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Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE

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MessageSujet: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeLun 9 Déc 2013 - 20:57

Quel calme dans cette campagne, quelle tranquillité, quelle… Douceur de vivre. Comme il était facile, en ce lieu épargné par les affres de la guerre, de penser que cette dernière faisait rage ailleurs, que les plus grandes villes Humaines étaient au bord de la destruction, assiégées qu’elles étaient par un ennemi innombrable et impitoyable. Et ici… Les flammes n’étaient pas parvenues en ces lieux, ni celles dues aux Alayiens, ni même les incendies provoqués par l’Armée Impériale en retraite.

Yvia avait réussi à sortir, en passant par les tunnels de contrebandiers. Le Souffle connaissait presque comme sa poche le réseau des égouts de la Capitale – ceux des autres villes également, bien qu’un peu moins – et les quelques affaires qu’ils entretenaient avec ces gens-là leur avaient donné accès au secret des entrées du tunnel. Depuis plusieurs semaines, Yvia envisageait de plus en plus de faire déménager la Guilde dans une ville où l’or n’aurait aucun problème pour affluer. Les Glorians n’étaient pas les seuls à passer des contrats, mais si ceux-ci ne pouvaient passer le siège Alayien, leur économie péricliterait – et avait d’ailleurs commencé à le faire. De plus, elle n’avait plus aucun contact avec les autres antennes du Souffle, et il était primordial de rétablir celui-ci. Aussi pensait-elle à déplacer, temporairement, le temps que la situation revienne à la normale, le quartier général à Lyssa. Ils ne seraient plus au centre de l’Empire, mais à situations désespérées, mesures désespérées.

Elle avait emporté suffisamment de provisions pour le long voyage qui l’attendait, à condition de se rationner, bien évidemment, et puis, rien ne l’empêcherait de voler en route, ou de se procurer du petit gibier. Mais, dans l’immédiat, c’était une autre faim qui la tenaillait, celle de l’art où elle était passée maître : celui de prendre la vie. Elle n’avait croisé aucune âme vivante, et elle n’était pas suffisamment folle pour s’attaquer à une patrouille d’Alayiens armés jusqu’aux dents. A la limite, si elle était tombée sur un Officier isolé, mais ces derniers ne se promenaient évidemment pas seuls. Ces hommes étaient loin d’être des idiots incompétents. Mais seraient(ils aussi tolérants envers le Souffle, se laisserait-il corrompre comme l’étaient certains Nobles et dirigeants Humains ? Yvia en doutait, leur fanatisme envers le Néant étant tel qu’une Guilde où la Mort était si présente risquerait fort d’être taxée de repaire d’hérétiques.

Une lueur au loin attira son regard. Le Soleil s’était couché depuis peu, et alors que la nuit prenait lentement ses droits sur les terres mortelles, cette lumière brillait comme un phare. En s’approchant, Yvia vit qu’elle provenait d’une ferme fortifiée, construction assez courante dès lors que l’on s’éloignait des grosses villes Humaines, dans des lieux où les bandits étaient nombreux. Les habitants devaient être courageux, pour n’avoir pas fui les campagnes… Encore que, dans la situation actuelle, elles devaient être plus sûres que les villes. Mais ce soir, ce serait un mauvais choix d’avoir agi ainsi. L’Assassine frissonna de plaisir à l’idée qu’elle allait enfin pouvoir faire couler le sang.

Il y avait des voix, derrière la lourde porte en bois bardée de fer. Une voix d’homme, et deux de femmes. Sans doute une famille, les parents avec leur fille, une jeune demoiselle pas encore mariée, sinon peut-être fiancée à un quelconque soldat, peut-être déjà mort à la guerre. Ce qui signifiait que le plus gros obstacle serait cette porte, dont elle se mit à étudier la serrure. Celle-ci était difficilement crochetable, comme l’on pouvait s’y attendre, et elle ne voulait pas perdre de temps. Rabattant la capuche de sa cape dans son dos, l’Assassine frappa à la porte. Aussitôt, le silence se fit à l’intérieur, et quelques instants plus tard, un regard s’ouvrit dans la porte, révélant deux yeux à l’expression méfiante.



« Qui êtes-vous ? »


Prenant une voix apeurée, d’une personne au bord de la panique, Yvia répondit.


« Aidez-moi, je vous en prie. Je suis poursuivie par des Alayiens, et… Ils ont tué mes compagnons. Je… Je vous en supplie, Messire… »


Sans doute l’homme avait-il été bercé par des contes de chevalerie, où tout gentilhomme devait venir en aide à une femme en détresse, car après un lourd silence empli d’hésitation, l’homme se battant visiblement dans ses pensées, il finit par ouvrir la porte, faisant basculer des lourds loquets qui la verrouillaient. Mais lorsque la lumière se répandit à l’extérieur, ce ne fut pas un visage empli de gratitude qu’il découvrit, mais bien un sourire de joie sauvage, tandis qu’une dague se plantait et se tournait à l’intérieur de son abdomen. D’un geste du bras, Yvia le poussa en arrière, le laissant bégayer quelques mots, et s’avança dans la pièce, sans refermer la porte derrière elle. Les deux dernières occupantes du lieu, une femme d’âge mûr, et sa fille, fraîche fleur de dix-sept Printemps, la regardaient, la peur déformant leurs traits, trop choquées pour pleurer ou crier. L’Assassine saisit sa dague à lame de diamant par la pointe, et la lança vers la mère, atteignant la base du cou. Ce fut comme un déclic pour la fille, qui se mit alors à hurler, voyant sans doute ses derniers instants arriver. Elle tenta de s’échapper, mais peine perdue, Yvia fut sur elle, et la bascula sur la table sur laquelle se trouvaient encore les reliefs de leur repas. Du pain, du fromage, et quelques fines tranches de lard. Elle se débattait, lui donnant des coups de pied, mais la Dernière Ombre n’en avait que faire. Posant une main sur sa bouche, afin d’atténuer ses cris, et appliquant sa lame contre la peau si douce, si tendre, de son cou, Yvia se pencha vers elle et lui murmura quelques mots doux à l’oreille, qu’elle mordilla entre ses dents. Alors, tendrement, presque avec amour, Yvia fit glisser sa lame sur son cou, traçant un sinistre, mais ô combien magnifique, sillon d’écarlate duquel se mit aussitôt à ruisseler des flots de sang. Ronronnant de plaisir, son bas-ventre fourmillant d’excitation, l’Assassine trempa ses lèvres, sa langue, dans ce sang délicieux, sucré, fruité.
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeMar 10 Déc 2013 - 18:06


Encore un conflit ou les peuples s'entredéchiraient, sauf que cette fois l'ennemi était commun à tous les Armandéens, les Alayiens, fanatiques religieux venus d'un autre continent pour apporter leur bonne parole. Au début les choses n'avaient été qu'une rumeur, un souffle, des bruits de comptoirs d'alcooliques avant de réellement devenir un problème. Certains vampires s'étaient alliés aux hommes ou aux elfes pour mettre fin à cette guerre, le prédateur devenant la proie, s'alliant à ses anciennes proies et les ennemis de toujours commençant à combattre côte à côte. Enfin, c'était aussi très pratique, d'avoir des proies dont personne ne se soucierait et surtout qui permettait de se faire pleins d'amis, tout de moins chez les ennemis de la proie. C'était de toute manière toujours la même chose en cas de guerre : L'ennemi de mon ennemi est mon ennemi. Surtout quand on est en position de faiblesse !

Le siège de Gloria s'éternisait et Veren n'avait pu pénétrer la ville pour tenir sa place habituelle, c'est à dire surveiller les plans des Impériaux pour éviter une vilaine trahison et potentiellement se repaitre d'un Alayen ou deux qui tenterait de faire un peu d'espionnage. Infiltrer les Alayens ? Ils étaient trop méfiants envers de Armandéens qui semblaient leur prêter allégeance, elle s'y était tentée par deux fois et avait faillit y laisser sa peau. Non, il ne faisait pas bon être un vampire en ces temps troublés même si le sang était abondant et coulait à flot.

Car oui les combats apportaient leur lots de flaques sanglantes dont les effluves parfumaient la plaine, ce parfum si délicat qui pouvait à force rendre fou n'importe quel Vampire un tant soit peu affamé ou gourmand. Un gaspillage sans nom qui pouvait en faire enrager plus d'un, et qui a défaut de regarder se jetaient dans une sorte de guérilla pour espérer attraper quelques soldats isolés, les laisser devenir comme eux pour semer la zizanie et recommencer. Mais ca n'avait fonctionné qu'un temps, les patrouilles s'étaient étoffées, les soldats ennemis étaient plus prudents et surtout cognaient d'abord pour poser les questions ensuite forçant Veren à revoir sa gourmandise à la baisse... Mais, le sang appelait le sang et sa sauvagerie était revenue à grand pas, elle n'en avait pas besoin, elle le savait mais... Mais c'était si bon ! De sentir ce flot de sang coulant dans sa gorge, ce petit cœur s'évertuant à en envoyer de plus en plus pour son bon plaisir jusqu'à ce qu'il n'en ait plus à envoyer, puis de sentir cette même chaleur couler ensuite dans son corps. Et en plus personne ne lui dirait rien, ça passerait dans les pertes collatérales ! C'était si...

Elle quitta son rêve éveillé lorsqu'une présence se fit sentir, une humaine seule qui quittait la zone des combats, une Gloriane qui avait réussit à trouver une issue. Elle était seule, quel dommage pour elle ! Les instincts de chasseur de Veren reprirent le dessus, la suivant dans la plus grande discrétion et attendre le meilleur moment pour frapper, attendre que la faim soit un peu plus présente pour la savourer comme le méritait cette femme mûre.

Elle l'observait et la regardait faire, évitant les patrouilles ennemies et semblant parfois hésiter à les attaquer. Une guerrière certainement ! La proie serait dure à chasser et à attraper, le côté grisant de la chasse qui rendrait la victoire encore meilleure et chacun des mouvements murement pensés de la guerrière la faisaient saliver d'autant plus appelant d'autant plus ce besoin de sang.

Une ferme fortifiée... Quel dommage, ca ne serait pas ce soir. notre prédatrice la regarda frapper à la porte, tendant l'oreille pour savoir ce qu'il se passerait espérant silencieusement un refus des propriétaires de lieux, mais l'attitude de la proie lui fit hausser un sourcil. Une femme apeurée ? Elle ? Avec l'assurance dont elle avait fait preuve face aux Alayens ? La suite l'étonna d'autant plus, devant le massacre gratuit de l'homme qui se vidait de son sang quelques instants plus tard et qui fut suivit de près par sa femme.
Ce n'était plus le sang qui la faisait suivre cette femme, mais la curiosité. "Une manipulatrice malsaine" voilà comment la nommerait un humain s'il la voyait faire, ou tout simplement "Un congénère" pour un vampire.

Veren s'approcha de la ferme, dans le silence caractérisant l'approche d'un Vampire, enjambant le corps de l'homme qui finissait de se vider de son sang, puis le second de la femme qui avait subit le même sort et dont les cœurs morts n'étaient que signe de gaspillage... Les cris de la dernière occupante des lieux raisonna dans la maison avant de cesser dans un gargouillis caractéristique causé par une lame égorgeant un être vivant.
Ce qu'elle vit par ce carreau de fenêtre ? Son humaine se repaissant du sang de sa victime avec un plaisir sadique qui n'allait pas avec son apparence et son sang. L'excitation se joint à l'appel du sang, elle avait souvent l'habitude d'embrasser ses proies, la bouche pleine de leur sang pour leur faire partager ce gout unique avant qu'ils ne quittent ce monde et qu'ils aient au moins vécu ca dans leur existence. Un désir sadique de partager, qui offrait à la victime un dernier instant de panique en sentant les crocs de leur meurtrier contre ses lèvres.

Non, il ne fallait pas qu'elle se trompe, elle devait s'en approcher et cet instant était... Était l'instant à ne pas manquer dans cette chasse, ou la proie pouvait devenir un compagnon temporaire. Mais avant il fallait la séduire, l'attirer dans ses filets pour éviter toute réaction malheureuse.

"Puis-je vous aider ?" Sa voix semblait presque toute petite et timide dans cette scène sanglante, les petites voix donnaient toujours cet impression de domination aux interlocuteurs

Quand elle se retournerait, son interlocutrice pourrait tomber sous son charme, elle le devait. Veren ne lésinerait pas sur les moyens, une caresse lente mais discrète de sa main gauche sur sa lèvre inférieure vint ponctuer la fin de sa phrase et sa main droite - bien que discrètement posée sur la garde de sa lame discrètement camouflée dans sa tenue de cuir - arborait deux doigts légèrement croisés pour ne pas la gêner en cas de problème. Elle voulait l'attirer, faire naitre une réaction positive chez cette femelle humaine que le sang sur le visage rendait encore plus attirante et perturbante pour notre vampire.

Et dire qu'habituellement c'était les vampires qui attiraient leurs proies par ce côté mystérieux, cette fois c'était presque l'inverse. Restait encore à voir si la cible répondrait favorablement.
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeDim 19 Jan 2014 - 20:18

[HRP : Voilà, désolé du retard ^^" Si tu veux que je change quelque chose, n'hésite pas Smile ]


La jouissance de regoûter enfin du sang était intense. Une chaleur douce et violente à la fois la saisissait, parcourait son corps, explorant les moindres recoins, provoquant en elle des explosions de plaisir incontrôlables. Et ce sang avait un goût angélique. D’ailleurs, sa propriétaire avait un corps magnifique également. Caressant les longs cheveux châtains de sa victime, Yvia fit lentement glisser sa main le long du corps de la jeune fille morte, ressentant à travers l’étoffe déchirée sa chaleur qui s’en allait lentement, et la douceur de sa peau. Si appétissante elle était, dans tous les sens du terme.

Mais alors que sa langue allait de nouveau lécher avec tendresse le cou ensanglanté, une voix dans son dos la fit se redresser, et porter une main à ses dagues. Vivement, l’Assassine se retourna, et examina la nouvelle arrivante, qui voulait lui proposer de l’aide. Voulait-elle la rejoindre dans son rituel ? Sa voix ne portait aucune menace, et sa dégaine… Bien qu’il ne faille jurer de rien, elle ne semblait pas vouloir lui sauter dessus immédiatement. Elle aurait eu tout le temps de la surprendre lorsqu’elle était occupée à boire ce rubis liquide. Car Yvia ne l’avait clairement pas entendu arriver ; cette femme se déplaçait encore plus silencieusement qu’un chat.

La nouvelle arrivante était jeune, et donnait une illusion d’innocence. Ses cheveux tombaient en cascade, encadrant un visage aux traits nobles. Son regard descendit, essayant d’imaginer quel corps pouvait bien se cacher sous des vêtements aussi serrés. Aaah, par la Mort, lorsqu’elle jouissait du sang des autres, il lui fallait du temps pour redescendre de son nuage. Et cette femme-là ne l’y aiderait pas. Ses lèvres s’étirèrent en un doux sourire, tandis que sa langue léchait sensuellement le sang qui perlait au coin de celles-ci.

Yvia s’approcha doucement, dans une démarche féline, méfiante mais intriguée à la fois. Quelque chose lui plaisait en elle, quelque chose éveillait son intérêt. Ses lèvres, ses doigts… Une finesse remarquable. Sans s’en apercevoir, Yvia ronronna faiblement. Mais malgré tout, elle restait méfiante. L’inconnue devait certainement être bien plus dangereuse que ce qu’elle n’y paraissait. Et elle sentait également le sang. Peut-être son nez était-il trompé par l’odeur de fer qui embaumait dans la pièce à cause des trois corps, mais peut-être que non. Une chasseuse nocturne ? C’était une possibilité. Mais cela ne changeait rien, au fond. Car l’Assassine était bien une Humaine, et pourtant elle buvait aussi du sang.



« Comme vous pouvez le constater, il y a suffisamment pour deux personnes, et le sang de cette délicate vierge est si délicieux qu’il serait dommage de ne pas y goûter. »


Yvia ponctua sa phrase d’un clignement d’œil, une manière de se rapprocher de l’inconnue. Méfiance et attraction. Quel étrange mélange, vraiment. Sa curiosité était éveillée, elle aussi, et ne se rendormirait pas de sitôt. Elle voulait apaiser cette soif, et il n’existait pour cela qu’un seul moyen.


« Mais avant cela, charmante demoiselle, dîtes-moi. Qu’est-ce qui vous a attiré en ces lieux ? Et pourquoi voudriez-vous… M’aider ? »


Ses paroles pouvaient sonner dures et agressives à l’oreille, mais son ton était au contraire très doux, et un sourire mystérieux atténuait encore cette impression. Sa main droite remonta et caressa ses cheveux, dont les pointes étaient teintées de rouge pour avoir trempé dans le sang.
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeMar 21 Jan 2014 - 18:44


"La proie" répondait favorablement à l'envoutement de la vampire, comme si elle semblait essayer de s'approcher en la séduisant à son tour. Le petit jeu du chat et de la souris qui se pratique à chaque fois lors de ces pratiques autant humaines que vampirique pour trouver un compagnon pour "la vie", petit jeu qui pouvait parfois durer bien longtemps. Oh, elle ne relâcherait pas le sortilège, pour la garder et l'empêtrer le plus possible dans ses filets magiques pour qu'elle ne puisse s'en apercevoir qu'une fois qu'il serait trop tard.

Cette femme avait un effet pervers sur elle, elle semblait se complaire dans le sang alors qu'elle était humaine, ce qui ne la rendait que plus attirante encore éveillant la faim, ou plutôt une gourmandise puissante qui ne demandait qu'à être étanchées en jouant avec la proie dans quelques plaisirs sadiques. Elle éveillait presque tout ce qu'il pouvait y avoir de... Plus mauvais en elle aux yeux des humains, elle la rendait plus prédatrice, plus vampire.

Elle s'approcha de sa "proie" d'un mouvement lent, comme si elle glissait sur le sol, gardant le regard de l'humaine fixé sur son visage et ses lèvres. C'est avec une délicatesse, presque timide qu'elle attrapa la main de sa proie qui se glissait dans les cheveux ensanglantés, la seconde par contre fut saisie d'un mouvement vif et d'une rapidité presque surnaturelle qui ne pouvait être que celle d'un prédateur nocturne.

"Il y a bien des choses que je peux faire pour vous aider." lui susurra-t-elle à l'oreille.

Elle avait accompagné les derniers mots par un mouvement souple et agile lui permettant de se placer derrière sa "victime", comme si une danse se produisait entre les deux protagoniste, une danse sanguine et macabre au milieu de ce carnage qui ne gênait absolument pas la vampire dont l'odeur du sang en exaltait les sens. Elle tenait fermement l'humaine, par ses avant bras que la vampire maintenait au niveau de son ventre, comme dans une étreinte d'amoureux transis qui n'attendait que le premier pas de l'autre pour passer à la scène suivante et laisser parler leurs corps.

La vampire sembla s'extasier à l'odeur du cou de l'humaine, la humant à plein nez, celui-ci l'appelant ses crocs comme à corps et à cri et elle se les imaginait déjà plongeant dans cette chair tendre et si vivifiante d'une humaine buveuse de sang, mettant à mal toute sa volonté pour faire durer le plaisir et ne pas céder à sa gourmandise. Elle ne pu s'empêcher de lécher délicatement le sang qu'il restait au coin des lèvres de l'humaine, qui malgré le contact "chaud" de sa comparse, n'avait aucun mal à s'imaginer qu'il s'agisse d'une vampire, ce qu'elle lui confirma bien vite.

"Tu chasses tes semblables pour leur sang, voilà qui est intéressant." commença-t-elle. "Mais tu n'es encore qu'au rang d'amatrice et tu manques le plus important."

Les derniers mots susurrés à l'oreille avaient tout pour attiser encore plus la curiosité de l'humaine et menaient vers une proposition qui se cachait dans ces mots, une proposition certainement des plus alléchantes mais pouvant avoir plusieurs conséquences dont une qui était définitive. La changer aurait été une perte innimaginable, lui apprendre la chasse en tant qu'humaine serait bien plus vivifiant pour le moment. Il ne restait plus qu'à voir si elle acceptait l'offre muette et ce jeu qui pouvait se terminer par sa mort.
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeDim 2 Fév 2014 - 17:35

La femme s’approcha lentement d’elle, si lentement, et pourtant si gracieusement, que l’on aurait pu la croire tout droit sortie d’un ballet savamment orchestré et longuement répété. Ses mouvements étaient… envoûtants, oui, il n’y avait pas d’autres mots. Comme d’une parade amoureuse où l’érotisme le disputait à la passion, l’inconnue venait vers elle, sans éveiller en elle aucune peur, ni aucune volonté de lever ses armes. Même lorsque sa main fut prise entre les siennes, Yvia n’éprouva rien d’autre qu’une intense curiosité quant à ce qu’il allait advenir par la suite. On disait que la curiosité était un bien vilain défaut, mais dans certains cas, n’était-ce pas une bonne chose ? Ses mains dans celles de l’étrangère, sentant une fraîcheur qui n’avait rien d’Humain, Yvia sut qu’elle se trouvait en face d’une Vampire, et pourtant, pourtant, elle ne se sentait pas en danger. Etait-ce parce que ce n’était pas la première fois qu’elle se retrouvait seule en face de l’un d’entre eux ? Après tout, elle avait bien eu une liaison amoureuse avec le Veilleur, et rencontré une autre Vampiresse un soir de pleine Lune. Mais peut-être était-ce aussi parce qu’elle se sentait parfois comme un Etre de la Nuit, lorsqu’elle goûtait le sang de ses victimes. Etait-elle comme ces femmes qui se sentent hommes, ou inversement ? Se voyait-elle comme une « Vampire honoraire » ?

Lorsque l’étrangère passa dans son dos, Yvia frissonna de plaisir en l’entendant chuchoter à son oreille, en sentant ses bras autour de son corps, malgré le danger que pouvaient représenter ceux-ci si l’envie prenait à son interlocutrice de subitement plonger sa bouche sur son cou afin d’aspirer sa vie hors de son corps. Le danger… Oui, c’était ce danger qui faisait toute la lascivité de ce moment.



« Etes-vous toujours ainsi avec ceux que vous voulez aider, belle inconnue ? Etes-vous toujours aussi… Sensuelle ? demanda Yvia d’un ton malicieux, un sourire mutin se dessinant sur ses lèvres. »


Soudain, un contact humide se fit sentir, juste au coin de ses lèvres, tandis que le visage de son interlocutrice était comme collé au sien. Un contact qu’elle n’avait plus senti depuis nombre d’années. Tendrement, le sang qui perlait du coin de ses lèvres fut rattrapé avec douceur par une langue, afin que nulle goutte de ce délicieux breuvage ne soit perdue.

Une amatrice. Voici ce qu’elle venait de lui glisser à l’oreille, ses lèvres si près de ses organes sensoriels qu’Yvia pouvait presque en sentir le langoureux mouvement contre sa peau. C’était troublant, et excitant à la fois. Un peu comme si… Comme si l’on mangeait un fruit au goût doux-amer.

Délicatement, Yvia se trémoussa contre le corps de la Vampiresse, telle une amante dont la seule intention est de se faire désirer encore plus, de faire monter l’envie et les promesses d’une nuit inoubliable. Sa main glissa en caressant le bras de l’inconnue, juste avant que ses lèvres ne se dirigèrent vers les siennes, puis s'arrêtèrent à quelques millimètres avant que l'Assassine ne redétourne la tête, regardant devant elle.



« L’appel du sang est fort en moi, et en boire est une source de plaisir incommensurable. J’aime le sang, j’aime le boire au coup de mes victimes. »


L’Assassine posa son regard sur sa victime préférée, dont le corps était toujours étendu sur la table, au milieu des restes de repas, et laissa courir ses yeux sur le cou de celle-ci. Le sang commençait déjà à s’épaissir, et également à refroidir. Quel dommage, elle aurait bien aimé en garder un peu, comme une friandise que l’on goûterait de temps en temps, lorsque l’envie serait trop forte pour pouvoir y résister.


« Je doute qu’aucune de mes victimes m’ait considéré comme une amatrice, belle inconnue, poursuivit Yvia, un air mystérieux, mais curieux, sur le visage. Nombreuses furent les nuits où ma lame perça leurs corps et ma langue lécha leur sang. Nombreuses furent les nuits où j’étais la messagère de l’exquis baiser de la Mort. Chaque meurtre me rend plus forte, plus belle, plus… Parfaite. J’aime cette puissance que l’on éprouve, lorsque l’on tient la vie d’une personne entre ses mains. Le pouvoir de la vie et de la mort est le plus grand pouvoir qu’un être vivant puisse avoir. Alors, puisque j’ai ce pouvoir, que pourrait-il me manquer ? Vous m’intriguez, je dois l’avouer. »
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeSam 8 Fév 2014 - 15:20


L'humaine répondait favorablement aux appels charnels de la Vampire, se laissant manipuler comme un papillon pris dans la toile d'une araignée perfide, papillon qui deviendrait certainement à son tour une araignée tout autant voire encore pire que la première créature infernale qui l'avait piégée. Cet instinct de domination de la nourriture chez les vampires se réveillait et se manifestait de plus en plus fort à l'intention de cette humaine, bien décidé à en faire son objet de convoitise et de s'amuser avec d'une manière ou d'une autre.

"Tu dis apprécier le sang, mais tu le gaspilles, tes victimes sont déjà mortes quand tu essayes de te nourrir d'elles." Commença-t-elle avec un ton de reproche.

Il n'y avait pas vraiment beaucoup de moyens d'expliquer comment elle devait profiter du sang de ses victimes, que d'en faire elle-même un repas. Ou alors simplement chasser ensemble, mais cette humaine était imprévisible et donc trop dangereuse pour lui accorder une confiance quelconque et Veren ne la lâcherait pas de si tôt. Elle la maintenait avec douceur, la gardant auprès d'elle par les effets portés par les corps qui s'appellent au milieu de cette odeur enivrante du sang répandu tout autour d'elles. Elle lécha doucement la gorge de l'humaine, faisant délicatement sentir ses crocs sur le cou de celle-ci. Ils étaient loin d'être menaçants, non, ils étaient simplement une promesse silencieuse de quelque chose de plus puissant, d'enivrant que simplement une mort certaine.

"Le cœur à toutes son importance, un cœur peu importe son age est ce qui va emmener le sang dans ta bouche." Les mots se firent plus doux, plus langoureux.

Elle posa l'espace de quelques instants ses lèvres sur la gorge de l'humaine, sans faire sentir ses crocs cette fois, avant de les retirer et de reprendre de plus en plus bas, elle chuchotait maintenant, pour attirer toute l'attention de sa "proie" vers elle.

"Depuis ta gorge je peux sentir ton cœur me faire la promesse que si je désire me nourrir de toi, il m'offrira tout le sang qu'il peut tant qu'il sera capable de battre. Un cœur mort ne peut pas faire cette promesse et gardera pour lui tout ce sang si précieux que nous convoitons toutes deux. Voilà une partie de ce qu'il te manque, tu ne sais pas profiter de la générosité d'un cœur et ta méthode de chasse te rabaisse au rang de vampire nouveau né alors qu'il y a pourtant des méthodes bien plus douces."

Ce qu'elle essayait de lui enseigner ? C'était de renoncer de tuer ses victimes avant. Elle était si fière de sa méthode, mais ses armes ne devaient pas être ses morceaux d'aciers dans ses mains. Ses armes devaient être toutes autres et la vampire lui avait fait sentir contre sa gorge : ils étaient ses crocs. La mâchoire humaine était elle aussi capable de percer une gorge pour atteindre les artères transportant le précieux liquide, les dents étaient moins précises, gaspillaient plus que l'efficacité prédatrice des crocs des vampires, mais déjà en faisant ainsi elle en profiterait bien plus.

"Je peux te rendre parfaite."

D'un mouvement souple elle retourna l'humaine en face d'elle, pour la regarder dans les yeux, telle une danse hypnotisante qu'elle menait pour le moment pour poser l'humaine avec une délicatesse pleine de promesse tout contre le reste de nourriture (1) gaspillée sur la table comme pour que l'odeur de celle-ci en imbibe encore plus l'humaine prédatrice. Elle plaqua les deux bras de l'humaine sur la table, directement dans le sang, comme pour qu'ils s'en recouvrent avant de la libérer de cette étreinte, puis passa délicatement sa main gauche ensanglantée le long de la joue, puis sur les lèvres de l'humaine, pour révéler discrètement les canines de celle-ci à l'aide de sa main droite qui étalait un peu de sang sur ses lèvres (2).

"Tu mériterais certainement mieux que ces canines pitoyables" dit-elle en souriant. "Mais ce n'est pas quelque chose que j'offre si facilement."

Une invitation silencieuse à la changer en vampire, si elle le désirait. Mais si elle le désirait vraiment, il fallait aussi qu'elle fasse autre chose. Si l'esprit de l'humaine n'était pas trop embrumé par ce jeu de séduction mutuelle elle comprendrait peut-être ou voulait en venir la vampire face à elle : La voir chasser à la façon des êtres de la nuit et se nourrir d'un humain encore vivant.

Si Yvia l'avait prise pour une figure quasi-angélique, pleine d'innocence, au premier regard elle pouvait maintenant chasser cette idée de son esprit. Cette vampire aimait le sang, comme ses congénères, peut-être même plus aux vues de la manière dont elle jouait avec celui qui n'était plus suffisamment frais pour la nourrir proprement. Peut-être avait-elle subit trop de privations au point que chaque repas était une dégustation ? Que chaque moment ou elle pouvait se libérer de ses fers de sa "conscience" devenait un festin ?

C'était maintenant à l'humaine de décider.

(1) Est qualifié de nourriture le sang humain répandu par le corps de la victime d'Yvia.
(2) Elle reprend le sort de séduction lié à ce geste.
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeSam 15 Fév 2014 - 22:23

Yvia ne pouvait se retourner pour regarder son interlocutrice dans les yeux, aussi, pour décrypter ses intentions, ne pouvait-elle que se baser sur les contractions des muscles des bras qui l’entouraient, et sur le ton utilisé par la Vampire. Et sachant que la tonalité d’une voix pouvait être contrôlée, l’Assassine ne pouvait se baser que sur son ressenti et non sur des informations logiques. Aussi, l’inconnue lui reprochait-elle vraiment son gaspillage, ou était-ce une manière de la "taquiner" ?


« Je tue des gens depuis des années. Goûter leur sang n’est que la récompense que je m’offre après chaque contrat réussi. Et il y a tellement de gens à tuer, alors qu’importe du sang perdu ? »


Ce n’était sans doute pas la meilleure des choses à dire à un Vampire, pour qui le sang était une source vitale d’énergie, mais pour Yvia, cela n’était qu’une gourmandise, et rien d’autre. En se comportant ainsi, elle faisait comme ces Nobles gras qui n’accordaient aucune importance à la nourriture jetée, mais qu’importait : elle avait les moyens de se le permettre.

Mais la femme lui parlait avec passion du plus important des organes Humains : le cœur. Elle ne voyait pas dans le cœur une simple pompe, qui envoyait le sang à travers tout le corps pour le maintenir en vie, mais plutôt comme une sorte d’esclave dont le rôle était d’amener chaque goutte de sang vers la bouche impatiente, vers cette langue dont la plus grande joie serait de se tremper dans ce liquide chaud. A ses paroles, conjuguées avec le contact de sa bouche glacée sur son cou brûlant, Yvia sentit des fourmillements dans tout son corps, rendant un court instant sa peau plus sensible.

Mais ce fut un sentiment de colère qui apparut soudainement, lorsque furent remises en question ses actes. Yvia faisait passer le travail avant le plaisir – encore qu’il était vrai que, ce soir, elle avait tué des gens sur lesquels aucun contrat n’avait été posé – et jamais elle ne se serait permise de garder sa victime en vie : cela était trop dangereux. Après tout, un mort ni ne parle, ni n’agit. Mais bien vite, cette montée d’indignation disparut, laissant place à un intérêt grandissant. Que voulait-elle dire par « la rendre parfaite » ? Très vite, les rouages du cerveau embrumé d’Yvia se mirent en route. La perfection apportait la puissance, mais qu’était donc cette perfection promise ?

Se laissant retourner sans protester, l’Assassine fit face à la jeune femme, sentant le sang qui maintenant devenait froid contre ses avant-bras, et se laissa toucher le visage par la Vampire. Jamais personne ne l’avait plus touché au visage, depuis Adryne. Pour la première fois depuis des années, Yvia se laissa envahir par les souvenirs de ces temps heureux, ceux où, pour la première fois, elle s’était sentie aimée véritablement pour ce qu’elle était, et non juste pour un corps ou une quelconque considération. Jamais des mains n’avaient couru sur son corps avec tendresse, avec amour. Adryne, son immortel, son aimé. Pourrait-elle jamais le revoir un jour ? Pourrait-elle jamais repasser ne seraient-ce que quelques minutes avec lui ?

Rouvrant les yeux, et chassant du bout de sa langue le doigt qui se promenait sur ses lèvres, Yvia fixa son regard dans celui de la jeune femme. Un intense message fut transmis, car la soif de pouvoir d’Yvia, qu’elle avait déjà sentie une fois dans la Salle du Trésor, alors que la Chevalière était entre ses mains, revenait l’aiguiller de son appel tentateur. Si elle ne se méprenait pas sur la proposition de son interlocutrice, alors la Beauté de Glace aurait accès à une source de pouvoir incommensurable, deviendrait plus redoutable, plus dangereuse qu’elle ne l’était déjà. Une froide joie envahît son esprit, et son cœur se mit à battre plus fort, non de peur, mais d’une excitation malsaine.



« Et que demanderiez-vous, en échange de cette grâce que vous me feriez, jeune fille ? Que voulez-vous de moi si j’accepte de recevoir votre Baiser de Renaissance ? »
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeLun 17 Fév 2014 - 17:35


L'humaine réagissait de plus en plus positivement à ses avances, son cœur s'accélérait et la chair de poule avait envahis ses avant bras l'espace de quelques instants sous les tendres caresses de la vampire. Ce n'était pas la peur, mais quelque chose de plus... Doux qui avait envahit le corps de l'humaine, la peur avait cette odeur aigre-douce, tandis que celle-ci sentait le sucré et chaque palpitation de l'artère de cette dernière était comme un appel au meurtre et à la gourmandise.

L'humaine chassa les doigts de la vampire à l'aide de sa langue, qui ramena ses doigts dans le sens inverse du chemin parcouru, pour revenir sur les avants bras de l'humaine alors qu'elle approchait son visage de celui de sa proie. Leurs lèvres n'étaient maintenant plus qu'à quelques millimètres les unes des autres, si bien que chacune pouvait sentir le mouvement de celles de l'autre. Le souffle de l'humaine venant réchauffer le visage froid de la vampire sous le mouvement lent et plein de retenue de la poitrine de la femme en dessous d'elle. C'était un appel à partager le gout du sang qui lui restait sur la langue, un appel à partager celui qu'elle lui avait étalé sur les lèvres

L'humaine répondu favorablement à la vampire, qui répondit avec un sourire franc, révélant ses crocs au point que l'humaine puisse les décrire dans le moindre détail. Elle lui offrait les mêmes, elle lui offrirait les mêmes si seulement elle montrait qu'elle les mérite. Car c'était un don, ils avaient été une bénédiction pour elle qui lui avaient permis de changer de vie, et ce don ne se faisait pas à n'importe qui.

"Je veux que tu me surprennes." Elle avait gardé ce même ton doux et sensuel envers cette humaine dont le regard s'était replis de la même excitation d'un prédateur en chasse qui découvre de nouvelles méthodes face à de nouvelles proies. "Je veux que tu me montres que tu as compris ce qu'il te manque."

La demande était simple, mais la comprendrait-elle ? Chasser, et partager une proie, partager son sang à même la gorge et à même les lèvres de l'humaine dont elle s'était rapprochée comme pour l'inciter à gouter aux siennes et sceller ainsi le souhait qu'elle venait d'émettre en lui faisant découvrir le gout du poison vampirique qui la changerait définitivement si elle s'en montrait digne.

Oui, le changement ne devait pas être une expérience traumatisante, la douleur était intense, la fièvre faisait perdre la raison avant le soulagement signe de la fin du calvaire qui ne laissait qu'à la plupart des nouveaux nés qui conservaient encore leurs souvenirs qu'une vague de désespoir avant de céder à leurs pulsions. Alors que si tout était fait dans le plaisir, dans le souhait d'accueillir ce sang noir et ce poison dans son corps, l'être qui en naissait n'était que plus puissant car il garderait en lui un peu de cette joie ressentie lors de la transformation. Ce ne serait que de cette manière qu'elle le partagerait, comme un cadeau et non pas comme une punition des esprits.
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeSam 1 Mar 2014 - 14:40

Malgré cette excitation qui battait dans ses veines, une pointe de culpabilité, de conscience, naquit au plus profond de l’esprit d’Yvia. Qu’était-elle en train de faire ? Perdait-elle sa liberté, à cause de ce plaisir qui l’avait gagné à l’instant ? Elle qui avait toujours vécu librement, sans rendre de comptes à personne, hormis aux autorités de sa Guilde ? Elle qui était la Mort Blanche du Souffle, et en était la codirigeante avec son homologue la Mort Noire, dans l’attente qu’un nouvel Hadès soit nommé.

Non, elle devait rester maître de ses émotions, et ne pas se laisser manipuler par celles-ci, qui n’étaient autres que passagères, fugaces. Pour construire une maison, mieux valait une base rocheuse et solide qu’un terrain meuble et sableux. Elle ne devait pas se laisser emporter : profiter du moment présent, oui, mais pas s’engager sur une voie qu’elle pourrait regretter par la suite. La barque de la vie était décidément une chose complexe à manœuvrer, car le plus petit écart pouvait mener dans les dangereux récifs.

Aussi, les pensées engourdies d’Yvia se remirent en marche, essayant de sortir de cette délicieuse brume dans laquelle elles se trouvaient immergées, chaudes et légères, libres de toute préoccupation. Et l’Assassine se mit à réfléchir. Elle ne risquait rien tant qu’elle n’agirait pas contre la belle et envoûtante Vampiresse. Et puis, si celle-ci lui permettait de tuer encore quelqu’un ce soir, Yvia serait la dernière à s’en plaindre. Pour toutes ces longues journées et ces longues nuits où le meurtre lui avait été interdit à cause du siège… Oui, elle se rattraperait de manière sanglante et intense.



« Seriez-vous en train de me proposer une nouvelle chasse, ce soir ? »


Yvia plongea son regard dans celui de la Vampiresse, une lueur d’intérêt dans les yeux. Ce serait la première fois qu’elle poursuivrait une cible en duo. Ce serait la première fois, mais serait-ce la dernière ? Peut-être. Après tout, elle était une solitaire pour ce genre de chose. Ce n’était pas pour rien qu’elle vivait recluse sur le Croc du Dragon, telle une ermite, lorsqu’elle ne se trouvait pas à Gloria ou à travers l’Empire pour ses contrats. Mais ce serait une expérience intéressante, et amusante. Le seul problème restait de trouver une victime, car en temps de guerre, les innocents ne couraient pas sur les routes… Ou alors étaient poursuivis par des bandits ou des groupes armés qui voulaient eux aussi semer la mort sur leur passage.


« Soit, j’accepte, mais je n’ai aucune idée d’où trouver notre pitance nocturne. On dit que les Vampires ont un flair plus développé que les Humains. Est-ce vrai ? Si oui, je vous laisse ouvrir la marche avant de jouer avec notre proie. »
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeJeu 6 Mar 2014 - 16:29


L'humaine compris parfaitement ce que la vampire attendait d'elle, cela se vit dans le regard prédateur de cette dernière qui semblait plus que motivée de faire ses preuves aux yeux de Veren. Mais le doute pu se lire également, l'humaine faisait marche arrière et sembler rechigner à ensuite se laisser vider de son sang par la vampire pour en devenir une à son tour. Dans tous les cas, si l'humaine faisait une piètre chasseuse et qu'elle manquait le plus important, elle n'aurait pas mérité ces crocs. Ou alors lui apprendrait-elle seulement cette nuit comment faire pour revenir terminer le travail plus tard ? Elle hésitait encore, un investissement sur le court therme des années humaines pouvait être beaucoup plus passionnant qu'un simple repas du soir, voir comment l'humaine une fois les méthodes de chasses vampires apprises se débrouillerait pour se "nourrir" du sang de ses victimes.

La vampire avait gardé cette position, maintenant l'humaine immobile sous elle alors que son sourire s’effaçait doucement. Oh, non ce ne serait pas si simple, la vampire ne chasserait pas pour elle ! Qu'elle amatrice que de vouloir que la nourriture lui tombe toute crue dans le bec !

"La facilité n'apportera qu'une nourriture fade et sans saveur, tu devrais pourtant le savoir quand je vois ce que tu as gaspillé à l'instant."

Le ton était redevenu un tantinet plus sévère. Oui, pister la proie serait sa punition et la vampire ne lui donnerait certainement que des maigres pistes sur les directions à suivre. Rien de plus, rien de moins, de plus les routes regorgeaient de patrouilles Alayiennes, qui en territoire "conquis" se composaient généralement de trois hommes pour faire face à la menace nocturne des vampires à l'aide de leurs lames de verre noir.

"Tu nous trouvera une petite patrouille d'Alayiens, il faudra en capturer deux vivants. Je te guiderai." Le nez de la vampire frôla celui de l'humaine, comme pour la sentir un peu mieux. "Je t'apprendrai à te nourrir proprement, mais avant, pour en profiter réellement il faut t'habituer à quelque chose."

Son sourire revint quelques instants, puis d'un mouvement bref qui ne dura qu'un instant la langue de la vampire passa sur la lèvre inférieure de l'humaine pour en laper le sang qui commençait à y coaguler dessus en échange d'un peu de salive riche en venin qui présageait tout particulièrement l'approche d'un repas, quel qu'il soit. Après tout elles allaient partager un repas, et le gout de la salive vampirique n'étaient pas forcément au gout de tous les humains. Elle resta immobile quelques instants, pour laisser le temps à l'humaine d'assimiler les informations au cas ou cette dernière décide d'y revenir.

"J'ai croisé une petite patrouille à l'Est de cette petite ferme, elle semblait se diriger par ici à ce moment là."

Doucement elle lâchait son étreinte, pour laisser de plus en plus de liberté à l'humaine, dosant le mouvement pour ne pas la laisser échapper brutalement et qu'elle ne se risque à un geste malheureux pour les deux femmes. Dès qu'elle serait sûre qu'aucun de ces fameux geste ne vienne gacher cet instant elle prendrait quelques distances, l'histoire de laisser à l'humaine ténébreuse la route qu'elle désirerait suivre : accepter définitivement l'invitation ou décider d'essayer de se défaire de ce pacte potentiellement mortel que ce soit en tentant de fuir ou de se débarrasser de la vampire qui était à son avantage.
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeLun 10 Mar 2014 - 11:06

Une nourriture trop facile à obtenir était fade, selon elle ? Yvia regarda de côté les cadavres qui refroidissaient dans la pièce commune. Oh, certes, pour un Vampire, il s’agissait là d’un immense gâchis, mais elle ne chassait que pour le plaisir que cela lui procurait, et non par nécessité. Et ce n’était pas tant la chasse qui l’excitait, mais plutôt la mise à mort, le seul moment où elle sentait qu’elle tenait le destin d’une personne entre ses mains, que sa seule décision la laisserait vivre, ou l’enverrait dans les bras aimants de la Mort.


« Nous n’avons pas les mêmes goûts, très chère. Tout dépend de comment l’on apprécie la viande, répondit Yvia d’un air taquin. »


La Vampire semblait vouloir la faire partir sur les traces d’une patrouille Alayienne. Ceux-ci se déplaçaient par trois, maintenant, mais arriver à les neutraliser resterait quand même quelque chose d’ardu : ces croisés étaient des soldats professionnels, pas des gardes-champêtres. Les tuer tous les trois serait déjà assez difficile, mais en capturer deux se révélerait autrement plus compliqué. Elle était une Assassine, elle avait été entraîné à tuer, et non pas à faire des prisonniers. Mais soit, elle ferait du mieux qu’elle pourrait, et advienne que pourra. Cependant, si les deux qu’elle devait capturer se montraient trop dangereux pour sa sécurité, elle n’hésiterait pas une seconde.


« Si vous tenez tant à faire des prisonniers, il faudra vous occuper du deuxième pendant que je serai sur le premier. Je ne veux pas laisser un potentiel danger libre de ses mouvements dans mon dos. »


Cela ne lui plairait sans doute pas d’être « commandée », mais si elle tenait absolument à faire deux prisonniers, elle n’aurait pas le choix. Et si elle ne voulait pas, eh bien… Tant pis, seul l’un des trois aurait un court sursis de quelques minutes avant de partir rejoindre ses compagnons.

La salive Vampirique avait un aussi bon goût que dans ses souvenirs, songea Yvia. Certes, ce n’était pas celle d’Adryne, mais ce goût lui avait plus manqué qu’elle n’y aurait cru. Presque malgré elle, Yvia laissa échapper un bref ronronnement, avant de se reprendre, et de se dégager des bras de la Vampiresse qui avait relâché son étreinte.



« Bien, mettons-nous en route, alors. »


Seulement, l’Est était trop grand, et sans aucune information supplémentaire, elle pourrait très bien ne trouver cette patrouille que le lendemain, même si celle-ci venait dans leur direction. Non, elle devait les attirer ici, avec quelque chose d’aussi alléchant que les fleurs pour les abeilles, ou les jeunes vierges pour les vieux pervers. Faisant un signe de tête à son interlocutrice pour lui signifier qu’elle devait sortir de la maison, Yvia s’approcha de la cheminée et, à l’aide d’un tisonnier, fit rouler une bûche enflammée sous la table de bois. Dessus, elle y jeta tout ce qui pouvait servir de combustible et, enfin, elle jeta une jarre d’huile en terre cuite sur le nouveau foyer avant de quitter la demeure à son tour. Rapidement, la maison, dont le toit était en paille sèche, s’enflamma totalement. C’était parfait : cet incendie allait faire venir les Alayiens en quatrième vitesse.


« Bien, allons-nous préparer. Nos chères cibles ne devraient pas tarder à arriver. »
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeMer 12 Mar 2014 - 20:41


L'humaine croyait vraiment que la vampire allait lui laisser tout faire ? Elle serait certainement trop maladroite et blesserait les proies ou même les tuerait sans le vouloir. Non, la vampire avait faim, et elle capturerait sa proie elle même ! Il ne fallait pas non plus qu'elle ne la prenne pour une incompétente ! Ah ces humains ! Au moins l'humaine semblait apprécier le petit jeu que la vampire avait mis en place et se laissa prendre à ce dernier en allant directement mettre le feu à la petite ferme pour attirer les proies !

Bon, ce n'était pas vraiment le meilleurs moyen pour les prendre par surprise car ils seraient certainement prudents, après tout une ferme ne prenait pas feu ainsi sans qu'il n'y ait un problème surtout en ces périodes de conflits ou les bandits pullulaient et ne se gênaient quasiment plus pour piller, tuer et violer tout ce qu'ils pouvaient vu que l'armée impériale était occupée à autre chose que de leur courir après.

"Tu t'occupera juste d’assommer le tient pour qu'il reste tranquille le temps que je te montre."

Les proies finirent par arriver alors que les deux chasseuses les attendaient patiemment depuis un point en retrait. Les trois hommes discutaient encore de comment ils devaient agir, certains proposant de mettre fin à la dite patrouille et d'aller prévenir le commandement que des bandits rôdaient autour de leurs position aux vues des cadavres semés dans la cours, le dernier étant d'avis qu'il était mieux d'aller vérifier s'il n'y avait pas de survivants au cas ou puisque de toute manière les dits bandits étaient certainement partis. A deux voix contre une, ils rebroussèrent chemin, jusqu'à tourner le dos aux deux chasseuses qui n'avaient plus qu'à les cueillir.

La vampire désigna le plus grand pour l'humaine, promettant de se charger des deux autres, incluant celui à l'arbalète. le plan était plus que simple : l'humaine attaquerait en premier, pour s'assurer qu'elle le fasse correctement et la vampire la suivrait. Les humains réagissant au final tous de la même manière, il n'était pas facile de prévoir globalement leurs réactions. Un des soldats crierait, celui à l'arbalète se retournerait dans sa direction et tirerait sur l'agresseur, le troisième se ferait sous le coup de la surprise attraper sans faire d'histoires. Ce serait ainsi la vampire qui se chargerait de ces deux là, plus agile et rapide que l'humaine qui prendrait à revers le troisième homme.

Le plan s'appliqua donc d'une manière très simple, l'humaine s'élança suivie de près par la vampire qui se saisit du premier homme directement à la gorge pour y planter brutalement ses crocs sous son cri de surprise. Devant cette morsure que l'arbalétrier savait fatale visa la vampire qui fit pivoter le corps du premier homme au moment ou ce dernier épaulait l'arme et appuyait sur la détente pour que ce dernier vienne se loger dans la poitrine de la première victime. D'un coup violent elle projeta le corps du premier homme vers le second pour l'empêcher de dégainer, ce dernier déstabilisé eut droit aux coups de grâce placés sous la ceinture avec un coup au niveau des bijoux de famille qui ramena la tête de ce dernier, dans un réflexe masculin, pile à la rencontre du genoux de la vampire qui remontait avec violence au niveau de son front afin de lui offrir un joli voyage au pays des rêves tout frais payés.

Une fois que l'humaine aurait terminé avec le sien, elle passerait aux choses sérieuses de l'apprentissage !
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeSam 22 Mar 2014 - 16:22

Tel un phare dans la nuit, la ferme brûlait, emplissant le silence de la nuit d’un grondement sourd, de bruits de poutres fragilisées cédant sous le poids des murs qu’elles soutenaient jusqu’alors. Les incendies de nuit étaient magnifiques, car c’était comme si un deuxième astre solaire avait vu le jour sur la terre. Les flammes étaient fascinantes : dansant par une volonté qui leur était propre, aucune ne ressemblait à l’autre, mais toutes étaient voraces, ne cessant de se mouvoir que lorsque tout était consumé.

Tandis que les Alayiens discutaient de la marche à suivre, au vu de ce qu’ils venaient de découvrir, Yvia détaillait leur équipement, et cherchait un point faible dans leur amure de verre noire. Cachées dans les fourrées comme elles l’étaient, les deux femmes, aussi silencieuses que les ombres, étaient quasi-indétectables, à moins que ne leur prennent subitement l’envie de fouiller les buissons et les bosquets les entourant. Mais bien qu’ils devaient s’en méfier, y sentant sans doute la présence de bandits et autres hors-la-loi, ils ne s’en approchèrent pas. Tant mieux.

Le plus grand des patrouilleurs était sa cible, aussi, lorsque le moment d’agir fut venu, Yvia sortit de l’endroit où elle était cachée et se jeta dessus. Aussitôt, les trois envahisseurs se tournèrent dans sa direction et sortirent leurs armes, mais c’était sans compter sur Veren qui la secondait dans son dos. L’homme portait un estramaçon de verre noir. Une arme lourde et encombrante, donc, qui le désavantagerait dans un combat quasiment au corps-à-corps. L’Assassine dégaina ses deux dagues à lame de diamants, deux magnifiques armes ouvragées et au tranchant irréprochable, et s’approcha de sa cible en évitant les mouvements de sa lame. Elle ne pouvait pas perdre de temps dans ce combat, car une lutte qui durait la désavantagerait. Aussi, preste comme un lynx, Yvia vint-elle quasiment se coller contre l’armure de son adversaire. Levant ses armes, elle planta leur pointe dans les yeux de l’homme, passant par la visière, et se dégagea en reculant. L’Alayien hurla de douleur, et déstabilisé par la soudaine perte de sa vue, fit un large mouvement d’épée, laquelle lui échappa des mains et vint se ficher dans le sol. Passant dans son dos, elle le poussa de l’épaule tout en le faisant trébucher et, lorsqu’il fut au sol, lui retira son casque. Le soldat s’ébroua, tenta de l’attraper de ses poings gantés, mais Yvia les évita aisément. Combattre un nouvel aveugle… Quelle facilité. Saisissant le heaume à deux mains, l’Assassine l’abattit violemment sur le crâne de l’homme, réduisant ainsi à néant – sans mauvais jeu de mots – ses cris de colère.

Un regard en arrière lui montra que Veren avait liquidé elle aussi ses deux cibles. Posant la main sur son cou, Yvia s’assura que le pouls du sien était toujours présent et, une fois qu’elle l’eût senti, lui retira les gants et lui brisa les poignets. N’ayant pas de cordes pour l’attacher, elle se débrouillait avec les moyens du bord. Du reste, au vu du bruit qu’avait fait son crâne lorsqu’elle lui avait assené un coup de casque, il ne risquait pas de s’éveiller de sitôt.



« Tirons les cadavres dans les buissons, nous ne devons pas prendre le risque qu’une autre patrouille tombe dessus cette nuit. »


Ce soir, les Alayiens venaient de perdre trois hommes de plus. Yvia avait involontairement participé à l’effort de guerre Impérial. Belle ironie quand on songeait que ces derniers la tenaient comme une criminelle qu’ils abattraient à vue si elle le leur permettait. Et voilà qu’elle les aidait. Enfin, comme on disait : « Un Assassin tue pour l’argent, non pour la patrie ». Ou peut-être ne le disait-on pas. Peu importait.

Lorsque le troisième corps, celui qui était encore vivant, fut également apporté dans leur petite cachette entre les arbres, Yvia regarda Veren. L’on y était enfin, le moment où elle allait boire directement à la source, profitant de la pression cardiaque. Cela serait sa première fois. A son âge, elle aurait à nouveau la joie de faire une expérience. Se passant la langue sur les canines, Yvia déclara :



« Je crains de ne pas avoir les dents assez aiguisées pour pénétrer son cou de ma bouche. Dois-je lui trancher la gorge comme je l’ai fait de ces paysans ? »
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeDim 23 Mar 2014 - 17:31


Elle lança un regard noir à l'humaine lorsque cette dernière abima plus que de raison sa proie, la maltraitant plus que de raison sachant que si elle l’assommait correctement il n'y avait pas besoin de tant la malmener. Certes il mourrait, mais la gastronomie n'était-elle pas de se repaitre de plats correctement présentés ? Une fois les corps mis dans un endroit bien plus discret l'humaine s'enquit de savoir comment elle pourrait faire sans avoir des crocs tout aussi tranchants que ceux de la vampire.

Délicatement elle passa sa main le long du menton de l'humaine, comme pour la guider vers sa proie mais également la rassurer. Elle l'incita par le mouvement à s'accroupir aux côtés de la proie, puis d'un geste doux elle dégagea la gorge de ce dernier.

"Il faut être douce, si tu l'abimes trop son cœur sera bien moins généreux." dit-elle doucement en constatant l'état de la proie. "Prépare toi."

Elle s'était délicatement approchée du cou de la victime, incitant ainsi l'humaine à faire de même pour pouvoir rapidement prendre le relai. Elle passa ensuite ses doigts pour lui montrer ou elle allait mordre lui indiquant par ailleurs qu'il s'agissait du meilleurs endroit. Beaucoup de novices mordaient avec imprécision et faisaient se perdre trop de sang par méconnaissance. Puis doucement elle planta ses crocs dans la gorge de la victime, avalant quelques gorgées comme pour gouter; d'un geste doux elle invita l'humaine à prendre le relai, lui faisant partager par la même occasion le sang qu'elle avait au bord des lèvres et le venin qu'elle avait laissé dans sa proie. Cette dernière se changerait si elles la laisseraient faire.

Les marques étaient nettes et sans bavures contrairement à la plupart de celles faites par ses congénères qui mordaient bien trop fort pour un flot de sang plus important mais beaucoup plus irrégulier, ne leur permettant ainsi pas de profiter.

Une fois que l'humaine aurait sa bouche tout contre la gorge de l'homme elle l'encouragerait simplement en lui caressant les cheveux pour les premières gorgées, comme le ferait une mère attentive pour son enfant qui apprend à marcher. Puis elle s'occuperait ensuite de son repas qu'elle finirait certainement avant que l'humaine n'ait plus rien à avaler. Bien entendu cette dernière serait "rassasiée" ou plutôt lassée, bien ce qui laisserait un petit bonus à la vampire.
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeJeu 27 Mar 2014 - 16:26

L’Alayien inconscient, allongé devant eux, semblait assoupi. On aurait en effet pu le croire endormi, n’eût été ce filet de sang qui lui coulait du crâne, depuis l’endroit où le casque était rentré en contact avec sa tête. D’en voir un d’aussi près, qui ne risquait pas de la tuer dans les secondes qui venaient, Yvia pensa qu’ils n’étaient après tout que des Hommes comme les Impériaux, ni meilleurs, ni plus mauvais. Les Alayiens étaient aussi savoureux à tuer que les Armandéens ; l’Assassine n’avait en effet ressenti aucune différence quant au plaisir ressenti. Quel était donc leur tort ? Etaient-ce parce qu’ils suivaient un Esprit différent ? Qu’était le Néant, hormis un Esprit renégat ? Elle qui servait la Mort ne se souciait guère des Frères de celui-ci. Aussi ne se souciait-elle pas de quel camp remporterait la victoire, encore que… Encore qu’elle ne savait pas quelle serait la politique des Alayiens à l’égard de sa Guilde, si ceux-ci venaient à vaincre l’Empire.


« Qu’est-ce qui différencie ces Alayiens des Humains d’Armanda ? Est-ce la soif de conquête qui les a menés en ces terres, ou bien fuyaient-ils un quelconque fléau ? »


Yvia secoua doucement sa tête, afin d’en chasser ces pensées parasites. Ce n’était pas le moment de philosopher sur les tenants et les aboutissants de cette guerre. C’était le travail des politiciens et des militaires, pas le sien. Acquiesçant à ce que lui demandait la Vampire, Yvia s’agenouilla de manière confortable, enlevant le caillou qui s’était logé sous son genou. Lorsqu’elle mordit, il lui sembla presque entendre le son des crocs pénétrant la chair, et deux trous alignés se révélèrent lorsque sa « tutrice » releva la tête, l’invitant à la remplacer.

L’inconnue n’avait pas menti. Le sang chaud lui arrivait directement sur la langue, sans qu’elle ait besoin de pomper et d’aspirer comme elle l’avait fait sur les cadavres précédents. Le goût fut tout d’abord un peu amer, ce qu’Yvia soupçonna comme étant celui du venin vampirique, mais rapidement, celui-ci s’estompa et fut remplacé par celui, plus ferreux et sucré, du sang lui-même. Eût-elle été un chat, Yvia aurait ronronné à la perfection de bonheur, celui-ci d’autant plus intense que la main dans ses cheveux lui donnait des frissons, et ceux-là n’étaient pas dus à la peur.

Cependant, ayant déjà bu du sang un peu plus d’une heure auparavant, et n’ayant pas l’habitude d’en ingurgiter de telles quantités en une seule fois, Yvia se sentit rapidement pleine, et préféra s’arrêter plutôt que pécher par gourmandise. Avalant sa dernière gorgée de sang, l’Assassine quitta la gorge de l’homme qui respirait de plus en plus lentement, la mort venant lentement le cueillir, et regarda Veren. Prise d’un élan subit, Yvia vint déposer ses lèvres contre celles de cette dernière, y laissant une marque sanglante, et lui chuchota à l’oreille, non sans être remontée en lui frôlant la joue.



« Vous aviez raison, cette sensation de recevoir des jets de sang dans la bouche est… Onirique. »
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeSam 5 Avr 2014 - 14:46


L'humaine essayait de se poser des questions sur les motivations des proies. C'était typiquement humain... Un coup l'on décidait que les congénères étaient justes bon à tuer sans raison, un autre on se posait des questions inutiles avant d'agir. Au moins pour les vampires les choses étaient bien plus simples : Tu es plus faible, tu es une proie, je te bouffe. Voilà à quoi se résumait la relation. Certains pouvaient être curieux et apprendre à connaitre leur proie pour mieux la savourer, mais cela restait tout de même l'exception sauf quand ces derniers envisageaient de changer la dite proie en un prédateur nocturne.

L'humaine se laissa conquérir par la méthode de la vampire, après tout c'était difficile de ne pas l'être ! Elle égorgeait sa proie qui finissait pas mourir vidée de son sang pour essayer de récupérer quelques restes. Tandis que là, la totalité était là. Il n'y avait pas de pertes et c'était bien plus propre. Certes, la mâchoire humaine ne pouvait pas percer la peau aussi facilement que celle des vampires qui en prime avaient des crocs tranchants adaptés à cette besogne prédatrice, mais elle avait toujours d'autres moyens et la vampire comptait bien lui montrer.

Et encore, elle ne ressentait pas tout et son palet d'humaine ne lui permettait pas de ressentir toutes les saveurs et arômes du sang des victimes. Chacune avait son gout lié à ses origines et il n'était pas dur de comparer ceci à un bon vin qui peut révéler ses arômes ou même les perdre en vieillissant, dépendant de l'endroit ou il avait vieillit et de la terre l'ayant vu pousser. Certains préparaient ensuite leurs vins de manières différentes et il en était pareil pour le sang, le partager à même la bouche humaine pour le mélanger à la salive y donner une autre saveur, tout comme à celle de l'un de ses congénères et parfois il n'était pas rare de gouter à même la gorge d'un humain en train de renaitre pour profiter de son sang alors que le venin faisait son effet sur ce dernier.
Cette dernière se laissa prendre par l'excitation que la vampire avait emmené tout le long de leur rencontre, emmenant ses lèvres contre les siennes y déposant un mélange de sang et de salive humaine que la vampire lécha doucement alors que l'humaine lui chuchotait à l'oreille de son léger souffle chaud et vivant incitant ainsi la vampire à aller plus loin.

"Et tu n'as encore rien vu." chuchota-t-elle à son tour alors que son visage revenait vers celle de l'humaine.

Délicatement elle ramena ses lèvres que le coin de celles de l'humaine pour les arrêter toutes proches, tellement proche qu'elle avait juste à les bouger pour qu'elles finissent par rentrer en contact avec ces dernières en les effleurant. Sa main droite s'était délicatement décalée vers le cou de l'humaine, la caressant du bout des doigts d'un geste vertical, qui remontait jusqu'à la base de la nuque. Sa main gauche, beaucoup plus discrète s'était frayée un passage le long du corps de l'humaine distillant irrégulièrement de douces et tendres caresses sur le corps de celle-ci

"Il te manque encore toutes les saveurs."

Quelles saveur lui manquait-elle ? Celle du sang ou celle qui allait suivre, emmenée par les gestes doux de la vampire qui ne faisaient qu'accentuer l'appel charnel des corps ? Elle laissait l'humaine faire le premier pas, tout du moins le pas suivant aux vues de cet appel soutenu qu'elle distillait le long du corps de cette dernière. Elle la laissait maitre des évènements, ou tout du moins c'était plus ou moins ce qu'elle essayait de faire transparaitre car les choses étaient bel et bien dirigée dans ce sens par ses mains de maitre dans le domaine. Elle savait ou les envoyer pour obtenir certaines réactions et ne se gênait pas pour le faire car après tout sa prédation était toute basée la dessus.
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeDim 13 Avr 2014 - 15:45

Les barrières tombaient les unes après les autres, tandis que la frénésie du sang s’emparait d’elle. Tuer avait toujours eu cet effet sur elle, bien que l’intensité varie parfois, suivant les cas, suivant les meurtres. Oui, le sang avait le don de la transformer pour quelques instants. Elle ne se sentait jamais aussi vivante que lorsqu’elle prenait, paradoxalement, la vie à un pauvre hère, qu’elle fût un nom sur un contrat, ou tout simplement, comme cette famille de fermiers, un malchanceux qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Ou peut-être pas. Peut-être ses victimes devraient-elles rendre grâce à celle qui les avait tuées, pour leur avoir permis de quitter ce monde si dur et si impitoyable. Enfin, ceci dit, quelle que puisse être la considération que les cadavres qui parsemaient son chemin de vie avaient pour elle, Yvia s’en moquait comme l’ombre d’une guigne.

La main dans son dos, dans sa nuque, éveillait sur sa peau de délicieux frissons, qui hérissèrent chaque centimètre carré de son épiderme, le rendant un court instant extraordinairement sensible, multipliant chaque sensation physique, la portant ainsi vers les nues. N’y tenant plus, Yvia acheva de tourner la tête, et embrassa la Vampire. Un peu de sang coula de la commissure de ses lèvres, et se répandit sur leurs mentons, glissant, coulant, jusqu’à atteindre l’extrémité de celui-ci. Une perle couleur rubis se forma, puis se décrocha, et chuta jusqu’au sol, rejoignant l’herbe déjà imbibée de liquide vermeil. L’autre main qui l’enserrait la faisait se tendre comme la corde d’un arc, prête à bondir, prête à partir. Quittant ses lèvres avec un dernier coup de langue, capturant ainsi un peu de grenat sur la pointe de celle-ci, Yvia plongea son regard dans celui de la Vampire.



« Ma bouche est déjà emplie de délicieuses saveurs, mon nez d’attirantes odeurs, … Tout mon être en est empli, et cette soirée est riche en saveurs, oui-da. Que ne puis-je aspirer plus de sang, que ne puis-je passer outre ce sentiment de satiété. »


Et sur ces mots, Yvia lança ses mains à la rencontre du corps de la Vampire, faisant fi de tout le reste, de ce qui les entourait, du danger d’être découvertes par une potentielle patrouille qui les auraient surprises dans leurs macabres jeux. Car macabres, oui, ils l’étaient, tandis que leurs mains couraient réciproquement sur le corps de l’autre, au beau milieu d’une herbe écarlate, à côté de trois cadavres dont un vidé de son sang. Pour un observateur extérieur, le fort érotisme de ce qui se déroulait découlait justement de ce mélange de désir et de mort, de ces tabous brisés dont les éclats étaient répandus autour d’elles.


« Laisse-moi te montrer à mon tour quelque chose, chuchota-t-elle. Laisse-moi t’emmener dans un ciel de douceurs. »



[HRP : Petit message, je m'en excuse, mais j'arrive à bout d'inspiration pour le rp ^^" Je te propose de conclure, surtout que l'on n'aurait pas pu continuer sans passer dans du -16 Razz Donc voilà, si tu veux conclure ou non, fais comme tu le souhaites Smile]
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MessageSujet: Re: Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Des Lèvres au Goût de Sang TERMINE Icon_minitimeVen 25 Avr 2014 - 23:39


L'humaine s'était laissée portée par ce syndrome de l'excitation du sang et même si elle n'était pas une vampire, les meurtres et le sang semblaient appeler les mêmes instincts chez cette dernière ou tout du moins quelque chose ayant un résultat similaire ce qui devait au final la rendre pire qu'une vampire au niveau de sa psychés. Mais ça, la vampire n'en avait que faire. Elle avait entre les mains un être quasi parfait qui une fois devenu un vampire serait certainement presque aussi gourmande qu'elle avec un potentiel énorme pour profiter comme il se doit du sang que l'humanité avait à leur offrir. Ainsi les mains de l'humaine se détachèrent de leurs tabous habituels pour venir se promener sur le corps de la vampire, faisant fit de leur différence pour une langoureuse étreinte dans ce jeu macabre sanglant qui pour la vampire était tout sauf dérangeant.

Les mots, les gestes et une douceur quasi-sans nom qui juraient avec le barbare et l'inhumain de cette situation plus que dérangeante sauf pour les deux femmes, les mains expertes de l'humain tentant de gagner le concours contre celles de la vampire, tentant de les surpasser dans ce qu'elles pouvaient lui emmener. Un concours entre une prostituée prédatrice et une assassine humaine qui essayait de se mettre au même niveau.

La vampire réussit à emmener sa proie exactement ou elle le voulait, pour lui faire presque perdre la conscience de ce qu'il se passait sous les sensations et enfin obtenir ce qu'elle désirait depuis le début de cette rencontre. D'un bref mouvement de doigt de sa main droite, alors que la gauche continuait sans relâche sa tâche précédente, la vampire ouvrir une légère blessure au cou de cette dernière pour y accoler ses lèvres et enfin déguster ce sang durement préparé et aux arômes indéfinissables caractéristique d'un mélange de plaisir et de cette légère douleur causée par la blessure. A ce stade, la proie était fin prête à être changée, mais il était certainement trop tôt pour cette dernière afin qu'elle ne profite réellement de ses futurs crocs. Non, elle devait se perfectionner dans l'art de la chasse avant. Un dernier souffle vint conclure la rencontre entre les lèvres de la vampire et la gorge de l'humaine au bord de la perte de connaissance. Seuls quelques mots furent les adieux.

"Tu es presque parfaite et la prochaine fois, je te permettrai de le devenir."

Elle lui avait doucement glissé ces mots à l'oreille alors qu'elle la laissait à son sort, récupérer doucement ses forces et quitter cet endroit sanglant. Elle n'avait même pas pris la peine de finir son alayien, le laissant à l'humaine pour se nourrir.

"Je te laisse ma proie pour te nourrir. Profite en bien." conclut-elle d'une voir douce et presque enchanteresse.

Elle ne laissa pas à cette dernière l'opportunité d'y réagir, disparaissant pour de bon dans les ténèbres de la nuit, la laissant seule avec la proie. Certainement qu'elle observerait cette compagne d'un soir prendre son second repas dans une sorte de plaisir vampirique de contempler une sorte de création.
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