention… Et son sourire prit une tournure tout aussi curieuse qu’elle l’était. « Oh oui c’était une belle journée effectivement » fit-elle avec légèreté en l’observant se relever, commençant à faire de même. A la main tendue, elle l’observa en haussant un sourcil joueur. Elle l’attrapa vivement, se relevant d’un mouvement fluide et fit un tour sur elle-même, sa main kidnappée dans la sienne, à demi enroulée autour d’elle alors qu’elle prenait ses aises, installée contre son torse. « Tomin ? » répéta-elle avec un léger accent. « Et bien je suis Lindorië mais je crois que c’est vous qui auriez besoin d’aide, surtout si je dois vous courir après ! » Puis, se tournant légèrement, elle lui tapota le nez puis souffla avec connivence en prenant son élan ostensiblement. « Là c’est le moment où vous me rattrapez héroïquement…. » Et elle lui sauta dans les bras, l’obligeant effectivement à la rattraper tant bien que mal. Parfaitement satisfaite, elle eut un grand sourire qui se transforma en moue sérieuse alors qu’elle observait son visage de près. Desa main libre elle se frotta la paume sur l’une de ses joues mangée de barbe pour en tester la rugosité. C’était un peu piquant et ça chatouillait… un peu comme un hérisson mais en plus doux. Frottant un peu plus énergiquement, elle finit par décréter qu’elle aimait bien les barbes. Il allait falloir qu’elle teste d’autres barbes humaines. Mais il n’y avait pas beaucoup d’humains dans les bois. Est-ce que les humains chanteurs en avaient ? Tient elle devrait penser à aller voir. 

Puis, se rendant compte qu’elle était toujours nue, elle eut une expression pensive. « Hmmmm je devrais me rhabiller tient. J’ai complètement oublié de le faire quand vous m’avez surpris » Toujours perchée dans ses bras, elle tourna la tête vers l’extérieur et repéra finalement la pierre où elle avait laissé sa robe. Se glissant hors des bras de l’humain, elle s’approcha et récupéra les tissus pour les enfilés, rejetant ses cheveux encore mouillés dans son dos une fois finit. « Ah voilà ! » Triomphante, elle se retourna vers son compagnon nocturne, poing sur les hanches. 


Tomyn a écrit:
Il l'aimait bien cette elfe. Elle ne faisait rien comme les autres et ne se vexait pas pour un rien, elle semblait même du genre à rire de tout et de n'importe quoi. Un drôle de numéro donc... Déjà chez les humains elle passerait pour excentrique, alors il n'osait imaginer comment elle devait être perçue par les siens. Ils étaient seuls par chance, on ne viendrait pas leur reprocher leur comportement ni à l'un ni à l'autre, et d'ailleurs ça ne les aurait pas arrêtés. Lui était encore en train de se marrer en l'imaginant traverser la forêt au pas de course affublée d'une feuille de vigne quand ils tombèrent tous les deux et le regard curieux qu'elle darda alors sur son visage lui fit pencher la tête. Il était rare qu'un elfe, et plus encore qu'une elfe s'intéresse à lui à ce point. Pourquoi avait-il l'impression qu'il y avait un double sens à sa réponse ? Il ne savait pas trop, mais il était presque sur que la lueur taquine qu'il avait vu briller dans ses yeux à l'instant où il avait tendu la main vers elle n'était pas bon signe. Enfin... Façon de parler. Pour le moment elle l'amusait énormément même si c'était un peu à ses dépends et il semblait bien que ce ne devait pas changer vu la façon dont elle se joua de son geste secourable pour se coller vivement contre lui.

Il possédait un assez bon sens de l'équilibre, et c'était une chance car il avait bien faillit finir à nouveau par terre, sur les fesses cette fois, suite à son petit numéro. De plus en plus interloqué, il ne bougea pas d'un pouce pendant qu'elle prenait ses aises, aussi ravi que perturbé par son assurance. Elle avait répété son nom avec ce léger accent Elfique qu'il avait apprit à aimer sans jamais s'avérer capable de vraiment le copier et le trouva beau ainsi prononcé. Mais son prénom à elle était plus beau encore. Instinctivement, il puisa dans sa connaissance de la langue du beau peuple pour en trouver la signification et souffla :

"Lindo-rië... La lumière bleue ? Non... L'étoile bleutée ? Vous êtes trop vive pour une étoile. Vous êtes Lindwë, le feu follet."

Il s'amusa de sa trouvaille, pas tout à fait certain de la justesse de sa traduction mais elle ne sembla pas relever d'erreur. Quand à lui, il était sur le point de lui répondre qu'il courait très vite pour un humain quand elle lui tapota le nez, le faisant loucher avec perplexité. Qu'est-ce que ?

"Héé !"

Il l'avait rattrapé, et avait décidément un sens de l'équilibre plus qu'honorable. Son totem n'y était pas pour rien, il faudrait qu'il songe à le remercier. Mais plus tard. Là il était fort occupé à savourer la chaleur de la peau nue de l'elfette lovée dans ses bras. Si il avait su en se levant le matin que la journée se finirait comme ça... Il aurait eu moins de mal à sauter du lit, ça c'était clair ! Il chercha ses mots en la couvant du regard tandis qu'elle touchait sa joue en lui rappelant silencieusement au passage qu'il ne s'était pas rasé depuis plusieurs jours. Une sale habitude qui détonnait au sein d'un peuple le plus souvent imberbe. Mais ça ne semblait pas la déranger, loin de là même. Ce qui était dérangeant, c'est le constat qu'elle fit soudain. Il n'eut même pas le temps de réagir qu'elle sautait de ses bras et se précipitait vers ses vêtements. Une grimace mutine sur le visage, il croisa les bras nonchalamment quand elle se retourna vers lui.

"Ce n'était pas forcément nécessaire vous savez. Je ne voulais pas vous surprendre et encore moins vous faire changer de si délicieuses habitudes. Vous auriez dû continuer à faire comme si je n'étais pas là, cela m'aurait convenu tout à fait..."

Il lui décerna un clin d'oeil en terminant sa phrase, certain à présent de ne pas la heurter. Il n'avait pas affaire à une elfe ordinaire, c'était sur et certain. Et tant mieux, parce qu'il en avait un peu jusque là des elfes ordinaires et de leur propension à le traiter comme un insecte agaçant. Cédant à son naturel enjôleur, il effaça la distance qui les séparait afin de la reprendre dans ses bras en murmurant à son oreille :

"Une telle beauté ne devrait pas ne serait-ce que songer à se cacher là dessous..."

Habiles et fortes d'une expérience difficile à nier, ses mains s'étaient glissées sous la soie fine de la tenue elfique. Il allait vite, trop vite. Aussi ne s'étonna-t-il pas lorsque sa bouche ne rencontra que le vide plutôt que les lèvres qu'il avait voulu effleurer et sa tentative se mua en un sourire plus joyeux que véritablement déçu, celui d'un homme qui accepte et s'amuse d'un premier revers sans pour autant désespérer d'en venir finalement à ses fins...


Lindorie a écrit:
Son sourire mutin se fit un bref instant très amusé. Trop vive pour une étoile ? Oh mais une étoile filante lui allait très bien ! Visible un bref instant puis furtive à nouveau et libre, totalement libre de sa course dans le ciel nocturne et autours de ses sœurs figées sur place, si froides qu’elles en étaient frigides. Oui, une étoile filante lui aurait bien ressemblé effectivement… mais elle trouva l’idée du feu follet ravissant ! Bien plus coloré qu’une étoile filante et plus proche, plus chaleureux aussi. Alors, avec ce qui ressemblait à un roucoulement joyeux elle s’exclama, la voix portant avec clarté, limpide et très amusée. « Lindwë ! Voilà qui me plait, je n’ai pas envie d’être aussi frigide qu’un elfe-étoile ! Alors… appelez-moi ainsi, To-min ! » Comment ça elle ne pouvait pas se trouver un autre nom aussi simplement ? Ah mais si ! Si, si, si ! C’était bien beau le culte des prénoms chez son peuple mais c’était aussi rasoir que le reste avec leur inertie. Si encore on pouvait s’en faire des guirlandes. Oh oui des guirlandes de noms colorés et mélodieux. Ce serait tellement bien. Elle pouvait en trouver plein, avec son imagination ! Elle réfléchissait encore à lui en trouver un, alors qu’elle se tournait vers lui, vêtue des volants de sa robe. Manquant rire à nouveau, elle pencha la tête. « Ah mais non pas du tout ! J’aime avoir de la compagnie. Mais barboter seule n’est plus aussi amusant dans ce cas-là, alors autant me rhabiller… à moins bien sûr que je ne vous fasse faire trempette par surprise ! »

N’avait-elle pas déjà essayé de le faire après tout ? Elle pouvait recommencer et même réussir si elle insistait. Peut-être devrait-elle d’ailleurs… D’ailleurs, elle ne s’effaroucha nullement de le voir la rejoindre, se laissant enlacer en lui nouant les bras autour du cou, l’observant se rapprocher pour murmurer à son oreille. Oreille qui réagit légèrement, d’un petit tic, un bref instant, et elle tourna la tête, esquivant le baisé avec un nouveau rire joyeux. Loin d’hurler au viol, elle resserra sensiblement son étreinte autour du coup humain et vint déposer un baisé sur sa joue mangée de barbe avant d’y presser le nez en continuant de rire sous cape. Elle frotta son petit nez contre le poil rêche avant de glisser une main dans ses cheveux pour continuer d’assouvir sa curiosité. Presque accrochée à lui, elle lui dédia un coup d’œil brillant et se redressa finalement pour lui faire face sans pour autant le relâcher, reprenant ses habitudes de koala à la taille disproportionnée. Elle sembla un instant perdre son sourire, son beau visage arborant soudain une moue sérieuse et un peu perplexe, le scrutant avec attention. « Hmmm » Et avec le plus mortel sérieux, elle affirma soudain « ça doit piquer un peu, les baisers » Puis elle éclata à nouveau de son rire plein de gaité, comme si c’était la chose la plus drôle et la plus appréciable du monde sur l’instant. Puis à nouveau, elle changea d’expression, affichant la surprise de quelqu’un venant de se souvenir de quelque chose, sa bouche formant un ‘oh’ muet.

Se détachant de lui, elle se pencha au-dessus de la berge caillouteuse et récupéra un galet plat et arrondis et le brandit devant l’humain avec énergie. « Moi aussi j’aime les ricochets ! Je vous ai vu vous y essayer. Un concours vous dirait-il ? » Son sourire se fit à nouveau malicieux « Et qui dit concours dit prix à la fin. Un si je gagne et un si vous gagnez ! » L’observant, elle fit habilement jouer la roche entre ses doigts fins, apparemment très satisfaite de son idée…


Tomyn a écrit:
Elle semblait amusée... Mais le fait était qu'elle semblait tout le temps s'amuser. On ne s'ennuyait pas avec elle, c'était le moins qu'on pouvait dire ! Non pas que Tomyn ai pour habitude de s'ennuyer bien sur, très loin de là, mais il avait trouvé quelqu'un à qui parler dans ce domaine. Elle appréciait le surnom qu'il avait trouvé et il ne pu s'empêcher de pouffer devant le choix de ses mots. Les yeux rendus brillants par le fou-rire qu'il réprimait, il expliqua :

"Pardonnez moi, c'est la première fois que j'entend une elfe s'inquiéter de sa possible frigidité !"

Et c'était vraiment très drôle, surtout si il transposait ça aux autres beaucoup moins excentrique que ce petit phénomène. Et surtout aussi avec son esprit tordu.. Mais bref, mieux valait s'arrêter là avant d'éclater de rire pour de bon et de risquer de passer pour un fou furieux. D'autant plus qu'elle parlait encore de lui faire faire trempette, et qu'il n'y tenait pas tant que cela, ou du moins pas tout habillé. C'est qu'il ne possédait pas tant de changes que cela et il ne tenait pas spécialement à se promener trempé demain ! Il secoua donc la tête, très sérieux :

"C'est une mauvaise idée Lindwë. Vous n'auriez jamais la patience de venir vous occuper de moi si je m'enrhumais. Je suis un patient très désagréable. Et je suis sur que vous avez des milliards de choses plus intéressantes à faire."

Il ne s'était pas vexé de la façon dont elle avait esquivé son baiser, mais il ne pu que réagir avec surprise devant son affirmation péremptoire. Hein ? C'était pour ça qu'elle l'avait refusé ? Perplexe, il se frotta la joue à son tour comme pour mieux estimer le degré du problème et une grimace comique déforma son visage. Oui bon, d'accord, il se raserait.. Demain. Peut-être. Ou pas d'ailleurs... Quoi ? Ce n'était pas de sa faute si il n'aimait pas se raser ! Il n'avait pas le temps de toutes manières. Et puis ça servait à quoi, hein ? Il n'avait jamais fait fuir de femme avec sa barbe de deux jours jusque ici ! Mais il n'avait jamais péchée d'elfette non plus remarquez... Au final il faudrait peut-être qu'il teste quand même cette méthode là, au moins une fois. Il y réfléchirait.

Il revint à la réalité, parfaitement conscient qu'elle se fichait très certainement de sa poire vu la grimace qu'il venait de lui servir. Heureusement qu'il avait le sens de l'humour, pas plus qu'elle il n'était du genre à se vexer de ce genre de choses. Il pencha la tête en la voyant lui présenter un caillou avec assez d'énergie pour manquer de lui briser quelques dents. Un concours? Voilà qui était intéressant, surtout vu ce qu'elle lui disait par la suite... Ses prunelles s'étrécirent pendant qu'il réfléchissait, mesurant ses chances. Les ricochets n'étaient pas qu'une histoire de force, mais aussi de technique. Et il n'était pas mauvais. Alors pourquoi pas après tout ? De toutes manières il n'aurait pas du tout aimé la décevoir, elle semblait si enthousiaste... Et lui l'était aussi. Allons-y dans ce cas ! Le sourire craquant qu'il aimait offrir aux filles s'afficha sur ses lèvres tandis qu'il assenait :

"Fort bien. Mais si je gagne, très chère Lindwë. Vous devrez passer outre mon début de barbe..."

Sous entendu qu'il attendrait un baiser. Rien que du très classique donc, mais pour une fois dans sa vie cela ne le dérangeait pas du tout de faire comme tout le monde. Et puis le baiser c'était le début du bonheur non ? Libre à lui de la motiver à aller plus loin si elle lui en laissait l'occasion. Quand à ce que elle pourrait bien vouloir gagner... Elle ne lui avait encore rien dit, mais il ne craignait absolument rien. C'est donc sans la plus petite hésitation qu'il se pencha à son tour pour saisir un galet sélectionné par son oeil qu'il voulait expert en la matière. Ni trop gros, ni trop petit, et juste plat comme il le fallait. Parfait ! Enchanté par le jeu, il jeta un regard en coin à l'elfette qui l'observait avant de prévenir :

"Si vous me jetez à l'eau, vous serez éliminée. Attention, je ne plaisante pas !"

Il avait levé l'index pour appuyer son ton faussement péremptoire mais la lueur pétillante qui brillait dans ses prunelles gâchait complétement son effet. Enfin il se retourna vers le plan d'eau et jeta son galet avec adresse. Un, deux, trois, quatre, cinq, six... La pierre alla se perdre dans les roseaux, lui tirant un rire bref :

"Vous pourriez presque m'accorder le dernier point..."

Ceci servit avec un regard candide mille fois éprouvé et qui était venu à bout des réticences de plus d'une.. Il n'insista pas néanmoins devant elle, préférant hausser les épaules :

"Oh allez je vous le laisse tiens. Ce n'est pas comme si je comptais vous laisser gagner de toutes manières. Quelle récompense voudriez vous d'ailleurs si ce petit miracle arrivait ?"

Il la taquinait sans vergogne, caressant secrètement l'espoir de la déconcentrer ainsi...


Lindorie a écrit:
Si elle n’aurait pas la patience de s’occuper d’un humain malade ? Hm en réalité le problème ne serait probablement pas tant la patience que sa propension à s’intéresser à d’autres choses qu’à son pauvre patient souffrant. Mais sur le principe, elle pouvait très bien s’occuper de lui. Lui en revanche n’aimerait peut-être pas toutes les expériences qui lui viendraient en tête, pour rentabiliser son temps passé avec un enrhumé récalcitrant. Néanmoins, elle se contenta, pour toute réponse, de continuer à sourire. Elle n’était de toute façon pas du genre à se cantonner à un seul sujet au même instant… surtout alors qu’elle avait une si curieuse et amusante créature rien que pour elle, à lui tenir compagnie et l’amuser. Et si l’humain ne voyait pas les choses ainsi ? Ah mais si ! Bien sûr qu’il les voyait comme ça, après tout c’était lui qui s’accrochait à elle ! Pas que ça la dérange vraiment, bien au contraire. A son sourire, et plus encore à son agrément de jouer avec elle, elle s’épanouit également, semblant littéralement rayonner dans son épais nuage de cheveux couleur d’automne. L’elfe était ravi et cela devait se voir… « Fort bien ! » convint-elle sans la moindre pudeur, ne semblant pas s’outrager le moins du monde. L’idée du baiser ne la troublait absolument pas mais peut-être était-ce aussi qu’elle était absolument persuadée de gagner. Oui, elle gagnerait, elle n’avait aucun doute là-dessus, donc fondamentalement, il pouvait lui demander tout ce qu’il voulait, ce n’était pas bien grave ! Et même sans cela, elle ne se troublait pas à l’idée de l’embrasser. 

Le laissant donc ramasser une pierre pour lui-même, elle bondit de côté, et s’installa à croupetons sur une pierre moussue en l’observant. L’avertissement ne lui tira qu’une moue friponne et un regard brillant. Oh bien entendu qu’elle avait pensé à lui faire faire plouf ! Enfin voyons, qui n’y aurait pas pensé ! « Bon d’accord… » fit-elle avant de le laisser lancer. Le bruit de feuillage que provoqua sa pierre en disparaissant lui arracha un léger rire, mais moins que les paroles qu’il lui accorda. Bondissant vivement et sautant au bas de la pierre, elle répondit avec un aplomb et une assurance totale. « Me laisser gagner ? Ah mais j’espère bien que vous n’allez pas me laisser gagner ! Ma victoire n’aurait aucune saveur si je vous la devais, et le prix encore moins ! » Elle fit jouer le caillou entre ses doigts avec adresse, le lança, le rattrapa, l’observant de ce regard enjoué et malicieux, un peu moqueur, qui agaçait certains elfes du royaume depuis un bon moment… « Et quand j’aurais gagné, je vous déshabillerais et vous viendrais barboter avec moi ! » Et là-dessus elle s’avança au bord de l’eau et fit son lancer à son tour, très contente d’elle-même. Un, deux, trois, quatre, cinq, six… la pierre atterrit sur une autre, qui sortait des flots, avec un petit bruit. Surpris, elle cligna des yeux en se redressant, observa un instant la pierre en question, puis éclata de son rire limpide, amusée par l’inattendu….

Se tournant vers l’humain, elle lança. « Et bien on dirait que nous sommes à égalité… Voulez-vous que nous fassions un autre tour ou bien devrons nous tous les deux abandonner nos prix respectifs ? » Une petite moue contrariée lui fronça le visage à cette idée, avant qu’elle ne s’illumine une nouvelle fois et ne prenne une expression de comploteuse. « Ou alors nous aurons chacun ce que nous voulons… ça peut fonctionner aussi… » Féline, elle se rapprocha de lui à pas de velours et se mit 'distraitement' à jouer avec l'étoffe de sa chemise, comme si de rien n'était, mais ses doigts agiles se rapprochant des ouvertures....


Tomyn a écrit:
Il avait un instant fixé son attention sur le galet et la façon donc il rebondissait sur les flots et pourtant le sourire épanouie qu'elle lui avait décerné sans seulement sembler s'en apercevoir l'avait scotché sur place. Un sourire à le faire retomber par terre tiens, ou à la flotte pour de bon. Bon il était vrai que la grande beauté des représentantes du peuple elfique lui faisait toujours beaucoup d'effet, mais il devait bien avouer que cette elfette là lui plaisait plus que les autres. Physiquement elle avait ce petit quelque chose à même de rendre fou n'importe quel homme, et psychologiquement... Et bien elle était à peu près aussi inadaptée que lui sinon plus à la société telle qu'on l'entendait. A peu de chose près il avait presque trouvé un alter ego féminin tiens... Le tout étant de savoir si ils allaient se supporter mutuellement longtemps, mais pour le moment c'était bien parti.

Il se retourna vers elle quand elle sauta vivement à ses côtés, tout prêt à la rattraper dans un réflexe typiquement humain qu'il réfréna trop tard et avec un demi sourire d'excuse. Il vivait depuis un moment avec les elfes mais il ne se ferait sans doute jamais à l'égalité totale qui existait chez eux entre les deux sexes. C'était une chose qu'il admirait chez eux, mais ce n'était pas pour autant qu'il s'y habituait vraiment ou qu'il renoncerait aux réflexes de galanterie qui faisaient parti de son arsenal de séduction. Jusque ici avec les autres Elfettes ça l'avait plutôt desservi, elles s'étaient vexées qu'il puisse les voir comme des êtres fragiles. Mais après tout celle là était différente... Peu de chance qu'elle en prenne ombrage donc. Elle était d'ailleurs trop occupée à s'exclamer au sujet de ce qu'il venait de lui dire, ce qui amena sur ses lèvres une réponse espiègle :

"Votre victoire hein ?"

Il avait haussé les sourcils ce qui lui donnait un air comiquement perplexe à son visage et faisait ressortir la fossette moqueuse qui ornait sa joue droite ainsi que la légère cicatrice de son arcade fracassée par il ne savait plus qui il y avait de cela bien longtemps. Il était rare qu'il ne porte pas sa capuche, pour tout dire en général il se sentait un peu nu sans elle, mais ça ne le dérangeait pas aux côtés de cette elfe là. Ne s'était-elle pas montrée nue devant lui ? Elle n'avait pas la moindre pudeur, donc il n'avait pas à en avoir non plus. D'ailleurs ce n'était même pas de la pudeur en ce qui le concernait, c'était plus la force de l'habitude. On l'avait si longtemps recherché un peu partout avant qu'il ne devienne un messager royal qu'il avait toujours jugé plus prudent de se montrer discret... Enfin discret tant qu'il parvenait à garder la bouche fermée évidemment. Donc pas assez longtemps pour sa santé ! Il revint illico à l'instant présent quand elle parla de le déshabiller et ne pu qu'ouvrir de grand yeux en un océan étonné et plutôt enchanté avant de marmonner :

"Hum... Vous allez peut-être bien gagner alors..."

Oui d'accord il avait bien compris qu'elle ne voulait pas qu'il la laisse gagner mais elle l'avait assez troublé pour qu'il se trompe et se jette à l'eau lui-même plutôt que la pierre pour le coup... Il l'observa lancer la sienne et pencha la tête avec intérêt en la voyant rebondir le même nombre de fois que la sienne. Eh bien, les Esprits étaient tombés d'accords sur le fait qu'ils étaient sur le même longueur d'onde... La suite par contre lui tira un regard peu satisfait. Abandonner leurs prix respectifs ? Et puis quoi encore ? Ils allaient refaire un tour, ça oui, et puis... Et puis... Il perdit totalement le cours de ses pensées devant sa mine comploteuse et avant même qu'il n'ai le temps de froncer les sourcils pour montrer sa perplexité elle se rapprocha suffisamment pour pouvoir jouer avec les pans de sa chemise. Il se figea aussitôt, tout prêt à passer à un autre type de jeu. Un jeu qu'il connaissait par coeur et dans lequel il était passé maître comme le démontrait le petit sourire en coin qu'il lui servait tandis que les doigts agiles de l'elfette couraient sur lui. Sans plus de réflexion, il l'enlaça en laissant ses mains robustes visiter son dos avec une douceur étonnante. Ce faisant, il murmura à son oreille :

"Faisons comme cela dans ce cas... Mais je tiens à préciser que je n'ai à aucun moment parlé d'un seul et unique baiser. Il serait dommage que nous partions sur un quiproquo..."

Il lui embrassa le cou, visant délibérement cette zone qui, il le savait, supporterait avec surprise le contact avec son début de barbe rugueuse. Riant de ses réactions tout contre sa peau, il remonta alors pour cueillir ses lèvres et le fit avec une autorité tranquille mêlée de la douceur attentive qu'il réservait à toute ses conquêtes sans la moindre exception. Il était coureur mais il y avait au moins une chose qu'on ne pouvait lui reprocher : aucune femme n'était passée dans ses bras sans avoir l'impression au moins pendant quelques heures d'être une princesse au pays des rêves. Il leur décernait à chacune une attention et une tendresse sans limites et même si il lui arrivait très régulièrement de disparaître au matin, c'était rarement sans leur laisser un souvenir agréable et attendrit. Même pour lui chacune d'entre elle était un être à part, il se souvenait parfaitement du prénom et du parfum de chacune et il ne lui serait jamais venu à l'idée de les mélanger les unes avec les autres. Elles avaient toutes quelque chose de particulier, et Lindwë serait sans doute la plus particulière de toutes, parce qu'elle était elfe d'abord et parce qu'elle était elle-même, simplement.

Il la goûta longuement, prenant son temps par pur plaisir et pour lui laisser à elle aussi le temps d'explorer ses lèvres en continuant à taquiner la peau de son torse. Il l'arrêta cependant quand elle s'approcher des boutons de son vêtement, plongeant son regard taquin dans le sien et faisant ralentir son geste en l'aidant à s'attaquer à chacun d'entre eux. Quand enfin l'habit tomba, il emprisonna ses poignets avant qu'il ne lui vienne l'idée d'aller trouver d'autres lacets à défaire et la serra contre lui et la chaleur insolente de sa peau nue dans l'air vif. La lueur taquine de ses prunelles se fit plus brillante encore quand il remarqua :

"Vous ne m'avez pas dit que c'était interdit..."

Et il la poussa. Sans rudesse mais avec juste ce qu'il fallait de force pour que même une elfe agile ne puisse échapper à la chute dans l'eau claire. Boirait-elle une tasse ? Il n'y croyait pas trop, elle lui avait semblé trop à l'aise dans cet élément aquatique. Il éclata de rire en la voyant remonter habilement à la surface et s'avança à son tour. Nu pied et sans chemise, il s'immergea néanmoins sans daigner retirer son pantalon. N'avait-elle pas dit qu'elle le ferait ? Et il alla la rejoindre d'une brasse certes moins élégante que la sienne mais tout aussi à l'aise. Il s'approcha sans chercher à la saisir, s'attendant à ce qu'elle lui échappe pour lui avoir joué un tel tour, mais parvenant tout de même à l'effleurer assez pour lui offrir un regard innocent :

"C'était difficile de résister à une telle tentation... Vous me pardonnerez ?"

Ou pas... Mais il ne croyait pas qu'elle soit du genre à garder rancune pour une chose pareille. Ce n'était pas dans ses habitudes de jeter ses amantes à l'eau ceci dit, c'était simplement que l'occasion s'était trop bien prêtée. Un sourire charmeur sur les lèvres, il lui tendit les bras afin qu'elle revienne vers lui...


Lindorie a écrit:
Elle aurait sans doute pu s’arracher sans trop de mal à sa prise, mais elle ne s’offusquait pas du tout d’être ainsi enlacée. Contrairement à de nombreux elfes, elle se trouvait être particulièrement tactile. Et puis il n’était pas un danger alors pourquoi l’aurait-elle repoussée ? Surtout quand elle était si occupée à jouer avec la fabrique de sa chemise. Ses paroles la firent sourire en coin, et elle lui dédia un regard pétillant de sous une mèche de cheveux couleur d’automne, tandis qu’il lui chatouillait la peau du cou de sa barbe. « Ah mais voilà qui est parfait, je n’avais pas entendu vous faire subir un seul plongeon » Peut-être aurait-elle due réfléchir un peu plus loin à ce que signifiait réellement ce que l’humain lui disait. Mais en vérité, elle l’avait parfaitement saisit, sans avoir même besoin d’y réfléchir, et elle se trouvait être parfaitement confortable avec l’idée. Il n’était pas de mauvaise mine pour un humain, et elle était curieuse… Et puis, il lui plaisait bien, tant semblable à elle-même tout en ayant ses propres singularités. Il la comprenait et lui tenait compagnie et… oh et puis, avait-elle vraiment besoin de donner ses arguments ? Elle faisait ce qu’elle voulait et avec qui elle voulait et ça pouvait tout aussi bien passer pour un caprice ou une folie, elle s’en fichait comme de sa première taupe de jardin. En sentant la chatouille du poil rugueux, elle frétilla un instant et émit un gloussement léger en penchant légèrement la tête dans son sens, comme pour l’empêcher instinctivement de continuer. Il ne resta pas niché là, cependant, et le baisé la fit un instant sourire, surprise, avant qu’elle ne le lui accorde sans se faire trop prier. Elle pourrait toujours pour les prochains, après tout ! 

Prenant donc une fois de plus ses aises, elle entreprit de satisfaire sa curiosité à son égard en le découvrant de près, autant de ses lèvres, apposées contre les siennes, que de ses doigts qui s’affairaient toujours. Elle ne fut retenue qu’aux boutons de son habit et se décrocha de lui avec une petite moue mutine, à demi sourire à demi-bouderie malicieuse, le regardant par en-dessous. Elle se laissa guider, bien que ses doigts délicats et forts soient animés d’une énergie presque insatiable qui les faisait parfois vibrer. Lorsqu’enfin elle le lui retira, ce fut en émettant un ‘hn hn !’ victorieux et inconscient. Et bah quoi ? Il en faut peu pour être heureux non ? Ça valait pour les elfes aussi ! Serrée contre lui, elle s’y blottit sans jamais perdre son sourire, en se demandant s’il réussirait à la lâcher après ça ou pas. Oh ça ne la dérangeait pas foncièrement de le ramener à la maison, mais ses parents risquaient de ne pas tout à fait le prendre avec philosophie ! L’affirmation la fit lever un sourcil et émettre un « hm ? » d’interrogation. Et bien de quoi parlait…. En fait elle n’eut même pas besoin d’attendre un seul instant supplémentaire. Surprise par le geste auquel elle ne s’attendait pas, elle tomba à l’eau avec un cri de surprise et un bruit retentissant d’éclaboussures. Engloutie par l’eau, elle ne but cependant pas la tasse, et remonta aussitôt comme un petit poisson, les pans de sa robe flottant autours d’elle, de même que ses cheveux qui se plaquaient contre son visage, un peu en désordre. Néanmoins, elle ne fit que rire, pas le moins du monde en colère. Mais il fallait dire qu’elle n’avait pas la colère facile. 

En le voyant approcher, son sourire s’élargit. « Mais je ne vous en tenais pas rigueur ! » fit-elle en nageant autours de lui, revenant finalement dans les bras tendus… pour mieux lui plonger la tête sous l’eau d’une poussée féroce. Le plan d’eau n’était pas le plus grand qui soit, mais là, il y avait de la profondeur. Une profondeur dans laquelle elle plongea à sa suite avec souplesse et, telle une loutre, tourna un peu autours de lui, l’attrapant sournoisement par le pied lorsqu’il essaya de remonter, l’attirant jusqu’à elle. Lui faisant un grand sourire, elle l’enlaça étroitement et lui vola un baisé avec autant d’autorité qu’il en avait eu, jouant presque dangereusement avec leurs réserves d’oxygène pour ce ballet aquatique qui dura jusqu’à ce qu’elle fut contrainte de le relâcher et de le remonter avec elle à la surface. Haletante, mais néanmoins ravie, elle se remit à lui tourner autours comme un prédateur, pour finir accrochée à son dos une nouvelle fois tandis qu’elle jouait avec les lacets de son pantalon. « Alors alors, qu’avions-nous décidé déjà ? » Riant contre ses cheveux, elle finit par réussir à décrocher les lanières et tira sur le tissu gonflé par l’eau… « Hmmm » Avec une moue, elle plongea à nouveau et en profita pour le lui enlever avec plus ou moins de succès, puis déguerpi de l’autre côté de leur terrain de jeu en éclatant d’un grand rire qui se voulait machiavélique.

« J’ai mon trophééééééééée ! » 

Tomyn a écrit:
Elle ne lui en tenait pas rigueur... Tant mieux alors, mais ça ne l'empêchait pas d'avoir le sens de la revanche ! Pas tout à fait surprit mais pas vraiment capable pour autant de l'empêcher, Tomyn ne pu que fermer la bouche précipitement, juste assez tôt pour s'éviter de boire une tasse mémorable au moment où elle lui plongea la tête sous l'eau ! Eh bien... Quel caractère ! Riant intérieureument, il chercha à remonter mais elle avait plongé à son tour afin de l'en empêcher. Voilà qui allait devenir nettement moins drôle dans moins d'une minute... Mais il n'était pas du genre à s'inquiéter si tôt, une minute c'était très long non ? Et puis il n'était pas si mauvais en apnée... Et puis... Et puis...

Et puis plus rien. Son esprit s'était vidé à l'instant même où les lèvres de l'elfette s'étaient emparées de ses lèvres. Il lui répondit goulument, absolument plus concerné par un détail aussi futile que le manque d'air dans ses poumons. Il pouvait bien mourir au fin fond de ce lac, ça ne lui posait absolument aucun problème du moment qu'il gardait l'objet de sa fascination avec lui. Car elle le fascinait.. Il aurait été bien malhonnête de protester du contraire. Elle n'avait strictement rien à voir avec ses autres conquêtes. D'ailleurs il ne se souvenait pas de s'être jamais fait voler un baiser au beau milieu d'un plan d'eau... Ni de s'être fait voler un baiser tout court d'ailleurs, c'était lui qui les volaient d'habitude ! Mais au dracos tout cela, cette sensation était magique !

Ils remontèrent ensembles sans qu'il ai vraiment pensé à le faire et ce ne fut qu'une fois à l'air libre qu'il s'aperçu de la brûlure intense qui régnait dans sa poitrine. C'est qu'elle l'avait à moitié noyé la bougresse... Et le pire était qu'il n'aurait pas protesté pour autant ! Les yeux larmoyants, il toussa à plusieurs reprises en cherchant à reprendre son souffle pendant qu'elle lui tournait autour. Qu'est-ce qu'elle allait encore lui inventer ? Il avait presque peur en vérité... Presque seulement. Le jeu était bien trop drôle. Quoique drôle n'était peut-être pas tout à fait le mot, comme le prouva le raccourcissement soudain de son souffle tandis qu'elle jouait avec les lacets de son pantalon. Son regard se fit plus ardent, comme si un orage s'était soudainement levé dans l'océan bleuté de ses prunelles. Dracos... Cette elfe lui faisait perdre tout ses moyens. Elle le rendait fou, plus fou encore que la toute première femme à lui avoir fait découvrir les joyeuses danses qui ne pouvaient se réaliser qu'à deux. Il la fixait sans parler, incapable cette fois de réprimer tout à fait son désir et de s'empêcher de la dévorer du regard. Instinctive, elle avait certainement dicerné l'évolution de son comportement et de leur jeu, mais elle s'amusait encore... Elle venait de le fuir en gardant son pantalon en trophée et cela ne tira qu'un nouveau rire à Tomyn. Après tout... Tout était prétexte à jeu... 

"Je vais te rattraper Lindwë... Et ce ne sera pas ta robe, mon trophée..."

Ou pas après tout... Il avait bien remarqué qu'elle nageait mieux que lui, il était donc fort probable que son entreprise soit plus difficile que prévu. Mais il en savait suffisamment sur la gente féminine pour ne pas douter une seule seconde que celle-ci arrive à ses fins. Si elle le voulait, elle finirait par se laisser attraper. Et si elle ne le voulait pas et bien... Et bien il serait terriblement frustré, là. Ce ne serait ni la première, ni la dernière fois, mais ce serait certainement son regret le plus cuisant. Plus que cela même... Il serait... Malheureux. Oui. Une constatation perturbante d'ailleurs, il y avait peu de choses au monde qui parvenaient à l'atteindre assez pour le rendre triste... Mais elle... Lindwë... Il ne savait pourquoi, mais au plus profond de lui il avait la sensation qu'elle possédait désormais ce pouvoir, et qu'il s'affermissait. Bien loin de lui faire peur pourtant, cette découverte lui donna l'énergie pour donner plus de puissance encore à sa brasse. Il la voulait, et plus encore que l'aspect sexuel de la chose, il mourrait aussi d'envie de la reprendre dans ses bras aussi vite que possible, de combler cette distance de quelques mètres entre eux et de replonger son regard dans le sien. A cet instant, le monde entier semblait s'être focalisé sur leur petite course et c'est un véritable grondement de frustration qui s'échappa de sa poitrine lorsqu'un bruit de voix résonna un peu plus loin, rompant le charme. 

"Si si ! Je te dis qu'il y a un lac superbe ici... Je te promet que cela vaut le coup d'oeil !"

Des voix Elfiques... Un jeune couple sans doute, ou bien deux amis désoeuvrés... Ils tombaient au plus mauvais moment, c'était le cas de le dire mais cela ne l'empêchait pas d'être heureux car dans ses bras, se lovait à nouveau la petite elfette. Elle s'était laissée attraper... Etait-elle aussi déçue que lui de ce dérangement ? Il n'aurait su le dire, mais finalement la situation l'amusa et son caractère joyeux l'amena à prendre la chose avec bonne humeur. Facétieux, il lui mordilla espièglement l'oreille avant de chuchoter :

"Chuut... Si nous rions, je suis fichu... Le conseil me flanquera hors du royaume avant que je ne puisse dire ouf, et mon roi sera outré de savoir que j'ai perdu mon pantalon en mission... Je suis sur que ce serait du plus mauvais effets dans les relations humano-elfiques..."

Il ne savait pas trop si elle serait sensible à cette argument mais il lui avait de toutes façons doucement posé la main sur les lèvres. C'est qu'il l'aimait bien son insigne tout de même... Il aurait été déçu de ne plus pouvoir la porter, d'autant plus que ça l'empêcherait de revenir au royaume elfique. Et puis, il y avait le roi Gregorist... Non vraiment, il préférait éviter les ennuis pour cette fois. Il lui décerna donc un clin d'oeil en s'éloignant d'elle, et lui fit signe de nager doucement vers la rive. Il avait récupéré son pantalon et c'est furtivement qu'il le renfila, se baissant autant pour récupérer sa chemise que pour se cacher des deux elfes désormais tout proche. Retenant difficilement le fou rire presque incontrôlable que cette scène dantesque menaçait de lui provoquer, il murmura à l'adresse de l'elfe un peu plus loin en désignant son pantalon ruissellant :

"Ce n'est qu'un emprunt promis... Je n'ai pas de feuille de vigne sous la main pour me servir jusqu'à ce que je sois chez moi. Mais j'ai bien compris que c'était votre... Ton trophée. Bonne nuit Lindwë, à très bientôt sans doute..."

Oh ça oui, il y tenait... Il la retrouverait dès qu'il aurait l'occasion. Peut-être pas tout de suite mais... Si ? Tout de suite ? 

SUITE DU RP DANS LE POST SUIVANT






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Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Empty
MessageSujet: Re: Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Icon_minitimeDim 18 Jan 2015 - 21:43



Quelques heures plus tard dans la chaumière de Tomyn

Tomyn a écrit:
Il venait à peine de s'endormir, pourtant il était plutôt du genre à s'écrouler comme une masse et à dormir d'une traite jusqu'au matin dès lors qu'il posait la tête sur un oreiller mais cette fois il avait eu plus de mal. La scène ne cessait de lui revenir en tête, elle lui laissait un goût d'inachevé même si il avait trouvé très amusant de fausser compagnie à la belle pile au moment où elle s'était laissée approcher. C'est sur cette pensée qu'il s'était endormi, son éternel sourire moqueur sur les lèvres et à peine couvert par une fine couverture qui cachait mal sa semi nudité. Sa calme respiration était le seul bruit qui s'élevait dans la minuscule chaumière que les elfes lui avaient désigné. 

Cette chaumière, c'était sa véritable maison. Il vivait désormais plus souvent dans le royaume elfique qu'au sein de son propre peuple et il n'avait de toutes façons jamais réussi à se sentir chez lui à Gloria et plus particulièrement à la cour. C'était donc là qu'il avait fait son nid, bien qu'il ai toujours le même amour pour les voyages et pour la vie de voyageur. Cela se voyait d'ailleurs dans son joyeux désordre. Des sacs de voyage à moitié pleins étaient encore étalés sur le sol. Des cartes et des souvenirs de ses balades prenaient toute la place sur les meubles. Son insigne de messager brillait doucement sur la table de chevet, son épée dormait pour sa part à même le sol, à portée de sa main. Quand aux quelques messages dont il était encore chargé, ils reposaient tout contre sa peau, là où il pouvait les surveiller sans faillir. Une demeure de voyageur donc.. De messager... C'était ce qu'était cette chaumière et pourtant elle dégageait la douce et agréable chaleur d'un véritable foyer. Sans qu'il ai à le dire ni même à être éveillé, on sentait qu'il aimait cet endroit. 

Profondément plongé dans son sommeil, il grogna tout à coup et se retourna en marmonnant quelques paroles indistincts. La nuit était fort avancée, elle allait même se terminer dans quelques heures à peine mais sans doute dormirait-il jusqu'à tard dans la matinée. Libre de corps et d'esprit, il vivait à sa guise depuis toujours et n'avait cure de toute règle horaire qu'elle soit humaine, elfique, ou même vampirique. Sa couverture tomba à demi, révélant les sévères cicatrices qu'un vieux châtiment avait incrustré dans son dos et il soupira distinctement, plongé dans un rêve ni bon ni mauvais. Le silence retomba sur la scène jusqu'à ce que son rêve change, pour prendre un tour plus agréable et qu'il se remette à murmurer :

"Lindwë..."

Il ne dormait plus. Son sommeil avait toujours été très particulier. Extrêmement lourd en apparence, et pourtant léger comme une plume dans les faits. C'était le sommeil réparateur des gens habitués à vivre continuellement dans le danger et s'endormir et se réveiller en quelques secondes selon les circonstances. Il ne savait pas trop ce qu'il avait entendu, à peine un bruissement à ce qu'il lui semblait... Quelque chose de quasiment inaudible. Et pourtant il était en alerte, ses sens félins se tendant sur le qui-vive jusqu'à ce qu'il répète d'un ton incrédule :

"Lindwë ? Qu'est-ce que ?"

Lindo a écrit:
A très bientôt oui, elle y comptait effectivement. Et d'ailleurs, elle y comptait tellement qu'elle le suivit à bonne distance, discrètement. Elle le laissa s'endormir paisiblement, puis se glissa à l'intérieur, ombre parmi les ombres, observant les lieux avec curiosité sans jamais rien toucher. Malgré son énergie inépuisable, elle resta là un long moment, avant d'enfin s'avancer. Elle s'approcha de ses sacs, prit un objet, l'examina, fit une petite moue, le reposa, recommençant son manège pendant un moment encore avant de se ré intéresser lui lorsqu'elle se fut lassée du reste. Il était après tout la raison de sa présence ici, pas le reste.

Elle n'était pas portée sur les bibelots. Mais lui n'était pas un bibelot du tout, après tout ! L'épée lui tira un sourire. Peut-être qu'elle le défierait, demain matin ! Mais pour le moment c'était de lui qu'elle approcha, à pattes de velours. Elle grimpa sur le lit, s'approchant, et le poids léger ainsi que le bruissement de sa robe sembla le réveiller, lui tirant un sourire malicieux et même machiavélique. Sa surprise lui tira un rire léger et elle se laissa tomber en avant, venant se coller de tout son long sur lui, mains croisées sur son torse, menton sur les mains, et yeux dans les yeux. « Coucou ! » Ses longs cheveux s'étalaient sur eux comme une couverture soyeuse et sombre dans la luminosité nocturne.

« Surpris ? Pourtant tu m'as dis 'à très bientôt' non ? Alors je suis venue très vite… en plus je ne suis pas contente » fit-elle avec une petite moue « Je n'aime pas que l'on m’interrompe ! Alors j'ai décidé de venir finir ce que j'ai commencé, et reprendre mon trophée au passage ! » Se redressant promptement sur les mains, elle tracta son corps en vint encadrer son torse de ses cuisses, croisant les bras et prenant une dégaine fière de chasseuse dominant sa proie. « Alors alors… où est-ce qu'on en était exactement ? Ah oui…. Le pantalon » Elle se pencha sur lui, frotta le bout de son petit nez sur le sien tandis qu'une de ses mains baladeuse entreprenait sans la moindre équivoque de le déshabiller.

En même temps si elle voulait le trophée et l'humain en séparé, il fallait bien le faire sortir du tissu non. « Enfin… sauf si tu préfères que je te laisse à ton oreiller ? »

Tomyn a écrit:
Alors là pour le coup il était soufflé... Il avait déjà suivit des filles jusqu'à chez elles mais l'inverse ne lui était jamais arrivé et surtout on ne l'avait jamais surprit à ce point. Mais il fallait croire que les surprises étaient une habitude chez cette elfette et ça lui allait très bien même si pour une fois dans sa vie il perdait un peu ses moyens en la sentant si entreprenante. La tête relevée vers elle, il l'observa pendant quelques secondes d'un air totalement interloqué puis reprit ses esprits dans un sursaut lorsque une de ses mains effleura le rouleau de parchemin qui dormait collé à sa peau.

« Hé... Attends... »

D'une main douce, mais ferme, il attrapa son poignet afin de la dissuader d'aller plus loin puis roula soudainement sur le côté, la faisant tomber sous lui :

« Premièrement, j'ai moi aussi gagné ce concours et donc j'ai droit à ma récompense. Deuxièmement, il y a dans mon pantalon des choses que je me ferais un plaisir de te faire découvrir et d'autres qu'il ne m'appartient pas de partager avec toi. Et troisièmement pour finir, je n'aime pas non plus être interrompu. »

D'un geste taquin, il lui chatouilla le nez sur ces mots puis déposa un baiser tout sauf chaste sur ses lèvres avant de se lever pour aller déposer dans un coffre plus loin les missives qu'il avait gardé contre lui. Sentant son regard sur lui, il désigna l'insigne sur sa table de chevet :

« Ce sont les lettres de tes chers dirigeants destinées aux miens. Rien de bien folichon j'en ai peur... Ils aiment faire de grandes phrases pleines de bonnes intentions et le plus souvent quasiment vides de sens... Ces gens doivent avoir une vie bien ennuyeuse... »

Il haussa les épaules sur ces mots, ne s'attardant pas sur le fait qu'il risquait sa peau à longueur de temps pour aller porter ces missives de Gloria au Royaume Elfique et du Royaume Elfique à Gloria, quand ses obligations ne l'appelaient pas ailleurs. Il ne se plaignait pas pour autant, il aimait cette vie même si l'importance de son travail pour l'empire lui échappait souvent...

Lindo a écrit:
Tient, il dormait avec des parchemins, vrai… elle les avait vaguement vu mais n'y avait accordé strictement aucune attention. Néanmoins, lui avait l'air d'y tenir un peu. Déstabilisée, elle roula avec lui et se retrouva à le regarder par en-dessous. Affichant librement sa surprise, elle se reprit bien vite cependant, et sourit à nouveau en coin. « Eh… ! » Elle n'alla cependant pas plus loin, réduite au silence par les lèvres qui se posaient sur les siennes. Loin d'être frustrée, elle répondit au baisé avec tout aussi peu de pudeur, et faillit ne pas le laisser aller. Elle y consentit néanmoins et se redressa, en tailleur sur son lit, serrant une de ses chevilles dans chaque main en se balançant légèrement d'avant en arrière, la crinière en bataille. C'était bête, maintenant qu'elle l'avait vu cacher ces missives, elle était curieuse, alors qu'elle ne s'y était pas du tout intéressée jusque là… c'était l'attrait contradictoire de le voir les dissimuler, tout simplement. Peut-être les chiperait-elle, ou peut-être pas. Hm, elle verrait. Tout dépendait de ce qu'il ferait ensuite !

Mais le contenu de ces rouleaux, quand il le révéla, la fit grimacer et froncer le nez. « Ah mais tu sais, quand on passe son temps avec un balais coincé dans le fondement, il faut bien réussir à se trouver des occupations qui ne demande pas de trop bouger ! Tu imagine, toi, te balader en forêt en étant aussi raide qu'un piquet ? Et puis je doute un peu des bonnes intentions, personne ne pourrait en avoir en étant en permanence engoncés sur des ustensile de ménage ! » Elle haussa cependant les épaules « Mais ce ne sont pas ces messages qui m'intéressent. C'est plutôt leur porteur » Elle se releva d'un bond, sur le lit. Puis bondit au sol et se rapprocha, ses pieds nus ne faisant guère de bruit sur le sol. « Mais… si tu as des missives à porter, cela veut dire que tu ne vas pas tarder à repartir, je me trompe ? » Mais ça n'allait pas du tout ça ! Elle n'avait pas envie qu'il parte, elle !

Tomyn a écrit:
Cette elfe avait vraiment des réactions étranges... Il ne cessait de se le répéter mais son étonnement ne retombait pas. Lui qui avait passé tant de temps parmi eux était bien placé pour savoir à quel point le comportement de sa nouvelle amie n'était pas courant au sein de son peuple. Elle était complètement... Eh bien décoincée. La façon qu'elle avait de le dire l'avait d'ailleurs fait se retourner, les prunelles légèrement arrondies par la surprise. Il en oublia même de revenir vers le lit et pencha la tête, les yeux rieurs :

« C'est la première fois que j'entends un elfe se plaindre de ces dirigeants de façon si... Directe... »

Et c'était peu de le dire. Quand plainte il y avait en général, ce qui était assez rare, c'était fait de façon assez habile et alambiqué pour que nul ne puisse s'en offenser. Une sécurité comme une autre lorsqu'on vivait aussi longtemps évidemment, il ne s'agissait pas de se faire des ennemis tous les quatre matins... Il l'observa approcher, son éternel sourire en coin sur le visage, et fini par l'enlacer avec cette tendresse irrésistible qu'il savait déployer :

« Mais quelle genre d'Elfette êtes vous donc demoiselle Lindwë ? »

Le faux reproche dans sa voix cadrait mal avec la façon qu'il avait de lui chatouiller le nez tout en parlant. Il se fit néanmoins plus sérieux pour répondre à sa question, balayant sa contrariété d'un haussement d'épaules :

« Partir, et revenir. C'est la vie d'un messager mais tu sais, je suis affecté ici depuis longtemps et ça n'a pas l'air de vouloir changer. Ce coin me convient, je suis toujours heureux d'y revenir. Même si ton peuple n'est peut-être pas aussi enchanté de me voir... »

Moqueur, il lui fit un clin d'oeil provocant puis confia en la poussant vers le lit :

« Bon évidemment à présent je vais avoir une raison de ne pas traîner sur la route... »

Lindorië a écrit:
Elle eut un grand sourire qui voulait tout dire, ayant la fâcheuse habitude de se plaindre de façon fort directe d'un certain nombre de choses, dirigeants compris, ne s’embarrassant pas de la délicatesse de ces soit disant nobles oreilles. Se laissant enlacer, elle se coula dans ses bras avec une mine satisfaite, mais avec l'apparence alerte d'une aiguille pouvant lui échapper si elle le désirait. « Oh si vous saviez ! » Ronronna-t-elle avec un air rusé de renarde, qu'elle conserva malgré la suite et qui sembla même s'élargir. « Et bien au moins, ça les rendra peut-être moins fade, d'avoir quelque chose qui les contrarie. C'est que c'est d'un ennui terrible, d'entendre des exclamations émerveillées sur tout ce qui peut pousser dans cette forêt. Comme si la floraison de la primevère pouvait différer d'une année sur l'autre » Et encore l'exemple était gentillet ! Mais bon, elle n'avait pas envie de se fatiguer à en chercher un autre alors qu'il convenait fort bien et que ce n'était de toute façon pas le sujet. « J'espère bien ! Sinon, c'est moi qui viendrait te chercher ! » Et foi de Lindorië, elle était parfaitement capable de le faire ! Comme elle était parfaitement capable de l'embrasser une fois encore. Et de faire bien d'autres choses...




Dernière édition par Tomyn Alaïs le Mar 20 Jan 2015 - 21:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Icon_minitimeLun 19 Jan 2015 - 17:21



De l'été 1753 à l'été 1754 : mariage et rencontre avec Enetari

Les mois suivants furent certainement les plus heureux de sa vie. Forcé par son travail à enchaîner les allez-retours entre le royaume elfique et Gloria, il accomplissait ses voyages avec diligence afin de revenir aussi vite que possible à la petite chaumière où l'attendait Lindorië. Enfin, l'attendait, c'était un grand mot... Aussi remuante que lui, la belle elfette s'était engagée dans l'armée de son peuple ce qui rendait leur relation plus difficile encore. Mais rien n'aurait pu les séparer, ils n'étaient de toutes façons pas du genre à accepter la moindre contrainte. Même les regards outrés et courroucés des elfes n'y faisaient rien.

Cette fois là dans l'étang avait été la première et la dernière fois qu'ils s'étaient cachés. Ils n'avaient pas honte de leur relation et personne n'aurait pu leur dicter ce qu'ils pouvaient faire. On s'offusqua, on tempêta, on chercha par tous les moyens possibles et imaginables à briser leur couple, sans succès. Ils riaient de tout, se moquant de leurs détracteurs. La situation de Tomyn au sein du peuple elfique s'était faite plus difficile, précaire même. Mal accepté auparavant par les plus anciens, il était désormais méprisé et injurié même par les plus jeunes. Quelle importance puisqu'il avait Lindwë ? Il ne ressentait même plus le besoin de courir à droite à gauche comme avant, il était définitivement accroché à son elfe et ce n'était même pas par pur esprit de contradiction, il l'aimait et c'était tout. Et puis il lui restait tout de même quelques soutiens, souvent des elfes très jeunes avec qui il avait noué une amitié assez solide pour que même sa relation avec Lindwë ne parvienne à la faire voler en éclat.

Enetari n'était pas tout à fait de ceux là. En vérité il l'avait même rencontrée après Lindorië. Enfin il l'avait déjà vue mais ne lui avait jamais parlé... Il fallait dire qu'elle était la fille du général. Cet Artaher Terendul qui le regardait toujours de si haut et qui était depuis son arrivée l'elfe le plus farouchement hautain envers lui. Bien sur c'était très amusant de faire voir rouge à cet ours là, mais ça pouvait se révéler très dangereux aussi et si lui n'était pas vraiment capable de trouver la prudence de s'en empêcher, ses amis avaient toujours fait de gros efforts pour l'en dissuader ou détourner son attention au moment où il allait lancer une pique un peu trop énergique au chef des armées elfiques. Quand à le voir s'intéresser de trop près à la fille de celui-ci c'était évidemment hors de questions ! Ses amis verdissaient d'horreur rien qu'à cette idée et avaient toujours pris grand soin de ne pas lui donner l'occasion de la croiser.

Sauf que cela fini tout de même par arriver. Par une soirée d'automne alors qu'il venait de discuter avec Lindorië. Cette dernière l'étonnait souvent, le désarçonnait même parfois malgré la difficulté de la chose, mais jamais elle ne l'avait autant perturbé. Un mariage... Elle voulait se marier... En voilà une idée ! Lui qui n'avait jamais voulu se lier à qui que ce soit et avait toujours prit grand soin de ne pas se laisser passer la corde au cou... Et elle lui avait sortit ça sans transition, avec le naturel enjoué qui était sa marque de fabrique et sans se préoccuper vraiment du choc que cela lui avait fait... Un mariage... Lui ? Vraiment ? Dans toutes les circonstances autres que celles-ci il aurait refusé énergiquement et aurait très certainement prit ses jambes à son cou mais...

Ah ce mais était vraiment très étonnant de sa part, mais alors qu'il demeurait seul dans cette petite clairière, le regard perdu vers le ciel qui s'obscurcissait, un vague amusement montait en lui lentement et faisait briller ses yeux sous sa capuche. Finalement sa vie de célibataire semblait destinée à s'arrêter là... Et jamais il n'aurait cru que ce serait si facile et naturel...

C'est à ce moment qu'il rencontra Enetari. La toute jeune elfette semblait curieuse de le voir là, à moins que ce ne soit l'interdit probable que lui avait opposé son père de s'approcher de cet humain qui lui donnait envie de venir lui parler... Toujours est-il qu'ils discutèrent longuement, toute la nuit en fait. De tout, de rien, de ce mariage entre autre mais aussi de la meilleure blague possible à faire aux deux frères de la taquine. Il se montra de très bon conseil à ce sujet, ils rirent d'ailleurs beaucoup. Comme la plupart des elfes de cet âge, elle était plus ouverte et moins coincée que ses compatriotes plus âgés. Elle lui faisait même penser un peu à Lindorië sur certains points... Le soleil se leva finalement et pour leur plus grande surprise au dessus de leur tête, c'était la fin de leur première vraie rencontre, et c'est ainsi qu'ils réalisèrent qu'ils étaient amis... Et c'est tout naturellement qu'Enetari fut présente pour assister au mariage discret mais qui scandalisa pourtant le royaume elfique tout entier. Pas de quoi gêner Tomyn évidemment, et encore moins Lindorië. Rien, pas même le venin des elfes les plus réfractaires à cette union n'aurait pu entacher leur bonheur.



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MessageSujet: Re: Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Icon_minitimeLun 19 Jan 2015 - 18:20



Fin de l'été 1754 : le départ (précipité).

L'année passa comme un rêve, et les chaleurs revinrent, synonymes de longues baignades dans ce qu'ils considéraient désormais comme leur lac.
Il y avait presque six mois qu'il n'avait plus été rappelé à Gloria, c'était assez étonnant et l'ancien lui aurait sans doute commencé à s'impatienter et à avoir la bougeote à rester au même endroit aussi longtemps. Mais désormais cela ne l'embêtait plus, il se sentait chez lui au sein du royaume elfique, il y avait sa maison, son épouse, ses amis et beaucoup d'ennemis. Quoi demander de plus ? Il aimait à se dire que l'empereur Gregorist bien que voyant d'un mauvais œil ce mariage imprévu avait tout de même à cœur de le laisser profiter de son bonheur mais en réalité il ne se faisait pas tant d'illusions que cela. Les choses allaient mal pour l'empire, les elfes ne cessaient de murmurer au sujet de ces envahisseurs, les Alayiens... Très bientôt il lui faudrait repartir pour se mettre à la disposition de son roi. Et le voyage serait périlleux.

En attendant, il profitait de la vie et de son temps libre. Il ne s'attendait pas à ce que cela dure éternellement mais il était loin de s'imaginer que tout basculerait si vite.

Cela commença par un message. Pas l'un des siens non, un message magique, synonyme d'urgence et de plus haute importance. Les elfes n'étaient pas adeptes des commérages mais la nouvelle était si terrible qu'elle fit rapidement le tour du royaume. Le roi humain Gregorist Kohan était mort ! Il n'avait pas survécu à sa blessure que l'on disait pourtant en très bonne voie de guérison...
Sa première réaction fut l'incrédulité. Gregorist, le seul être au monde qui avait pu obtenir sans mal aucun son respect et son obéissance, le prince qui l'avait jeté puis tiré de prison, était mort ? C'était parfaitement impossible. Il ne pouvait pas mourir. Il était bien trop occupé pour cela. Aussitôt il chercha à en savoir plus et à obtenir les détails de ces bêtises, qu'on lui dise clairement que c'était une erreur ou une blague idiote. C'est dans cet optique qu'il se dirigea vers le palais, bien décidé à obtenir audience.

Mais il n'arriva jamais à son but. Intercepté dès l'entrée, il fut sommé de rebrousser chemin et de ne revenir qu'avec une convocation digne de ce nom. La discussion s'envenima très rapidement avec les gardes, il s'agissait de deux elfes qui n'avaient jamais pu le supporter et qu'il s'était longtemps amusé à agacer le plus possible. Sauf que c'est eux qui l'agacèrent cette fois et les éclats de voix finirent par atteindre une force suffisante pour se faire entendre à l'intérieur de l'enceinte qu'on entendait lui interdire. Il cru qu'il avait réussi son coup lorsque la porte s'ouvrit à toute volée mais celui qui vint demander des explications à tout ce raffut n'était hélas pas l'un des elfes qu'il avait espéré voir.

L'idée seule qu'Artaher Terendul aurait pu écouter patiemment et accéder à ses demandes était risible. La dispute tourna court lorsqu'il refusa tout net de tourner les talons et qu'ordre fut donné aux deux gardes de le jeter en cellule. Les choses auraient pu se terminer là, mais Tomyn était pressé. Il ne pouvait en aucun cas se laisser emprisonner alors même qu'une rumeur aussi folle que la mort de Gregorist courrait il ne savait comment dans ce royaume.

Fort agacé par toute cette histoire, il surprit les trois elfes tant et si bien que l'un d'entre eux hérita d'un œil au beurre noir fort peu harmonieux dans son joli visage tandis que le deuxième ne refermait ses mains que sur le vide. Tomyn n'était pas idiot, il avait vécu assez longtemps parmi les elfes pour savoir qu'il n'avait pas la moindre chance dans un affrontement surtout à trois contre un. D'ailleurs la suite lui donna raison et il manqua embrasser le sol lorsqu'un coup de poing plus ravageur encore que le sien heurta sa mâchoire. C'était la première fois qu'il se battait avec un ours et il préférait mille fois ne pas prolonger l'expérience. C'est donc fort de sa vie de baroudeur et de batailleur des rues qu'il se courba en deux, comme sonné (et même véritablement sonné) par le coup. Mais lorsqu'on chercha de nouveau à l'attraper, il frappa au hasard. Sa main rencontra un nez qui passait par là et le juron qui suivit lui prouva qu'il venait de se faire un ennemi très haut placé dans l'armée elfique. Une raison encore plus valable de ne surtout pas traîner là, il déguerpissait déjà d'ailleurs...

Comment il parvint à récupérer Lindorië et à filer avec l'essentiel de son équipement sans qu'on l'intercepte ? C'est là un secret qu'il garda et garde encore avec soin. Nul doute que ses quelques amis et la profonde connaissance des bois de Lindorië n'y furent pas pour rien et c'est tout pensif qu'il se retrouva sur les routes, sa langue passant et repassant distraitement sur sa canine ébréchée dans l'aventure. Le royaume elfique lui était fermé, et Gregorist était mort... Désormais ils étaient les seuls maîtres de leur destin...




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MessageSujet: Re: Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Icon_minitimeLun 19 Jan 2015 - 20:30

Je reposte donc pour signaler que j'ai terminé ma fiche. Et aussi pour rajouter :

Citation :
Mon cher Kylian

Tu as 2 minutes 30 très exactement pour me valider, après ça je t'arrache tous les ongles puis je plonge tes doigts un à un dans de l'acide sulfurique. Ceci fait je te crèverai les yeux que je mangerai avec une vinaigrette à la framboise (parce que c'est bon) et si cela ne suffit pas je taille tes oreilles en pointe (comme ça tu pourras passer pour un ancestral, Lorenz sera ravi de la concurrence) et je te fais avaler tes dents avec un mélange mayonnaise/piment/moutarde/huile d'olive. Ne tarde pas trop, le temps passe vite...

Ta chère fonda qui t'aime I love you
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MessageSujet: Re: Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Icon_minitimeMar 20 Jan 2015 - 21:04

Ma chère fonda que j'aime ♥️

Après lecture attentive de la fiche soumise à ma présente attention, je me ferais un plaisir de vous valider sitôt que :

  1. Vous aurez ajouté à votre histoire le morceau manquant : tu as zappé l'un de tes posts dans le passage de la rencontre avec Lindo, dans la deuxième partie, à la fin Lindo "poste" deux fois d'affilée.

  2. L'utilisation des quotes dans ton histoire (hors passage avec Lindo), c'est volontaire ? scratch
    (je n'y ai pas vu de réelle signification en fait, du coup je me posais la question oO )

  3. Tu utilises le terme facteur mais le terme n'apparaît que bien plus tard dans l'Histoire : de ce que j'ai vu, on parlait plutôt de chevaucheur à l'époque du Moyen-Age (mouhahahahaha, j'ai trouvé un truc, j'ai trouvé un truc craquage ).



Ces menus détails mis à part, c'est une superbe fiche, félicitations **


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MessageSujet: Re: Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Icon_minitimeMar 20 Jan 2015 - 21:11

Oui les quotes sont volontaires, c'est pour marquer la différence entre les moments plus "rps" et le reste de la fiche plus descriptif ^^

Le morceau oublié a été ajouté, le mot édité (je n'aime pas chevaucheur, j'ai donc mis messager ^^)

Voilà mon petit coadminet en sucre I love you
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MessageSujet: Re: Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Tomyn Alaïs : humain [VALIDE] Icon_minitimeMar 20 Jan 2015 - 21:12

dragon

Sois le bienvenu sur tes terres, fils d'Armanda.
Tu es né avec une puissance magique innée de mage faible et ton entraînement dans le domaine magique t'a permis d'atteindre un niveau faible. Tu as d'ailleurs été choisi par le totem tigre dont tu as atteint le niveau 1.

Tes compétences ont été validées, tu pourras les faire évoluer tout au long de ton aventure. Tu as aussi un profil neutre à tendance bénéfique qui pourra évoluer en jeu sur demande.

Pour tenir l'état de tes aventures à jour, tu possèdes une fiche de suivi de personnage qui se trouve en ce lieu. Tu peux y ajouter tes liens, ton inventaire, ton histoire personnelle et ce que tu souhaiteras. Tu peux aussi adresser tes questions ici.


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