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Havard Svenn [VALIDE]

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Havard Svenn [VALIDE] Empty
MessageSujet: Havard Svenn [VALIDE] Havard Svenn [VALIDE] Icon_minitimeLun 15 Juil 2013 - 11:33



 
Havard Svenn




Le premier pas d'un pardon est toujours le plus dur. L'on pardonne toujours plus facilement à un ennemi qu'à un ami




© Merithyn
Identité

Spoiler:
 


  • Race :Humain

  • Nom :Svenn

  • Prénom :Havard ( Haut Protecteur dans le parlé du nord )

  • Surnom(s) : Le loup bleu – Seigneur de l'hiver – Seigneur du nord

  • Titre : [Aucun]

  • Date de naissance : 1708 de l'âge d'argent

  • Age réel : 45 ans, mais en paraît bien 15 de moins

  • Age vampirique : [Aucun]

  • Lieu de naissance : Glacern l'oubliée

  • Lieu de vie : Glacern

  • Rang social : Noble, Seigneur de Glacern

  • Poste/emploi : Tueur de vampire / Seigneur de la ville

  • Guilde :Veuillez précisez ici si il fait partie d'une des guildes du forum (dragon blanc, horde, souffle, lames noires, lames rouges)



Compétences

Spoiler:
 

  • Alignement : Neutre maléfique

  • Arme principale : Havard utilise volontiers un Organix, une double lame à manche central permettant un maniement harmonieux.

    Cependant, il transporte la lame ancestrale de sa famille, Audhumla, la fendeuse de glace. il s'agit d'une épée forgée dans un alliage de mithril et de pur acier afin de la rendre plus résistante et légère, la lame est feuilleté et possède deux trempes successives afin de lui donner une forme à la fois gracieuse et pratique dans toutes situations. Elle possède deux tranchants mais reste une lame à une main qui laisse la possibilité d'utiliser un bouclier; sa garde est assez longue et forgée en vrai argent, une tête de loup hurlant aux yeux fait de saphir, gainée d'un cuir noir et de forme arrondie.


      Enchantements :
    • Plaie de la nuit : Apposé sur une arme offensive, cause des blessures plus profondes aux vampires, produit une lumière intense
    • Givre transcendant : Apposé sur une arme offensive, permet de geler la zone alentour et de rendre les adversaires plus lents
    • Vide : Apposé sur une arme offensive (épée, hache, lance), crée un morceau de vide sur la trajectoire de l'arme qui absorbe la magie
    • Fidélité : Appliquée sur une arme offensive, elle rend celle-ci inutilisable par qui que ce soit d'autre que son véritable propriétaire  







  • Autres objets : Une armure sombre et une épée à lame noire sans nom, cadeau amer d'un passé révolu.

  • Caractéristiques : : ici informations pour remplir cette partie


      Physique :
    • Force physique : Grand maître
    • Agilité : Bon
    • Réflexes : Maître
    • Endurance : Bon ( Exceptionnelle par totem loup niveau 1 )
    • Résistance : Très bon
    • Beauté : moyen

      Mental :
    • Force mentale : Maître
    • Patience/self contrôle : Très faible
    • Intelligence : Très bon
    • Arrogance : Moyenne
    • Gentillesse : Très faible
    • Prestance/charisme : Très bon
    • Mémoire : Moyenne

      Combat :
    • Epée : Exceptionnel
    • Dague doubles ou simple : Très faible
    • Poignard : Faible
    • Lance :  Très faible
    • Bâton : Catastrophique
    • Hache : Très bon
    • Faux : Bon
    • Art du lancé (poignard, petite hache...) : Moyen
    • Art de la parade (bouclier ou arme) : Grand Maître
    • Arc : Catastrophique ( Exceptionnel par totem loup niveau 2 )
    • Arbalète  : Aucun niveau
    • Mains nues/pugilat : Très bon
    • Équitation : Bon







  • Totem : Loup niveau 2

  • Style de magie principal : Humaine par défaut

  • Puissance magique innée : Impuissant ( Malédiction dragonne )

  • Niveau magique :Impuissant







Physique et caractère

Spoiler:
 

  • Physique :

    - Yeux : Bleu très clair
    - Cheveux : Noirs / Blanchit
    - Peau : Très pâle
    - Taille : 2m20
    - Particularité : Humain immunisé / Nyctalope

    Grand... comme tout les hommes de Glacern, plus grand que la plupart des humains venus des terres vertes du sud. Grand comme une statue de roi de pierre oublié dans les cryptes d'une montagne sauvage et sans merci. Dominant le reste de ses hommes de sa haute stature, le dos droit, non pas raide comme un pilier mais comme une épée cruelle prête à se fendre pour ôter la vie, en un port bâtard, suffisamment digne et altier pour ne pas être déplacé dans une cour noble, et suffisamment nonchalant pour ne pas le faire dépareiller en compagnie de ses hommes en un ensemble parfait. Épaules légèrement ramenées vers l'avant et la nuque souple, loin de la roideur que l'on attendrait d'un seigneur de l'hiver, il semble souvent prêt à bondir d'un seul coup sur sa proie comme le loup qu'il incarne sans mal.  Même sans cela cependant, il n'a aucun mal à toiser le reste du monde, usant de son imposante carrure pour asseoir son autorité lorsque cela est nécessaire, tel un rapace guettant sa proie depuis le siège d'un mont élevé, puisant en lui-même une assurance imparable. Imposant, il l'est, taillé comme un guerrier d'anciennes légendes, large d'épaules, à telle point que certaines portes en sont difficilement franchissables lorsqu'il visite les villes du sud, un poitrail large aux muscles saillants et durs comme du métal, des bras portant les marques d'un entraînement sévère à l'épée et à la hache, entre autre chose.... et pourtant malgré cet aspect d'ours, il règne en lui une harmonie subtile de formes et de teintes, lui conférant un équilibre certain, et une aura déconcertante de force prête à s'éveiller allant de pair avec la stabilité d'une tour de diamant affrontant les vagues déchaînées de l'océan.

    Siégeant sur un cou puissant, son visage apparaît, encore agréable à l'oeil bien qu'il ne soit pas l'homme le plus séduisant au monde. Ses traits masculins, loin d'avoir la finesse de certains nobles que l'on pourrait presque taxer d'efféminés, portaient pourtant une noblesse sévère et un charme singulier, tant son passé la marqué. Chaque expression venant donné une nouvelle vision de sa personne. Souvent sombre, amer et les traits marqués par une ancienne douleur, et par l'ire contenue de cent trahisons ; il lui arrive cependant d'afficher une mine pensive et lointaine, surtout lorsque les murs de Glacern se font trop étroit pour lui, fier, il n'est pas impossible de se voir récompenser, de sa part, d'une expression dédaigneusement sceptique, agacée.... Cependant, lorsqu'il est en compagnie de ses hommes ou de sa famille, il lui arrive d'oublier l'homme de fer et de laisser poindre un sourire léger, étirant ses lèvres fines et souvent gercées par le froid mordant des hauteurs. C'est plus souvent le fantôme d'un sourire, frêle, capable de se briser et de disparaître rapidement, comme un songe dans les brumes du matin, brisant à peine l'équilibre sinistre de ses traits, mais parfois, la glace qui l'entoure fond quelque peu, offrant un réel attrait à son visage, assouplissant le nœud nerveux entre les yeux, et les légères rides amères, réchauffant ses yeux. Orbes gelées, froides, couleur de glace claire, azure tirant légèrement vers le mercure et tellement pâles et luminescentes qu'il en paraîtrait presque aveugle. Il ne l'est pourtant pas le moins du monde. C'est un regard acéré et inquisiteur qu'il pose sur les autres, un regard sans aucune pitié pour les traîtres, sans la moindre douceur... du moins pour ceux qui ne la mérite pas.

    De sa peau pâle, naturellement dépourvue de pigment en raison des conditions de vie de la cité des glaces, l'on remarque surtout les nombreuses cicatrices, légèrement plus sombres pour la plupart, zébrant son corps tout entier. Son cou, notamment, est couvert de marques plus ou moins horrifiantes, notamment les nombreuses morsures vampiriques qu'il a subit. Sans doute la raison pour laquelle il portait en permanence de haut cols, cachant les dégâts aux yeux des autres. Non par honte, mais par discrétion. De même, il dissimule une grande partie des cicatrices de son visage sous une chevelure abondante d'un noir corbeaux, en dehors de longs cheveux d'un blanc ternes, courant surtout sur son front, mais se répandent dans le reste de sa lourde crinière emmêlée par le vent nordique, il a bien autre chose à faire que d'en prendre soin évidemment, et c'est très souvent sa femme qui s'occupe de lui rappeler que son apparence a parfois de l'importance, chose qu'il a tendance à oublier au milieu de ses responsabilités. Il refuse catégoriquement de se les faire couper, du moins refuse il que quelqu'un d'autre s'approche pour les couper, il préfère le faire lui-même quand le besoin s'en fait trop sentir, encore qu'il le fasse à contre cœur et en serrant les dents d'un bout à l'autre du processus.
    Vêtu comme n'importe quel homme de Glacern la majorité du temps, il arbore l'éternelle pelisse de fourrure protégeant du froid, ainsi que des habits doublés afin de supporter davantage le froid terrible des nuits d'hiver dans les montagnes. Sa peau est naturellement plus froide que la normale, bien entendu, et ce malgré l'endurance face au froid qu'il possède à force de vivre dans les hauteurs. C'est dans cet environnement sans merci que les meilleurs guerriers sont formés, combattant l'ennemi le plus invincible de tous, le continent lui même, la nature, au travers de sa forme la plus sauvage et cruelle. Mais si le froid conserve et endurcit les corps jusqu'à l'os, il préserve également la jeunesse davantage que le soleil haut et clair des terres du sud.


  • Caractère : On ne peut subir de tortures sans en être marqué à jamais. On ne peut subir l'emprisonnement dans le noir sans changer irrémédiablement. Voilà une vérité sans tâche. Hors si dans sa jeunesse avait commencer à former une personnalité, sa rencontre avec le vampire le changea du tout au tout... sans parler de ce qui suivit.

    Seigneur de l'hiver, seigneur du froid... tueur de vampires. Havard est tout cela, un guerrier émérite, roué, et endurcit par ses nombreux affrontements avec le peuple de la nuit, capable de braver les ténèbres sans la moindre peur, affrontant les sangs froids sur un pied d'égalité, après toute une vie passée à compenser la faiblesse d'un corps humain contre ces prédateurs redoutables et détestés. Il ne craint plus la douleur, la ressentant comme une amie intime, tellement proche après ses nombreuses visites... N'est-ce-pas après tout le quotidien d'un soldat que d'endurer les blessures ? Le froid, la faim, le manque de sommeil... oui, il connaît tout cela et s'y plie sans se plaindre un seul instant. Il parvient sans mal à faire fi de ses blessures jusqu'à la mort de ses adversaires, et tire partie de son humanité pour en faire une force plutôt qu'une faiblesse. Bon tacticien, doué et attentif aux détails, il est capable d'assumer son rôle de second chef des armées avec honneur, en faisant grand cas de ses hommes mais tout prêt à prendre des risques pour parvenir à ses fins, puisqu'il sait que tous à Glacern agiraient de même. Il n'exige jamais d'eux ce qu'il ne ferait pas lui-même, et les diriges souvent lui même, prenant autant de risques qu'eux, en prenant même davantage parfois, lorsqu'il veut s'assurer de voir ses plans réussir, et pourtant, il a depuis longtemps apprit la valeur d'un combat aux cotés de ses partenaires, des autres guerriers... en cela, il est avant tout un soldat et non un commandant.

    Cependant, de son statut, et bien qu'il ne soit pas le général en chef et ce pour son plus grand plaisir, il a acquis de par son statut de seigneur de la maison mère et d'officier supérieur, un certain dirigisme, un besoin de voir les choses s’effectuer comme il l'entend, quand il l'entend, une tendance à donner des ordres sans même s'en rendre compte, ordonnant les choses autours de lui pour qu'elles conviennent à sa vision de ce que dois être l'ordre. Ce besoin pressant de voir les choses fonctionner au mieux autour de lui frôle parfois l'ingérence, mais il se contrôle souvent, pour éviter de dépasser les bornes, notamment avec sa famille qui, si il se laissait aller, ressemblerait certainement à un ordre militaire comme le reste de la cité. Ses ordres sont rarement discutables, en raison de la hiérarchie militaire extrêmement stricte et intégré à l'éducation dès la naissance, cependant il parvient davantage à assouplir sa poigne lorsqu'il s'agit de son entourage immédiat, quoi qu'il y ai encore de gros progrès à faire. C'est un fait, la vie dans Glacern était un savant mélange de discipline et de sauvagerie, lorsque les soldats pouvaient, dans des périodes déterminées, laisser place à la joie et la bonne humeur, hors du cadre austère des rondes et des entraînements quotidiens. De même, Havard oscillait entre une personnalité extrêmement peu abordable et une certaine familiarité du moment qu'on ne se laissait pas intimider par son allure et son caractère farouche.

    Peu sociable en général, il a en effet très peu d'amour pour les autres espèces. Les dragons sont pour lui une source intolérable d'irritation. Il ne comprend pas que les siens puissent s'incliner devant des créatures ne cherchant même pas à comprendre leurs fonctionnement sous prétexte qu'ils soient inférieurs, qui aient abandonnés le continent alors qu'ils auraient put intervenir en leur faisant porter la faute sans jamais se remettre en question...  Il ne supporte pas que l'on voit ces choses comme les outils pour vaincre la guerre, alors que des soldats meurent tout les jours, pourquoi pleure on la mort d'un seul dragon, et qu'on délaisse des centaines d'humains. Mais il faut l'avouer, sa rancœur à l'égard des dragons provient également de la malédiction lancée par la dragonne Skade sur sa lignée, ne pouvant que la haïr d'avoir maudit son ancêtre alors qu'il cherchait simplement à protéger des vies. Mais les géants ailés ne sont pas les seuls qu'il n'apprécie pas, les elfes ne sont pas mieux lotis, ces êtres hégémoniques tentant d'avoir la main mise sur l'humanité pour la garder dans l'ombre d'une civilisation décadente et pourrissante d'orgueil et d'inconsidération, ne jurant que part des lois obsolètes et aussi inadaptées qu'un coutelas aux mains d'une volaille. C'était eux qui avaient besoin des humains, ils avaient besoin d'eux, comme des chiens de gardes, de la chair à envoyer à l’abattoir pour le plaisir de conserver intact quelques esquifs feuillus... ils se fichaient bien que des villages humains soient détruit, tant que leur précieux royaume était intact. Aucune aide, pas la moindre main tendue. Que devaient-ils aux elfes ? Absolument rien si non un souverain mépris.  

    Les vampires ? Ils étaient encore les plus tolérables... ou du moins aussi tolérable que des sangsues géantes et parlantes pouvaient l'être, surtout lorsqu'elles proliféraient comme des vermines dans un grenier après une moisson. Ils étaient une plaie à éliminer, une plaie contre laquelle les siens combattaient depuis des siècles, toujours plus déterminer à venir à bout de cette menace. Mais au moins, les vampires ne se voilaient pas la face et ne mentaient pas sur leur nature profonde. Ils étaient là pour être le cauchemar de son peuple et le faisait bien, sans aucun doute. Et pour cela, ils étaient des adversaires qu'il respectaient profondément, autant d'ailleurs qu'il les détestait. Ayant juré leurs mort, il ira jusqu'au bout, traquera tout les vampires et les exterminera... tous jusqu'au dernier. Ce n'est là ni une résolution, ni un but... mais bien une affirmation. Il le fera. Et pourtant.... pourtant il entretient un lien étrange avec un membre de ce peuple. Qui pourrait le croire, quand on connaît son point de vue, mais c'est la stricte et unique vérité, il y a au moins un vampire qu'il ne tuera pas, contrairement à ce qu'il veut faire croire. Ce vampire, c'est Roeric Alokor, l'homme ayant presque remplacé son père. L'homme, le vampire, qui l'a sauvé des griffes de la douleur, le vampire qui lui a apprit à se battre et qui l'a élevé pendant une dizaine d'années sans jamais lui demander quoi que ce soit en retour. Oui, aussi stupéfiant que cela soit, il s'est véritablement attaché à lui... et sa disparition, sa trahison, l'a d'autant plus blessé. Désormais il ne sait absolument pas comment il réagirait si il devait le revoir...

    Il tient à sa famille, il tient à ses hommes, et supporte extrêmement mal d'être déçu par eux, en écho à cette trahison de la part de Roeric. Ils sont la prunelle de ses yeux, bien davantage encore que l'honneur de sa maison, pourtant sensé passer avant toute autre chose. Les anciens rois de l'hiver tenaient à leur dignité, ils y tenaient de façon plus qu'exagérée ne souffrant pas que l'on insulte leurs maison ou leurs personnes... pourtant, si Havard peut se transformer en machine à tuer si l'on ose attenter à la dignité des siens, il ne la place pas au centre de toutes ses actions. Si le bien être de sa femme et de ses enfants doit se faire au détriment de celle de son nom, alors il abandonnera sans un regard l'honneur, tout comme il le jetterait aux orties si ses hommes avaient besoin de lui à tout prix. Ses réactions peuvent être d'une rare violence lorsqu'il pense que ceux auxquels il tient sont en danger.... au point parfois de terroriser même ceux contre lesquels sa colère n'est pas tournée. Chef de meute, Loup alpha, il assume sans rechigner les nombreuses obligations qui reposent sur lui, afin de garder la citadelle de glace en ordre de bataille. Pour que les siens soient saufs, pour empêcher la dernière forteresse de l'humanité, au bout du monde, de tomber en ruine, il lui faut accomplir le plus lourd de tout les service, celui du seigneur de l'hiver. Car lorsque la guerre éclatera aux portes de la ville, ses guerriers et sa muraille, ses armes, seraient les seuls remparts contre les vampires.

    C'est un homme de devoir ne se dérobant jamais à ses responsabilités. Travailleur, perfectionniste presque forcené, déterminé à aller jusqu'aux bouts de ses idées, il ne s’embarrasse pas de manières lorsqu'il doit confronter quelqu'un, y comprit un noble, et prend uniquement des gants quand il n'a pas le choix. Il n'a rien à cacher à personne, ou presque, et escompte la même chose de tout le monde. Il n'apprécie pas plus les tires au flanc, pas plus que les individus se lamentant pour rien... après tout, son histoire est plus sanglante que beaucoup d'autres, aussi ne peut-il s'empêcher de penser qu'ils se créent des soucis là où il n'y en a pas. Pourquoi pleurer sur de petits détails d'une vie alors que la souffrance et la terreur véritable attendent au coin de la rue de s'abattre sur le premier innocent venu. On peut toujours faire pire que la situation actuelle, on peut toujours souffrir davantage.... mieux vaut s'élever et se battre plutôt que de sombrer dans l'apathie et le désespoir pour un rien. Mais parce que la vie peut reprendre d'un seul coup ce qu'elle a passée des années à vous donner, il préfère ne pas offrir de prises aux autres pour entrer dans son cercle intime, il a déjà bien trop à faire avec sa famille, sans en plus s’embarrasser de quelqu'un d'autre. Qu'on ne sache pas forcément ce qu'il pense, qu'on ne sache pas ce qui peut vraiment le blesser.... tenir à ses hommes et déjà de trop, et son esprit se veut être un sanctuaire inviolable. Un sanctuaire dans lequel il dissimule le traumatisme de son passé sous les lourdes cangues du devoir et de la détermination.

    Pourtant, c'est vrai, il aime son peuple, il aime son pays, et douter de sa loyauté au trône reviendrait à l'insulter profondément. Il a versé son sang pour l’empereur, et est tout prêt à le verser de nouveau, aussi longtemps qu'un ennemi se dressera contre lui. Il ne se cachera jamais, protéger, rendre la justice de sa main, juger... car il le faut bien, et malgré tout, il se fiche pertinemment de recevoir le moindre honneur, le moindre regard pour ses sacrifices. La véritable vertu est après tout d'offrir sans rien demander en retour....  




Mes liens

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Karina Svenn – Sa femme. Une amie chère, et la mère de ses enfants. Elle a été mordue par un vampire et tué de sa main afin de lui épargner la transformation. Il l'a regrette beaucoup, et a longtemps porté son deuil. Il a du mal à penser la remplacer, tant il la valorisait. Ils se sont connus dans leurs enfance. Véritable dame de fer, elle a combattu à ses cotés des années et s'est taillée une solide réputation de tueuse de vampires.

Son fils – Il l'a fait entraîné par les meilleurs, et a participé de son éducation pleinement, le traînant à sa suite un peu partout dès son plus jeune âge. Il est encore dissipé et un peu immature, mais il a bien l'intention de le faire rentrer dans les clous rapidement. Son mariage n'est pas loin, et il faut bien qu'il lui fasse honneur.

Sa fille – Son joyaux, sa perle, la prunelle de ses yeux. Il se transforme en cerbère dès que quelque chose lui arrive. Pourtant, tout comme son père, elle est dotée d'une force et d'une assurance peu commune derrière ses traits de poupée pâle. Elle demeure le plus souvent à Glacern, mais rêve de voir le reste du monde.

Valter Svenn – Son frère cadet d'un an. Bon cavalier, bon guerrier, mais d'un caractère trop moue pour être un bon être un vrai seigneur. Il est marié à une noble d'Elena et sert de représentant et diplomate pour la maison du loup lorsqu'elle en a besoin. Il entretient une rivalité tendue avec Havard.

Alrune Svenn – Soeur et dernière née de la maison Svenn. Guerrière émérite et sauvage, elle s'impose par sa détermination et son charisme. Militaire dans l'âme, elle est commandante des veilleurs extérieurs, et sert de régente lorsque son frère s'absente. Sans se prendre pour un homme, elle n'envisage ni mariage ni enfant, se contentant de la compagnie des têtes de vampires qu'elle a chassé.

Roëric Alokor – Le vampire qui lui est venu en aide et qui l'a entraîné pendant des années. Havard le considère presque comme son père, et garde rancune de son départ, même si il imagine qu'il l'a fait pour une bonne raison. Il cherche à tout prix à le retrouver. Sa reconnaissance lui est toujours acquise.

Kedrildan Maralawë – Le vampire qui l'a enlevé et torturé pendant des années. La cause de tout ses cauchemars, des terreurs nocturnes qui le hante. Il lui voue une haine farouche et, si il met la main dessus, il n'en fera qu'une bouchée.



Derrière l'écran

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  • Petite présentation : CF le reste de mes fiches : Meri, Achro, Ame, Skade

  • Rythme rp : /

  • Particularités rp : Boulimique avérée

  • Comment avez vous découvert le forum : Somnambulisme x')

  • Le code du règlement : Ok














Dernière édition par Havard Svenn le Ven 26 Juil 2013 - 15:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Havard Svenn [VALIDE] Havard Svenn [VALIDE] Icon_minitimeVen 26 Juil 2013 - 15:17



Prologue

Glacern, ville d'hivers, dernier rempart entre les hommes et la nuit éternelle. Une cité de glace, perdue dans les montagnes, en un lieu si reculé que la mémoire collective ne s'en souvient plus, au fond de la passe des chutes de neiges... s'élançant au bord d'une abysse de roche, et de glace, et de vent hurlant la nuit comme des créatures monstrueuses venues du fond de l'imagination. Une ville d'hommes, de guerriers, où la loi martiale avait prit le pas sur tout le reste, pendant des générations, au point qu'elle se soit transformée en art de vivre, en véritable culture, et non plus simplement en outil nécessaire. L'on naissait sous elle, l'on mourrait sous elle, et l'on ne vivait que par elle. Les enfants naissaient presque une arme à la main, et même les femmes portaient le fer, car en ces lieux, même le plus inoffensif des bambins apprenait à se défendre et à tuer dès qu'il en était capable. Il n'y avait pas de distinction entre civile et militaire, en ces lieux, parce qu'ils se battaient tous, lors qu'il le fallait... c'était là leur force, n'être jamais sans défense, combattre aussi bien ensemble que séparément, manier l'épée, la hache, le feu, et surtout, viser juste. Ce n'était pas pour rien cependant, qu'une telle organisation, un tel zèle militaire, avait lieu, depuis la fondation même sa la ville, car l'ennemi que combattait Glacern avait tout les avantages, contre eux. Les vampires, ces êtres ignobles, assoiffés de sang, ces monstres se glissant dans les ténèbres pour égorger leurs victimes.... des êtres plus rapides, plus endurant, plus fort, que de simples humains, et qui vivaient à jamais. Voilà ce qu'ils combattaient, voilà l'adversaire qu'ils s'étaient désignés, depuis l'instant où les humains avaient mit le pied en Armanda. Un adversaire que la nature avait mieux doté qu'eux, mais ça n'avait aucune importance. Génération après génération, ils s'entraînaient, dans ce milieu particulièrement hostile, afin de combler et pallier la différence naturelle de puissance entre eux et les vampires, voulant l'effacer totalement... Oui, ils voulaient être aussi puissants que des vampires, et génération après génération, ils s'amélioraient lentement, de plus en plus redoutables, de plus en plus résistants... Ils n'avaient pas le choix, n'utilisant jamais la magie par eux-même, bien qu'ils affectionnent les enchantements d'armes et d'armures. Beaucoup d'hommes et de femmes venant de la cité oubliée possédaient un potentiel magique bas, voir réellement nul. Ils n'aimaient pas la magie, s'en méfiait, tout comme ils se méfiaient naturellement des races qui en étaient issues. Pour eux, il était rare que la magie eut un honneur, chose qu'ils plaçaient au dessus de tout...

L'histoire était presque légendaire, et se contait au coin du feu, le soir, pour les jeunes nobles. Dans un passé éloigné, l'ancêtre de la maison aux loups avait participé à l'une des grandes guerres, au cours de laquelle une dragonne sauvage avait apposée sa malédiction sur l'homme et toute sa descendance, clamant que, si il pensait pouvoir librement user d'une magie volée, il devrait en subir les conséquences, et se voir enseigner que les manieurs d'énergie humains n'étaient que des poussières au vent. Depuis lors, tout les seigneurs de Glacern avaient été impuissants, totalement incapables d'user de magie. Oh certains avaient tenté de combattre la malédiction, de passer outre, mais ils avaient tous très mal finit, et depuis lors, le bastion intérieur s'était bardé contre les mages. Il n'y avait rien à gagner à la magie, bien qu'elle simplifie l'accès à un autre niveau de puissance, elle n'était rien d'autre qu'une solution de facilité pour abandonner l'entretient du corps... La magie desservait au plus mauvais moment, toujours, elle était traîtresse et inconstante, servant tout le monde et personne tout à la fois. Et la magie, surtout, était gouvernée par les dragons, ces bêtes anciennes qui avaient abandonnés le continent à la mort. La magie n'était plus la bienvenue, et n'était usité qu'au travers des enchantements, et des renforcements des murs et des bâtiments, des engins de sièges.... Et encore qu'avec le temps, ils se faisaient d'autant plus stricts là dessus également. Les armes magiques de grandes puissances n'avaient pas le droit d'entrer à l'intérieur du bastion, en dehors des lames des maîtres de maisons, cinq épées transmises de générations en générations et disposant d'enchantements de qualités, afin de servir leurs cause. Toutes les autres étaient entreposées dans les armureries de la ville, afin d'être facilement accessibles en cas d'attaque impromptue. Ceux qui ne respectaient pas cet usage étaient envoyés dans la passe, la vallée ou l'abysse, au service de la garde extérieur, d'où ils ne revenaient presque jamais. La vie était dure et il n'y avait guère de place pour les hors la loi, aussi faible soit le crime, il était une perte de temps et d'harmonie sur l'ensemble de la cité, et une perte de la confiance de tous. Cela ne pouvait être toléré... La ville était tout, aussi son accès, ou l'interdiction de son accès, était la plus dure sanction. Mais séjourner loin de la cité n'était pourtant pas toujours un mauvais signe, il arrivait que des guerriers s'éloignent afin de chasser les vampires, et certains se dévouaient parfois pour servir d'escorter aux caravanes de marchandises venu d'Elena.

Quoi qu'il en soit, cependant, il n'était pas sortit de la ville avant cette journée là, du moins pas de son emprise sur la vallée...

Chapitre 1 : Les héritiers de la maison du loup



Aîné de deux frères et d'une sœur, Havard était destiné à hériter de la seigneurie de Glacern à la mort de son père. La fratrie reçu son éducation avec brio, chaque jeune loup montrant autant d'assurance dans l'apprentissage que de capacités à faire honneur à leurs maison. L'apprentissage était strict, dès qu'ils étaient en mesure de tenir sur leurs pieds et de parler correctement on les envoyait chez le maître d'arme et les mestres, ne perdant pas de temps pour leurs faire commencer leurs acquisitions. L'épée, bien entendu, base même du style de combat de la ville, mais également la hache, le bouclier, les doubles lames, l'arc et le pugilat... ainsi que l'équitation évidemment. Mais également en des domaines plus intellectuels, culture, diplomatie, génie, gestion des ressources de la cité, tactique militaire... Il y avait beaucoup à faire, et peu de temps pour leurs donner la base des armes qui serait nécessaire à leur survie. Pourtant, alors qu'ils étudiaient avec les autres jeunes nobles, aucun d'eux ne se plaignait. Ils ne se mêlaient pas souvent aux jeunes enfants issus de basse extraction, mais passaient souvent tout leurs temps en compagnie des fils et filles de la noblesse nordique, formant un groupe cohérent n'ayant qu'un ou deux ans d'écart. Ils vivraient cotes à cotes pour le restant de leurs jours, aussi il était naturel de vouloir les habituer les uns aux autres, afin de rendre la coopération efficace et harmonieuse. Outre cela, il était toujours utile d’établir des rivalités afin d’améliorer leur ardeur au travail, des rivalités qui finiraient pas s'apaiser au fil du temps. Ainsi, en plus d'une rivalité fraternelle d'avec son cadet, Havard développa également un esprit de défi envers Anthelm, de la maison Anstar, un peu plus vieux que lui, et qu'il voyait comme une figure à imiter. Partenaire privilégié d'entraînement, ils leur arrivaient de rester tard dans la nuit, lorsqu'ils sortaient dans la vallée, à se défier en duel, usant d'épées en bois le plus souvent, ou de haches, puisqu'ils semblaient que ce fut là l'arme de prédilection de l'aîné. Havard, lui, mit plus de temps à trouver son affinité, mais choisit finalement l'épée, une valeur sûre et efficace qui ne risquait pas de le trahir.

Dès l'âge de treize ans, âge où l'on considérait les enfants aptes à entrer dans le véritable monde des hommes, il fut évident que la maison régente avait un avenir assuré devant elle, et un avenir digne et glorieux. Havard Svenn, le loup bleu, montrait déjà les prémices d'un véritable seigneur du loup, froid et calme, affirmé et déterminé, et, tout comme ses ancêtres, totalement impuissant magiquement parlant. Il passait le plus clair de son temps en compagnie de son ' rival' et de son frère, étudiant l'art martial sous toutes ses formes et explorant la vallée de Tombeneige en ses moindres recoins, tentant même d'atteindre le fond de l’abîme côtoyant la cité ou rendant visites aux exilés, en service dans la passe mortelle d'où ils surveillaient la montagne et le désert Une unique fois, il fut autorisé à se rendre jusqu'au port de Glacern, près de la coté hurlante, déchiquetée et rocailleuse, où les navires et les galères entretenaient l'activité maritime, taillant une passe au travers des glaces. Il s'amusait souvent à plonger dans les eaux glacés des lacs de la montagne pour tenter d'en retirer les trésors engloutis, gemmes précieuses ou poissons délicats qu'ils mangeaient ensuite  dans la grande salle, le soir, au devant d'un feu ronflant. Son frère cadet, plus jeune que lui d'un an et demi, Valter, le suivait partout ou presque. Confronté à une rivalité fraternelle vive, il tentait par tout les moyens d'égaler son frère, et y arrivait sans mal, recevant tout autant d'honneur que lui, mais ne s'en montrant pas toujours des plus satisfaits. Il avait, très tôt, décidé de manier la faux, une arme peu commune, mais qui lui permettait de compenser sa petite taille. Car oui, il était petit, pour un nordique, et l'âge allant ne semblait nullement l'arranger en cela. Plus volontaire et plus impétueux que son aîné, il incarnait certes moins la figure du nord par excellence, mais se faisait grandement aimé de la population. Cavalier d'exception, il montait déjà un cheval et parvenait sans mal à franchir les plus ardus obstacles. Son plus grand plaisir étant de galoper sur la cote blanche, en se riant des embruns de l'océan du nord. Il n'était pas appelé à devenir seigneur, mais marierait certainement une noble d'Elena afin d'élargir et de renouveler le sang des castes anciennes. Un devoir tout aussi honorable que celui du premier né, si non bien davantage. Troisième part du trio, la louve blanche ressemblait à la colombe du conte ancien qui narrait l'accession au pouvoir du seigneur loup d'alors.  Alrune, de son nom, était une jeune fille pleine d’énergie, au caractère affirmé et péremptoire, mais surtout enthousiaste. Jeune, on lui avait décelé un hypothétique potentiel magique qui avait fait trembler la maisonnée, avant que l'on n'assure ses parents qu'elle était aussi impuissante que ses frères. Se dédiant à une vie de combat, elle désirait, chose rare chez une fille de noble lignée, s'assigner à la garde de la passe de Tombneige. Elle ne désirait nullement se marier, bien que sa famille attendit beaucoup d'un mariage dans les règles.... mais elle n'aimait rien mieux que ses armes.

A l'aube de leur passage à l'âge adulte, les trois jeunes loups furent conduit, avec une expédition, vers les plaines de l'est, près du royaume des vampires, où ils devaient trouver et traquer l'une de ces bêtes sanglantes. Leurs premier vampire. Un trophée à l'importance capitale. Et ils espéraient tous mettre la main sur le meilleur morceau, même si ils ne participeraient pas à la mise à mort. Hélas, aucun d'eux ne s'était attendu à devoir faire face à des complications.

Chapitre 2 : Mauvaise chasse


Il était de coutume pour les jeunes nobles de traquer leurs premier vampire très tôt, afin d'appliquer ce qu'ils avaient apprit. C'était cruel et dangereux de la part des adultes, certes, les humains entraînés n'étaient déjà pas complètement sauf face à ces créatures meurtrières alors de simples enfants... oui mais voilà, les mœurs et esprits nordiques étaient aussi sauvages et glacés que les montagnes les abritant. C'était l'épreuve du feu, la sélection naturelle des chasseurs de vampires. Qui décidait qui restait et qui ne pouvait survivre, ou devait se diriger vers autre chose qu'une vie de gloire à combattre les sangs froid. Aussi, dès qu'ils entraient dans l'âge prè adulte, on les emmenait sur les plaines, le terrain des vampires, afin d'en débusquer un pour qu'ils se familiarisent. Ils devaient alors le débusquer et l'attraper, participer à l'interrogatoire si besoin. La mise à mort revenait souvent aux adultes, plus capables qu'eux de couper une tête proprement. Ils étaient donc une vingtaine, des gardes et des tueurs émérites pour entourer les jeunes nobles qui allaient participer à la chasse de cette soirée là. Ils avaient quittés Glacern un mois et demi plutôt, pour rejoindre le lieu de repos des veilleurs sombres, un lieu nomade, changeant souvent , afin d'être moins repérables. Ils ne resteraient là qu'une bonne semaine, en tout et pour tout, et pourtant ce voyage là était de la plus haute importance, assez pour valoir un déplacement pareil, au travers du désert...  Arrivés à destination, ils n'avaient pas même prit le temps de se détendre qu'ils s'enfonçaient déjà dans les marais, ne perdant pas une minute de leurs précieux temps. Les vampires étaient des créatures violentes et sanguinaires, mais vicieuses, et elles usaient de la nuit comme bon leurs semblait, aussi fallait-il être extrêmement prudent lors de ces chasses, car à tout instant, ils pouvaient passer de prédateurs, à proies. Si les guerriers étaient tous prêts à mourir, ils savaient que les jeunes n'avaient encore jamais été confrontés au choix cruel entre la transformation et la mort. Quand un des leurs était victime du venin de ces monstres, ils n'avaient d'autres choix que de l'éliminer proprement. C'était la seule option, plutôt la mort que la vampirisation. Mais même si l'on inculquait ce concept à tout les jeunes, ils ne le comprenait véritablement qu'en y étant confrontés. Autrefois, à chaque initiation, un soldat âgé se sacrifiait afin de montrer aux jeunes l'étendue de la dévotion qu'on exigeait d'eux. Mais aujourd'hui ce n'était plus de mise, l'influence des terres sudistes sans doute, ou tout simplement une volonté de la maison mère de changer les esprits et de ne plus se montrer si barbares.

Ils s'enfoncèrent dans les plaines, loin à l'est, de plus en plus loin, jusqu'à arriver près du lac noir. Ils en traquaient un, un moins précautionneux que les autres. Et alors qu'ils se divisaient en unité afin de quadriller le secteur, l'une des unités fut prise par surprise. Combien exactement y avait-il de vampires ? Pas plus d'un ou deux certainement, mais ce fut suffisant. Havard, qui faisait partie du groupe, fut poussé à l'écart tandis que les guerriers les plus âgés s'avançaient pour combattre l'horreur dans la nuit. Mais de toute évidence, ils avaient fait preuve d'un excès de conscience, cette année là, et bientôt, il ne resta guère plus que le silence pour témoigner de l'affrontement. Pourtant... il n'était pas mort. Pourquoi ? Par quel coup du sort ? Par quel caprice de la créature ? Il n'en avait pas la moindre idée, mais il lui était de toute façon dur de penser après le coup qu'il avait reçut sur le crâne.... Le décor autour de lui n'était plus le même, pas plus que les odeurs et la luminosité. Sous le ciel des plaines, il y avait des étoiles innombrables pour éclairer, et la lune, et les torches des soldats ; mais en ces lieux il n'y avait rien de tout cela, c'était une obscurité mate et profonde, qui absorbait sa vision littéralement. Il ne distinguait rien ou presque, et son cœur battait à tout rompre, quand bien même il tentait de le contrôler. Il n'avait jamais fait l'expérience de la peur avant cela, de la véritable sensation de danger, et de faiblesse qui l’étreignait. Il se sentait... comme une mouche sur une toile. Littéralement, puisqu'il était attaché contre la paroi dure d'une façade rocheuse, quelque part.... où ? Il n'en savait rien, il ne savait plus du tout ce qui lui arrivait, en dehors du fait qu'il avait certainement était prit par un vampire. Hors si il n'était pas déjà mort vidé de sang, il n'y avait que deux options.... soit la créature faisait des réserves pour son garde mangé, soit elle comptait le transformer. La mort était meilleur que la transformation, il le savait, et cette certitude augmentait encore sa terreur... Il ne voulait pas être transformé. Devenir l'une de ces créatures grotesques, boire du sang le reste de l'éternité... Non il ne voulait pas de ça, pas plus qu'il ne souhaitait souffrir, mais au moins on lui avait apprit à gérer la douleur physique. Ça il pouvait le combattre, mais pas.... pas ce qui rôdait là. Il le sentait de manière diffuse, sa présence vague dans les ombres, mais indubitablement présente... la créature qui l'avait prit, et qui l'observait comme on observerait une proie juteuse se tortillant au bout d'une lance. Et il n'était pas prêt de se voir retirer cette abominable certitude....

Chapitre 3 : Au fond de la nuit


Un an. Un an pendant lequel la créature l'avait torturé. Longuement, lentement, profondément. De toutes les façons possibles et imaginables, jusqu'à rendre la douleur... insignifiante. Ce n'était même plus la douleur en elle-même, qui lui importait, car elle ne représentait qu'une minuscule parcelle de ce qu'il subissait. Pourtant, alors même qu'il se détachait d'elle, il la craignait encore, fiévreusement car elle était tout ce qui habitait son être désormais. Il n'y avait plus ni jour ni nuit, rien qu'une éternelle obscurité, un noir sans fin, abyssale... au départ, il avait été aveuglé par cette obscurité impénétrable, ne distinguant rien en elle, rien d'autre qu'un mal réel et absolu. Pourtant, après tant de mois passés dans les souterrains, il avait finit par s'habituer, ses yeux s'étaient affinés, son regard affûté perçait à présent les ténèbres avec une certaine aisance... Oh, il ne voyait pas réellement dans le noir, les couleurs n’apparaissait pas, tout était de blanc et de noir, ses prunelles extrêmement claires ne percevaient que la différence de luminosité  entre les différent objets et surfaces. Oui, il y avait même des nuances de luminosité dans l'obscurité, un tout autre monde que le sien, un monde angoissant, et incompréhensible le plus souvent. Il avait beaucoup de temps pourtant, pour s'y faire, enchaîné à son mur,  portant des chaînes d'affliction et incapable de les briser.

Il avait juste assez de leste pour ne pas subir d'inconfort ou de nécrose, puisque son geôlier ne désirait pas qu'il souffre d'autre chose que de lui. Mais il était toujours prisonnier, forcé de vivre jour après jour dans le noir, jusqu'à être capable de distinguer les rainures de roche face à lui... ou le visage du vampire qui le martyrisait. Il avait les cheveux rouges... comme du sang, et des yeux fous. Un sourire à faire se glacer les os au plus profond de lui. Il craignait cette chose encore plus que les ténèbres autours de lui... car sa présence impliquait toujours la douleur, la perte de sang, la terreur également, la plus pure. Son corps portait désormais la marque indélébile des sévices du vampire, des cicatrices sans nombres, atroces pour la plupart, et tout au fond de lui, l'instinct viscéral qui le prévenait avant chaque explosion de violence. Avant que la lame n'entaille sa chair, que la pulpe tendre de son corps ne soit assaillit par divers instruments et substances nocive ; avant que les crocs ne plongent dans sa gorge, dans ses poignets... dans toutes les veines pulsantes de sang ; avant que son crâne ne subisse les pires atrocités psychologiques....

Oui il connaissait la douleur, et il connaissait bien pire que cela encore. En un an, il avait vécu tout ce qu'il y avait de pire ou presque. Les humiliations, la destruction physique sauvage, la perte de sang... et cette incommensurable horreur de n'être qu'un jouet sans défense entre les mains du pire sadique du continent. Il ne pouvait pas fuir, ou se rebeller, il ne pouvait que subir docilement. Kedrildan aimait les rebellions, il aimait sentir ses jouets se débattre... il n'en était que plus violent et sanglant. Alors Havard se laissait faire, endurait de son mieux... avec le temps la douleur devenait secondaire, une amie de tout les jours, une venimeuse compagne qui s'insinuait partout... emplissant son crâne, ses os, sa moelle, ses nerfs... pas une seule parcelle de lui n'était épargné. Et plus l'année s'étirait, plus durcissait, à l'intérieur comme à l'extérieur, son corps devenait plus endurant, pour le grand plaisir de son bourreau, son esprit s'approfondissait... et pourtant, cette croissance s'élevait d'une fondation fragile et désordonnée, capable de s'effriter rapidement pour l'abandonner, plus vulnérable que jamais. Il n'avait aucun avenir en ces lieux, destiné à s'étioler lentement...

Oui, la nature lui avait épargné le plus terrible des sorts. Il ne pouvait être transformé. La raison lui échappait, mais après tant et tant de morsure, il ne ressentait rien d'autre que l'inconfort des crocs dans sa jugulaire. Le venin ne l'affectait pas, aussi étrange que cela paraisse. Mais ce n'était qu'une porte ouverte à bien d'autres souffrances, et surtout... à la certitude d'une mort lente dans ce cul de basse fosse. Il n'avait plus d'espoir, n'était plus rien d'autre qu'un animal dompté, subissant en silence. Il n'imaginait pas sortir, ayant perdu tout espoir... Il imaginait simplement mourir là, ignoré de tous, et son corps pourrissant à jamais dans les tréfonds de cette caverne. Sans jamais revoir la lumière, sans jamais revoir sa famille, sans jamais... avoir le droit de vivre pleinement la vie qu'il avait reçu. Sa vie humaine. En un an... il avait vu les épisodes les plus noirs d'une existence sur ce continent. Avait complètement changé. Irrémédiablement marqué.

Et lorsqu'il vit l'éclat s'approcher de lui, il cru avoir enfin rejoint l'esprit de la mort.

Chapitre 4 : Vie Nomade


Ce n'était pas de la lumière, qu'il avait vu, ce jour là dans la cave. C'était un vampire, dont la chevelure très blanche avait aveuglé ses yeux hyper sensibles. Mais dans son état semi comateux, il ne comprit pas immédiatement ce qui se passait, pas plus qu'il ne garda en mémoire pourquoi et comment cet être le tira des griffes de la terreur sanglante qui l'avait brisé. Quand il ouvrit de nouveau les yeux cependant, il se trouvait dans les plaines, sous un ciel clair, en pleine nuit. La caresse du vent, et l'air pur le firent tousser. Il n'avait eut droit qu'à l'air vicié de la cave pendant tout ce temps, et à l'odeur de pourriture, d'humidité et de sang... Perdu, et déboussolé devant cette étendue immense qui s'ouvrait de tout les cotés, il mit un moment à retrouver quelques reperds lui permettant de se lever et de faire quelques pas sur des jambes encore vacillantes. Retrouver le monde extérieur était la plus merveilleuse des tortures. Il avait presque oublié tout ce qui le constituait, et son corps complètement engourdis se trouvait assaillit par des centaines de sensations différentes... Il y avait la douceur de l'air sec, le vent qui soufflait dans sa chevelure, sur son visage ; il y avait la sensation de l'herbe et de la terre sous lui, complètement différentes de la roche dure et mauvaise de la cave ; il y avait l’immensité au dessus de lui, le ciel sans fin qui n'arrêtait pas son esprit ; Il y avait les odeurs par centaines, qui lui faisait tourner la tête, les sons sans nombres, les goûts même... Et cette luminosité spéciale, qui lui permettait de voir sans vraiment voir, et loin, si loin... il y avait tant de choses que ses yeux devaient avaler pour réellement appréhender le paysage alentours... Il en avait mal au crâne, à essayer de tout intégrer rapidement., et la fatigue, le manque de nourriture saine, n'aidait en rien. Et il y avait Roëric... le vampire qui l'avait sortit de son marasme. Il avait obtenu son nom relativement aisément, trop peut-être en réalité, mais c'était déjà quelque chose. Sa première, instinctive réaction, avait été de s'éloigner de l'être de la nuit, pensant qu'il allait s'en prendre à lui, pour un autre jeu sordide, tout comme Kedrildan. Et pourtant il ne le fit pas...

Et par la suite il ne sembla pas revenir là dessus. Havard, perdu, s'était accroché à la seule chose qui semblait certaine dans ce monde qu'il redécouvrait lentement et parfois avec beaucoup de difficultés. Farouche, il le resta longtemps, comme un animal blessé s'isolant pour lécher ses plaies. Il ne supportait plus l'approche d'une dague, après tout les sévices qu'on lui avait infligé à la pointe de l'une d'elle... En revanche, l'épée du vampire l'attirait instinctivement, sans qu'il se souvienne réellement pourquoi. Si il ne quittait pas l'être blanc par obligation, au départ, trop faible pour survivre seul, il en vint rapidement à le suivre de son propre chef et par choix, accompagnant son sauveur  sans jamais ouvrir la bouche. Oh il se souvenait de la manière dont on parlait, on s'exprimait, mais il n'avait tout simplement pas envie de le faire, et sa voix rauque des cris d'une année avait besoin de repos. Ça ne l'empêchait pas de se faire comprendre, lorsqu'il voulait communiquer... Il s'y prenait simplement autrement. C'était moins précis et plus aléatoires, mais il y parvenait. Sa capacité à s'adapter avait beau être admirable, il restait marqué par les sévices et leurs souvenirs ne s’effaçait que lentement. Les premiers temps étaient ponctués de cauchemars atroces, de crises de terreur presque épileptiques... Il ne supportait clairement plus la lumière du jour non plus, elle heurtait sa peau et l'aveuglait complètement. Il mangeait peu, son estomac ne supportant pas tout, et certaines de ses plus récentes blessures s'étaient infectées. Roëric n'était pas un guérisseur, et son esprit militaire et brutal n'était pas de ceux qui auraient cherchés à alléger ses souffrances. Pourtant il n'aurait pas souhaité qu'il en fut autrement... Il n'avait jamais été habitué à la douceur et à la considération, aussi se battait-il, poussé en avant par la certitude qu'il devait se remettre si il désirait suivre la cadence. Il s'efforça de combattre ses propres terreurs et sa faiblesse, se remettant lentement de son séjour en bas...

Il ne lui fallut que six mois pour se sortir de la majorité de ses angoisses. Son corps retrouva peu à peu ses anciennes sensations, ne lui laissant qu'une certaine sensibilité au sein des prunelles qui, définitivement, voyaient à présent en pleine obscurité. Il adopta un régime presque uniquement carnivore, et travailla sa singularité afin de pouvoir voyager en compagnie du vampire sans le ralentir en se prenant chaque obstacle sur la route. Il dormait peu, se contentant d'une ou deux heures de sommeil le plus souvent, ne pouvant de toute façon pas aller au delà au risque de faire à nouveau des cauchemars, seule trace du passé qui ne cessait de le hanter alors même qu'il faisait tout pour oublier. Il n'avait pas escompté reprendre une arme si vite, d'ailleurs, mais l'épée exerçait réellement sur lui une sorte de fascination irrépressible, comme si il avait eut besoin, viscéralement, de tenir le pommeau d'une telle arme. Lentement, mais avec constance, il tenta alors de convaincre le vampire qu'il considérait comme son sauveur de lui apprendre les armes, de lui apprendre à se défendre, à survivre dans la nature... Il lui demanda jusqu'à obtenir une réponse positive. En ça, il n'avait pas changé, ses bases en matière de combat revenaient rapidement, mais il absorba surtout beaucoup des techniques de Roëric, aussi prompte à vouloir en apprendre davantage que peu enclin à parler. N'ayant une affinité naturelle qu'à l'épée, et ce de même que son nouveau professeur, il se concentra sur toutes les façons d'user d'une lame, et ce durant toutes les années qu'il passa à son coté.

Chapitre 5 : 14 ans passés


Combien d'années cela faisait-il ? Cinq ans, non... presque dix ans. Roëric l'avait sauvé à l'âge de quatorze ans, il en avait à présent vingt quatre, presque vingt cinq, et il n'avait pas perdu de son attitude de loup sauvage. Il était toujours aussi distant, parlant peu, n'acceptant pas le contact des siens, ou très peu. Sa meute se résumait à son professeur et presque père. La figure qui lui servait de modèle. Durant toutes ces années, il n'avait eut en tête que son entraînement, sans répit, sans aucunes pauses, sans jamais manquer à sa constance dans le rythme de ses activités. Il prenait même, parfois, le partit de s'éloigner du vampire, mais cela restait rare... Il n'aimait pas que Roëric s'éloigna de lui, c'était instinctif, dès qu'il était loin, la tension et l'agressivité montaient chez lui exponentiellement. Il se sentait rarement en sécurité, où que ce fut, et seule la conscience aiguë de la présence de l'épéiste permettait de le détendre quelque peu pour qu'il parvienne à dormir au moins une heure ou deux. Voir un peu plus quand il était certain qu'ils se trouvaient au milieu de nul part, et que le ciel le permettait. Havard ne supportait pas de se sentir enfermer, cela lui rappelait trop la cave de Kedrildan... Il préférait autant s'assoupir avec la vision de la voûte céleste sous les yeux. Mais en dehors de ces cauchemars, il s'en sortait plutôt bien... les épreuves lui avaient développé des instincts et une endurance admirable, et un mental d'acier, de même qu'une maîtrise de l'épée déjà conséquente. La lame venait naturellement à sa main, comme un prolongement de son corps, et si il n'avait pas encore la perfection dans son maniement, il était tout de même redoutablement efficace. Mais si il voulait se battre, et se battre honorablement, il n'était plus, ou peut-être n'avait jamais été, dans sa nature de mettre de coté les tactiques moins nobles, pourvut que le résultat final soit une victoire... ce n'était pas vraiment ce que le vampire lui apprenait, mais il fallait bien qu'il fasse ses propres choix, bien qu'il respecta ceux de son maître. Mais si il se donnait corps et âme pour son entraînement, bien décidé à surpasser Roëric, d'autres pensées parasites venaient hanter son esprit... des souvenirs, des sensations également, et un sentiment de manquement, quelque chose qu'il aurait dû achever et qu'il avait abandonné. Oh certes, ses souvenirs étaient revenus très vite, avec l'entraînement rigoureux qui régissait sa vie, mais ils ne l'avaient jamais troublé à ce point là...

Il y avait là, confusément, la mémoire de son frère, de sa sœur, de ses parents, de ses amis... de la nuit catastrophique dans les plaines, et de longues nuits calmes dans l'immensité de la montagne. Quelque chose n'allait pas, un mauvais pressentiment. Mais il ne voulait pas rentrer,  l'idée même était inconcevable. Il préférait autant que sa famille le pense mort, plutôt que de leur apprendre le sort terrible qu'il avait enduré dans les galeries vampiriques. Ce serait une honte pour sa maison. Il repoussa à chaque fois ces remontées mélancoliques, s'enfonçant encore davantage dans le silence et la pratique des armes, ne soufflant mot de tout cela, ni à Roëric, ni à personne. Pendant quatre années supplémentaires il prit le parti de poursuivre son voyage en compagnie du vampire nomade. Jusqu'au jour où celui-ci disparut purement et simplement. Un beau soir, alors que, pour une fois, le loup bleu avait décidé de braver le soleil pour découvrir les environs. L'autre était simplement... partit, sans prévenir, sans un mot, sans même laisser le moindre indice derrière lui. Il s'était évaporé dans la nature, mais certainement pas mort. Il avait simplement décidé de l'abandonner derrière lui... la réalisation avait quelque chose de traumatisant en soit même, mais Havard était trop habitué à cette sensation pour y régir de nouveau. Sa première réaction fut la colère, et la panique.. Roëric avait été la seule personne en qui il avait confiance pendant quatorze an de son existence, et le voir soudain disparaître sans tambour ni trompette était une injustice. N'était-il donc rien à ses yeux ? L'avait-il ennuyé d'une quelconque façon ? Comment allait-il faire sans lui ? Il avait feulé et tempêté, deux jours entiers avant de parvenir à reprendre ses esprits et à rationaliser. Le vampire ne l'avait pas abandonné, il avait simplement dû retourné à des affaires dans lesquels lui ne serait qu'un poids mort. Ça faisait mal et ça pouvait le peiner, mais c'était ainsi. Le suivre ne serait pas le remercier de toutes ces années... Il avait la possibilité  de poursuivre seul son voyage, ou de faire définitivement taire ses souvenirs en retournant à Glacern, au moins une fois.  Cela ne l'engageait simplement sur un voyage en fin de compte, et il repartirait ensuite si tu allait bien... Bon grès mal grès, c'était le plus simple pour avoir enfin la paix, quitte à user d'une fausse identité. Il ne resta pas plus longtemps sur leurs campement, et prit la route d'Elena, où il s'arrangea pour se prendre une place au sein d'une des rares caravanes de marchandises s'en allant vers Glacern.

Le voyage fut long, mais ils parvinrent à bon port. Rentrer chez lui était une épreuve pire qu'il n'aurait crut... il avait toujours aimé la montagne et cette ville si singulière, mais le sentiment d'enfermement était à son comble, et l'étouffait lentement. Mais il se força à glaner des informations, sous réserve de curiosité. Personne ne pouvait se douter qu'il était Havard Svenn de la maison régente, il était partit enfant, et il revenait homme fait, et loup sauvage et sans maître. Mais un loup se préoccupe toujours de sa meute. Et pour apaiser sa conscience, il lui fallait connaître le destin des siens....

Chapitre 6 : Seigneur du loup


La cité avait bien vécu, mais les choses n'avaient pas changées pour le mieux en ce qui concernait la vie privée de son clan. Glacern était prospère et bien défendue. Encore davantage qu'autrefois. Mais son père n'était plus. Une maladie que les guérisseurs n'avaient put endiguer. Il avait cependant bien vécu, et c'était là le plus important. Sa mère vivait encore, et elle avait organisé le mariage de son frère, ainsi que son accession au titre de maître de la ville. Il régnait avec sincérité, mais il était évident que la véritable poigne venait de sa sœur cadette, qui avait réussit à se détourner d'un mariage forcé au profit du commandement des veilleurs sombres. Elle était la seule à qui il aurait souhaité parler, mais quelque chose l'empêchait de simplement éviter la confrontation générale... Le sens du devoir lui avait été inculqué depuis sa plus tendre enfance, et rien ne pouvait en venir à bout. Il se devait de faire savoir qu'il était en vie, et il se devait d'assumer son destin, passé comme futur. Son pauvre frère n'était pas fait pour gouverner, il aurait été presque cruel de l'obliger à rester non ? Et sa sœur avait autre chose à faire que de lui servir de nourrice. Mais d'un autre coté, il ne voulait pas obtenir ce qui lui revenait pourtant de droit. Ce n'était pas pour cela qu'il était venu... si il le faisait, ce n'était que par sens du devoir. Savoir agir en oubliant son confort personnel au profit du plus grand bien, c'était là un concept contre lequel il se rebellait, mais auquel il obéissait pourtant. La raison, sans doute, pour laquelle il décida de s'annoncer à la cour de son frère, de raconter son histoire, et de prouver qui il était de la seule façon qu'il avait à sa disposition, en donnant le plus grand nombre de détails possibles sur des éléments qui n'étaient connus que des trois enfants de la maison mère. Certes, la méfiance était largement méritée, mais l'on ne pouvait mentir sur ce genre d'intimes détails, d'intimes secrets. Havard le savait, ils mettraient tous du temps à l'accepter, mais ils l'accepterait... bien que le contraire ne l'aurait pas dérangé bien sûr. Il n'oublierait certainement jamais cette scène surréaliste, sa sœur stupéfiée, sa mère en larme, son frère frappé par la foudre, indigné, inquisiteur et presque... agressif. La rivalité avait-elle persisté à ce point ? Lui n'aurait sut le dire, il se fichait de cette fameuse rivalité à présent, il y avait bien des choses plus importantes que celles-là...

Valter abandonna le siège du seigneur au profit de son aîné enfin de retour, mais il fallut encore quelques années pour que la ville intègre son nouveau régent. Des années pendant lesquels Havard se fit violence pour s'obliger à remplir son rôle du mieux possible. Il était doué, s'adaptant une fois de plus, et rattrapant les quelques leçons qu'il avait raté sur le tas et sans soucis. Secondé d'Anthelme il n'avait eut aucun mal à asseoir son emprise sur la ville oubliée et avait apporté quelques modifications à certains codes, parmi les moins usités, afin de les remettre à jour, et de renforcer leur efficacité. Il mena également plusieurs campagnes afin d'étendre l'emprise de la ville au reste de la montagne, notamment aux accès vers les rivages rocheux et le désert. Les expéditions vers les plaines se multiplièrent, et les contacts avec Elena se renforcèrent. Il y avait à gagner des deux cotés, tant pour les Elaneens que pour les Nordiques. Et la vie reprit son cour... Havard retrouva son ancienne promise, la jeune femme qui avait reçut la même éducation, et qui avait vécut comme une part du groupe pendant leurs jeunes années. Karina était devenue une belle femme, et l'héritière de sa maison tant que son jeune frère restait trop jeune pour prétendre au siège des Elusis. Tout deux furent unis devant les esprits et devant la population, rétablissant des liens rompus entre les deux maisons depuis quelques générations. Il était rare que la maison Elusis donne naissance à une femme, aussi les seigneurs du loups prenaient rarement en compte ces nobles dans leurs choix stratégiques. Pourtant, si il ne l'aimait pas, Karina se montrait une épouse parfaite, et c'est une complicité amicale qui naquit entre eux. Elle était parfaitement capable de tenir son rang, bonne guerrière, discrète et attentive, tout en sachant s'imposer... et surtout, elle n'éveillait pas en lui le même besoin de solitude que les autres. Il appréciait de l'avoir près de lui, et elle semblait le lui rendre...  Ils évoluaient tout deux en une harmonie presque parfaite qui fut pour beaucoup dans la réintégration du loup bleu à son environnement natal. Et bientôt elle lui donna un fils et une fille, pour sa plus grande fierté. Quel loup ne l'aurait pas été en voyant sa meute grandir ? Son fils tout d'abord, puis sa fille, son joyaux... tout comme lui-même en son temps, il envoya son fils avec les autres jeunes nobles afin qu'il soit formé, mais il lui donnait également des cours privés, lorsqu'il le pouvait, et le traîné partout où il allait, bien décidé à faire de lui son digne héritier.

Pourtant, il n'était pas destiné à voir cette paix se poursuivre. Alors même qu'il effectuait une inspection près d'un poste nomade proche d'Elena, ils furent, lui et Karina, attaqué par un vampire. Une attaque surprise, qu'ils n'avaient pas du tout anticipé. Et si Havard parvint à repousser l'agresseur, il ne le fit hélas pas avant que sa femme ne soit mordue. Ce n'était pas prémédité, seulement sur l'instant, dans le tourbillon du combat... mais elle avait été mordue, et elle n'était pas immunisé. Et le dicton n'avait pas vieillit, il était d'autant plus poignant qu'il le concernait de près... plutôt la mort que la morsure. La mort plutôt que la transformation. Elle était sa femme, mère de ses enfants... une personne qu'il appréciait, pour qui il avait de la tendresse, et cela le détruisait de devoir le faire, mais il n'y avait pas d'autre choix. Les antidotes étaient trop loin. Alors il fit ce qu'il avait à faire, le cœur lourd, mais le visage impassible... et il brûla le corps, de sorte qu'aucune magie ne puisse le toucher d'une quelconque façon. On l'enjoignit de choisir une autre épouse, d'au moins confier ses rejetons à la garde d'une présence féminine durant le deuil. Il n'en fit rien. Il porta la couleur des morts, il fit ses adieux à celle qui aurait dû avoir son cœur, et continua de remplir son devoir avec constance sans jamais parler de cette soirée, plus jamais, une fois qu'il se fut confié à son fils et sa fille. Qu'y avait-il à dire de plus ? Elle était morte en combattante, comme elle l'aurait voulut. Et lui haïssait d'autant plus les vampires qu'il ne la reverrait jamais...

Chapitre 7 : Nouvelle ère

Cela faisait dix sept ans qu'il gouvernait sa citadelle sans prendre un seul jour de repos. Il avait vu le monde aller son cours, son fils et sa fille grandir. Il avait suivit de loin le déclin d'un empereur, et l'avènement d'un autre ; il avait entendu les rumeurs concernant les œufs offert par le Dracos, ses sentinelles avaient vu les envoyés, dans les montagnes, lors de la chasse à l'oeuf rouge... Il ne voyait pas cela d'un bon œil. Le retour d'une magie qui n'apportait que guerres et problèmes, le retour d'une race disparue qui n'avait plus rien à faire sur ces terres... tout cela n'était pas bon. Il avait toujours eut des idées bien arrêtées, et aucune n'incluaient de faire la fête à l'idée de voir des parvenus se pavaner en se disant sauveurs du monde sous prétexte du choix de lézards lâchent et capricieux. Il avait interdit à ses soldats de rechercher ces œufs. N'avait rien fait pour aider. Et ce intentionnellement. Cela ne le regardait pas, pas plus que les siens. En revanche, lorsque la guerre avait été déclenchée par les vampires il avait fait appeler ses troupes, avait remit en marche la machine broyante des industries... Il fallait être prêt pour l'instant où leur aide serait la plus nécessaire. Il ne s'enfuirait pas, si il devait remplir son devoir, mais l'idée même de laisser ses hommes se faire tuer pour la folie des autres l'indignait. Ils n'avaient jamais osés se battre lorsqu'il n'y avait plus de magie, et subitement, ils revenaient à la charge ? Sans cette saleté de magie, sans cette chose qui faussait complètement les rapports de force, jamais tout cela ne serait arrivé, et il était pourtant certain que les dragons, les dragonniers et leurs affins trouveraient encore le moyen de rejeter la faute sur eux tous. Oh oui... Il ferait son devoir... Il ne pouvait que combattre pour la cause qui était la sienne, pour protéger l'humanité. Contre les vampires, contre le Néant... ou contre les dragons et les elfes si ils leur prenait l'envie de se retourner contre eux. Il n'avait d'amour que pour sa meute.


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MessageSujet: Re: Havard Svenn [VALIDE] Havard Svenn [VALIDE] Icon_minitimeVen 26 Juil 2013 - 22:53

Tout est bon dans la fiche, et la fin de l'histoire, à la mort de Karina, est très émouvante je trouve Smile

Donc validé, Totem Loup de niveau 2 et alignement de 450 Smile


Thème musical d'Amy

Invité, souviens-toi de ceux qui ont payés de leur sang le prix de ta vie et de ta liberté...

Havard Svenn [VALIDE] Paresseux
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Mon rythme de rp est donc aléatoire et peut se trouver ralenti.



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