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L'inquiètude d'une mère [Cyrène]

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MessageSujet: L'inquiètude d'une mère [Cyrène] L'inquiètude d'une mère [Cyrène] Icon_minitimeDim 19 Jan 2014 - 14:32

2ème jour des négociations, début d’après-midi

Difficile de trouver un coin tranquille avec tout ce remue-ménage. Oscillant entre veille sur Achroma et ballades solitaires, Silarae commençait à se demander si cette visite chez les elfes allait véritablement être apaisante. Elle ignorait où en étaient les négociations et s’en moquait, espérant juste pouvoir profiter encore un peu de ces instants de paix qu’elle parvenait à grappiller difficilement. Ils étaient arrivés depuis peu, mais le temps s’écoulait lentement et toujours de la même manière. Elle n’avait rencontré âme qui vive ‒hormis les vampires mais ils ne vivaient pas‒ et n’avait pas spécialement envie de changer cela.
Elle souffla avant de poser la tête sur sa patte avant, fermant les yeux pour apprécier la chaleur diffusée par le soleil filtrant au travers des arbres. Le puits flamboyant avait beau être le recoin le plus chaud, et s’avérait être le plus bel endroit d’Armanda au vu des magnifiques colonnes de flammes qui s’y trouvait, il n’empêchait que ce grouillement infâme et dégoûtant de vampires entassés était profondément repoussant. La dragonne les gratifiait déjà régulièrement de sa noble présence, il était hors de question d’en rajouter, ils étaient capables de la déranger lorsqu’elle dormait. Ici au moins elle était en paix, entourée des sublimes et grandioses arches de pierres gravées. Elle ferma les yeux, se laissant emportée par des songes de liberté et de paix enfin trouvée, où ses ailes la portaient jusqu’à l’autre bout d’Armanda, emportant avec elle son lié si précieux. Ils naviguaient ensemble sur l’écume des nuages, frôlant les bancs d’oiseaux tandis que les vagues de vent les soulevaient plus loin, toujours plus profond, jusqu’à des hauteurs insupportables pour n’importe quel être normalement constitué, encore plus pour un vampire. Mais c’était un songe et tout était permis, même les choses les plus absurdes. Qu’Achroma frôle le soleil et ses rayons brûlant sans en être affecté semblait tout à fait normal aux yeux dorés de la dragonne blanche.

Elle ouvrit les yeux, grondant, gueule à demi ouverte sur l’impressionnante rangée de dents qui en tapissait les gencives en impressionnantes dagues ivoire. Fouillant avec attention et méfiance l’endroit, elle gronda, agacée, devant le son tintant des petites clochettes décorant l’endroit. Comment pouvait-on se concentrer sur un potentiel danger avec ce son agaçant et continu ? Impossible d’être tranquille. Et pourtant il s’agissait du domaine du vent, il aurait dû être consacré aux dragons et exclusivement à eux. Les elfes étaient décidément de plus en plus décevants, sa mémoire de dragon le murmurait au creux de son âme. Se redressant, la majestueuse créature battit un instant des ailes, allongeant avec plaisir les membres délicats. Il y avait peu de chance pour que ce soit le son mélodieux, aussi agaçant soit-il, des clochettes qui l’avait réveillé, mais après tout, pourquoi pas ? Nulle présence ne se faisait sentir, entendre ou voir. Et le rêve avait été paisible et agréable.
Silarae se dressa de toute sa hauteur, étirant sa tête écailleuse vers les cieux pour savourer la brise délicate qui glissait jusqu’à elle, après tout c’était à cause d’elle qu’elle entendait ce remue-ménage, autant qu’elle soit un instant bénéfique. Elle repensa un instant à ces magnifiques et somptueux oiseaux auxquels elle avait rêvé, aux plumes chatoyantes qui criaient, chacune, de venir les libérer de cette accroche à la chair volatile. Pauvres petites plumes… Silarae ne pouvait décemment pas se vanter d’être la reine des cieux alors même qu’elle ne faisait pas preuve de pitié envers les plus démunis. Il était temps de régler le problème. Prenant appui sur ses pattes fines mais puissantes, elle s’éleva brusquement jusqu’à l’immensité céleste, le soleil en plein zénith irisant ses écailles blanches d’un éclat aveuglant.
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La chasse avait été bonne, ce n’était pas les oiseaux, et les animaux d’une manière générale, qui manquaient chez les elfes. Bien au contraire, il y avait l’embarras du choix. L’écailleuse avait ainsi déniché un superbe singe grassouillet et un peu trop téméraire pour sa propre santé, un jeune manquant encore d’entrainement à la fuite, dommage pour lui. Le seul point un peu plus embêtant était l’os de bras qui restait coincé entre deux des énormes dents de la dragonne, impossible de se débarrasser de cet agaçant cure-dent grandeur nature. Elle secoua la tête, grondant, et la forêt échappa de justesse à une violente attaque de flammes, Silarae se souvenant de justesse que le bois, ça brûle. Et même très bien. Bon, le moment était venu de trouver autre chose. La main délicate de son dragonnier aurait été la bienvenue mais la dragonne se doutait qu’il apprécierait peu de plonger le bras dans la gueule fétide pour retirer un os coincé. Peut-être l‘aurait-il fait mais il existait mieux, comme remède à son mal, que l’haleine d’un dragon. Sinon cela ferait longtemps qu’il aurait été soigné, et même en parfaite forme, affrontant à lui seul les armées entières d’envahisseurs et le Néant compris.
Inspirant profondément, la dragonne finie par réussir à éternuer ; malheureusement sans résultat, la gêne était toujours là. Elle n’avait plus qu’à attendre que la salive le déloge. En attendant, autant en profiter pour se reposer, à présent qu’il n’y avait plus de clochette pour la déranger.
S’installant près du petit ruisseau qui glougloutait, elle vérifia que la clairière dans laquelle elle se trouvait resterait encore suffisamment de temps au soleil pour qu’elle n’ait pas à se redéplacer. Mais tout était délicieusement paisible, le sanctuaire de la terre était un havre de paix des plus agréables, les fleurs et troncs qui l’entouraient formant un cocon de sérénité. La dragonne referma les yeux, prête à se replonger dans la douceur de ses songes. Un bruit de pas, une odeur pestilentielle. Ah non, ce n’était pas un rêve. Réouvrant les paupières, de fort méchante humeur, elle claqua des machoires et souleva la tête avant de se tourner vers l’intrus, ou plutôt, l’intruse.

*Par le Dracos, que viens-tu donc faire ici vampiresse ? La peste soit des tiens et de leur odeur dérangeante !*

Cyrène, l’ancestrale. La mère d’Achroma, celle qui avait fait de lui ce qu’il était. Cela aurait pu être pire, bien pire. S’apaisant quelque peu, la dragonne observa la nouvelle venue avant de reprendre plus posément, calmant son irritation. Achroma avait besoin d’allié, inutile de se fâcher avec ceux qu’il avait déjà.

*Dame Veanya. Que faites-vous donc ici ?*
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MessageSujet: Re: L'inquiètude d'une mère [Cyrène] L'inquiètude d'une mère [Cyrène] Icon_minitimeLun 20 Jan 2014 - 0:09

    Vivre douze siècles, posséder un âge si avancé que cela remonte à des temps oubliés par les humains, éphémères créatures, était une épreuve difficile. Le temps passait, s'enfuyant aussi rapidement qu'il arrivait. Des vies, telles des bougies de suif, se consumaient rapidement, jusqu'à ne devenir qu'un léger panache de fumée et d'une trace noire, témoin silencieux d'une existence soufflée par la mort. Certains êtres, chanceux ou pas, dépendant de leur propre vision, avaient reçu comme don ou malédiction de voir leur espérance d'existence se prolonger bien au-delà de la normale. Naturellement, cela occasionnait de magnifiques rencontres, mais aussi d'incroyables possibilités. Toutefois, le revers de la médaille était bien plus triste: vivre une éternité signifiait aussi vivre bien plus de malheur qu'un être tout à fait normal n'aurait dû le subir. En théorie du moins, car certains semblaient traverser les années sans le moindre soucis. Il en était d'autres qui, malgré tous leurs efforts, se retrouvaient inexorablement oppressés par des événements dont ils ne pouvaient pas en modifier le cours. Ce genre d'épreuves n'était ni insurmontable ni d'une cruauté sans bornes, mais étaient des épreuves difficiles à traverser.

    C'était ainsi, et bien malheureusement, que Cyrène avait vu de ses propres yeux l'impitoyable destin auquel s'était enchaîné son fils Achroma. Lié par un diabolique sort au souverain noir Lorenz Wintel, il était devenu l'esclave de la volonté de ce dernier, tout du moins, c'était ce qu'il semblait. A la différence de bien des personnes, elle n'avait pas vu le gain colossal du souverain, mais avait vécu la perte d'un fils. Il lui avait été enlevé, arraché, et elle n'avait rien pu faire pour l'empêcher. Et là avait été le plus rude pour elle, tellement douloureux que de longs mois avaient été nécessaires pour que la plaie béante qui avait déchiré son coeur en deux parties arrête de saigner, sans pour autant cicatriser. La blessure restait tel quel, ouverte telle une bouche tordue en un rictus de douleur. L'impuissance de l'instant tragique s'était muée en une indescriptible tristesse, vectrice d'une culpabilité gigantesque, n'ayant eu pour conséquence que de renforcer l'idée selon laquelle elle était une mère indigne, et incapable de protéger son cher fils. Cela faisait, en définitive, bien plus de mal que de bien. Et le pire toutefois, était d'y repenser, encore et encore, en boucles lancinantes, provoquant migraines et sanglots incontrôlables. Ces manifestations étaient d'autant plus terribles pour la Dame Velours qu'elles nuisaient à sa réputation, et n'allait pas de pair avec son rang important dans la société.

    De tels événements, couplés avec la tragique tournure de l'histoire armandéenne, devenaient alors une source non négligeable de tracas, et ce, même pour un être aussi forte que la vampiresse au totem du scorpion. Aussi rapidement que l'invasion s'était avérée, une trêve bancale avait été instaurée entre les différentes races du continent, mettant momentanément de côté les querelles et les rivalités afin de préserver leur survie et leurs intérêts communs: la sauvegarde de leur patrie. Fondamentalement, cela n'avait rien d'incompréhensible et pourtant, certains semblaient considérer cela comme une hérésie, un acte contre-nature dont il valait mieux se protéger.

    Cyrène n'y attachait que peu d'importance. En réalité, elle savait pertinemment que la guerre était inévitable, et que mieux valait s'y préparer. Au lieu de perdre son temps en de vaines palabres qui, de toute les manières, mettraient plus encore en relief les différences entre les différentes nations que les solutions au problème alayien. Ce qu'il aurait fallu faire, c'était désigner une hiérarchie militaire stricte et évidente, ce qui n'avait toujours pas été fait. Peut être aurait-elle attiré l'attention là-dessus, si elle-même avait pris part aux débats. Ce qui n'avait pas été le cas. Elle avait fui ces réunion, atterrée par la stupidité de certains, et la vanité d'autres. Cette escapade l'avait amenée à explorer plus en détail l'endroit même où se déroulait cet instant majeur pour l'histoire. Même après une existence longue de plus d'un millénaire, elle n'avait rien vu de comparable. La beauté des contrées elfiques lui avaient empli ses yeux d'ambres d'images exotiques et ravissantes. Plus encore, elle lui avait redonné un semblant de sérénité.

    Ces marches solitaires lui avaient offert des situations insolites, des vues merveilleuses et plus encore, des rencontres enrichissantes. Les elfes, méfiants envers une vampiresses solitaire, l'avaient évité dans un premier temps, avant de rapidement réaliser qu'un immense chagrin noyait tout le reste. Inoffensive ni même hostile, elle en était devenue à se changer en ombre à leur regard, qui ne la remarquaient même plus au final. C'était là aussi une chose aussi gratifiante que terriblement vexante; elle ne représentait guère de menace, aussi était-elle ignorée. Fondamentalement, cela ne la dérangeait pas outre mesure. Abandonnée à sa solitude, elle avait tout loisir de repenser sans cesse aux tragédies de l'année à peine passée. Ses pas la guidant sans même qu'elle n'y réfléchisse, elle ne fut interrompue que par une voix qui éclata dans son esprit, tel un orage estival. Elle fut surprise mais ne sursauta pas. Ses yeux d'ambres s'agrandirent et s'arrondirent sous l'étonnement. Un dragon. Et pas n'importe lequel.

    Silarae.

    La dragonne, celle de son cher Achroma.

    Déjà gigantesque et d'une stature impressionnante, l'énorme être était oisivement couché, allongé sur une bonne partie de sa longueur. Ses écailles luisantes d'argent liquide reflétaient la lumière qui filtrait sous les branchage, kaléidoscope de points lumineux vifs et glissant sur le sol à chaque respiration de l'immense dragonne. Plus que le ton hostile, c'était le claquement de mâchoire qui avait empêché Cyrène de poursuivre sa route. Les longs crocs, longs comme des sabres, pouvaient aisément la couper en deux sur un simple caprice. Les pattes griffues pouvaient en faire de même. Mais, curieusement, elle n'était guère effrayée. La millénaire était fascinée. Jamais elle n'avait pu la contempler d'aussi près. Silarae était vraiment magnifique, et, bien niaisement, Velours était flattée qu'une telle créature soit la seconde moitié de son fils.

    " - Je ne fais rien de particulier. En réalité, je suis arrivée où mes pas m'ont menée."

    Bien qu'ayant adopté un ton prudent, la vampiresse ne comptait guère se prosterner devant la dragonne. Même si cette dernière ne se montrait que peu agréable, Cyrène ne désirait pas une querelle, aussi opta-t-elle pour une manière polie et lisse de s'exprimer. Elle eut même l'audace d'envoyer une pique légère à son interlocutrice.

    " - Qu'a donc mon odeur ? Je ne crois pas sentir si mauvais que cela, je suis une des rare à pouvoir me targuer d'avoir une hygiène irréprochable et un parfum agréable."

    Enfonçant ses frêles mains dans les poches de son ample tunique pourpre au dos nu, la Vampiresse s'assit à même le sol, en face de la dragonne. Déjà tant de questions et de choses se bousculaient dans son esprit. Muette pour l'instant, elle se contentait de dévisager la bête, si elle pouvait être décrite avec ce mot si quelconque, et si inapproprié à une telle majesté. Le regard de la vampiresse parcourut l'ensemble de la silhouette bien plus grande qu'elle, et s'arrêtèrent sur la tête qui reposait sur l'une des pattes.

    " - J'aurais pensé que mon fils aurait été en votre compagnie, Silarae. Cela fait depuis que nous sommes arrivés ici que je cherche à m'entretenir avec lui, mais je n'ai pu encore jouir de sa compagnie." Elle marqua une pause par un long soupir. " J'imagine qu'il est trop occupé pour s'enquérir de la santé de sa pauvre mère."

    Les yeux dans le vide, elle poursuivit par une question.

    " - Les négociations ne vous intéressent-elles donc pas ? "

    Peut-être était-ce du zèle ou de l'inconscience, mais elle désirait parler avec la dragonne, ne fut-ce que quelques instants seulement. La sagesse séculaire d'un tel peuple pouvait peut-être lui apporter quelques éléments de réponse ou simplement des pistes de réflexion lui permettant d'aborder certaines interrogations avec un oeil nouveau. La rencontre entre une vampire millénaire et un dragon dont la race,plus ancienne encore que celle des buveurs de sang, était une ironie du destin qui l'amusait. Un pied de nez envers tous les êtres mortels. Ephémères en ce temps. Et puis, si sa compagnie ennuyait la dragonne d'argent, cette dernière le manifesterait sûrement.
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MessageSujet: Re: L'inquiètude d'une mère [Cyrène] L'inquiètude d'une mère [Cyrène] Icon_minitimeMer 22 Jan 2014 - 17:51

Surprises toutes les deux par la présence de l’autre, la vampiresse observait avec étonnement la dragonne qui lui faisait face, l’étonnement agrandissant ses yeux, puits de miel liquide, de manière démesurée, sans pour autant altérer la beauté figée dans le temps de son visage pâle. Elle s’arrêta à quelques distances de Silarae, respectant la limite fixée par l’écailleuse. Cette dernière cligna des paupières, approbatrice. Au moins le respect qui lui était dû était manifesté sans signe de mécontentement. Mais il s’agissait de Cyrène, la mère de son lié, cela expliquait sans aucun doute cette réaction. La blanche en regretta presque, un instant, le peu d’amabilité contenu dans son accueil, mais elle n’allait certainement pas s’excuser. Un dragon ne s’excuse pas, pour la simple raison qu’il ne peut être en tort face à n’importe quel bipède. Elle se contenta donc de fixer avec attention son regard sur l’être aux crocs blancs, songeant avec amusement qu’il était bien rare qu’une conversation aimable ait lieu avec l’une de ces créatures. Mais de tous, la Dame Veanya était celle pour qui Silarae aurait fait le plus d’efforts, pour la simple raison qu’Achroma l’aimait et la respectait. Mais cela n’aurait pas suffi si elle avait été l’un de ces stupides vampires sans personnalité, sans cervelle, incapables de prendre une décision sans réfléchir pendant près d’un mois sur les conséquences d’un cirage de chaussure.

*Tes pieds réfléchissent donc plus que ton cerveau ? *

Taquine et malicieuse, elle observa la réaction de la sang-froid avec amusement ; aucune volonté de blesser ou de vexer n’était dissimulée dans la pique, seule la verve acérée de l’esprit joueur de la chasseresse ailée s’exprimait. Un étrange grondement monta des tréfonds brûlants de son énorme carcasse, tandis que les pensées qu’elle tourna vers la vampire s’imbibaient d’un épais mélange de moquerie et d’amusement.

*Vous autres vampires n’avez guère une odeur agréable, bien que la tienne soit plus discrète et moins pestilentielle que beaucoup d’autres. *

Elle ferma à demi les paupières, relâchant une partie de la tension ; Cyrène n’était pas un danger en dépit de sa condition de bipède aux dents longues. Le repos n’était pas pour tout de suite mais son agacement refluait, celle qui l’avait dérangée dans sa recherche du calme n’était pas la pire. D’autant qu’à présent que la conversation était, du moins dans le gigantesque esprit de la dragonne, terminée, elle pouvait, sans vraiment chercher à replonger dans son monde de rêve, se fermer quelques instants au monde extérieur. Seul un lien ténu, invisible attache ô combien précieuse, la liait à Achroma ; mais celui-là elle ne le casserait pas, bien au contraire. Elle compter l’emporter avec elle dans ses nuits les plus sombres comme dans celles illuminées par des visions délicieuses.
L’observant s’assoir face à elle, la dragonne ne fut guère surprise de l’entendre parler du dragonnier vampire ; il était tout ce qu’elles avaient en commun, de même que le désir ardent de le protéger.

*Vos pensées vous sont infidèles, Mère-Liée. Sa propre santé le contraint à se tenir isolé, l’empêchant de s’enquérir de la vôtre. Qui ne sembla par ailleurs pas si mauvaise, est-ce exact ? *

Elle rouvrit grands les yeux et sa queue s’agita, gros chat mécontent à la simple idée des paroles qui allaient suivre, tandis que ses prunelles s’assombrissaient de colère, tempête mordorée aux multiples tourbillons.

*Il va mal ; Lorenz est épuisant, tout le monde le sait, et la condition de Double Royal l’est plus encore. L’avoir à mes côtés aurait été un doux rêve, mais les rêves restent ce qu’ils sont : fictifs. Je doute qu’offenser sa mère, de près ou de loin, ait été dans ses intentions. La douleur est une compagne bien trop présente. *

Et elle-même ne pouvait rien pour l’aider. Elle le soutenait autant qu’elle le pouvait, transmettant des vagues d’amour et d’apaisement, tentant d’être un pilier contre lequel il puisse s’appuyer. Mais il lui était hélas impossible de rester toujours à côté, d’autant qu’elle ne pouvait hélas rien faire de physique. Hormis se défouler quand cela lui était possible. Pourquoi cette vampiresse était-elle venue lui rappeler cela ? Les yeux vides face à elle attirèrent son attention, et elle abandonna sa rancune un instant pour laisser place au doux voile de l’arrogance et du mépris.

*Les négociations ? Un ramassis d’injures échangées entre bipèdes, pourquoi Dracos devrais-je m’y intéresser ? Vous comme moi savez parfaitement que néant aura converti le continent avant que des résultats concrets ne fassent leur apparition. *

Et si elle ne le savait pas, Silarae se ferait un plaisir de lui faire comprendre.

*Pensez-vous votre peuple, ou plutôt devrais-je dire votre Prince capable de mettre suffisamment de distance avec sa folie, ses rancunes et sa suffisance surdéveloppée pour accepter de tendre la main en toute égalité avec les autres peuples ? Croyez-vous que les humains, aussi naïfs et utopiques soient-ils, parviennent à oublier qu’ils ne sont pas le nombril d’Armanda ? Espérez-vous vraiment voir les elfes oublier qu’ils ont affaire à leur ennemi de toujours, alors même qu’incapables d’évoluer ils peinent à oublier leur passé ? *

Elle eut un étrange son rauque, traduisant l’amusement et le dédain que ces prétendues négociations lui apportaient, tandis que l’esprit de Cyrène se chargeait du souffle moqueur que lui transmit mentalement la blanche. Ces bipèdes étaient irrécupérables, quels qu’ils soient.

*Je n’y crois pas un seul instant. Peut-être le pourront-ils lorsque, acculés au mur, ils n’auront d’autres choix de tirer leurs lames ensemble, mais ces vaines palabres ne justifient pas que j’aille y perdre mon temps. Mais vous-même, n’y êtes-vous pas ? *
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MessageSujet: Re: L'inquiètude d'une mère [Cyrène] L'inquiètude d'une mère [Cyrène] Icon_minitimeDim 26 Jan 2014 - 1:35

    Ce que la vie réservait, était finalement, la seule chose qui poussait encore une immortelle à vivre. Les hasards de situations aussi incongrues qu'imprévues avaient le don d'allumer cette étincelle qui, d'une manière unique, était la seule chose qui demeurait encore attractive pour des personnes d'un âge trop avancé. En théorie, cela pouvait sembler bien pessimiste, mais en réalité, c'était là une description bien trop tendre encore des faits. A mille ans passés, c'était curieusement les petites surprises que le quotidien qui amusaient encore parfois, attendrissaient ou énervaient. Les événements qu'il n'était guère possible d'influencer d'une quelconque manière illustraient bien à quel point l'âge avait comme effet d'écarter du monde. Avoir douze siècles, c'était finir en marge de la société, par choix personnel ou par conclusion logique à un système élitiste basé sur la force, la ruse et l'ambition. Les personnes plus âgées avaient les dents moins longues, étant moins assoiffées de pouvoir et avaient des ambitions moins difficiles à satisfaires, et par conséquent, avaient bien plus de facilité à accepter cette mise à l'écart, aussi injuste soit-elle. Si tant était que cela fusse le cas.

    En réalité, cela devenait un privilège précieux, car, à ce stade, on pouvait faire exactement comme l'on désirait, sans réellement avoir à craindre de représailles. Cyrène savait pertinemment que son statut de millénaire lui octroyait une influence et une indépendance quasiment sans limite fort agréables. Du moment qu'elle ne faisait pas de vagues, personne ne venait lui voler dans les plumes, ce qui, fondamentalement, était exactement ce qu'elle souhaitait. Malheureusement, ce n'était pas toujours aussi simple, et les faits, indépendants de la volonté même des acteurs qui, au gré de leurs pulsions, interprétaient la pièce que la destinée avait écrite, se retrouvaient à lutter bien souvent contres des événements qui leur avaient échappé. A fortiori toutefois, l'expérience d'une vie si longue que chaque jour devenait risible assurait un certain fatalisme qui permettait d'observer le courant des choses avec recul, et qui épargnait les sentiments.

    Ainsi, ce qui était arrivé à son fils l'avait affectée profondément, à toutes les strates de ses sentiments. Elle avait été ébranlée au plus profond de son être, et ce pour des raisons bien différentes, qui, combinées, avaient manqué de la détruire. Son cher Achroma lui avait été arraché, transformé en un vulgaire pantin à la merci d'un souverain aussi noir que ses sombres desseins. L'idée qu'un être aussi puissant que le dragonnier soit entre les mains d'un seigneur a priori tout aussi puissant voir plus encore renforçait encore la menace qui planait sur n'importe quel potentiel traître. Finalement encore, cela augmentait d'autant le sentiment d'insécurité qui parfois la noyait d'une crainte sourde. Si Achroma n'avait pu s'opposer au Prince, qui donc le pouvait ? Revenant à la réalité, son attention se reporta sur la magnifique dragonne blanche comme neige qui était allongée devant ses yeux ébahis.

    " - Mes pieds me guident car mon esprit est soucieux." Sachant que Silarae était la dragonne d'Achroma, Cyrène fit le choix de la sincérité. Elle avait cru comprendre que l'écailleuse n'appréciait guère les vampires, ce qui n'était pas étonnant. Velours songea pourtant que si elle parvenait à s'en faire une alliée, cela serait bénéfique pour les deux partis. " Les événements actuels me troublent, et dérangent ma sérénité."

    Comme il s'agissait de son premier dialogue avec une représentante du peuple dragon, elle ne savait guère à quoi s'attendre, ni même à quel point ils étaient intelligents. Elle avait néanmoins déjà pu apprécier l'humour de son interlocutrice, qu'elle aurait pu apprécier en d'autres circonstances. L'autre curiosité était la manière qu'ils avaient de communiquer. Comme une sorte de télépathie, la voix de Silarae résonnait dans son esprit, riche de teinte et de consonances harmonieuses.

    " - Notre régime implique l'odeur du sang, pourtant, certains ne se privent pas d'affirmer leur statut en ne se lavant pas. Ce sont des barbares, ni plus, ni moins. Je désapprouve ce genre de comportements qui ne font que nous faire passer pour des monstres. "

    Elle n'allait pas dans ce sens uniquement pour plaire à la dragonne, mais elle le pensait vraiment. Velours faisait partie de ceux qui, par respect envers la vie, ne massacraient guère pour le plaisir, et tuaient rapidement afin de se nourrir. Même si elle était morte, Cyrène chérissait la vie, car c'était une merveille qu'il fallait protéger. Si elle n'était pas malheureuse en vampire, elle savait, au plus profond d'elle, que l'adolescente humaine qu'elle avait été jadis avait été traumatisée par la simple notion de "décès". Le doux reproche de la dragonne blanche lui provoqua un léger sourire.

    " - Je m'excuse si mes pensées sont spontanées et mal formulées. En réalité, et je suis probablement dans la même position que vous, le cas d'Achroma m'inquiète énormément. Et même si ma santé semble aller bien, je suis bien trop préoccupée pour m'en soucier." Une larme coula librement sur sa joue d'ivoire, avant d'aller s'écraser tristement sur un plis de ses vêtements.

    " - Mon fils est seul, à la merci de ce monstre de Prince."

    Elle soupira.

    " - Si seulement je pouvais le voir, je souhaiterais comprendre, savoir ce qui se passe, et faire quelque chose pour l'aider. Je me sens inutile, alors que je suis sa mère. Vous le comprenez aisément n'est-ce pas ? Ce sentiment d'impuissance si fort et si pernicieux qu'il vous en sape le moral aussi aisément qu'une faux un champ de blé. "

    La millénaire se confiait librement à la dragonne, non qu'elle lui faisait totalement confiance, mais elle était là, à l'écoute, et Cyrène avait désespérément de vider son sac et exposer ce qu'elle avait sur le coeur depuis bien trop longtemps.

    " - Vous avez raison, les négociations ne sont pas réellement utiles. Cependant, elles apparaissent comme nécessaires aux yeux de certains, ils méritent une chance, celle de pouvoir essayer. Pour ma part, je me borde à considérer que tant que Lorenz sera assis sur le trône, rien de constructif ne sera envisageable. "

    Elle avait murmuré cette dernière phrase. Mieux valait tout de même ne pas trop attirer l'attention avec ce genre de paroles proches de la trahison. Cyrène nota tout le dédain et le cynisme de Silarae, qui, elle devait l'admettre, analysait la situation de manière critique et fondamentalement juste.

    " - Loin de moi l'idée de faire de basses flatteries, mais j'avais ouï dire à propos de la sagesse légendaire des dragons. Me voilà comblée avec cette preuve aussi flagrante que magistrale."

    Pour la première fois depuis longtemps, Cyrène fit un sourire sincère qui illumina fugacement son visage immunisé aux ravages du temps. Ses grands yeux de miel, dont la teinte, nota-t-elle avec amusement, était pas si loin de celle de sa majestueuse interlocutrice, s'était perdus sur la contemplation des jeux de lumière provoquées par les écailles du flanc de la dragonne qui, se soulevant au rythme régulier de sa respiration, provoquaient une danse de rayons reflétés.

    Velours refusait encore de l'admettre, mais elle était fascinée par cet être envoûteur qu'elle avait devant les yeux.
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MessageSujet: Re: L'inquiètude d'une mère [Cyrène] L'inquiètude d'une mère [Cyrène] Icon_minitimeMer 29 Jan 2014 - 19:59

La vampiresse était aimable et sincère, bien plus que tant d’autres de ce peuple honni et méprisable. L’inquiétude réelle que l’on entendait dans sa voix prouvait qu’au moins elle ne s’intéressait pas qu’à sa propre personne et à la folie de domination de la majorité de son peuple. Silarae préféra ne pas renchérir sur la réponse presque triste de son interlocutrice. Après tout, inutile de davantage l’accabler.
Fière d’elle-même et de sa mansuétude à l’égard de l’Ancienne, la dragonne l’écouta avec attention, songeant qu’elle n’avait pas tout à fait tort ; les évènements s’étaient précipités les uns après les autres, se suivants, se bousculant, jaloux de l’avancée de ceux qui les précédaient, cherchant à écraser de leur poids ceux qui les subissaient. Mais les plus forts devaient survivre et se renforcer grâce à cela, seuls les faibles se laissaient faire sans se battre. Inutile de dire de quel côté la Blanche se situait parmi ces deux catégories. Restait à savoir dans laquelle Cyrène se trouvait. Peut-être elle-même ne le savait-elle pas ; si tel était le cas, Sila se ferait un plaisir de l’aider à le découvrir ; les rares alliés qu’ils avaient ne pouvaient se permettre d’être faible, d’une quelconque que ce soit.

*Il y a malheureusement un manque flagrant de bonne éducation et de savoir vivre chez les bipèdes. Peut-être êtes-vous l’une des rares exceptions alors ‒avec votre fils, évidemment‒ malgré que votre odeur reste vive. Mais peu importe, je m’en accommoderai. *

Elles avaient de toute évidence des choses plus importantes sur lesquelles échanger.
Sans broncher, elle observa la larme glisser le long de la joue avant de souffler une brève vague de réconfort dans l’esprit tourmenté dans lequel elle s’était glissée ; un privilège rare pour la vampire. Elle ne comprenait que trop bien cette détresse bien que pour sa part la colère l’emportait bien plus que le chagrin, ravageant ses pensées et soufflant son calme comme une bougie en pleine tempête.
Ce qui l’étonnait en revanche, c’était la facilité avec laquelle Cyrène se confiait à elle. Etrange de se dire qu’elle puisse ainsi parler avec un être si différent, sans penser, semblait-il, à mal en le faisant. Pas de fausse sympathie, pas de tentative d’apytoiement, d’autant que la bonne opinion qu’avait son Frère-d’Âme de sa mère aidait à faire monter celle-ci dans l’estime de l’écailleuse.

*Il n’est pas seul ma dame, mes pensées reste auprès des siennes à tout moment pour le soutenir et l’accompagner. Et il est fort. Bien assez pour résister jusqu’au moment où viendra le moment de le libérer et de se débarrasser définitivement du parasite ; ce qui, je l’espère, ne tardera pas. Et pour chaque souffrance infligée il subira quinze fois la même chose jusqu’à ce que sa peau fonde et ses dents ne se détache, ne laissant de lui que l’âme brisée de sa folie. *

Elle était optimiste dans ses espoirs. Le moment de libérer Achroma de ses souffrances et de ses chaînes reculait depuis bien longtemps à présent, sans jamais ne faire qu’effleurer la tentative de s’arrêter sur un jour, une heure, une minute, précis. Mais elle était déterminée, lorsqu’enfin le sort les favoriseraient, à mettre en place sa vengeance et écraser de sa toute-puissance le microbe à dents longues ayant osé s’en prendre à celui même avec qui elle partageait son âme ; et c’était sans oublier la mort d’un autre souverain des cieux, pour laquelle il payerait également. La plainte de Cyrène lui tira un grondement sourd tandis que le feu de ses entrailles la démangeait. Une vague puissante transperça l’esprit de la dame vampire tandis que la dragonne tentait de garder son calme, non sans mal, une vague menace résonnant au fond des quelques mots.

*Oui, je le comprends aisément. *

Difficile de ne pas accabler la pauvre vampire en deuil de son fils mais l’entendre ainsi lui rappeler son inutilité était tout à fait frustrant et la mettait dans une fureur noire. Elle, elle, incapable d’arranger la situation ! A quoi donc lui servait sa puissance si ce n’était pas pour ça ? Quelle impudente… Lui laisser ainsi entendre qu’elle la savait inutile. Toute vérité n’était pas bonne à dire, avec Silarae du moins cette maxime était-elle vraie. Elle était une reine, il était tout à fait insultant de se sentir ainsi superflue. Elle redressa la tête et observa la mère de son lié de ses yeux assombris par la fureur, reprenant contenance en parlant des négociations. Elle ne voulait pas offenser ou blesser davantage la vampire qui se livrait avec tant de facilité à elle, d’autant qu’elles étaient d’un même avis.

*Il semblerait même qu’il ait mit un point d’honneur à ne faire que dans la destruction. Si les autres le croient, alors leur bêtise est bien pire que ce que je pensais. Il ne jouera pas honnêtement, et leurs prétendues négociations tourneront en bataille rangée s’ils se rendent compte de ses mensonges. *

Difficile de ne pas s’en apercevoir, mais la piètre opinion qu’avait l’écailleuse des bipèdes n’était nullement choquée par cette hypothèse de bêtise. Bêtise dont semblait être dépourvue la Dame Veanya, sa prudence l’honorant, Silarae comprenant le besoin de rester en paix. Mais viendrait le moment où elle devrait montrer vers qui allait sa fidélité, qui elle soutenait et contre qui elle luttait. En attendant, la dragonne en profitait pour crier au monde entier sa haine farouche. Nul besoin d’être un ami proche pour connaitre son opinion.

*Le Maudit rencontra un jour prochain un grand trou sur le trône, le Dracos m’en soit témoin. En attendant mieux faut lutter de ses crocs et de son feu, de vaines palabres ne mèneront nulle part. *

Elle ronfla doucement en entendant les flatteries de Cyrène, son orgueil prenant plaisir à accueillir pareil compliment.

*Je te remercie, mère de mon lié. Rares sont tes semblables pouvant se targuer d’avoir mon approbation, mais il semblerait que ce soit un mérite dont tu puisses te vanter. *

Elle reposa la tête sur la patte, ses yeux de nouveau à hauteur de ceux de sa vis-à-vis avant de retrouver sa verve piquante et taquine.

*L’air de la forêt elfique est-il propice à ta santé ?*

Les elfes et les vampires ne s’appréciaient pas, c’était bien connu, mais le domaine sylvetres était splendide aux yeux de la dragonne. Un havre de paix naturel, un royaume dans lequel elle aurait pu s’épanouir au calme. Restait à savoir si l’opinion était partagé parmi les dents-longues.

HRP: j'espere t'avoir laissé assez d'ouverture Oo
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MessageSujet: Re: L'inquiètude d'une mère [Cyrène] L'inquiètude d'une mère [Cyrène] Icon_minitimeMer 12 Mar 2014 - 18:48

RP abandonné, départ du joueur
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