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La Bête et la Bête {Pv Silarae}

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MessageSujet: La Bête et la Bête {Pv Silarae} La Bête et la Bête {Pv Silarae} Icon_minitimeDim 28 Juil 2013 - 23:34


    Verith avait certainement conscience mieux que quiconque de la teneur du sentiment suintant dans ses veines depuis de longues journées : la colère. Il la connaissait, l’effleurait, l’idolâtrait parfois, la susurrait, la hurlait, l’enviait, sans jamais pourtant posséder le cœur et la force pour la maîtriser. Toutes les déclinaisons de ce sentiment étaient connues de lui : la rage, la haine, la rancune, etc. et ce jour-là, alors que le couperet qu’était la mort de Cymbor n’était tombé que depuis peu, la haine semblait la plus significative et caractéristique de son trouble. Ce « depuis peu » tenait dans la vision du temps des dragons. En réalité, plusieurs semaines s’étaient écoulées depuis cette cruelle annonce. Semaines qui, visiblement, n’avaient fait qu’accroître l’ire habitant l’âme du dragon rouge. Il semblait errer jour et nuit dans cette ardeur sauvage qu’était sa colère, rougeoyante comme un brasier et putride comme le plus capiteux des remugles. Cet univers était le sien, et pourtant, malgré toutes ces années, il n’était jamais parvenu à le maîtriser, ni même à le comprendre un tantinet soit peu. Cette affirmation le dégoûtait plus que tout autre chose.

    Durant ces temps troubles pour Verith, le malheur restait aussi au rendez-vous pour Armanda. Le continent était peu à peu conquit par un peuple inconnu du dragon rouge, et terriblement puissant : les Alayiens. Ces êtres implacables et dévastateurs assiégeaient peu à peu toutes les contrées d’Armanda, et même un dragon nouvellement arrivé comme Verith ne pouvait qu’être alerté par cela, et ne pouvait que s’en rendre compte. Ses semaines d’errance n’avaient toutefois pas permis au dragon rouge d’acquérir de plus amples informations, et cette incertitude, cette inconscience vis-à-vis du véritable danger planant sur Armanda ne plaisait guère à Verith, qui détestait ne pas comprendre et ne pas connaître ses ennemis. Car oui, les Alayiens restaient bel et bien des ennemis pour les dragons. Pourtant, au plus profond de son être, le reptile rouge ne pouvait s’empêcher d’être attiré par la puissance de ce peuple nouveau. Un pouvoir d’une telle ampleur lui serait utile pour élever les dragons au-dessus des Armandéens et asseoir son joug sur ce continent. Ces pensées restaient cela dit bien inconscientes, étant donné que la puissance alayienne nuirait avant tout à son être.

    Durant ces semaines mouvementées, Verith n’avait pas fait qu’errer sans but. Au contraire. Dans un premier temps, assoiffé de vengeance et désireux de retrouver l’assassin de Cymbor, il l’avait traqué, et avait tenté tant bien que mal de glaner quelques informations de-ci, de-là, avec l’espoir d’en apprendre plus sur la mort de son frère. Mais son antipathie vis-à-vis des Armandéens ne l’avait pas mené bien loin. Très vite, il avait cessé ses recherches infructueuses pour se concentrer sur ses véritables désirs. Tuer. Résumer ainsi, ce dessein pouvait sembler bien abrupt, mais tel était la seule et unique envie de Verith pour apaiser sa colère grandissante. Le dragon rouge, ayant longtemps erré, s’était retrouvé au cœur des plaines de l’Est, et s’en était alors pris aux pauvres hameaux disséminés dans cette région. Aveuglé par sa colère, il avait commis des carnages pouvant s’élever hautement dans la notation de l’horreur. Il apparaissait tel une ombre, une ombre rouge, et disparaissait aussi promptement. Sa furie ravageuse semblait hors de contrôle. Verith n’avait jamais réellement connu Cymbor. Instinctivement, de manière innée, il se sentait pourtant incroyablement proche de lui. Et, raison bien plus obscure, sa mort donnait enfin la possibilité à Verith de se venger des Armandéens bien plus ouvertement.

    Ainsi, alors que le soleil se levait à l’horizon, Verith en restait là dans ses réflexions. Il pensait à Skade, à sa dispute avec Estelen, accessoirement aux dangereuses menaces planant sur Armanda, quelque peu à Lyroë, dont il aurait aimé apprendre plus de choses pour comprendre quel lien intangible l’unissait à Cymbor, autrefois… un tantinet soit peu à Klaus, aussi, se demandant simplement où il pouvait se trouver à l’heure qui l’était, et quel avait été son choix, lui si indépendant et fier, dans cette guerre infâme. Et puis subitement, éreinté par la fatigue accumulée ces derniers jours, Verith se posa lourdement au cœur des plaines, ne prenant pas garde aux potentiels ennemis traqueurs alentours. L’épuisement était plus fort que ce genre de préventions « futiles ». Il laissa donc choir son imposante carcasse sur le sol, et les premiers rayons du soleil vinrent iriser ses écailles d’un rouge profond. Les quelques cicatrices de son arrivée pour ainsi dire brutale sur Armanda (cf. le nez dans une falaise) luirent posément sous l’astre de la journée. L’horizon commençait déjà à frétiller, silencieux, et la chaleur balaya la tiédeur de la nuit. Verith abaissa involontairement ses lourdes paupières écailleuses, et ses yeux d’or disparurent, happés par un sommeil sans nom.

    Le dragon rouge fut tiré de son repos –amplement mérité- par un bruissement lointain ; une ondulation sonore parvenant jusqu’à ses oreilles, grâce à son ouïe développée. Verith aurait percé le secret de ce crissement incertain entre mille : le vol d’un de ses confrères dragon. D’après les récitals de sa mère, leur race était sensée être presque éteinte sur Armanda. Alors pourquoi un de ses congénères ici ? N’était-ce pas là un hasard des plus étonnants ? Se redressant péniblement sur ses pattes, Verith s’ébroua, encore engourdi par une torpeur rêveuse, avant de tenter de déduire la provenance du vol. Ce dernier n’était plus très loin, les ondes provenant de l’Est. Intrigué et désireux de retrouver l’un des siens sur ces terres hostiles, Verith n’en garda pas moins son masque impassible, presque froid, et la colère palpitait toujours dans ses veines. Peut-être que la venue d’un autre dragon réussirait à lui redonner consistance et à chasser quelque peu cette rage ? Enfin, l’inconnue, qui se trouvait être une jeune et jolie dragonne, apparut au-dessus de Verith. Ses écailles restaient d’un blanc immaculé, et cette pureté argentée sur sa peau laissa le dragon rouge quelque peu pantois. Il se reprit rapidement. Levant le museau vers le ciel, ses yeux d’or croisèrent ceux, identiques, de la jeune dragonne.
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La Bête et la Bête {Pv Silarae}

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