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La lisière Elfique est en place à la frontière du 27 octobre au 27 novembre . L'entrée ou la sortie du Royaume Elfique sont donc compliquées entre ces deux dates.
Nous jouons actuellement en Octobre-Novembre-Décembre de l'an 7 de l'ère d'Obsidienne (équivalent de l'an 1760 d'Argent).



 
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Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus]

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MessageSujet: Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Icon_minitimeJeu 10 Jan 2013 - 22:38

L’elfe millénaire ferma un instant ses paupières, elles voilaient l’éclat perçant de ses prunelles étincelantes tout en laissant son être en suspend. Son menton à la mâchoire puissante était redressé dans l’attente qui n’en finissait plus. Depuis de nombreux jours la Gardienne des Préceptes sentait que la trame de l’air et de la création avait changé. Pas de manière subtile comme lorsque la pluie se préparait à tomber. Mais plutôt comme lors de ces moments atroces où les êtres s’apprêtaient à s’écrouler et à s’entretuer lors d’une bataille. Pourtant, c’était plus tragique et cette sensation l’empoignait à la gorge. Les muscles de son cou se tendaient à s’entredéchirer tant la tension du chant lui marquait en lettre brute dans la chaire que des évènements se déroulaient et qu’ils allaient bouleverser bien plus que des familles.
Plusieurs jours ou peut-être semaine, elle ne s’en souvenait plus précisément, que la Baptistrel avait se ressentit dans le corps, mais qui s’était vu confirmer que depuis peu par la mise en mouvement de l’armée Humaine et par l’écho de celle Vampire. Elle n’espérait aucunement que les Elfes aillent mener à bien cette quête. Sa mort prochaine était bien plus certaine que le jour ou son peuple déciderait à faire bouger les choses. Mais ce premier signe avait mis en alerte les sens de la Baptistrel, si toutes ces puissances intervenaient c’était que le moment était grave. Chacune de ses fibres vibrait à l’unisson et lorsque les prémices de la maladie se déclarèrent, son sang ne fit plus qu’un tour. Il se glaça dans son grand corps, en saisissant son cœur dans un étau qui l’écœurait.

Trop de coïncidences et rien de naturel….L’écheveau du monde était subtile et délicat, mais la toile de l’intrigue concordait vers un même maillon, dont elle ne savait pas encore décrire la source réelle. La vieille elfe n’avait pu également se pencher davantage sur l’origine de tous cela. Les malades arrivaient en masse, souvent des elfes que leurs pas avaient menés auprès de l’empire ou alors des humains, comme le groupe qui avait apporté le Dragonnier d’Atalos. Ces quelques êtres disparates suffirent pour mettre le feu aux poudres, ils avaient suffi pour répandre dans la forêt Elfique le mal.
Ainsi, à partir de ce moment-là Gardienne vint à placer ses priorités vers ces pauvres êtres, qui étaient nombreux, beaucoup trop nombreux pour que la maladie se fasse endiguer rapidement. Qu’importe qu’on interdît le passage des frontières, il y avait toujours des elfes en voyage qui ignoraient tout de la règle. Et en pauvre souffrant, ils venaient s’échouer auprès de leur peuple afin de trouver le réconfort de leur race, ainsi que la guérison que les Humains ne semblaient pas aptes à offrir. Et en membre du beau peuple, mais surtout en représentante de l’Ordre de Baptistral, Llyïah ne pouvait refuser de tendre une main secourable. Qu’était-elle pour décider qui devait vivre ou mourir ? Rien dutout, elle n’était que l’humble servante de la chanson de la vie et du noble Dracos Honoris. Ainsi, son chant et celui de tous les autres elfes capable de soigner retentirent dans les frondaisons des arbres ancestraux. C’était un long et terrible travail, malgré la capacité curative de tous, l’heure venait parfois bien trop tôt. Ou le malade n’avait plus la force de combattre pour reprendre le souffle qu’il était sur le point de perdre malgré un semblant de rétablissement. La volonté des mages n’étaient pas tous dans la guérison d’un malade. La détermination de ceux-ci était un point majeur que beaucoup oubliaient dans les émanations qu’ils combattaient dans la fièvre.

Mais à force d’effort et de persévérance, la maladie commença à se faire contenir. Suffisamment pour que certains Guérisseurs décident de quitter le couvert des bois Elfe pour aider les personnes qui se situaient en dehors de la protection des bois Elfique. La Gardienne des Préceptes fut de ceux-là. Après, plus de quatre siècles à être resté confinée dans la Forêt de son peuple. La vieille elfe avait décidé qu’elle ne pouvait laisser des malheureux de quelconques horizons sans aide. Un choix qui était décisif surtout sur le plan personnel de Llyïah, par sa décision elle acceptait que quiconque croisât sa route et avait besoin d’assistance la recevrait. Même si c’était ce fieffé démon de Lorenz ! Car malgré toutes les horreurs qu’il avait provoquées et allait provoquer, ce n’était pas ainsi que la mort devait l’emporter. Non l’équilibre était bien trop précieux pour ses rancunes personnelles…Du moins…Elle espérait que son esprit fut assez fort pour maîtriser cette haine qui n’était qu’absolue dans son être.
En Baptistrel de la Terre la femme ne s’était pas encombrée d’escorte, l’elfe savait d’instinct trouver les lieux les plus sures et qui poussaient ses pas vers sa destinée. De plus, elle trouvait utopique qu’on souhaita la protéger ; malgré qu’elle ne puisse tuer, la Baptistrel était redoutable et si on souhaitait la faire tomber, ce n’était pas quelques soldats qui allaient différencier l’issue du combat. Par sa confiance en soi Llyïah se précipitait vers un piège qui même si elle avait été accompagné, aurait refermé ses griffes autour d’elle.

Plus d’une semaine s’était écoulée depuis son départ de la capitale et du monde Elfique. Malgré son âge vénérable, elle marchait d’un bon pas, soignant ceux qu’elle croisait. Cependant pour le moment sa route n’avait pas encore croisé d’innombrable malade, Llyïah se doutait qu’ils avaient rallié les grands lieux d’attache telle Gloria la Magnifique ou Aldaria la Superbe. C’était pourquoi, elle n’avait pas encore décidé de s’arrêter dans son voyage, les environs des villes seraient remplis de pauvre être qui ne savait pas rejoindre, ou n’avaient pas les moyens pour payer, un Guérisseur. Car dans tout drame, il y avait ceux qui pleuraient et ceux qui s’en félicitaient. Tous n’étaient pas bien intentionné et s‘ils parvenaient à s’en mettre plein les poches, les escrocs n’allaient pas rechigner. Les remèdes miracles, qui n’en étaient pas, devaient pleuvoir comme la bruine au printemps, c’est-à-dire à foison. Ainsi que les mages qui se targuaient de guérir le mal et qui se faisaient payer une fortune, le genre d’être qu’exécrait l’elfe : les vampires parvenaient à se faire détrôner dans de telle occasion.

Mais les mauvaises pensées ne devaient pas s’emparer de son être, et pour ce soir elle n’allait pas allez plus en avant, autant dans ses pérégrinations mentales que physiques. L’elfe Millénaire décida qu’elle allait dresser son camp dans une clairière et repartir dés l’aube. Éreintée Llyïah laissa son long et grand corps glisser sur la surface d’un chêne, le meilleur compagnon qu’elle pouvait avoir auprès d’elle pour cette nuit. A défaut de son amour mort, la Baptistrel se laissait bercer par la douce musique qu’elle pouvait percevoir dans la nature qui l’entourait. Et la nuit s’écoula sans accroc jusqu’au moment où elle perçut dans les brumes du sommeil un changement dans les vibrations qui l’entourait.



Dernière édition par Llyïah Reivan le Dim 20 Jan 2013 - 18:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Icon_minitimeDim 13 Jan 2013 - 17:01

"Mon Prince ? La patrouille est prête à se mettre en route.."

Encore une nuit pour les vampires...
Sans prêter la moindre attention à l'être qui avait prudemment passé la tête à travers l'ouverture de sa tente, l'Ancestral étira ses muscles et serra les poings comme pour mieux ajuster l'armure qui lui allait pourtant comme un gant depuis des années. C'était l'un des avantages d'être un vampire, son corps figé n'avait plus évolué depuis sa transformation ni en bien ni en mal. Enfin... Si il exceptait bien sur le terrible ouragan qu'avait été (et qu'était encore !) la malédiction draconique. Enfin pour une fois depuis bien longtemps elle le laissait un peu en paix, ne se manifestant que par une douleur sourde et devenue si habituelle dans ses tempes qu'il parvenait à l'ignorer presque totalement. Il avait fini par comprendre à peu près le fonctionnement du sortilège et il prenait à présent grand soin de se tenir loin des dragons et de leur compagnons autant que ses obligations le lui permettaient. Il contrôlait aussi soigneusement ses émotions et prenait garde à tout ce qui pourrait d'une façon ou d'une autre réactiver la douleur, cela ne l'éteignait pas complètement bien sur mais il parvenait de cette manière à agir et évoluer presque normalement. Evidemment il n'aurait pas besoin de prendre tant de précautions si ses plans avaient fonctionnés entièrement, mais il devait faire avec et ce n'était après tout que partie remise, l'Empire ne perdait rien pour attendre de même que tout ceux qui osaient et oseraient s'allier à lui.

"J'arrive. Kedrildan a sellé mon cheval ?" interrogea-t-il

"Votre destrier attend devant la tente."

Satisfait, le vampire se tourna vers son interlocuteur qui eut un petit mouvement de recul. L'armure de terreur avait l'étrange pouvoir d'accentuer encore le côté sombre et inquiétant de son porteur, autant dire que dans le cas de Lorenz elle ne pouvait que se régaler. Tant mieux, un chef terrifiant était un chef respecté que ce soit par ses hommes ou par ses ennemis. Non pas qu'il ai besoin de tels artifices mais il aimait cette armure à la fois solide et légère qui s'adaptait à lui comme une lame à son fourreau. Fourreau qu'il n'avait pas d'ailleurs, à quoi bon lorsqu'on possède des lames elfiques suffisamment dociles pour êtres capables de se matérialiser à tout instant dans les mains de leur maître ?

"Allons-y." décida-t-il

La nuit était plus que sombre et pour cause, un épais voile de nuage masquait la lune de façon si efficace que les vampires eux même devaient plisser les paupières pour trouer la lourde obscurité d'autant que celle-ci était accentuée par une brume cotonneuse qui s'était levée d'un seul coup et qui recouvrait à présent tout le campement. L'ancestral jeta un oeil derrière lui, la tente qu'il venait de quitter était déjà presque indiscernable ! C'était à la fois une bonne et une mauvaise chose, la patrouille n'aurait pas de mal à passer inaperçue mais elle-même n'y verrait pas grand chose. Et encore en tant que vampires ils voyaient dans le noir, Lorenz n'imaginait même pas ce qu'il devait en être des autres races forcées de percer à la fois l'obscurité et le brouillard. Oui décidément... Cette nuit était une nuit de vampire...

Les yeux rouges de son destrier vampiriques luisaient comme des flammes dans cet univers cotonneux, fixés sur leur maître. L'animal renifla avec satisfaction lorsque Lorenz s'empara de sa bride, heureux sans doute de cette promenade et d'autant moins perturbé qu'il était fait lui aussi pour la nuit. Voyant leur prince se mettre en selle, les vampires présent firent de même, ils étaient une petit douzaine de solides guerriers que Lorenz passa rapidement en revue. Lourdes armures et profusion d'armes tranchantes, il était devenu bien difficile d'ignorer que l'armée vampirique était en campagne étant donné les tonnes d'équipements qui avaient été fabriqués pour tous les armer. C'était une bonne chose, c'est ainsi que l'Ancestral voulait voir son peuple : affuté, entraîné, prêt à l'action. C'était aussi ce qui leur donnerait la victoire, les autres peuples avaient trop longtemps dormi sur leurs lauriers tandis que les êtres de la nuit combattaient pour leur survie. Oui décidément, ils méritaient la victoire et ils l'obtiendraient, il en avait fait le serment.

"Kedrildan, Vince, au poste d'éclaireurs."

C'est ainsi qu'ils partirent pour cette patrouille somme toute assez ordinaire. Les vampires avaient l'habitude d'écumer un large périmètre autour de l'endroit où ils montaient leurs campements, déjà parce qu'il fallait reconnaitre le terrain et s'assurer qu'aucun danger de les guettaient, ensuite parce qu'il fallait bien ramener nourriture et éventuelles fournitures utiles, bien sur les raids le leur permettait mais il n'était pas toujours utile de mobiliser le camp entier pour assaillir quelques minuscules hameaux ou infortunés voyageurs. Quand à la présence du Prince lui même elle n'avait rien d'exceptionnelle étant donné qu'il se joignait très souvent au patrouille, il aimait voir les choses par lui-même et pas seulement se fier aux rapports, de plus une chasse de temps à autre lui dégourdissait les canines, c'était assez peu amusant de se faire amener sa nourriture chaque jour sur un plateau d'argent.

Ils traversent tout le camp au trot, un camp qui s'éveillait lentement sous la lune presque invisible. Les sentinelles attendaient la relève impatiemment, les vampires de corvée se précipitaient à leur tâche, quelques uns tournaient en rond, désoeuvrés en attendant les ordres de la nuit et les autres... Les autres ne se levaient pas, ils n'en avaient plus la force, certains même ne l'auraient plus jamais. Fronçant les sourcils, l'Ancestral promena son regard acier sur la désolation ambiante. La maladie avait frappé d'un seul coup, un peu après la bataille à Feusacré à la grande stupéfaction des vampires qui avaient depuis longtemps oublié ce que cela pouvait être que d'être souffrant. Leurs corps morts n'étaient en général sujet à aucune maladie, et mêmes les blessures les plus effroyables ne suffisaient pas toujours à les terrasser. Pourtant à l'heure actuelle ils devaient bien se rendre à l'évidence, ils tombaient tous comme des mouches.
Les premiers rapports avaient intrigué Lorenz mais sans pour autant l'amener à se déplacer, quelques vampires malades c'était une chose étonnante mais pas vraiment gênante pour ses projets. Seulement cela ne s'était pas arrêté là et lorsque l'épidémie toucha plus de la moitié du camp il se retrouva bien obligé d'aller voir un peu de quoi il retournait. Le spectacle l'avait laissé songeur. Des vampires toussant, des vampires fievreux... Des vampires agonisants... Voilà qui était pour le moins extraordinaire et il était trop bon magicien lui-même pour ne pas deviner aussitôt qu'il y avait anguille sous roche. Un simple microbe n'aurait eut aucun effet sur les êtres de la nuit, il y avait forcément un sortilège là dessous. Il songea aussitôt aux humains, leurs ennemis avaient-ils trouvé le moyen de tous les ensorceler ? Cela aurait expliqué pourquoi lui n'était pas atteint, son niveau magique le protégeait. Et les elfes alors ? Ils ne bougeaient pas beaucoup jusque là mais peut-être en fait n'était-ce qu'une façade ? Peut-être que dans l'ombre ils préparaient une action et cette première attaque sournoise en serait la clé de voute... Si c'était le cas alors ils avaient bien joué leur coup, le camp vampire ne résisterait pas à une attaque en règle dans ces conditions.

Il utilisa sa magie. Il sonda tout le campement et les alentours, il usa de tous les contres-sorts et de toutes les protections magiques qu'il connaissait. Il soigna un vampire, deux, dix... Sa puissance n'avait aucune prise sur la maladie, seules ses anciennes connaissances Elfiques semblèrent donner quelques résultats mais pour un vampire qui guérissait dix autres tombaient malades. Ils ordonna qu'un surveille les points d'eau, il la fit filtrer, il les fit jeûner longuement au cas où un produit quelconque aurait été ingéré volontairement ou non par les humains afin de rendre leur sang incomestible, il expérimenta de nouvelles méthodes plus ou moins douloureuse pour trouver un remède, il ordonna à ses meilleurs mages et fabriquants de potion de régler la question, il envoya des vampires encore sains aux quatre coins du continent pour se renseigner et ramener d'énormes quantité de certaines herbes qu'il connaissait de son ancienne vie. Rien ne marcha, les vampires envoyés revinrent les sacoches pleines d'herbes inutiles et la tête remplie d'informations étonnantes. Ainsi donc les vampires n'étaient pas les seuls à êtres malades... Le royaume humain était durement touché, peut-être même plus durement que les vampires car la maladie était apparue en premier chez eux... C'était donc ainsi qu'ils avaient tous été contaminés ? Pendant la bataille ? Cela éliminait la possibilité que cette épidémie soit une habile attaque de leurs ennemis, même les elfes avaient des ennuis apparemment... Les elfes justement... Les espions étaient formels, ils parvenaient à guérir les victimes rapidement et à coup sur, ils étaient les seuls à y parvenir. Cette information fit ruminer longuement l'Ancestral, il avait des connaissances très incomplète de l'art Elfique de guérison, de plus il ne maîtrisait plus leur magie depuis sa transformation. Voilà donc pourquoi il ne parvenait pas à intervenir efficacement contre ce fléau...

Les hommes avaient demandé l'aide des Elfes, elle leur avait été accordée rapidement par leurs alliés. Les vampires eux ne pouvaient pas solliciter la même chose, ils devraient donc comme toujours se tirer d'affaire par eux même quitte à faire obéir leurs guérisseurs par la force. Les ordres étaient donc tombés rapidement, il était désormais interdit de tuer les représentants du beau peuple. Tout Elfe qui serait repéré deviendrait ausitôt une cible prioritaire qui devrait être capturée et ramenée à Lorenz le plus rapidement possible. Cela n'avait rien donné jusque là et l'Ancestral savait qu'il serait bientôt forcé de faire déplacer son camp bien plus loin qu'il ne l'avait jusque là, il leur faudrait s'enfoncer profondément dans l'empire, marcher vers l'Ouest afin de se rapprocher du royaume Elfique et d'espérer ainsi rencontrer certains représentants de leur peuple. Ce serait dangereux, très dangereux. Lorenz n'avait jamais eu l'intention de faire avancer son armée si rapidement et surtout pas de s'approcher du royaume honni avant d'être certain d'avoir la force de lui faire face, quel choix avait-il à présent ?

**Cette épidémie nous met dans une situation difficile. Nous devons nous déplacer vers l'Ouest mais nous n'avons pas la force d'attaquer la moindre grosse ville. Il faudra les contourner, au risque de se faire attaquer sur deux fronts...**

Ses pensées étaient sombres, mécontentes, inquiètes aussi. Les choses n'allaient pas aussi bien ces derniers temps, rien n'avait été comme il l'avait prévu depuis cette satanée bataille et même si ils avaient portés un gros coup à l'empire ce n'était qu'une goutte d'eau dans l'océan. Les humains étaient si nombreux qu'ils pouvaient se permettre de perdre des régiments entiers, les vampires eux devaient sans cesse transformer de nouvelles victimes pour refaire leurs rangs. Ils n'allaient pas assez vite...

"Mon Prince ? On nous signales une habitation isolée un peu plus loin au sud de notre position et un foyer presque entièrement éteint au nord, un petit campement sans doute... Quels sont vos ordres ?"

Il ne répondit pas aussitôt, plongé dans ses réflexions. Une habitation isolée c'était l'assurance de tomber sur un humain voir plusieurs à transformer, le campement lui pouvait être désert. Et puis le sud était leur cap actuel, pourquoi en changer ? Quel destin capricieux décida tout à coup le vampire à prendre la décision la moins logique ? La curiosité peut-être, il voulait savoir qui pouvait bien avoir l'idée de camper dans ce coin désert, l'instinct aussi. Quelque chose inexplicablement le poussait à se diriger vers le nord. La patrouille ne broncha pas lorsqu'il fit pivoter son destrier et suivi docilement la manoeuvre.

L'atmosphère avait changée. De tranquille elle était devenue tendue, concentrée, inhumaine pour tout dire. Quoi de plus impressionnant qu'un vampire en chasse ? Toutes leurs formidables capacités se mettaient alors au service de l'action. Leur odorat puissant les menaient droit vers leur cible au rythme des profondes inspirations rapprochées qu'ils faisaient, aspirant un air inutile pour leur poumon mais ô combien intéressant pour les facultés d'analyse développées de leur cerveaux ! Leur ouïe n'était pas en reste, chaque bruissement était analysé et dûement catalogué en information utile ou inutile à l'instant présent. Leurs mouvements silencieux auraient été félins si ils avaient été à pied mais les destriers vampiriques dressés à cet usage n'était pas en reste, tout comme les yeux de leurs maîtres ils trouaient l'obscurité avec acharnement dans l'espoir d'apercevoir l'objet de leur convoitise. Très rapidement les vampires furent assez prêt du campement pour pouvoir mettre un nom sur l'odeur qu'il sentait...

"Des Elfes !" gronda plus qu'il n'articula Lorenz.

Le pluriel était de trop, il le comprit lorsqu'ils descendirent de cheval et s'approchèrent encore, assez pour qu'ils entendent tous distinctement le coeur qui battait calmement dans la poitrine de son propriétaire. Cela et l'odeur musquée suffisait à mettre en rage un Lorenz qui avait pour habitude bien établie de détruire quasi instantanément tout Elfe ayant la mauvaise idée de se trouver dans son champ d'action. L'habitude était d'ailleurs si bien ancrée qu'il caressa un instant l'idée de déchaîner tout ses pouvoirs sur le pauvre lapin désormais prit au collet jusqu'à n'en laisser plus qu'une carcasse vide et sans vie. C'était une mauvaise idée néanmoins, la réalité le rattrapa aussitôt : il avait besoin d'un elfe pour soigner son armée. Il ne devait donc pas le tuer tout de suite.

Cette idée l'agaça, il n'avait pas la plus petite envie de se retrouver en présence d'un elfe autrement que sous forme de cadavre. La rage froide et mauvaise qui s'emparait de lui à chaque fois qu'il sentait leur odeur ou même qu'il s'autorisait à penser à ces êtres était révélatrice, il les haïssait tous avec une ferveur et une intensité qui en aurait brûlé plus d'un et qui pour être honnête avait depuis longtemps achevé de consumer son âme. Il méprisait les hommes, c'était un fait mais ce qu'il ressentait pour les elfes était bien plus puissant, c'était le fondement même de son être et ce qui faisait de lui ce qu'il était. Il voulait leur mort à tous, il voulait les voir souffrir et par dessus tout il voulait qu'on oubli jusqu'à leur existence, jusqu'à l'idée même, jusqu'au soupçon de ce qu'ils avaient été. Il effacerait totalement et nettement ce peuple, les elfes n'avait aucune place dans le monde qu'il voulait créer.
Oui mais en attendant il devait se servir de celui là. Etonné de le voir immobile et de ne pas avoir encore reçu l'ordre d'agir les vampires l'observaient à la dérobée, sombres silhouettes excitées par la chasse mais suffisamment expérimentées pour ne pas en perdre leurs moyens. Un seul geste impérieux de l'Ancestral fut suffisant pour qu'ils comprennent ce qu'ils avaient à faire, le petit camp fut promptement encerclé dans un silence total qui par ailleurs ne voulait rien dire, les elfes avaient l'ouïe fine, celui là avait très certainement entendu au moins les chevaux. C'était sans importance, il ne pouvait plus aller nul part à présent. Trois arcs étaient tendus, prêts à décocher leurs flèches mortelles. Lorenz de son côté était un peu en arrière, il ne voyait pas l'intérêt d'intervenir alors que la cible était déjà perdue, elle n'avait pas la moindre chance contre ce qui lui arrivait dessus, il n'interviendrait que si cela devenait utile.

"Ramenez le moi, en vie."

Il se tourna vers Kedrildan

"Assures toi qu'ils ne l'abîment pas trop, tu pourra peut-être jouer avec mais pas avant qu'il n'ai servi."

L'idée amena un sourire cruel sur ses lèvres fines, oui après tout, confier le prisonnier à ce vampire une fois qu'il serait devenu inutile serait une très bonne façon de lui assurer une terrible mort et c'était bien ce qu'il voulait, qu'il meure en suppliant. Bien sur il pourrait s'en charger lui-même mais il serait sans doute trop occupé et Kedrildan avait bien servi ses derniers temps, ce serait une récompense appropriée.

Rassuré par l'encerclement de cette cible unique, par le nombre et la valeur de ses vampires ainsi que par sa propre puissance magique l'Ancestral mit un petit moment à flairer le danger. L'afflux magique était spécial, ce n'était pas cette puissance brute des maîtres mages de toute espèce, c'était une puissance différente, musicale, presque douce et pourtant tranchante. Il ne s'en inquiéta pas assez rapidement, c'est sans doute ce qui laissa la possibilité à l'ennemi d'agir...



Salut à toi , crois-tu pouvoir te cacher à mes yeux ? Je sais tout sur toi, tu es inscrit depuis le , ta dernière visite date du , et tu as 366 messages. Ne cherche pas à m'échapper...



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MessageSujet: Re: Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Icon_minitimeMer 16 Jan 2013 - 15:40

Enfin un peu d'action ! Son sang mort depuis des centaines d'années semblaient bouillonner dans ses veines desséchées par le temps alors que ses émeraudes étincelaient de milles et un feu ! La lune éclairait bien peu le monde qui était recouvert par le voile sombre de la nuit, c'était une nuit pour les vampires... S'harnachant de son armure légère et veillant à ce que sa lame et Plaie étaient bien affûtées, Kedrildan quitta sa tente pour se rendre auprès de celle de son seigneur et scella le cheval de Lorenz avant de sceller sa propre monture vampirique, qu'il avait eu en guise de récompense après avoir bien satisfait son seigneur. Lui tapant doucement l'encolure qu'il avait frémissante à cause de l'excitation qui semblait décidément bien contagieuse, le vampire roux attendit que le maître quitte le couvert de sa tente et s'inclina quand il finit par les rejoindre, grimpant sur son destrier en donnant l'ordre du départ.

Montant sur Hunllef, il claqua brièvement ses rênes en pressant ses talons contre ses flancs, suivant l'escorte en admirant le dos et la prestance de Lorenz, un sourire discret de pur gourmandise fleurissant comme le printemps dans un cimetière. Il était tellement formidable... Et l'aura de terreur qu'il inspirait enivrait tellement le roux qu'il en frétillait presque d'envie dans son armure légère, faisant doucement hennir sa monture qui lui jeta un coup d’œil perplexe sans pour autant cesser de suivre la troupe dont le cliquetis des pièces de métal et de cuir. Évidemment, comme de fait, Kedrildan faisait quelque peu tâche parmi ses géants guerriers lourdement armés avec sa finesse et ses petits poignards... Mais ça, il s'en fichait, tout arrogant qu'il était !

« Kedrildan, Vince, au poste d'éclaireurs. »

- A vos ordres Seigneur Lorenz, s'avança le roux vers lui en le regardant avec idolâtrie et désir, hochant doucement la tête avant de donner un coup de rêne pour faire accélérer la cadence de Hunleff, prenant donc la tente de la patrouille pour repérer le chemin et ses obstacles avant que le reste de l'équipée n'arrive.

Chevauchant discrètement en gardant un œil sur son « coéquipier », Kedrildan repéra les environs en tortillant les crins de la crinière de sa monture et se désola en voyant les soldats si... Si patraques. Immunisé de toutes les sortes de maladies depuis la nuit des temps, voilà que la fière armée de son seigneur et maître rendait tripes et boyaux sur le sol du campement avant de mourir pour de bon, comme les cadavres qu'ils sont et qu'ils auraient dû être depuis des siècles. Plissant son nez devant les effluves peu appétissantes qui exsudaient de la forêt de tentes en accélérant la cadence de son destrier afin de poursuivre leur route, le roux continua de faire son travail d'éclaireur jusqu'à s'arrêter devant un petit élément de surprise que Vince alla rapporter vite fait bien fait à Lorenz. Une petite cabane isolée au sud et un maigre campement au nord... Que choisirait leur seigneur ?

Contrairement à toute logique, le vampire suprême décida de changer de cap pour aller voir ce qu'il se tramait au nord, le campement ayant remporté le duel. De toute façon, Ked s'en fichait totalement de où ils se rendaient tous, préférant continuer d'observer les lieux en avant-garde et de suivre son fantasme et son idole plutôt que de réfléchir. Et puis, l'ambiance auparavant légère et alanguis s'était peu à peu transformée pour devenir froide et électrique, les sens aux aguets et l'arme à la main. Peut-être que ce campement n'était pas ce qu'il semblait être... Plissant les yeux en jetant un léger regard intrigué à l'homme qu'il aimait en secret, Ked dégaina ses poignards en aiguisant ses oreilles : le battement unique d'un cœur aux senteurs des bois... Un elfe ? Seule ? Au milieu de nul part ? Etait-il suicidaire ou masochiste ? Quelle folie avait bien lieu dans son esprit pour qu'il agisse aussi stupidement ? Baste ! De toute façon, le mot d'ordre était d'en capturer au moins un alors ça ferait leur affaire.

« Ramenez-le moi en vie. Kedrildan, assure-toi qu'ils ne l'abîment pas trop, tu pourras peut-être jouer avec mais pas avant qu'il n'ait servi. »

- Tout de suite mon maître, avec joie... Murmura-t-il avec un air languissant et désireux, un sourire affamé et sadique aux lèvres alors qu'il crispa ses doigts autour de Plaie.

Descendant de cheval et s'inclinant vers Lorenz, il s'avança discrètement vers la cible après avoir tendu les deux paumes en avant, mains ouvertes, pour lancer le sort de dissimulation « Brume des morts ». Que la chasse commence...



***
♥️ Histoire et Vie de Kedrildan Maralawë ♥️
♫ Thème de Kedrildan ♫ Moment avec Trissi ♫ La folie de Kedrildan ♫
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☼ Quand Kedrildan pense -> color=blue et i ☼
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¤ Attention, rpgiste lente ¤
Je fais partie du groupe des légendes, mon rythme de rpg est un peu particulier, attention !
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MessageSujet: Re: Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Icon_minitimeLun 21 Jan 2013 - 15:05

L’amorce de la transformation s’était faite subtile. Au départ, le changement dans les vibrations environnantes était trop éloigné pour alerter l’elfe, qui se reposait du sommeil du juste, et qui n’était guère d’humeur à interpréter les quelconques augures qu’elle présentait. Si elle devait s’éveiller pour le moindre animal qui croisait sa route dans le large rayon qu’elle percevait, la Baptistrel aurait mieux fait de ne pas dormir et de continuer sa route jusqu’à s’écrouler d’épuisement. Ainsi, elle laissa le temps s’écouler et ses forces se reconstituer, elle mettait en sourdine les échos du monde.
Pourtant, l’impression se répercutait plus durement à mesure que les minutes s’écoulaient. Chacune faisait pencher plus durement la balance, mettant son poids de plomb sur la cage thoracique de l’elfe. La haine que charriaient les nouveaux venus était puissante et presque aussi palpable que le sol sur lequel elle reposait. Et c’était surtout cette perturbation qui la fit réagir, bien que ses oreilles aient perçu le bruit d’une cavalcade dans la brume qui l’entourait. Les sentiments qu’exhalaient ces êtres n’étaient pas communs, contrairement aux bruits d’une volée de cavalier, qui sur ces routes pouvaient s’être défini comme monnaie courante. Et chaque vibration du fer des chevaux dans la terre lui indiquait qu’ils ne se détournaient pas et qu’elle allait devoir accueillir une joyeuse troupe au saut du lit ! Cela ne la perturbait aucunement, mais les espoirs que l’entretient reste pacifique étaient bien mince.
*Trop peu nombreux pour être réellement inquiétant, mais trop silencieux et discret pour me laisser l’espérance que ce ne soit qu’une bande de brigands humains. Il ne sera guère aisé de se débarrasser de ceux-là…*

La configuration de l’endroit qu’elle s’était choisie pour se reposer était à double tranchant. La clairière était large et créait une grande zone sans excès d’arbre et autres buisson qui pouvaient masquer sa vue. Mais, c’était également un lieu où elle était à découvert. De jour, l’elfe millénaire aurait eu un avantage notable. Mais par la purée de pois qui l’enveloppait de son blanc manteau, elle ne pouvait se fier à ses yeux qu’elle maintenait toujours clos. Au vu de leur utilité présente, ils allaient justes la faire repérer davantage, si bien sure ses visiteurs nocturnes étaient du domaine du vivant. Et avec les instants, elle en doutait de plus en plus. Cette onde si particulière et qui malgré les années ne s’effaçaient pas de son esprit le lui indiquait bien. Constat qui lui fit inspirer plus profondément, sa poitrine se souleva de concert avec le dépit qui se rependait dans son être. Son visage se renversa, l’arrière de son crâne frotta contre l’écorce de l’arbre, qui lui avait servi de soutien pour cette nuit. Et qui, elle l’espérait, allait perdurer dans la vie et que ce qui amenait ses visiteurs ne terminerait pas trop brusquement l’existence de l’être centenaire. Le destin devait-il, dés ses premiers pas à l’extérieur du bois de ses ancêtres, la mettre en présence des créatures qu’elle exécrait le plus au monde ? Le Dracos Honoris possédait quelques desseins dont elle ne parvenait pas à saisir le sens. Mais cette rencontre avec les êtres de la nuit risquait fort de se solder par un carnage. Pour qui, ça elle l’ignorait…

Puis, le silence total vint, avec son lot de tensions. La vieille elfe n’entendait plus le bruit caractéristique des chevaux au galop, mais cela ne voulait pas dire que le danger était passé. Il était même au plus près. La troupe de vampire s’était arrêté. Non loin, parce qu’elle sentait leurs êtres en arrêt. Ils étaient douze, douze vampires qui semblaient hésiter sur la marche à suivre. La Baptistrel eut un sourit en coin, elle savait bien qu’une personne seule ne devait pas les dissuader d’attaquer. C’était juste son statut qui devait être précaire.
Le moment de flottement cessa et elle perçut dans le sol les vibrations légères que firent les vampires pour l’encercler. Ils étaient silencieux et efficaces et si elle n’avait pas perçu leur mouvement via sa maîtrise de l’élément Terre, elle aurait pu les perdre. Une personne se détacha du groupe compact qu’ils formaient, ce qui le fit repérer fut le sort de dissimulation mineur qu’il lança. Si la situation n’avait pas été si tendue, la Gardienne des Préceptes aurait pu en rire : il masquait peut-être son corps, mais le sort laissait dans les vibrations du monde une emprunte plus visible encore que sa personne, qui pourtant suintait d’émotions plus négatives les unes que les autres.

Les dés étaient lancés, à elle d’aplanir la situation avant qu’elle ne dégénère…Lentement son visage se redressa, lentement l’elfe sollicita en elle le ton Baptistral qu’elle utilisait à chaque fois qu’elle s’exprimait. Mais là, c’était différent. Elle n’agissait pas seulement pour adresser la parole au premier chaland qui approchait de sa personne. Non, la Baptistrel devait empêcher une situation délicate de s’envenimer. Ses lèvres s’entrouvrirent pour laisser passer les premiers sons que ses paroles réclamaient. Un timbre puissant résonna dans le silence de la clairière, profond tels les creux des montagnes et vibrant d’harmonie, qui pourtant pour toute personne qui était d’un niveau magique inférieure à la Gardienne les feraient se mettre en arrêt, laissant couler la vérité de ses paroles dans leurs êtres.

« Vampire arrêtez. En représentante de sa caste elle ne pouvait engager les hostilités. Si d’aventure les choses n’évoluaient pas et qu’ils l’attaquaient. Llyïah n’aurait plus les mains enchainées et son pouvoir se libérerait. Ces deux mots n’étaient que les prémices de biens d’autres. « Laissez vos haines et écoutez-moi. Je sais que nos peuples s’exècrent, mais je n’ai aucune mauvaise intention à votre encontre. Je suis une voyageuse solitaire qui ne souhaite qu’apporter l’équilibre au monde troublé en ces heures sombres. » Elle s’interrompit, avant de lentement tourner sa tête, aux paupières closent, en direction des vibrations de l’être le plus proche d’elle.
De sa gorge s’éleva, non plus des mots mais, une note unique, qui dissipa le sort de dissimulation du vampire, ainsi que le reste de la brume qui entourait la troupe. Tonalité profonde ou la douceur de la brise du vent se perdant dans les sommets rocheux se faisait ressentir. « C’est à vous de décider le cours que prendra notre discussion… » Sur ces mots, elle décida d’ouvrir enfin ses paupières. Lentement la phosphorescence de ses yeux filtra par-delà la barrière de chair. Ses prunelles émeraude, où les pupilles se perdaient dans le flux de son pouvoir, se saisirent de la scène.


Dernière édition par Llyïah Reivan le Ven 1 Fév 2013 - 16:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Icon_minitimeMer 23 Jan 2013 - 18:40

Il n'y avait bien qu'un seul elfe, il en avait la confirmation au son du cœur calme qui battait non loin. Un cœur très calme même, trop calme pour quelqu'un qui semble avoir compris qu'il est encerclé par un groupe de vampires... Car en effet l'elfe avait bougé, le rythme de son cœur avait très légèrement changé, pas de doute, il était éveillé. Un mauvais pressentiment s'empara de l'ancestral, pourquoi ce cœur là ne s'emballait-il pas comme celui des cibles habituelles ? Pourquoi ne frôlait-il pas la crise cardiaque comme tout cœur de proie qui se respecte ? Il n'aimait pas cela, il n'aimait pas cela du tout même...

La suite fut encore plus désagréable...

Quoi de plus agaçant qu'un Baptistrel ? Ses récents échanges avec le dénommé Merithyn, compagnon du dragonnier Eliow, étaient bien là pour le conforter dans son opinion. Les Baptistrels étaient d'horribles personnages toujours prêts à lui casser les oreilles de leur voix soit disant mélodieuse et que lui pourtant exécrait, pourquoi d'ailleurs ? Il ne pouvait pas mettre cette répulsion sur le compte de la malédiction étant donné qu'elle était déjà là bien avant qu'il ne boive la moindre goutte de sang de dragon. Avant même sa transformation d'ailleurs, déjà en tant qu'Elfe il méprisait cet ordre et l'évitait autant que possible, ce qui était d'ailleurs bien difficile dans le royaume elfique... Ah les chants elfiques... Voilà encore une raison même si celle-ci était bien moindre qui lui faisait détester cette race ! A-t-on idée de chanter ainsi du matin au soir ? D'utiliser chaque détail, chaque prétexte pour se mettre à fredonner ? Même leur magie était imprégnée de cet art, un art qu'il n'avait jamais pu apprivoiser d'ailleurs, il méprisait bien trop cette forme de magie pour véritablement s'y intéresser et alors que son professeur de magie s'évertuait à lui faire comprendre que ces sorts pouvaient êtres utiles lui s'intéressaient plutôt aux sorts humains et aux rares sorts avancés elfique qui lui semblaient êtres utiles, il y en avait très peu et pour cause, la magie elfique était surtout portée sur la défense et les soins, deux domaines qui ne l'intéressaient que moyennement. Autant dire qu'il n'avait pas spécialement eu de regret lorsqu'il s'était aperçu un peu après sa transformation qu'il ne pouvait plus jeter le moindre sort elfique, sans regret, la magie vampirique était parfaite pour ses ambitions.

Le magie Baptistrel donc, car il fallait bien revenir au présent à un moment donné. Elle résonna fort désagréablement aux oreilles du vampire maudit qu'il était et il ne pu s'empêcher de grimacer de dégoût lorsque la trame de la magie habituellement discordante en sa présence se mua en une note à la fois douce et impérieuse, légère et dangereuse, le voile qu'il déchirait à chaque inspiration et duquel il tirait tout son pouvoir semblait purifié par cet être, réparé tout de même pas, il ne fallait pas aller trop loin mais effectivement la magie baptistrale avait un effet sur la trame du monde, un effet qui déplaisait souverainement à Lorenz.

« Vampire arrêtez »

Il n'écouta pas la suite. Le ton particulier de la voix avait suffit à lui confirmer ses pires craintes, non seulement ils avaient affaire à un Baptistrel mais en plus celui-ci était particulièrement puissant. Lorenz n'avait en effet pas pu ne pas ressentir la contrainte presque intolérable qui était mêlée à cet ordre, il ne voyait pas la scène de là où il se trouvait mais il était clair que ses vampires n'étaient au contraire de ce qu'il avait d'abord pensé pas de taille à affronter cet ennemi là. A l'heure actuelles ils étaient certainement tous immobilisés, forcés d'écouter les paroles de l'elfe. C'était idiot d'ailleurs comme stratégie, leur ennemi espérait-il convaincre toute la troupe de le laisser en paix ? Kedrildan en exploserait certainement de rire, ou de rage peut-être en voyant qu'il ne pouvait bouger... C'était sans importance car l'elfe n'avait pas prévu un petit détail...

Un seul claquement de langue fut suffisant au destrier vampirique pour comprendre les désirs de son maître, ces bêtes étaient intelligentes et cela faisait déjà quelques années que celui-ci appartenait au prince vampirique. Il traversa donc le fourré d'un seul bond, nullement intimidé par l'elfe, sa drôle de voix, et la douzaines de vampires qui à pied ou à cheval fixaient la Baptistrel avec l'envie manifeste de lui faire la peau le plus rapidement possible.

« Cela suffit Elfe. »

Sa propre autorité rugueuse et tranchante se heurta à celle douce et impérieuse de la chanteuse. Acier contre émeraude, leurs regards s'accrochèrent pour ne plus se lâcher, leurs deux pouvoirs se frôlaient comme pour mieux s'apprivoiser, et se détruire peut-être... Cette magicienne était puissante, il le ressentait au plus profond de son être et cela lui tira un léger froncement de sourcils. Forte de ses pouvoirs, oserait-elle le défier ? Il fronça les sourcils tandis que sa magie se concentrait en lui, crépitant presque sur sa peau :

« J'ignore quelle arrogance ou folie te pousse à te promener seule par ici, mais tes pouvoirs ne te seront d'aucun secours face à moi. »

D'un seul mouvement souple et silencieux, il quitta sa selle. Ses vampires l'entourèrent aussitôt, s'éloignant de cette mage étrange qui les avaient arrêtés si facilement. Leurs yeux mauvais brillaient presque de haine dans l'obscurité, rien n'était plus haïssable qu'un elfe si ce n'était un elfe capable de vous manipuler à sa volonté. Une certaine joie y brillait tout de même, ainsi elle avait cru s'en sortir avec de tels artifices ? Qu'elle se frotte donc à leur prince et qu'elle voit si il était aussi facile d'avoir le dessus sur lui !

« Alors, que faisons nous ? Me crois-tu sur parole et acceptes-tu de te rendre sagement ou dois-je perdre mon temps à te prouver à quel point ta résistance est futile ? Notes bien que mon temps est en général précieux, et que je n'aime guère le perdre... Cela a tendance à me mettre... De mauvaise humeur... »

Il parlait d'une voix égale, agréable presque. Son ton badin de politicien s'accordait mal avec les menaces non voilées qu'il proférait, c'était un jeu qui l'amusait. Néanmoins pour cette fois son amusement se teintait d'une certaine curiosité et son regard ne cessait de s'attarder sur les traits harmonieux de l'elfe. Pourquoi avait-il l'impression de l'avoir déjà vue quelque part ? Il pencha la tête, s'irritant un peu des quelques brumes encore non éclaircies qu'il restait de son passé. Ce détail avait-il de l'importance ? Peut-être pas... Pourtant, pourtant...

« Ton nom ? » tonna-t-il tout à coup

Il n'était pas certain que ce nom l'aiderait à raviver le souvenir trouble qui lui échappait, pour tout dire il était presque certain du contraire mais cela avait le mérite de lui faire gagner du temps, et de peut-être permettre à Kedrildan d'agir... Placé comme il l'était, un peu derrière l'elfe celui-ci avait une chance de parvenir à l'atteindre avant qu'elle ne puisse se défendre. Elle attendait une attaque magique de la part de l'ancestral, elle se défendrait très certainement, il lisait dans ses yeux qu'elle n'était pas femme à se laisser faire mais peut-être serait-elle un peu plus raisonnable lorsque la lame froide du vampire viendrait se poser sur sa jolie gorge ?



Salut à toi , crois-tu pouvoir te cacher à mes yeux ? Je sais tout sur toi, tu es inscrit depuis le , ta dernière visite date du , et tu as 366 messages. Ne cherche pas à m'échapper...



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MessageSujet: Re: Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Icon_minitimeDim 27 Jan 2013 - 23:58

Alors que Kedrildan se fondait dans les ombres grâce à son sort, tout frétillant à l'idée d'obéir aux ordre de son idole, il ne s'attendait pas du tout à ce que sa proie de la nuit brise son sortilège et ne leur lance à lui et aux autres un sort visant à les immobiliser pour qu'il écoute. S'il y avait bien une chose que le roux avait en horreur c'était bien d'être désemparé, incapable de réagir, figé en position d'extrême faiblesse, à la merci de n'importe qui. Grognant tout bas et sauvagement en dévoilant ses crocs, ses émeraudes luisant des éclats tranchants de la haine venimeuse et de la colère flamboyante, le vampire mobilisa toute son énergie et sa volonté à se dépêtrer de ce maudit sortilège, ignorant les paroles de la baptistrel. Qu'est-ce qu'elle croyait ? Qu'ils allaient s'incliner et s'en aller comme ils s'en étaient venu, comme un vulgaire animal humain ? Ils étaient des vampires, les seigneurs de la nuit ! De toute façon, le seigneur Lorenz avait bien plus de charisme qu'elle, sans compter qu'il faisait bien plus peur.

- Nianianiania... La singea-t-il en forçant le cadavre qui lui servait de corps à bouger, ne serait-ce que d'un millimètre pour l'encourager dans cet effort. Qu'est-ce qu'ils peuvent parler pour ne rien dire ces brouteurs de salade...

Quel dommage que leur chef désirait la garder en vie pour soigner cette épidémie... Etant porteur mais non malade, Kedrildan se serait fait une grande joie et un grand plaisir à lacérer son corps, dépeçant avec délicatesse et lenteur chacun de ses membres avant de la clouer encore vivante dans le désert à la nuit tombée pour qu'elle puisse agonir douloureusement sous la chaleur flamboyante, la température intense et l'appétit des animaux de cet enfer qui n'avaient certainement pas mangé quelque chose d'aussi fin depuis sûrement une éternité.

Quand il entendit la voix douce et mélodieuse, aussi sensuelle et féline qu'un fouet voltigeant dans les airs pour claquer d'un ton aussi sec que le tonnerre, le roux soupira de soulagement et sourit d'un air plus carnassier dans l'attente de la sentence de son maître : priant pour qu'il lui autorise de la tuer le plus lentement et douloureusement possible, de la jeter en pâture à son imagination si créative et sadique... Il pouvait sentir la magie de Lorenz se répandre autour d'eux comme une brume glacée, léchant le sol et les êtres vivants comme la cape de la mort... Kedrildan frissonna de désir et sentit l'étau de la magie elfique se rompre face au déploiement de la force de leur chef, se mouvant de nouveau pour son plus grand plaisir. Il lui suffisait juste d'une toute petite autorisation pour qu'il laisse Plaie et sa magie délicate détruite la beauté, la grâce puis la vie de cette elfe qui, aussi puissante pouvait-elle être, avait osé se frotter au tout-puissant chef des vampires.

Profitant qu'ils « badinaient, Kedrildan se faufila discrètement, aussi silencieux que la lumière, jusque derrière la baptistrel et se colla brusquement contre son dos en posant sa dague simple contre sa gorge tandis que son autre bras se dressa, paume vers le haut et les doigts à moitié refermés : il venait de lancer le sort d'immobilisation. Espérons que les deux arguments du roux feraient fleurir la docilité chez l'elfe, à moins qu'elle ne souhaitait pas vivre une seconde de plus, dans ce cas il se chargerait d’abréger l'inconfort de cette dernière...

- Il me semble que mon Seigneur Lorenz vous a posé une question... Siffla-t-il venimeusement, extrêmement rancunier avant de baisser d'un ton pour que cela reste entre elle et lui. Dès qu'il en aura finit avec vous, je prendrais grand plaisir à « jouer » en votre compagnie... Je verrais ainsi donc s'il est capable aux elfes chanteurs de perdre la voix à trop hurler et combien de temps ils savent tenir dès qu'ils font mumuse avec des êtres de ma race... Souffla-t-il dans le creux de son oreille, ses dents se posa sur son cou sans pour autant transpercer sa chaire et lui inoculer le venin : les ordres et le charisme du vampire ancestrale suffisait à le contenir dans sa rage froide et sadique.

Ne jamais brimer Kedrildan au point de le figer dans une situation critique, dans un grand état de faiblesse, ça avait tendance à le rendre quelque peu hargneux...



***
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MessageSujet: Re: Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Icon_minitimeSam 2 Fév 2013 - 14:56

L’elfe millénaire laissa ses prunelles lumineuses s’emparer de l’obscurité qui l’entourait. Il faisait peut-être nuit, mais la Gardienne des Préceptes ne s’en formalisait pas outre mesure : elle parvenait à distinguer dans les tendres replis sombres du crépuscule des silhouettes, mais surtout des prunelles brillantes de rage. Il était évident que le simple fait qu’elle avait ouvert la bouche déplaisait souverainement. Surtout lorsque ses paroles avaient claqué tel un ordre, vibration impérieuse que sa voix prenait presque en toute heure de son existence. Pourtant, la vieille elfe appuyait ses dires que lorsqu’il était nécessaire de le faire, et elle s’était laissé encore du leste…La situation présente ne demandait pas qu’elle s’investit, à fond. Et il n’aurait été guère intelligent d’abattre toutes ses cartes d’entrée.
Ce fut dans le silence qui suivit ses paroles qu’elle aperçut, ou plutôt qu’elle perçut, un être bien plus inquiétant que les épouvantails de carnaval qu’elle avait dressés devant, et derrière, elle. Un bon cavalier, ainsi qu’une magnifique monture s’approchèrent. D’un bond l’animal avait rejoint la troupe qui s’était formée auprès d’elle et lorsqu’elle parvint à distinguer dans l’obscurité les traits de son nouvel interlocuteur. Son cœur rata un battement. Pas que c’était une trace de peur, mais c’était surtout d’étonnement. Parmi toutes les créatures de la nuit qui peuplaient les terres d’Armanda, il avait fallu qu’elle tombe sur LUI !

« Cela suffit Elfe. » Ces mots résonnèrent dans le silence absolu, se répercutant dans le cerveau de la Baptistrel. Ils brisaient les quelconques doutes qui auraient pu subsister dans l’esprit de Llyïah. Mais surtout, ils lui permirent de reprendre pied dans cette réalité improbable. Elle qui n’avait plus aperçu le visage du maudit depuis plus de huit-cent-dix ans, le recomposait en un éclair. Dans sa mémoire, elle combla les changements dans l’apparence et dans la stature de Lorenz due au faite qu’il était devenu un vampire. Car hormis certains détails, Llyïah se retrouvait plongé dans la peau de l’enfant qu’elle était lorsqu’elle avait porté à la potence le couple damné et qu’elle avait vu le corps de Lorenz tomber, mortellement pâle.
Les prochaines paroles du chef Vampire la firent revenir sur terre, et ce définitivement. Ses prunelles qui s’étaient saisies de celles de l’homme battirent la mesure quelques infimes secondes. Son visage s’était fait de glace lors de cet échange silencieux. Il était étrange de distinguer les destinées antagonistes de deux enfants nés sous les mêmes augures. Mais pourtant, ils avaient atteint le sommet de leur milieu…. Chacun à leurs manières, ils s’étaient élevé plus haut que le commun des mortels. Et leurs pouvoirs se frôlaient dans un ballet qui aurait pu mortellement se finir. La mort et la vie se côtoyaient plus durement que de coutume dans la trame du monde, aussi incisif que leurs deux souffles qui s’échappaient brusquement de leurs corps. Elle ne craignait pas la mort et certainement pas Lorenz, mais Llyïah n’était pas encore folle pour le défier sur ce territoire. Et puis, l’heure n’était pas aux règlements de comptes…Elle avait une mission à accomplir et qu’importent les barrages, elle les passerait.

Soudain, la statue de glace qu’était l’ancestrale se mit en mouvement. Il descendit de la selle, en même temps que ses séides qui se rapprochaient de leurs maîtres, tels de bons toutous bien dressés. Indifférente aux regards qu’ils lui lançaient Llyïah, se dressaient dans la posture dans laquelle ils l’avaient trouvé au départ. C’est-à-dire assise, le dos effleurant la surface de son compagnon de la nuit. Impérieuse dans tout son être et pas le moins du monde affolée, même par cette nouvelle arrivée, l’elfe millénaire continuait de les fixer et spécialement leur chef qu’elle ne quittait plus des yeux. Les paroles que débitaient Lorenz avaient de quoi amuser la Baptistrel, un coin de ses lèvres se souleva dans un pli plein d’ironie. Bien sur et elle, elle ne devait pas compter chaque seconde qui lui restait d’existence ?
Llyïah décida de se redresser pour se mettre au niveau de toutes cette populace. L’hiératisme de son être se brisa, en même temps qu’elle tendit doucement sa main vers son bâton magique, dans un geste lent et mesuré où on percevait son lien vivace avec son élément, la terre, elle fit mine de se mettre en marche. L’elfe n’avait plus la grâce et la délicatesse de son peuple. Chacun de ses gestes avait gagné en raideur, mais surtout en une puissance grondante qui s’exprimait lors de n'importe lequel de ses mouvements. Lentement la distance avec son bâton s’abattit. Elle ne tenait pas à ce qu’on prit son geste pour une tentative d’attaque. Sa main se referma fermement contre le bois finement travaillé. Et elle se redressa en s’aidant de son arme, c’était lors d’occasions du genre qu’elle sentait les âges peser sur ses épaules. Bien vite, elle se redressa du haut de toute sa grande taille. Son visage situé au-delà des deux mètres de haut surplomba l’assistance, sans mot dire. Il souhaitait son nom ? Elle n’avait pas encore resurgi dans sa mémoire il semblerait. C’était mieux ainsi….

« Oui je comprend fort bien que tu sois fort occupé Lorenz Wintel. Il n’est guère aisé tous les jours de tenter de dominer les esprits du bien. » Répondit-elle d’une voix suave où les échos de son pouvoir continuaient de se faire sentir, à la distinction près que c’était plus doux et supportable pour les membres de la troupe du seigneur vampire. Et avant qu’elle ne puisse aller plus loin, elle sentit une présence s’insinuer dans son dos. Plus que s’insinuer, un de ces êtres abjects se colla contre elle, lui exhalant ses vibrations de cadavre et de déchets de la création.
Rapidement s’ensuivit un sort, ou plutôt une ébauche vaine, d’immobilisation. La chose qui s’était collé à elle et qui la « menaçait » avec son arme avait réussi son attaque. Mais le pauvre être n’avait pas pensé, ne serait-ce qu’une seconde, qu’il s’attaquait à un trop gros morceau pour lui. Moins d’une seconde plus tard, elle ne ressentait plus les, soi-disant, effets du sort qu’il lui avait lancé.Et elle pencha légèrement la tête pour apercevoir le moucheron qui osait l’ennuyer de sa voix exécrable et surtout d’oser penser seulement la menacer. L’air autour de la Baptistrel se fit plus lourd, ainsi que son regard qui brilla d’une lueur tranchante.

« Llyïah Reivan, Gardienne des Préceptes et de la Rhapsodie. Voilà qui tu as en face de toi Lorenz…. Et qui, ton sous-fifre ose menacer ! » Ces derniers mots sonnèrent le glas pour la pauvre chose rousse qui avait ses charmantes quenottes contre sa peau. Lorsqu’elle ouvrit, de nouveau la bouche, le ton Baptistral avait prit toute la mesure de son pouvoir, mais surtout de sa colère. Tranchant et coupant comme l’acier. Il était infiniment plus puissant et impérieux que la fois précédente. « Éloigne-toi misérable » Cet ordre claqua dans l’air, et força immédiatement Ked d’éloigner son arme de la Baptistrel et de reculer de deux, trois pas. Allant jusqu’à le maintenir immobile contre l’arbre qui se trouvait derrière Llyïah.
Pourtant, malgré cet éclat qu’on aurait pu prendre pour le début d’une bataille. Il n’en fut rien. Elle redressa ensuite son visage et avança d’un pas en direction de Lorenz.
« Je suis ici pour soigner les malades victimes de cette malédiction qui frappe Armanda. J’ignore ce que tu désires. Mais si cela entre dans mes possibilités je t’aiderais. » A peine ses paroles achevées, que dans l’air vibra l’écho de quelques notes perdues dans la brise nocturne. Juste quelques notes majeurs inter changées et le tour était joué…Kedrildan se retrouva avec sa toison rousse qui vira dans des teintes vertes fluorescentes.

« Cependant, tâche de garder tes chiens là où ils doivent être. Et le prochain qui osera s’en prendre à moi, il subira autre chose que ce charmant petit tour. » Elle s’interrompit, avant de rajouter. « Ta couleur naturelle reviendra d’ici quelques jours…. »
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MessageSujet: Re: Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Icon_minitimeDim 3 Fév 2013 - 15:03

La façon dont elle s'adressa à lui le fit tiquer. Le tutoiement était de bonne guerre, lui-même n'ayant jamais été capable d'estimer suffisamment une personne pour faire autrement et-ce même avant sa transformation. Bien sur il ne tolérait en général pas qu'on lui rende la politesse, mais tout cela l'amusait. Il aimait ces moments délicieux où ses adversaires avaient encore suffisamment de confiance ou de folie pour se croire capables de lui tenir tête, ces moments qui ne rendaient ensuite que plus agréable l'instant inéluctable où ils déchantaient. Qu'elle lui résiste donc, il n'aurait que plus de plaisir à l'instant où il la soumettrait et peu lui importait son niveau magique. Par contre le fait qu'elle puisse le connaître l'ennuyait profondément, bien sur il était possible qu'elle ai purement et simplement entendu parler de lui et de ses divers exploits plus ou moins récents au sein de son peuple, après tout son nom devait revenir de plus en plus souvent dans les conversations des Elfes. Cette pensée l'amusa, il ne pouvait guère cacher son ascendance Ancestrale ce qui devait très certainement poser beaucoup d'interrogations au sein du beau peuple. Bien peu se souviendraient de lui, de ce qu'il avait été et de ce qu'on avait pu lui faire. Ceux là trembleraient d'autant plus fort jusqu'au moment sacré où il plongerait ses lames dans leurs infectes poitrines. Quand aux autres, ils payeraient avec les premiers, Lorenz n'était pas connu pour faire dans le détail.

Elle le connaissait donc ? Plongé dans son regard profond, il ne laissa pas un seul muscle de son visage tressaillir, pourtant il réfléchissait à toute allure. Il y avait autre chose entre eux, un lien étrange qu'il cherchait à saisir et qui lui échappait sournoisement à chaque instant. Non, elle n'avait pas simplement entendu parler de lui. La façon dont elle avait prononcé son nom, le regard qu'elle portait sur lui, sa façon de se tenir même... Tout lui hurlait qu'elle en savait plus sur lui que lui en savait sur elle. Une lueur dans l'acier, l'agacement était furtif mais bien réel. Il en avait presque oublié Kedrildan qui d'un seul mouvement félin s'était approché assez de sa cible pour la menacer de son arme. Voilà qui allait devenir intéressant... Le sortilège lancé par le vampire n'avait pas pu échapper à l'être maudit qu'il était et qui était à présent intimement lié à la magie du continent. La façon dont il glissa sans prendre prise sur la puissante magicienne en face de lui ne lui échappa pas non plus, mortellement intéressé, il pencha la tête comme pour mieux voir et écouter la trame de puissance dont il tirait sa propre force.

« Llyïah Reivan, Gardienne des Préceptes et de la Rhapsodie. Voilà qui tu as en face de toi Lorenz…. Et qui, ton sous-fifre ose menacer ! »

Cette fois encore, il resta de marbre. Il ne pouvait pas prétendre être vraiment surprit par le rang si élevé qu'elle revendiquait devant lui, comment aurait-il pu en être autrement alors qu'il sentait toute sa puissance et toute l'harmonie dont elle était le centre ? C'était... Ennuyeux. Mais pas surprenant. Il ne laissa donc rien filtrer de ses pensées et se contenta d'observer la façon dont elle parvenait à se défaire du sort et à se tourner légèrement vers Kedrildan. La suite n'amena qu'un durcissement dans sa machoire, son regard se fit plus dur tandis que l'ordre baptistral lui déchirait les tympans, Dracos qu'il détestait cette magie... Certes elle n'était plus autant dangereuseà présent qu'il avait gagné en puissance mais tout de même, elle était pour le moins désagréable et il était clair que Kedrildan allait être de son avis... Un instant, le regard du Prince se posa sur lui, il pouvait le libérer de la contrainte sous fournir un trop gros effort mais après tout... Ne venait-il pas d'échouer lamentablement ? Le regard réfléchit se fit méprisant, Lorenz n'aimait pas être déçu. Il s'en détourna sans plus de sentiment et se reconcentra sur la baptistrel non sans un certain plaisir. Après tout le fait qu'elle possède un tel rang ne rendrait le combat que plus agréable, elle allait refuser de le suivre, il allait devoir l'y forcer, et il s'arrangerait pour être un peu plus cruel que nécessaire sans pour autant la tuer. Après tout, cette nuit allait peut-être s'avérer agréable... Mais il n'avait encore une fois pas pris en compte la propension irritante qu'avaient les Baptistrel à continuellement gâcher son plaisir...

« Je suis ici pour soigner les malades victimes de cette malédiction qui frappe Armanda. J’ignore ce que tu désires. Mais si cela entre dans mes possibilités je t’aiderais. »

Ainsi donc elle le suivrait sans résister ? Pas même la plus petite, la plus légère et insignifiante résistance ? Abandonnant son masque impassible il laissa une moue narquoisement déçue s'afficher sur son visage, vite remplacé par un haussement de sourcil hautain lorsque quelques notes désagréablement fredonnées vinrent lui chantouiller les oreilles. La magie n'étant pas dirigée contre lui, il laissa le brusque afflux de magie défensive qui s'était dressé en lui retomber, quelque peu déçu à nouveau. Une coloration ? Avec un tel potentiel magique, voilà ce qu'elle s'amusait à faire ? La déception qui teintait son regard se transforma en mépris tandis qu'il se désintéressait de l'infortuné vampire, il ne gâcherait pas ses talents pour annuler un si ridicule sortilège.

"Je n'ai... Pas le moindre doute que mon désir entre dans tes possibilités. Pour toute dire, un simple mage Elfique aurait pu me suffire mais il serait dommage de bouder mon plaisir alors que le Dracos m'envoie un nouveau Baptistrel pour remplacer le dernier à être passé entre mes mains..."

Il laissa un silence planer sur la fin de sa phrase, ne désirant pas préciser le sort qui avait été réservé au Baptistrel en question. Qu'elle médite donc là dessus, leur ordre était loin d'être le clan le plus grand du continent et il était à peu près certain que tous les chanteurs devaient plus ou moins se connaître. D'ailleurs même si ce n'était pas le cas il pensait l'avoir suffisamment cerné pour se douter que l'idée qu'il ai pu faire souffrir, voir mourir un membre de son clan la blesserait, à supposer que cela ne la mette pas en rage. Les deux lui allaient, pourvu qu'elle souffre. Un sifflement amusé s'échappa de ses lèvres lorsqu'il continua

"Allons allons, voilà une insulte peu digne de la Grande Gardienne dont on m'a tant parlé. Mes vampires sont des êtres sensibles, il serait dommage de les blesser dans leur amour propre..."

D'un geste, il ordonna au groupe haineux de reculer, sachant que le sort que l'on venait de réserver à l'un des leurs était passé très mal et qu'il ne faudrait que peu de choses pour qu'ils sautent tous à la gorge de leur prisonnière. D'autant plus qu'elle était ancienne, très ancienne même... Son odeur loin d'avoir la saveur amère et repoussante des jeunes Elfes était suffisamment attirante pour donner envie aux moins aguerris de goûter ce nectar si rare qu'était le sang elfique non immunisé. Lui-même malgré tout son contrôle était particulièrement friand de ce met recherché, peut-être pourrait-il s'en repaître à la fin de tout cela... Kedrildan serait déçu mais c'était sans importance... Après un dernier regard intéressé à la veine qui battait dans le cou de son interlocutrice, il s'écarta non sans élégance :

"Après toi très chère... Le campement n'est pas tout près mais Kedrildan se fera un plaisir de partager sa monture..."

Pourquoi donc s'amusait-il ainsi à attiser la haine entre son fidèle vampire et la vieille Elfe ? Il n'aurait su le dire lui même, ça l'amusait voilà tout... Autant dire que le voyage fut plutôt silencieux, lui-même chevauchant sans un mot à leurs côtés, sombre silhouette vigilante, sa magie seule pouvait s'opposer à celle de la baptistrel et il ne tenait pas à ce qu'elle leur fausse compagnie, il ne détacha donc pas une seule fois son regard de la cavalière jusqu'à l'instant même où ils pénètrèrent dans le camp. Un détachement de garde se précipita vers eux tandis qu'ils mettaient pieds à terre :

"Seigneur, devons prendre en charge votre prisonnière ?" interrogèrent-ils en s'emparant des rennes de leurs destriers

Il secoua la tête, un demi sourire sur les lèvres :

"Mon invitée restera avec moi."

Des visages se fermèrent tandis que les vampires reculaient respectueusement non sans échanger de nombreux regards sombres, ils n'aimaient pas beaucoup voir une elfe sur leur camp, encore moins la voir traitée de cette manière mais nul n'était dupe et tous se doutaient bien qu'elle n'en ressortirait certainement pas sans dommage. Le vampire qui avait parlé s'inclina donc, les yeux pleins de désirs sanglants.

"Comme il vous plaira, mon Prince..."

La zone se clairsema tandis que les vampires à l'exception de quelques gardes et de Kedrildan qui étaient directements attachés à Lorenz retournaient à leurs occupations. Le camp était calme, bien trop calme pour une nuit pareille... Seuls les grognements de quelques disputes, le bruit des forgerons au travail et la toux des malades déchiraient la nuit. Le visage beaucoup plus grave tout à coup, l'ancestral se tourna vers l'elfe :

"J'ignore ce qu'est cette maladie et d'où elle peut bien sortir, mais elle résiste à ma magie et cela me déplait. Soignes-les."

Il l'observa, totalement immobile. L'ordre direct qu'il venait de lui donner ne souffrait pas la moindre protestation, pas le moindre retard. La tension monta entre eux, obéirait-elle seulement et que ferait-il une fois que ce serait fait ? Elle n'aurait plus le moindre intérêt pour lui, à sa gauche il sentait la concentration de Kedrildan qui lui aussi l'avait parfaitement compris et qui espérait certainement obtenir ensuite sa vengeance. Ainsi arrivée au beau milieu du camp principal des vampires et en compagnie de leur maître la baptistrel était dans une situation plutôt difficile, entre les choix qui s'offraient à elle, y en avait-il seulement un bon ? Lorenz en doutait, pour tout dire il pensait même qu'il n'y en avait pas. Il n'avait rien promis en échange des soins, et même si elle négociait sa libération une fois les vampires soignés il n'était pas certain qu'il tienne parole. Quel chemin allait-elle prendre ? Tout cela le fascinait au plus haut point, quel chemin pouvait-on prendre lorsque tous mènent à la mort ?


Salut à toi , crois-tu pouvoir te cacher à mes yeux ? Je sais tout sur toi, tu es inscrit depuis le , ta dernière visite date du , et tu as 366 messages. Ne cherche pas à m'échapper...



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MessageSujet: Re: Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Icon_minitimeJeu 7 Fév 2013 - 12:48

Elle l'horripilait. Non, cela allait au-delà de ça, elle avait inventé une conception par la seule présence de sa personne et de son fichu caractère ! Alors qu'il la menaçait tranquillement, comme à son habitude et dans l'intention de voir le ravissement fleurir sur le visage de marbre de son maître et idole Lorenz, voilà qu'elle refuse de se plier à ses ordres. Non mais c'est qui qui est sur le point de se faire arracher la gorge pour insubordination ?! Et avec l'appétissante odeur qui se dégageait de la demoiselle, il ne manquait plus qu'un ordre de la part de son supérieur pour plonger ses crocs dans sa gorge si tendre et sûrement savoureuse pour lui arracher cette chaire fondante sur la langue et boire à grande gorgée la fontaine de sang riche et écarlate qui jaillirait de cette plaie ouverte ! Mais non, il ne pouvait hélas donner suite à son fantasme... Pas tant qu'il ne lui en donnerait pas l'ordre, pas tant qu'il avait besoin d'elle... Au fond, le roux aussi avait besoin qu'on le soigne : le virus dont il était porteur sans en être affecté altérait le goût de ses repas et ça commençait à l'exaspérer de plus en plus de ne plus pouvoir manger à sa faim tant que régnait la maladie en ce bas monde.

Que... ?! Alors, non seulement elle ne se laissait pas faire, mais en plus elle osait porter atteinte à sa magnifique crinière dont il était si fier ?! Poussant un grognement de rage alors qu'il faisait un pas vers elle pour abréger son existence dans ce monde, la suprématie de Lorenz lui fut rappeler et il baissa les yeux d'humiliation et de contrition en voyant son regard teinté de mépris et de déception posé sur lui. Ce n'était vraiment pas du tout une bonne journée pour lui... Regardant avec affliction ce que cette horrible sorcière avait fait, Kedrildan pleurnicha en voyant les boucles d'un vert fougère orner sa tête... Dire qu'il allait rentrer dans un état pareil, ça allait être encore plus l'enfer au campement.

Tiens ? Qu'est-ce que... Interloqué, l'ancien roux fronça les sourcils en sentant son corps vibrer étrangement, comme s'il avait avalé une pierre et qu'il essayait de la recracher. Est-ce qu'il ferait une réaction allergique au sortilège de l'elfe ? Remarquez, c'était un vampire donc ce ne serait pas étonnant. S'écartant légèrement, il s'appuya contre l'arbre en se mettant à haleter et tousser comme un chat essayant de recracher une boule de poil avant de sursauter en fixant l'arbre d'un air bovin amoureux : une illumination venait de lui apparaître, en fait il n'était pas un vampire ! C'était un dragon !

Un sourire joyeux illumina sa face hallucinée et il se laissa tomber à quatre pattes à terre en tirant la langue pour lécher l'air afin de repérer un morceau de viande appétissant. Une fois un lapin imprudent déniché, Kedrildan lui courut après en dandinant ses fesses, antérieur droit avec postérieur droit, antérieur gauche avec postérieur gauche, marchant comme un lézard typique. Outre la démarche du dragon et sa manie de tirer la langue comme le ferait un reptile de sa langue bifide, l'ancier vampire réussit à coincer sa proie et, après lui avoir brisé la nuque, il se mit à la dévorer à grand coups de dents, répugnant de boire le sang pour se mettre à manger sa viande bien chaude et juteuse. Une fois son festin fait, il sursauta en remarquant qu'un vampire s'était approché pour le regarder faire, méprisant, amusé et surpris. Quoi ?! Un étranger sur son territoire ?! Il allait voir ce qu'il allait voir celui-là ! Grognant et mugissant comme il pouvait, il se mit à gonfler sa poitrine et à lui cracher dessus, essayant en vain de cracher du feu pour le faire rôtir sur place. Dracos ! Pourquoi ça ne marchait pas ?!

Au moment où il allait lui sauter à la gorge, Kedrildan se fit proprement assommé par derrière et en se réveillant, ses « camarades » se firent un cruel plaisir de lui raconter en détail et en mimant ce qu'il venait de se passer. Porteur sain d'une maladie gâchant ses repas, allergique à la magie elfique, ses beaux cheveux roux flamboyant devenu vert hideux... Il aurait mieux fait de ne pas quitter sa tente plus tôt dans la nuit... Faisant profil bas alors qu'il reprenait la route de leur campement, le vampire se réprima durement de profiter de l'intimité de sa monture pour l'écorcher vive, outré que Lorenz puisse se jouer de lui aussi impunément ! Il savait qu'il rêvait de torturer longuement et douloureusement leur « invitée » ! Alors pourquoi l'obliger à souffrir de sa présence ?! Grognant et se crispant violemment, il obéit néanmoins et la laissa venir sur sa monture, grondant sourdement comme l'animal en colère qu'il était et suivit la colonne en fusillant le dos de son seigneur, une envie de violence affamée battant sourdement dans son corps mort.

Heureusement, malgré le silence pesant et rancunier, le campement se profila à l'horizon et Kedrildan put retrouver sa liberté quand elle quitta sa selle. Descendant à sa suite, il confia son cheval qu'on attacha près de sa tente et se mit à la gauche de son seigneur en dégainant sciemment ses dagues pour appuyer les paroles de Lorenz. Qu'allait-elle faire ? Obéir docilement ? Ce n'était pas son genre, pas après la mise en scène théâtrale de tout à l'heure... Si elle respectait son caractère, elle risquait de négocier ou de refuser l'ordre du vampire en chef et alors là, là le rat serait là pour lui rappeler à qui elle parlait, là il se chargerait de la faire changer d'avis, sans aucune hésitation...



***
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MessageSujet: Re: Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Icon_minitimeLun 18 Fév 2013 - 20:30

Lorsqu’elle entendit Lorenz évoquer sa précédente rencontre avec un Baptistrel, Llyïah laissa un long regard lourd de sens peser sur l’ancestral. Il cherchait quoi exactement? Malgré tous le temps qu’il avait passé avec Merithyn dans son camp, il n’avait pas encore réussi à percevoir ne serait-ce que l’essence de l’ordre ? C’était désolant pour quelqu’un qui cherchait à exterminer ses ennemis. Car l’ignorance était l’une des plus grandes faiblesses après celle du cœur. Et cet être sans noblesse essayait d’agir tel qu’il était, c’est-à-dire avec bassesse et turpitude, mais sans posséder en main toutes les cartes maîtresses de la partie. Ce fut à cause de ce manque de connaissances que Llyïah ne lui accorda aucune des réactions qu’il aurait tant espéré voir poindre sur son visage. Le souffle du vent lui faisant autant d’effets que les mots vides de sens de Lorenz.

« Mais bien sur… »

Tendue à l’extrême comme la corde d’un arc qu’on avait bandé pour lancer une flèche, la gardienne des préceptes était à l’une de ces frontières où son esprit regrettait amèrement le vœu qui était sa raison de vivre depuis, il semblait pour elle, toujours. Cette manière d’être était son essence, sa raison d’exister pourtant le comportement exécrable de ce moucheron la débectait singulièrement. Il lui faisait réaliser, une nouvelle fois, la déchéance et surtout la bêtise de ce peuple qui se croyait tout-puissant, car il avait ’vaincu’ la mort. Il n’y avait aucun être qui avait transcendé cet état. Juste des malheureux, via un procédé obscur qui était perdu à jamais, qui perturbait la création et la vibration du monde par leur simple présence. Il n’y avait rien de glorifiant à ne plus pouvoir parcourir le monde et de goûter à tous ce qui était offert.
Ah pardon…La notion de goûter et de profiter était un procédé bien particulier pour ces choses. Le synonyme selon leurs propres perceptions était la destruction ! Saccager, piller, créer des horreurs et bien d’autres qualificatifs. Voilà le lot qui suivait leurs pas de non-vivant dans cette vie qu’ils étaient les premiers à bénir.
C’était dans cet état d’esprit que sa voix avait claqué dans l’air, prévenant Lorenz et surtout ces rufians de vampire qui trainaient à ses pieds.

"Allons allons, voilà une insulte peu digne de la Grande Gardienne dont on m'a tant parlé. Mes vampires sont des êtres sensibles, il serait dommage de les blesser dans leur amour propre..."
La Baptistrel haussa un sourcil d’agacement, l’elfe réussit malgré tout à retenir la grimace de dégout qui manquait de fureter irrémédiablement sur son visage. « Un chien reste toujours un chien, qu’importe le nom par lequel on le qualifie. Et ce n’est qu’un avertissement, si ils ne souhaitent pas conserver leurs peaux d’éternels en sureté c’est comme cela leur ‘chante’. » Dans un sourire en coin, elle accentua ses dernières paroles. Lors de ces rares moments, elle aurait souhaité ne pas être si aimable et clémente. Elle savait que son action envers la pauvre chose verte était ridicule, que le semblant de chant qu’elle avait clamé en deux notes ne valait guère plus qu’un tour d’enfant. Mais face à une action grotesque, pourquoi répondre par autres choses ? La Gardienne ne daignait pas accorder plus que nécessaire son attention à ce qui ne le méritait pas. Et au vu des réactions de l’infortunée créature qui avait subit deux misérables notes. Elle se félicitait de n’avoir pas exécuté davantage….

« Pitoyable au possible… » Souffla-t-elle, lorsqu’elle s’avança vers la monture du feuillu. « Tu es trop aimable Lorenz…Comme depuis toujours…. » Termina-t-elle énigmatique, avec un léger sourire aux lèvres. Elle grimpa en se mettant en croupe derrière la salade défraichie. Du bout des doigts, elle se saisit le moins possible de la taille de l’être qui était devant elle, pour leurs grands malheurs respectif. Mais malgré cette situation déplaisante, l’elfe millénaire resta digne sur la monture. Le menton redressé et ses prunelles brillantes orientées vers l’avancée du chemin, elle laissait les instants défiler à la lenteur d’un bulot cuit. Si elle souhaitait pouvoir se sortir du guêpier dans lequel elle s’était fourrée, la Gardienne des Préceptes allait devoir jouer finement. Car dés l’instant où elle aura achevé ce que désirait Lorenz, elle ne devait pas se leurrer sur la durée de son espérance de vie, qui allait chuter à pique. Elle sortit de ses réflexions en apercevant les prémices du camp de l’ancestrale. Et ce qu’elle vit lui fit froncer le nez. Lorenz menait extrêmement bien sa barque, Llyïah n’avait jamais eu de doute là-dessus ; mais avoir la confirmation de visu ne l’enchantait guère. Mais ce qui la perturba davantage fut les vibrations de la note Oen. Puissante et étouffante. La Baptistrel n’avait plus ressenti la mort lui étreindre ainsi la gorge depuis des années, temps qui prit des allures d’éternité pour la vieille femme qui chercha à comprendre cette manifestation. Il n’y avait pas que la présence ‘simple’ des vampires qui faisait vibrer à l’unisson ce ressentit pesant. Non, un autre phénomène amplifiait crescendo les simples échos que produisaient les êtres de la nuit.

Lorsque le canasson stoppa son avancée, elle glissa au bas de la monture après que Kedrildan eut quitté avant elle les flancs du cheval. Lorsqu’elle reprit contact avec le sol, la Baptistrel respira un peu mieux. La présence rassurante de son élément l’étreignant dans une ronde qui lui permettait de passer au second plan toute l’angoisse qu’elle pouvait ressentir dans une pareille situation. L’elfe pouvait faire face à la menace sous-jacente sous l’ordre que l’ancestrale lui avait lancé à la figure. Et ce sera d’un regard tranchant, qu’elle abattit ses prunelles sur Lorenz.

« Malgré ton union à la nature même de notre monde, tu ignores beaucoup de choses Lorenz. Et c’est ta suffisance qui t’abattra bien avant tes ennemis. Sache-le. » Llyïah aspira l’air frais de la nuit, ses poumons se gonflèrent avidement malgré l’air putride qui leur parvenait. Trop d’émotions se charriaient dans ce lieu pour qu’un être tel un Baptistrel puisse se sentir à son aise. Mais malgré cela, elle sourit. La Baptistrel savait ce qu’il lui restait à faire.
« Je vais les soigner. Pas besoin de prendre ce ton avec moi….Par contre…Je vais prendre mes dispositions …. » Dans un grand sourire qui mettait un doute sur son équilibre mentale. L’elfe fit un pas, avant d’enfoncer son pied bien plus profondément dans la terre. Elle laissa la vibration remonter dans son corps avant de basculer la tête en arrière et laisser échapper les premières notes d’un chant. Son être s’unit tout entier avec l’air qui l’entourait et surtout au chant du vent qu’elle commençait à entonner. Les répercussions de sa voix, en cette heure, s’étendaient davantage qu’au cercle immédiat qui l’entourait, il poussait jusqu’aux limites du camp vampire, voire au-delà. La Baptistrel élevait à l’aide de Dia une trêve que l’on ne pouvait briser. Forçant ainsi tout être et créature dans les limites de son chant de ne plus élever ne serait-ce qu’une arme ou bien lancer un sort sur un être. Dans la lignée du chant du vent, elle passa à celui pour lequel elle était née : La Terre.
Elle mit un genou au sol, ainsi que la paume de l’une de ses mains dans le limon afin de s’unir davantage à ce lieu où elle allait devoir officier. Son puissant et profond qui quittait son être, il se répercutait sur l’ensemble du lieu et faisait vibrer la terre et les êtres. Elle plongeait dans le pouvoir de son affinité afin de purifier le camp. Cela n’allait pas faire de mal aux vampires atteint de la maladie, mais cela allait grandement l’aider lors des soins qu’elle allait pratiquer sur les différents vampires. Lorsqu’elle eut fini d’étendre son emprise sur l’endroit. Elle cligna quelque peu des paupières avant de se redresser à l’aide de son bâton.

« Ainsi, je serais dans de meilleurs conditions pour travailler…Mais sache une chose Lorenz. Je ne suis pas Merithyn et si une personne dépasse les limites de la trêve, la neutralité de mon vœu s’abattra et je n’aurais plus les mains liées par mon serment. Le message était clair. La Gardienne des Préceptes savait qui était le Baptistrel dont Lorenz avait parlé et ce qu’il lui avait fait et elle n’avait pas l’intention de se laisser faire.
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MessageSujet: Re: Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Icon_minitimeDim 24 Mar 2013 - 18:38

HJ : me voici, me voilà. Comme dit à Ethan j'avais purement et simplement oublié ce rp, honte à moi x) mes excuses à vous deux pour le temps d'attente interminable, promis je ne recommencerai pas Laughing
Je n'ai pas avancé beaucoup, j'ai voulu laisser Lly raconter elle même comment elle va soigner les vampires, ensuite et sauf changement je pense que mon personnage retrouvera la mémoire et là bah... Ce sera chaud bouillant Very Happy bonne lecture !




Sa... Suffisance... L'avertissement le fit sourire, ce n'était pas la première fois qu'on le lui servait encore que cela devenait plus rare ces derniers temps de trouver un interlocuteur suffisament fou pour se permettre de s'adresser à lui sur ce ton. Il ne s'attarda toutefois pas à relever, la suite l'intéressait beaucoup trop.
Les dispositions dont elles parlaient n'étaient pas pour lui plaire mais il ne chercha pas à s'y opposer, si il lui fallait une trêve pour faire ce qu'il avait ordonné alors il pouvait l'accepter, quitte à la rompre ensuite en cas de besoin, ou tout simplement de désir. Le chant s'étendit au camp entier, passant sur lui en une rafale déferlante qui fit un instant vibrer ses os avant qu'il n'utilise sa propre magie pour rejetter le sort avec dégoût. Il ressentit profondément l'effet qui touchait à présent tous ses vampires, leur interdisant désormais de lever la main sur leur ennemie et il n'eut pas de mal à comprendre qu'il lui serait difficile de briser un enchantement d'une telle puissance. Pas impossible non, mais cela lui prendrait du temps, beaucoup trop de temps ainsi que de l'énergie et il ne pourrait s'accorder aucun de ces deux luxes si jamais il décidait de la détruire. Il serait donc seul à pouvoir accomplir cette tâche, voilà qui emplirait Kedrildan de fureur... Tant pis, ce n'en serait que plus intéressant.

Concentré, il l'observa mettre un genou à terre pour mieux se lier à cet élément. Il ne lui fut pas difficile en ressentant ce lien de comprendre qu'elle était indubitablement liée à cet élément, information plutôt intéressante qu'il nota soigneusement pour lui-même. Grâce à Merithyn il avait eu un aperçu plutôt éloquent du surplus d'efficacité que pouvait offrir cette connaissance face à un Baptistrel, ce ne pouvait suffire à rendre le combat facile évidemment mais c'était bon à savoir et cela pouvait éviter des erreurs sottes comme le fait d'utiliser une boule de feu pour soumettre un brasier... Brasier qu'elle avait parfaitement identifié d'ailleurs comme le lui prouva la suite :

"« Ainsi, je serais dans de meilleurs conditions pour travailler…Mais sache une chose Lorenz. Je ne suis pas Merithyn et si une personne dépasse les limites de la trêve, la neutralité de mon vœu s’abattra et je n’aurais plus les mains liées par mon serment. "

Il hocha la tête, quelque peu moqueur :

"Voilà qui me rassure, la pensée d'entraver volontairement ou non mon invitée ne pourrait que m'être désagréable."

Et beaucoup moins drôle, acheva-t-il pour lui-même. Non pas qu'il n'ai vraiment de scrupules à achever un être immobilisé ou même blessé mais la tournure que prenait les choses l'amusait de plus en plus et il ne voulait pas bouder son plaisir.

"Quand à ce Merithyn je dois avouer que l'acharnement qu'il a mit à s'accrocher à son serment ne m'a amusé que très brièvement. L'idiotie peut-être une chose amusante, mais à petite dose..."

Se tournant vers Kedrildan il ordonna :

"Que les malades s'avancent, nous ne nous déplacerons qu'auprès de ceux qui ne peuvent absolument pas se déplacer. Relevez les pans des tentes de ceux là. Nous y allons ma chère ?"

Sa dernière question s'adressait à la Baptistrel, poliment venimeuse tandis qu'il s'effaçait pour la laisser passer. Furtivement il l'observa à nouveau, toujours aussi pensif. Ses souvenirs ne lui revenait pas mais il avait encore cette impression étrange de la connaître, d'être sensé se souvenir particulièrement d'elle, d'avoir oubli quelque chose de vital. C'était une impression désagréable, irritante même mais il la repoussa à nouveau, ce n'était pas le moment, il devait avant tout s'assurer qu'elle soignait son armée. Ensuite alors il pourrait faire l'effort de mémoire qui lui semblait nécessaire, il s'apercevrait sans doute qu'il l'avait purement et simplement croisé rapidement dans son enfance, cela n'aurait pas de véritable importance mais au moins il serait fixé. Ensuite... Ensuite il pourrait la tuer, à moins qu'il ne la dépouille de ses pouvoirs et ne l'enferme quelques temps pour s'amuser avec et l'interroger tout son saoul, il n'avait pas encore décidé. Il aurait le temps d'y réfléchir tranquillement pendant qu'elle opérait...



Salut à toi , crois-tu pouvoir te cacher à mes yeux ? Je sais tout sur toi, tu es inscrit depuis le , ta dernière visite date du , et tu as 366 messages. Ne cherche pas à m'échapper...



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MessageSujet: Re: Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Une rencontre qui tombe à pic [PV: Lorenz, Ked et Klaus] Icon_minitimeMer 27 Mar 2013 - 21:10

{hrp: désolée de cette petite réponse mais à part faire office de plante verte (j'ai déjà la couleur de cheveux après tout ^^) je ne peux rien dire de plus dans ce post...}



Pas un seul instant Kedrildan n'avait cessé de fulminer sa vexation face à son humiliation : comment avait-il pu faire une réaction allergique à deux misérables notes de musique ? Il était convaincu que c'était cette sorcière végétarienne qui avait magouillé pour l'humilier publiquement... De quoi il avait l'air à présent alors qu'il était l'aide de camp du roi des vampires hein ? Tch pitoyable... Le roux, enfin vert maintenant, trépignait littéralement sur place pour avoir enfin l'accord de pouvoir l’éviscérer, un ordre qu'il attendait avec une impatience « mortelle »... Et cela le démangeait de plus en plus à mesure qu'elle s'adressait de façon impolie et discourtoise à celui qui avait actuellement le droit de vie ou de mort sur elle, ne savait-elle donc pas où était sa place à cette petite écervelée ? Désirait-elle tant que ça à mourir lentement et douloureusement sous les crocs des vampires avides de sa chaire tendre et fruité, son sang chaud et voluptueux qui serait de toute évidence un régal à siroter étant donné qu'elle était l'un des derniers anciens elfes.

Quand Lorenz se tourna vers lui pour lui donner ses ordres, Kedrildan fusilla une dernière fois l'elfe du regard malgré que c'était très impressionnant pour lui de sentir les vibrations qu'elle émettait en jouant avec la terre, il en tremblait presque, et sillonna le campement à la recherche des malades, les prévenant de se rendre aux abords du champ de tente où le seigneur allait les soigner, repliant en évidence les pans des petites habitations lorsque le malade ne pouvait se déplacer pour aller se faire guérir. C'était en somme toute un travail simple mais ingrat : entre les victimes qui déliraient, celles qui l'insultaient ou lui lançaient des choses au visage, ricanant de sa médiocrité et piétinant avec jubilation la fierté qu'il avait de sa merveilleuse crinière d'un roux presque sanglant. Son nez était agressé par les odeurs pestilences et son sens du goût et de l'esthétisme pâtissait horriblement des divers liquides suintants, des diverses manifestations cutanées ou il ne savait pas et ne voulait pas savoir.

Une fois les choses faites, il retourna en souriant presque béatement auprès de Lorenz pour lui dire que c'était chose faite et se remit à surveiller l'elfe qui faisait face à une foule de malade quelque peu agressif mais surtout désireux de s'en sortir parce qu'ils se sentaient vraiment trop mal et n'avaient pas l'intention de finir comme la pile de cadavre à l'extérieur du camp qu'ils faisaient régulièrement brûlé pour essayer de stopper ou au moins ralentir cette étrange épidémie qui n'avaient aucune clémence sur ces êtres qui n'étaient pas censé tomber malade.

- Allez-y, elfe, faites-nous voir l'étendue de votre talent pour guérir notre peuple... Persiffla venimeusement le vampire en la regardant d'un air provocateur : il ne la supportait vraiment pas du tout.

Hunleff tapa doucement son museau contre son épaule et le roux se mit à caresser son encolure dans le vain espoir de se détendre, toujours autant remonté contre cette mangeuse de salade qui avait eu l'outrecuidance de verdir sa crinière de rêve. Enfin, yen avait au moins un qui était content : sa monture mâchouillait joyeusement les boucles couleur verre d'algue... Il fallait croire, de toute évidence. Soupirant doucement en le laissant, il se remit à grommeler dans sa barbe en regardant le manège de la baptistrel en imaginant les milles et un supplice qu'il lui réservait, silencieux mais à l'affut de l'ordre qu'il espérait tant.



***
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