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La lisière Elfique est en place à la frontière du 27 octobre au 27 novembre . L'entrée ou la sortie du Royaume Elfique sont donc compliquées entre ces deux dates.
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Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE

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MessageSujet: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeMer 12 Déc 2012 - 22:54

Les premiers rayons du soleil perçaient à peine à travers les branches lorsque Felicya fut réveillée par un contact chaud et doux sur sa paume. Poussant un soupir alangui, elle peina à entrouvrir ses yeux cernés pour observer le nez gris perle familier qui lui chatouillait la main. Brume... La jeune femme marqua un moment de surprise, le temps pour elle de rassembler ses souvenirs des jours qui avaient suivi sa fuite du camp vampirique en compagnie de l'elfe aux cheveux de feu: Lyroë. Toutes deux fort mal en point, elles avaient parcouru un bout de chemin ensemble, mais leurs chemins s'étaient séparés il y avait de cela deux jours tout au plus pour retrouver leur peuple respectif. Elles avaient un devoir envers les-leurs, un devoir qui était tombé complètement par hasard sur les épaules de l'humaine, prenant la forme pour le moins inhabituel d'un grand galet d'argent. Un œuf de dragon. De toute sa courte vie, c'était bien la première fois qu'elle passait une semaine aussi mouvementée! Tout d'abord elle avait été enlevée par les vampires, puis enfermée dans une cage pendant plusieurs jours sans eau ni nourriture ! Puis le camp de vampires dans lequel elle pensait bien mourir avait été attaqué par des elfes ! Là, elle avait vu un dragon voler et cracher le feu, tout comme le racontait sa mère dans les histoires qu'elle lui contait chaque soir dans son enfance. Jamais elle n'avait vu pareil spectacle ! Et à présent elle était en possession d’un œuf de dragon, et la mission qui lui incombait était bien sûr de le ramener à Gloria où elle était certaine qu’il trouverait un dragonnier. Un dragonnier qui incarnerait l’espoir des hommes, assurément.

La comète blanche parcourait les terres de l’est à bride abattue. La cavalière et sa monture semblait ne faire qu’un, une seule et même entité qui franchissait obstacle sur obstacle sans ralentir. Les herbes hautes et les buissons se pliaient à leur passage, ployant sous le souffle qui les poussait vers leur destinée, comme une révérence à l’intention de la porteuse d’espoir de la race humaine. Sans quitter l’horizon du regard, Felicya glissa une main sur sa besace pour vérifier que l’œuf y était toujours. Rassurée à son contact, elle le caressa quelques instants d’une main douce, maternelle. Ses pensées s’envolèrent à des milles de là, vers sa mère qui si elle la voyait, n’en croirait pas ses yeux. Un jour, la jeune femme se promit de retourner auprès d’elle pour lui conter ses aventures , comme autrefois la mère berçait l’enfant de mille et une histoires respirant la magie et piochant dans l’imagination quelques fantaisies. Oui, un jour, elle lui raconterait. Elle lui exposerait ses voyages avec les caravanes de marchands, ses escapades en solitaire dans la forêt, ses combats haletants, d’abord pour sauver sa peau, puis celles de centaines de villageois à travers l’empire. Elle l’embrasserait pour les connaissances qu’elles lui avaient enseignée, pour ce don de vie qui l’avait aidée à trouver une voie droite et juste alors que ses premiers pas hésitants furent poisseux de sang.

Un sourire éphémère illumina son visage tandis qu’elle s’imaginait l’expression de stupeur qu’elle lirait dans les yeux de sa génitrice lorsqu’elle entendrait que sa fille, petite louve toujours en quête de solitude, avait laissé au passé son esprit rebelle et farouche pour entrer dans les rangs de l’empire et se plier à une mission périlleuse qui imposait rigueur et amour de l’Homme. La petite roturière avait trouvé sa place dans ce monde qu’enfant elle dédaignait. Une place aussi instable que l’espoir d’un lendemain pour un papillon, et aujourd’hui essentielle pour l’avenir de la race humaine, la pierre d’argent dans sa sacoche était là pour en témoigner. Un dragon. Le Dracos avait visiblement décidé de donner un petit coup de pouce dans la balance pour ramener un semblant d’équilibre entre les deux races en conflit en plaçant cet œuf sur la route d’une humaine, ou plutôt l’inverse. Trop de miracles s’étaient enchaînés pour que Felicya puisse appeler « chance » le fait de respirer aujourd’hui. Enlevée par les vampires puis enfermée dans une cage au beau milieu d’un camp infesté de buveurs de sang, ses « chances » de survie devaient patauger dans les négatifs, et pourtant elle s’en était sortie presque indemne. Presque. Sa main se porta à son oreille droite dissimulée sous ses cheveux d’argent. Aucune sensation. Pas même la perception d’un frottement léger sur sa peau, rien. Une ombre passa sur le visage de la jeune femme qui se coucha sur l’encolure de sa jument pour lui murmurer quelques paroles chaleureuses, la remerciant de mettre tant de cœur à l’ouvrage pour les ramener toutes deux à Gloria. *non, tous les trois* se corrigea-t-elle mentalement en glissant un regard en direction de sa besace. Le sourire au lèvre, elle se concentra à nouveau sur la course de Brume.

Soudain, la silhouette floue et incertaine d’une caravane de marchands surgit à l’orée d’un bosquet. A sa vue, une vague de joie submergea la guérisseuse. Des humains, enfin ! Si elle avait pu, elle en aurait pleuré de bonheur, mais toute son émotion et l’angoisse des jours précédents s’accumulèrent dans sa gorge, faisant trembler sa mâchoire et ses genoux sans qu’une seule larme ne coule sur ses joues de porcelaine. Les mots eux aussi restaient bloqués derrière ses lèvres craquelées par la soif. Un voile brumeux obscurcit sa vue, lui rappelant qu’elle piochait dans ses réserves pour tenir depuis bien trop longtemps. Des humains… Brume les avait presque rejoint. Quelle chance, ils allaient les aider à rentrer à Gloria… « rentrer à la maison ». Elle s’évanouit.

~~ ☼ ~~

Lorsque le monde réapparut, il sentait bon le bois et les épices, et semblait bien chaleureux avec des planches de bois sombre et verni au plafond ainsi qu’une lampe à huile qui diffusait une lumière douce et apaisante dans la pièce, et avec de grandes tapisseries colorées sur les murs. Allongée sur une couchette étroite, Perle n’avait pas la moindre idée d’où elle se trouvait, et du temps qu'elle avait dormi, mais d’une façon où d’une autre, elle pouvait dire que cet endroit lui plaisait bien. En regardant sur le côté, elle vit même une tasse pleine d’eau. Elle s’empressa de boire pour soulager sa gorge en feu, après quoi elle s’assit en tailleur sur la couverture de laine. Elle s’efforça de rassembler ses esprits. A en juger par les tremblements qui agitait la pièce, elle se trouvait dans une roulotte. Cela lui revint enfin : la caravane de marchands, Brume… *l’œuf ! * Soulevée d’une bouffée d’angoisse, elle se retrouva sur ses jambes et elle fouilla les lieux d’un regard affolé à la recherche de ses affaires. Les mains tremblantes, elle s’apprêtait à tout mettre sans dessus-dessous quand une voix jaillit dans son dos :

« Vos affaires sont… »

La jeune femme se retourna, emportée par son émotion, et bondit comme une panthère sur son visiteur en pointant ses aiguilles sur la gorge du jeune homme qui manqua de renverser le plateau qu’il soutenait d’une main.

« Où ?! »


Tétanisé par le regard polaire que lui envoyait la créature échevelée qui le menaçait, il couina à toute vitesse :

« à vos pieds… là, droite… »

Aussitôt, Perle se détourna de lui pour se laisser choir au sol et s’emparer de sa sacoche. L’œuf, l’œuf, l’œuf… Là ! Il était là, grâce au Dracos !

« Il est là… »

Elle poussa un soupir de soulagement en plaquant sa besace contre sa poitrine où son cœur battait la chamade. Pour sa part, le jeune homme avait du mal à se remettre de sa frayeur et fixait d’un air craintif la créature qui l’avait assaillit et qui semblait à présent adresser une prière à il-ne-savait-qui. Une fois calmée, Felicya se tourna vers lui et brisa le silence :

« Bonjour. Pardonnez mon comportement, et merci de m’avoir accueillie dans votre roulotte. Je récompenserai votre geste en arrivant à destination, nous rendons-nous bien à Gloria, jeune homme ? »

Elle avait une foule d'autres questions qui se bousculaient dans sa tête, mais elle se força à en rester au plus important. Et apres tout, les questions en engendraient souvent d'autres, et elle n'avait aucune envie de répondre à quoi que ce fut. Le garçon parut un instant égaré par ce soudain changement d’attitude, mais il reprit bien vite contenance et répondit en déposant son plateau devant la guérisseuse :

« La capitale est bel et bien notre destination ma Dame, nous devrions y arriver une heure après la tombée de la nuit. Je vais avertir mon père que vous êtes réveillée. »

Sur ce il sortit de la roulotte, non content de quitter cette étrangère qui semblait hautement préoccupée ... Pendant ce temps, Felicya remit sa sacoche en bandoulière et prit le temps de manger ce que le jeune homme lui avait apporté, après quoi elle enfila sa cape et sortit de la roulotte pour voir si les environs lui disait quelque chose, n’ayant aucune idée du temps qu’elle avait dormi. Elle constata avec joie que Gloria n’était plus très loin désormais, et le soleil déclinant dans le lointain lui indiquait que le garçon avait dit vrai: ils ne seraient pas rendu avant que ne tombe la nuit. Se retournant vers le reste de la caravane, elle avisa un homme de grande taille qui s’approchait d’elle, monté sur un robuste poney. Il tenait Brume par la longe. A sa vue, la jeune femme esquissa un discret sourire mais elle n’eut pas le temps de saluer le marchand car un cri de panique lui coupa la parole :

« LA HORDE !! »

Un vent de panique souffla parmi les commerçants qui se précipitèrent dans leurs roulottes pour mettre sous clé tout ce qui avait de la valeur, pendant que les deux gardes chargés de la protection de la caravane sortaient leurs rapières pour mettre en déroute les voleurs. Felicya vit ici une chance de s’acquitter de sa dette mais elle se ravisa bien vite en se souvenant de l’œuf, masse froide contre sa cuisse. Que devait-elle faire ? Fuir ou se battre ? Un éclat froid passa dans ses yeux de guerrière tandis qu'elle se plaçait devant la roulotte qui l'avait hébergée durant son sommeil. Elle sortit ses aiguilles empoisonnées de ses gants et se mit en garde. Depuis quand avait-elle peur des voleurs ? Qu'ils viennent, qu'ils viennent...


Dernière édition par Felicya Nahari le Sam 15 Déc 2012 - 17:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeJeu 13 Déc 2012 - 19:14

Elle était heureuse... Bien sur elle s'était toujours senti très bien au sein de sa horde mais elle ne pouvait nier que la charge terrible qui lui pesait sur les épaules la lassait parfois. Elle se sentait responsable de chaque loup ainsi que de l'avenir global du groupe, les soucis l'empêchaient souvent de dormir et des cernes noires se dessinaient parfois sous ses yeux. Elle était adorée par ses hommes, la plupat étant d'ailleurs plus ou moins amoureux d'elle mais malgré tout elle sentait bien qu'elle avait une place à part au sein de la bande, elle était bien obligée de maintenir une certaine distance afin de se faire respecter. Le silence s'imposait automatiquement lorsqu'elle arrivait, les regards se tournaient vers elle, des regards pleins de compréhension et d'amour certes mais des regards que l'on n'échange qu'avec son chef et certainement pas avec une personne de qui l'on est très proche.
Bref, elle avait une place à part donc et ne s'en plaignait pas. Elle aimait ce rôle qui lui permettait de veiller sur les siens avec la férocité de l'animal qui était devenu son emblème. Pourtant, pourtant... Elle ne pouvait nier qu'elle ressentait un étrange soulagement et une joie totale lorsqu'elle partageait quelques rares moments avec le vampire.

Un être qui ne la regardait pas forcément comme une déesse descendue sur les terres Armandéenne ! Un être qui pouvait lui parler sans regarder ses chaussures, échanger avec elle sans rougir ni balbutier, et par dessus tout un être qu'elle n'avait pas besoin de protéger. Il était fort, il n'avait pas besoin d'elle. C'était idiot, mais cela la soulageait comme d'un poids et la rassurait en même temps. Oui, elle prenait plaisir à la présence de ce vampire parmis eux et tant pis si cela déplaisait à beaucoup de loups. Elle ignorait combien de temps il resterait à leurs côtés, elle préférait ne pas y penser d'ailleurs. Elle profitait du présent, oubliait le passé et tâchait de ne pas trop penser au futur.

"Ma Dame ? Que dises les autres ?"

Elle sursauta, coupable encore une fois de s'être laissée aller à ses rêveries. Le loup eut un sourire doux, il connaissait parfaitement Mélusine et connaissait son petit travers. Patient, il répéta :

"Pouvez vous contacter les autres faucons ?"

Elle retrouva ses esprits, répondant au sourire de l'autre par une grimace amusée. Les éclaireurs bien sur, elle devait les contacter pour savoir si ils avaient localisé la caravane.

"Paskal ?"

La connexion s'établit presque aussitôt, elle maitrîsait à présent parfaitement le deuxième niveau de son totem. Ce fait était blessant pour elle, lui rappelant sans cesse que quelques part, deux coeurs battaient grâce à elle. Un jour, sans doute lui demanderait-on des comptes sur ce sujet... Elle doutait d'être un jour prête à affronter son passé, sans doute n'aurait elle pas le choix cependant.

"Je vous entends ma Dame. Nous avons localisé notre cible, elle est à quelques minutes au sud de votre position. Si vous partez maintenant vous la bloquerait dans le ravin du Val Perdu"

"C'est parfait, cet endroit est agencé pile comme il le faut. Rejoignez nous là bas, ne vous faites pas remarquer."

Ses yeux sombres s'était légèrement voilés pendant la conversation, ils reprirent leur vivacité lorsqu'elle coupa la conversation pour mieux accorder son attention aux loups et au vampire présents.

"A cheval, notre cible est au sud. Les archers partent avec Gabriel, vous attendrez la caravane en haut du ravin du Val Perdu. Les autres me suivent. Quand à vous Roëric..."

Là elle s'arrêta, quelque peu perplexe. Que devait-elle faire du vampire ? Il avait accepté de faire un peu de route avec eux mais à aucun moment il n'avait été question de leur faire participer à leurs actions. Elle plissa le nez, mécontente d'elle même, elle avait tellement prit l'habitude de le voir chevaucher ou marcher à ses côtés qu'elle en venait presque à le considérer comme un loup et à vouloir le commander comme tel. Pour qui se prenait-elle ? Il n'était même pas humain, il n'avait aucun compte à lui rendre... Elle s'excusa d'un sourire :

"Pardonnez moi mais je dois dire que je ne sais trop que faire de vous, voulez vous nous rejoindres un peu plus loin sur la route ? Nous attendons cette caravane depuis longtemps, sa marchandise permettra à mes hommes de faire vivre leurs familles pendant des mois. Je ne peux donc pas renoncer à ce raid, mais vous n'êtes pas forcé de vous en mêler."

Dans un effort plus violent qu'elle ne l'aurait cru et avec une nouvelle grimace cette fois fort mécontente qu'elle ne parvint pas à masquer tout à fait elle ajouta :

"Bien sur, vous pouvez reprendre votre route de votre côté, vous êtes tout à fait libre de choisir votre itinéraire..."

Voilà c'était dit, il était normal et responsable de sa part que de bien lui faire comprendre qu'il n'avait aucune obligations envers eux. C'était une question de respect pour cet être qui après tout avait remplit sa part du contrat et qui avait peut-être autre chose à faire que d'illuminer la vie d'une petite voleuse. Dommage que ladite voleuse ai été incapable de cacher la répugnance qu'elle ressentait à la pensée de la séparation... Un peu déconfite, elle l'observa, amusée tout de même de la complicité étrange qu'ils avaient su installer en si peu de temps. Comment prendait-il cela ? Après tout pour lui elle était avant tout un potentiel repas, elle se demanda un instant ce qu'elle ressentirait si tout à coup son steak de chevreuil se mettait en tête de vouloir faire ami amie avec elle... Situation embarassante si il en est... Non mais à quoi pensait-elle ??

"Il faut que j'y aille... Nous devons lancer l'attaque avant qu'ils n'ai passé le ravin, cette embuscade est vitale pour nous..."

Elle attendit, le coeur serré et l'estomac retourné. Les adieux étaient-ils pour tout de suite ? Elle détestait ce genre de chose, il faudrait à l'avenir qu'elle évite de s'attacher si vite, surtout que ce n'était pas dans ses habitudes. Dracos ! Etait-elle en train de devenir émotive ? Après tout le temps qu'elle avait passé à se construire une carapace c'était tout de même un peu fort que ce vampire là soit capable de la faire voler en éclat en à peine quelques jours... L'humeur assombrie, elle récupéra le châle qu'elle portait autour de son cou pour s'en voiler le visage. Et bien quoi ? Il fallait bien qu'elle cache son identité à ceux qu'elle allait dévaliser ! Et si en plus cela pouvait cacher son trouble au vampire et bien c'était du bonus. Comment cela il pouvait entendre son coeur ? Mais c'était une calamité que cet être là !


HJ : à toi Roe ^^ je te laisse raconter l'attaque ? Ne touches pas l'oeuf dès ce tour hein ? Ce serait plus rigole de faire durer le plaisir Laughing à noter que je ne pense pas qu'Isyndar postera dans ce premier tour, elle a du retard rp et sauf erreur de ma part je pense qu'elle préféra ne poster qu'au moment de l'éclosion effective Smile
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Roëric Alokor
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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeVen 14 Déc 2012 - 16:42

Il ne l’aimait pas. Non, c’était tout simplement impossible pour lui. Après tout, il était un monstre, l’un de ces abominables êtres maudits par les esprits, destiné à chasser tout ce qui vit, au nom de tout ce qui est mort.
Eternel paradoxe. Fardeau trop lourd à porter pour n’importe qui, y compris pour un peuple aussi fort et puissant que le sien.
De fait, comment aurait-il pu ? Sa nature même l’en empêchait. Tel des chaines d’acier enchanté, elle le retenait dans un monde d’ombre et d’humidité, de mort et de trahison. Un univers sanglant. Un univers digne des vampires. Car on n’avait jamais que ce qu’on méritait.

La capuche relevée, cachant ses traits d’elfe (ignoble ironie du sort) et sa peau trop blanche. La chaleur était insupportable, le rayonnement… meurtrier. Ou presque. Il était déjà mort, et chaque instant passé sous son regard lui faisait l’effet d’une agonie supplémentaire. Mais il était Roëric Alokor, il n’avait jamais fui (bon en fait si, et pas plus tard que la dernière fois, mais la mémoire sélective d’un immortel n’est pas à sous-estimer) l’affrontement et il n’était pas prêt de commencer. La fierté n’étant jamais loin de l’arrogance, l’arrogance de la stupidité, mais cela restait une qualité, un soutien de taille lorsqu’il ne nous restait rien d’autre.

A part son épée et quelques amis. Et le code ; l’honneur. Voilà quelque chose qu’il ne devait pas oublier, car c’était le fondement même de son identité. Ou en tout cas, de ce qu’il était avant de devenir une sangsue.


"Qui se remémore le passé prépare l’avenir… Qui se préoccupe de l’avenir oublie le présent."

Il revint donc à l’instant présent. Ca ne lui plaisait pas, mais comme dit plus tôt, toute forme de fuite était à oublier d’office ! Il était Ro… ! Enfin bref, tout ça avait déjà été dit. Il supporta donc son regard brûlant, cette présence flamboyante qui le mettait au supplice. Personne n’aime être diminué, sentir au plus profond de lui-même que son existence ne lui appartient plus, parce qu’en cet instant, n’importe qui, oui, n’importe qui peut la lui ôter. Chez un vampire dont la fierté était un mode de vie, c’était pire encore.

Les siècles défilent, aussi vite que les saisons passent, et tous les êtres changent, même les immortels. Alors on en vient à haïr le soleil, qui lui reste toujours le même.

Dans sa folie… Non, non… il n’était pas fou ! Quelques coups de soleil ne suffisaient pas à terrasser la raison d’un être nocturne ! Du moins devait-il s’en convaincre... N’empêche qu’il avait parlé à voix haute, sans même s’en rendre compte. Ignorant les regards interloqués, il jeta un coup d’œil courroucé à l’astre solaire. Un acte de bravoure certes, mais qui lui valut une nouvelle migraine, plus accablante encore que la précédente.

. . .

Quoi ?.. Bien sûr qu’il parlait du soleil ! Pas de… Enfin, c’était juste une humaine ! Un vampire digne...
"Hum, mais Kylian est un fichu vampire et ça ne l’empêche pas… non tais-toi !" Il n’était pas intéressé voilà tout, et il défierait en duel quiconque remettrait sa parole en doute ! "Tu te battrais en duel contre toi-même ? Imbécile !" Il éclata de rire, s’attirant cette fois des regards inquiets. Un vampire riant tout seul comme un tordu était une scène plutôt inquiétante, certes, il ne leur en voulu donc pas.

Bref, quelque chose se passait. Les louveteaux avaient interrompu la rêverie de leur patronne, et ils ne le faisaient jamais sans une bonne raison. Plutôt content d’avoir une échappatoire à la souffrance (Non ! Il ne souffrait pas !) Il reporta son attention là-dessus. Visiblement, il allait y avoir de l’action. Il resta impassible, ne réagissant ni aux ordres donnés ni à la perplexité de la louve. Cependant, il ne put s’empêcher de lui renvoyer son sourire.


"Sang et cendres ! Lorsqu’elle en aura fini avec toi, il ne restera pas assez de Roëric pour fourrer une dinde !"

Il fut ravi de voir la grimace et le malaise de la louve. Pas du tout parce ça voulait dire qu’elle tenait à lui ! Non, non, non ! Mais parce qu’elle se souvenait qu’il n’était pas l’un de ces louveteaux assoiffés d’affection lui léchant les bottes. Oui ! Parfaitement ! "Elle fait preuve de respect, crétin des alpes !" Voilà qu’il se sermonnait lui-même à présent. Et dire qu’il n’était pas encore fou, qu’est-ce que ça serait alors !

Je n’ai nullement l’intention de vous quitter.

Il préféra la boucler avant de sortir une ânerie supplémentaire. Décidément, dès qu’il ne la surveillait pas, sa langue faisait tout et n’importe quoi. Il la regarda se voiler, un peu déçu, mais sans le montrer bien sûr, il n’avait pas encore perdu tout sens commun. Puis la horde se mit en marche.

Quelques temps plus tard, alors que le soleil se couchait, le vampire regardait la scène d’un air ennuyé. Deux gardes. En cette période de crise, ces marchands ne trouvaient rien de mieux pour se protéger ! Ils méritaient presque ce qu’ils allaient leur tomber dessus. Bien décidé à mieux connaître les capacités de ses nouveaux compagnons, il observa leur intervention.
La caravane fut complètement encerclée par une quarantaine de loups. La plupart était camouflés dans les feuillages ou cachés derrière les arbres, arc à la main. Bandés et prêts à faire feu. L’autre moitié du groupe s’était divisé en deux. Bloquant la route de chaque côté. Ceux-là aussi avaient leurs arcs bandés. Connaissant leur philosophie qui consistait à éviter de tuer si possible, Roëric comprenait bien ce choix.


Lâchez, vos armes ! A terre !

Il ne sut pas quel loup avait pris la parole, mails il espérait que les marchands obéiraient. En tant que guerrier, abattre des civils, c’était un peu comme tuer des enfants. Extrêmement facile, sans gloire ni honneur, juste une profonde culpabilité. Avec un peu chance, la horde lui épargnerait ça.

***

Hrp : Je m'arrête là, je ne peux pas aller plus loin sans empiéter sur Féli ^^ Si vous voulez que je continue, vous me le dites et j'éditerai =)


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« Exiger l'immortalité de l'individu, c'est vouloir perpétuer une erreur à l'infini. »
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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeLun 17 Déc 2012 - 15:50

Le vent de panique se tut bien vite pour laisser place à un silence anxieux. Les gardes jurèrent et obéirent à la voix impérieuse jaillissant d’un bien étrange buisson. Avaient-ils le choix ? Des vies plus que des richesses étaient en jeu, et les soldats avaient été payés pour protéger les hommes, non les biens. Leur coopération était donc légitime. Les rapières tombèrent au sol, faisant résonner la note mat de la défaite avant même que ne débute un semblant de combat. Une note fort désagréable aux oreilles de Felicya ; elle avait certes cessé de combattre depuis la mission que lui avait confié l’empereur, elle n’en restait pas moins une guerrière, et tout guerrier a son honneur. Mais avaient-ils le choix ? La question tournait et retournait dans son esprit calme et limpide, contraste avec la tension ambiante. Les yeux de glace balayèrent la scène d’un regard perçant sans que son visage ne trahisse la moindre émotion, évaluant rapidement leurs chances de survie en cas d’affrontement. Faibles, très faibles… Trop faibles, c’était insupportable ! Les buissons étaient très nombreux, plus que les marchands et leur escorte, et tous étaient armés.

Un murmure parcourut les marchands tandis qu’ils obtempéraient et se couchaient au sol, et Perle l’intercepta au vol sans broncher. Apparemment cette attaque désolait les commerçants plus qu’elle ne les surprenait, car leurs agresseurs ne leur étaient pas étrangers. La Horde. En fouillant dans ses souvenirs de Gloria, Felicya se souvint avoir déjà entendu parler d’un tel organisme : des voleurs organisés et dirigés par une mystérieuse chef que l’on surnommait la Louve semaient la discorde parmi les caravanes itinérantes qui se rendaient à la capitale pour y faire profit. On les disait nombreux, furtifs et efficaces, mais jamais la jeune femme n’aurait pensé que les « on dit » étaient à ce point justifiés. Les éclaireurs n’avaient même pas donné l’alarme et la caravane s’était très vite trouvée prise de cours, encerclée et désarmée. C’était du travail bien fait.

La jeune femme toujours debout finit par attirer l’attention et se retrouva cible des archers camouflés tandis que le cercle des loups se resserrait autour des roulottes. Il était temps de choisir. La lutte ou la soumission ? Le choix était difficile, mais facile à faire. Morte elle ne serait pas plus utile qu’en vie, donc autant obtempérer gentiment. Elle leva donc les mains en signe d’apaisement, ne prenant pas la peine de se désarmer puisque ses aiguilles n’étaient de toute façon pas visibles de là où ils se trouvaient, et puis elles pourraient peut-être s’avérer utiles si ces brigands s’avisaient de toucher à sa sacoche. Elle se coucha dans l’herbe humide, calant discrètement l’œuf enveloppé sous son ventre en étendant sa cape sur elle pour dissimuler au mieux la bosse que formait son dos arrondit. Plus vite la méfiance à son égard s’évanouirait, mieux cela vaudrait pour elle. Avec un peu de chance, ils ne lui demanderaient rien, déroberaient les étoffes et épices en tout genre que contenaient les roulottes puis ils s’en iraient en bons voleurs sournois qu’ils étaient. Ou alors… Son expression se durcit. Ou alors ils la fouilleraient à son tour, et elle n’avait aucune idée de la réaction qu’ils pourraient avoir face à l’œuf de dragon. Le garderaient-ils au sien de la horde en espérant qu’un des leurs le fasse éclore ? Et s’il restait clos, demanderaient-ils une rançon à la famille impériale en échange de leur précieux butin ? Felicya n’en savait rien, et l’ignorance incitait à la prudence. Par ailleurs, par choix personnel elle préférait savoir l’œuf entre des mains soucieuses de la survie de l’empire, plutôt qu’entre celles de gens imprévisibles comme ceux qui foisonnaient dans les rangs de la horde. Elle s’adressa mentalement au dragonnet qui dormait dans l’œuf *quoi qu’il arrive c’est à toi que reviendra la décision finale de toute façon*. Mais ce n’était pas une raison pour rester sans rien faire. Dans sa mauvaise posture, elle ne pouvait apporter d’aide aux marchands, mais en prenant les devants elle pouvait peut-être faire d’une pierre deux coups : ramener l’œuf à Gloria et envoyer la garde mettre la horde en déroute et sauver ce qui resterait de biens aux marchands !

A ses côtés, Brume renâcla en retournant de son sabot un peu de terre. La jeune femme interpréta ce mouvement d’humeur comme une troisième solution au problème épineux auquel elle était confrontée. La fuite. Aussitôt ses neurones se mirent à carburer à toute allure.
Observation : sa jument et elle se trouvait à l’avant de la caravane, dissimulées du gros des pillards par la roulotte qui les précédait. Doucement, elle releva la tête. Visiblement les loups commençaient à piller les dernières roulottes et remontaient peu à peu vers elles. La caravane avait beau être encerclée dans son intégralité, le cercle des pillards en se resserrant laissait un champ libre droit devant elle. Ils étaient peut-être nombreux, mais pas assez pour avoir un champ de vision complet sur l’intégralité de la caravane, du moins, elle l’espérait.
Interprétation : Elle pouvait se lever discrètement, monter en selle et profiter de l’inattention des voleurs pour s’enfuir à bride abattue, le temps qu’ils remarquent son absence, avec un peu de chance, elles seraient hors de protée des flèches. Non, avec Beaucoup de chance. Le pari était risqué, mais les risques devenaient coutumes depuis quelques temps.
Conclusion : Action !

Felicya leva la tête vers sa jument en hochant légèrement la tête. Échange silencieux. L’animal sembla se calmer, et sa compagne de voyage, le regard pointé en arrière, entreprit de se redresser lentement, très lentement. Pendant qu’elle préparait sa fuite, les loups fouillaient par groupe les roulottes, se répartissant les tâches comme s’ils avaient fait ça toute leur vie. Les uns entraient, les autres attendaient dehors, et les derniers emportaient avec eux les biens qui circulaient à la chaîne. Personne ne faisait attention à elle, c’était le moment ou jamais ! Poussant un soupir résigné pour se donner du courage, Perle monta en selle. Aussitôt, Brume partit à toute allure, sa cavalière couchée sur l’encolure. Concentrée sur son objectif, Felicya poussa un hoquet de stupeur en voyant une ombre se matérialiser devant sa jument. Elle tira sur les rennes pour stopper sa monture, mais la surprise fut la plus forte : Brume cabra, désarçonnant la jeune femme qui ne s’y attendait pas. Elle décolla de la selle et se retrouva projetée au sol. L’impact chassa l’air de ses poumons et elle haleta quelques instants en s’asseyant précipitamment, peinant à retrouver son souffle. Incapable de se redresser d’avantage pour faire face à l’être qui avait fait avorter ses espoirs de fuite, elle put tout au plus serrer sa sacoche contre sa poitrine en lui jetant un regard de défi.
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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeLun 17 Déc 2012 - 19:26

"Je n’ai nullement l’intention de vous quitter."

Oh que de promesses dans cette affirmation... Ses yeux brillaient rien qu'à l'entendre, elle en aurait bondit de joie si elle ne souhaitait pas préserver un chouïa sa fierté. Il ne voulait pas partir ! Mieux que cela, il ne voulait pas la quitter ! C'est malgré tout d'un pas quelque peu sautillant qu'elle rejoigni ses troupes, le coeur en mode palpitant. Décidement, elle allait devoir avoir une sérieuse discussion avec elle-même au sujet de ce Roëric...

La mise en place des loups fut rapide, ils avaient pour eux l'expérience et la complicité. Chacun trouva sa place comme dans un ballet bien orchestré, la moitié en haut de la falaise avec leurs arcs, les autres en bas bien dissimulés. Dans ces conditions comment la caravane aurait-elle pu avoir la moindre chance ? En quelques minutes à peine tout fut réglé, les marchands tenaient plus à leur vies qu'à leur marchandise et ils avaient parfaitement reconnu la horde. Ils savaient qu'ils auraient la vie sauve à condition de ne pas résister, c'était comme un pacte tactique entre eux et les loups. A cette pensée, la louve eut un petit sourire satisfait derrière son châle, elle avait bien travaillé.

Elle talonna son cheval afin d'approcher un peu plus de la scène. Silencieux, ses loups tenaient en respect les prisonniers qui ne bronchaient pas. Aucun danger de ce côté là donc, elle fit un signe de tête à un groupe qui se tenait à l'écart :

"Au travail, faites vite. Dans vingts minutes ne devrons êtres loin."

Ils ne perdirent pas de temps, habitués à cette besogne et c'est avec une calme efficacité qu'ils entreprirent de fouiller les chariots, les vidants de tout ce qui avait un minimum de valeur et qui s'avérait facilement transportable. Cette fois, ils laisseraient les chevaux et les chariots, ils n'en avaient pas besoin et ils étaient si proches de Gloria qu'ils seraient très vite rattrapés si ils ne faisaient pas vite. Ils partiraient avec leurs chevaux et tout ce qu'ils pourraient emporter dans leurs sacoches, cela suffirait. Ce convoi était riche, il transportait beaucoup de bijou et elle le savait, c'était pour cette raison qu'elle l'avait attendu si longtemps.

"Ma Dame ! Ne suis-je pas élégant ?"

Riant de sa bêtise, un loup arborait à présent un diadème et de magnifiques boucles en or. Elle secoua la tête

"Tu es magnifique, mais cesses de traînasser."

Du coin de l'oeil, elle observait les prisonniers en se demandant si ils auraient le temps de les fouiller avant de partir. Nul doute que la plupart avaient dû tenter de dissimuler leurs plus précieuses richesses avant de se rendre. Il fallait qu'elle prenne ce temps. Elle ouvrit la bouche pour ordonner à quelques hommes de s'en charger mais elle n'en eut pas le temps. A quoi jouait-elle celle-là ?

Elle ne l'avait pas remarqué au premier abord mais à présent qu'elle y songeait cette blonde jeune femme qui avait été couchée avec les autres marchands ne semblait pas du tout sortir du même moule qu'eux. Qui était-elle ? Que faisait-elle avec eux ? Une simple voyageuse ou plus que cela ? Ce n'était pas le moment de se le demander toutefois, elle détalait ! Déjà elle sautait sur son cheval, arrachant un cri de rage à tous les loups qui n'avaient pas pour habitude de se faire jouer ainsi.

"Rattrapez la !"

A la seconde où elle donna cet ordre elle su qu'il était futile. La horde avait trop de retard, il ne la rattraperait plus d'autant que sa jument était terriblement rapide. Mais c'était sans compter sur Roëric... Roëric qu'elle avait pendant un moment oublié et qui n'avait apparemment pas l'intention de laisser la petite humaine s'enfuir, instinct de chasseur peut-être ? Toujours était-il que la pauvre créature n'avait aucune chance d'échapper à un vampire... Horrifiée, la louve observa l'humaine qui tombait rudement de son cheval, Dracos ! Elle aurait pu se tuer ! Par chance elle semblait indemne, elle serrait à présent sa sacoche contre elle d'un air de défi. Craignant un peu qu'il ne lui fasse trop de mal, Mélusine talonna sa monture pour s'interposer entre eux.

"Merci Roëric, je crois qu'elle n'ira pas plus loin. Qui es-tu toi ? Et que crois tu cacher dans ton sac ?"

Elle la fixait derrière son voile, curieuse de savoir ce qu'elle pouvait bien être. Les loups restés un peu plus loin les observaient, n'osant relâcher leur surveillance sur les prisonnier. Mélusine savait que cela leur déplairait de voir leur chef s'éloigner autant de leur protection mais comment se sentir en danger lorsqu'on a un prédateur à ses côtés ?

"Tu ne vas pas vouloir le donner n'est-ce pas ? Nous la prendrons de toutes façons, pourquoi risquer de te faire blesser ? Ta vie vaut-elle moins que ce que tu tiens entre tes mains ? C'est idiot..."

Elle se tourna vers le vampire, échangeant un regard avec lui et murmura pour eux seuls :

"Parviendrez vous à le lui prendre sans la blesser ?"

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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeLun 17 Déc 2012 - 21:49

Le ciel s’était enflammé. C’était une vision sublime, qui faisait presque regretter au vampire ses précédents propos sur le soleil. Après des siècles dans l’obscurité, il avait oublié que certaines soirées pouvaient finir ainsi. Loin à l’ouest et peut-être plus loin encore que n’importe qui pouvait aller, les derniers rayons illuminaient la scène, se mêlant aux nuages dans une danse orangée et rougeâtre avec parfois des touches de jaunes et de blanc. Majestueuse, l’éternelle sphère quittait le continent pour d’autres hospices, laissant sa place à cette compagne de toujours, une lune encore teintée de vermeil, mais qui ne tarderait plus à prendre cette couleur nacrée si familière aux vampires.

Ne se préoccupant guère des voleurs faisant les poches d’autres voleurs (quoique les marchands étaient un brin plus respectables, dus moins selon les standards humains), il observait, non, il sentait avec la plus profonde satisfaction la nuit prendre le dessus. Elle envahissait Armanda, conquérante et maîtresse du monde, au moins le temps d’une nuit. Et des prochaines.
La puissance de son espèce parcourait à nouveau ses veines, l’emplissant d’une force sans commune mesure avec celle de l’homme. Sa vision devint beaucoup plus nette, son ouïe quadrillait la caravane, identifiant chaque cœur d’une manière presque intime. Mais pas de cette intimité dont parlaient les chants qu’ils fussent elfiques ou mortels, non, l’intimité propre au tueur, celle qui existait entre un prédateur et sa proie.

Ce lien, il pouvait le trancher quand bon lui semblait et cette certitude lui conférait une assurance propre à tous ceux se situant au sommet de la chaîne alimentaire.

Bien sûr, il n’était pas dupe. Il n’était pas l’un de ces nourrissons stupides, persuadés de contrôler la situation. Il savait que cette sérénité était totalement factice, un mensonge que l’on se faisait à soi-même pour justifier la soif, pour justifier la faim… et tout ce qui en découlait. Le fort règne, et le faible se soumet, ou meurt. Une seule règle. Extrêmement facile à comprendre et tout autant à suivre lorsqu’on était un vampire. Mais Roëric Alokor avait vu où menait le chemin de la facilité, à son grand déshonneur, il l’avait même parcouru à maintes reprises.


Il est si facile de survivre, de simplement survivre. Mais vivre, ah ! La difficulté est toute autre.

C’était d’ailleurs ce qui rendait ça intéressant. Prendre des risques chassait l’ennui et menait à des chemins détournés, que nul n’avait découverts depuis bien longtemps.

Ce fut l'odeur de la louve qui le ramena parmi les vivants. Il fut surpris de constater que seulement quelques instants s’étaient écoulés. Il lui était déjà arrivé de rester en contemplation des nuits entières. Enfin, ce n’était guère le moment.
Il s’imprégna encore quelques secondes de son arôme, remarquant au passage qu’il pouvait distinguer son cœur de tous les autres, puis reporta son attention sur la caravane.

Quelque chose clochait.

Un battement s’était accéléré, comme sous l’effet d’une poussée d’adrénaline. Il avait espéré que personne ne jouerait les héros, évidemment le dracos n’avait que faire de ses souhaits.
Passant en une seconde d’une immobilité parfaite à une course effrénée, il rattrapa la monture, mais un peu trop tard. Partant à vive allure, le seul moyen d’arrêter le fuyard était de stopper net la course.

Ce qu’il fit. Intelligent, l’animal ne tenta pas un passage en force. Il y aurait perdu son cœur. Les animaux étant bien plus avisés que les hommes dans ce genre de situation. La jeune femme tomba donc à même le sol. Car c’était bel et bien une femme. Ses yeux métalliques perçant l’obscurité, Roëric l’avait soupesé, comme on le ferait d’une pièce de viande dans un marché. Stratège dans l’âme, il ne s’arrêta pas une seconde sur la beauté de la blonde. Tout d’abord parce qu’elle avait essayé de s’échapper, mais surtout à cause de ses yeux.

Fiers, provocateurs, déterminés.


Allons bon… voilà que je tombe sur une autre louve.

Mais avant qu’il ait pu développer la question, un cheval (oui, encore un !) s’interposa entre le vampire et sa proie… pardon, entre les deux interlocuteurs… Quoi ? Elle avait pris la fuite, non ? Évidemment ça excite la faim, d’ailleurs ce n’était pas sa faute ! Les crocs étaient sortis tout seuls. Boudant par-devers lui, il jeta à peine un coup d’œil au sac en question. Cependant, la lueur dans les yeux de la jeune fille ne lui échappa pas.

Non. Elle fera ce qu‘elle doit. C’est le regard d’un guerrier.

Il eut une moue appréciatrice, avant de reprendre son masque de boudeur, pardon, d’impassibilité. Bien qu’ayant entendu la question murmurée par la chef de la horde, il ne répondit pas tout de suite, songeur. Il poussa doucement le cheval de Mélusine sur le côté, au rythme de ses claquements de langue. Puis quand il se retrouva de nouveau face à face avec la fuyarde, il l’ignora. Dû moins en apparence. Ses sens étant constatant mobilisés.

Un sourire aux lèvres, dévorant sans vergogne la louve du regard (pas la blonde, la voilée, suivez un peu) il tendit la main pour l’aider à descendre. Par le plus grand hasard, il oublia totalement de relâcher la patte calleuse, préférant y joindre ses doigts glacés. Apparemment, elle était plus habituée au maniement des armes qu’à la couture, ce qui lui convenait parfaitement. Un peu tard, certes, il répondit néanmoins à la question posée.


Évidemment, évidemment…

Et pour cause, il connaissait au moins trois sorts pouvant régler cette situation. L’un serait inefficace en la circonstance, l’autre consistait à enrouler la cible de chaînes magiques : soit une magie totalement adaptée à la situation… Sauf que Mélusine était là. Elle n’apprécierait peut-être pas l’initiative. Ne restait que le sort d’immobilisation.

De sa main libre, il leva la paume vers le haut tout en refermant à moitié les doigts, imaginant l’effet de son sort.

Les bras et les jambes de la jeune femme furent immobilisés. Cependant, elle serrait toujours le sac contre elle. Un point auquel il n’avait pas pensé. Il dut donc la secouer comme un prunier pour lui faire lâcher, ce qu’il fit avec un enthousiasme débordant. Les secousses poussèrent le contenu hors du sac et celui-ci roula sur l’herbe. Intrigué, Roëric n’imaginait pas un instant que cet œuf d’autruche puisse se craqueler rien qu’en posant son doigt dessus.

De la vraie camelote.


Fiche du Personnage
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« Exiger l'immortalité de l'individu, c'est vouloir perpétuer une erreur à l'infini. »
Schopenhauer


Dernière édition par Roëric Alokor le Mar 18 Déc 2012 - 20:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeMar 18 Déc 2012 - 13:48

Que d'aventures depuis son départ de son île. Elle s'y trouvait depuis de nombreuses nuits glaciales, de nombreux vents étaient venus chatouiller sa coquille grise. Se souvenait-elle de cette vie ? Peut être quelque part dans sa mémoire ? Mais le dragon dans son fort intérieur n'avait que l'impression d'un vide immense. Depuis que le doux son de sa mère l'avait quitté pour sa survie. Celle d'un œuf qui entrerait un jour dans l'histoire d'Armanda. Sans le savoir.

Puis on était venu la chercher. Qui était-il ? Seul ou plusieurs ? Pour venir la chercher en ces lieux lointains, sans bruits que celui du temps.
Une curieuse délégation où certains de ses semblables étaient présents. Cela l'avait-elle rassuré dans ce futur voyage ? La dragonne ne savait pas non plus. Elle était dans son œuf. Des parois, encore et toujours, que ça autour d'elle. Rien d'autres autour. Apaisée par celle-ci les questions resteraient sans réponse. En avait-elle conscience ?

Pas encore. Son être ronronnait dans ce bocal argenté et ce qui pouvait se passer dans le monde autour d'elle n'était pas encore son affaire. Rien ne l'en sortirait. Sauf ses parents. Ses créateurs. Grâce à eux, elle saurait quoi faire et comment sortir. Les voir, les entendre. Le reste, elle n'en savait rien, elle ne connaissait pas. D'ailleurs qui avait-il ?

Ballottée de mains en mains, de dragons en dragons, de chevaux en chevaux, son œuf restait solide, intacte, malgré le voyage incessant jusqu'à sa fin. La petite dragonne avait senti un chaos violent au fond de son cœur un moment. Avant de retrouver une paix somme toute relative.

Quelque chose l'a sortit de sa torpeur. Une sensation étrange. Son œuf trembla comme dans un éboulis de pierres, il se fendit même. Son cœur se mit même à battre très fort. Que se passait-il ? Son œuf, sa protection l'abandonnait. Tout son être vibrait quand tout à coup, elle fit face à sa vie. Ses yeux s'ouvrirent sur une image de feu et en son centre une silhouette. La dragonne ne comprenait pas trop ce qui se passait autour d'elle, mais elle était sure d'une chose. Cette silhouette l'avait amené à la vie. La petite dragonne cligna des yeux, cherchant à voir moins trouble, assisse maladroitement au milieu des débris de son œuf. Elle crachota un peu, laissant l'air frais entrer dans ses poumons. Rien ne sortit. Pas encore.
Elle tenta de se lever pour rejoindre cette silhouette qui faisait battre sa vie. Un sentiment étrange d'inconnu et d'un savoir qui était ancré en elle depuis toujours. Elle le regardait, lui saurait, c'est lui qui l'avait sortit de sa coquille. Qui l'avait appelé pour qu'elle vienne.

La dragonne chercha à avancer vers sa nouvelle vie. Le premier pas fut difficile. Ses pattes ne supportèrent pas son poids dans un premier temps. Puis il fallait cadencer ses quatre pattes. Au milieu du chemin, elle se stoppa tout en continuant à le regarder. Elle ouvrit la bouche et une sorte de grognement en sortit. Un peu aigu et pas très dragonesque.
Le cœur battant mais confiante, elle repartit vers lui, en faisant les derniers pas qui les séparaient.
Sa vie était enfin complète, même si l'espoir de voir les siens restait vivace, pour le moment, seule cette silhouette avait de l'importance.
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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeVen 21 Déc 2012 - 20:18

L’ombre qui s’était interposé entre la cavalière et sa fuite s’avança calmement vers cette dernière à terre, et un courant de terreur envahit la jeune femme. Flash.Elle revit l’espace d’un instant la scène qui s’était déroulé il y avait un opeu plus d’une semaine de cela. Une main la saisissant par les cheveux, le goût métallique du sang lorsque sa tête cogna contre les barreaux de la cage dans laquelle elle était faite prisonnière, la silhouette qu’elle avait aperçu entre ses mèches désordonnées… Une ombre ténébreuse d’où perçait un regard froid, un regard ni vivant ni mort. Unregard semblable à celui qu’elle venait de croiser. Vampire…  Que faisait-il ici, si proche de la capitale ? Avait-elle été envahie pendant son absence ? L’angoisse allait crescendo dans l’esprit de la jeune femme. Elle ne savait plus ce qu’elle faisait ici, tout ce qu’elle sentait c’est qu’elle aurait mille fois préféré être ailleurs. De suite. Son instinct lui hurla de se relever, de fuir aussi vite que ses jambes le lui permettraient ,  d’aller au-delà de ses limites au nom de sa survie et de la protection de l’œuf qu’elle tenait serré contre sa poitrine. Elle ne bougea pas. Elle ne cligna même pas des paupières, son regard de glace demeurant fiché dans les pupilles comme des puits sans fond du buveur de sang qui lui faisait face. Elle avait peur, oui, elle était terrifiée, mais pour rien au monde elle ne l’aurait montré.
 
Alors qu’elle pensait que sa dernière heure avait sonné, le Destin sembla à nouveau jouer en sa faveur en prenant la forme d’une monture et de sa cavalière qui s’interposèrent entre elle et le buveur de sang. Felicya releva la tête vers l’inconnue et marqua un temps de surprise. Une humaine ! Et à en juger par sa prestance et le respect qui luisait dans les yeux des voleurs qui s’étaient rapprochés pour suivre l’action, elle pouvait bien être la Louve. Ainsi elle était de mèche avec un vampire ? Curieux… Surtout que le vampire en question semblait prêtait une attention particulière à ses paroles.  Mais qu’est-ce qui pouvait bien se passer ici ? Epuisée autant moralement que physiquement par le trop plein d’émotions des jours précédents, la guérisseuse laissa courir et se contenta d’écouter les questions que lui posait la brune. Sans y répondre. Il n’y avait rien à répondre de toute façon, elle ne voulait pas lui parler, elle ne voulait pas avoir affaire à un vampire, elle ne voulait pas leur donner sa sacoche, non, non et non, elle ne voulait rien de tout cela.  Le regard fixe et ses mains fermement cramponnées à ses affaires, elle tâcha de demeurer parfaitement immobile, sentant que le moindre de ses gestes était hautement surveillé et qu’elle n’avait d’autre choix que de se tenir tranquille.
 
De toute façon sa réponse ne semblait pas importer à la Louve ni à son compagnon non-mort, en fait, ils semblaient même bien décidé l’un comme l’autre à passer outre son accord pour récupérer son bien. *Rapaces…* songea la jeune femme, comprenant trop tard qu’elle ne pourrait sortir aucune de ses armes à temps, tout d’abord parce que ses « ennemis » étaient trop près, et aussi mais surtout parce que son corps déjà fragilisé ne s’était pas encore remis de sa chute. Si elle tentait de se relever, elle retomberait à genoux et finirait sans doute criblée de flèches et autres objets métalliques relativement pointus et potentiellement désagréables.
 
C’est donc impuissante et tout juste capable de regarder la tragédie arriver en tant que victime-spectatrice que Felicya se retrouva figée de la tête aux pieds par une force bien supérieure à la sienne. Figée avec sa sacoche qu’elle tenait du coup plus solidement encore qu’avant…  De la magie, il ne manquait plus que ça ! Fâcheuse posture, très fâcheuse même. Partagée entre l’ironie de la situation et la frustration de n’être plus maîtresse de son propre corps, elle jeta un regard furibond au vampire qui semblait bien fier de son œuvre. Quel abruti ! N’aurait-il pas pu lui arracher sa sacoche des mains comme n’importe qui ayant un sens pratique relativement développé l’aurait fait ? Ah non, trop facile ça, et sans doute pas assez épatant pour en jeter plein la vu à la Louve, chose facile à déduire vu le soin qu’il avait pris à la faire descendre de sa monture. La guérisseuse était tellement en colère qu’elle tenta de briser les chaînes magiques qui l’entravaient, mais elle ne réussit qu’à se faire plus mal encore, et elle n’était pas au bout de ses peines…
 
Voyant que son sort avait bien fait effet mais que cela ne rendrait pas la tâche plus simple, le vampire se pencha et l’empoigna pour lui faire lâcher prise. Felicya leva les yeux au ciel après avoir remarqué l’étincelle de joie mauvaise briller dans les pupilles de son agresseur. Stupide vampire, stupide vampire, s… Il la secoua comme une poupée de chiffon et –grâce au dracos – l’œuf finit par s’échapper de la sacoche, accordant enfin un peu de répit à la jeune femme qui s’effondra lamentablement sur le sol humide, tout son corps malmené lui hurlant sa douleur.  Si elle n'avait pas été si faible... Les poings serrés elle se redressa laborieusement et le spectacle qui se déroulait sous ses yeux la sidéra. L'oeuf était en train de s'ouvrir, et à travers de nombreuses fissures qui parcourait sa surface, était visible l'esquisse d'un petit museau frémissant qui inspirait l'air libre pour la première fois. 

"Alors c'est lui que tu as choisi petit-être... "

Felicya l'avait pensé tout haut, et elle rougit de honte en entendant la pointe de déception mêlée d'envie qui s'en dégageaient. Si ses mots ne l'avait trahie, jamais elle n'aurait avoué l'espoir fou qui l'avait habitée pendant tout le temps où l'oeuf avait été en sa possession de le voir éclore pour elle. Combien de nuits avait-elle passées à s'imaginer en rêve pouvoir un jour chevaucher un dragon dans le ciel ? Depuis quand le désir de tout partager avec une créature ancestrale lui faisait pétiller les yeux et accélérait les battements de son coeur ? Lorsque l'Elfe dragonnière lui avait posé l'oeuf dans les mains, elle avait cru voir ses espoirs et ses rêves devenir réalité malgré les mois si sombres qu'elle venait de passer. Il aurait été sa lumière dans le noir, une altération dans un morceau en mineur qui l'aurait alors fait basculer en majeur, une petite étincelle de vie qui aurait ravivé la flamme de son âme ... 

Mais non, le dragonnet attendait quelqu'un d'autre, sa destinée ne s'unirait pas à la sienne, le Dracos en avait décidé ainsi. Soit. Malgré sa déception, Felicya ressentait une pointe de soulagement. Sa mission était achevée, et elle n'avait aucune raisin de se sentir coupable puisque l'oeuf n'aurait éclôt pour personne d'autre. Finalement, cette attaque de la Horde tombait à pic, autant pour elle que pour l'oeuf. L'une allait enfin pouvoir souffler un peu, tandis que l'autre goutait enfin à une vie qu'il attendait probablement depuis fort fort longtemps ... 

Les dents serrées pour retenir une grimace de douleur, la jeune femme se redressa aussi dignement que possible et remit de l'ordre dans ses vêtements tachés de terre. Elle n'avait pas fière allure la guérisseuse de Gloria... 

"Ma mission est achevée, tâchez, Messire, de vous montrer plus tendre avec ce don qui vous est fait qu'avec celle qui le portait jusqu'ici. "

Elle s'inclina en grimaçant de douleur et se tourna vers la Louve en reprenant :

" Je m'en vais prévenir à présent les gardes de Gloria que vos loups sont à l'œuvre ici. J'ai ouïe dire les exploits de votre Horde, Louve, et vous semblez bien aussi professionnels qu'on le dit, aussi j'entreprends cette démarche uniquement pour apporter un semblant de réconfort et une chance d'obtenir compensation à ces marchands fatigués du voyage et dépouillés de leurs biens tandis que vous serez loin. Adieu, ou peut-être nous reverrons nous, qui sait...  " 

Elle tituba jusqu'à Brume et se mît en selle tant bien que mal, son dos et sa tête la lançant affreusement. Elle sourit plus pour elle même que pour les autres protagonistes : 

"Puisse ce dragon rapporter l'espoir d'une trêve  en Armanda... "

Elle songea qu'elle devrait faire un rapport détaillé à l'Empereur, mais plus tard tout cela, plus tard... Pour l'instant elle devait rentrer "à la maison". Souriant par-devers elle-même, elle flatta l'encolure de sa monture qui partit au galop en direction des murailles de Gloria. Avec un peu de chance, les portes ne seraient pas encore closes ... 
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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeSam 22 Déc 2012 - 13:16

Est-ce qu'il... Boudait ? Mélusine n'en était pas vraiment sure, il était difficile de lire les émotions de cet être, même si il commençait à savoir les reconnaitres un peu à force d'observation. Mais oui, il semblait bien qu'il était mécontent, mécontent qu'elle se soit interposée entre lui et sa proie ou mécontent qu'elle l'ai vu un seul instant dominé par ses instincts ? Elle ne le saurait sans doute jamais, comme de nombreux autres détails d'ailleurs qui la rendait parfois presque folle d'une curiosité qu'elle ne pourrait sans doute jamais assouvir. Cette créature était une énigme à elle toute seule, une énigme que la jeune femme aurait aimé avoir tout le temps et le loisir de déchiffrer, mais ce ne serait sans doute pas possible. De quel droit d'ailleurs devrait-elle en apprendre plus sur lui, de quel droit pourrait-elle s'en rapprocher alors qu'ils n'étaient même pas de la même race ?

Cette interrogation la déprima, mais pas pour longtemps par chance. Tiens, encore une petite information intéressante à se mettre sous la dent, notre vampire était galant ! Et et... Glacé aussi ! Bon d'accord, elle était sensée le savoir mais c'était autre chose que de s'en apercevoir pour de bon par le biais de ses sens.
Elle ne pu s'empêcher de rougir quelque peu lorsqu'il l'aida à descendre, d'un autre elle aurait sans doute fait de la chair à pâté pour oser insinuer qu'elle avait besoin d'aide mais de sa part c'était presque.. Naturel ? Oui, c'était le mot, il avait cette politesse exquise et ce maintien ferme qu'avait oublié la nouvelle génération Armandéenne, la génération de Mélusine. Et loin de lui paraître vieux jeu, cette petite attention l'emplissait d'émoi. C'était... Agréable, oui. Agréable de se sentir ainsi le centre de ce genre de petites attentions. Bon par contre ce regard... Dévorant ? Qu'il dardait sur elle était pour le moins troublant, avait-il faim tout à coup ? Zut alors, il l'observait avec la même avidité qu'elle même observait son assiette lorsqu'elle était vraiment affamée. Décidémment, ce vampire était des plus étranges... Sans compter qu'il ne lâchait pas sa main...

Elle s'était attendu à ce qu'il la lâche aussitôt qu'elle serait descendu, ce n'était pas le cas. Il la tenait encore, sans serrer, sans forcer le contact mais avec tout de même une certaine fermeté qui démontrait bien qu'il ne faisait pas cela par inadvertance loin de là. Est-ce que... Est-ce qu'il se moquait d'elle ? Elle ne pouvait pas croire une seule seconde qu'un vampire de sa trempe puisse s'intéresser un tant soit peu à la petite humaine qu'elle était. Peut-être était-ce simplement un geste vampirique anodin, après tout que connaissait-elle de ce peuple ? Chez eux se tenir la main n'avait sans doute pas la même consonnance que chez les humains. Oui c'était sans doute cela, c'était forcément cela se convainquit-elle. Malgré tout elle ne pu s'empêcher de rougir à nouveau, le maintien mal assuré. Dracos ! Et elle qui avait des mains de charbonnier... Il ne pouvait pas manquer de sentir les cals causées par le tir à l'arc, l'épée et les innombrables tâches ingrates qu'elle accomplissait au fil des journées sans même y penser. Qu'en penserait-il ? Certainement qu'elle était tout sauf une dame de la cour.. Remarquez bien que c'était la vérité la plus pure, m'enfin tout de même elle aurait aimé se présenter un peu plus à son avantage vu les circonstances... Mais que racontait-elle encore ? Elle en avait carrément oublié la scène qui se jouait ! Roëric avait lancé un sort à la jeune femme et n'avait apparemment pas eu trop de mal à récupérer la sacoche, en la secouant comme un prunier ! Esprits tout puissant, il allait lui faire sortir le cerveau par les oreilles si il continuait ainsi !

Mélusine n'eut pourtant pas le temps de protester, le contenu de la sacoche en répandait par terre sous le regard inquisiteur de toute la horde. Une... Pierre ? Précieuse peut-être ? Sans doute pas, la texture et la couleur ne disait rien à Mélusine qui connaissait pourtant à peu près tout les types de pierres précieuses pour la simple et bonne raison qu'elle en avait volé de chaque à un moment ou à un autre. Alors qu'était-ce ? C'était joli, lourd apparemment et peut-être creux. Cela semblait fragile, c'était apparemment l'avis de Roëric qui posa à peine un doigt dessus. La suite... La suite fut absolument incroyable. Les yeux écarquillés, Mélusine observa la fissure qui se formait sur la coquille, ce n'était pas une pierre... La lueur de compréhension qui s'alluma soudain dans ses yeux sombres était teintée de fascination. Un dragon ! Un de ces êtres magiques si puissants qui avaient le pouvoir de redonner toute sa force à Armanda, et ce dragon... Il avait choisi Roëric !

"Il... Il vous a choisi... Vous êtes un dragonnier !" s'exclama-t-elle émerveillée

La déception qui filtrait dans la voix de l'autre femme ne lui échappa pas, elle la comprenait un petit peu pour tout dire, après avoir porté si longtemps ce petit être sans doute avait elle un instant espéré qu'il finirait pas éclore pour elle ou tout du moins pour un autre humain, n'allait-elle pas à Gloria ? Et voilà que le dragonnet choisissait un vampire, avouez donc que ce n'était pas de chance...

"Ma mission est achevée, tâchez, Messire, de vous montrer plus tendre avec ce don qui vous est fait qu'avec celle qui le portait jusqu'ici. "

Elle ne pu empêcher son coeur de s'exprimer :

"Je sais qu'il sera digne de sa tâche. Et ma foi, c'est un lourd fardeau que vous avait tout de même porté jusqu'ici, le but n'était-il pas qu'il trouve son dragonnier ? Vous n'avait pas failli à votre tâche.
"
Le reste ne tira qu'un sourire triste à la jeune femme, ce n'était pas la première fois qu'on lui faisait ce genre de reproches mais entre les pauvres gens qu'elle soutenait et les familles marchandes elle avait depuis longtemps fait son choix, qu'importe si les autres ne comprenaient pas.

"Puisse ce dragon rapporter l'espoir d'une trêve en Armanda... "

Mélusine hocha la tête et n'intervint pas, après tout elle pouvait bien partir après tout cela... A la place elle préféra s'intéresser au petit dragon, se penchant dessus avec un immense respect elle sourit. Dracos... Il était si mignon... .Ecailleux ou pas, on sentait en lui toute la maladresse qui était commune aux chérubins de toute race. La différence était que lui n'avait pas de parents pour le rassurer, cela lui fit penser à d'autres enfants qui avaient été confronté à la même peine. Très vite, elle parla afin de ne pas prendre le temps de raviver de mauvais souvenir

"Bonjour petit être, sois le bienvenu dans ce monde... Je suis honorée de te rencontrer, mais bien sur ce n'est pas moi que tu veux..."

Les yeux brillants d'un tendre amusement, elle se tourna vers le vampire

"Alors quoi ? Vous n'allez tout de même pas rester planté là jusqu'à la fin des temps ? Il... Ou elle d'ailleurs, a besoin de vous !"

Ah les hommes... Tous les mêmes quelque soit la race ! Cette réflexion la poussa à s'intéresser de plus près au petit corps tout juste éclot et à ses lignes épurées et déjà majestueuses. Une douceur typiquement féminine brillait dans ses yeux, Mélusine ne douta pas un instant de son intuition, elle était devant une autre femme. Enfin... Le mot ne convenait peut-être pas, mais elle se comprenait ! Pressentant qu'elle était de trop pour cette fois, elle recula d'un pas. Les laissant discrètement mettre les premières bases à leur toute nouvelle relation...
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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeDim 23 Déc 2012 - 17:11

Il y a toujours plusieurs manières de voir les choses, plusieurs points de vue pour un même évènement, plusieurs avis pour un seul être. Certains nomment cela diversité d’autres disent que c’est là la cause de tous les conflits. Tous sont d’accord sur ce paradoxe, car c’est la clef aussi bien de l’individualité que de l’esprit communautaire. Suite à la naissance du dragon, quoique le terme de dragonnet fut plus juste en ce cas précis, Roëric Alokor observa et vécu cet instant de deux façons l’une à la suite de l’autre, mais dans un laps de temps si court, qu’il aurait bien eu de la peine à différer l’un de l’autre.

Tout d’abord, ses formidables sens de vampire, décuplés par l’arrivée de la nuit se concentrèrent en un seul et unique point, négligeant absolument tout le reste. Il ne voyait plus que le petit être qui venait d’éclore, à la fois si plein de force et de vie, et pourtant si faible, si vulnérable. Il nota les teintes de gris et d’ocre, quantifia sa taille et son poids, déterminant ce dont il aurait besoin, imaginant déjà sa forme future. Il se plongea dans ce regard neuf, curieux et intrigué, où se logeait une confiance qu’il ne pensait pas mériter et qu’il ne mériterait probablement jamais.

Il ne s’avança pas. Non pas qu’il n’en eut pas envie, mais quelque chose le figeait sur place, une sorte de combat interne entre deux facettes de lui-même se livrant des batailles apocalyptiques dans les méandres de son âme.
Le lien.
Oui, il en avait entendu parler. Mais si une partie le désirait ardemment, l’autre le rejetait en bloc. Il était lui : Roëric Alokor. Et il ne tolèrerait pas qu’une quelconque magie change irrémédiablement sa psyché, pour le seul plaisir de fichus esprits qui n’avaient même pas le fichu courage d’intervenir directement sur le monde.

D’un autre côté, le dragon n‘y était pour rien. Ce n’était qu’un petit être, plus seul que n’importe quel autre car son espèce était éteinte, ou peu s’en faut. Si la fierté et l’amour-propre lui interdisaient de céder à ces changements, l’honneur l’y obligeait, car il ne pouvait laisser mourir le dragonnet.
Il prit donc sa décision, acceptant ce qui de toute manière, aurait été fait, avec ou sans son consentement. L’arrogance n’avait peut-être pas de borne, mais une magie aussi ancienne se moquait pas mal des états d’âme d’une créature aussi pathétique que lui.
Amère vérité.
Mais le vampire en avait l’habitude, loin de s’apitoyer sur son sort, il décida plutôt de se mettre au travail : et cela commençait par assurer la sécurité de… de qui d’ailleurs ? Il ou elle ? allez savoir…

Vint donc ce deuxième instant, où ses sens s’extrapolèrent. Passant du coq à l’âne, il reporta son attention sur l’intégralité de la zone. Tous les humains se trouvant dans son périmètre furent catalogués. Ceux qui pouvaient lui causer des problèmes. Ceux qui étaient inoffensif. Ceux qui se défendraient. Ceux qui mourraient les suppliques au bord des lèvres. Ceux qui le laissaient totalement indifférent… Et Elle.

Sa main de marbre et de glace serra la poignée de Sophia, l’épée noire, prête à la dégainer. La naissance d’un dragon et de son dragonnier ne pouvait passer inaperçue, c’était un évènement à ce point rarissime que toutes les menaces du monde n’y suffiraient pas. Les loups, les marchands, les gardes… ils parleraient tous. Sans compter la porteuse de l’œuf, probablement l’un des agents de l’empereur lui-même. Le dragonnet était beaucoup trop faible, il leur faudrait être discrets le temps qu’il grandisse… Pour ce faire, personne ne devait savoir.


"Mais ils savent."

Sa main serra un peu plus fort la poignée. Ses yeux se rétrécirent. Il n’entendait même pas les propos de la porteuse, qui voulait déjà mettre les voiles, probablement pour faire son rapport.

Ils devaient tous mourir. Sans exception.

Trois problèmes : le premier et non des moindres, la quarantaine d’archers qui le cloueraient comme une pelote d’épingle ; le second, le dragonnet, un massacre avait de quoi traumatisé un dragon pour le reste de ses jours… enfin probablement, il n’avait jamais élevé de dragon. Et enfin le troisième… Elle. L’idée de lui déplaire était déjà insupportable… alors lui passer l’épée à travers le corps ?

Les dents serrées, les paupières closes, il murmurait les paroles suivantes tel un mantra, pour reprendre le contrôle, pour se calmer. Le feu glacé et liquide parcourant ses veines devait trouver un exutoire.


Un temps pour naître et un temps pour mourir… Un temps pour tuer, un temps pour guérir…Un temps pour pleurer, un temps pour rire… Un temps pour se taire et un temps pour parler… Un temps pour aimer, un temps pour haïr… Un temps pour la guerre. Un temps pour la paix.


Sa main relâcha la garde de l’arme. La blonde était partie. Trop tard à présent, que ce fusse une erreur ou une nécessité.

Il sursauta lorsque Mélusine l’apostropha. Il lui sourit avec sincérité, sachant qu’elle n’avait pas tort. Un dragon naissait pour lui et il ne trouvait rien de mieux à faire que de planifier des meurtres ! Décidément on ne se refaisait pas.

Accroupi, il tendit la main vers le dragonnet. Il sentit leur lien télépathique, mais choisit de faire passer avant tout ses sentiments. L’affection, la fierté, la responsabilité. Tôt ou tard, ils en viendraient aux mots, mais Roëric tout comme son ou sa lié, avaient tout le temps devant eux. A voix haute, à la fois pour lui-même et les autres, il déclara d’une voix pensive.


Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il convient de faire. Es-tu un mâle ou une femelle ?

Il se souvint de ses nombreuses lectures sur les dragons, sur leurs noms.

Aegnor dans le premier cas, sinon Isyndar. Oui, cela te va bien.

Eh bien quoi ? Le nom c’était important, et le vampire n’avait jamais été un grand adepte de ces interminables délibérations. C’était un guerrier après tout, pas un poète.



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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeMer 26 Déc 2012 - 20:57

La petite dragonne ne prenait pas conscience de tout ce qui se passait autour d'elle. L’enjeu de son arrivée et qui était son lié. Non, elle sentait juste qu'au fond d'elle, cet homme avait en lui quelque chose qu'elle révélerait, que c'était lui et pas un autre. Qu'elle se devait d'accompagner ses pas chaque jour qu'il serait là. Si elle s'était réveillée sous ses mains, c'est que c'était un grand homme.

Elle fut donc un peu surprise de sa réaction première. La dragonne avait un besoin presque vitale de s'approcher de lui, d'établir un contact. Cette chose qui lui avait fait cruellement défaut, seule dans sa coquille. Il restait là, comme si sa venue n'était qu'étrangeté et poids. N'osait-il pas ? Elle s'arrêta donc et se posa face à lui le regardant. Il devait se faire à sa présence. Sûrement. Car quelque chose en la petite créature lui souffla de ne pas s’inquiéter et de poursuivre son chemin vers sa destinée. Lui ne pourrait pas y échapper. Elle était là face à cet homme et n'attendait qu'une chose.

Mais l'interrogation tardait. Il restait là à calculer des choses que la petite créature ne comprenait pas. Elle se mit donc à regarder autour d'elle. Peut être que les autres bipèdes qu'elle avait ignoré jusque là y étaient pour beaucoup. Elle regarda la femme qui s'adressa à elle. Sa voix douce la rassura en cet instant de flottement depuis sa naissance. Et son lié qui ne s'approchait toujours pas d'elle. La petite dragonne commença à sentir cette distance comme une longue absence, un vide en elle.

Jusqu'à ce qu'enfin, il s'agenouille et l'appelle à lui. A cet instant, la dragonne lui envoya un flot de bonheur. Il l'acceptait sa présence, il reconnaissait sa valeur et le choix ancestral de la créature.
Elle reprit sa route vers lui en déployant maladroitement ses ailes majestueuses. Elle se donnait un air impressionnant pour lui faire honneur, lui montrer sa force, sa détermination, mais elle ressemblait bien plus à un lionceau cherchant à rugir.

Isyndar, c'était beau, ça sonnait bien dans sa tête. C'était doux et mélodieux, puis c'était le choix de son lié. Rien ne pouvait lui faire plus honneur que ce nom. Elle chercha à lui dire, lui faire comprendre qu'Isyndar serait son nom dès à présent. Le lien mental était encore faible, mais la dragonne y mis du sien, se concentrant.

Elle posa ensuite son menton sur sa main tendue vers elle. Son corps se mit à émettre une sorte de ronronnement. Elle était heureuse. Il lui avait donné sa vie en lui adressant un nom. Un reconnaissance qui faisait d'elle une dragonne d'Armanda.
Isyndar s'asseilla sur son arrière train, ne bougeant pas sa tête. Elle voulait garder encore un instant ce contact physique, le comprendre, l'apprécier, avant de connaître un peu plus sur celui envers qui elle avait offert sa confiance.

Les bipèdes autour d'elle redevinrent invisible et seul comptait pour lui ce dragonnier peu sûr de sa présence à ses côtés. La dragonne savait qu'il changerait bien vite d'avis. Comment, aucune idée. Mais elle le sentait au plus profond de ses écailles.
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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeJeu 27 Déc 2012 - 15:39

Roëric sursauta, saisit de surprise. Il ne se serait jamais attendu à quelque chose d’aussi… intime. Plus que l’esprit, il comprit que les deux êtres avaient liés leurs âmes et ce d’une manière que le vampire ne comprendrait probablement jamais. Quoiqu’il en soit, pour le meilleur et pour le pire, il devrait faire avec à présent, et commencer à prendre en compte le fait qu’il ne serait plus jamais seul. C’était une idée à la fois très réconfortante, spécialement pour quelqu’un de son espèce mais aussi très… perturbante. Lui qui s’était habitué, au bout de deux siècles et demi d’existence, à un silence presque total, devait à présent composer avec quelqu’un d’autre.

Il le regarda s’avancer vers lui, majestueux mais d’une façon qui ferait sourire n’importe qui posant les yeux sur le dragonnet. Une bouffée de fierté et d’affection l’envahit presque instantanément. Ils la partagèrent. Le vampire prenant d’ores et déjà l’habitude d’être plus qu’un individu.
Liés d’esprit et d’âme.

Il perçut l’effort fourni par la petite créature. Elle essayait de lui dire quelque chose. Il comprit alors qu’elle avait choisi le deuxième prénom. C’était donc bien une dragonne.


Oui, Isyndar, ça te convient parfaitement.

Alors qu’elle posait son menton sur sa paume, apparemment très satisfaite, il utilisa son autre main pour parcourir ses écailles, à la fois admiratif et inquisiteur. Il cherchait à lui exprimer ses sentiments tout en se livrant à une inspection. Non pas qu’il crut un instant que quelque chose n’allât pas chez elle, mais il préférait vérifier que l’éclosion s’était bien passé. Ses doigts glacés parcourant les écailles grises, il devina à la morphologie de la dragonne qu’elle ne serait jamais bien grande. Plutôt chasseresse que combattante en première ligne. Soit une créature adaptée au vampire qu’il était.

Tu es parfaite.

Les compliments n’avaient jamais fait de mal à personne, sans compter qu’il pensait vraiment ce qu’il venait de dire. Il se demanda un bref instant comment ce genre de chose pouvait bien arriver à un vampire aussi paumé que lui, puis décida que cela n’avait aucune importance.

Il la prit dans ses bras, goûtant l’ironie du geste : le dragonnier portant sa dragonne. Puis il se dirigea vers Mélusine, lui confiant sa liée.


Je reviens tout de suite.

Il n’aurait su mieux dire, car de nuit, il n’y avait rien de plus aisé pour lui que la chasse. Il ne lui fallut que quelques minutes pour revenir avec un petit gibier auquel il avait intégralement ôté la fourrure. Tôt ou tard, la dragonne se débrouillerait toute seule, l’instinct la guidant. Mais pour l’heure, elle venait de naître, et il lui fallait des forces.

Il présenta la viande à la dragonne comme l’on présente une offrande à une divinité, ni plus ni moins. Puis il leva la tête vers la louve.


Nous devrions y aller.

Un dragon c’était inattendu (c’est le moins qu’on puisse dire), ce qui expliquait qu’ils soient tous restés là les bras ballants, n’empêche que la blonde allait prévenir la garde et qu’ils feraient mieux de mettre les voiles.


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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeVen 28 Déc 2012 - 18:36

Le plaine n'était que silence. Les yeux grands ouverts, la bouche souvent tout aussi béante, les loups observaient la scène sans en perdre une miette. Toujours couchés au sol, les marchands faisaient de même sans pour autant oser se faire remarquer, il allait peut-être falloir penser à les relâcher un jour d'ailleurs... Mais tout ceci était si irréel, si étrange et aussi si beau... Personne ne parlait, personne ne bougeait et le groupe humain tout entier semblait communier en ce moment magique. Les humains... Et le vampire alors ? Attentive à lui comme elle l'était depuis la toute première seconde de leur rencontre Mélusine n'avait pu éviter de remarquer la soudaine contracture de celui-ci, sa paume qui reposait sur la garde de son épée, son regard vague et pensif... Qu-est-ce qui pouvait bien se passer dans sa tête ? C'était impossible à deviner, pourtant la voleuse aurait donné son âme et bien plus pour y parvenir ne serais-ce qu'une seconde.

La suite ne fut que mystère et frustration pour les humains incapables de ressentir et encore moins de comprendre ce qu'il pouvait bien se passer entre ces deux là. Un lien indescriptible se créait, c'était indéniable, une communication primaire et absolument hors de leur portée se déroulait sous les yeux des témoins. Pour la première fois depuis cette improbable éclosion Mélusine ressentit un petit pincement au coeur, ce petit être qui sortait à peine de l'oeuf était déjà plus proche de Roëric qu'elle m'aime ne le serait jamais. Une demi seconde, une demi seconde seulement elle s'imagina à la place de la petite dragonne, recevant les compliments avec une fausse modestie tout à fait de circonstance, mêlant son âme et son esprit à celui qu'elle aimait. Car oui, mise brutalement nez à nez avec une sensation brûlante de jalousie, pouvait-elle seulement encore se voiler la face ? Une chape de plomb tomba sur son estomac à l'instant même où elle acceptait cette révélation, qu'avait-elle fait au Dracos pour mériter cela ? Elle qui s'était jurée bien plus tôt de ne plus jamais faire confiance à un homme et de ne plus jamais leur donner les armes pour lui faire du mal... Qu'était-elle en train de faire ? Non... Qu'avait-elle fait ?

*Ce n'est pas un homme..*. songea-t-elle

Non effectivement, c'était un vampire. Un vampire et un dragonnier par dessus le marché. Il n'y avait qu'elle décidément pour se mettre dans des situations pareilles ! Dans le meilleur des cas il s'envolerait sur sa noble liée et la laisserait plantée là, dans le pire des cas il prendrait son petit déjeuner en sa compagnie avant de partir. En y réfléchissant bien cette dernière option était encore la moins douloureuse, elle souffrirait quelques minutes puis oublierait tout...

Elle en était là de ses noires pensées lorsque Roëric l'en tira brusquement. Abasourdie, elle ne pu que tendre machinalement les bras pour recevoir la petite créature qu'on lui tendait. Il... Il partait ? Laissant sa liée à sa garde sans la moindre inquiétude ? Cette preuve de confiance l'ébranla profondément et elle se mordit les lèvres en croisant le regard de la dragonne, comment pouvait-elle avoir l'indécense et la vanité de se considérer comme en compétition avec elle ? Elle était humaine et elle portait dans ses bras une créature ancestrale, l'espoir et l'avenir d'Armanda. Etait-elle donc égoïste au point de penser qu'à ses petites affaires de coeur alors qu'un petit miracle était en marche ? Et si... Et si elle lisait dans son esprit ? Bien sur, elle était bien trop petite pour comprendre des choses aussi compliquées mais tout de même... Ne ressentirait-elle pas confusément la jalousie de l'humaine ? Lui en voudrait-elle de ternir ces instants qui n'aurait dû normalement n'appartenir qu'à elle et son lié ? Serait-elle offensée des sentiments puissants qu'éprouvait Mélusine pour le dragonnier vampire ? D'une main quelque peu tremblante, elle effleura les écailles sur le dos de la dragonne

"Pardonnes moi ma belle, je sais que les dragons sont bien différents de nous mais je veux croire que tu peux me comprendre... Un peu... Je ne contrôle pas mon coeur, sais-tu ? Mais je te promet que je ne me mettrai jamais entre toi et lui, je m'effacerai si besoin est. Je le jure."

Apaisée, elle pu ensuite attendre sereinement le retour du vampire, celui-ci ne tarda pas et revint avec de quoi sustenter sa dragonne. La tendresse que Mélusine lisait dans ses yeux lorsqu'il se penchait vers elle était douloureuse, pourtant cette douleur devenait tolérable à présent qu'elle avait accepté ses sentiments et présenté ses excuses à la dragonne. C'est donc sereine qu'elle affronta son regard :

"Oui, nous ne pouvons rester ici. Partons, quelques loups garderont les marchands jusqu'au dernier moment puis les relacherons."

Timidement et non sans précaution, elle tendit son doux fardeau à son propriétaire légitime :

"Est-ce que... Est-ce que vous la reprenez ?"

Elle lui sourit misérablement, ne pouvant malgré tout ses efforts cacher la soudaine déprime qui l'avait envahit. Elle ne voulait pas être amoureuse, elle ne voulait pas d'un homme, pas plus d'un vampire et encore moins d'un dragonnier qui de son côté ne voudrait certainement pas d'elle. Elle avait la horde, et elle avait aussi une histoire. Une histoire douloureuse qu'elle ne voulait surtout pas raviver. Mais de toute flamme existant en ce monde, celle de l'amour était sans doute la plus difficile à éteindre... Pourquoi les choses étaient-elles toujours si compliquées ?
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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeMar 1 Jan 2013 - 17:47

La petite dragonne se sentit rassurer en un rien de temps. Un mot, une phrase. Il la nommait et la reconnaissait en tant que tel. Elle lui donna un petit coup de museau affectif sur le bas du menton quand il la prit dans ses bras. Elle venait d'arriver sur Armanda et elle se sentait déjà en un rien de temps complète et finie. Rien ne pouvait lui arriver tant qu'elle serait là, contre lui. En si peu de temps, elle avait déjà une pleine confiance en son dragonnier.
Un lien indéfinissable se créait et devenait de plus en plus fort à chaque seconde qui passait. Et pourtant, peu venait de s'écouler depuis qu'elle avait abandonner sa coquille protectrice. Mais maintenant, elle avait mieux, elle avait un protecteur qu'elle aussi défendrait jusqu'à sa dernière écaille. Elle le sentait au fond d'elle.

Mais ce bonheur enfin trouvé, cette sensation que la petite dragonne ne voulait plus quitter, fut bien vite terminé. Elle fut confiée à une autre personne. Celle là même qui s'était exprimée auprès d'elle quelques temps auparavant. Avant son lié. Isyndar ne savait pas pourquoi mais quelque chose clochait dans son esprit ancestral.

La chaleur de ses bras n'était pas comme celle de son lié. C'était plus froid, et moins confortable. Et la disparition soudaine de celui qui faisait battre ses écailles l'inquiétait. Même si la femme cherchait à l'apaiser, la dragonne ne pouvait que montrer son inquiétude en cherchant du regard son lié. Où était-il ? Pourquoi était-il partir la laissant avec cette inconnue ?

La voix de la femme lui fit revenir sur terre loin de ses songes, cherchant à mettre à contribution un lien qu'elle sait présent, mais encore trop fragile.

"Pardonnes moi ma belle, je sais que les dragons sont bien différents de nous mais je veux croire que tu peux me comprendre... Un peu... Je ne contrôle pas mon cœur, sais-tu ? Mais je te promets que je ne me mettrai jamais entre toi et lui, je m'effacerai si besoin est. Je le jure."

Non, Isyndar ne comprenait pas là toute l'importance de la chose, et encore moi la force des sentiments qui s'y cachait. Pour le moment, elle était là seule, à peine née, son dragonnier au loin et rien d'autre n'importait. Elle était perdue, inquiète, rien ne comptait plus que lui. Elle commençait à s'agiter dans les bras de sa porteuse quand arriva au loin celui de ses attentes un gibier à la main.
Il était pour elle. Son lié s'inquiétait de son estomac, c'est vrai qu'elle avait faim, sans même sans rendre compte. Venir au monde donnait faim.

Sans attendre son reste, Isyndar se saisit de la proie en engloutissant, crocs par crocs, ne prenant presque pas la peine de mastiquer. Perte de temps, son ventre n'attendrait pas. Et elle devait faire honneur à son chasseur.

Puis elle sentit qu'il se passait quelque chose. Quelque chose de pas bon et urgent. Elle ? Son arrivée ou bien quelque chose qu'il s'était passé avant son éclosion ? Quoiqu'il en soit, quelque danger que se fut elle défendrait son dragonnier crocs et écailles.
Et elle le lui fit comprendre dans un grognement en allant se repositionner dans ses bras en sautant dans ceux-ci, tel un gros chat patapouffe.
S'ils devaient s'en aller autant rendre cela confortable.
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MessageSujet: Re: Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Livraison de dragon, chaud devant ! TERMINE Icon_minitimeMar 1 Jan 2013 - 20:30

Il réceptionna la dragonne, à la fois surpris et étonnamment attendri devant ce spectacle. Elle avait mangé avec un appétit rassurant, preuve d’une bonne santé. Il lui caressa la nuque sans même s’en rendre compte, avant de finalement revenir à l’instant présent. Les loups levaient le camp, le butin avait été chargé et les derniers d’entre eux finissaient de se rassembler. On laissa les quelques montures au groupe qui resterait le plus longtemps possible pour garder les marchands.

L’humeur était cordiale, plutôt agréable. Ce qui était somme toute naturel après un vol aussi réussi, ils repartaient plus riches et pleins de provisions, sans avoir versé ni leur sang, ni celui d’autrui. Un vrai succès. De toute évidence, ils étaient coutumiers du fait : la louve devait être particulièrement habile dans sa partie. Rien d’étonnant à ce qu’ils fussent toujours en liberté.

Pourtant, on notait quelque chose de plus sur tous les visages, qu’ils soient marchands ou voleurs d’ailleurs. Une satisfaction évidente, normale pour les vainqueurs direz-vous, mais plutôt étonnant de la part des dépouillés. Roëric comprit alors qu’ils s’estimaient tous privilégiés d’avoir assisté à la naissance d’un dragon, ce qu’il concevait parfaitement. Isyndar méritait cette admiration et plus encore.

Toujours derrière son voile, il n’aurait su dire ce que pensait Mélusine. Mais il sentait que quelque chose clochait. Quelque chose qui s’était joué sans même qu’il s’en rende compte et qui venait une fois de plus d’infléchir sa non-vie. Une idée particulièrement agaçante que celle de ne plus s’appartenir, il n’était vraiment pas sûr de s’y faire un jour. Être le jouet de quelqu’un d’autre fusse une entité bienveillante, avait un arrière goût aussi amer que frustrant.

La question de la voleuse était donc sans objet, mais ses yeux de vampires perçurent tout de même le sourire… crispé. Il ne comprenait pas vraiment, mais il devinait néanmoins qu’il lui fallait dire quelque chose, n’importe quoi pour la rassurer, pour qu’elle cesse de se tracasser. C’était malheureusement toujours ainsi avec les femmes, on passait les trois quarts du temps à essayer vainement de décrypter les signaux envoyés, le plus souvent sans résultat. Enfin, il se devait d’essayer, ne serait-ce parce son malaise était contagieux.


Dracos… dire qu’il suffit qu’elle aille mal pour que je ressente la même chose… Qu’ai-je donc fait ?

Bonne question. Il aurait aimé dire qu’il était inutile de se triturer l’esprit là-dessus, mais il ne pouvait s’en empêcher. Il ne savait comment réagir et ça le mettait dans une colère folle. Il se força au calme, car cela ne l’aidait en rien et, pire encore, ça risquait de gêner la digestion de la dragonne. Eh ben oui, ils étaient liés.
Planté là comme deux idiots au beau milieu de l’agitation de tous les autres, il se décida finalement à parler. Il n’avait jamais été très doué pour ça, mais bon.


Donnez-moi deux régiments et je renverse l’empereur… Mais face à une femme seule, je suis paralysé. Risible.

Je… Enfin...

Oui, voilà qui était l’éloquence même. Un humain aurait senti ses joues s’enflammer, fort heureusement pour lui, il ne l’était pas (pour une fois qu’être vampire l’avantageait pour autre chose que donner la mort).

Finalement, il renonça à se faire comprendre, la pauvre humaine aurait eu besoin de deux ou trois dictionnaires. Étant plus doué dans les actes, il décida donc de s’exprimer ainsi, ce qu’il aurait du faire tout de suite, plutôt que d’être ridicule devant elle.


Tout, sauf ça… Par tous les esprits… après deux siècles d’errance, ça y est , je suis cinglé.

Il eut soudain envie d’éclater de rire, mais ce n’était guère le moment. Il leva la main droite, son bras gauche s’occupant de la dragonne, sans faire de geste brusque. Il ne voulait pas l’effrayer. La louve pas le dragon, évidemment. Sa patte blanche et glacée se faufila sous la capuche, passant derrière le voile pour aller caresser la joue de l’humaine. Il aurait été volontiers plus loin, mais ils furent « appelés » par les autres.

Hey ! On y va !

Le ton et la formule indiquant clairement qu’il s’adressait au vampire et non à sa patronne. Un individu naïf aurait conclu à une parfaite coïncidence, mais Roëric avait perdu sa naïveté à dix-huit ans, sur son premier champ de bataille, à moins que ce ne fût dès sa naissance, lorsqu’il avait tué sa mère pour venir au monde… Quoi qu’il en soit les loups l’avaient à l’œil et n’appréciaient que très peu l’idée qu’un suceur de sang courtise celle qu’ils aimaient tous.

En y réfléchissant, ils avaient fichtrement raison.

Ce moment passé, ils se mirent en route, rejoints des heures plus tard par « l’arrière-garde ». Peut-être que la porteuse d’œuf avait prévenu la garde ou peut-être s’en était elle abstenue. Le résultat étant malgré tout qu’ils ne furent pas poursuivis cette nuit-ci.


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