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Au bord du lac Gismar

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MessageSujet: Au bord du lac Gismar Au bord du lac Gismar Icon_minitimeSam 5 Avr 2014 - 18:43

Le lac Gismar était un petit lac aux eaux clairs entourés d'une forêt généreuse et verdoyante. Sur une de ses nombreuses rives se trouvait une grande demeure elfique, marqué par une éolienne tournante paisiblement sous la force du vent. Cet édifice si singulier était le laboratoire du maître Iradil Fernost, un elfe presque millénaire y étudiant les flux de la magie et une dizaine d'autres objets d'études. Ce fut un lieu paisible, entouré d'arbres formant les Bois sombres.

Mais cette vision est révolue. Le lac est désormais rougi par le sang des soldats tombés durant ce que l'histoire nomme déjà la Bataille des Bois sombres. Les arbres autour ne forment plus que des troncs carbonisés entourée d'une terre noircie. Le laboratoire ? Que ruines fumantes. Le maître Fernost ? Un corps inerte dormant enterré près de son dernier lieu d'étude. Cette contrée est ravagée par les hordes conquérantes et ceux qui en voulant défendre ces terres, les ont plongés dans les pires noirceurs.

Il en reste une maigre consolation, celle de savoir que l'Armée alayienne se trouve désormais vaincue et en retraite. Est-ce que ceci valait les sacrifices ? L'Histoire le dira. Pour le moment ces lieux sont morts mais pas sans vie. Au fond de la terre reposé des graines pouvant servir pour fondation pour une nouvelle forêt. L'eau mélangé au sang finira par se purifier, par se libérer de l'eau vitale des bipèdes. Il faudra du temps, une vie humaine probablement, mais qu'est-ce qu'est une vie humaine pour les elfes ? Cette perte est donc temporaire et la nature reprendra inévitablement ses droits sur un endroit qui avait contenu tant de beauté et de sagesse.

La Lune brille au firmament entouré d'un million d'étoiles étincelantes. L'argent resplendit au ciel noirci par la nuit, le temps du repos mais aussi du deuil. Aradan Valandil se tient débout, seul, une pelle à la main, devant le monticule de terre indiquant le dernier lieu de repos de son maître. Il se tient là, fiers comme tous ceux de sa race. L'armée alayienne était partie, plus au Sud, pour affronter une armée des trois peuples. Lui, il avait survécu au pillage du laboratoire grâce au sacrifice de son maître. Une dette inestimable qu'il possédait envers un homme désormais parmi les morts. Les souvenirs remontaient chez lui. Ce sont ces souvenirs douloureux qui s'insinuent dans votre esprit comme un poignard composé d'un acier fluide. C'est une douleur diffuse, la douleur des âmes qui sont en deuil. Il lâche la pelle qui tombe sur le sol carbonisé en provoquant un bruit émoussé.

Un siècle de relation, une notion que les humains ne pouvaient pas comprendre. Un siècle d’apprentissage et de travail commun. Comment pouvait un esprit humain comprendre ce que signifierait deux vies humaines de coexistence ? Les humains vivent en jours, les elfes en années, voilà peut être la différence fondamentale entre les deux races. La rupture brutal de ce lien fut une tragédie, profonde et épouvantable. La mort avait quelque chose de bien plus effrayant et déstabilisant pour une race qui la voyait arriver qu'après un millénaire. Imaginez-vous ceci. Vous pourriez vivre vingt vies sans jamais sentir la maladie vous ronger, sans jamais voir votre corps flétrir sauf vers la dernière heure ? Quelle serait la conséquence sur votre esprit ? Ne deviendrait la vie pas une certitude ? La mort une notion inimaginable ? Quelle force aurait donc le choc de la mort d'un être cher durant une existence remplie de vie, soumise à l'inébranlable conviction que la mort n'est qu'une ombre lointaine qui vous frappera dans plus que dix vies ?

Il se tenait toujours devant la tombe. Les souvenirs remontaient lentement des décennies passaient. Il se mémorisait des rêves de son maître. L'ambition de Fernost de comprendre la source de la magie dans l'espoir, presque utopique, de trouver un moyen de s'affranchir des dragons à fin que le peuple elfique puisse réellement avoir un avenir. « Nous sommes des esclaves de ces satanés lézards » aimaient dire Fernost. Esclaves de dragons qui pouvaient venir et partir et par ceci condamner ou sauver les elfes. Dominer la source de la magie s'était donner au peuple elfique une vraie liberté. C'était des pensées sombres dans une époque de plus grande obscurité. Le peuple elfique était mourant, Fernost le voyait même au bord du précipice, prêt à sombrer. Il était donc animé par ce feu sacré des gens qui brisent les chaînes de leur éducation pour penser au-delà des sentiers déjà battus. Il fallait beaucoup à un elfe pour oser penser en dehors du connu mais l'époque était tellement tragique, qu'elle permettait de créer des gens comme Fernost. Il était peut être un des rares elfes à pu s'affranchir de siècles de coutumes mais sa mort n'était pas vaine. D'une façon ou d'une autre, il avait pu allumer un feu similaire dans l'âme de Valandil. Similaire mais pas identique.
Aradan finit par se mouvoir et entama de s'éloigner de la tombe du défunt maître. Au début ce fut un pas lent et hésitant pour lentement se transformer dans une succession de pas décidés et rapides. Il fallait désormais aller de l'avant, littéralement et métaphoriquement. Il observa les ruines du laboratoire. Tellement de rêves et visions en ruines. Entrant dans la ruine, il fouilla les restes de l'édifice à la recherche de tout ce qui pouvait être récupérée. Il trouva quelques livres qui avait été sauvés par les flammes. Il les récupéra un par un, se disant dans son fort intérieur qu'il honorait la mémoire de son maître. Il trouverait un moyen de continuer son œuvre. Une fois qu'il avait recueilli tous ce qu'il pouvait, il franchit le seuil brûlé du laboratoire. Il retourna pour une dernière fois son regard, voyant non des ruines mais ce que ce lieu fut jadis. Il tourna sa tête à nouveau vers l'avant et marcha. Vers ou ? Le seul lieu possible : la capitale elfique.

En vue que le royaume elfique était désormais en proie aux attaques des forces alayiennes, il était devenu clair que l'endroit le plus sûr était le cœur même du royaume. Malheureusement il fallait voir les choses en face, un royaume défend que mal ses marches et met toute son énergie dans la défense de la capitale. Dans une ère si archaïques, les capitales restent les lieux les plus sûrs. C'était donc vers elle qu devait se diriger Aradan. C'était au moins dans un premier temps la seule chose possible à faire. S'installer autre part allait que risquer d'exposer à des attaques des troupes alayiennes qui devait certainement rôder dans les barrages. Aradan marcha donc en direction du cœur du royaume elfique. Il avait un long voyage devant lui mais que pouvait-il autre autre ?
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MessageSujet: Re: Au bord du lac Gismar Au bord du lac Gismar Icon_minitimeSam 3 Mai 2014 - 15:57

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