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Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE

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MessageSujet: Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE Dim 28 Juil 2013 - 17:36


La colère couvait dans ses yeux pâles comme une flamme à l'igné terrible tandis qu'il promenait son regard sur la plaine devant lui. Près de lui, ses capitaines restaient raides et nerveux, certainement tout aussi indignés que lui-même de l'état déplorable de l'empire. Depuis le passage de la frontière d'Elena en catastrophe, il ne décolérait plus, mais bénissait sa présence d'esprit d'avoir envoyé des éclaireurs. Ses cavaliers avaient repérés la masse de l'armée Alayienne à temps pour empêcher les troupes Nordique de télescoper leur route et la leurs... Même avec ses presque dix mille hommes, Il ne faisait pas le poids contre ces assaillants venus d'ailleurs. Déjà malmenés par la traversée certes rapide du désert par le nord pour étrécir la durée de la chevauchée au travers des sables, ils avaient été contraint de faire demi tour et de longer la frontière entre l'empire et Esfelia pour rester le plus loin possible des envahisseurs, et avaient ensuite contourné la région de Gloria pour la prendre par le sud et les plaines de l'est.
Mais il fallait dire que cette manœuvre en catastrophe était également dû à l'effet de surprise qu'avait eut l'invasion... Ils étaient partis de Glacern presque deux mois et demi auparavant, avaient voyagé au travers des montagnes, et venaient à peine de quitter les côtes lorsqu'eux mettait le siège à Elena. Beaucoup avaient voulut tenter de briser le siège de la ville, et lui-même en était, mais ils n'avaient tout simplement pas les forces pour cela en l'état des choses. Il valait mieux attendre de rallier les troupes restantes de l'empire avant cela. Et de toute façon, Elena n'était pas la plus sensible de leurs proies... Il y avait Gloria, séjour de la famille royale, capitale de l'Empire. Et il était a parier qu'elle était dans le même état qu'Elena, pour leurs plus grand désespoir. Il n'y avait aucun moyen de communiquer avec les résistants, pour le moment, et il ne voulait de toute façon pas dévoiler leur présence, alors qu'ils avaient tous fait pour rester discret, s'égaillant en petites bandes comme de simples reîtres, des troupes mobiles, indépendantes et organisées avançant selon un rythme précis, tout en restant vague quand à la limite de leur zone de cheminement. Pas plus de quatre ou cinq, et aucunes pertes jusque là... tout allait bien.

Lui et sa compagnie avaient avancés, poussant l'audace jusqu'à chevaucher en vue de la capitale, pour prendre la mesure du siège et des possibilités. Leurs nombre était toujours imposant et problématique, même amputé d'une partie de leurs armée près d'Elena. Après une observation méticuleuse, ils en étaient tous arrivés à la conclusion qu'il y avait là le double de leur propre force, voir un peu plus. Ils avaient l'avantage de la cavalerie, et plus d'une fois le seigneur loup s'était trouvé soulagé de constater que le choix des siens de ne pas se reposer sur la magie s'avérait payant. Ils auraient au moins la satisfaction d'être à armes égales avec leurs ennemi sur ce sujet. Non... seul le nombre et les pouvoirs de leurs généraux le laissait préoccupé. Ça et le sort de ceux se trouvant dans la ville... Si les envahisseurs se comportaient comme ils le faisaient en campagne, alors il y avait plus que des préoccupations à avoir. Ils avaient beau sembler plus prompte à apprécier, si tant est que le mot soit juste, les humains, ils ne les traitaient pas mieux pour autant, et la simple idée de laisser l'empire qu'il servait aux mains de ces barbares l'indignait et l'emplissait d'une colère sans nom... Mais il ne pouvait se résoudre à y faire quoi que ce soit pour l'instant, il n'en avait pas les moyens. Attendre, aussi terrible que cette solution semble, était la seule appropriée... Attendre et Apprendre, le bon moment arriverait un jour ou l'autre, et il aurait alors la possibilité d'agir. Jusque là cependant, il fallait garder l'épée prête et à portée de main.  

Soupirant de dépit, il resserra la bride de son destrier de guerre qui renâcla et donna l'ordre aux autres de faire machine arrière. Lèvres scellées comme à son habitude, il les laissa disparaître dans la forêt et resta, lui, en lisière, caressant la noirceur de l'armée ennemie d'un regard orageux. Il n'avait pas l'intention de rester trop longtemps en ces lieux, mais s'éloigner de leurs objectif était un crève cœur difficilement supportable pour un homme dont la patience n'avait rien de légendaire. Plus que de la simple frustration, il souffrait que son royaume dû supporter tout cela pour la simple raison qu'il était encore affin de la magie... Si seulement le reste des humains avait eut la même philosophie que son propre peuple, tout cela ne serait pas advenu. Mais avec des si, on refaisait le monde... ça ne servait à rien. Encore une fois, ce serait à eux de mourir pour l'inconséquence des autres, à eux de se sacrifier pour que des indésirables et des moins que rien survivent. Il avait l'habitude. Le devoir, toujours le devoir... L'homme juste était celui qui accomplissait son devoir, le rebelle et l'indigne celui qui le rejetait. Voilà comment cela fonctionnait. La fierté de sa maison était son sens de l'honneur et du devoir. Et ils en souffraient. Un cercle sans fin. Il ne voulait pas que ses enfants vivent ainsi. C'était pour cela, entre autre chose, qu'il était si ambitieux... Gagner le trône de l'Empire, se faire roi, et instaurer de nouvelles règles. Le rejet de la magie, entre autre chose, mais également une meilleur justice... une véritable justice en vérité. Et pas un simple et répugnant succédané laissant à tous le loisir de jouir des faiblesses d'une administration corrompue.  

Mais c'était s'égarer que de réfléchir à tout cela en l'instant. Il n'y avait aucun besoin de le faire. Tournant finalement bride il s'enfonça dans le bois, bien décidé à rejoindre ses cavaliers sur la vieille route. Ils ne pouvaient rester là plus longtemps, prenant déjà trop de risques. Ses capitaines étaient partis en avance, restait simplement deux hommes de sa maison, lui servant de gardes bien qu'il n'en ai guère besoin. Il les rejoignit au pas et s'apprêtait à donner l'ordre de retrait lorsque les trois montures manquèrent les désarçonner, piétinant et hennissant comme à la présence d'un vampire. Instantanément sur leurs gardes, les trois hommes dégainèrent leurs armes et firent front face à la direction dont la tension venait. Quelque chose approchait qu'ils n'avaient de toute évidence pas le temps d'éviter....  


Dernière édition par Havard Svenn le Sam 17 Aoû 2013 - 19:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE Dim 28 Juil 2013 - 19:35

Les Gloriens baignaient dans le chaos le plus complet. Le chaos, la pureté même. Sans fondement, sans base, contrairement à l'anarchie. Leur ennemi devenait de plus en plus faible, comme le lièvre qui tente désespérément d'échapper au loup. Il court sans même penser s'arrêter, espérant ainsi s'en tirer, et au moment où ne s'y attend pas, le prédateur surgit et lui brise la nuque d'un coup de mâchoire. C'était là le destin de tout Armanda. Le continent allait expier cette magie infecte et embrasser leur cause, d'une manière, ou d'une autre... Quant à Lyra, elle espérait bien que ses adversaires lui résistent. Il n'y a aucun plaisir à la chasse si le lièvre s'offre de lui même. Non... avant de goûter le sang, il fallait le désirer, il fallait le sentir battre dans les veines de sa proies avant d'y mordre à pleine dent et de s'y abreuver. Ô oui...La général allait se régaler de tout ce sang qu'elle ferait couler...Mais pour l'heure, l'ennui le plus totale la traversait. Sous les ordres d'Aldakin, elle assistait, les bras croisé, à la lente agonie de la ville. L'assaut était pour elle d'une morne lenteur. L'attaque était orchestré afin de réduire les pertes au sein de l'armée alayienne au minimum et que la ville finisse étouffé sous la pluie des projectiles lancés  des trébuchets et des catapultes. Ce n'était pas là son style, mais pas du tout. Son frère complexifiait toujours tout. Une attaque bien mené aurait eu tôt fait de raser la capitale, mais heureusement pour ses ennemis, ce n'était pas elle qui décidait des stratégies militaires à long terme.

Afin de couper court à son ennui, elle supervisait elle-même la surveillance du secteur, afin de pouvoir sanctionner à vu le moindre geste de rébellion dans les villages. La terreur qu'elle inspirait à ces minables gueux les décourageaient totalement de résister et empêchait du même coup la moindre tentative d'instauration d'une quelconque milice. Les déserteur étaient également traqué, puis pendu au milieu du village à titre d'exemple. C'était en laissant vivre une fourmi qu'on se retrouvait avec une fourmilière, mais heureusement pour l'armée alayienne, la pitié ne faisait pas partie du vocabulaire de Lyra. Cette dernière, à fleur de peau comme à son habitude, s'entrainait au lancé non loin de sa tente afin de tenter de taire le volcan qui sommeillait en elle. Aldakin était le mieux placé des trois généraux pour être le meneur, Dradrok et elle en avaient décidé ainsi, mais maintenant, elle devait continuer de suivre son choix. Cela la pesait, mais le fait de savoir qu'elle accomplissait la volonté de l'Unique suffisait à lui permettre de se contrôler...Au minimum... Avec un bruit sec, l'un des poignard en verre noir de la général venait de se planter dans le crane de l'une de ses cibles. Six hommes avaient tenter de saboter un trébuchet, et six hommes étaient ligoté à des poteaux devant elle. Il n'en restait plus qu'un de vivant, pleurant à en emplir un lac, tremblant de peur et de désespoir. Toute cette terreur qui émanait de lui, cela devenait enivrant pour l'Alayienne. Elle fit signe à l'un de ses gardes et ce dernier alla récupérer ses poignards sur le cadavre. Calmement, presque nonchalamment, elle se dirigea vers le survivant, un jeune homme, peut-être âgé d'une vingtaine d'années tout au plus... Encore un chiot sans sa mère. Elle lui prit le visage d'une main et plongea son regard vide dans les yeux brun de son prisonnier.

-Je n'aime pas que l'on brise mes jouets...Ce qui est à moi est aussi au Grand esprit du Néant...

-Général!

Lyra se retourna brusquement. Elle haïssait se faire interrompre, mais ses soldats savaient à qui ils avaient à faire. Si ce minable n'avait rien d'intéressant à dire, il en paierai le prix lourd pou l'avoir ainsi dérangé.

-Parle!

-La patrouille à aperçu du mouvement, près de la lisière de la forêt qui borde la ville. quelques hommes, tout au plus. Nous n'en savons pas plus. Doit-on envoyer une division les intercepter, général?

Lyra reporta son attention sur sa victime. elle approcha sa bouche de son oreille et lui murmura:

-Va, raconte au autres larves ce qui leur arrivera s'ils osent défier le Néant à nouveau...

Elle se retourna et se dirigea vers le messager. Au passage, elle prit ses poignards des mains du garde en lui ordonnant de libérer le captif. Il était bien plus plaisant de le voir ramper à ses pieds que de le tuer à toutes hâtes avant de quitter le campement.

-Qu'on m'apporte mon cheval. Je veux mon escorte habituel. Ouvre la voie, soldat...

En quelque secondes à peine, dix hommes avaient enfourché leurs montures et l'avaient rejoint. Dix cavaliers armés chacun d'arbalètes et d'une épée courte. C'était un groupe qu'elle avait elle-même créé, une escorte personnelle répondant à tout ses critère. Des sacs à viandes fidèles qui n'hésiteraient pas à mourir pour le Néant, ou pour elle. Elle monta elle même son destrier et le groupe partie en suivant le messager. En déplacement rapide, elle était toujours ceinte de son escorte, mais en trot et à la marche, elle prenait la tête, avec seulement un homme sur chacun de ses flancs. Elle n'était pas une vulgaire princesse, faible et matérielle, elle était une général du Néant, une guerrière d'élite. Elle pouvait facilement massacrer n'importe quel adversaire qui se présenterait à elle. Le problème restait les embuscades et la fourberie. Son armure en verre noir et le pouvoir du Néant étaient puissant, mais elle n'était pas immortelle, elle le savait très bien.

Elle déboucha finalement sur une route de terre, tranchant la forêt en deux par la même occasion. Le soldat en tête ralentie soudainement et Lyra comprit pourquoi lorsqu'elle le rejoint à sa hauteur. Trois hommes se tenait au milieux de la route, épée dégainé. Ils les avaient entendu arrivé, c'était évident. D'un geste de la main, l'escorte ralentie puis stoppa. Ses gardes formèrent aussitôt un mur sur chacun de ses flancs, paré à toutes éventualités. Trois cavaliers à terre... Ce serait beaucoup trop facile de les abattre ainsi... Elle venait de se débarrasser de son dernier jouet, alors c'était une heureuse coïncidence qu'elles en retrouve ainsi trois au milieu de la route... Ils avaient l'air costauds, et grand, plus que les humains de la région. Des étranger donc, ici, en plein siège? La général n'était pas dupe, des hommes armés en zone de guerre étaient à tout coup des soldats, et elle raffolait des soldats. Elle mit un pied à terre et fut imité par la moitié de sa troupe. L'autre, comme à leur habitude, restaient sur leurs chevaux, prêts à réagir rapidement à la moindre agression. Lyra avança vers les trois colosses. Étonnement, le seul homme a qui elle attribuait pareil taille était son frère d'arme Dradrok. Peut-être ces hommes venaient-ils du même endroit que l'ancien propriétaire du corps de son camarade? Ses hommes l'encadraient, sans même qu'elle n'eu à souffler d'ordre. Ils avaient bien plus peur d'elle que de n'importe qu'elle ennemi, ce qui était parfait pour elle. Elle dégaina l'une de ses deux épées en verre noir et tonna en direction de ses futurs cibles:

-À genou devant le Néant, larves! Un pas et vous irez rejoindre vos ancêtres...

Les guerriers étaient rarement le genre d'homme à se rendre facilement. C'est exactement ce que Lyra espérait. À la moindre réaction de leur part, elle tuerait les deux petits et garderait le plus gros, celui du centre. Par son accoutrement et son arme, il semblait être le meneur de se trio. Il serait intéressant de savoir comment ce dernier criait...
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MessageSujet: Re: Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE Lun 29 Juil 2013 - 19:46


Campés sur leurs montures, ils attendaient. Les destriers s'étaient calmés rapidement, habitués aux batailles contre les créatures de la nuit. On ne les élevait pas spécialement pour la guerre sans raison, ils étaient les meilleurs destriers de tout l'empire humain. De magnifiques bêtes en parfaite symbiose avec leur unique maître. Aussi, hommes et bêtes faisaient front sur la route, pas décidés à s'égailler comme une vulgaire volaille. Il fallait bien plus qu'un pressentiment pour impressionner pareil guerriers. Quoi qu'il devait arriver, ils ne périraient pas en cette journée, c'était tout vu. Aussi, en voyant enfin apparaître leurs adversaires, ils n'eurent pas même le plus petit tressaillement. Et pourtant il y avait de quoi s'en faire, à voir l'aisance avec laquelle on les avait repérés. Alors certes, ils avaient traînés en prenant volontairement des risques, mais tout de même... et surtout, l'abomination qui s'avançait au centre du cortège devait forcément être un des généraux du Néant, dont ses espions et éclaireurs avaient fait état. Une abomination aux yeux bien noirs, certes, et au dehors de jeune femme Armandéenne... Il ne voulait pas même savoir quelle sorte de magie pouvait exécuter pareille horreur, la répugnance que lui inspirait cette chose, au premier abord, suffisait amplement à lui faire arrêter un avis sur la question. Pourtant, il ne se lança pas à l'assaut de la créature pour l'effacer de la surface de leurs bonne terre, il avait beau être peu patient  et prompte à tirer l'épée, il n'était pas non plus un fou sanguinaire, et il préférait attendre un peu avant de taper sur quelque chose.

D'une part parce qu'il lui fallait soigneusement étudier le rapport de force, deuxièmement parce que cette possible générale l'intéressait au plus haut point. Après tout, de ce qu'ils avaient put apprendre, les fanatiques du Néant avaient des croyances particulières, outre le fait qu'ils rejetaient la domination des esprits de la nature en adorant l'esprit du Néant, on lui avait également rapporté, par le témoignage des rares échappés de l'armée humaine qui s'étaient enfuit et leurs étaient tombés dessus, que les guerriers alayiens étaient des individus ayant renoncés à la magie. En cela, ils étaient des exemples vivants de ses propres théories, et des réclamations de sa famille depuis plusieurs centaines d'années. La magie semblait être, en Armanda, un fluide vital, une condition sine qua non de la survie, et de la vie tout court d'ailleurs, pourtant, si il voulait bien admettre qu'il n'était pas le plus doué en théosophie et cosmogonie, et d'ailleurs ça ne l'intéressait pas vraiment, pas plus que les débats de religion sur les esprits divers et variés.

Il voulait bien croire qu'un fluide nourricier conserve leur continent intact, il avait cependant beaucoup de mal à ne pas rester sceptique quand au rôle de la magie là dedans... car non, pour lui la magie, cette chose que l'on maniait, et que l'on transformait à loisir avec un peu d'entraînement, ne pouvait être à l'origine de la survie du monde. Qu'elle soit issu d'un fluide énergisant pourquoi pas, mais la magie était un art tout ce qu'il y avait de moins naturel, destiné à l'usage des bipèdes et des dragons. Que de petites choses comme eux puissent contrôler l'énergie qui permettait au monde de fonctionner paraissait complètement aberrant, et profondément ubuesque... Il avait beau avoir beaucoup d'estime pour son peuple, ils restaient ce qu'ils étaient, des humains, ni des forces de la nature, ni des super prédateurs... Ils n'avaient aucun contrôle des montagnes et des océans, mais ils avaient l'intelligence, ils parvenaient à s'adapter, à combattre les éléments, et à survivre quoi qu'il arrive. Et cela, c'était leurs forces. Leurs qualités. Des choses qu'ils pouvaient défendre, dont ils pouvaient être fiers. Et des choses qui permettaient de construire leur race dans son entièreté....

La magie n'avait rien à voir avec eux, mais la capacité des hommes à se battre pieds à pieds, cotes, à cotes, ça... c'était la véritable force. Une force qu'il garderait jusqu'au bout, et une force qui le poussait en avant. La force qui le faisait tenir debout, droit et fier, alors que dix hommes venaient à eux, menaçant... et c'était  cette force également qui lui donnait la certitude qu'il ne mourrait pas ici. Ce n'étaient là que dix hommes, de simples hommes, parfois des gringalets... Cela faisait des années qu'il traquait des vampires, qu'il les tuait, des êtres bien plus puissants que de simples hommes. Il avait l'habitude de se battre, était né pour tuer, peut-être n'avait il point vu de guerre ouverte, sur un de ces champs de bataille d'un passé aussi obscure que soit disant glorieux, mais il menait une guerre froide et silencieuse contre les forces d'outre-tombe depuis déjà assez longtemps pour savoir ce qu'était le goût des larmes et du sang.

Et assez longtemps pour ne pas être impressionné par ce genre de détachement, ou par des menaces d'ailleurs. Ces hommes étaient trop lents, trop goures... leurs arbalètes ne serviraient pas dans un affrontement de ce genre. Leurs épées étaient courtes, et vu leurs dégaines, il pariait qu'aucun n'avait la dextérité de ses hommes... déjà les faiblesses de leurs postures et de leur formation se montraient. Et lui ne bougeait toujours pas, insufflant son mépris glacial à ses gardes. Tout comme lui, ils n'étaient pas du genre à se laisser malmener. Et menacer. Son regard pâle détailla l'arme dans la main de son adversaire, une épée de verre noir dont la jumelle reposait toujours au fourreau. Tout comme lui, l'abomination était du genre à ne pas se satisfaire d'une seule arme. En duel, il ne lui aurait laissé aucune chance sous prétexte qu'elle était une femme... ou ces choses avaient-elles réellement un sexe ? Bah... Seul le silence et le sifflement du vent répondit à sa provocation dans un premier temps, tandis qu'il fichait ses prunelles de ciel neigeux dans les yeux noirs, prenant délibérément un pas en avant.

« Je ne me met à genoux devant personne si non le seigneur que je me suis choisit, général du Néant. Et encore doit-il prouver sa valeur et son mérite. Quand à vous... vous n'êtes pas le néant il me semble. Et je tiens à préciser que ce genre d'ordres rhétoriques, vous pouvez vous les garder. Nous savons tout deux que nous ne nous agenouillerons pas devant vous. » Il regarda les fanatiques faces à lui, s'imaginant l'indignation que ses paroles venaient de déclencher. Sans nul doute pensaient-ils que leurs maîtresse allait tenter de lui arracher la tête pour son affront, et lui n'attendait que ça pour le moment. Pourtant, il serait stupide de laisser passer pareille opportunité, il n'aurait peut-être pas d'autres occasions de chercher des renseignements directement de la bouche d'une des têtes pensante adverse. « Vous semblez encline à vous battre, n'attendez donc point. Mais personnellement, puisque je foncerais sus à l'Alayien dans toute autre situation, j'ai bien envie d'en apprendre davantage sur vous... vous... et votre haine de la magie. » Déjà les regards des siens se tournaient vers lui. Et bien quoi ? Il ne démordrait jamais de ses croyances, alors autant voir de quel matériel étaient les leurs. Une lueur prédatrice traversa son regard « à moins que vous ne sachiez prêcher qu'à la pointe de cette magnifique épée.... »
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MessageSujet: Re: Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE Mar 30 Juil 2013 - 6:22

Oui...l'ours du centre était le plus intéressant...C'était d'ailleurs lui qui prit la parole en employant un ton d'une certaine assurance. Cet insecte n'avait pas peur, ce qui ne fit qu'emballer le sang dans le corps de Lyra. Elle pourrait peut-être enfin se battre contre un adversaire possédant un minimum de colonne vertébrale. Elle n'avait pas vraiment eu beaucoup de résistance depuis sa renaissance...Un fermier alcoolique et faiblard, l'assassin arrogant de son frère... Puis la moitié des troupes Armandéennes...Que des vers sans tenus, sans fougue, impuissant face au premier coup d'épée venu... Mais l'homme devant elle semblait être capable d'encaissé plus qu'un seul coup. Un bon gros morceau de viande juste pour elle...

-Tiens ta langue dans ta bouche et les dents bien serrée, sac à viande. Le Néant est partout, il voit tout, et contrairement à vos pathétique Esprits, l'Unique n'a pas peur de châtier les impudents dans ton genre... Je suis le symbole même du pouvoir de l'Unique, car c'est l'Unique qui ma donné vie, et s'Il le désire, c'est de ma main que je briserai la tiennes...

Oui, elle y comptait bien. Qu'ils ne s'agenouillent pas, qu'à cela ne tiennent, ils seront des cibles plus faciles pour les carreaux de ses arbalétriers. Les Armandéens avant sous estimé le pouvoir des Alayien. Celui-ci ne résidait pas dans une minable manipulation d'énergie comme leur magie, non... Leur pouvoir était leur science. Ayant vécu sans magie pendant des siècles, les Alayiens étaient devenus des experts en mathématique, en mécanique et en astronomie. Leur découverte leur avaient permit de créer des bateaux bravant les mers les plus déchaînées, de forger des armes de siège d'une précision et d'une porté inégalable, et également de construire des arbalètes légères, puissantes et précises. Et contrairement à la magie, leur connaissance étaient intarissables, peu importait le lieux où ils posaient les pieds, leur science était leur art et leur salvation. C'était un cadeau livré par le Grand Esprit, qui les avaient délivré de leur dépendance à la magie.

"Vous semblez encline à vous battre, n'attendez donc point. Mais personnellement, puisque je foncerais sus à l'Alayien dans toute autre situation, j'ai bien envie d'en apprendre davantage sur vous... vous... et votre haine de la magie... À moins que vous ne sachiez prêcher qu'à la pointe de cette magnifique épée...."

Ses paroles semblaient entrer en contradiction avec l'avis de ses deux protecteurs, néanmoins, son point était fixer. Il voulait discuter... Était-ce une diversion alors que des renforts arriveraient de partout? Ou est ce que son intérêt était réelle...C'était une question assez difficile, mais Lyra savait comment y répondre. Elle tourna légèrement la tête en direction de ses gardes, sans perdre ses proies des yeux.

-Toi, retourne au campement, informe Aldakin de la situation et revient avec ma seconde escorte. Vous deux, aller patrouiller le secteur, rapportez moi toutes activités suspectes.

Aussitôt les ordres donné, trois des cavaliers brisèrent les rangs et partirent dans deux direction différente. Maintenant que ses arrières étaient protégée, elle pouvait parler. Elle dégaina sa seconde épée et caressa lentement sa joue du plat de la lame en regardant intensément le guerrier devant elle. Les huit autre soldats semblaient un peu nerveux de la voir agir ainsi, ne sachant que trop bien à quoi s'attendre. Leurs arbalètes étaient toujours bien hautes, prête à délivrer une salve mortelle à tout instant.

-Je peux vous dire que vous savez parler aux femmes, sac à viande... Je ne suis que trop ouverte à l'idée d'avoir une petite..."discutions" avec toi...

Elle avait parler d'une voix faussement suave. Elle avait vraiment envie de jouer...Mais Aldakin ne lui pardonnerait jamais d'avoir tué de possible croyant... Elle pourrait garder le gros vivant et la tête des deux autres...ce pourrait être une entente possible avec son chef...

-Tu sembles également avoir bien hâte de balancer ton jouet dans tout les sens, alors pourquoi te retiens-tu? Qu'est ce qui t'intéresse dans la science du Néant? Il nous à donner la Vérité, la seule et unique Vérité. Il nous à délivré de cette drogue qui nous affaiblissait et nous rendait dépendant, cette infecte magie... Il nous a donner la connaissance suprême et nous à permit de nous élever au dessus de tout les autres peuples, des peuples ivres de magie comme il en pousse sur ces terres...

Elle marchait lentement vers lui, elle devait être à cinq mètre du cheval du colosse. Elle pouvait sentir la tension de ses gardes et de ceux de son interlocuteur jusque dans ses veines. Ce stress, ce dérivé de peur qui enivrait son esprit. Ils étaient tous des lâches, et un jour, elle les tueraient tous. Elle baissa l'une de ses épées en longeant sa jambe et leva l'autre en direction du meneur.

-Que désire tu du Néant, sinon une mort lente?
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MessageSujet: Re: Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE Jeu 1 Aoû 2013 - 14:02


Ouh... les débats philosophiques n'étaient vraiment pas son genre. Il devait cependant reconnaître qu'elle avait de l'aplomb. Trop d'hommes fondaient sous son regard de glace sans montrer une once de fierté ; quand aux autres, ses seigneurs d'hiver, ils pliaient l'échine par consentement mutuel. Chaque homme du Nord était un chef et un tueur en son plein droit, chacun avait versé son sang, et combattu bravement, chacun avait montré, qu'ils méritaient plus de respect et d'admiration que le reste de l'empire réunit. Il le sentait, ses gardes désapprouvaient sa conduite, et pourtant ils avaient suffisamment de respect et d'intelligence pour ne pas le désavouer publiquement... Cette affaire se réglerait par la suite, entre eux, et Havard était persuadé qu'ils en viendraient à épouser ses idées. En l'instant cependant, ils restaient silencieux, faisant front avec leurs Seigneur comme une seule troupe, une seule meute de loups. Et lui en aurait presque sourit... presque. Il ne croyait nullement qu'elle pourrait le briser. Elle pourrait sans nul doute être le meilleur combat de sa vie, mais le briser était impossible. Il était les montagnes d'Armanda, la glace et la neige, une tempête couvant dans le cœur de silex qu'ils 'était taillé au travers des épreuves que la vie lui avait fait endurer... et aussi bestiale puisse-t-elle être, elle n'avait pas ce qu'il fallait pour le briser. Le tuer peut-être, mais jamais le briser. Il n'avait que faire de la religion, des esprits... En revanche, si il était impudent d'affirmer ses idéaux et ses valeurs, alors oui sans doute l'était-il, il n'avait jamais caché à personne la façon dont il voyait le monde, et si il n'obligeait personne à voir par ses yeux à lui, il n'en attendait pas moins que les autres ne se plient à ses conditions comme lui pouvait concilier les leurs en une certaine mesure.

Et là, il n'était pas convaincu. Intéressé oui, mais des menaces en l'air n'étaient rien pour lui qui les subissait à longueur de temps... On ne forçait pas les hommes à croire en quelque chose, ils devaient être gagnés à une cause, enthousiasmé, et convaincu par elle, ils devaient y adhérer volontairement, et non par crainte ou obligation, car ce ne serait là que de faux disciples... Et voilà pourquoi il désirait en savoir davantage. Voilà pourquoi il était si curieux de connaître la dogme qu'ils tentaient d'imposer par les armes. Il ne bougea pas d'un iota quand elle ordonna qu'on lui fournis des troupes supplémentaires, pas plus que quand elle parla de ratisser les environs. Ses autres compagnons étaient déjà loin, galopant vers Elena, et il n'avait aucune raison d'afficher la moindre traîtrise. La traîtrise n'était pas l'apanage des hommes du Nord, uniquement le sien, et il avait toujours beaucoup de mal à convaincre les autres d'agir selon ses plans.

L'observant avec une intensité non diminuée, il la regarda approcher, un fantôme de rictus carnassier aux lèvres. Il savait parler aux femmes ? Voilà qui était nouveau, mais il était flatteur de savoir qu'elle consentait à discuter avec lui. La suite fut un véritable triomphe pour lui, à tel point qu'il rompit réellement l'indifférence de son faciès au profit d'un sourire de loup devant une proie juteuse. Il jubilait, réellement et pleinement.... Silencieux cependant, il vida les étriers et descendit à terre, s'avançant vers la femme sombre en décrochant le manche de son organix, la transformant en deux épées jumelles dépourvues de magie. Ironique, qu'ils usent tout deux du même type d'arme. Jouant du tranchant dans l'air, il vint poser la pointe de la lame contre celle, en verre noir, de son interlocutrice, une geste aussi intime que viscéralement sanglante, comme une valse à la pointe de ses outils de mort.

« Vous l'avez dit vous-même. Cette terre est malade de magie. Depuis les anciens temps mon peuple est empoisonné par l'hégémonie elfique et la menace vampirique. Trop longtemps les sylvains nous ont contrôlé au travers de cette magie, se disant plus forts, plus sages, meilleurs... Trop longtemps les sangs froids ont festoyés du sang des miens, usant de magie pour échapper à notre veille. Nous ne cherchons pas à nous améliorer parce que nous suivons leurs voies... ça ne peut pas durer. Les hommes sont des larves...  »

Il pointa un instant sa lame vers l'un des gardes de la général « Regardez. Celui-là s'est enrôlé près d'Elena, rien n'y fait, même maintenant ça transparaît. Est-ce que c'est cela un homme pour vous ? Frêle, faible, sans volonté, sans résistance... il ne me faudrait pas un instant pour en venir à bout. C'est une proie. Avant votre venue, je parie qu'il aspirait à apprendre la magie pour se protéger, négligeant son corps au profit d'un art de tricheurs et de voleurs. Il a beau vous avoir rejoint, il a beau embrasser le néant, il ne sera jamais rien d'autre qu'une vulgaire proie, parce que c'est ainsi qu'il a été élevé. Qu'il le veuille ou non. Un agneau ne devient pas un loup  »

Le souverain mépris de son regard ressemblait à une lame prête à transpercer la chaire du malheureux, avant qu'il ne se tourne de nouveau vers la serviteur du Néant

« Je veux délivrer mon peuple de cette corruption, de ces chaînes qui nous retienne. Je veux faire d'eux un grand peuple, à l'image de mes guerriers. Impuissants ou presque, tous autant qu'ils sont, nous avons tous abandonnés la magie voilà bien longtemps. Mais même ainsi, elle nous empoisonne toujours... elle est toujours là, dans l'air, dans la terre... et ça je ne peux pas le supporter. Être souillé en permanence est un affront. Alors si véritablement votre Néant a le pouvoir de nous en débarrasser, si il y a une vérité, qui nous libérerait là quelque part... je serais plus que ravis de lui prêter attention  »
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MessageSujet: Re: Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE Ven 2 Aoû 2013 - 0:37

Un sourire trancha le visage de son interlocuteur alors que celui-ci débarquait finalement de sa monture pour s'approcher d'elle. Elle regarda, par réflexe plus que par peur, l'arme que le colosse avait choisis de manier. Deux épées, exactement comme les siennes, mais non fait du même précieux matériau. L'arme définissait son utilisateur, c'était là une lois immuable. Les armes comme les lances et les arbalètes étaient manié par les soldats, de la chair à tailler sur le champs de bataille. C'était des armes simple pour des êtres faibles, elle respectait plus l'arc et l'épée, demandant un doigté certain et un entrainement vigoureux. Mais pour la général, rien ne pouvait battre la puissance et l'harmonie de deux épées combinées. Une grâce digne du Néant au milieu des corps morts, tournoyant comme seule les tornades les plus dévastatrice le feraient. Sans retenue, sans poids excédent, l'arme parfaite... Lyra avait vu que peu d'utilisateur de double épées, et le fait d'en avoir un devant lui rendait sa retenue extrêmement difficile. Elle voulait le voir à l'œuvre, elle voulait voir son sang gicler sur ses armes et sur sa peau, elle voulait sentir la puissance des coups lui résonner jusqu'au cœur encore battant dans sa poitrine...

La lame de son interlocuteur vint caresser le verre noir de son épée... La conversation devenait intéressante... Visiblement, l'homme devant elle caressait des idéaux similaires aux siens, mais serait-il un adepte du Néant? Reconnaitrait-il sa toute puissance et sa générosité? Ou serait-il comme tout ces lâches qui vendraient leur âme à qui leur promettrait gloire et puissance? Il désigna l'un de ses soldats comme étant un lâche et Lyra ne put se retenir de sourire à la remarque. Oui...Tout ces hommes n'étaient que des lâches, mais il fallait bien des corps pour accueillir les volés de flèches ennemis... Par contre, un détail agaça soudainement la serviteur du Néant, mais elle y remédierait sous peu... La scène était plus qu'extraordinaire pour quiconque la regarderait de loin. Une petite femme en armure toisait du regard un colosse faisant trois fois sa taille. Et pourtant, ni l'homme, ni la femme ne bronchaient. Ils se regardaient tout deux d'un regard féroce, un regard de prédateur. Il voulait délivrer son peuple...Il était donc roi...ou du moins, un meneur d'une certaine quantité de personnes. Un allié du genre intéresserait certainement son chef. Mais devait-elle vraiment croire en ces mots?

-Le Néant n'a pas besoin de plus d'attention, après tout, le continent en entier regarde ses serviteurs les écraser sans pouvoir y faire quoi que se soit. Le Néant à besoin de foi, il a besoin d'esprit et de corps puissant pour soutenir sa gloire. Mais il lui faut aussi des larves pour éteindre les flammes au péril de leur vie. Servir l'Unique, entendre la Raison et la Vérité n'est pas un cadeau lancé au traitre, ni au faible... Et encore moins au lâche...

avec regret, elle baissa son arme et se retourna vers ses soldats. si l'homme tentait quoi que se soit alors qu'elle avait le dos tourné, il en mourrait. Elle pointa de son épée l'homme désigné précédemment et lui fit signe de venir la rejoindre. Ce dernier arriva, incertain de sa pensé face à cette soudaine attention. Il avait beau possédé les meilleurs armes et la meilleure armure qui soit, elle partageait la réflexion du colosse. Un lâche restait un lâche, peu importait le reste. Elle lui arracha l'arbalètes des mains et la lança vers les autres soldats.

-Dégaine ton épée, soldat...


Sa voix étai remplit d'une violence si crue que l'homme concerner ne sut réagir sur le moment. Il sortie finalement son arme, confus. Lyra se retourna vers son intérêt principal. Il ne l'avait pas attaqué...Peut-être que ses dires étaient empreinte de vérité... Elle n'avait jamais recruté qui que se soit dans les rangs du Néant. Aldakin était l'expert concernant cette matière. De toute façon, si cet homme acceptait de prier le Néant et qu'il le trahissait par la suite, il subirait le pire de tout les châtiment, la punissions par la main même du Néant. Elle se rapprocha du guerrier et posa à nouveau sa lame contre celle du géant. Elle continuait de s'approché... Elle était à l'intérieur du bras du combattant, prête à bloquer un coup devant de l'autre arme de son interlocuteur. Elle susurra à ce dernier.

-Tes mots sont poésies à mes oreilles, sac à viandes...Tue le...Tue le et ensuite, nous parlerons sérieusement...

Si Aldakin jugeait cette homme comme étant digne de rejoindre les rangs du Néant, elle aurait tout son temps pour croisé le fer avec lui. Elle avait déjà échouer dans sa mission de retrouver la Dévoreuse, si elle amenait de puissantes âmes guerrières à vénérer l'Unique, peut-être que ce dernier oublierait sa faute... Sa soif de sang était grande, mais seule sa foi pouvait calmer son envie de bondir sur le colosse, toutes griffes dehors.
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MessageSujet: Re: Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE Mar 6 Aoû 2013 - 15:34


Son choix d'arme avait été un sujet d'étonnement chez les siens plus d'une fois. Il n'était certes pas singulier de voir un guerrier manier deux armes, non seulement parce que l’ambidextrie était forcée à l'enseignement mais également parce que cela augmentait le potentiel de destruction d'un même individu, bien souvent en dépit de ses capacités de défenses, mais même cela pouvait se régler avec la bonne méthode. Lui-même étant aussi adroit à la défense qu'à l'attaque. L'épée cependant était un art noble qui, bien souvent, et que l'on prisait à une seule lame, souvent double d'ailleurs, ou, comme l'épée ancestrale de sa famille, à une main et demi. Des armes destructrices mais lentes, hors pour parvenir à vaincre un vampire sans l'aide de la magie, il fallait être le plus rapide possible. Voilà pourquoi il dérogeait à la règle, sans compter que les deux lames étaient maniables et d'une efficacité vicieuse pour qui parvenait à les dompter. Et il n'avait jamais eut à se plaindre de son choix, surtout quand il pouvait les accoler l'une à l'autre pour reformer son organix, transformant le maniement de ses lames en une tornade d'acier stellaire et froid. Les armes nordiques étaient certaines des meilleurs chez les humains, et leur caresse en entrant dans la chair ne se sentait pas, la douleur ne provenait que du déchirement des chairs, non de l'arme en elle-même... Et cela qu'on use d'une hache, d'une lame ou d'une lance. Même les carreaux des arbalètes étaient bien plus acérés que celle des armes sudistes. Il était fier de ses armes, et s'en servait bien davantage que de la lame de sa famille, dont les enchantements, aussi utiles soient-ils, étaient une source d'inconfort pour lui. Les avoir en main était toujours un plaisir, et pourtant, il n'était pas d'âme belliqueuse au sens le plus strict du terme.

C'était sans nulle doute la raison qui le retenait en cet instant. Il n'était pas un sanguinaire, bien qu'il se montra impitoyable au combat. Il réfléchissait, malgré son manque de patience probant. Quoi qu'on puisse penser de lui, il était roi de l'hiver, seigneur loup, et il savait aussi bien se servir de sa tête que de ses armes lorsqu'il le fallait, et ce même si l'honneur n'était pas son seul maître mot. Cela provenait sans doute de son expérience personnelle, mais il avait finit longtemps auparavant par admettre que, parfois, il fallait se traîner dans la boue, et user de méthodes peu glorieuses, afin de parvenir au meilleur résultat possible. Et n'était-ce pas ce qu'il faisait en l'instant ? Il voulait le meilleur pour son peuple, et si cela signifiait écouter le Néant alors...pourquoi pas. Il la regarda s'éloigner à nouveau sans broncher, tournant finalement ses prunelles glaciales vers ses propres hommes, il échangea avec eux une conversation muette mais pleine de ressentit. Les choses restaient incroyablement étrange en l'instant, et leur développement risquait de l'être encore davantage. Cela ne dura que l'espace d'une seconde, avant que le raclement d'une arme sortant du fourreau de lui fasse à nouveau pivoter la tête vers le centre principal de son attention. L'Elanéen avait sortit son épée, un fait qui apporta une lueur d'autant plus prédatrice aux yeux du maître de Glacern, tandis que la générale revenait vers lui sans qu'il n'ai même tremblait dans la position de la lame, et ce malgré son poids relatif. Il l'observa attentivement, les mots ne causant aucun émois chez lui, ni peur ni angoisse, aucune appréhension. En tout état de cause et malgré l'intérêt qu'il vouait aux Alayiens, ce... gamin, n'était qu'un traître abject ayant renier sa partie et tout ce qui le protégeait de la fureur des siens. Il ne se salirait pas même les mains à faire couler le sang d'un indigne.

Il contourna la Dame du Néant, cette abomination qui l'intéressait tant. Elle n'attaquerait pas, pas encore. Quand à ce pauvre gamin devant lui, il ne faisait pas le poids. Oh ! Il tenta bien de se fendre et de porter un coup, mais dans l'espace temporel qu'il lui fallut pour initier ses gestes, la lame droite du tueur de vampires avait déjà transpercé sa gorge de part en part, l'égorgeant comme un vulgaire porc, sans la moindre dignité. Et pour sa traîtrise, il s'était tout de même arranger pour ne pas le tuer sur le coup. Il gisait au sol, émettant d'horribles gargouillis alors que le sang giclait de sa gorge. Havard l'écouta brièvement avant de le réduire finalement au silence. Deux coups. Un pour tuer, l'autre pour achever. Pas plus, il n'allait pas dépenser inutilement son énergie. Abandonnant le cadavre comme si il ne signifiait rien, son regard vint à nouveau se poser sur son interlocutrice. Il avait largement prouvé ses paroles, qu'aurait put faire une larve comme celle-là contre lui, après les années passées à tenter d'égaler les vampires. Il n'y avait rien de plus à ajouter à la question. Il soupçonnait en revanche la générale d'être un défi bien plus savoureux, et avait même hâte de pouvoir la défier. Qu'il décide finalement de ne pas se joindre à leur foi et l'affrontement arriverait vite, qu'il décide de devenir serviteur du Néant, et il ne perdrait certainement pas une occasion de la prendre comme partenaire de combat. Peut-être qu'alors il aurait l'impression de véritablement se battre.

« Bien... à présent. Parlons sérieusement »

Il rangea ses armes, crissantes en rentrant dans leurs fourreaux, et lança un regard acéré au reste de la bande du Néant, leurs faisant bien comprendre qu'il n'hésiterait pas un instant à les massacrer tous autant qu'ils étaient si vraiment le besoin s'en faisait sentir. Il n'y avait d'intéressant, ici, que cette femme. Si véritablement on appelait cela une femme. Quoi qu'elle fut toutefois elle détenait des secrets qui l'attirait, et il voulait réellement en apprendre plus. Ne serait-ce que pour savoir ce qui s'offrait à lui.

« Dites moi tout »
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MessageSujet: Re: Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE Ven 9 Aoû 2013 - 0:07

Elle s'y attendait...Elle s'attendait à ce qu'il allait arriver à son soldat. Si cela n'avait été que son choix, elle l'aurait tué elle même il y a des jours de cela, mais tel n'était pas la volonté d'Aldakin. Selon ce dernier, elle avait tué beaucoup trop de fidèle à son goût, bien que se ne soit pas l'avis de Lyra. Cependant, elle respectait son frère et elle avait juré à même le Néant de ne pas lui désobéir, alors elle agissait ainsi. Pour basculer sa haine et sa hâte, elle s'occupait des exécutions et des séance de torture. Il était bien moins satisfaisant pour elle d'abattre un ennemis ligoté qu'une vermine en pleine possession de ses moyens. La plaisir de la chasse n'avait pas d'égal. Ainsi, elle fut assez déçu du déroulement de l'exécution, car ce qui venait de se passer devant elle n'était pas un combat, loin de là.

Il rangea ses armes et la général se rapprocha à nouveau de lui. Elle rengaina ses lames noires et fit un léger signe de la main en direction du cadavre au sol. Deux membres de son escorte arrivèrent et balancèrent le cadavre sur le bords de la route. L'armure qu'il portait, en plus de ses armes, se dissipèrent soudainement, comme cela arrivait à chaque fois qu'un fidèle mourrait sur le champ de bataille. Il ne restait du misérable qu'un cadavre ensanglanté et méconnaissable. Son existence n'aura servie qu'à prouver la détermination et l'absence de pitié d'une guerrier lui étant en tout point meilleur. Il n'était maintenant que de la viande livré au charognard, et un mort de plus causé par cette guerre. Lyra tourna la tête vers sa troupe, toujours campé derrière elle. Elle remarqua que ses deux éclaireurs étaient revenu et n'avaient dit mot de ce qu'ils venaient de voir.

-Rentrez au campement

-Mais Gén...

-Rentrez au campement, soldats...

Son ton glacial eu l'effet voulu et les hommes sous son commandement quittèrent prestement les lieux, non sans avoir lancé un regard méfiant à l'encontre des trois hommes qui se tenaient devant leur chef. Lyra était à présent seule face aux autres. au besoin, elle éliminerait les deux autres, mais c'était confirmé, leur chef ne mourrait pas...Pas tout de suite et peut-être pas de sa main.  Elle avait maintenant toute son attention porté sur le colosse. elle tremblait à l'envie de se battre, mais elle savait maintenant qu'elle n'aurait qu'à prendre son mal en patience.

-Le Néant est toujours prêt à accueillir de nouveau servant, mais tu devras te montrer utile à se dernier si tu veux espérer entrer dans les bonne grâces de l'Unique. J'ai passé ma première vie à servir le Maitre et dans cette seconde, je le sert toujours. Ce n'est pas un vulgaire Esprit à qui tu jureras fidélité, mais bien au Premier, à l'Unique. C'est Lui qui fut le premier en ce monde et c'est lui qui y sera à la fin de toute chose. Si tu te joints au Néant, tu apprendras à vivre pour lui, et à mourir si tel est sa volonté...Si tu veux toujours te joindre à nous, alors enfourche ta bête et suit moi, dans le cas contraire...

Elle dégaina rapidement sa lame et l'apposa sur la plaque d'armure qui protégeait le cœur du géant. Elle plongea son regard noir dans les yeux du géant et attendis patiemment sa réponse. Elle la connaissait déjà, mais elle voulait lui faire comprendre qu'à présent, il n'y avait plus de retour en arrière possible. Les traitres n'avaient lieux d'exister dans ses rangs, elle ne tolérait pas que l'on ose cracher sur le don offert par le Grand et tout puissant Néant. Une fois soumis, elle avait l'intention de tester ses capacité. Évidement, s'il était chef, ou roi, il devait avoir des sujet, et si leur roi décidait de joindre le Néant, ses suivants feraient de même. Elle avait besoin d'un lieutenant adéquat et le colosse semblait être un candidat assez intéressant.
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MessageSujet: Re: Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE Lun 12 Aoû 2013 - 22:36


N'importe qui aurait comprit l'issu de cette si courte bataille en les voyant bouger. Ils n'avaient tout simplement rien eut de comparables l'un avec l'autre. Et désormais, son opposant n'était plus qu'un cadavre froid qui gisait, le sang gorgeant la terre de la route de campagne glorienne, comme si de rien n'était. Et effectivement, il ne s'agissait pas de grand chose, pas même pour ses gardes loups qui observaient le cadavre d'un œil froid. Ils ne voyaient certainement là qu'un traître, mais étaient-ils réellement différents, à présent qu'il cherchait lui mettre à se rapprocher de ceux que les Armandéens nommaient les envahisseurs ? C'était à se demander si il ne s'agissait pas là de pure hypocrisie, que de mépriser son pitoyable adversaire mais de lui réserver cette attitude de dévotion inébranlable qui était l'apanage des gardes de sa maison. Peut-être tout simplement parce qu'il était assez proche d'eux, ou trop proche, pour essuyer ce genre de jugements, ou peut-être était-ce simplement là la reconnaissance implicite de ce qu'il pourrait décider pour eux, si ils tentaient de se mettre en travers de sa route. Mais pour le moment cette extrémité semblait évitée, et il y avait fort à parier qu'ils en viendraient à de meilleurs sentiments, tout comme il était certain que les autres seigneurs des grandes maisons rejoindraient son avis sur la question... Havard connaissait bien les siens, et il était persuadé que rien ne viendrait entacher la superbe mécanique de son raisonnement.

Il ne fallait pas mettre la charrue avant les bœufs, pour autant. En l'instant il avait bien autre chose en tête que les possibles arguments qu'avanceraient certains de ses hommes contre une loyauté passée au Néant. Cela, il en avait l'habitude, tout comme il les avait convaincu de durcir la loi martiale en Glacern ou d'attendre avant de venir au secoure de l'Empire. Pour le moment ce qu'il avait en tête, c'était ce que la générale du Néant avait à lui dire de plus sérieux sur la cause qu'elle défendait. Après tout cette pitoyable exécution devait être la clef qui descellerait ses lèvres sur cette fameuse vérité qu'elle vantait, et il s'attendait à recevoir cet... enseignement. Il ne tuait pas pour le plaisir, loin de là, il tuait parce qu'il le fallait, et bien que parfois cette affirmation se montre péremptoire et prompte à ouvrir un débat, notamment en vue des valeurs que Roëric lui avaient inculquées. Plus que celle de sa famille d'ailleurs. Mais il avait depuis longtemps arrêté l'idée que parfois il valait mieux laisser ces valeurs en sommeil si l'on tenait à parvenir à ses fins.. Un choix comme un autre, aussi discutable qu'un autre, mais un choix tout de même. Lui faisant face, il restait silencieux, son visage un masque impassible, mais ses yeux clairs brûlant comme des disques de mercure teintés, leur intensité un témoignage vivant de l'intérêt qu'il portait à tout cela.

A ses mots, il marqua un clignement rapide mais ne dit rien. Il y avait, dans ce qu'elle disait, la marque clair du fanatisme allié à quelque chose de religieux qui, et cela l'aurait sans doute outragée, ressemblait fort à ce que certains adeptes des esprits pouvaient dire. Ce qu'elle disait et ce qu'il apprit encore soulevait de nombreuses questions et problèmes, qu'il n'hésiterait certainement pas à exposer au besoin. Mais en l'instant cela le satisfaisait amplement de connaître tout cela, le reste viendrait bien assez tôt. « Je veux toujours me joindre à vous. Et je tiens avant tout à être convaincu, ce que je ne risquerais pas d'être en restant ici. Je vous suit  » Il la contourna, laissa la lame de verre noire crisser sur son armure pectorale, et remonta en selle, se hissant sur son immense destrier de guerre dont il reprit les rennes. Ses gardes reculèrent légèrement pour l'encadrer, et il attendit de la voir remonter elle-même à cheval avant de la suivre jusqu'au campement des assiégeants, attentif tant à la route qu'ils empruntaient exactement qu'à tout ce qui passait devant ses yeux des forces assaillantes, des armes de sièges, des tactiques et du génie, tout autant que de la qualité des installations diverses.... Jaugeant et critiquant intérieurement en une liste, une vieille habitude du général roué à la guerre. Il était, naturellement, curieux de voir à quoi ressemblait de près l'armée qui avait mit en déroute les forces impériale et tenait en siège deux des trois ' grandes villes '.

Terme surfait puisque c'était elles qui étaient en passe de tomber, alors que Glacern, Althaia et Lyssa tenaient encore, libres et paisibles si tant est qu'on puisse ainsi les qualifier. En apercevant une large baliste, il se fendit d'un rictus de loup, très affectueux de ce genre d'arme et de longue date, pour des raisons connues de sa seule maison. Arrêtant sa monture près de la sienne,  il lui décocha un nouveau regard intense, attendant de savoir ce qu'elle comptait faire sur l'heure. Il se doutait que les généraux du Néant n'allaient pas lui faire prononcer le serment tout de suite, histoire d'être bien certain qu'il était digne de cet honneur et qu'ils ne gaspillaient pas leurs ressources. Et si il refusait, ils le tueraient, c'était donc extrêmement simple. Et pour lui également puisqu'il ne demandait qu'à être instruit et à en voir davantage, même si ses gardes semblaient beaucoup plus réservés que lui à ce sujet. Dans tout les cas il ne reviendrait pas en arrière, il avait bien trop d'intérêt à se trouver là, autant par ses propres convictions que parce que la femme sombre lui avait fait entre voir. Il attendait donc de savoir ce qu'elle avait en tête de lui montrer....    
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MessageSujet: Re: Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE Ven 16 Aoû 2013 - 0:01

Le doux son du métal grinçant remplit l'air à l'approbation du colosse. À chaque seconde, Lyra appréciait d'avantage la facon d'être du géant. Simple, froid, loin de toute les larves de ce continent. Finalement, ca cueillette serait fructueuse...Si bien sûre il était l'homme qu'il semblait être. L'espionnage faisait partie intégrante de la guerre, autre aspect que la général méprisait volontiers. Pour elle, un affrontement était directe, simple, sans artifice ou de trucage. Seul le bruit des lames s'entrechoquant, les cries de guerre, le sang, la sueur et les larmes avaient sa place sur un champ de bataille. C'est aussi une autre raison de la haine de Lyra envers la magie. Faire quelque petit mouvement et terrasser un maitre d'arme qui a passé sa vie à raffiner son art, et tout ca parce qu'il est capable de modifier l'énergie dans l'air, c'était lâche et dégoutant. Mais l'Unique avait remédié à cette inégalité grâce au pouvoir du verre noir. Grace à ce matériau, l'armé du Néant pouvait montrer au monde leur impuissance, leur dépendance à cette drogue sordide...la magie...

Elle remonta en selle et escorta son nouvel invité jusqu'au campement. Les gardes ne dirent rien, mais la général sentait le poid des regard sur elle. Elle se fichait pas mal de l'opinion de ces sacs à viande. En l'absence d'Aldakin, elle avait plein pouvoir, et pas un seul homme ne la contredirait, leur vie en dépendait après tout. Elle mit le pied à terre, aussitôt encerclé par les membre de son escorte. Devant son air, les soldats desserrèrent leur protection afin de laisser un plus grande liberté à leur chef. Cette dernière fit signe au roi de la suivre et elle se dirigea vers la tente de commandement, en occurrence, sa demeure temporaire.

-Tes sacs à puces resteront bien sagement à l'extérieur...

Elle entra sans plus de façon dans l'immense tente. L'intérieur était rudimentaire: un grand lit, un mannequin en bois pour soutenir l'armure de la générale, une grande table où une carte des environs était dessiné et parsemé d'indication en tout genre et un immense coffre au pied du lit.  Le style de vie des Alayiens était exclusivement centré sur le militaire. Bien que les généraux possédaient quelques avantages, comme un meilleur lit, ils en profitaient que très rarement. Ils n'étaient pas devenu les serviteur du Néant pour rien: ils étaient dévoué corps et âme à Sa Cause, et rien ne pourrait changer leur but. Elle récita tout bas une prière au Néant, invoquant du même coup sa puissance.

Ô seul Puissance, Ô toute puissance,
Ta volonté et mienne, tout comme ta colère,
Ce corps n'est miens que par suffisance,
Et pour son utilité éphémère.

Tu es grandiose, tu es l'Unique,
Ta parole est eau et ma foi est vivre,
Néant, poésie au accordance rythmique,
Déchire l'espace et l'être qu'y s'y livre!


Après avoir récité mainte fois tel un murmure cette prière adressé à son Maitre, Lyra empoigna fermement le bras du colosse en le regardant fixement.

-Voici la différence entre votre minable esprit et l'Unique! Voici le pouvoir même de l'Unique!

À ces mots, elle se téléporta presque instantanément en faisant apparaitre un portail sous ses pieds. Ils réapparurent non loin du campement, sur une colline surplombant les environs. De là, ils voyaient tout: Gloria, les formations des Alayiens, les trébuchets à l'œuvre. C'était un lieu fréquemment utilisé par Lyra afin de faire rapidement le survole de la structure de sa division de siège. Elle s'avança vers l'extrémité de la colline et inclina légèrement la tête vers son interlocuteur. Il était très possible qu'il soit déboussoler, ou malade. Les premières téléportations étaient toujours les plus troublantes, surtout pour de vulgaire humain, aussi puissants pouvait-il être. Lyra adorait invoquer la puissance du Néant afin de matérialiser des portails, non pas parce qu'ils accéléraient ses déplacement, mais bien parce qu'elle sentait le touché intime du Néant caresser sa peau. C'était quelques secondes où la présence de l'Unique devenait tellement oppressante que les infidèles pouvaient en rester choqué. C'était là le but de la général: faire gouter à cet énorme sac de viande la puissance de son Maitre.

-Je pourrais te parler du Néant pendant des lunes. Je pourrais chanter sa gloire pendant des siècles, mais c'est seulement en caressant son essence même que l'on peut comprendre réellement l'étendue de sa puissance. Connaitre notre histoire ne te serviras à rien, car pour le moment, tu ne jures que par tes propres intérêts, tes objectifs égoïstes basés sur ta vision déformé de ce monde. Détester la magie, souhaiter son bannissement, ce n'est pas cela qui fera de toi un fidèle... Tu apprendras au fil des jours le réelle sens de la foi envers le Néant.

Elle inspira doucement, savourant encore le frisson de son contacte avec l'Esprit du Néant. Sur le chemin vers le campement, elle avait réfléchit à une idée afin de tester le nouvel arrivant. De plus, cela lui permettrait de rencontrer son frère et du même coup, elle saurait si ce dernier est satisfait ou non. après tout, elle n'était pas la seule à prendre les décision dans cette armée, alors autant laisser le test à un autre.

-Je vais t'envoyer en mission. Le résultat de cette mission tranchera ton acceptation à notre cause. Si tu échoues, tu n'auras pas à te soucier de ce qui se passera par la suite... Mais si tu réussis, tu seras promus au rang de lieutenant et tu seras attitré à ma division. Tu seras sous mes ordres, ainsi que toutes les larves de ton peuple qui décideront de te suivre. Une fois sous la bénédiction du Néant, tu jouiras de nos armes et de nos armures, ainsi que de nos ressources... La mission est relativement très simple: rejoins tes suivant et rends-toi à la lisière de la forêt à l'Ouest de ce continent, cette forêt "elfique". Nos éclaireurs ont signalé beaucoup de mouvement dans le secteur... Une fois sur les lieux, mon frère t'expliquera en détail le but de ta mission... Le Néant sera avertie de ton arrivé... ne déserte pas, sac à viandes, car c'est le pire choix que tu peux faire en ce moment.

Dradrok serait sans doute ravie de tester la capacité de ces nouveaux venus. Lyra connaissait bien sont frère. Un pas de travers et le colosse perdrait sa tête. Elle croisa les bras sur sa poitrine et fixant durement l'homme devant elle. Elle détestait les lâches, encore plus que n'importe quoi d'autre. Elle fondait un certain espoir quant au capacité de ce géant, alors elle espérait ne pas être déçue. S'il échouait, elle lui trancherait elle-même la tête, après lui avoir haché le reste du corps.

-Est-ce bien clair, sac à viande? Lieutenant ou cadavre, le choix est simple...
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MessageSujet: Re: Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE Ven 16 Aoû 2013 - 19:38


Un rictus étira un instant ses lèvres, sardonique, en voyant les gardes avancer et se masser autours de la générale avant de reculer devant la mine de celle-ci. Geste qui forçait le respect. Un véritable chef ne se cachait pas derrière une garde, d'après lui tout du moins. Oh, une garde avait en effet ses qualités, et ses utilités, mais elle ne devait jamais faire perdre sa véritable place au chef de meute, sans quoi il n'avait plus aucune raison d'être le chef. Et un chef lâche avait en générale une vie incroyablement courte, et une fin souvent sordide. C'était l'une de ces leçons que son père de sang lui avait enfoncé dans le crâne dès sa plus tendre enfance et qui ne l'avait pas quitté, même au travers des épreuves et des conflits. C'était toujours cette même rengaine, qui finissait par s'inscrire dans les os, profondément, un retour sempiternel qu'il ne voyait même plus se produire tant il y était habitué... Toujours faire soit-même ce que l'on demandait à ses hommes, saigner avant eux, ne pas fuir le danger, rester droit et indompté même au cœur du combat, de ne jamais perdre son arme... un véritable embrigadement qui fonctionnait diaboliquement bien, mieux valait le reconnaître. Le nier aurait été un signe criant de mauvaise foi, et pire, se couvrir de honte. Autant l'assumer, il ne se voyait guère déroger à ces principes, autant que ses hommes attendaient de lui qu'il les respecte et les diffuses. D'un simple geste, il prouva une fois de plus que son rang n'était pas volé, les deux gardes loups s'arrêtèrent net dans leurs gestes esquissés de le suivre comme les loyaux protecteurs qu'ils étaient. Leurs constances était des plus louables, exemplaires même, aurait-il put dire, mais malvenues en cet instant. Il n'avait besoin d'aucune protection, et n'avait pas l'intention de se battre avec la servante du Néant, pas tout de suite du moins, réservant cela pour de possibles entraînements plus tard. Et pourquoi pas ? Il reconnaissait qu'elle serait un adversaire à sa hauteur, et comptait bien savourer la valse de l'acier en sa compagnie, plus tard... Pour l'instant, il observait avec attention ce qui se déroulait, devant et autours de lui.

Entrant dans la tente à sa suite, il balaya l'intérieur de toile du regard, notant avec précision la place de chaque chose, et s'attarda, naturellement et sans se cacher, sur la carte. N'importe quel capitaine, n'importe quel militaire de rang quelque peu élevé en réalité, s'attacherait davantage à un tel potentiel qu'à un lit ou un coffre, aussi rata-t-il en partie la prière basse de l'Alayienne. Il ne sortit en vérité de sa contemplation qu'en sentant la poigne de la générale sur son bras. Le geste, anodin en lui-même, propulsa une pointe de violence dans sa colonne vertébrale et il tourna sèchement et instinctivement le poignet en une demi seconde, prêt à expulser immédiatement celui ou celle qui avait l'audace d'un geste aussi inattendu à son égard. Il ne se retint qu'en voyant de qui il s'agissait, juste au moment où le vortex s'ouvrait sous leurs pieds. Le monde devint noir un bref moment, alors qu'une sensation fort désagréable l'étreignait, un mélange de tiraillement et de pression importante qui piqua sa peau d'une surprenante façon. Il ne savait pas de quoi il s'agissait exactement, mais il y avait fort à parier qu'il avait eut là l'inexplicable sensation qu'il s'agissait d'une réaction de la malédiction draconique pesant sur lui au contact d'un pouvoir venu du Néant. En touchant de nouveau terre le monde tangua un moment, et il fut prit d'un vertige qu'il fit passer en obstruant sa vue et en se focalisant sur l'assurance de ses pieds contre la terre... et une minute plus tard, il peut bouger sans vaciller. Perturbant, cette façon de voyager, car de toutes évidences, ils avaient effectivement quittés le campement au profit d'une colline avoisinante. De là, le camp se révélait, large et long, et sombre ; ses machines de guerre se découpant dans la lumière comme de sinistres gardiennes. Il rejoignit la servante du Néant sans mot dire, n'ayant guère besoin de parler pour le moment, et l'écouta tout d'abord.

Les mots étaient ceux qu'il avait imaginé, aussi hocha t-il sèchement la tête, n'allant pas se répendre en monologue pour simplement signifier son accord. Il ferait cette mission, d'autant qu'elle était particulièrement savoureuse. Incendier la forêt elfique ? Cela lui allait. Il n'hésiterait certainement pas à un tel geste. Et le ferait avec grand plaisir. Il croisa ses prunelles noires des siennes, glacées, et cloua son regard au sien sans sourciller, comme si la menace n'avait absolument aucun effet sur lui, ce qui était peu ou prou le cas.

« Limpide  » 



HRP : Je pense que l'on peut terminer là dessus. Tu me diras
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Civit pacem para bellum [PV Lyra] TERMINE

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