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Nocturna [Pv lumen] [Attention ! scène PG - 14 ]

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Nocturna [Pv lumen] [Attention ! scène PG - 14 ] Empty
MessageSujet: Nocturna [Pv lumen] [Attention ! scène PG - 14 ] Nocturna [Pv lumen] [Attention ! scène PG - 14 ] Icon_minitimeSam 13 Nov 2010 - 1:18

Il y avait des jours où il aurait préféré n'être jamais ressortit, il y avait des jours où il se demandait pourquoi diable avait il accepté de prendre part à toute cette mascarade... à croire qu'il n'avait rien de mieux à faire que de servir de garde d'enfant à des imbéciles au delà de toutes formes d'espoir ou d'aide, non mais vraiment qui pouvait croire une seule minutes qu'il était vraiment le genre d'individu sujet à l'altruisme, si il y en avait ne serait ce qu'un alors il lui recommanderait de se faire examiner par un guérisseur le plus vite possible car le mal risquait d'être sévère, ou alors il l'aurait débité en tranche sans chercher plus loin... enfin le débiter, plutôt le torturer le plus possible et ensuite seulement le tuer, les individus dans ce genre là ne le poussait pas à la tempérance de ses ardeurs meurtrières, pire ils les accentuaient jusqu'à ce que même les autres vampires refusent de s'approcher de lui par peur d'être le suivant sur sa liste.

Oui il aimait profondément torturer, pas simplement la douleur physique, barbare et sans charme, mais la danse délicate d'une lame courant comme un souffle sur la peau lisse, le tranchant si effilé qu'une cette simple caresse traçait des sillons carmins ou noir, une caresse froide et légère, presque sensuelle et qui donnait plaisir avant de laisser cruellement place à la douleur cuisante de la peau déchirée nettement, les aiguilles s'enfonçant doucement, presque tendrement, dans la chaire tendre, transperçant les nerfs et les muscles pour les durcir et les rendre intolérablement douloureux, de simples petites piqûres en apparence si anodines qu'elle ne faisait même pas réagir avant qu'il ne soit trop tard, le cuir sec et nerveux, claquant sur le corps en y laissant de profondes zébrures bleus et violettes comme des gravures élégantes, des enluminures de la douleur contant l'histoire de leur porteur comme des hérauts zélés mais malicieux, les fers glacés, s'enroulant autour des membres comme des serpents étrangleurs autour d'une proie, cisaillant les chairs et oppressant par leur menaces, par cette promesse de captivité sans fin que même la mort ne peut lever, des chaines à la fois pour le corps et l'esprit, scellant la terreur et l'angoisse d'une menace constante et plus présente que jamais, les fers brulant également, si terrifiant pour les mortels, si humiliant dans leur toutes puissances, des chaines séparant les choses des êtres, propriété et propriétaire, les fers chauffés à blanc dans le four de la haine et de la rage inextinguible puis pressé contre la peau, grillant les chairs et imprimant son pouvoir, indifférent aux larmes ou aux supplications, implacable, sans merci... il y en avait tant, tant de beauté dans un tel ouvrage, portant la douleur et la souffrance au rang d'art véritable... les substances sans nom mais à l'odeur immonde rependu sur l'œuvre comme une libation, comme une bénédiction ou un adoubement, des substances faisant lentement pourrir, brulant, infectant ou contaminant des pires maladies que ce monde puisse engendré dans sa folie destructrice, recueillies avec attention et soin pour être versées ainsi sur des travaux, des énergies repoussantes dont les graines plantés dans l'esprit et l'âme la corrompe et la gangrène jusqu'à une indicible passion de mort, jusqu'au délire le plus total ou même l'envie de mourir n'existe plus, ou la moindre pensée, la moindre émotion, le moindre souvenir est balayé comme un coquillage par une tempête, ne laissant qu'un réceptacle vide et sans substance où l'horreur pousse comme une plante vénéneuse... il jouissait de ses doigts courant sur la chair en provoquant des frissons de peur et de dégouts, pesant sur les points sensibles, marquant les parcelles encore intactes, pliant les corps sous lui comme des roseaux dans le vent d'automne, arrachant mille et une sensation, mille et une peur et mille et un cauchemar dans l'esprit des créatures, extrayant jusqu'à l'ultime goutte de ce plaisir sans nom que lui procurait la sensation de ses victimes désarticulaient, comme des marionnettes cassées, lorsqu'il les broyaient contre lui, assumant le rôle qu'il se devait de tenir, le cavalier pâle... pourtant combien de ceux qui servait son art périssaient ainsi, pas beaucoup, étrange par certain coté et très simple par d'autre, la mort était un soulagement qu'il n'offrait pas facilement, c'était une récompense, un trophée que seul les plus talentueuses et les plus savoureuses de ses œuvres se voyaient accorder gracieusement après que leur être le plus intime soit tombé entre les griffes de l'avide esprit, oui seul les instruments de la plus grandes qualités recevait le cadeau de la mort lorsque le musicien en avait finit avec eux, pourquoi aurait il était clément et magnanime envers eux, ils n'étaient que des objets destinés à satisfaire ses plaisirs pervers et corrompus, de simple réservoirs d'expériences pour améliorer ses capacités à l'horreur la plus profonde... pourquoi leur donner un cadeau aussi précieux que la mort vraiment ? Quand on la lui refusait à lui... Lui qui souhaitait si ardemment périr, lui qui appelait la mort de ses vœux, qui la courtisait avec empressement, tel un jeune humain cherchant compagne à ensemencer, il était maitre en torture, maitre de la souffrance dans le seul et unique but de se rapprocher de cette superbe créature éthérée qu'était la mort, son obsession, son souhait le plus profond, le plus cher... et on le lui refusait, on se riait de lui, pourquoi serait il grand seigneur avec ces poupées, ces expériences d'un soir si il ne pouvait lui même obtenir le prix final.

Jamais, ou plutôt si, bien sûr, il pouvait se rendre maitre de la mort, d'une parcelle de la mort, une parcelle infime mais si forte et présente, par la simple action d'abattre sa lame sur la gorge d'un vivant, de planter ses crocs d'ivoires en aspirant la sève de vie dont le seul goût le faisait à la fois vomir de dégout et gémir de passion, en déchirant les veines vitales de ses griffes redoutables, il y avait tant de manières de mettre fin à une vie, tant de manière de s'élever au delà des rangs grouillants de pourritures du monde vers un idéal plus pur... et plus malsain, un idéal à son image, un idéal dans lequel il pourrait s'épanouir, la mort le couvrant de son voile funèbre et son corps mortels baignant dans une vasque de fluide vitaux l'imprégnant petit à petit, le transformant en une créature purement maléfique, sans cette infime trace stupide, cette marque nauséeuse prouvant son ancienne appartenance à la lie de la création , honteuse... oh comme il avait honte, comme il était humilié ! Ce que ressentaient ses œuvres n'était rien en comparaison de ce qu'il endurait à être ainsi rattaché à un lignage aussi vil et aussi bas, il en concevait une souffrance que rien ne pouvait égaler aspirant mais redoutant la vie, cherchant son sanctuaire dans cette accomplissement au combien vitale à son être, la réalisation de son aspiration la plus profonde, celle qui le taraudait en permanence comme un lent poison dans ses veines vides et creuses, dans ses poumons crevés, dans ses boyaux pourris et décomposés … il savait au fond de lui que la réalisation viendrait en temps et en heure, il savait qu'un jour toutes les atrocités qui salissaient son nom ne serait plus rien comparé à l'océan vermillon qui s'étendrait sous lui tel un tapis de parade devant les pieds d'un roi, un tapis aussi étendu que ce continent, non que le monde même. Il dénoterait la palette de la création dans toutes les variantes de rouges imaginables jusqu'à en faire un autel à la mort et à la destruction, il déformerait les races et les esprits, il composerait la symphonie ultime de la destruction et érigerait un trône d'ossement haut et large comme une montagne, il cristalliserait la haine et la perversité en une offrande à la balance impartiale.

Oui il fallait avouer qu'une telle aspiration était dévorante lorsqu'elle habitait un être pendant près de sept cent ans, c'était plus qu'une simple idée, qu'une simple pensée, c'était la matérialisation de quelque chose de plus profond, de plus subtile, c'était plus qu'un simple besoin de carnage car il n'était pas une simple bête, ou même un simple vampire, il n'était simple dans n'importe quel sens du terme, on ne pouvait imaginer terme plus éloigné de lui que celui là, il était lui même...

Adryne Taranisaii, le cavalier pâle, le veilleur, celui que rien ni personne ne pouvait comprendre, celui que personne ne pouvait comprendre, car il n'y avait vraiment rien à comprendre, rien qui puisse justifier une quelconque compréhension, on ne s'intéressait pas à un cimetière avant son heure, pourquoi prendre égard pour le gardien d'un vide à l'histoire si lointaine si rien ne poussait à cela... Mais cela viendrait, il les pousserait, il serait la raison de leur chute à tous, le vainqueur que personne n'attendait, le véritable déclencheur de la nuit éternelle qui engloutirait le monde dans une chape d'ombre soyeuse et délectable présidant au néant glacé et silencieux, une nuit qui dans son cour avait un nom : le mal.

Le mal... un concept possédant mille et un visage, mille et une incarnations dans autant de corps, d'esprits, de manifestations diverses et variées, un concept à la nature trouble et mystérieuse, une nature qui changeait, qui évoluait et progressait toujours plus loin, toujours plus forte tel une masse informe à la puissance terrifiante... car tel était le cas, le mal n'avait ni forme propre ni véritable but ou définition et s'était là sa grande force, il avait de multiples visages, de multiples personnalités, il évoluait différemment celons l'époque et le lieu mais était toujours présent, il imprégnait la terre, l'air et l'eau, il se rependait tel une rivière en crue mais dont les agissements étaient subtiles, dissimulés, sournois, offrant un but pour en cacher un autre, offrant des raisons pour oublier la vérité.

C'était là toute l'essence de la question, c'était la le noyau de la matrice... les humains appelaient mal tous ce qui les effrayaient ou sortait des limites que leurs esprits étriqués pouvaient concevoir afin de les préserver dans leur débilité, ils appelaient mal les meurtres, les vols, la magie des ténèbres, tant de chose qui n'avait pourtant pas grand chose à voir avec le mal, on tuait par passion, par appât, on tuait en somme par humanité ou simplement par bassesse bien que souvent les deux faits se combinent pour mener les êtres à leur perte, les humains ne voyaient du mal qu'une explication à des actions qui les rendaient honteux d'eux même ou pour lequel ils ne pouvaient pallier leur ignorance crasse... les elfes appelaient mal ce qui avait traits aux vampires, ils appelaient mal ce qui n'était pas d'eux, leur esprits étriqués, leur peur du changement et leur manières engoncées, pour eux le mal était l'extérieur, l'étranger, de ce que pouvait créer le reste du monde, ils n'étaient que des épaves d'un monde depuis longtemps perdus, disparus dans les brumes de la mémoire et du temps, des restes d'une gloire ternie et depuis longtemps tombée en désuétude... et les vampires, ah les vampires ! Ils étaient sans doute les pires de tous, ils se prenaient pour le mal, ces parvenus tout juste bon à sucer du sang comme de pauvre animaux, eux le mal ? Bah, comment pouvait on se fourvoir à ce point, comment pouvait on avoir l'orgueil de se comparer à une puissance supérieur lorsqu'on était moins que rien, moins que la plus infime poussière, moins que le plus humble des vivants... des questions sans réponses, qui n'auraient sûrement jamais de réponses d'ailleurs mais peu importait, il ne voulait pas avoir de réponse, elles seraient sûrement si infamantes et si désespérantes qu'il en perdrait le goût à jouer son rôle.

Non aucun d'eux ne savait ce qu'était vraiment le mal, lui non plus ne le savait pas bien entendu mais la vérité qu'il possédait, la vérité qu'il portait en lui comme une progéniture monstrueuse, comme des œufs au creux de sa chair, grouillant en lui, absorbant son être... il portait le mal, le mal pur, il le savait croitre en lui comme un parasite, se nourrissant de lui par tout les moyens possible et imaginable, se repaissant et festoyant de la moindre chose qui était à sa portée tel un enfant glouton, comme un vers solitaire, comme une sangsue que même la non mort n'arrêtait pas. Oui il avait enfanté un mal terrible, comme il n'en était as advenu depuis des générations entières, des cycles entiers, il portait la souillure de cette chose immonde qui le transformait petit à petit en un monstre, en une créature qui n'était ni vampire ni quoi que ce soit d'autre, provoquant en lui cette faim insatiable, ses appétits obscènes et son attirance implacable pour la destruction la plus artistique... il n'avait pas donné naissance à un bâtard de mal, loin de là, ce qui croissait en lui était à l'image d'un dragon froid, comme une étoile morte, un dragon qui enserrait son torse dans une étreinte terrible, lui susurrant des actions cauchemardesques, des actions grotesques, fantasques, perversement folles mais qui avaient la particularité de le faire se sentir terriblement... bien, non mieux que bien, il était vivant, lorsqu'il offrait la douleur il était vivant, lorsqu'il s'agenouillait il était vivant, lorsqu'il se laissait consumer par la flamme de la passion la plus sombre il était vivant, plus besoin de cœur ou d'air pour le sentir il transcendait les barrières de la nature et se riait des puissances. Il pouvait reconnaître la montée de la bile aigre annonçant ses pulsions comme si il s'agissait de la faim ou d'un sommeil qu'il ne possédait plus, à son grand dam, et ne résistait jamais, il se laissait envahir par l'ordre impérieux de la chose vivant en lui et quittait tout ce qu'il faisait la minute d'avant afin d'assouvir les désirs du parasite sans même se préoccupé des conséquences, il perdait le contrôle de son corps, celui ci se transformant en réceptacle de force et de rage jusqu'à l'aboutissement du carnage... puis le froid l'engourdissait de nouveau, l'énergie délirante quittait son corps et le laissait hagard, malade et tremblant comme un vieillard gémissant sa détresse à défaut d'être en mesure de mettre des mots dessus, il avait mal, dans son être le plus intime, ses nerfs protestaient, son esprit embrumé ne répondait plus, ses jambes ne le portaient plus, vidé... il se sentait alors vidé, comme si sa substance même avait disparue et restait étendu des heures, les yeux levés vers le ciel en une supplique muette, aussi faible qu'un nouveau né, aussi lointain qu'une illusion, témoin de ce qu'aucun esprit ne pouvait supporter.

Mais rien n'y faisait, rien ne pouvait détruire cette chose en lui... rien ne pouvait le détruire mais il pouvait tout de même ralentir sa progression, lui ? Non, non pas vraiment, lui était un être d'habitude, un être d'intelligence et de malice, il était naturellement trop proche de la chose pour avoir la force de la repousser, elle savait... elle savait parfaitement comment le contrôler, comment venir à bout de ses inhibitions comme une amante aux doigts de fées caressants juste là où il fallait pour faire de lui un agneau doux et aimant... Non c'était l'autre le vrais combattant, le vrais protecteur, le seul dont l'influence égale celle de la chose, lui pouvait l'aider et même sans une volonté directe de faire ce peu il avait une influence sur ça façon d'être, c'était leur constant combat, la friction des deux facettes qui avait entrainé l'arrête de la progression du monstre en lui, et même si il aurait préféré être en accord avec l'autre il ne pouvait s'empêcher d'être soulager de posséder cette dernière défense, cet ultime rempart... Il se souvenait à demi de la première fois qu'il avait ressentit la terrible présence au creux de son corps, comme des vers grouillants sous sa peau, comme une liane filandreuse le long de son dos, il avait ressentit une terreur folle, une panique comme jamais plus il ne devait en connaître, la panique de la proie acculée qui sent sa dernière heure venue, plongeant son regard dans celui de son bourreau et voyant le coup venir sans même tenter de bouger, toutes volontés sapées par les griffes insidieuses raclant son estomac et s'infiltrant dans ses chairs.

Il avait poussé un cri, un hurlement silencieux dont l'écho l'avait secoué des pieds à la pointe des cheveux, son esprit s'était réfugié dans celui de l'autre, comme un enfant ayant peur du noir, et l'autre l'avait ceint de sa présence, l'avait réconforté et rassuré avant qu'Achroma n'intervienne pour mettre fin à l'attaque... c'était depuis ce jour là qu'il avait ressentit de l'affection pour l'autre, affection qui au fil des disputes, des attaques, des crises et des mots blessants avait murit en un amour indestructible et immuable, ancré aussi profondément que sa volonté était grande … Jamais il ne pourrait oublier, jamais il ne pourrait se détourner, ils étaient ensembles pour le meilleur et le pire, et ils faisaient face ensemble... et disparaitraient ensemble le moment venu, comme deux ombres, deux roses entrecroisés en une ultime union avant la fin. Car il n'avait pas l'ombre d'un espoir de victoire contre la chose, certes ils pouvaient la retarder mais à quoi bon, c'était une nécrose lente et cruelle, il ne voulait pas finir ainsi... ou plutôt sa raison ne voulait pas finir ainsi, car tout le reste n'aspirait plus qu'a la possession de la chose... ironiquement cela lui rappelait sa manière de procéder avec certains de ses jouets, humains pour la grande majorité, sa façon de pianoter sur la gamme de leur sensations et de leur émotions pour les faire sombrer dans une extase hypnotique , les transformant en parfaits serviteur obéissant à ses moindres ordres... Oui ironie du sort, il ne voulait pas finir ainsi... et ne finirait pas ainsi, c'était au dessus de ses forces que d'accepter une telle idée, c'était une épée de Damoclès qu'il ne souhaitait pas voir tomber.

Il avait donc prit ses dispositions pour ne pas mourir sous l'invasion de la force qui l'habitait, bien entendu cela n'avait pas été simple et encore moins facile mais il avait mit au point un plan que rien ne pouvait enrayer de tel sorte qu'il avait la certitude de finir tel qu'il le désirait et non comme un agneau sacrificiel... Sacrifice... tous le monde avait ce mot à la bouche depuis peu, il semblait que c'était une excuse à tout et n'importe quoi, sacrifice... pouvait on imaginer pire que cela en ce monde ? Combien d'horreurs étaient commises au nom des sacrifices 'pour le plus grand bien', beaucoup trop, c'était un mot qui avait à la fois perdu son sens, on l'utilisait tellement, pour tout et pour rien, on se cachait derrière, mais un sacrifice avait à présent une image, presque une existence à proprement parler, derrière le mot venait tant de non dit, de sous entendus et de demi mots qu'il était dur d'employer terme plus vague et complet à la fois.

Mais c'était à présent fait commun que d'user du langage de manière imparfaite, il avait de tous temps était une arme des plus redoutables pour qui possédait l'intelligence d'en user avec méfiance et pondération, les politiciens et les dirigeant se reposaient en grande partie sur lui afin de faire régner 'l'ordre', quoi de plus normal, ils vivaient de tel manière qu'on les confrontaient dès la naissance avec le pouvoir des mots... et quel pouvoirs ! Chaque mot avait une existence, un poids, une identité bien à lui, chaque mot avait le pouvoir de faire ou de défaire des nations et des mondes, d'un mot bien placé on peut guider les foules, galvaniser les masses, d'un seul mot on peut apaiser leur peur les plus profonde ou au contraire faire surgir les pires angoisses... c'était la carte maitresse de qui cherchait à dominer et c'était la raison pour laquelle le langage avait été perverti de la sorte.

Car à l'origine le langage avait des buts louables, il était fait pour comprendre son prochain, pour marchander, pour se rassembler et échanger, pour apprendre et rêver... pourtant comme avec chaque chose la bassesse s'en était emparé, avait transformé la compréhension en manipulation, le marchandage en vol et le rassemblement en domination, c'était la triste loi de ce monde que de pervertir toutes formes de bonté d'une manière ou d'une autre pourtant cette vérité immuable était également apaisante, il n'y avait plus de faux espoir, plus rien n'était surprenant une fois que la leçon était apprise, plus rien ne pouvait blesser par son aspect inattendu. Le pouvoir du langage s'était perdu au profit du pouvoir qu'il offrait à certains, il avait été vulgarisé, défait, sali et n'avait plus rien à voir avec son glorieux passé, il avait perdu son sens originel, remplacé par une parodie, un succédané sans autre qualité que celle de servir quiconque en possédait les lettres.

Où était donc les clefs essentiel d'une oration de qualité ? Où était la poésie des phrases glissant comme de la soie ou du satin, les jeux de sons et des idées aussi abstraites que des volutes de fumée blanche... parti, envolé comme un rêve au matin, si éphémère qui glisse entre les doigts de la mémoire et étire ses ailes dans le lointains horizon sous un fugace lever de soleil. Il se demandait parfois à quoi cela servait de communiquer, puisqu'aucun d'eux n'était capable de voir autre chose que les mots teintés de vilenie, même ceux qu'il échangeait avec l'autre n'avait pas le sens qu'il souhaitait leur donner, et les prononcer lui amenait un goût de cendre et de fer dans la bouche tandis que ses doigts picotaient de l'envie de s'arracher les cheveux et de se griffer pour échapper à cette terrible malédiction, pour se libéré du joug qu'on lui imposait.

Qui on ? Le monde d'une certaine manière, avec ses lois, ses décisions arbitraires et ses principes sensés régir la vie de chaque être à sa surface, mais cela faisait déjà longtemps que les plateaux de la grande balance n'étaient plus équilibrés et il avait le sentiment que plus jamais ils ne le seraient de quelques manières que ce soit, les races également... il était vampire, abhorré des elfes, craint des hommes, il était veilleur, méprisé des anciens et oubliés des nouveaux nés, et plus que tout son seul amour n'était plus uniquement sien... rien n'aurait put l'attendre si ce n'était cela, dernier coup du sort, dernier coup de griffe d'un monde qui ne voulait pas de lui, dernier lancé de dès du destin cherchant à le battre de toutes les façons possible.. pourquoi un tel acharnement, pourquoi lui, pourquoi maintenant... tant de questions dont il voulait les réponses tout en les redoutant de toute son âme, ou du moins de tout ce qu'il en restait, il aimait l'autre, il l'aimait depuis toujours, avait toujours été là, alors pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?! La litanie n'en finissait pas, n'en finissait plus, le bruit de tambour qu'elle produisait martelait ses tempes en rythme, comme les instruments jouant avant une exécution en règle... oui pourquoi ? On lui volait tout ce qu'il possédait, on lui volait même son esprit, son amour, on lui volait son rempart contre le mal, le laissant nu et tremblant devant son destin, alors oui... pourquoi... le silence était sa seule réponse, pas même de mot à faux sens pour venir éclairer sa nuit, il n'en était que plus amère et plus redoutable lorsqu'il agissait avec autrui, tel un animal blessé se ramassant pour mordre la main tendu venue le secourir. Il en perdait le goût de combattre, le goût des machinations, il perdait le goût de tout ce qui faisait sa force et sa vitalité mais également son identité personnelle, une perte qu'il ne semblait même pas percevoir au travers de la brume qui envahissait son esprit, une brume glacée et poisseuse, comme celle des marais, une brume malsaine... une brume qui semblait 'être incarnée dans le monde, autour de lui, dans sa gorge, dans ses yeux, enveloppante et étouffante, une chape couleur d'acier donnant aux environs une atmosphère des plus sinistres et étouffait les sons comme un tissu.


Le lieu était isolé, perdu au fond d'un bois, une clairière circulaire assez large où se dressait une chaumière, la fumée sortant encore de la cheminée, presque accueillante, une chaumière en bois brut, rustique mais solide, du même matériel que les arbres touffus formant un anneau à quelques mètres, le sol était terreux, il avait plut dans la nuit et la matière sombre et fertile dégageait une odeur d'humus agréable... un lieu où il faisait bon venir se réfugier lorsqu'on avait des soucis ou qu'on voulait échapper à l'oppression du monde social.

Pourtant l'attrait de l'endroit s'arrêtait là... lorsqu'on approchait plus près de l'habitation on pouvait remarquer l'intérieur saccagé, le sol maculé de tâches sombres comme des gouttes d'encre sur du parchemin blanc, l'odeur lourde, rance et légèrement sucrée de la chair en décomposition planait dans l'air en volute âcre, prenant à la gorge, et le silence profond qui régnait là à la place des chants d'oiseaux et des bruits ménager n'était que plus sinistre... le premier corps, en travers de la porte, était celui d'un homme fort et battit comme un taureau, un solide gaillard qui, de son vivant, devait passer ses journées à tailler du bois et à chasser les sangliers, ses membres formaient des angles grotesques et son visage avait était entièrement défoncé comme sous l'impact d'un manche de hache ou d'une batte en bois, son sang imprégnant la terre tandis qu'il levait une face méconnaissable vers le ciel dans une supplique que nul n'entendrait jamais, le second corps et celui d'une femme, très belle de son vivant elle est à présent aussi hideuse qu'un masque de bête fauve, les traits contorsionnés en une grimace d'agonie longue et douloureuse, sa gorge ouverte laisse voir une plaie béante, son corps dénudé semble avoir était lacéré avec férocité... enfin le dernier cadavre est celui d'une petite fille d'à peine cinq ou six ans, à première vue on ne peut dire comment la mort l'a emportée, elle est tournée légèrement sur le coté, son visage est dissimulé et ses cheveux longs se rependent hors de son foulard comme une rivière de blé, à ses cotés une forme silencieuse veille, une forme habituellement de haute taille, altière et redoutable mais qui pour l'occasion est courbée comme un saule , courbée de chagrin semble il, comment pourrait il en être autrement dans un lieu pareil, ses longs cheveux d'un blanc pur scintille dans la semi lumière et sous les mèches de neige deux yeux d'un bleu céladon tirant sur le ciel luisent comme des globes d'énergies, le visage qui les portes, mélancolique et plein de grief, est d'un blanc pâle que ne souille que deux sillons sombres, des larmes de sang, des larmes d'ichor noir vampirique... une main aux longs doigts élégants et gantés de noir viens caresser les cheveux de la fillette, semblant essayer de la réconforter, à perte puisqu'elle est morte mais la silhouette ne semble pas s'en rendre compte, le corps repose près de son genoux et sur ceux ci est posé une petit poupée de laine tressée maculée de sang, tout comme le reste de la personne du vampire... sa cape de velours est imbibée de fluide vital et sou son plastron sa chemise a prit une teinte vermeille, collant à son corps comme une seconde peau, même le bout de ses cheveux dégouttes des perles carmins mélangée à l'eau de la pluie qui tombe en un fin rideau doux et frais.

L'autre main du vampire est refermée sur la garde d'un long poignard, serrant si fort que ses jointures dissimulées blanchissent plus encore, tremblant légèrement la lame bouge, danse, semble tracer quelque chose dans l'air... mais c'est la chair blême du porteur qui est atteinte, une fois, puis deux puis trois, bientôt les sillons sombres sont légions sur le bras et la jambe du sang froid, il n'émette pas de plainte, ne semble même pas réagir le moins du monde à cette automutilation, son visage à l'expression devenue innocente et étrangement douce reste hermétiquement lointain et la lame s'enfonce un peu plus dans la chair de son bras, faisant couler le fluide sombre et poisseux servant de sang aux non morts. Les yeux se ferment un instant puis s'ouvrent de nouveau, il laisse échapper un son mélangeant gémissement et soupire et pose son front contre celui de la fillette en se recroquevillant sur lui même... le corps s'affaisse enfin sur le coté, révélant des boyaux arrachés et dispersés hors de leur cocon de peau, trainant sur le sol comme un ornement macabre, nouveau son inarticulé, longue plainte... il se relève avec difficulté et efface les sillons sur ses joues, repoussant sa crinière indomptée en arrière il lève les yeux, tombant nez à nez avec un grand loup noir.

Pas un geste, pas de surprise ou de peur, il est un prédateur lui aussi, il n'a pas peur de ses semblables, son visage adopte une expression étrange, celle d'un enfant aux rêves brisés, celle de ceux qui ont perdu leur innocence mais la recherche désespérément... le loup n'est pas seul, à quelques mètres de là se trouve un homme, un humain, son cœur bat fort et résonne dans les oreilles du vampire qui pourtant ne ressent que du dégout à tuer de nouveau, il n'a pas faim, il n'a pas envie de tuer cet humain, alors quoi ? Le laisser là ? Il n'avait pas la force de se lever, pas la force d'être agressif, il se contenta de basculer sur son flanc droit, se roulant en boule tandis que ses cheveux formaient un halo autour de lui, grotesquement pur en contraste avec la terre pleine d'eau et de sang, un bras viens recouvrir son visage et seul les yeux apparaissaient, des yeux profond et qui parlent d'eux même... pourtant la voix du vampire s'élève doucement, presque inappropriée dans un tel silence et bizarrement belle à entendre mais pas moins angoissante...

« Pourquoi.... pourquoi tout ça... ce n'est pas ce que je veut.... je ne veut pas faire cela... obligé, contraint... non... non...pas ça. Qu'est ce que tu fait là humain, c'est un endroit perdu ici, perdu, perdu, perdu... il n'y a rien pour toi ici, rien du tout, du tout, du tout, il faut repartir oui, partir, partir, il ne faut pas rester alors qu'il risque de revenir... »

Il se releva légèrement, se trainant à moitié pour s'adosser au bois de la maison, fermant les yeux il se remet à pleurer, il gaspille du sang mais qu'importe, il en a but plus que de raison, il peut en dépense, il n'en aura plus l'occasion plus tard alors autant la saisir maintenant. Ses yeux baignés de larmes sanglantes s'ouvrent de nouveau, il fixe l'humain d'un regard éperdu, cherchant un réconfort qu'il ne peut obtenir, qu'il n'a pas le droit d'obtenir...

« Je ne veut pas te tuer.... j'ai trop tuer.... beaucoup trop... je ne veut pas.... s'il te plait humain... »




[HORS RP : désolé de la mise en page pitoyable XD si il y a le moindre soucis n'hésite pas à me le dire ! ]
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MessageSujet: Re: Nocturna [Pv lumen] [Attention ! scène PG - 14 ] Nocturna [Pv lumen] [Attention ! scène PG - 14 ] Icon_minitimeLun 22 Nov 2010 - 15:39

La nuit éavait étendu depuis bien des heures déjà son voile sombre sur les vastes plaines inhabitées. Dans les feuillages et sur les peaux, un vent léger mais glacial, dont la morsure perçait la chair jusqu'aux os, soufflait continuellement, ne laissant aucun répis à celles et ceux quêtant pour le chaleureux.Dans le ciel, la lune n'osait que peu se dévoiler, restant cachée derrière de sombres formes brumeuses qui dansaient autour d'elle et projetaient sur l'herbe fraiche de la plaine une aura ténébreuse qui entretenait un mystère sur ce qu'allait découvrir chaque prochain pas. Dans le souffle de la brise, l'on aurait pu entendre avec l'oreille d'un digne prophète quelques complaintes que l'on aurait pu croire issue du Royaume abyssal, un requiem des esprits pour les corps encore animés qui les informait qu'un jour viendra où la fatalité lèstera leur lourdes épaules, les faisant tomber à genoux et achevant leur courte vie d'un tranchant incisif judicieusement porté à la base du cou. C'était une nuit qui avait par sa macabre aura avait invité hommes et femmes à se protéger du Malin par la lueur rassurante d'une bougie et quelques prières au sacré protecteur. Il eut été fou d'oser défier tant de sombres présages que le crépuscule avait mille fois eu loisir d'amplifier, même sous la contrainte, seul les fous et les gens décidés à franchir le seuil qui les séparaient du trépas foulaient le tapis de velour que les âmes avaient installé pour guider leur pas vers les grandes Portes du Royaume des Morts. Mais cette nuit, une fois de puis parmi les rares qui le sont, fut étonnée de voir marcher sur son empire deux ombres distinctes qui n'étaient pas animées d'un quelconque sentiment de défiance ou de provocation envers elle, mais qui étaient simplement indifférent à son effroyable aura. La terreur de la pénombre n'avait plus d'emprise sur eux, ils avaient appris à la dompter, voire même à s'en imprégner, vivre dans les ombres était devenu une habitude dont ils ne voulaient se séparer, notamment car elle apportait de nombreux privilèges, parmi eux celui d'officier à son propre compte sans éveiller les soupçons, ou disparaître quand le besoin s'en fait sentir, et ne plus cotoyer les Humains avait dans leur coeur une place certainement pas primordiale, mais néanmoins majeure. Cela faisait quelques jours déjà que l'homme et la bête évoluaient sans que leur pas soient guidés vers un quelconque objectif, et malgré tous leur efforts, les esprits n'avaient réussi à les entraîner dans l'Ombre de la Vie. Le vent qui soufflait avec légèreté n'avait guère plus d'effet sur leur corps que la morsure d'un chiot et sur leur coeur qu'une plume frôlant leur peau, ils étaient certes vêtus de fourures, qu'elle soit naturelle pour l'un ou dérobée pour l'autre, elles ne protégeaient d'eux que l'enveloppe charnelle, leur coeur était lui devenu robuste par de nombreuses années à subir les aléas de la Nature. Mais malgré ces remparts qui s'élevaient autour de leur esprit, il y persistait un vide qu'ils ne pouvaient combler, peut-être celui d'une vie différente, sans doûte celui de sentiments oubliés.

La plaine était vaste et il était impossible d'en définir le bout du chemin, aucune forêt au gibier foisonnant n'avait été décelée par l'odorat ni par la vue. La marche ne durera pas longtemps dans l'état actuel des choses et cela leur paraissaient être une évidence, leur jambes ne les porteront pas indéfiniment vers cet inconnu qui leur fait face et leur réserves de baies, que la silhouette la plus petite semblait n'apprécier qu'à moitié, avaient atteint un niveau critique en plus de leur nombre de petits gibiers, plus facile à transporter. Ils stopperont leur marche au prochain lieu susceptible de les abriter le temps d'une courte nuit qui leur permettra de voyager à nouveau sous l'éclat lumineux de l'astre du matin. Alors qu'ils s'étaient fixé un objectif, le premier depuis leur dernière veillée, leur regard se posa sur un trait disgracieux s'élevant dans le ciel jusqu'au dessus des nuages. Il n'était pas relié directement au sol, sans doute quelques chose en empêchait de voir la base, de la végétation aux premiers abords. La fumée qui s'échappait au loin ondulait comme si ell s'abandonnait à une dense lente et mélancholique. Les premières pensées en voyant ce pastel sur la gigantesque fresque de la nuit noire auraient été de craindre un feu, mais ces nuages n'avaient rien d'hostiles, leurs envergures étaient plus longues que larges et leur existence même en venait à s'estomper peu à peu. Ce détail avait attiré l'oeil des deux ombres depuis la sombre plaine, cette fumée était révélatrice d'un lôgis, ou du moins d'une zone hospitalière où aurait été possible une brève halte. Aussi, se mirent-ils en rente en direction de ce point de ralliement. L'endroit d'où s'échappait la fumée était bien bordé d'une ceinture d'arbres jeunes mais néanmoins d'une taille impressionnante. Ils protégeaient chastement une clairière vierge de toute impureté, qui s'inondait quand elle le pouvait, des quelques rayons lunaires transperçant les nuages ponctuellement. En son centre, plongée dans la pénombre, un édifice semblait abriter l'origine du liseré gris qui parcourait le ciel. Se rapporcher du centre du bosquet leur avait demandé de faire quelques changements judicieux de direction, ce qui les mirent face au vent, lourd d'empreintes et de souvenirs, des évènements sanglants qui agressaient leur narines avec une odeur à la fois douce et étouffante. Cette odeur, ils avaient de nombreuses fois eu l'occasion de la sentir, et les plus récents liés à cette référence n'avaient rien de vécus heureux. Ils redoutaient la vérité.

Ils avancèrent d'un pas lourd et lent vers la bâtisse qui, au fur et à mesure de leur avancée, semblait effacer l'occultant voile qui la maintenait cachée dans les ténèbres. Plus ils s'approchaient et plus l'odeur s'imprégnait dans leur nez et sur leurs parures. La voie les avaient enfin mené jusqu'à la porte de la demeure, entr'ouverte au premier regard, mais obstruée. Au sol, devant les pieds des deux ombres mouvantes, un corps inanimé à la carrure imposante gardait le sueil, immobile, encore plongé dans l'obscurité que la lune ne pouvait dissiper derrière les nuages. Mais soudain, l'astre décida de se dévoiler, peut-être pour créer et savourer le spectacle horrible que les rideaux de la nuit protégaient des regards, et d'un rayon étonnament bien ciblé, le premier acte retentit sur la scène: ce fut l'effroyable tragédie d'un homme solide, dont la facade crânienne avait été défoncée pour ne lui laisser aucune occasion de transmettre ses émotions par le visage. La grande ombre resta quelques instants immobile devant le cadavre, cette vision avait éveillé en lui un profond malaise, non pas par philanthropie, mais par dégoût. La seconde ombre quant à elle, franchit le corps, posant ses pattes en prenant soin de ne pas marcher dessus et se dirigea vers le fond de la salle, près d'un accès qui semblait mener à une nouvelle issue. non loin du premier corps, un pied nu s'étalait sur le sol boueux, un pied léger lié à une jambe fine qui se révélait intacte jusqu'à sa moitié, où une sombre tâche venait empiéter sur la pâleur de la peau. Le genou avait été écorché, aucune fuite n'avait été possible. Les yeux de l'homme qui sortaient peu à peu de l'ombre devant le spectacle remontaient lentement le long de cette jambe. Le corps était parré d'une robe, déchirée, ensanglantée, elle qui sans doute devait être d'un charme rustique, n'avait plus l'air que d'une guenille. Cette robe, en partie relevée, révélait une cuisse que l'on aurait eu grand plaisir à apprécier sans les multiples écorchures qu'elle avait subi. Si la peau habituellement ne demande que caresses, elle avait eu comme ultime soupir que la morsure déchirante et insensible d'une lame incisive. Le regard de l'homme continuait à progresser le long du corps de ce qui semblait être une femme de son vivant, la suite de son habit, manches courtes et tissu léger, avait lui aussi été déchiqueté, mettant en scène une éventration profonde et la sangle de l'une des épaules tombant sur le côté. La vision qui suivait acheva d'un coup de maître cette représentation de l'Horreur tel un artiste assène à son oeuvre un dernier coup de pinceau. Le cou de la victime, fin et chétif, n'avait eu le temps de se défiler. elle avait été égorgée, une blessure ignoble qui laissait tremper sa nuque dans un visqueux mélange de terre et de sang, une blessure inhumaine qui laissait entrevoir l'intérieur de sa gorge, une blessure que seul un être sans coeur aurait pu provoquer sans remords.

L'homme hésita à poursuivre sa visite, tant d'atrocités gisaient sur ce sol embourbé qu'il se serait cru à l'orée d'un marécage de sang. Il tentait désespérément d'ôter son regard de ce cadavre meurtri, mais la peur avait quelques chose d'irrésistible qui empêchait un tel exploit. Ses yeux ne se relevèrent qu'à l'entente d'un son à l'intonation légère mais à la signification lourde de sens, ce son semblait être une complainte, emplie d'une tristesse profonde, rongée par le remord, se maudissant presque. Cette voix provenait de l'extérieur, dont le seul accès hormis la porte d'entrée était gardé par l'ombre du loup assis devant l'arcade de la porte. Le loup ressortit de la bâtisse, l'homme ne pouvait le laisser seul face à l'inconnu qui chantait ce sombre requiem. Il franchit le niveau du deuxième corps, lui accordant un dernier regard, puis se posta au seuil de la porte, droite mais le regard penché au sol, une scène à la fois calme et macabre se produisant devant ses yeux. il y avait devant lui un être; il parraissait grand, mais recourbé, rien n'aurait permi de l'affirmer. Il avait une chevelure longue et lisse, tellement claire qu'elle parraissait scintiller et qui tombait sur le sol, cachant son visage derrière un voile gris. Il était replié sur lui-même, agenouillé comme un repenti, le triste chant venait bien de lui. Son corps se redressa soudain, laissant parraître des mains d'une pâleur inégalable, l'ombre de la nuit ne semblait pouvoir appliquer sur lui les lois de l'obscurité, on aurait même dit que ce fut l'effet inverse qui se produisait. Au fur et à mesure qu'il relevait, ses cheveux glissaient sur une forme encore tapie dans l'ombre de son corps, la pointe d'une de ses mèches, passant sur le milieu de la forme, perdit sa teinte claire au profit d'un pourpre déprimant. Devant la silhouette agenouillée, l'on pouvait apercevoir les restes d'un cadavre, allongé sur le côté, son corps sauvagement éviscéré et déchiqueté. son visage n'avait que peu souffert et avec un peu d'attention, il était possible de voir à travers ses cheveux ondulés et fins les traits d'une petite fille de tout au plus sept années, qui n'avait presque rien découvert de la vie et qui pourtant avait déjà fait son temps. Elle avait le flanc ouvert, ses organes étaient répandus sur le sol dans une fresque morbide qui saisissait à la gorge même les plus courageux. La silhouette claire aperçut le loup s'approcher du corps de la petite fille pour venir la renifler, il avait mis la main au fourreau et fixait d'un oeil vide en direction de l'homme sur le pas de la porte. Il cessa de murmurer son chant de compassion et s'adressa à l'homme dans une voix sombre et hoquetante.


Pourquoi.... pourquoi tout ça... ce n'est pas ce que je veut.... je ne veut pas faire cela... obligé, contraint... non... non...pas ça. Qu'est ce que tu fait là humain, c'est un endroit perdu ici, perdu, perdu, perdu... il n'y a rien pour toi ici, rien du tout, du tout, du tout, il faut repartir oui, partir, partir, il ne faut pas rester alors qu'il risque de revenir...

Il ressentait une grande tristesse dans les mots de celui qui lui adressait la parole, un sentiment poignant malgré l'horreur qu'il avait commise. Dans son intervention, il avait déduit que l'auteur de tant de ravages dans ce lieu reculé était en face de lui, tentant de se laver de ses pêchés. Le regardant se reculer contre le mur pour s'y adosser, il eut le temps de réfléchir à ce qu'il venait de lui dire, il l'avait appelé "humain" tout comme lui les appelait tout aussi froidement, mais pouvait-il aller jusqu'à se comparer à lui? Car tandis qu'il haïssait en silence les Hommes, l'inconnu semblait les tuer par pure nécessité, ou par contrainte. Alors pourquoi l'avoir appelé ainsi s'il en était un également et qu'il ne les haïssait pas? Un doute s'installait, était-il réellement humain? Mais s'il ne l'était pas, était-ce un elfe? non, impossible, jamais il n'avait entendu parler d'un peuple elfe aux pratiques si horribles... Alors qu'était-il donc? Le silence ne laissa pas assez de temps à la réflexion pour élucider le mystère, la silhouette lui adressa à nouveau la parole.

Je ne veut pas te tuer.... j'ai trop tuer.... beaucoup trop... je ne veut pas.... s'il te plait humain...

Plus aucun doute possible, il les avait bien tués, et par nécessité. mais quelque soit le motif de cet acte, justice aurait dû être rendue, alors pourquoi l'homme n'était-il pas animé d'un sentiment d'indignation? Peut-être était-ce dû au fait qu'il n'avait que faire des Humain? Non. Il savait qu'à nouveau, attaquer celui qui lui faisait face, même pour une cause juste, lui coûterai la vie, comment un homme incapable d'attaquer efficacement une personne entraînée pourrait lutter contre un être qui a décimé une famille entière? Même avec l'aide de son compagnon au pelage d'argent, la tâche semblait impossible. Mais ce n'était pas la première pensée qui lui vint à l'esprit. il sentait planer tant de regrets dans cette maison, sans doûte plus que ceux de l'assassin en larme. Il voulait offrir aux corps une sépulture digne. D'un pas lesté, fixant le corps de l'enfant avec peine et s'agenouillant à ses côtés, le pantalon s'imbibant de son sang, il s'adressa à l'inconnu sans croiser son regard.

Qui que tu sois, si tu regrettes tes actes, offres à ces corps meurtris une tombe présentable...

Il ne savait que dire de plus, son sens moral l'empêchait de tisser des liens avec l'assasin; de toute façon, il n'en avait ni la nécessité, ni l'envi. Il se sentait, malgré son implication inexistante, investi de la tâche d'enterrer les trois victimes. Penché sur le corps, il contemplait le visage inanimé et grimaçant de la jeune fille à travers les quelques mèches qui caressaient ses joues. Il ne put s'empêcher d'y passer la main et, sans verser, une larme, de la caresser en passant les cheveux derrière son oreille. Le loup qui accompagnait l'homme pencha son museau sur le dessus de la tête de l'enfant, la poussant légèrement comme pour essayer de "la réveiller", mais aucun geste, aucun son ne lui fut rendu si ce n''est celui du visage qui, en se replaçant, claqua très légèrement le sol. il déplaca sa main en frôlant la peau maculée de la jeune fille, glissa sur son cou, puis parcouru son épaule pour ensuite longer son bras jusqu'à sa main. D'ici, il prit celle de l'enfant décédée dans la sienne et l'enveloppa de ses doigts, fermant les yeux et laissant échapper sans qu'il ne put s'en apercevoir une chaude lueur qui se manifestait sous forme de fins faisceaux lumineux émanant de la fente entre chacun de ses doigts. Cette lueur réconfortante semblait n'avoir échappé qu'à l'homme qui en était l'exécutant, l'inconnu lui, avait remarqué cette lumière scintillante et éphémère. L'homme passa une main sous les cuisses de la jeune fille, les ramenant sur son avant bras pour passer sa main sous le bas de son dos. Son autre main vint se lôger sous son épaule, les appuyant ainsi que sa nuque sur son bras. Il souleva le corps lentement, avec précaution. Il entendant au fur et à mesure qu'il lui faisait quitter le sol le bruit des entrailles qui s'étalaient dans un bain de sang, dans un cliquetis visqueux. il devait faire l'effort de résister au dégoût d'une telle scène, enterrer le corps de la fillette au moins lui semblait impératif. Son contrôle de lui-même était tel qu'il ne ressentit pas l'inconnu, silencieux et deux trainées noires sur son visage qui partaient de ses yeux, s'approcher de lui les mains lourdes, sous le regard guetteur du loup au pelage d'argent...
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MessageSujet: Re: Nocturna [Pv lumen] [Attention ! scène PG - 14 ] Nocturna [Pv lumen] [Attention ! scène PG - 14 ] Icon_minitimeSam 11 Déc 2010 - 17:59

Il l'observait toujours, comme si ses yeux ne pouvaient plus se détacher de la forme humaine devant lui, comme si, privé de toute volonté un papillon volait vers une flamme brillante à défaut qu'en cet instant la flamme était une proie et le papillon un prédateur encore sous le coup de... ça. Que l'humain reste ainsi près de lui comme si de rien n'était le surprenait, une surprise presque ahurie au milieu de l'horreur qui l'habitait, au milieu de la tristesse sans fin qui lui comprimait ce qui restait de son cœur comme une poigne de fer, n'avait il aucune peur de lui, ne comprenait il pas ce qu'il était, quel genre de monstre il était, ne saisissait il pas une seule seconde dans quel danger il était en cet instant ? D'un seul coup de dent il aurait put mettre fin à ses jours, d'un seul coup de dents il aurait très certainement put faire de lui un monstre, n'avait il donc aucune envie de vivre ou était il assez fou pour croire qu'il serait en mesure de l'arrêter ? Non non ça il ne le pensait pas, c'était idiot, si il l'avait pensé il l'aurait attaqué pour en faire un trophée... Le regard le brûlait comme un feu, comme une lumière plus puissante que le soleil qu'il ne craignait plus, il ne savait pourquoi, ne voulait savoir pourquoi, tout ce qui lui importait était que cet humain arrête de le regarder, parte pour ne plus revenir.

Il s'écrasa un peu plus contre le mur en se roulant en boule à la manière d'un enfant, dissimulant son visage sous ses mèches brillantes et se prit la tête entre les mains, tremblant de tout ses membres et murmurant des paroles incompréhensibles en priant de toutes ses forces que l'autre soit parti quand il relèverait les yeux, qu'il disparaisse alors qu'il tentait de s'isoler de la réalité... peine perdue, le cœur de l'autre battait dans ses oreilles comme un horrible tambour, réveillant sa faim malgré son état plus que repu et l'odeur de chair, la chaleur qui se dégageait naturellement de l'humain ne l'aidait pas à se concentrer et il lui fallait serrer les dents en crispant tout ses muscles pour ne pas se jeter sur l'autre sans plus de cérémonie.. La tête lui tournait à présent et son envie de vomir revint à la charge alors que l'humain se penchait sur le cadavre de la jeune fille, comment savait il cela il ne le savait même plus, il refusait d'admettre ses sens mais la scène le fascinait de nouveau.

La voix le tira de son état et il sentit les tremblements perdre de leurs intensité... uniquement pour les faire repartir de plus belle, les mots le fouettant comme des langues de glace durcies et cruelles, comme des pointes de métal pénétrant son corps pour le faire bouillir de l'intérieur et déliait chaque nœud qui maintenait son être entier, comme des lames dans son esprits et de l'acide sur son âme au supplice... regretter, pouvait il regretter, en avait il seulement la capacité ?

Et même si il la possédait, ce qui n'était pas certain tant son âme froide et morte semblait détachée de la réalité du monde, pouvait il se le permettre, pouvait il oser, n'était ce pas totalement malsain, totalement impropre de pleuré ceux qu'il avait tué, ceux à qui il avait ôté la vie comme le cavalier pâle lui même... non, non il se dégoutait trop, non il ne pouvait pas, non il ne voulait pas, c'était impossible, regretter, regret... qui l'avait regretté lui ? Qui l'avait pleuré lui ? Personne, personne ne l'avait jamais fait il le savait, le regret n'était qu'une couverture pour les faibles, un voile contre leur manque de force et de résolution, la contrition n'était qu'une arme des manipulateurs et un bouclier pour la fange du monde et ceux qui l'avait entouré le savait bien, même sous leurs dehors noble et plein d'honneur... mais cela ne l'empêchait pas d'en être blessé à jamais, oui il aurait voulut être pleuré, oui il aurait voulu que les siens se souviennent de lui mais ce n'était pas le cas et pire que tout ils avaient oubliés de travers ! Lui un lâche et un déserteur ? Lui bafouant le nom de sa famille, l'honneur de son nom, le prestige de sa maison et de son clan ? Lui salissant la mémoire de son père ? Jamais, jamais ! Pas même si les flots s'embrasaient, que les vents devenaient de terre et que les esprits servaient d'esclaves aux hommes...

Mais au delà de la colère étrange qu'apportait cela lui parvint une note alarmante, l'humain voulait enterrer les trois paysans, les mettre en terre comme si de rien n'était, comme si ils avaient simplement été tués par des bandits ou une bête des bois mais, mais il s'agissait là de victime de vampire, de victime qui avait reçu le venin impossible ou presque à arrêter et il voulait les enterrer ? Il ne savait si il devait classer cet homme chez les fous ou chez les inconscients tant ses actes l'étonnaient, l'effaraient, il n'avait jamais vu pareil spécimen...

Il en était tellement estomaqué qu'il en oublia ses sentiments précédents et bondit sur ses pieds en poussant un cri étranglé tandis que l'humain soulevait la fillette dans ses bras avec délicatesse tandis que la peau luisait doucement comme imprégnée d'une lumière douce... il rugit et poussa l'humain contre le mur en lui arrachant la fillette, se ramassant sur lui même, prêt à bondir au moindre signe de récidive, les crocs découverts, les yeux brillants d'une lueur féroce et désespérée, ses mains se refermant sur la poignée de son arme la plus légère, la faux de bataille en métal noir qui émit un lugubre bruissement comme des feuilles dans un vent d'automne. Il se mit à siffler des mots emplis d'un mélange de rage et de peine poignant...

« Tu n'a rien comprit... fou ! Fou que tu est ! Les enterrer ? Mais ça ne sert à rien, il n'y a rien qui te servira pour leur donner le repos, ils ne seront jamais libres.... juste des monstres, justes des parasites... comme moi ! Le venin se repend dans leurs veines, ils se relèveront bientôt pour servir de héraut aux sangs froids et tu sera leur première nourriture si tu ne fuit pas... je te l'ai dit je ne veut plus voir de mort ! Part étranger, part et sauve ta vie tant que tu le peut... le mal qui ronge cet endroit ne pourra plus jamais être purifié quoi que tu fasse. Je t'en supplie humain... le monde tremble, le monde hurle, les vagues d'ombre couvrirons bientôt la terre de vos ancêtres et toi comme tout les autres tu devra te battre pour ce qui t'est cher... l'hiver viens... oui l'hiver viens humain »

Sa voix s'était faite plus douce au fur et à mesure qu'il débitait, les tremblements de son corps se calmèrent et il s'effondra sitôt le dernier mots dissipé dans l'air, il chercha à tâtons le corps de l'enfant et l'entoura de ses bras en la berçant doucement comme pour lui offrir le sommeil. Il posa son front sur celui de la fillette et haleta presque imperceptiblement, comme pour se purifié de ce qu'il pensait...

« Je n'ai jamais voulu cela... j'avais juré... j'avais juré de ne jamais avoir d'enfant, de ne jamais corrompre quiconque... brisé mon serment, parjure, mort et parjure même au delà quel ironie de mauvais goût... tout ça c'est sa faute, sa faute, c'est cette chose, cette chose immonde, je ne peut la contrôler, je ne peut rien faire contre elle c'est impossible, même avec tout le pouvoir d'Asha je suis toujours trop faible... et Lorenz qui continu sa vendetta, pour l'amour du Dracos petite pourquoi fallait il que ça se passe ainsi, je ne cherchais rien d'autre qu'un peu de paix, suis je donc condamné à ne jamais me reposer ? Tout ce que je voudrais c'est fermer les yeux et dormir profondément, dormir... mais si je dort... si je dort l'horreur reviendra et elle tuera encore, elle détruira le monde aussi sûrement que Lorenz, il faut que je la contienne, il faut que je veille, encore et encore, je suis le veilleur, je suis celui qui monte la garde devant les ombres, je n'ai pas le droit de baisser les armes... »

Il ferma les yeux et inspira en tentant de se calmer puis se releva en allongeant la jeune fille encore morte dans l'herbe souillée avant de se tourner vers l'humain en affichant une expression calme et profonde, une expression qu'il utilisait souvent pour dissuader les jeunes nés trop aventureux de venir troubler son domaine secret au cœur des ombres et il étendit une main devant lui, sa peau brillant sous la lumière comme un satin transparent et pencha la tête de coté...

« Venez, je vous conduirais jusqu'à la limite du bois, il ne faut pas que vous restiez ici, ils vont se réveiller bientôt et seront dangereux, il ne faut pas trainer »
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MessageSujet: Re: Nocturna [Pv lumen] [Attention ! scène PG - 14 ] Nocturna [Pv lumen] [Attention ! scène PG - 14 ] Icon_minitimeJeu 20 Jan 2011 - 13:26

Tu n'a rien comprit... fou ! Fou que tu est !

Il l'avait repoussé d'un geste violent, une projection qui l'amena à s'écraser au sol sans qu'il ne put rien y faire. La petite au corps gisant lui avait été arraché des bras par l'homme à la peau pâle qui, comme un noble garderait cupidement sa monnaie, chérissait dans ses bras l'enfant décédé. Du coin de la pièce, menaçant et agressif, l'inconnu regardait Lumen droit dans les yeux. il était aisé de comprendre que dans ce regard profond et obscur, c'était une mise en garde qui résonnait, une mise en garde que l'expression du visage de l'assassin adressait par tous ses moyens à l'unisson. Un élément justement attira l'attention de Lumen, un élément qui en plus du comportement de l'inconnu lui apporta la certitude qu'il ne faisait pas face à un humain, mais à un monstre. Entre ses lèvres, pointus et empourprés, deux crocs saillants transpercèrent par leur seule présence le sang-froid de l'homme et du loup. Aucun humain normalement constitué ne pouvait posséder des canines aussi menaçantes, il n'en avait vu de pareille que chez son compagnon bestial et encore, ils n'étaient pas si incisifs. A cet instant, une question lui brûlait les lèvres, mais l'effroi était tel qu'il avait pétrifié son corps jusqu'à rendre sa voix totalement muette. Que lui disait ce monstre au regard glacial? Il parlait d'un poison mortel, un venin se répandant dans le sang et dans l'âme pour l'aspirer et la détruire dans ses plus infimes détails, un liquide symbiotique aux effets fatals. Quelle était cette folie, mentirait-il? Quel intérêt à faire cela, surtout venant d'une créature aux desseins encore inconnus, et que disait-elle? Ce poison coulerait également en lui? Par quelle horreur du hasard ou du destin cet assassin était-il devenu ainsi? Ce mal qui l'avait condamné, il l'avait déversé dans le corps de ces trois innocents, il lui avait dit, mais pourquoi? Et que signifiait cette nouvelle fantaisie, comment ces corps pourraient représenter un danger après qu'ils les aient presque entièrement déchiquetés? Le risque que ce mal représentait, Lumen ne tenait pas à le prendre, mais la peur et l'horreur de ces révélations lui avaient coupé les jambes, immobile, il écoutait le cauchemar que l'assassin lui décrivait, ne sachant que croire de cette histoire. Ces "cadavres" prennent le chemin de l'Ombre, voila ce qu'il lui faisait comprendre, il lui dit même que sa vie était en sursis d'une issue fatale en ce lieu. Folie qu'il croyait de plus en plus, il ne pouvait concevoir que l'on puisse inventer un tel récit et encore moins que l'on tue pour donner de la légitimité à ses actes, le danger était bel et bien présent. Mais alors que sa voix s'adoucissait, il se repliait sur la jeune fille à la peau lacérée qu'il tenait dans les bras et, comme pour la consoler d'une peine infinie, la berça et la serra contre lui tout en se repentissant. Malgré ses actes, il semblait regretter ces meurtres, ou plutôt non, il semblait vouloir les regretter. Peut-être car comme il l'expliquait, ce mal n'était pas voulu par lui, était-ce la haine qui l'habitait qui l'avait souhaité et commandité ou bien ce "poison" dont il lui avait parlé? Et toute ces atrocités qu'il décrivait, un certain Lorenz en quête de tuerie et un monde qui entamait sa descente dans les abysses. Ce n'était plus une histoire de la simplicité des contes, avec un gentil et un méchant qui luttent face à face, ces histoires que lui confiaient la créature lui paraissaient hors d'atteinte, il ne savait pas si ce cheminement vers la destruction de tout était une réalité. Mais une chose était sûre en tout cas, c'est qu'il n'avait, et ce depuis des années déjà, plus rien à chérir et à défendre...

Après avoir pleuré sur le sort de la jeune fille, l'assassin se redressa et fit face à Lumen. D'une main tendue, qui filait en sa direction, le monstre invita l'homme et l'animal à le suivre à l'orée de la forêt. Il n'avait cependant plus cette aura menaçante qu'il avait adopté en prenant la fille des bras de Lumen. Il fallait, d'après lui, faire vite et quitter cet endroit avant que le venin ne se répande intégralement dans les cadavres gisant des trois membres de la famille. Fuir n'était pas une chose difficile, mais accorder sa confiance à un assassin l'était, alors qu'est-ce qui a pu convaincre Lumen de la lui accorder? Lui-même ne le savait pas, sans doute était-ce cette confirmation qu'il n'était pas un de ses congénères qu'il haïssait, mais sa confiance accordée ne l'était pas totalement, et il n'en ressentait pas de l'affection pour autant. Depuis qu'il avait quitté sa forêt, lieu d'ermitage idyllique, Lumen avait rencontré nombre de gens et tous ceux qui avaient tenté d'établir le contact avec lui avaient sympathiqué à un point qu'il n'aurait jamais pu prévoir, même un assassin s'était résigné à lui sauver la vie et à l'accompagner hors de danger. Lumen ne s'enr ednait pas compte, mais le destin semblait aimer se jouer de lui. A trois, ils entreprirent une fuite, quittant l'herbe souillée par le venin et traversant les fourrés en en laissant quelques traces dans leur empreintes de bottes et de pattes. La course était rapide, comme s'ils eussent été un vent froid contournant les troncs et les buissons pour filer à travers le paysage. Leur course produisait le seul bruit des lieux, car la nuit faisait régner le silence à l'exception de quelques hiboux, et sur ces simples bruits de pas vint se superposer la voix haletante et sombre d'un homme interrogeur et curieux.

Qui êtes-vous en réalité? Vous n'êtes pas un humain, ni un elfe alors quoi?

L'assassin ne cessa pas sa course pour répondre à cette question, il semblait même qu'il hésita avant d'y adresser une quelconque importance. Cette question qui lui brûlait les lèvres depuis un long moment déjà avait attendu ce moment opportun pour daigner se faire entendre. L'attention de Lumen était désormais posé sur l'inconnu à l'identité encore totalement floue, Il ne quittait pas des yeux le visage de cette silhouette blanche qui s'illuminait parfois au contact des rayons de la lune qui transperçaient tant bien que mal les feuillages. Sa concentration était tellement focalisée qu'il n'en aperçut pas la frèle branche d'un arbuste qui lui arrivait à auteur du visage et lui effleura suffisamment la joue pour lui laisser une fine trainée de sang sur quelques centimètres. a partir de cet instant, Lumen détâcha son regard de l'inconnu et se replongea dans son silence, se contentant d'esquiver ce qui s'imissait devant lui tout en maintenant l'allure de la course. C'est après quelques minutes de course à travers les arbres que la fuite s'estompa, le lieu semblait plus accueillant que la scène morbide dans la clairière, mais ce n'était pas totalement le bout du chemin, bien que l'on put l'apercevoir. Le silence se fit alors complet, avant qu'une voix qui avait déjà fait son intervention plus tôt dans la nuit se fit à nouveau entendre...
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