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Comte Fabius Kohan, humain VALIDE

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MessageSujet: Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Icon_minitimeSam 16 Fév 2013 - 1:51

Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Fiche111

  • Nom : Kohan

  • Prénom : Fabius, Gaëlik, Dicionus

  • Surnom : Le Borgne

  • Date de naissance : An 1724 de l'Âge d'Argent

  • Age : 28 ans

  • Race : Humain

  • Caste : Dirigeant

  • Métier : Comte du Landain

  • Lieu de résidence : Gloria

  • Arme principale :
    • Épée familiale : Agni dispose de deux enchantements :
    • Feu solaire : Apposé sur une lame, permet de canaliser l'énergie du soleil, confère à l'arme une robe de flamme et peut aveugler, permet également de mieux viser avec les sorts de feu
    • Efficacité (croc) : ne peut être enchâssée que dans une arme, augmente le niveau dans le domaine en relation avec elle d'un niveau


  • Style de magie préféré : Magie humaine, spécialisé dans le feu

  • Alignement : Maléfique


Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Fiche210

  • Physique :

    Enfant, Fabius était l’avorton de la famille, le gringalet de la fameuse couvée Kohan. Ce qui, bien sûr, était totalement inacceptable. Aux yeux d’à peu près tout le monde, mais surtout des siens propres. Longtemps petit, frêle, presque fragile, il en subit toutes les conséquences possibles et imaginables. « Innocence » étant le terme politiquement correct pour « cruauté ».

    Fort heureusement pour la plupart des gens, on finit par grandir.

    Les années aidant, Fabius devint bel homme. Grand, bien bâti quoi qu’étant un athlète de seconde zone. S’il n’a jamais réussit à vraiment forger son corps pour le combat, au moins n’en a-t-il pas fait un handicap. Sa peau blanche, légèrement bronzé par une vie au soleil, s’harmonise avec son œil en amande dont l’iris noir donne au regard une force presque magnétique. Ce visage ovale, au nez droit et à la fine bouche, dotée d’une belle barbe bien taillée est encadré par une chevelure brune, épaisse et un peu ondulée qui lui tombe sur les épaules. Il les noue lors des soirées mondaines, mais les laisse libre la plupart du temps.

    Évidemment, et comme tout le royaume le sait, on ne peut parler de Fabius sans évoquer son… « petit problème ». D’ailleurs si son regard est à ce point magnétique c’est en grande partie à cause du bandeau noir qui lui couve un œil. Ce qui était avant tout une tare, un abominable signe au fer rouge, marqueur de la trahison et pire encore de sa propre faiblesse, devint au fil du temps un symbole de fierté.

    Il était différent de tous les autres.

    Essayant au maximum d’être naturel mais devant de plus en plus, au fur et à mesure que le temps passe, prendre soin de son corps, le Comte soigne son apparence car c’est là une arme primordiale à la cour. Charmant donc, il donne continuellement une impression de sophistication mais aussi de maturité sévère. Son allure peut-être impériale ou volontairement soumise suivant qui se trouve dans pièce. Tout comme sa voix peut-être d’une chaleur agréable à l’oreille ou d’une froideur insupportable et méprisante.

  • Caractère :

    Fabuis Kohan est un personnage complexe, construit au gré des circonstances et de ses ambitions.

    Aux yeux de la plupart des gens, il est l’un des hommes les plus riches de l’Empire. Cultivé, charmant, organisant régulièrement des réceptions où la crème des personnalités se retrouvent pour s’amuser. Il rit peu, restant toujours plus secret et réservé que la plupart de ses homologues, néanmoins c’est là une partie de ce qui attire les autres. Quand on voit une énigme, on se penche dessus, c’est presque instinctif. A raison ou à tort, les gens l’aiment et lui font confiance très facilement. Lorsqu‘il parle c‘est avec un tel charisme, un tel aplomb et une telle ferveur qu’il convint toujours quand il le veut vraiment. Son esprit vif et rusé ainsi (il faut bien le dire) que son nom lui attirant l’oreille même de l’Empereur.

    Ce portrait flatteur est contrebalancé par une part sombre des plus flamboyante. Sa colère, quand elle peut s’exprimer est dévastatrice, brûlant tout sur son passage. Mais malheureusement c’est rarement le cas, car les gens pouvant se permettre de se l’aliéner sont toujours ceux suffisamment bien placé pour le toiser de haut. Il garde alors sa rage et sa frustration par devers-lui. Tel un acide lui rongeant ses propres entrailles, il refuse pour autant à se départir de sa rancune. Ceux qui l’ont offensés doivent payer. Peu importe que ce soit aujourd’hui ou dans vingt ans. De même qu’il ne supporte pas les faibles, ni même ceux qui font preuve de faiblesse. Cela le répugne au plus haut point.

    Pour une partie de la ville de Gloria, sa plus mauvaise partie à vrai dire, il est le Borgne. Un individu de la pire espèce, aussi implacable que l’hiver et deux fois plus dangereux. Réunissant sous sa coupe ceux dont personne ne veut. Pas même le Souffle ou la Horde : les voleurs sans code, s’attaquant même aux faibles et aux démunis, les assassins ratés s’y mettant à trois sur une cible, les propriétaires des maisons closes, les gardes corrompus et autres violeurs… Peu importe. Il tue, il ment, il triche. Tout ce qui peut satisfaire sa soif de pouvoir. Son désir, si ardent qui le consumerait presque, de contrôler cette ville, cet Empire. Tout ce sur quoi se pose son regard borgne.

    La plupart des magiciens le connaissent comme le Flamboyant. Un puissant Maitre-Mage spécialisé dans la magie du feu. Savant et d’une curiosité sans limite, toujours prêt aux recherches, aux discussions et autres débats, à satisfaire d’une manière ou d’une autre son insatiable soif de connaissance. Les secrets n’étant qu’un obstacle supplémentaire à son obsédant besoin de contrôle. Prêt aux expériences les plus inédites et les plus dangereuses, à repousser sans cesse les limites de la magie. Cela étant dit, il n’en demeure pas moins respectueux des esprits. Particulièrement des Esprits supérieurs d’ailleurs, ceux-là même qui ne se soucient guère du Bien et du Mal…

    En un mot, Fabius est avide. Avide de pouvoir, de connaissance, d’amour et de respect.
    Mais il est aussi impitoyable envers tout ceux qui se mettent sur son chemin ainsi qu’envers ceux qui l’ont humilié ou vaincu. Il pourra attendre longtemps avant de se venger, mais il le fera, d’une manière atroce, tordue et dans le but d’anéantir totalement la personne visée.

  • Aime/déteste :

    Fabius Kohan s’aime avant tout autre chose. Lui et personne d’autre. On pourrait éventuellement dire ensuite qu’il a quelques sentiments plutôt forts pour Valentine et leur fille Victoria. Mais ne vous y trompez pas. S’il les aime autant c’est surtout parce qu’elles sont l’instrument d’une vengeance, le moyen de détruire complètement son cousin. Cocufié de la pire des manière.

    Il n’aime pas l’empereur, faible et indécis.

    Il n’aime pas non plus sa stupide sœur. Persuadée qu’il est responsable de tout ce qui va de travers dans le palais. Certes, c’est exact. Mais les convenances voudraient qu’elle lui accorde le bénéfice du doute.

    Il n’aime pas les vampires : pathétiques créatures. Ni les elfes d’ailleurs : quand on crève, il convient de le faire rapidement et sans déranger le voisinage. Il apprécie l’ingéniosité humaine mais trouve regrettable qu’elle soit limitée par cette fichue morale.

  • Particularité : Attention : Méchant Borgne.

  • Liens familiaux :

    • Grégorist Kohan : Empereur et cousin.
    • Korentin Kohan : Faux-jeton et cousin.
    • Esmelda Kohan : Emmerdeuse et cousine.
    • Valentine Kohan : Amante et cousine.
    • Victoria Kohan : Fille cachée.
    • Nolan Kohan : OENI (Objet Etrange Non Identifié)


  • Autres liens : /


  • Code du règlement : ok by Lorenz


Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Fiche311

  • Petite présentation : Roë

  • Nombre de connexions par semaine : Roë

  • Particularité RP : Roë

  • Comment avez-vous découvert le forum ? : Top Site


Dernière édition par Fabius Kohan le Sam 16 Fév 2013 - 23:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Icon_minitimeSam 16 Fév 2013 - 1:52

Première partie


Ouverture (An 1724)

Le Comté du Landain se situe entre deux des plus puissantes villes de l’Empire : Gloria et Elena. Vaste, il n’en demeure pas moins peu peuplé, la plupart des humains préférant s’abriter derrière des remparts plus rassurants. Néanmoins l’endroit est riche : des vignes, des minerais, des champs à perte de vue… C’est l’un des principaux grenier de l’Empire, en plus de lui offrir un certain nombre de matières premières nécessaires à la fabrication d’objets de luxe. Si seuls les ouvriers, les paysans, les mineurs et autres y vivent, des caravanes y passent tous les jours. Chargeant à ras bord les denrées du coin pour aller vendre le fer, le raisin, le cuir et les tissus à Elena et le blé, l’or, l’argent et le cuivre à Gloria.

Au sommet d’une colline, se dresse le manoir de l’Ecuyère. Il est la propriété des Kohan depuis les temps jadis. La famille impériale ayant toujours eu de nombreuses ramifications, elle les a surtout utilisée pour accroître sa puissance et son influence. Bâti pour l’écuyère dont il était tombé amoureux par un vieil ancêtre Kohan au nom depuis longtemps oublié. Le manoir est fortifié, comme c’était l’usage à l’époque, mais garde aussi bien des aspects esthétiques. Car c’était, après tout, un hommage à l’amour.

C’est de ce manoir que proviennent les cris. Après un enfant mort-né, trois fausses couches et deux bambins rappelés par l’Esprit de la Mort aux âges respectifs de 2 et 4 ans : Emeline Kohan, sœur de l’empereur par alliance, met au monde le petit Fabius.

Aucun hurlement de joie. Pas un sourire. Il est faible. Et le temps aura raison de lui. Le père, Dicionus, n’a même pas fait le déplacement.



La Magie (An 1730)

Contre toute attente et tout sens commun, Fabius entamait sa sixième année. Lui qu’on avait condamné par avance se trouvait être le digne héritier de sa famille. Enfin, surtout l’héritier. Le terme « digne » n’étant pas adapté à l’avorton rachitique, à peine vivant qu’il était. Néanmoins il avait survécu, c’était indéniable. Et en conséquence, son père, qu’il n’avait jamais vu de sa vie, l’avait fait venir à Gloria. Pas pour faire sa connaissance, non. Ni même pour l’aider dans quoi que ce soit. Mais uniquement parce que c’était là le rôle qu’il devait jouer. Tout comme sa mère.

Cette branche de la famille Kohan s’était donc retrouvé dans leurs quartiers au Palais Impérial. Pas de retrouvailles émouvantes, non. Sa mère passa les semaines qui suivirent à faire la chasse aux maitresses d’un mari infidèle tandis que lui se trouvait avec une activité ô combien plus intéressante. Son paternel lui avait trouvé un professeur de magie. Une matière des plus intrigantes et qui satisfait une curiosité déjà bien éveillée. Sans compter que son physique de "danseuse" comme disait son père, ne le prédisposait guère aux métiers des armes. En somme, il n’avait pas le choix, et cela lui convenait.

Chaque jour, il montait les vieilles marches de la tour nord pour y rencontrer le vieil homme qui semblait-il, y vivait. Il l’aimait bien celui-là. Car il ne se préoccupait pas le moins du monde de son apparence, uniquement de l’esprit. Et de ce coté-là, il en avait à revendre.



La Dague (An 1733)

Trois années passèrent et le jeune Fabius ne grandissait guère. Au beau milieu de ses parents qui passaient leur temps à se lancer des noms d’oiseaux, il étudiait, inlassablement. Son maître en magie lui avait appris à lire et à écrire, un savoir -selon lui- infiniment plus précieux que la capacité à planter deux pieds d’acier dans le corps de quelqu’un d’autre…

- Ce n’est pas de ma faute !

- Si ! Regarde-le ! A peine un homme ! Et c’est le seul foutu gosse que tu as été capable de me donner !

- Le problème ne vient pas de moi ! Sinon tu aurais fini par engrossé l’une des innombrables putains qui défilent dans ton lit ! Impuissant !


Le coup de poing fusa, sous l’œil désabusé du garçon. La première fois il s’était bien interposé, et il avait passé les deux semaines suivantes alité. Son corps n’était vraiment pas fait pour ça. Il vit donc les énormes phalanges de son père s’enfoncer dans la joue molle de sa mère. Un corps tomba.

Des cris, des hurlements, du sang, des pleurs.

Rien de très original. Cela se passait toujours ainsi. Toujours. Une sorte de rituel quotidien. Ensuite son père sortait, sûrement pour aller « besogner sa putain » comme disait sa mère, et Fabius passait la nuit à dormir près d’elle. Pas vraiment par choix, mais il n’y avait que comme ça qu’elle arrêtait de pleurer.
Il faut bien comprendre que dans son esprit de petit garçon, tout cela était parfaitement normal. Et pour cause, personne, parmi tout le personnel, les domestiques, les dames de compagnies et les amis de son vieux, n’avaient jamais chercher à l’arrêter.

Donc, c’était normal. Obligatoirement.

Exception faite d’une fois. D’une seule et unique fois. Un valet, un nouveau venu avait un jour tenter de calmer son père. Evidemment, une telle attitude n’avait fait que l’énerver d’avantage. Il l’avait donc assommé, puis avait lancé une dague à son rejeton.


- Tue-le.

Fabius l’avait alors regardé sans comprendre. Sa compréhension de la mort s’arrêtant aux quelques fourmis qu’il avait écrasé par ennui plus que par jeu. Avec son tact naturel, Dicionus l’avait pourtant convaincu d’obéir. Il avait dégainé Agni, l’épée familiale pour la pointer sur sa mère.

- Prouve que tu es digne d’être mon fils ou elle ne me sert plus à rien.

A l’instar de sa mère, il aurait dû exprimer un mélange d’horreur et d’incrédulité. Puis probablement se mettre à pleurer et à supplier. Cependant il avait neuf ans. Ce qui faisait toute la différence. Ses convictions étaient inexistantes. Comme tous les enfants il n’avait qu’une très vague idée de la morale et sa conscience était malléable à souhait. Il savait qu’obéir à son père était le seul et unique moyen de sauver sa mère. Et entre la vie de la seule personne qu’il aimait et celle d’un inconnu, le choix était fait.

Viser la gorge était au-dessus de ses forces., mais le pourpoint c’était autre chose. Comme percer du tissu. Rien de très grave. Il enfonça donc la dague lentement, non par cruauté mais parce qu’il tremblait de tout ses membres. Puis il regarda avec fascination et répulsion le liquide rougeâtre envahir les vêtements. Ayant rengainé son arme, le paternel sourirait avec satisfaction.



L'Épée (Années 1730-1738)

Parallèlement à tout cela : son entraînement magique et une vie familiale des plus mouvementés, le jeune Fabius avait deux cousins à Gloria. Il avait d’abord cru que ce serait génial d’avoir des amis. Il avait toujours observé (discrètement cela va sans dire) les bandes d’enfants de domestiques jouer dans la cour (pas la cour utilisée pas les nobles, l’autre) avec envie. Ils semblaient heureux et vraiment insouciants. L’idée d’avoir des cousins était enthousiasmante. Malheureusement la réalité était rarement en accord avec nos fantasmes.

Moqué par Korentin, fils de Duc, sans que cela gêne le fils de l’Empereur, Grégorist, ajouté à cela une corpulence des plus négligeable et vous obtenez le parfait souffre douleur. Tout le monde prenait exemple sur ses cousins : ils étaient, beaux, drôles, forts… Chahuter de parts et d’autres, Fabius en vint finalement à rester le plus souvent possible avec ses cousins : il subissait leurs plaisanteries certes, mais au moins tous les autres enfants se tenaient à carreau lorsqu’il était en leur compagnie. Cruel ironie du sort.

Les trois Kohan s’entraînaient donc au maniement des armes. Ayant déjà un handicap avec son corps, Fabius eut en plus la malchance d’avoir deux mains gauche. Ce fut des moments pénibles pour lui. Extrêmement humiliant, d’autant plus que son propre sang semblait se faire un devoir de lui rappeler constamment son infériorité. Enfin, vu son expérience passée, il n’aurait pas dû attendre autre chose venant de la famille.

C’est à l’âge de quatorze ans qu’il perdit son sang froid, et que son désir de revanche, sa jalousie maladive prirent le dessus… Un véritable miracle que c’eut pas arrivé avant.


Dernière édition par Fabius Kohan le Sam 16 Fév 2013 - 23:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Icon_minitimeSam 16 Fév 2013 - 21:19

Entracte

Le Dupe (An 1738)

C’était une journée comme les autres ; Fabius esquiva avec la force de l’habitude les conflits parentaux pour se diriger de bon matin vers le terrain d’entraînement. Il n’en avait aucune envie. Vraiment aucune. L’idée de se retrouver à nouveau coincé entre ses deux cousins meilleurs que lui et de prendre une nouvelle correction n’avait rien pour l’enchanter. Cependant il n’avait guère le choix. D’abord parce que son père n’aurait pas permis qu’il snobe des personnages d’un rang plus haut que le sien, ensuite parce qu’il devait reconnaître malgré lui que tout ces exercices portaient enfin leurs fruits. Il grandissait, s’étoffait, et s’il savait qu’il ne deviendrait jamais un bretteur émérite au moins prenait-il conscience qu’il n’était pas pour toujours destiné à être le gringalet du lot.

Une pensée rassurante.

Qui fut sévèrement douchée pendant les premières passes d’armes. Ainsi que les suivantes d’ailleurs. Les illusions n’étant jamais faite pour durer. Grégorist se contenta de le corriger. Korentin, lui, l’astiqua comme à son habitude. Cherchant toujours à le pousser à bout. C’était insupportable, vraiment insupportable. Il n’y a rien de pire que l’arrogance lorsqu’elle justifiée ou de faire étalage de ses talents devant ceux qui en sont dépourvus.

Mais cette fois-ci, Fabius était bien décidé à ne plus se laisser marcher sur les pieds. Comme disait son père, le respect ça ne se mérite pas, ça se prend. Peut-être que ses cousins étaient meilleurs que lui avec une épée, mais il était et serait toujours beaucoup plus fort qu’eux dans le domaine de la magie.


"Voilà la véritable puissance. Peu importe les épées si je peux détruire mes ennemis à distance."

Il laissa tomber son arme, morceau de ferraille inutile, puis envoyer valser son cousin d’un simple geste de la main.

Bien sûr ils furent sévèrement tancés. Mais Fabius s’en moquait éperdument.
Il avait prouvé sa supériorité.
Rien d’autre ne comptait.

Évidemment ça ne s’arrêtât pas là. Il n’en attendait d’ailleurs pas moins d’un mauvais joueur comme Korentin. Toujours à vouloir montrer à tout le monde qu’il est le plus malin. Néanmoins il aurait dû voir venir le coup fourré. Naïvement il avait pensé que ce vieux grimoire était un présent de son maître et l’avait donc dévoré avec l’avidité qui le caractérisait si bien. Enthousiasmé par ses découvertes il décida de monter sa propre expédition. Sans ses cousins bien entendu.

Il ne croyait pas réellement au fantasme de l’œuf, mais une partie de lui-même ne pouvait s’empêcher de s’imaginer rentrer au palais victorieux, un dragon sous le bras, recevant les félicitations de tout le monde. Et pour une fois, une fois dans sa vie, s’attirer la jalousie de ses cousins. De Korentin surtout.

Aidé par la magie, cette aventure fut non seulement divertissante, mais en plus réalisable. Le sortilège de Boussole par exemple, fut des plus utiles. L’escalade fut pénible, mais l’idée de visiter la demeure d’un dragonnier le galvanisait. Quelle ne fut pas sa surprise devant la vision de deux bébés aigles. Il crut d’abord à une erreur, mais il comprit très vite qu’il s’était fait berner. Furieux, contre le monde aussi bien que contre lui-même, il ne vit pas venir la mère des petits.

Sa mémoire se fait alors des plus fluctuante. Il se souvient de la douleur. Fulgurante. Atroce. Du désespoir devant la compréhension de ce qui s’était passé. De la colère devant l’idée de tout perdre, ici et maintenant, avant même de s’être vengé. De l’aigle. De ce maudit grimoire. De ses parents. De ses cousins. Du monde entier. La rage chassa la douleur et la peine. Il usa du sort Peau de Dragon. S’accrocha à la paroi en vol, tomba à nouveau, s’accrocha encore, dégringolant de moins en moins vite, pour finalement tomber à même le sol. Vivant.

Que dire de la suite ? Il survécu. Encore. Meurtri, ensanglanté, ses dernières illusions brisées par la confession de son cousin. Des excuses ? Qu’il s’étouffe donc avec ! Le pire n’était pas le fait d’être devenu borgne. Non, le pire avait été sa naïveté, son insouciance, sa stupidité.

Ne croire qu’en soi-même. Ne faire confiance à personne. Duper les autres pour ne pas qu’ils le fassent. Détruire l’ennemi avant qu’il ne porte un nouveau coup. Finalement, son père avait raison : la pitié, le pardon, la dépendance… c’était pour les faibles.



L’Exilé (Années 1738-1742)

Un feu ardent et destructeur semblait s’être emparé de Fabius. En apparence il était digne devant l’épreuve, honteux de sa frasque. En réalité il haïssait son cousin de toutes les fibres de son être, et nourrissait milles plans pour le détruire. Seul son père, le mieux à même de le comprendre, avait percer à jour le masque de son fils. Il comprenait son désir, et se sentait à cet instant plus proche de lui que jamais, mais ne pouvait permettre une telle folie.

Fils de Duc. Fils de Comte. Peu importait les sentiments. Dans le vase clos de la noblesse, tout se résumait au titre porté.

Fabius fut exilé. Bien sûr ce n’était pas là la formulation officielle. Sur le papier, son père l’envoyait chasser les bandits pour se forger le caractère et reprendre confiance en lui. Tu parles. Dans les faits, le jeune Kohan se retrouvait à des lieux de la capitale en compagnie de vétérans qui le considéraient comme un boulet, à traquer des gens qui ne lui avaient strictement rien fait.
Contrairement à Korentin.
Néanmoins, et si l’héritier du Landain avait franchement boudé son plaisir pendant les premières semaines, il finit par s’habituer à cette nouvelle existence et décida d’en tirer parti.

En effet, contrairement à ses « frères d’arme », il disposait d’une bourse illimitée. Il ne fut donc pas bien difficile de les acheter. L’amitié étant ainsi beaucoup plus facile à gérer, à contrôler. Il apprit d’eux ce qu’il devait apprendre : comment tuer vite et bien, comment faire parler quelqu’un, la façon de parler d’un homme du peuple et d’une manière plus générale, ce qui motivait vraiment les gens. Ce qui, en vérité, se résumait à trois choses : rester en vie, gagner de l’argent, s’envoyer en l’air.

Il eut son premier rapport avec une prostitué à l’âge de quinze ans. Si comme tous les soldats en vadrouille, il se contenta au début de satisfaire un besoin, il comprit très vite le pouvoir dont disposait ces femmes. A vrai dire, il trouvait même étonnant que personne n’y ait prêté attention auparavant. Il dépensa donc des fortunes pour apprendre ce qu’il devait apprendre.

Il alla bien une fois à Aldaria et pour un court laps de temps. Son cousin "préféré" se mariait avec une certaine Valentine. Il était fou amoureux d’elle. Et en voyant l’effet qu’elle lui faisait, il se surprit à penser que la mort était finalement un moyen de vengeance un peu trop expéditif. Il y avait bien des manières de faire souffrir un homme. Il se présenta donc à la demoiselle. Il n’avait guère le temps de faire plus que cela, mais il ne doutait pas que cette connexion lui serait utile plus tard.

Plusieurs années passèrent. Dans la boue, l’ennui et la puanteur du mauvais alcool. De temps en temps il y avait des combats, mais rien de semblable à ce que décrivait les livres d’histoire. Et à chaque fois, ses talents de mage lui avaient bien mieux servit que son épée.

C’est à l’âge de dix-huit ans qu’il revint à la capitale. Il avait changé. Le gringalet avait fait place à un bel homme, dont le regard borgne était des plus terrifiants. Chose qu’il lui fallait changer. Il voulait séduire la cour, et non l’effrayer, dû moins, pas tout de suite.

Sa mère était morte. Le pire étant qu’il n’arrivait pas à la pleurer. Non le pire était que son père se soit déjà remarier avec une gamine trente ans plus jeune que lui. Sans compter toutes les rumeurs qui faisaient état d’un empoisonnement.


Dernière édition par Fabius Kohan le Sam 16 Fév 2013 - 23:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Icon_minitimeSam 16 Fév 2013 - 23:07

Deuxième partie


Le Flamboyant (Années 1742- ???)

Depuis son retour, il avait repris la magie avec beaucoup plus de sérieux et de pragmatisme que précédemment. Fini les rêveries sur les dragons et autres sornettes. Il s’agissait de conquérir un pouvoir destructeur, qui serait mis à son entier et seul service. Son vieux maître était mort de vieillesse, ça le chagrina un peu, mais lui permit de s’approprier tout ce qu’il possédait. Étonnement, par le biais légal, puisque cela lui avait été légué. Lui qui s’était attendu à se battre bec et ongles pour cet héritage, voilà qu’il lui tombait tout cuit dans le bec.

Il était désolant de voir à quel point les humains pouvaient être idiots. Mais d’un autre coté, cela lui permettait de faire main basse sur une somme hallucinante de savoir et ce, sans éveiller nul soupçon.

Fabius se remit donc aux études et devint rapidement un maître-magicien. Loin de vouloir à son tour entrer dans l’enseignement, il décida plutôt de continuer son apprentissage. Comment ? Eh bien, par l’expérimentation. Rient d’étonnant donc, que l’on entendit des bruits étranges, ni que l’on vit des fumées inquiétantes émerger de la tour nord…

Se spécialisant rapidement dans les sortilèges liés à l’élément du feu, il poussa ses expérimentations de plus en plus loin. Il songea un bref instant à prendre quelques cobayes humains, mais renonça. C’était trop risqué. Bien trop de monde encore serait plus que ravi de voir la chute de sa maison.

Il étudiait donc, cherchant à inventer de nouveaux sorts, encore et toujours fasciné par les flammes.



Le Borgne (Années 1745- ???)

Il avait aujourd’hui vingt et un ans. Cela faisait trois ans depuis son retour à Gloria. Trois années depuis qu’il était rentré chez lui, dans sa ville. Il s’était tout de suite employé à la connaître de fond en comble, comme on le ferait d’une amante. Il s’attaqua en premier lieu à sa partie la plus difficile à conquérir, plaie purulente sur un corps parfait. Oui, cela faisait maintenant trois ans qu’il organisait son réseau. Si l’idée lui était peu à peu venue au cours de son voyage, c’était la mort injuste de sa mère qui l’avait poussé à s’y mettre sérieusement.

En effet, il y avait chez les humains une part sombre, terrifiante, avide. C’était quelque chose d’aussi immuable que le soleil et la plupart des empereurs avaient rapidement renoncés à contrôler ses groupuscules. L’ironie étant qu’eux-mêmes venaient de là. Corsaire un jour, corsaire, toujours. Quoiqu’il en soit, la place était vacante. Oh ! Il y avait bien des guildes, mais elles étaient, de l’avis de Fabius, beaucoup trop sélectives. Il restait donc énormément de laissés pour compte, ceux-là même dont absolument personne ne voulait.

Dû moins, jusqu’à son retour.

L’argent de poche offert par son père lui permettait de nouer bien des amitiés. Amitiés que d’aucuns auraient jugés malhonnêtes et franchement de mauvais goût. Mais aux yeux de Fabius, elles étaient surtout des plus avisées. Rapidement il eut une petite bande de malfrat prêt à tout, travaillant pour son compte. Une bonne chose, d’autant plus que son père continuait de lui poser des problèmes. Non seulement il avait tué mère, la seule et unique personne en ce bas monde qu’il aimait, mais en plus sa remplaçante avait trouvée le culot de tomber enceinte…

Considérant sa malchance habituelle, il ne doutait pas que ce bébé serait non seulement en bonne santé, mais qu’en plus il serait blond, aux yeux bleus et avec une carrure d’athlète né. Bref, au rythme où se tramait les choses : il ne tarderait pas à devenir le pauvre borgne déshérité. Situation au demeurant totalement inacceptable.

Ce fut donc par le plus grand des hasards que leur diligence fut attaquée en retournant au palais. Et par un hasard plus grand encore que ceux-là même qui se contentaient habituellement de voler et de rançonner, laissèrent deux cadavres sanguinolent derrière eux. Bien sûr, il y eut des poursuites, on voulut faire un exemple, rappeler à ces péquenots décérébrés qui était le patron. Ils retrouvèrent les coupables, dû moins crurent le faire. Il s’agissait en fait d’une bande rivale, mais quelle importance ? Justice était faite.

Après cette tragique histoire, le nom du « Borgne » commença à faire son chemin dans les bas-fonds. Et cette petite bande devint en trois années, une organisation si n’est redoutable, n’exagérons rien, car en comparaison des guildes cela restait du travail d’amateur, au moins l’une des plus nombreuses. Faut dire qu’on y recrutait n’importe qui.



Le Courtisan (Années 1748- ???)

Assis derrière son bureau, un vieux monsieur en fin de vie, mais à l'air encore autoritaire. Face à lui, incliné dans une attitude de soumission parfaite, un homme, jeune, bien fait de sa personne et très bien vêtu.

A vos ordres, excellence.

Fabius sortit à reculons du bureau de l’empereur. Il attendit d’être suffisamment loin pour pouvoir se permettre enfin un sourire. Un sourire mauvais, prématurément victorieux. Le vieil empereur se mourait. Tout le monde le savait, même si c’était un crime de lèse-majesté que de le dire à haute voix. Quoiqu’il en soit ce ne serait plus très long. Bientôt viendrait le règne de Grégorist, jeune, faible, indécis. L’ombre du vieil homme.

"Et alors… tout sera possible."

Il réprima un éclat de rire. Ne pas surtout pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Non pas qu’il veuille tuer son cousin. Le moment n’y était guère propice. Il fallait avant toute chose que même les plus septiques lui mangent dans la main. Ensuite il serait grand temps de faire ce qui était nécessaire à l’Empire puis de faire porter la chapeau à quelqu’un d’autre.

"Et… si c’était un Empereur fort ? Digne du trône ?"

La question méritait réflexion. Fabius était ambitieux et détestait la faiblesse que pouvait parfois manifester l’héritier. Néanmoins des responsabilités nouvelles pouvaient transformer son cousin… si tel était le cas… eh bien il le servirait au mieux. Dû moins jusqu’à qu’il repère une faille dans l’armure et porte un coup fatal. Après tout, c’était dans sa nature.

Pénétrant dans sa suite, il fut accueillit par un brouhaha des plus appréciables. Beaucoup de personnalités s’étaient déplacés pour sa petite sauterie. Arborant son air charmeur et un sourire des plus hypocrites, il entreprit d’aller conquérir son audimat.


Voyons, Comte, vous nous avez fait attendre !

Une grosse dame venait de l’interpeller, baronne de quelque contrée perdue et habillée comme un chou-fleur.

Les affaires impériales, ma dame, croyez bien que j’en suis profondément navré.

Elle le crût. Comme d’habitude. Il était toujours aussi stupéfait de voir à quel point les gens pouvaient lui accorder leur confiance.

Son regard fit le tour de l’assemblée. Elle n’était pas là. Dommage. Il se remémora un bref instant son odeur, son goût, sa chaleur… et son expérience dans le domaine. Puis passa à autre chose. La chère Valentine pouvait bien attendre. Tel un charmeur de serpent, il avait toute une salle de vipère à contenter. Donnant-donnant, comme dirait l’autre.


Dernière édition par Fabius Kohan le Sam 16 Fév 2013 - 23:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Icon_minitimeSam 16 Fév 2013 - 23:07

  • Physique :

    • Force physique : Moyen
    • Agilité : Inférieur à la moyenne
    • Réflexes : Catastrophique
    • Endurance : Moyen
    • Résistance : Supérieur à la moyenne
    • Beauté : Supérieur à la moyenne


  • Mental :

    • Force mentale : Moyen
    • Patience / Self contrôle : Moyen
    • Intelligence : Supérieur à la moyenne
    • Arrogance : Moyen
    • Gentillesse : Inférieur à la moyenne
    • Prestance/Charisme : Excellent
    • Mémoire : Supérieur à la moyenne




  • Niveau guerrier :

    • Épée : Inférieur à la moyenne (Moyen avec l'épée enchantée)
    • Lance : Catastrophique
    • Arc : Catastrophique
    • Poignard : Moyen
    • Combat à mains nues : Inférieur à la moyenne
    • Équitation : Moyen


  • Niveau magique :
  • Maître-Mage

  • Esprit-totem :
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MessageSujet: Re: Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Icon_minitimeDim 17 Fév 2013 - 0:08

Validé ^^ alignement 400 et totem renard ! bon jeu !
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MessageSujet: Re: Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Comte Fabius Kohan, humain VALIDE Icon_minitime

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