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Au fond de la foret se cache une maison en pain d'epice... [LIBRE] [An 1, Fin de l'été]

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Ninna Galliang
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MessageSujet: Au fond de la foret se cache une maison en pain d'epice... [LIBRE] [An 1, Fin de l'été] Jeu 14 Nov 2013 - 20:07

Des jours, ou peut-être bien des semaines, ou plus, Ninna avait perdu la notion du temps depuis qu'ils étaient arrivés dans ces vieux bois des batistrel... Bien plus longtemps encore qu'ils n'avaient quitter la capital de Gloria, leur maison... La nostalgie s'était trés vite emparée de la pourtant réputée inébranlable guerrière, et elle avait de plus en plus de mal à camoufler les gros soupirs qui soulevaient sa poitrine de plus en plus souvent. Mais cet exil, elle l'avait choisie, ce qui n'était pas le cas d'Esmelda, et pour elle, Ninna se devait de rester forte, afin que sa princesse puisse toujours pouvoir s'appuyer sur son amie sans crainte de la voir faillir.

Mais il fallait l'avouer, le pays manquait vraiment à la demoiselle, bien plus qu'elle ne l'aurait cru, elle qui était partie en affirmant que, de toute maniére, sa maison serait partout ou Esme irait... De plus, outre le côté sentimental qui venait la torturer de façon si surprenante, le côté militaire reprenait vite le dessus : elle ne connaissait pas ses terres, ni ses habitants, elle n'était pas dans les rues de Gloria qu'elle connaissait comme sa poche, elle ne pouvait pas se deplacer les yeux fermés comme dans le palais imperial non, les moindres recoins de ce pays lui demeurés mysterieux et inquietant. A chaques instants, elle se demandait : et si on nous attaquait ici, quel chemin serait le plus sûr pour Esme? Si il fallait la ramener au plus vite auprés d'un guerisseur, quelle route serait la plus courte ?
Cette incertitude la tuait et elle ne pouvait pas explorer de fond en comble ces forêts qui, plus elle tentait d'en voir le bout, plus elle semblait sans fin et insondable! De quoi lui causer des nuits blanches!

Et puis surtout, à peine avait-elle commencer à se faire à la demeure des elfes que déjà il fallait repartir pour une nouvelle destination, et cette fois ils n'étaient pas seul non, même des vampires se balladaient nonchalement dans les bois sombres de la Rhapsodie ! Et la trêve, Ninna n'y croyait nullement. Elle connaissait bien les differentes races qui se cottoyaient toutes au nom d'une même cause, et elle s'attendait à chaque instant à ce que la situation explose et que les accords ne tiennent pas un seul instant de plus que lorsque la menace exterieure serait écartée...

Une fois de plus donc, elle se mit en tête de partir à la decouverte du domaine, sa princesse en securité avec son amant et Ninna ne pouvant plus rester en place, elle s'était élancée droit devant elle. Elle avait repérée au loin une tour, apparement un observatoire mais on lui avait refusé l'accés... Bien dommage, une tour offrant une si bonne vue des alentours aurait été parfaite! Au lieu de ça, la voilà qui dehambulait dans un bois, avec pour seule compagnie le bruit des feuilles chantant dans les arbres, son épée frottant de temps à autre contre son armure, et le craquement des petites branches sous ses pas.
Elle ne pouvait le nier, ses espaces naturels étaient magnifiques, mais ce n'était pas chez elle. Il n'y avait cependant pas de signe particulier d'une civilisation ou d'une autre, rien qui ne pourrait lui donner le sentiment qu'elle n'était pas la bienvenue, mais cet étrange frisson qui lui parcourait l'échine en se demandant quel genre d'êtres pouvaient bien arpenter ces étranges bois...

Sans se laisser demonter, elle avança jusqu'à trouver un arbre qui pourrait peut-être lui donner un point de vue d'ensemble, mais elle avait peu d'espoir : comme partout chez les elfes, les arbres étaient toufus et semblés former comme un dôme au dessus de la foret. Elle était au milieu de son ascension lorsque son oreille perçut un bruissement qui n'avait rien de naturel : il y avait quelqu'un non loin. Hasard? Simple coïncidence? Ou était-elle suivit? Si c'était pour sa princesse qu'elle avait était pisté, ils seraient bien deçut... Elle se posta, en equilibre parfait sur une branche, attendant que l'intrus montre le bout de son nez....






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MessageSujet: Re: Au fond de la foret se cache une maison en pain d'epice... [LIBRE] [An 1, Fin de l'été] Jeu 14 Nov 2013 - 22:21

La vie dans ce qu'elle avait de plus fastueux. L'herbe ondoyante sous la brise, les milliards de feuilles et de pétales frissonnants, masse vivante et sereine, témoins du sommeil paisible de la Terre. Au creux des arbres, des écureuils gambergeaient en toute insouciance. Les oiseaux dansaient entre les branches, pépiant par centaines à l'abri des regards. Pourtant, sous la chape de verdure, une éclat détonnait dans ce paysage idyllique.
La note dissonante à la mélopée des bois se matérialisa sous la forme d'une immense armure sombre, figure improbable aux allures funestes. Le souffle de son passage, inaudible, faisait taire les habitants des bois, pétrifiés par cette vision d'outre tombe, seule comme un vieil artefact oublié au cœur du bois baptistral. D'où venait cette erreur de la nature ?
Le métal, son corps. La glace, son âme. Le feu ? Sa passion. La nuit son seul tombeau. La solitude, sa seule compagne. Qu'avait donc ce jour brillant pour attirer l'insecte terrible en dehors de sa tanière ?
Car de vampires, il y avait peu le jour, beaucoup la nuit. Or en ce coin ci à cette heure, il n'y en avait qu'un, loin des siens, éparpillés aux gré de leurs destinées aussi obscures qu'incertaines.
L'ombre haute et fine marchait d'un pas lent et souple à travers les arbres. Et sur son passage, lentement, le silence s'étendait comme un manteau de brume invisible.

L'ombre d'un dragon en vol passa. Un souffle vint soulever les pans de l'armure. Althaïa redressa la tête. Où était-on ? La silhouette de l'Observatoire lui fit froncer un sourcil. Encore. Toujours.
Aurait-on tourné indéfiniment en tous sens que l'on en revenait toujours au même point. Ses doigts pianotèrent d'agacement sur le dos de son gantelet.
L'infini recommencement. Maudit !


Un éclat doré au loin. La vue d'Althaïa s'ajusta instantanément. Un mouvement fugace, puis, plus rien. Reprenant sa lente marche, la mante ignora l'odeur qui embaumait dans les environs : humain. Nul n'ignorait que la délégation des sang-chaud était enfin parvenue au domaine, et leur parfum délicat de chair palpitante se promenait sans aucune pudeur en chaque recoin du bois. Ce qui avait le don d'agacer prodigieusement les gardes vampiriques lors de leur ronde autour du sanctuaire. Et avait achever d'exaspérer la Dame en armure, au point de s'être éloignée jusqu'aux confins du domaine. Mais, même là, l'un d'eux avait trouvé le moyen de s'y trouver. Ou tout du moins très récemment.
Des traces de pas. L'intérêt d'Althaïa s'éveilla de quelques degrés. Ainsi, un individu de la jeune race se trouvait à proximité. Elle devrait donc continuer plus avant pour retrouver sa solitude. L'attraction maladive du sanctuaire des étoiles se faisait déjà sentir. Si elle s'en approchait... Non. La pensée claqua comme une porte blindée, enfermant l'idée sans retour.
Ses pas n'avaient pas ralenti pour autant, et en quelques mètres, l'odeur s'était faite enivrante. Ses iris blanches s'ouvrirent en grand. Proche... si proche !
Les traces de pas bifurquaient vers la droite, mais...
D'un haussement de sourcil quelque peu ironique, Althaïa suivit du regard le chemin emprunté... terminé de façon pour le moins incongrue. À plus d'une dizaine de mètres, les empreintes s'arrêtaient net au pied d'un arbre au feuillage dense. Et, au beau milieu d'un bouquet de feuilles bien vertes, un humain se tenait là, plié, aux aguets.
Ou plutôt, à en juger par la coiffure surmontant l'armure étincelante, une humaine.
Du fond de son esprit indifférent, monta une réflexion qui fit se craqueler la gangue de glace : la petite humaine avait de ces positions improbables, persuadée d'être discrète au possible, se délectant certainement de voir sans être vue. Abandonnant sa démarche furtive, elle s'avança légèrement pour observer l'inconnue. L'herbe crissa sous ses pieds armés. La situation avait quelque chose de... de... ?
Althaïa vit ressurgir le mot.
Comique.
Et pour la première fois depuis des siècles, Althaïa émit ce qui ressemblait, de loin, à un rire. Un son grave, froid, mais bel et bien un rire...
« Eh bien, par l'Ygg-Chall ! Aurions-nous su plus tôt que les humains poussaient dans les arbres, que nous les aurions cultivé par milliers, au lieu de gambader aux quatre coins des plaines... La sève en serait devenu un nectar aussi prisé que l'eau de rose bleue. »
Les mains dans le dos, elle pivota légèrement, observant avec envie la demoiselle haut-perchée à la façon d'un rossignol sur sa branche, avant de se détourner et continuer nonchalamment son chemin.
« Le soleil et la pluie pourraient vous donner des branches à la place des bras, et des tiges à la place des doigts, si vous ne descendiez de ce perchoir d'ici quelques années. »
Elle s'éloigna d'un léger ricanement qui résonnait encore des accents dissonants de sa voix désincarnée.
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Ninna Galliang
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MessageSujet: Re: Au fond de la foret se cache une maison en pain d'epice... [LIBRE] [An 1, Fin de l'été] Ven 15 Nov 2013 - 14:41

Les pas semblaient se rapprocher, sans se présser, la jeune femme tentant d'identifier la démarche: elle raisonnait d'un pas sûr, confiant, lourd, rien à voir avec un elfe en deplacement non, mais il y avait quelque chose de néanmoins plus gracieux qu'un humain. Ses cheveux se dressérent sur sa nuque : vampire....
Dans tout ce domaine, dans l'immensitée de la forêt, avec tous les représentants de toutes les nations qui traînaient dans le coin, pourquoi la jeune femme semblait-elle attirer les pires d'entre eux? Entre les elfes ronchons et les vampires arrogants, n'y avait-il personne de sympathique ici? Et sa crainte ne tarda pas à se confirmer rapidement:

En restant sur ses gardes, elle vit une silhouette se détacher des arbres verdoyant, de façon tranchante d'ailleurs. Si Ninna ne se fondait pas vraiment dans le decord avec son armure, alors l'iconnu qui s'avançait vers elle dénotait totalement avec l'environnement si doux et naturel : tel un bloc d'armure, Ninna ne pouvait même pas voir son visage, simplement évaluer la carrure qui lui semblait imposante, rodée à l'art de la guerre et familière avec la mort... Bref, Ninna pouvait facilement en conclure que cette compagnie ne donnerait rien de bon!

Une voix feminine résona dans le casque du vampire, se moquant ouvertement d'elle. Cherchait-elle la provocation? Avait-elle envie de voir le sang couler dans ses bois sacrés? Ca ne serait pas étonnant, mais toutes les deux savaient trés bien qu'aucune d'elles ne pouvaient se permettre de declencher une bagarre, aussi Ninna ravala sa salive amére avec ses reflexions et s'assise plus confortablement sur sa branche, les jambes croisées à l'indienne, en regardant cette empécheuse de tourner en rond s'éloigner. Bon débaras!
Mais le ricannement qui s'échappa d'elle vint chatouiller le coeur de Ninna comme des ongles sur un tableau... C'était plus fort qu'elle, il fallait que ça sorte:

"Whoua... "dit-elle d'un ton faussement consterné. "Avec l'éternité devant soi, j'aurais pensé que les vampires auraient eut l'occasion de travailler un peu plus la qualité de leurs blagues! J'ai pourtant connu des vampires capable d'être facilement plus drôle et spirituel que ça! Mais ça n'est apparement pas donner à tout le monde..." acheva-t-elle en s'adossant un peu plus au tronc, croisant ses bras derrière sa nuque et levant les yeux au ciel comme si les branches avaient soudain un plus grand interêt à offrir que le vampire qui lui avait tourné les talons.

Au moins, elle pouvait se feliciter d'être restée polie et d'avoir garder un minimum de sang-froid !Mais ça avait libéré Ninna d'un grand poids sur la poitrine ! Avec un peu de chance, l'autre ne se formaliserait pas plus et continuerait sa route tel quel, et la jeune femme pourrait continuer son exploration tranquillement, en esperant croiser des personnes un peu plus sociable!






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MessageSujet: Re: Au fond de la foret se cache une maison en pain d'epice... [LIBRE] [An 1, Fin de l'été] Ven 15 Nov 2013 - 19:57

Les humains étaient de ces créatures étranges dont le destin aimait s'enticher, histoire de briser les cercles monotones des éternels en peine qui arpentaient ce monde aux couleurs de plus en plus sombres. De petites taches colorées qui, par leur multitude, finiraient par former un kaléidoscope de couleurs éclatantes.

Durant des siècles, ils n'avaient été que des proies, tant de celles qui hurlaient à s'en fendre la gorge que de celles qui sortaient piques et hallebardes du haut de leurs muscles saillants en grondant comme des fauves. Rares étaient ceux qui avaient tenté de discuter au demeurant. Excepté quelques uns plus éclairés, peut-être. Un mage, une fois, qui, un instant, avait essayer sincèrement de la tirer de sa solitude en échangeant quelques mots d'esprit. Il avait trépassé comme bien d'autre, mais son mérite avait marqué Althaïa, qui, ce jour, avait, contrairement à d'autres sombres, donné une autre dimension à la race humaine. Non plus un simple gibier.
Du mépris ? Certes. Au moins autant que celui des dragons sauvages à l'égard des races bipèdes... à la différence qu'Althaïa avait compris très tôt tout le profit qu'elle pouvait tirer de ces fragiles êtres dont les plus forts rivalisaient à peine avec les plus faibles des sombres. Leur puissance était réelle, mais d'une tout autre nature.
Alors que l'arbre habité disparaissait derrière d'autres, la voix faussement assurée de l'humaine aux côtes dorées résonna à travers le feuillage.

Althaïa s'arrêta. Le jeune oisillon que voilà ! Sa verve lui rappelait bien ce jeune vampire aux dents longues, qui, du haut de ses deux cents ans, se targuait de narguer les anciens en leur faisant la morale sur leur maîtrise plus qu'approximative des manières nobles. C'était un autre temps et un autre lieu, pour que le fier paon finisse crucifié sur un mur anonyme par une main un peu leste. Les siens avaient une fâcheuse tendance à ne pas apprécier que l'on se moque d'eux ou, pis, de leurs compétences. Fort heureusement au demeurant, bien qu'elle l'ignore, la vampire qui se tenait droite comme un i entre deux arbres n' avait cure de l'attaque verbale. La susceptibilité était bien un défaut qui ne lui saillait pas. Qui n'a rien à cacher ne dissimule que la vérité. Qui la trouve se surprend lui-même.
Susceptible... Peut-être l'avait-elle été un jour ? Sa mémoire n'était pas si bonne, et les souvenirs de sa non-vie s'accumulaient comme les livres antiques des bibliothèques baptistrales. À la différence que nul ne pourrait jamais venir y faire l'inventaire et tout remettre en ordre... Aussi loin qu'elle se souvienne, son seul sentiment envers les jeux qui animaient les âmes était un mélange bizarre de profonde lassitude et d'indifférence rêveuse. Qu'avaient-ils donc tous à se mêler des sentiments des uns des autres ? Que pouvait donc bien faire « aimer », « « s'amuser », ou « se lier d'amitié » ? Ils tournaient en rond dans le vide plutôt que de s'intéresser aux vrais choses. Le monde avait tant de choses à révéler, que se noyer dans les considérations sociales était une perte de temps ! Elle considéra l'humaine qui se prélassait comme un chat, s'étirant doucement, dans une position des plus provocatrices.
Oh, elle n'avait pas eu besoin de beaucoup de mots pour obtenir ce qu'elle voulait : savoir à quel type de bipède elle avait à faire, et si cette curieuse femme acrobate avait dans les veines la même inconscience que la plupart des siens. Althaïa se surprit presque à aimer le ton méprisant de l'humaine : égaux à eux-mêmes. Cependant d'une prudence sage. Femme est toujours mieux parée que l'homme pour la défense, lui soufflait son totem triomphant. Le serment baptistral y était-il pour beaucoup dans la tension qui avait bloqué les muscles des jambes promptes à se déplier pour faire front ? Quoi qu'il en soit, le félin resta joyeusement sur sa branche.

Son regard s'était machinalement attardé sur l'armure de l'humaine, et son regard expert avait déceler les failles, si reconnaissables, des produits forgés par la main des hommes. Ainsi, celle-ci était guerrière impériale ? La bataille de Feusacré avait vu nombre de ces cuirasses, flambeau solaire aux couleurs prisées de l'Empire, dessinant des lignes rutilantes sur les plaines. Au moins, celle-là paraissait intacte, preuve de l'habileté – ou de la chance – de sa propriétaire. La vielle forgeronne pensa une seconde à sa vénérable forge aux tréfonds du monde, scellée, peut-être à jamais. Quel gâchis. Mieux valait oublier cela pour l'instant...
La voix murmurante se glissa au travers des bois, trainante et morne. Althaïa laissa un fil de magie porter ses paroles en arrière, comme un vent léger susurrant des psalmodies d'un autre monde.
« Les siècles font sur nous ce que fait l'eau sur la roche, petit oisillon au large bec. Garde toi bien de provoquer mes semblables d'une si bête façon, car d'autres plus jeunes que moi n'auront pas à coeur de tolérer une si douce folie de ta part, aussi brillant soit l'éclat du métal qui te protège. »

Elle avisa une clairière baignée par le soleil. Contournant le bosquet d'où elle venait, elle prit le chemin du sanctuaire de la Terre et longea silencieusement l'ombre des arbres.
« Ton cœur est à mes oreilles ce qu'un tambour de guerre est aux tiennes. Ta parole est pour nous une invitation exquise. Sache-le. »

Trouvant un recoin plus sombre au sol couvert de mousse, la Dame en armure s'assit au creux d'un arbre. Elle détacha le livre de sa lourde ceinture, et, faisant apparaître une plume dans sa main droite, commença à rédiger une note qui lui venait à l'esprit.
Sa mer intérieure avait à présent la même forme que son environnement immédiat : une plaine limpide.
Finalement, l'éternité n'était pas si désagréable à l'air libre.
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MessageSujet: Re: Au fond de la foret se cache une maison en pain d'epice... [LIBRE] [An 1, Fin de l'été]

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