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[1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine)

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MessageSujet: [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) Icon_minitimeSam 1 Fév 2014 - 23:35

Ça y est, c’était terminé. Cet exil qui n’en était pas un s’achevait enfin. Alors qu’au tout début Fabius en voulait au monde entier et particulièrement à son père et à Korentin, aujourd’hui il s’était calmé. Il n’avait rien oublié, et il n’oublierait jamais rien -son œil crevé faisant figure de rappel quotidien- mais il comprenait enfin que la colère seule, même justifiée, ne menait nulle part. Si ce n’était à une mort aussi prématurée qu’inutile. Pour détruire Korentin et prendre la place de son père -qui lui revenait de droit- il lui faudrait être froid, méthodique… et impitoyable.

Celui que l’on surnommait le Borgne, la plupart du temps par mépris, revenait transformé de cette "chasse aux bandits". De courtisan il ressemblait à présent à un mercenaire. Son œil glacé et son allure dépenaillé qui lui avait finalement permis de s’intégrer (ça et l’or), ne trouvait aucune place dans le vase clos et superficiel qu’était la cour de Gloria. Il devait changer cela, son plan nécessitait du charme et non des menaces, dû moins pas aussi visibles, pas aussi directes.

Une transformation qui faisait figure de métamorphose, il quittait une peau, une identité, pour en prendre une autre. Ou plutôt, pour reprendre celle qu’il avait abandonnée quelques années plus tôt. Et fort d’une expérience de la vie et surtout de la vie du petit peuple, que ne connaissait guère les autres nobles. Une arme dont il userait… à un moment ou à un autre. Lavé, coiffé et bien vêtu, il fut reçu par son père et sa nouvelle mère. Visiblement l’ancienne, la vraie était morte. Tandis qu’une gamine avait maintenant pris sa place.

Le pire étant qu’il s’en moquait éperdument.

Au final, les comptes seraient soldés, et Fabius Kohan veillerait personnellement à payer toutes ses dettes. Jusqu’à la dernière et avec les intérêts. En attendant il devait conforter son père dans l’idée qu’il prenait la bonne décision en le faisant revenir. Ils étaient invités en Aldaria chez Korentin et son épouse : une manière comme une autre de jauger les réactions du Borgne avec la cause de toutes ses souffrances. Dur mais efficace, comme toujours avec le paternel.

A cheval, le voyage prit environ une semaine, durant laquelle il reprit contact avec son père et fit connaissance de sa belle-mère. Deux expériences déplaisantes, mais étant donné que le déplaisir ne s’arrêterait pas là, loin s’en faut, le jeune homme prit sur lui. Âgé de dix-huit ans, il considérait pourtant n’avoir plus rien à apprendre d’eux, et que tôt ou tard, il lui faudrait s’en débarrasser. Une décision d’ors et déjà prise dans son esprit, sans qu’il ne s’en émeuve plus que de raison.

Un homme horrible et une gamine qui n’aurait jamais dû le regarder d’un air aussi hautain. D’à peu près son âge, il était franchement risible de la voir s’essayer en marâtre.

Curieusement le banquet fut digne des meilleurs de Gloria. Fabius était étonné car il s’attendait à une fête de pouilleux, digne de Korentin en somme. Il avait salué celui-ci de la manière la plus neutre possible, et il s’acharnait maintenant à éviter sa présence, n’étant pas tout à fait sûr de pouvoir se contenir. Sa femme en revanche, c’était autre chose. Éblouissante était le mot. Toutes les autres dames faisaient pâle figure en comparaison de ses charmes.

Le jalousie et l’envie se disputait chez Fabius : borgne et plus faible physiquement que ses cousins. Néanmoins bouder ne l’aiderait pas, il fallait qu’il compense ses faiblesses par son esprit et son intelligence. Apercevant Valentine non loin, il se décida à l’approcher.


Madame (il s’inclina), une fête des plus réussie. Sans conteste votre œuvre, j’en suis sûr.

L’autre idiot n’avait jamais été doué pour les cérémonies. Ni pour grand-chose d’ailleurs, mis à part les beaux discours et la mesquinerie.

Vous ne vous rappelez peut-être pas de moi, mais nous avons été introduit brièvement à vos fiançailles, je suis Fabius, le cousin de Korentin.

Un statut qui ne l’empêcha pas de poser le regard sur les courbes de la jeune femme. Sans trop insister, mais sans non plus faire preuve de cette courtoisie qui seyait d’ordinaire à un homme de son rang. D’abord parce qu’il n’avait aucune envie de faire preuve de retenue envers Korentin, ensuite parce qu’il était difficile de résister aux charmes de la dame. Alors s’il pouvait à la fois en profiter et nuire à son cousin, l’occasion était trop belle pour rester stoïque.
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MessageSujet: Re: [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) Icon_minitimeMar 4 Fév 2014 - 14:07

Il avait osé... Comment cet idiot pouvait avoir de l'affection pour un être pareil ?! Avait-il donc de la bouse de vache dans les yeux ou quoi ?! Bien qu'en apparence, elle minaudait en le brossant dans le sens du poil, affirmant qu'elle était enchantée de les recevoir et qu'elle allait prévenir les cuisines et les servantes pour tout mettre en place à leur arrivée, Valentine bouillonnait de rage intérieurement, rêvant de l'étriper pour avoir osé inviter des gens pareils dans sa demeure ! La duchesse avait tendance à s'approprier tout ce qui était censé être à « eux » mais le « eux » ne signifiant rien de concret au regard de la belle blonde, tout lui appartenait donc. Pour en revenir à notre dilemme, à savoir tuer ou non la chose qui lui servait d'époux depuis 3 ans, elle finit par prendre rapidement congé avec un sourire éblouissant avant de briser quelques vases contre les murs de ses appartements privés, lieux dans lesquelles Korentin ne venait jamais sur demande de sa merveilleuse épouse, demande qu'il exécutait avec grand plaisir pour lui plaire.

En voilà un qu'elle avait admirablement bien dressé même si elle n'avait pas eu grand chose à faire, merci le totem ! Cependant, voilà deux poids qu'elle aurait bien été dispensé de recevoir dans son domaine ! Son idiot de mari avait invité sa famille à dîner, cela incluait son oncle et sa nouvelle femme : un homme hideux à souhait et libidineux dont le regard ne cessait de parcourir son corps avec l'odieuse envie cachée d'en faire son goûter en la détroussant sur la table ; quand à sa nouvelle épouse... Une dinde à l'état pur dans un corsage de soie. La conversation inintéressante, un sens de l'esthétisme et de la beauté absolument pitoyable, un physique décourageant... Et qu'elle ait le même âge que la duchesse horripilait grandement cette dernière parce qu'elle s'imaginait être la plus grande amie et confidente de Valentine, allant même jusqu'à avoir la prétention de lui donner des conseils ! Mais pour qui cette atrocité en jupon se prenait-elle ?! Qui était-elle pour se permettre de paraître aussi supérieur à la femme de Korentin alors qu'elle serait beaucoup plus sexy habillée d'un sac en toile de jute que la seconde épouse de l'oncle de son mari !

Reprenant son souffle, Valentine se mira dans son miroir mural avant de réajuster sa tenue et sa coiffure, faisant sonner sa petite cloche pour que sa suivante nettoie son bazar avant d'établir les ordres à donner pour préparer les festins et les appartements des invités : même si cela l'horripilait grandement mais silencieusement de les recevoir chez elle, tout se devait d'être parfait ! Elle avait une image et une réputation à tenir en tant que Valentine Kohan.

Et puis le fameux jour était arrivé... Leur présence insipide à souhait mais elle devait se contenir, se forçant d'être belle et douce et accueillante, hôtesse parfaite et épouse amoureuse, brillant de milles feux au bras de son Korentin qui pavanait et discutait avec entrain. Pathétique... Heureusement, à la fin du repas, elle put s'esquiver avec un verre de liqueur de rose, le buvant tranquillement en fixant pensivement l'horizon, loin des tumultes des bavardages du singe, de sa tante par alliance. Tch pucelle sans cervelle... Mais elle ne resta pas seule bien longtemps et un léger toussotement attira son attention alors que sa rivière de boucles blondes frotta contre le dos de sa robe bleu nuit et brodé de perles et de fil d'argent au décolleté carré, une étole de renard blanc sur les épaules.

« Fabius Kohan... Je vous rassure, je ne suis pas aussi sotte que l'on pourrait croire : je me souviens très bien de vous, bienvenue dans notre demeure. »

Lui offrant un sourire éblouissant alors que son regard brillant de milles étincelles d'intelligences et de ruse, Valentine inclina son cou de cygne en réponse à sa révérence, l'observant avec intérêt et curiosité, se demandant bien ce qu'il lui voulait.

« Je vous remercie pour les compliments : au vu du projet de mon cher époux, il était nécessaire de prendre en main ce repas si nous voulions avoir quelque chose dans l'estomac. »

Amusée de son trait d'esprit, Valentine se mit doucement à rire en regardant de nouveau à l'horizon, le regard pensif et pétillants de malice : ce genre de petites piques à l'encontre de son mouton de mari étaient innocentes alors elle pouvait sans peine en faire usage en public sans rien craindre de voir son masque voler en éclat.

« Alors messire, vous aussi vous cherchez la solitude pour avoir trouvé refuge sur la terrasse ? A moins que vous ne souhaitiez m'entretenir d'un quelconque sujet ? Je tenais à vous dire d'ailleurs toutes mes félicitations, votre nouvelle mère vous plaît ? Votre père a l'air d'en être fou. »

Bien que le ton ne révélait rien, on pouvait déceler avec subtilité le sarcasme et le méprit qu'elle éprouvait pour ce couple qui lui donnait la nausée.
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MessageSujet: Re: [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) Icon_minitimeMer 12 Fév 2014 - 16:59

Très belle femme, et c’était là un euphémisme. Fabius avait le plus grand mal à ne pas être jaloux de son cousin. Non, en fait, il était mort de jalousie. Et son désir de posséder la belle n’en était que décuplé. Une vengeance des plus doucereuse associé à un plaisir qu’il pressentait comme inoubliable. Mais tout ça n’était jamais que de l’ordre du fantasme. Pour l’heure, le Borgne n’avait aucune raison de croire à un possible rapprochement. Déjà parce que physiquement, Korentin -en plus de son intégrité corporelle- faisait partie de ses nobles doués à l’épée et aux choses militaires. Quelque chose dont ne pouvait certes pas se vanter son cousin.

Veuillez accepter mes excuses, ma dame. Il est vrai qu’il est difficile d’oublier mon visage.

Il lui rendit son sourire, préférant s’amuser de son handicap plutôt que de le traîner tel un boulet. Une méthode qu’il avait mit au point pour évoluer en société. Une bonne manière de se protéger des attaques et autres piques tout en faisant d’une faiblesse, une force. C’était de cette capacité d’adaptation dont il aurait besoin à l’avenir, plus que de ses pouvoirs magiques et autres… aptitudes.

Il est vrai que le Duc manque… d’organisation dirons-nous…


Fabius rit avec elle. Déjà parce que son rire était entraînant, ensuite parce qu’elle était magnifique, et qu’il était donc bien difficile de ne pas la suivre. Et ce, quelque soit le terrain qu’elle choisissait. Intérieurement, il se demandait si elle était aussi naïve et innocente qu’elle voulait bien le faire paraître. La femme de son cousin semblait beaucoup trop avisée et intelligente pour cela. Mais si c’était un masque qu’elle revêtait, alors il était parfait. Tout le monde était dupe, et en matière de duperie, Fabius en savait suffisamment pour s’incliner devant celle-ci.

Ah ! Ma dame, si vous m'autorisez un brin d’immodestie, je suis bien seul où que j’aille. Les esprits qui m’entourent sont si lents qu’on en entendrait les mouches voler. J’ai parfois l’impression de converser avec des enfants un peu limités.

Une remarque peut-être un brin trop franche. Mais il était trop tard pour s’en soucier, au pire il ferait jouer le vin. Cela serait préjudiciable à sa réputation : Fabius Kohan enivré, seul avec la femme de son cousin. Ah ! Voilà qui ne manquait décidément pas de piquant ! Et c’était une rumeur qui aurait au moins le mérite de le salir lui, mais aussi Korentin. Enfin, si cette chère Valentine était aussi futée qu’il le pensait, ils n’en arriveraient pas là.

Si je puis me permettre, qui a été assez idiot pour provoquer votre courroux ? Une dame telle que vous devrait être au centre de l’attention, entourés de flagorneurs et de suivantes. Et non seule sur ce balcon, avec un Borgne pour toute compagnie.

Il avait dit le mot « Borgne » d’un ton volontairement méprisant, comme il aurait pu parler d’un « Fou » ou d’un « Bouffon ». Une manière comme une autre de jauger sa réaction et finalement, d’en apprendre plus sur la jeune femme.

Entendant la suite, il s’inclina profondément. Un geste brusque mais maîtrisé et qui démontrait -si besoin était- qu’il n’était pas du tout enivré, loin de là. Se redressant, il lui adressa un sourire. La regardant droit dans les yeux. Exercice difficile car sa robe mettait en valeur des courbes délicieuses, et un décolleté qui semblait l’appeler à grand cri. Mais il avait apprit (plus ou moins, ces créatures étant, après tout, très différentes de l’homme) comment les femmes fonctionnaient durant son « exil ». Si elles appréciaient volontiers plaire et séduire, quelqu’un qui n’était même pas fichu de les regarder dans les yeux ne méritait aucun respect et donc, aucune considération.


Je vous remercie, Duchesse. Vos félicitations me vont droit au cœur. Malheureusement j’ai peur que ma nouvelle-mère ne profite très longtemps de son nouveau statut.

Une déclaration volontairement ambigüe. Qui pouvait dire tout et son contraire. La vérité étant que cette pauvre idiote était condamnée. Soit elle portait un héritier et Fabius la ferait tuer en conséquence. Soit elle n’était pas fichue de tomber enceinte et c’était son père qui s’en chargerait. Piégée quoiqu’il arrive, elle faisait figure de papillon pris dans une toile d’araignée. Celle des Kohan du Landain. Et le Dracos sait qu’ils avaient renoncés à toute pitié depuis fort longtemps.
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MessageSujet: Re: [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) Icon_minitimeMar 18 Fév 2014 - 13:42

Il était vrai qu'avec un visage pareil, difficile d'oublier Fabius Kohan... Mais celui lui donnait un charme fou et ce n'était pas Valentine qui allait le repousser de dégoût : il était commun aux femmes d'avoir toujours un coup de cœur pour les « vilains garçons » et le Borgne y ressemblait fortement. Cependant, sa réflexion au fait qu'elle ne l'avait pas oublié tenait à tout autre chose qu'une remarque à propos de son apparence physique : bien qu'elle apparaissait parfaite, sotte et amoureuse, une jeune femme tout ce qui était d'idéal dans la société actuelle, elle cachait en son sein une intelligence et une ruse qu'elle affûtait chaque jour un peu plus pour nourrir son ambition démesuré et mettre à terre tous ces fous et ces insectes qu'elle aurait faussement apprécié en public pour garder son image. Donc en fait, c'était juste pour signifier qu'elle avait une excellente mémoire, tout simplement.

« Je suis convaincue qu'un jour vous trouverez une personne ayant un esprit comme cela vous plaît, ainsi cela sera bien meilleur pour vous : la solitude ne satisfait que peu de chose chez les humains, par contre la compagnie offre énormément de possibilité aux usages variés. »

L'ai de rien, un air faussement innocent aux visages malgré le léger sourire mutin qui orne le coin de ses lèvres, Valentine leva son verre à Fabius avant de boire une nouvelle gorgée. Le pouvoir des pirouettes verbales... Et des faux-semblants, surtout des faux-semblants en fait : la blonde adorait minauder et qu'on la sous-estime parce que de cette manière, elle pouvait les manipuler et les ensorceler à sa guise pour gagner toujours plus de puissance et de pouvoir. Sans compter que c'était un exercice des plus relaxants : une preuve ? Elle s'entraînait quotidiennement avec son « cher et tendre » pour ne pas perdre la main, c'est dire donc.

Alors qu'elle allait lui répondre au pourquoi de sa solitude au balcon, Valentine gloussa d'amusement, son nez se retroussant de malice alors qu'elle planta son regard dans le sien : elle connaissait l'oncle de son époux et elle savait que l'absence de sentiments chez eux faisait leur fierté, le fils devait sûrement être pareil. Mutine et malicieuse, elle s'accouda sur le balcon de marbre, cambrant ses reins en faisant ressortir sa taille fine tout en le regardant aussi « innocemment » qu'elle le pouvait, ses yeux aussi pétillants que des pierres précieuses.

« La raison de ma présence ici se retrouvant dans votre propos au sujet de votre « agréable belle-mère », dois-je vraiment y répondre ? Je sens que vous portez votre nouvelle mère en « haute estime » alors vous avez mon plein soutien le jour de sa disparition, si jamais la « détresse » vous submerge trop et que vous ne savez pas où trouver le réconfort de sa perte... »

Le rire dans les yeux, Valentine ne pensait absolument du tout ce qu'elle venait de dire, à savoir qu'elle serait peinée de voir cette ignoble dinde décédée et qu'elle ferait le deuil en compagnie de Fabius. Franchement, si elle pouvait avoir seulement la garantie que la mort de cette idiote serait longue et douloureuse, si elle pouvait souffrir milles maux avant son dernier souffle... La blonde passerait une nuit de rêve. Elle serait même capable de fournir les propres poisons pour l'instigateur de ce complot et son petit doigt lui racontait que le fils ne serait pas étranger à cette histoire... A moins qu'il ne se fasse doubler par son père ? Si d'ailleurs ce dernier pouvait mourir de la même manière, la duchesse en jouirait d'extase ! Ce vieux porc libidineux et cette dinde avariée en moi dans son horizon... Bon elle devrait porter le deuil avec son époux elle supposait mais intérieurement elle ferait la fête sans honte ni pudeur.

« Si cela ne vous a pas paru avec clairvoyance, c'est la stupidité et la bêtise affligeante de votre mère ainsi que la perversité lubrique de votre père qui m'ont fait fuir... Korentin semble adorer chacun des membres de sa famille, et aveugle du comportement de certains d'entre eux, mais il aurait pu éviter d'inviter vos parents... Je ne dis pas ça contre vous mais parce que je sens que vous ne les aimez pas, je vous ai vu agir pendant le repas et je ne suis pas dupe de vos fausses manières et docilité à leurs égards... Mais rassurez-vous, je garderais le silence... »

Lui faisant un clin d’œil mutin, la blonde agita brièvement ses boucles avant d'avaler une autre gorgée de son verre pour enrouler par la suite son bras autour du sien, un sourire malicieux aux lèvres.

« Venez, je vais vous faire visiter cette demeure, cela nous distraira mieux que leurs bavardages futiles... »

Valentine le tira à sa suite et guida la marche dans un silence pensif tout en s'amusant à accentuer son attraction dû à son totem tout en le promenant dans les couloirs en lui racontant l'histoire liée aux objets et les petites anecdotes hilarantes sur les bêtises de son époux.
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MessageSujet: Re: [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) Icon_minitimeDim 23 Fév 2014 - 16:32

Allons bon ; que la chose la plus aimable qu’on lui ai jamais dite provienne de l’épouse de Korentin était sacrément ironique. Fabius se demandait ce qu’il pouvait bien avoir fait au Dracos pour en arriver là. Remarquez, ce n’était pas si mal. C’était même une situation qui offrait plusieurs opportunités alléchantes. Seulement, bien sûr, s’il parvenait à l’exploiter convenablement. Et si Valentine n’était pas la colombe qu’elle prétendait être, mais relevait plutôt du serpent… cela annonçait d’ors et déjà un "entretient" des plus intéressants.

Aux usages variés ? Vraiment ? Voilà qui est fascinant. Vous portez-vous volontaire ? J’aurai bien besoin d’un guide sûr pour évoluer dans ce monde si peu familier pour moi. Cela dit sans vouloir vous offenser ma dame. J’ai la plus grande estime pour votre époux.

Certes, les derniers mots manquaient cruellement de conviction. Mails il fallait bien faire avec. Pour ce qui était de Korentin, Fabius avait toujours été un piètre menteur, ses sentiments et sa colère prenant généralement le dessus. Une faille, sans nul doute, qu’il lui faudrait combler tôt ou tard. Mais certaines plaies étaient destinées à ne jamais se refermer, au contraire. Elles demeuraient vivaces et douloureuses. Le Borgne, qui s’y connaissait en matière de douleur, faisait simplement avec.

Diantre, quel regard ! Cette femme avait un pouvoir sans commune mesure entre ses mains. Et le futur Comte du Landain se rendait soudainement compte qu’une telle perfection ne pouvait être seulement naturelle. Il y avait probablement le pouvoir d’un totem derrière tout ça, de la même manière que ses talents d’orateurs étaient supportés par le sien. Une telle innocence était trop parfaite pour être bien réelle, ce qui n’était pas pour déplaire au Borgne. Il n’avait jamais aimé les oies blanches.

Il laissa échapper un petit rire devant les propos -beaucoup d’insolence sous une mince couche de pseudo naïveté- de son interlocutrice.


Ah ! Décidément, vous ne ressemblez guère à votre époux. Vous savez percer les apparences et les faux-semblants. Une qualité pour un membre de la cour. Mais j’imagine que lorsque l’on est aussi bien né que Korentin, les qualités ne sont plus aussi…. Nécessaires. Il suffit simplement d’exister. Comme ce doit être facile.

Si les précédents propos portaient plus ou moins à confusion. La suite de la tirade de la belle était on ne peut plus claire. Tant de franchise était désarçonnant, mais finalement pas si désagréable que cela. Surtout que leurs positions semblaient se rejoindre en tout point. De plus une telle marque de confiance, de la part d’une femme aussi désirable avait quelque chose de très flatteur. Si bien que loin de se sentir inquiété par la tournure de la conversation, Fabius s’en amusa.

Eh bien, très chère, puisque nous ne sommes aux confessions, sachez que je fuyais votre mari tout autant que mes « parents ». Certaines blessures ne s’oublient pas et il est parfois ardu de faire preuve de politesse et d’amabilité devant des gens qui vous insupporte. Mais vous connaissez bien cela, j’en suis sûr.

S’il ne se trompait pas sur elle, et sur toute la conversation qu’il venait d’avoir, ce n’était pas un mariage heureux. Sauf du côté du Duc. Un point très intéressant à savoir, et qu’il pouvait exploiter. En fait, il ne demandait que ça. Le femme lui faisant face étant aussi intelligente que magnifique.

Avec plaisir, ma dame.

Il la suivit donc, s’intéressant que modérément aux babioles du palais et beaucoup plus à la créature qui le menait par le bras. Les anecdotes sur Korentin étaient certes plus amusantes, mais l’esprit du Borgne était concentré un tout autre projet. Il profita d’un bref arrêt face à une série de peintures pour mettre son plan en action. Pointant du doigt un tableau, il en profita pour passer sa main sur la taille de la jeune femme, la ramenant vers lui.

Et cela, qu’est-ce donc ? Qui est représenté ici ?

Beaucoup plus proche que précédemment, la main du noble descendait aventureusement, pour finalement ne s’arrêter qu’à l’extrême limite des fesses (d’ailleurs très aguichantes) de Valentine. Patiemment et l’air de rien, il attendait sa réponse…
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MessageSujet: Re: [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) Icon_minitimeLun 10 Mar 2014 - 22:30

La plus grande estime pour son époux ? Ce fut avec une grande difficulté qu'elle retint un reniflement sarcastique : elle ne tenait absolument pas du tout son époux en grand estime. Un mouton tel que lui ? Allons, soyons sérieux tout de même ! Comment voulez-vous avoir ne serait-ce qu'un ongle d'estime pour cette grande chiffe molle sans jugeote, cet espèce de chien docile, jappant de bonheur pour un rien tout en remuant la queue, langue pendante et le regard dénué d'intelligence. Fort heureusement, au vu du passif de la famille de son « cher et tendre », elle gageait que ce n'était que simple ironie de la part de Fabius de faire une remarque pareille, enfin elle l'espérait parce que si cet homme qui commençait à la charmer éprouvait sincèrement du respect et de la loyauté pour Korentin, il pouvait dire adieu à leurs conversations futures : il n'était pas question qu'elle partage ses secrets avec quelqu'un qui adule son mari. Cela ne pouvait décemment pas du tout être possible...

Courbant son cou de cygne aux compliments du Borgne, la Colombe le regarda en souriant, toujours avec un air mutin recouvert d'une fine couche de fausse innocence, s'amusant avec grâce et discrétion à mettre ses courbes en valeur : loin de ressembler à ces sacs d'os aux tailles de guêpes et avec un écart atroce entre les jambes, marchant sur deux cure-dents, la blonde était en courbe harmonieuse et parfaite, tout ce qu'il fallait là où il fallait.

Néanmoins, alors qu'ils continuaient à badiner ensemble, l'alcool réchauffant l'estomac de la jeune duchesse, une parole retint brièvement son attention et la conforta dans ses positions, la soulageant des quelques doutes qu'elle avait pu avoir à son égard : il semblait faire une allergie chronique à son cher époux. Le détestait-il ? Le haïssait-il ? Pour l'instant, elle semblait seulement percevoir de l'animosité et de la fuite de sa part envers lui, mais elle avait tout son temps pour deviner le fin fond de ses pensées. Après tout, ils semblaient bien tous les deux s'accorder alors le positif ne pouvait que jaillir entre eux non ? Une alliance... Oui, une alliance conduisant à la réalisation de son but ! Ne nous emballons pas cependant, rien n'était joué parce que seules les prémisses, et encore !, venaient d'éclore entre eux. Patience... Oui, patience et tes rêves seront réalités ma petite !

Glissant son bras autour du sien, son verre d'alcool dans sa main libre, elle le guida dans les couloirs et les salles de sa demeure en racontant histoires et anecdotes, voire même les pitreries ridicules de son époux. Elle prenait beaucoup de plaisir en sa compagnie et de fous papillons virevoltaient dans son esprit, embrasant ses rêves : tout lui semblait beaucoup plus accessible d'un coup ! Mais il ne fallait pas s'affoler, c'était beaucoup mais alors vraiment beaucoup trop tôt. Il fallait rester sage et continuer à tisser sa toile dans l'ombre... Et tout viendrait à elle sur un plateau en or et orné de pierres précieuses... Alors qu'ils se trouvaient tous deux dans sa galerie personnelle de portrait féminins, voilà qu'il l’interpella sur l'un d'eux en particulier, en profitant pour la rapprocher de lui. Tu crois quoi mon coco ? Valentine était bien loin d'être sotte et aussi, avait-elle parfaitement comprit sa manœuvre. Cependant, loin de s'en offusquer, la blonde se contenta d'attraper la main pour la remonter dans son dos, un sourire mutin et innocent aux lèvres alors qu'elle entreprenait de lui expliquer ce que signifiait le tableau de La Belle Ferronière qui trônait juste à côté de Lady Carmilla d'Althaïa la Romantique, ses tableaux préférés.

« Mon explication vous a-t-elle suffit ? Ou avez-vous besoin de davantage de renseignements ? A moins que vous ayez froid aux mains, ce qui expliquerait pourquoi sont-elles aussi baladeuses... Non ? »

Coquine, elle le regarda du coin de l’œil avant de s'échapper de son emprise, minaudant en continuant de marcher devant eux, un sourire victorieux aux lèvres.

« Saviez-vous que pour protéger leur vertue, les femmes ont toujours une jolie dague cachée sous leurs jupons ? »

Une invitation ? Peut-être que oui, peut-être que non... Mais tous deux isolés du reste du monde et une jolie blonde qui s'amusait vraiment avec cet homme qui semblait beaucoup lui ressembler... Ce n'était pas la duchesse qui allait se dévoiler de suite et de bon cœur : un don de sa part se méritait.
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MessageSujet: Re: [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) Icon_minitimeVen 14 Mar 2014 - 17:16

La réaction de Valentine à son geste vraiment très peu cavalier était sans appel. Cette femme n’était décidément pas l’agréable pauvre cruche qu’elle prétendait être aux yeux du monde… et de son époux. Car n’importe quelle épouse digne de ce nom lui aurait décochée une gifle pour son impertinence, ou, au moins, aurait fait savoir son indignation, d’une manière ou d’une autre. Mais rien de tout cela chez Valentine Kohan. Non, seulement cet éternel sourire innocent, tandis qu’elle poursuivait son exposé comme ci de rien n’était…

Docilement, tel l’enfant prit en faute, le Borgne la laissa lui remonter la main, essayant tant bien que mal de conserver une mine impassible. Un exploit en demi-teinte, puisque s’il cacha sa frustration devant cet échec, le rouge de la confusion lui monta un peu aux joues. Ce qui était intolérable pour un homme destiné à la plus haute des fonctions suprêmes. Sa colère envers lui-même lui permit paradoxalement de reprendre le contrôle de ses émotions.

Ce fut donc d’un air intéressé qu’il posa son œil unique sur chacun des tableaux présentés. D’abord avec un enthousiasme un peu feint, mais qui devient réel, face à la passion que pouvait susciter la jeune femme. Nul doute qu’elle était très douée dans sa partie. Lui qui cherchait à la faire tomber dans ses filets… s’était peut-être bien empêtré dans les siens. Ironie du sort comme dirait l’autre. Le pire étant qu’être captif de la belle n’était pas si désagréable que cela, bien au contraire.


Votre explication était aussi parfaite que votre robe ma dame, si bien sûr, vous permettez pareille audace.

Un sourire amusé se dessina sur le visage du noble, parler d’audace alors qu’il venait d’essayer de lui saisir ses fesses n’était pas sans une certaine ironie. Mais son air satisfait disparu bien vite devant les paroles suivantes de sa « cousine ». Une attaque en piquée, suivit d’une fuite immédiate qu’il ne vit même pas venir. Vaincu sans avoir joué. Vraiment rageant, mais pour une raison qu’il ignorait, ou qu’il affectait d’ignorer, il n’arrivait pas à lui en vouloir. Pire, il commençait à éprouver une certaine admiration pour sa beauté et sa intelligence. Ce qui était inacceptable : c’était la femme de ce faux-jeton de Korentin !

"Oui, mais elle ne semble guère l’apprécier…"

Fabius décida donc de continuer ce petit jeu.. Non qu’il ait vraiment eu le choix, tellement il s’y était prit…

Serait-ce à dire que le froid a plus d’influence sur moi que vous n’en avez ? Je ne vous savais pas si modeste, duchesse…

Et toc ! Voilà qu’il devait effacer ce sourire victorieux de son adorable visage, et le relancer dans la partie qui se jouait entre eux. Néanmoins il devait toujours la suivre comme le ferait un valet avec son maître, elle devant, lui derrière… C’était une situation frustrante, mais finalement pas si désagréable que ça.

Vraiment ? J’ai ouï dire pareille rumeur en effet… Mais ce ne sont que des on-dit.

Accélérant le pas pour arriver à sa hauteur il posa ses mains sur ses hanches. Dans le creux de son oreille, il poursuivit.

Une rumeur n’est qu’une rumeur tant qu’elle n’a pas été prouvée. Une fouille au corps devrait régler la question…

Ou alors, elle pouvait sortir sa dague pour la loger dans l’œil encore valide du Borgne. Une perspective qui n’avait rien pour rassurer ce dernier. Mais quelque chose chez la jeune femme le poussait à prendre le risque.

On dit aussi que Grégorist sera un meilleur empereur que son père, ou que Korentin est l’homme le plus noble de la cour. Ou bien encore que son épouse n’est qu’une jolie colombe écervelée… Vous voyez ? On dit bien des choses, mais sont-elles vraies pour autant ? Il faut le vérifier…
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MessageSujet: Re: [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) Icon_minitimeMar 18 Mar 2014 - 11:29

Le léger tremblement de ses mains quand elle le réprimanda la faisait sourire avec un enthousiasme éblouissant : il était frustré, sa fausse résistance le faisait tourner en bourrique et il n'aimait pas cela. Elle le dominait largement... Comme toujours. Un sourire mutin aux lèvres alors qu'elle continua de marcher devant lui en lui faisant la visite, badinant et expliquant, l'emmêlant dans ses paroles. Parole d'or... Mutine et voluptueuse, sensuelle et nonchalante, la blonde continuait comme si de rien n'était, s'amusant comme une folle.

« Je vous permets, je vous permets... Ainsi donc vous aimez ma robe ? Vous avez les même goûts que votre cousin mon cher : celle-ci est sa préférée, cela le rend fou de bonheur de me voir porter du bleu. Bien que mes nuances sont plutôt grenat, écarlate, bordeaux, pourpre... Et vous vous me verriez en quelle couleur ? Émeraude peut-être ? »

Coquine, le ton léger, la belle Valentine croisa ses bras autour de sa poitrine en le provoquant verbalement, ne craignant rien de lui, sachant même très bien où elle le conduisant. Bien que le coup de la modestie renvoyé dans les dents était bien joué... La duchesse ? Modeste ? Elle crachait sur cette vertu oui ! Tout ce devait d'être grandiose et extravagant ! Tous devaient reconnaître sa magnificence et son goût sans pareil pour recevoir ! Plus c'était ostentatoire sans sombrer dans la vulgarité et mieux c'était ! Qu'elle femme digne de ce nom pouvait-elle oser se clamer modeste quand sa fête était un triomphe ? C'était bien là un des rares plaisirs qu'on accordait aux femmes des nobles alors il valait mieux uriner dessus et faire les coquettes. Voilà qu'elle devenait un brin vulgaire... Val, reprends-toi!

Mais elle quitta rapidement ses pensées pour frissonner dans un sourire triomphale en sentant la chaleur de ses mains sur ses hanches, collé contre son dos en chuchotant à son oreille qu'il ne croyait pas un seul instant pour la dague cachée, les yeux pétillants de satisfaction. Il était plaisant de tout diriger...

« Vérifier dites-vous ? Oseriez-vous prétendre que vous détrousseriez l'innocente femme de votre cousin dans l'obscurité d'un couloir éloigné de tout ? Vous êtes si... Animal... Que vous semblez avoir oublié votre jugeote dans votre pantalon messire Fabius et cela pourrait être fâcheux si jamais on venait à vous surprendre dans cette position... »

Chuchotant et le port de tête impériale, Valentine ne cessait de sourire malicieusement avant de se défaire de ses mains pour le regarder du coin de l'oeil, marchant l'air de rien jusqu'à une petite porte dans les ombres, non loin. Mutine, elle s'y approcha et la clencha pour pénétrer la pièce qui était un petit salon vert et or, un feu tressautant joyeusement dans la cheminée alors qu'elle s'installa sur l'un des sofa, le regard pétillant étrangement de convoitise en bon prédateur qu'elle était.

« Si j'étais vous, je fermerais la porte pour ne pas laisser échapper cette délicieuse chaleur... »

Un sourire suffisant aux lèvres, elle se cambra légèrement pour mettre en valeur sa poitrine généreuse et sa taille fine, fermant à demi les yeux en regardant l'air de rien les livres sur les murs. Elle n'arrivait pas à se départir de son sourire séducteur et triomphale alors qu'elle attendait qu'il se décide à agir...

« Reprenons notre conversation voulez-vous ? Bien entendu une rumeur ne peut être dites vraie que si on la vérifie... Mais a-t-on tant que ça besoin de vérifier la dite rumeur alors que l'on gagne quand même, qu'elle soit ou non fausse ? Les femmes prudentes n'ont qu'une dague... Les femmes comme moi ne se restreignent pas à une seule arme de défense... »

Mutine, elle le regarda du coin de l’œil, le guettant.
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MessageSujet: Re: [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) Icon_minitimeMar 25 Mar 2014 - 21:39

Difficile à suivre, plus encore à ferrer. Était-ce seulement une proie ? Dracos qu’il en doutait, il avait plutôt l’impression d’être pris dans des filets, s’enfonçant un peu plus à chaque nouveau pas fait en direction de la belle. De prédateur, il était devenu victime, le pire étant qu’il ne ressentait nulle gêne devant ce changement pourtant drastique. Non, il s’en amusait, entre frustration et délectation, s’enthousiasmant de ses courbes tout en rageant de ne pouvoir les explorer. Elle ne savait pas seulement jouer le jeu, non, elle y excellait ; une surprise de taille, surtout venant de la femme de Korentin.

Un vieux dicton dit que pour obtenir le pourpre impérial, il faut d’abord passer par le noir du deuil.

Le voix du Borgne s’était faite murmure, lequel était cependant parfaitement audible, les couloirs vides portant sa voix âpre mieux que lui-même. Une rudesse dont il n’était pas coutumier. Dû moins dans les palais. Mais la situation semblait s’y prêter, son ambition se mêlant au désir, deux sentiments si forts qu’ils en rompaient les digues.

Oui, vous seriez magnifique en noir, le contraste avec votre chevelure d’or et votre peau laiteuse vous rendrait… éternelle. Des belles femmes il y en a partout. Mais des créatures si ensorcelantes que les rumeurs sur leur beauté traversent les siècles, cela, oui, cela est beaucoup plus rare.

Le désir se fit plus fort encore lorsqu’il se retrouva contre elle, bien qu’il essaya sans succès de contenir au maximum ses ardeurs : il ne voulait pas passer pour un faible. Pas devant elle, ce qui, en soi, était déjà un signe de faiblesse. Animal ? Jugeote dans le pantalon ? Eh bien, elle n’y allait pas de main morte. Sans compter qu’avant même qu’il ait pu rétorquer quoique ce soit, elle s’était à nouveau esquivée. Pénétrant par une porte presque cachée dans un lieu qui annonçait une suite pour le moins intrigante.

Fabius entra donc dans le petit salon, s’amusant malgré lui de la voir mener le jeu. Une telle situation n’était pas si déplaisante, surtout que son sourire valait bien quelques sacrifices personnels, notamment pour ce qui est de la fierté. Sans vergogne, il profita de la vue, son œil unique s’attardant sur les courbes qu’elle savait si bien mettre en valeur, sans pourtant avoir l’air d’y toucher.

Fermant la porte, il décida de prendre son temps, elle ne l’avait pas conduit ici pour jouer aux cartes, mais il n’était pas non plus nécessaire qu’il passe pour un barbare. Dû moins pas entièrement. Le futur Comte alla donc vers une table basse où était posée une carafe de vin. Il se servit un verre, et un autre pour la dame. Toujours sans répondre, il revint vers elle, plus précisément face à elle, de manière à ce qu’elle soit obligée de le regarder. Il lui tendit la coupe.


« Innocente » , « défense » ? Une fois encore, votre modestie me surprend. Vous êtes bien loin de l’image de l’oie blanche que vous donnez de vous, et de ce que j’ai vu : vous êtes plutôt du genre à attaquer qu’à défendre. Attaquer encore et toujours, jusqu’à que votre adversaire se soumette… ou disparaisse de manière fort opportune. Notez que ce sont là d’immenses qualités à mes yeux. Mais je me demande ce qu’en penserait mon idiot de cousin.

Probablement qu’il serait horrifié par la véritable nature de Valentine. Enfin, ce scénario était des plus improbable. Il n’y avait jamais pire aveugle que celui qui ne voulait pas voir, et un Borgne en savait bien quelque chose.

S’étant rapproché le plus près possible, lui debout, elle assise sur le sofa, il la contemplait d’en haut, son regard passant allègrement de ses yeux magnifiques à la vue plongeante qu’il avait sur son décolleté. Pas très cavalier, certes, mais ils étaient seuls, et l’instinct prenait le pas sur la raison. Un processus entamé un peu plus tôt et qui semblait sur le point d’atteindre son paroxysme.


Une bonne épouse… une bonne mère… et dans cinquante ans, quand votre beauté se sera fanée et que tout le monde vous oubliera, peut-être vous jetterez-vous du haut d’une tour quelconque, dégoûté par l’imbécile heureux partageant votre vie et par le reflet que vous renvoi le miroir.

Il n’y nulle moquerie, nul mépris dans ses propos. A vrai dire, il s’adressait aussi bien à elle qu’à lui-même. Sa main libre alla se poser contre la joue de la duchesse, tandis qu’il approchait son visage du sien.

Ennuyeux, n’est-ce pas ? Le sage dit : « lorsque les règles ne vous conviennent pas, changez-les ». Devrions-nous changer les règles, Duchesse ?
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MessageSujet: Re: [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) [1742 de l'Âge d'Argent] Et si on jouait en double ? (Valentine) Icon_minitimeSam 3 Mai 2014 - 15:27

ARCHIVE, DEPART DE LA JOUEUSE
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